[Jeanne de Fleurouge] Posse comitatus

La Bretonnie, c'est aussi les villes de Parravon et Gisoreux, les cités portuaires de Bordeleaux et Brionne, Quenelles et ses nombreuses chapelles à la gloire de la Dame du Lac, mais aussi le Défilé de la Hache, le lieu de passage principal à travers les montagnes qui sépare l'Empire de la Bretonnie, les forêts de Chalons et d'Arden et, pour finir, les duchés de L'Anguille, la Lyonnesse, l'Artenois, la Bastogne, l'Aquilanie et la Gasconnie.

Modérateur : Equipe MJ

Avatar du membre
[MJ] Le Grand Duc
Warfo Award 2018 du meilleur MJ - RP
Warfo Award 2018 du meilleur MJ - RP
Messages : 1071

Re: [Jeanne de Fleurouge] Posse comitatus

Message par [MJ] Le Grand Duc » 11 mai 2019, 22:49

Image
Rédigé par Armand de Lyrie, Assistant MJ



+1 PdC de Myrmidia pour le bon sens tactique
Le temps de distribuer des ordres à ses deux comparses, les gobelins de la nuit avaient déjà sprinté à toute vitesse dans leur direction : même s’ils avaient désiré contester les ordres, c’était déjà trop tard pour le faire. Lukas avait déjà bondit de côté pour s’engager sur le sentier, et trouva uniquement le temps de crier à sa camarade :

« C’est tes funérailles, Jeanne ! »

Le caravanier prit son tromblon dans une main, et avec l’autre, tira très fort la manche du jeune pèlerin pour le tirer et le forcer à courir avec lui à travers le chemin rocailleux et étroit du sentier. Ils descendirent comme des fous furieux, tandis que la chevaleresse se retournait, et se mettait en garde, épée sur sa rondache, reculant lentement tout en faisant face au féroce ennemi qui s’approchait en hurlant et en riant. Ces gobelins là avaient l’air bien plus terrifiants que ceux qu’elle avait aperçu jusqu’ici, avec leurs couteaux édentés dans chaque main et leurs cris aigus.

En l’absence d’ordres, Contessa sortait un pistolet et, depuis la crête, elle commandait son groupe de caravaniers pour couvrir une Jeanne maintenant seule.

« Tiens bon la garce ! Rugit-elle, sa voix nasillarde résonnant dans un écho depuis la position élevée qu’elle occupait. On va tenter de t’couvrir !
Vous autres, en joue ! Celui qui rate j’le défonce ! »

Les quatre gobelins chargent à toute vitesse. Ils sont à une distance de 25 mètres au moment où Contessa ordonne le tir.

Compétence tir Contessa : 13
Malus : Distance (-4) + cible en mouvement (-2)
Jet : 9, échec.
Contessa sort immédiatement un deuxième pistolet pour tirer. Elle ne subit aucun malus (Ambidextrie)
Jet : 17, échec.

Compétence tir d’Obrad (caravanier) : 9
Arme : Arbalète
Malus : Cible en mouvement (-2)
Jet : 5, réussite.
Gobelin de la nuit 1 subit [34+(1d8=2)-(END Gobelin : 6+(Drogué : 2)) / Ni malus de distance, ni protection (Perforation de l’arbalète supérieure aux vêtements du Gobelin)]
Le gobelin de la nuit perd 28 PV, il lui en reste 12.

Compétence tir de Pavle : 8
Arme : Arc court
Malus : Mouvement (-2) + Distance (-2)
Jet : 8, échec


Compétence tir de Rajko : 8
Arme : Arc court
Malus : -4
Jet : 16, échec.
Depuis la crête, des détonations de pistolet et des flèches volèrent. Sous les yeux de Jeanne, qui se déplaçait lentement en arrière pour atteindre le sentier, l’un des gobelins fut transpercé par un carreau d’arbalète. Il tomba à terre sous le choc, mais se releva aussitôt en chargeant Jeanne, langue pendante, salivant comme un chien enragé. Lorsqu’elle put enfin voir ses yeux, la chevaleresse découvrit que son adversaire avait les pupilles injectées de sang.
Initiative du Gobelin de la nuit : 7
Bonus : Drogué (+2)
Le gobelin a l’initiative sur Jeanne.

