[Avicebron Lebenstein] Summa cum laude

L’Empereur Karl Franz siège à Altdorf, capitale impériale depuis. Altdorf est un carrefour du savoir et son université est l’institution académique la plus respectée de tout l’Empire. Là, les seigneurs et les princes de nombreux pays viennent s’asseoir aux pieds des plus grands penseurs du Vieux Monde. Altdorf est aussi le centre du savoir magique et ses huit collèges de magie sont fort justement réputés bien au-delà du Vieux Monde. Altdorf est une ville affairée, avec un nombre important d’étrangers, de commerçants et d’aventuriers. La cour impériale elle-même engendre une activité économique florissante, qui attire toutes sortes de gens.

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[MJ] Igaram
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[Avicebron Lebenstein] Summa cum laude

Message par [MJ] Igaram » 15 avr. 2019, 19:17

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Rédigé par Armand de Lyrie, Assistant MJ



Le Collège Doré est la plus noble institution qui existe au sein de l’Empire de l’Humanité. Composée des mages les plus disciplinés et les plus compétents, tout autant savants que connaisseurs des arcanes, ils sont l’épine dorsale sur laquelle tous les corps impériaux se reposent. Inventeurs, découvreurs, ce sont eux qui ont inventé les pierres de pouvoir qui permettent aux magistères des collèges de décupler leur force. Manipulateurs de Chamon, ils font preuve à l’occasion d’un raffinement martial essentiel à la défense des frontières des provinces, transformant la pluie en des pointes d’or acérées pour empaler tous les ténèbres et les ennemis de la Nation. Est-il si étonnant que le Patriarche Suprême, Balthasar Gelt, soit issu de la plus noble de toutes les institutions magiques ? Riche, puissante, novatrice, intégrer le Collège Doré est un honneur qui est réservé à une élite qui peut se vanter sans jamais subir de reproches…

...Du moins, ça, c’est ce qu’on répétait tous les jours aux étudiants. Surtout à ceux qui ne cessaient de se plaindre de ne pas apprendre de sortilèges et d’au contraire crouler sous les tâches laborieuses.

« M-Maître, heu, est-ce que… Est-ce que nous pourrions, peut-être, connaître la formule pour cette potion ?
– Comment osez-vous ?! Savez-vous que vous avez bien de la chance de faire partie de la plus noble des institutions ?! Vous auriez pu finir dans le collège de Jade à vous tripatouiller dans la boue, ou dans le collège Améthyste à embaumer des cadavres ! Vous savez que c’est sur nous que l’Empire tout entier se repose ?! L’Empire tout entier !
Alors maintenant arrêtez de vous plaindre et frottez bien les bocaux, j’ai pas envie d’avoir de l’arsenic contaminé ! »