Compétence ATT Gobelin : 6
Bonus : Drogué (+2)
Jet : 5, réussite.
Tentative de parade de Jeanne : Malus d’armure (-1) + malus pour cause de « rapide » de l’arme du Gobelin (-2) : 6
Jet : 18, échec, Jeanne prend les dégâts de plein fouet.
Relance de bouclier.
Jet : 17, échec.
Résolution : Visée du (13 : torse) [FOR Gobelin : (5(+Drogué : 2)x2 = 14]+12+(1d6=1) - (END Jeanne : 8) – (Plastron : 10)
Jeanne perd 9 PV, il lui en reste 46
Le gobelin de la nuit réattaque aussitôt avec son second couteau
Malus : -4 (Main faible)
Jet : 6, échec.

Compétence ATT Jeanne : 9
Jet : 8, réussite.
Le Gobelin est incapable de parer ou d’esquiver (Drogué)
Résolution : Visée des (jambes : 10) : [FOR Jeanne : (8x2=16)+16+(1d8 : 6)+(Coup puissant 1d3 : 3)-(END Gobelin : 6(+2))-(Tunique : 2)]
Le gobelin perd 31 PV et meurt

Petit et lâche enclenché.
(END+INT)/2 : 8
Tous les gobelins de la nuit bénéficient d’un bonus de +6 à cause de la présence d’un ???

Gobelin 2 : 10, réussite
Gobelin 3 : 9, réussite
Gobelin 4 : 3, réussite
La peau-verte agitait son poignard, et Jeanne en senti vite la morsure à travers le plastron. Lors de sa seconde attaque, elle dévia son couteau d’un coup de bouclier, puis leva bien haut son épée bâtard avec laquelle elle donna un violent coup de taille à l’horizontale : elle lui trancha net une jambe, et le gobelin s’écrasa par terre en hurlant, totalement hors de combat.
Elle continua de reculer vers le sentier. Un choix très intelligent : Arrivant en file indienne, les gobelins ne pouvaient utiliser leur nombre supérieur. Sautant un par un au-dessus du corps ensanglanté de leur camarade qui hurlait encore des supplications incompréhensibles, ils se bousculèrent pour être le premier à se ruer sur la rondache de leur adversaire.

Depuis la crête, certains des tireurs continuèrent à couvrir Jeanne.
Contessa et Obrad rechargent. Les deux archers tentent eux de tirer.
À présent ce n’est qu’une dizaine de mètres qui les séparent depuis leur hauteur.

Compétence tir Pavle : 8
Aucun malus.
Jet : 4, réussite.
Gobelin de la nuit 4 subit [26+(1d8 : 1)-Tunique (2)-(END : 8)]
Le gobelin subit 17 dégâts, il lui reste 23 PV.

Compétence tir Rajko : 8
Jet : 13, échec.
Impossible pour Jeanne de regarder en arrière. Impossible pour elle de savoir où Goran était passé et si Fabrizio allait arriver. De toute façon, elle n’avait pas la tête à ça. Reculant maladroitement sur une pente descendante couverte de cailloux, elle tentait d’utiliser toute la concentration qu’elle pouvait pour continuer de défendre sa vie et d’éliminer l’opposition.
Seul un gobelin peut attaquer à la fois, à cause du terrain.

Gobelin de la nuit 2 :
ATT : 8
Jet : 5, réussite.
Tentative de parade de Jeanne : (PAR 6)
Jet : 10, échec.
Relance de bouclier : 5, réussite
Résolution : Visée (du bras : 6) [FOR Gobelin : (14)+12+(1d6:3)-(END Jeanne : 8) – (Rondache : 14)]
Jeanne perd 7 PV, il lui en reste 39.
Le gobelin attaque de nouveau comme une furie avec le même malus.
Jet : 7, échec.

Au tour de Jeanne.
Jet : 17, échec.
Elle n’affrontait plus de ridicules gobelins mal armés et apeurés. La furie dont ils faisaient preuve était proprement terrifiante. Le gobelin face à elle supprimait toute distance, se ruait sur elle, et lui larda joliment la cuisse. Elle tenta à nouveau un coup de taille pour l’anéantir, mais il s’écarta par réflexe de l’épée qui fendit l’air.
On reprend la danse.