Les « cours » qu’on dispensait à Avicebron oscillaient entre beaucoup de travaux ennuyeux et répétitifs, et quelques brefs moments de stimulation intellectuelle véritablement intense. Si les lectures de vieux ouvrages le passionnait énormément, tout comme les travaux pratiques où on lui demandait (sous une stricte supervision) de s’essayer à quelques sortilèges mineurs, ce n’était que des instants rares qui étaient compensés par de l’abrutissement généralisé. On lui demandait plus souvent qu’à l’ordinaire de fabriquer des savons et des teintures, afin que le Collège Doré puisse continuer à vendre des produits et recevoir une grosse manne monétaire. Le fait qu’il ait maintenant plusieurs années d’expérience au sein du collège parvint, certes, à diversifier le curriculum : à présent, il avait des cours très avancés de mathématiques, d’application métallique, et même d’inscription de runes. Mais ces enseignements passionnants restaient uniquement théoriques, et malgré le fait que le collège Doré soit un énorme complexe constitué de laboratoires et de fonderies, il passait le plus clair de son temps dans des salles de classe légèrement surchargées, à prendre laborieusement des notes pendant que des magistères accomplis faisaient des cours magistraux où ils ne prenaient même pas la peine de ralentir le débit de leur voix pour s’accommoder à leurs étudiants.
Pour tout dire, Avicebron n’avait pas vraiment de mentor. Ce n’était pas comme dans les autres collèges, où naissait une relation privilégiée entre apprentis et sorciers. Avicebron avait affaire à des professeurs, des mages alchimistes luxueusement habillés, qui ne vivaient pas au sein du Collège, mais qui se contentaient de venir le matin dans le bâtiment afin de dispenser leurs cours et de mener leurs études de laboratoire, afin de justifier leurs gages et pouvoir payer très cher les courtisanes et les réceptions fines qu’ils tenaient dans de beaux appartements privés d’Altdorf. Ce train de vie confortable et passionnant se faisait sur le dos des novices, qui se brûlaient les mains à manipuler de l’alkali et des pigments afin de préparer des pommades et des cosmétiques ; ils n’étaient pas payés pour ce travail, bien sûr, car ce n’était non pas un emploi mais des travaux pratiques pour valider leurs matières d’enseignement, et que de toute façon, ils étaient nourris, blanchis et soignés aux frais de l’Ordre et qu’il fallait bien rembourser tout ce qu’on dépensait afin d’accueillir ces petits poussins de la magie.
Mais vu qu’Avicebron, comme ses camarades, dormait sur un lit superposé dans un dortoir rempli et toujours froid l’hiver, qu’il mangeait bien souvent de la soupe fade et du pain noir, et que les étudiants qui allaient à l’infirmerie étaient simplement accueillis par une doctoresse qui soupirait et leur filait une concoction de sauge qu’importe ce dont ils souffraient, il fallait se demander où passait l’argent. Par contre, « blanchis », ça ils l’étaient très bien. Les apprentis du Collège Doré étaient toujours tout propres, et on leur avait appris à repriser, recoudre et laver leurs vêtements afin qu’ils soient constamment présentables : il en allait du prestige de l’École.

Ce matin, juste après le réveil, Avicebron avait été de corvée de lessive d’ailleurs. Avec quelques camarades, il avait dû s’ennuyer à laver, frotter, et essorer les linges de tout le dortoir – c’était aux yeux de certains la corvée la plus emmerdante, la préférée étant la corvée de cantine, même s’il valait mieux ne pas se faire voir quand on attrapait en secret des petits bouts de viande et des dragées au miel qui étaient réservés au repas des professeurs. À onze heure trente, il eut droit à un repas bourratif constitué d’un gruau d’orge, d’un petit fromage de chèvre avec du pain noir, d’un potage carotte-céleri et une pomme en guise de dessert. Après avoir soigneusement terminé son assiette – on déteste le gâchis – il eut droit à un moment de « temps libre », même si ce temps libre correspondait très très rarement à une simple indolence de la part des étudiants ; ils étaient au contraire invités à méditer, à se rendre à la chapelle multiconfessionnelle du collège pour remercier les Dieux (Même s’il y avait pas mal de courtes prières obligatoires qui rythmaient la vie des étudiants), ou bien à pratiquer un exercice sportif dans l’un des cloîtres du complexe. Nous étions au mois de Nachexen, il cessait enfin de cailler, et malgré des averses régulières, les fleurs bourgeonnaient à nouveau et le soleil pointait le bout de son nez. C’était donc le moment parfait pour recommencer à courir et à se défouler en extérieur, beaucoup mieux que l’été où la chaleur se fait trop écrasante, et où surtout l’air est trop pollué par les nuages sortant des cheminées du Collège, faisant tousser douloureusement ceux qui ont eut le malheur de fournir un peu trop d’effort à l’air libre.
À présent, après le temps libre du midi passé, Avicebron fut invité à treize heures quarante-cinq à se présenter devant une salle de cours très jolie et moderne, sans façade lézardée ou vétusté du matériel. Les étudiants attendirent bêtement en discutant devant la salle, quand le magistère arriva en retard, sans présenter d’excuses, à quatorze heures cinq, et leur somma d’entrer à l’intérieur et de se mettre au travail. Les étudiants se répartirent par groupes de trois, devant des paillasses où se trouvaient des pots, des bocaux, des fioles remplies de produits colorés et disposés en tout genre : Il était temps pour eux de pratiquer un peu d’alchimie appliquée.