Gobelin de la nuit 2 :
ATT : 8
Jet : 9.
Nouvelle attaque :
Jet : 4, réussite malgré le malus.

Parade de Jeanne : 13.
Relance : 4, réussite.

Résolution : Visée (du torse : 14) [FOR Gobelin (14) + 12 + (1d6 : 5) – (END Jeanne : 8) – (Plastron : 10) – (Rondache : 14)]
Jeanne ne subit aucun dégât.

Attaque de Jeanne :
Jet : 3, réussite.
Aucune parade possible en face.
Résolution : [FOR Jeanne (16)+16+(1d8:4)+coups puissants (1d3:3)-END Gobelin (8)-(Tunique : 2)
Le Gobelin de la nuit (2) subit 29 dégâts, Il lui en reste 11.

Les deux archers recommencent à tirer tandis que Contessa et l’arbalétrier terminent de recharger.
Pavle : 14, échec
Rajko : 16, échec.
Le gobelin passa sous l’épée de Jeanne, et à nouveau, lui frappa en direction du torse. La chevaleresse arrêta le coup avec son petit bouclier, puis distribua un coup d’estoc dans le lard de son adversaire. Il cria alors qu’elle lui laissait une profonde entaille dans le buffet, et le balança contre le chemin rocailleux. Mais le gobelin se jetait dans tous les sens comme un feu follet, et se retrouvait à nouveau sur ses deux pattes, avec un sourire dément.

« Va falloir pluss ke sa, zom’ ! VA FALLOIR PLUS KE SA ! »

Sous les pieds de Jeanne, un caillou roula sans qu’elle eut à avoir à buter dedans. Elle leva ses yeux au-dessus de la masse des trois gobelins qui se poussaient pour tenter de massacrer la jeune femme qui leur tenait tête, qui, à elle seule, à trois contre un, parvenait à tenir courageusement. La terre tremblait. Elle tremblait assez pour faire se mouvoir tout seul ces petits gravillons qui se détachaient de la terre.
Au bout du sentier, pourtant si étroit, une masse verte arrivait. Une masse verte géante, au visage ensanglanté. C’était l’orque de tout à l’heure, celui qui avait tué les gobelins avant de s’éclater la face contre un rocher jusqu’à le rendre borgne et dégoulinant de sang. Avec sa taille, agrandie par la pente descendante où la chevaleresse avait choisi de mener le combat, il trônait au-dessus de la mêlée ; et avec sa carrure, il semblait épouvantablement imposant.
Il était couvert de fer. De loin, on aurait dit qu’il portait une armure, mais ce n’était pas ça. Le fer était mêlé à sa peau, comme des écailles.

Le monstre se frotta le crâne, il se gratta fort sa plaie ouverte qu’il s’était infligé lui-même. Il respirait fort, expulsant de grandes expirations de ses nasaux. Il leva le regard vers le ciel gris de nuages des Voûtes, et tonna assez fort pour que sa voix résonne dans la montagne.

« À MOI ! À MOI ! À MOI !!!! »
 ??? attaque les gobelins qui le sépare de Jeanne.

Compétence ATT : 14
Jet : 10, réussite.
Résolution : Le gobelin 4, déjà blessé, est anéanti sur place.

Il s’avance et attaque le troisième gobelin par surprise.

Compétence ATT : 14
Jet : 13, réussite.
Résolution : [FOR ??? (14x2 = 28) + Massue (28) + (2d8 avec relance : 8+5) + Violence forcenée (1d10 : 8) – (END Gobelin : 8) – (Tunique : 2)]
Le gobelin perd 59 PV et est annihilé.

Le gobelin en face de Jeanne n’est pas déphasé. Complètement shooté à la bière aux champignons, fou furieux, il continue d’attaquer la chevaleresse en ignorant le fait que derrière lui un monstre se prépare à l’anéantir.
Jets d’ATT :
16, échec
Second jet avec malus :
5, échec.

À Jeanne :
18, échec.
Soulevant sa massue, le monstre de chair et de fer abattu son arme sur le premier gobelin de la nuit, ne laissant qu’un amas de gore et d’os broyés. Le deuxième leva son museau et commença à se tourner, mais ce fut peine perdue ; l’énorme orque lui donna un coup de batte couverte de piquants, et l’envoya voler de l’autre côté de la crête, roulant sur le sol pour s’écraser sur la route.
Mais le plus terrifiant, c’était que le gobelin en face de Jeanne, celui que pourtant elle avait ouvert, celui qui allait être massacré, continua de l’attaquer elle. Comme un démend, il continua de donner des coups de lames en l’air, alors que Jeanne continuait de reculer.
La montagne retenti alors de détonations et de cris venant des camarades de la jeune fille.
Lukas a trouvé une position de tir et fait feu avec son tromblon sur l’orque géant.
Compétence TIR : 9
Lukas est à portée.
Jet : 18, échec.

Les quatre tireurs sur la crête peuvent encore pour l’instant tirer sur l’orque de fer, mais s’il continue d’avancer, il ne sera plus dans leur ligne de mire.
L’orque est à seize mètres
Contessa (TIR 13)
Malus : Distance (-4)
Jet : 15, échec
Jet : 12, échec.

Obrad (TIR 9)
Jet : 2, réussite.
Résolution : Visée (20 : du dos) [34+(1d8 : 1) – (END ??? : 12) – (Carapace : 12 (-Perforation de l’arbalète : 4) = 8)]
??? perd 15 PV. Il lui en reste 79.

Pavle (TIR 8)
Jet : 15, échec

Rajko (TIR 8)
Jet : 12, échec.
Les balles de tromblon de Lukas volèrent contre la roche, tout comme les petites billes de plomb de Contessa qui provoquèrent un nuage de fumée sur les graviers qu’elle touchait. Seul un carreau d’arbalète d’Obrad parvint à bien traverser le dos de l’Orque et à s’enfoncer dans sa peau ; Mais il ne semblait même pas y faire attention.
Il se prépara à lever sa massue, et hurla de nouveau quelque chose d’à peine compréhensible.

« KREV’ KREV’ KREV’ ! »
Résistance mentale de Jeanne.
(END+INT)/2 : 8
Jet : 2, réussite.
Jeanne résiste à la peur et est encore maîtresse de son corps.
Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois. Je vis avec mes gens, loin de la folie des hommes. La nuit je vole dans les sombres profondeurs de la forêt. Mon regard d'acier partout se pose, et sans bruit, comme le vent, je file entre les branches des arbres séculiers. Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois.

Avatar du membre
Jeanne de Fleurouge
PJ
Messages : 9

Re: [Jeanne de Fleurouge] Posse comitatus

Message par Jeanne de Fleurouge » 16 mai 2019, 17:34

Lukas ne chercha pas à discuter les ordres, à l’inverse de Goran qui dut être tiré par le caravanier. L’adolescent voulait certainement en découdre, mais Jeanne savait qu’il ne ferait que courir vers sa mort et la gêner. Même si elle n’était pas la mieux placée pour parler de choix suicidaire. La chevaleresse adopta une position défensive, mettant sa rondache en avant et posa son épée sur son rebord, puis commença sa lente retraite après avoir reçu les « encouragements » de Lukas. Pendant un bref instant, elle eut un doute sur la viabilité de son plan. Elle se battait seule contre quatre vermines encapuchonnées et une brute enragée, mais c’était sans compter sur Contessa. À la surprise de la jeune femme, la sauvageonne avait mis de côté leur divergence pour la couvrir comme elle le pourrait.

Tu as intérêt à viser juste, la bougresse.