« Allez, allez, on a pas toute la journée. Ne vous inquiétez pas, vous n’allez pas chercher le Solvant Universel aujourd’hui.
Ouvrez votre ouvrage Des Applications Réelles Et Patentes De L’Alchimie Au Service De La Salubrité Publique à la page 73, s’il vous plaît. »


Après avoir appris les premières années à fabriquer des teintures et des pigments, le nouveau curriculum d’Avicebron était plus intéressant : L’ouvrage au titre à rallonge qui avait été distribué en neuf exemplaires à la classe de vingt-sept élèves était un essai rédigé il y a deux siècles par un jeune alchimiste qui avait offert au comte du Wissenland d’alors des moyens pour lutter contre les poux qui envahissaient sa ville et faisaient proliférer des maladies. Le fait que l’alchimiste en question était un mage illégal, qui n’appartenait à aucun collège, avait conduit sa personne à être accusée de comploter avec les Puissances Obscures, et alors que les Répurgateurs du culte de Sigmar débarquèrent chez lui pour qu’il soit jugé, une horde de gueux citadins superstitieux arrachèrent aux sergents de la foi leur cible et le lynchèrent en place publique, persuadés par des rumeurs que les poux avaient été amenés par son laboratoire étrange et puant. Une jolie leçon de vie pour les jeunes apprentis qui étaient persuadés qu’ils pouvaient utiliser leur magie en public sans risquer d’attirer le soupçon des gens beaucoup moins intelligents qu’eux – et les magistères d’or étaient persuadés d’être plus intelligents que tout le monde.
À la page 73, Avicebron découvrit une vieille formule en Reikspiel (Ce qui changeait de la Magikane qu’on apprenait pour lancer des sorts) de produits à mélanger, à faire bouillir, à mesurer de plusieurs façons différentes, afin de créer une pommade qui est censée agir contre les tiques et les puces. C’était un exercice intéressant, parce qu’il fallait créer un produit qui soit suffisamment agressif pour tuer des insectes, mais qui devait être doux avec l’animal sur lequel on allait appliquer le répulsif.
Il fallait se mettre au travail avec ses camarades.

Avicebron, à cause de son naturel réservé, n’avait pas vraiment d’amis. Mais il connaissait bien les deux étudiants avec qui il avait été assigné.
Heilika Ebner
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Dieter von Dräuss
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Dieter avait un an de plus que lui, Heilika un an de moins. Le garçon était, tout comme lui, le fils d’une famille nobiliaire, des barons du Nordland qui étaient très riches, probablement beaucoup plus riches que les Lebenstein. C’était un jeune homme très populaire dans le dortoir où il était assigné, un apprenti talentueux et avec un fort potentiel, mais au niveau de la personnalité, il était tout l’inverse d’Avicebron : Ravageur, impétueux, il était souvent puni parce qu’il séchait des cours, et il avait même subi l’année dernière vingt-cinq coups de fouets devant tous les élèves assemblés parce qu’il avait fait le mur et quitté l’enceinte de l’école afin de pouvoir aller rejoindre la fille d’un gros bourgeois de la ville qui venait souvent dans l’enceinte pour passer des contrats avec le Collège : tout le monde avait été prévenu de ne pas le prendre en exemple. Heilika, elle, disait être née dans une famille de forgerons, et c’est probablement ça qui l’a rendue si sensible au vent de Chamon. Frêle, plus petite que tout le monde, elle tombait souvent malade, tout le temps : la grippe en hiver, des éternuements et un nez rouge au printemps, des quintes de toux en été… Malgré cela, elle était une étudiante studieuse et très obéissante, beaucoup plus similaire à Avicebron, donc. Elle et lui se parlaient souvent quand ils allaient à la bibliothèque, et ils avaient pris pour habitude de réviser leurs cours de Culture Historique et de Métal Vif ensemble. Elle semblait passionnée par les anecdotes de golem que le jeune homme lui racontait, à l’époque où c’était une jolie elfe blonde qui lui enseignait les manipulations des arcanes.
Le seul truc énervant c’est qu’elle avait plus-ou-moins imposé Dieter dans les révisions, et malheureusement, le nobliaud n’était pas aussi studieux qu’eux.

Le professeur exposa la formule au tableau à l’aide d’une petite craie blanche, rappela rapidement quelques principes de base, puis il s’installa à son bureau et laissa les étudiants travailler pendant qu’il se plongeait dans la rédaction de tout autre chose, en jetant plusieurs fois des regards appuyés sur l’horloge de la salle de cours, visiblement pressé d’être ailleurs. Toutes les petites fourmis étudiantes se pressèrent, et commencèrent leur travail, en s’appliquant à bien réussir pour tenter d’obtenir les félicitations de leur professeur visiblement peu intéressés par l’ouvrage des apprentis.
Dieter et Heilika se pressaient autour d’Avicebron, en se soulevant un peu pour regarder le livre ouvert. Alors que Heilika commençait à sortir les bocaux et à vérifier que tous les ingrédients étaient là, Dieter se mit à se plaindre dans sa barbe, à toute petite voix pour que le professeur ne l’entende pas.

« Super exercice d’alchimie, dites donc, ils vont pas du tout vendre ce qu’on prépare aux bouseux du coin pour se payer du cognac Bretonnien.
– Chuuut, Dieter
, paniqua Heilika.
– Quoi, chut ? »
Des Applications Réelles Et Patentes De L’Alchimie Au Service De La Salubrité Publique, par Fricz-Gernot Hößengent, page 73.
Avertissement : Ouvrage pernicieux mit à l’index par bulle du Grand Conclave. Reproduction en imprimerie interdite. Usage réservé aux institutions habilitées.


La recette que je propose ici est une tentative de concocter un répulsif contre les poux et les tics, efficace dans les chenils et les écuries, qui soit plus efficace que le simple vinaigre mais moins dangereux que l’arsenic, en essayant de limiter au maximum les prix sans lésiner sur la qualité.

Il vous faudra préparer un cataplasme léger constitué de farine de lin, mélangée à un volume d’eau proportionnel à la quantité de plantes d’absinthe que vous souhaiterez préparer ; il vous faut pour cela extraire le concentré d’absinthe en vous référant aux méthodes de distillation que j’ai évoqué précédemment à la page 11, en prenant garde à ne pas contaminer l’extrait en gardant votre mortier et vos bocaux propres, avec de l’eau citronnée. Préparez à côté une décoction d’aristoloche clématite dont vous ferez bouillir les germes et infuser les racines. Il vous faudra aussi préparer un séchage de pédiculaire des marais, en utilisant pour cela les techniques de chauffage que j’aie énoncées en page 25 de cet ouvrage. Faites très attention de garder votre feu toujours à une température régulière et contrôlée, utilisez de la magie si possible et nécessaire. Une fois que vous aurez votre pâte d’absinthe, vous la transvaserez dans la décoction d’aristoloche, et vous utiliserez vos connaissances d’alchimie pour modifier les textures et y intégrer les pédiculaires : le résultat final ne doit être ni une pommade, ni des cristaux, mais une poudre fine au point d’être invisible, et active. Il faut qu’un simple jet de la poudre sur un animal, une fois par semaine, puisse tuer l’infection sans pour autant empoisonner l’animal, d’où l’importance fondamentale de la maîtrise des quantités et des transformations que je vais décrire ci-après...
Ce n’était pas l’exercice en soi qui était compliqué, mais la maîtrise de toutes les opérations et des quantités : en somme, un sujet parfait d’évaluation, et qui en plus allait demander de la coordination de la part du groupe.
Ce qui semblait plutôt mal parti avec Heilika qui n’arrêtait pas d’éternuer et de paniquer à l’idée d’avoir une mauvaise note, et Dieter qui soupirait et semblait bien peu intéressé par l’exercice.

« Heu, je… Heu… On a allumé le four ? Attendez, je vais allumer le four, je… Il faudrait… On commence par le cataplasme ou la concoction ? On a combien de temps ? Heu…
– De l’anti-puce, c’est ça l’alchimie qu’on doit apprendre ? Moi je pensais qu’on allait genre créer de la poudre à canon, pas ce machin là. On nous a prit pour des herboristes de campagne, ou quoi ? On est pas des rebouteuses de village, quoi. »


Le fils du Nordland regarda d’un mauvais œil les ingrédients disposés autour de lui. Et il semblait bien plus disposé à bavarder qu’à se mettre à s’organiser – même si le groupe était loin de s’organiser.