Les volées ne furent pas des plus efficaces. Les divers projectiles s’enfoncèrent dans le sol sans perturber plus que cela les assaillants, à l’exception d’un carreau qui trouva sa cible. Le gobelin fut projeté en arrière se contorsionna et reprit sa route en ignorant sa blessure. Ses ennemies étaient maintenant assez proches pour que la jeune guerrière voie leur faciès et entendre leur ricanement hystérique. Il ne faisait aucun doute pour Jeanne que ses ennemies étaient ensorcelés. Sinon, comment pouvait-on expliquer leur comportement étrange ? Il s’agissait certainement de l’élite gobeline, mais il n’en restait pas moins des goblinoïdes. Sa tentative de trouver une explication logique s’arrêta brusquement lorsque son premier adversaire réussit sans problème à sauter par dessus les défenses de la chevaleresse qui fut surprise par la vitesse de ses adversaires. L’attaque du gobelin avait porté ses fruits, mais elle l’avait également rendu vulnérable et il ne retoucha le sol qu’avec une seule de ses jambes, la seconde fut sectionnée par la riposte de Jeanne. La perte d’un de leur camarade ne gêna en rien les trois autres attaquants qui continuèrent de déverser leur rage sur l’aventurière.
Elle réussit à tenir jusqu'au chemin, ils avaient perdu l'avantage du nombre, mais la bretonnienne serait tout de même en difficulté si le combat devenait une épreuve d’endurance, même si les enragés étaient maintenant des cibles plus facile. Surtout qu'elle ignorait totalement si d'éventuel renfort était en route ou si Lukas s'était mis en position. Maintenant qu'elle n'avait plus qu'à se concentrer que sur un seul adversaire à la fois, ses parades et ses attaques étaient plus sûres et précises. Déjà son second adversaire goûta à l'acier de sa lame, même si cela ne le fit que rire de plus belle. Elle se demanda même si le peau-verte n'éprouvait pas du plaisir lors du combat. Normalement, ils n'en éprouvent que lorsqu'ils peuvent faire preuve de cruauté et détruire, surtout s'ils ne risquent rien.

La guerrière n’eut pas le temps de profiter de son avantage que la bête arriva. Comme elle l’avait supposé, l’armure de l’orque n’était pas naturelle. La chevaleresse s’attendait à trouver une armure enchantée ou maudite, mais pas une carapace de métal. De plus, le monstre la désirer et le fit violemment savoir en massacrant deux de ses subordonnés, trop submergés par leur folie pour pouvoir réagir. Tandis que le colosse se rapprocher lentement, un carreau se planta dans son dos, les autres tireurs ratèrent encore une fois lamentablement leur tir. Si le projectile avait passé l’armure du monstre, il n’en montra aucun signe et continua sa route ponctuée d’un nouveau « KREV' » à chaque pas. Jeanne sentait la peur la gagner, ce n'était pas une mauvaise chose. La peur permettait de se méfier des actions ennemies et maintenait les sens en éveil. Toutefois, il ne fallait pas céder à une panique qui finirait par la tuer.
Le colosse était maintenant plus qu’à quelques pas. C’était douloureux pour Jeanne de l’admettre, mais il était peu probable qu’elle arrive à le vaincre seule. Il lui fallait gagner assez de temps pour que les caravaniers puissent l’abattre ou l’affaiblir suffisamment pour qu’elle soit capable de le vaincre. Une autre condition était qu’elle arrête de se fatiguer contre ce gobelin trop stupide pour s’inquiéter du sort que lui réservait l’orque. Le moyen le plus rapide était de repousser la vermine, au sens le plus littéral. La bête s’était en partie arraché son oeil gauche, si elle réussissait à l’envoyer de ce côté il était possible que les créatures se gênent mutuellement. Qui sait, peut-être finiront-ils par enfin se battre entre eux ?

Je n'ai pas le temps de m'occuper d'un faiblard comme toi. Si tu veux continuer à jouer, il te faudra gagner ta place.

Jeanne utilisa tout son poids et sa force afin de projeter son adversaire vers la monstruosité métallique. Elle en profita également pour répondre à son ennemie. La provocation était certainement inutile, mais ces gobelins avaient l'air plus stupides que la plupart de leurs semblables. Toutefois, ils étaient bien plus dangereux.
Jeanne de Fleurouge, Voie du chevalier bretonnien

Image



Profil: For 8 | End 8 | Hab 5* (8) | Cha 9 | Int 8 | Ini 8 | Att 9** (10) | Par 8** (9) | Tir 8 | NA 1 | PV 39/60
* malus Plastron en plaques légères + gelure
** malus Plastron en plaques légères
Compétences

Martial
- Coup puissant : +1D3 de dégâts bonus
- Monte : Pas de chute lors d'une monté normal. Peut garder le contrôle de sa monture lors de situation périlleuse sur test réussi.
Social
- Autorité : + 1 bonus au test de commandement face à des militaires.
- Étiquette : + 1 bonus lors des tests concernant la haute société.
Intellectuel
- Alphabétisation : Le personnage sait lire et écrire.
- Traumatologie : Peut réaliser des premiers soins. Si la blessure est légère et que du matériel est disponible, soigne 1D6. Si la blessure est moyenne ou grave stabilise. Sur test réussi, peut soigner une fois par jour pour END/4 si le personnage passe au minimun 30min à prodiguer des soins, si le test échoue END/8.
Équipement
Épée bâtarde : Deux mains / 24 + 1d10 dégâts; 12 parade OU une main / 16 + 1d8 dégâts; 11 parade
Rondache : 4+1d6 dégâts / 14 parade / Déstabilisant
Plastron en plaques légères : Torse / protection de 10 points / -2 Hab, -1 ATT et PAR

Une chevalière avec les armoiries des Fleurouge
Une outre d'eau
nécessaire d'écriture
Journal de voyage
Sac à dos
3 rations
Croyances
la Dame du Lac : 12
Mymidia : 6
Shallya : 4
Véréna 2
Quêtes
Tableaux de chasse
Gobelin : 1
Gobelin de la nuit: 1


Lien Fiche personnage: wiki-v2/doku.php?id=wiki:jeanne_de_fleurouge

Avatar du membre
[MJ] Le Grand Duc
Warfo Award 2018 du meilleur MJ - RP
Warfo Award 2018 du meilleur MJ - RP
Messages : 1071

Re: [Jeanne de Fleurouge] Posse comitatus

Message par [MJ] Le Grand Duc » 21 mai 2019, 17:05

Image
Rédigé par Armand de Lyrie, Assistant MJ



Et alors, la chevaleresse décida de tenir. Malgré les blessures, malgré la frayeur du monstre et de son énorme massue, malgré le manque de secours de ses camarades qui ne pourraient charger à ses côtés si elle était en danger, elle décida de tenir.
Son ennemi en face d’elle, le simple gobelin, prit une grande inspiration cria, et
Le gobelin attaque.
ATT : 8
Jet : 16, échec.
Relance avec malus (-4)
Jet : 16, échec.

Jeanne tente d’expulser le gobelin en arrière avec son bouclier.
ATT : 9 (+2 : Rondache « déstabilisante »)
Jet : 5, réussite.
L’ennemi leva ses deux couteaux, paré à assassiner Jeanne ici et maintenant. Mais la chevaleresse se concentra. Malgré la peur, malgré la trouille infâme qu’elle parvenait à contenir en elle, elle se campa sur ses points d’appuis, et repoussa le premier couteau par un vif coup de rondache à droite, puis le second avec un coup tout aussi vif à gauche, et enfin, elle décida de riposter en le frappant dans sa mâchoire avec son poing. Le gobelin cracha une gerbe de postillons et de sang, glissa en arrière, et tomba net contre l’orque étrange qui avait amorcé son coup.
Le monstre tenta d’attraper le gobelin de la nuit. Mais celui-ci glissa sous sa main, et, malgré le sang qui dégoulinait de toutes ses lacérations, il décida de se retourner contre son camarade pour l’attaquer lui, sûrement dans un réflexe instinctif de défense, ou simplement dans une rage provoquée par la consommation de champignons.
Le gobelin a l’initiative (Drogué + lancé dans l’angle mort de ??? + surprise de l’orque)
Jet : 5, réussite.
Résolution : Visée du bras (3) : [(FOR Gobelin : 14) + 12 + (1d6 : 4) – (END : 12) – (Carapace : 12)] = ??? perd 6 PV, il lui en reste 73.
Relance : 17, échec.

Riposte de ???
ATT : 14
Jet : 13, réussite.
Le gobelin de la nuit est anéanti.

Arme « épuisante »: ??? s’est battu depuis trop de temps avec sa massue. Dorénavant, il souffre d’un malus général à toutes ses compétences, et continuera d’en subir jusqu’à ce qu’il aura atteint atteint -4.
Jeanne put reculer lentement, épée sur la rondache, et reprendre son souffle. Elle assistait à la manière dont le gobelin se jeta sur son adversaire, lui planta son couteau dans une faiblesse de sa carapace naturelle qui semblait mêlée à sa peau. L’orque de fer rugit, sembla subir un moment, puis répondit avec un grand coup de pied, avant d’élever sa massue, et d’écrabouiller son adversaire.
Tous les tireurs autour de Jeanne ont eut le temps de recharger et ont l’orque dans leur ligne de mire.

Contessa :
TIR : 9 (13-4 avec la distance)
Jet : 14, échec.
Jet : 5, réussite.
Résolution : Visée de (2 : la tête) : [50+(1d8:6) – (END : 12) – (Carapace : 6) – (Malus : 4*2 : 8)]
??? perd 30 PV. Il lui en reste 43.
Les tirs de la pirate détonèrent. Une de ses balles traversa le crâne de l’orque, et pourtant, Jeanne entendit une percussion métallique. Elle relevait ses yeux. La peau-verte ne portait pas de casque, elle n’avait en apparence strictement rien sur son crâne ou son visage. La balle lui avait traversé l’arrière de la tête, et pourtant, elle avait très distinctement entendit le même bruit que lorsque l’on frappe de l’acier.
Sans même être déphasé par les tirs des zoms, le monstre fit un pas en avant, puis un deuxième, et se prépara à tuer Jeanne ici et maintenant.
Obrad (9)
Jet : 7, Réussite.
Résolution : Visée (20 : du dos) [34+(1d8 : 3) – (12) – (12)]
Il perd 13 PV, il lui en reste 30.

Pavle (8)
Jet : 7, réussite.
Résolution : Visée (11) : [26+(1d8:4) – 24]
Il perd 6 PV, Il lui en reste 24

Rajko (8)
Jet : 12, échec.

Lukas se lève de sa position de tir et fait feu. Il effectue (1d3 : 3) tirs avec une compétence de TIR (9)
Jet : 14, échec.
Jet : 14, échec.
Jet : 4, réussite.
Résolution : Visée (de la tête : 1) [35+(1d8 : 3) – (12) – (6)]
Il perd 20 PV. Il lui en reste 4.
Le monstre fut criblé de partout. Un carreau se logea dans son dos. Une flèche le larda. Et dans le dos de Jeanne, Lukas leva son tromblon pour faire pleuvoir une grêle de plomb dans son crâne. L’orque ragea, recula, passa une main sur son visage maintenant plus rouge que vert. Il avait sacrément morflé.
Mais il était encore debout. Et dans son seul œil encore valide, on pouvait déceler une lueur de colère.

« Wa… Waaagh…
WAAAAAAAAAAAAAAGHHHHH ! »


Il se courba, et chargea à toute vitesse, directement dans le corps de Jeanne.
L’orque tente de faire une charge. Cette charge est impossible à parader et peut simplement être esquivée.
ATT de l’Orque : 14
Malus : -1 (Épuisé)
Jet : 13 : Réussite de justesse.

Tentative d’esquive de Jeanne :
HAB : 5 (Gelures + armures)
Bonus : +2 (Réussite mitigée de l’orque)
Jet : 18, échec.
L’orque fonça dans Jeanne. Elle senti un monstre de fer et de chair la bousculer et lui rentrer dedans de toutes ses forces. Son corps frêle de jeune fille n’eut aucune chance de résister au choc, même si elle avait tenté de bondir comme un chat sur le sentier étroit pour tenter d’éviter le coup. Elle vola. Elle lâcha son épée. Elle roula et fit plusieurs petites roulades en s’écorchant le visage et les mains sur les cailloux et les petites pointes acérées du chemin. Elle ne s’arrêta d’être remuée dans tous les sens que quand elle s’écrasa tout en bas, contre un rocher. Elle était groggy, et elle sentait un liquide chaud glisser au-dessus de ses yeux.

Des centaines de petites mouches dansaient devant ses yeux. Ses oreilles bourdonnaient d’un mauvais acouphène. Et elle découvrait, plus-ou-moins distinctement, l’ombre de l’orque qui descendait tranquillement le chemin pour venir jusqu’à elle.
À sa gauche, un homme au début du sentier était haletant, il fonçait à toute vitesse, un fusil à la main. Malgré la distance et l’angle de tir difficile, il coupa sa respiration, mit l’orque en joue, et tenta de sauver Jeanne en attirant son attention.
Compétence TIR Fabrizio : 16
Malus : -4 (Mauvais angle de tir)
Jet : 1, réussite critique.
Fabrizio parvient à tirer dans l’œil de l’orque de fer, seule partie non-protégée.
Résolution : [55+(1d8 : 6) – (END : 12)]
??? est tué.
L’orque leva bien son museau brisé et ensanglanté pour voir d’où venaient les bruits de pas du zom. Mais à peine avait-il découvert son nouvel adversaire, qu’une détonation retenti. Un morceau de plomb, propulsé à une vitesse effroyable, pénétra à travers son œil, et, avec un délai de l’ordre d’infinitésimal, ce morceau de plomb lui broya les os, pénétra dans son crâne, et laissa derrière lui un geyser de cervelle et de morceaux de fer qui aspergèrent les rochers de la passe du Montdidier derrière lui. Il ouvrit grand la bouche, comme s’il avait voulu dire quelque chose, puis trébucha et s’écrasa devant lui, raide mort.
Jeanne n’avait même plus besoin de chercher quelques dernières forces pour se relever et s’enfuir. Elle put enfin fermer lentement ses yeux dégoulinants de sang, comme son corps voulait l’y contraindre.
***
+7XP bonus pour avoir survécu au combat contre un orque à 100 PV, bien que tu aies eu pas mal d’alliés PNJ pour t’aider tu as quand même su bien réagir et réagit intelligemment.
***
La première sensation que Jeanne ressentit en ouvrant les yeux, ce fut un mal de crâne immense. Toute la luminosité du jour l’éblouissait, quand bien même le ciel était couvert de nuages blancs. Les lacérations et les chocs qu’elle avait subit, elle commençait à en ressentir la douleur, là où le feu de l’action les avait estompées. Elle tenta de bouger, mais une main la bloqua. Devant elle, frère Milan la gardait bien à terre, un très grand sourire sur son visage.

« Du calme, Jeanne, du calme. Vous nous avez fait une belle frayeur, mais vous êtes encore entière. »

Elle se rendit compte qu’elle avait été recouverte de couvertures, d’une grosse peau de cerf, et qu’on l’avait ramenée sur le chemin. Woldred et Obrad étaient en train de crier en essayant de tirer un des ânes têtus qui s’agitait dans tous les sens, Artilli donnait des tapes amicales dans le dos de son petit fils, Lukas torse-nu, une simple fourrure sur les épaules, fumait la pipe à côté d'une Contessa qui était avachie sur le dos, à même le sol. Ernst était assis près d'un des chariots, il avait tout le bras recouvert d'un bandage et il semblait livide et faible.
Elle croisa surtout le regard de Fabrizio, qui se tenait debout, les mains sur les hanches. En voyant la chevaleresse la regarder, le Tiléen sourit de plus belle, découvrant toutes ses dents, et il s’avança pour s’agenouiller à ses côtés.

« Pazzo da legare. J’ai bien cru qu’on allait devoir t’enterrer !
On s’en est tous sortis, Jeanne. Certains avec plus de bouts que d’autres, mais bon sang, on a une bonne étoile avec nous, ou alors la Douce Myrmidia. »


Le prêtre de Shallya nouait un bandage autour du crâne de la chevaleresse. Puis, il se saisit de ses mandibules, et la força à bouger la tête en haut puis en bas.

« Je vous dois une fière chandelle, Jeanne, j’ai envie de vous embrasser. Vous avez sauvé les pèlerins – ils sont tous en vie, alors que je croyais bien que les gobelins allaient vous dépecer.
J’ai désinfecté vos plaies et j’ai fait ce que j’ai pu pour arrêter le saignement. Vous allez rester dans le coaltar quelques jours au moins, mais si vous priez bien la bonne Shallya, je suis sûr que vos blessures ne seront vite qu’un mauvais souvenir. »


Fabrizio pinça ses lèvres.

« Je… Je suis désolé pour ton cheval. Aucun moyen de le sauver, et il arrêtait pas de hurler ou de se débattre… J’ai été obligé… J’ai pris sur moi d’abréger ses souffrances.
Y avait pas d’autre solution. J’aurais aimé pouvoir faire plus. »
Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois. Je vis avec mes gens, loin de la folie des hommes. La nuit je vole dans les sombres profondeurs de la forêt. Mon regard d'acier partout se pose, et sans bruit, comme le vent, je file entre les branches des arbres séculiers. Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois.

Répondre

Retourner vers « Les autres régions »