« Hey, Avicebron. Tu sais jouer à la soule ? Après le cours on va s’entraîner un peu dehors et il nous manque un joueur, je sais pas si t’es intéressé.
Tu sais ce que c’est la soule, hein ? Rassure-moi ? »
Je suis le Dieu des morts et des vivants, Le Gardien du cycle éternel de la vie et de la mort et Le Défenseur de la création telle qu'elle m'a vu naître.

Craignez-moi, car je ne pardonne pas. Adorez-moi pour cette même raison. Et vénérez-moi car je suis bon et juste envers toutes choses. L’Équilibre sera.

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Avicebron Lebenstein
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Re: [Avicebron Lebenstein] Summa cum laude

Message par Avicebron Lebenstein » 16 avr. 2019, 00:12

Avicebron était rentré dans le collège doré depuis maintenant une dizaine d'années, et on pouvait dire qu'il en avait bavé.
Quand il était jeune, quand ces séances de méditation été fini, il devait faire des dizaines de corvées dans la journée.
Entre nettoyer les couloirs, transporter le matériel, faire des travaux manuels et aider à réparer le matériel, cela lui fessait des grosses journées.
Ces premiers pas vers son rêve mécanique et ses premiers pas dans le monde de la technologie a été les fois où il devait aider à réparer des machines dans les caves, car il bénéficiait de petite main qui pouvait s'introduire dans les conduits.
C'était dur, mais à cette époque, il s'accrocher. Il savait que c'était seulement que le début et qu'il ne fallait pas baisser les bras aussitôt, maintenant qu'il avait un objectif.
Heureusement, le temps passe vite et les cours sont devenus plus concret. Il apprenait la science, les mathématiques et avait même acquis de solide connaissance technologique. Et il apprenait enfin des sorts et savait s'en servir. Il était surtout fier de connaître le sort serviteur de métal.
Après cela ne c'est pas fais sans mal. Les cours était rapide, les magiciens supérieur n'avaient pas vraiment le temps d'enseigner et il fallait suivre leur rythme. Avicebron avait donc développer au fils du temps une écriture rapide et abréger pour pouvoir prendre des notes, lisible seulement par lui.
il c'était aussi construit un masque de fer, pour suivre la mode des pratiquant de Chamon, et aussi pour pouvoir s'isoler même au milieu de la foule, et d'une certaine manière, de la faire concentrer sur sa tâche.
non seulement les professeurs était nombreux et assez absent, mais en plus le collège pousser les apprentis à une certaines autonomies et à un mode de vie dur, en les fessant dormir ensemble, en leur fessant entretenir eux mêmes leurs vêtements et en leur donnant de la nourriture de premier choix.
quand Avicebron regarder les professeurs et les autres magiciens doré, il se demandait qu'elle vie ils vivaient exactement et il avait une certaine hâte de pouvoir monter à leur niveau, au moins celui de compagnon, pour commencer à avoir une vraie autonomie et entamer sérieusement ses recherches et son projet de golem. mais bon, il savait qu'on peut pas faire plus vite que la magie. il reste donc patient, attendant son heure.
Aujourd'hui fut une journée banale. après un petite déjeuner rapide, il devait s'atteler à une corvée de lessive. une tache simple, frotter et récurer du linge, mais très pénible. heureusement qu'il avait son masque. il pouvait récurer à fond, sans avoir peur de se prendre de l'eau ou dans la lessive dans les yeux.
il finit la corvée un peu plus tôt que prévu et et s'en alla , après avoir vérifier que le travail était bien fait et fini, déjeuner.
le repas était basique et simple. il avait l'habitude à force de ses plats. il finit donc intégralement son assiette, lui aussi n'aimait pas le gaspillage.
il eu ensuite un moment libre, où il le passa dehors, pour se reposer en observant la nature environnement et en dessinant des croquis de golem, à partir de ses connaissances technologiques.
il dut ensuite partir en cour. le cour était censé commençait à 13h45 mais le magister n'arriva qu'a 14h05. ce comportement horripiléAvicebron mais il n'était pas bête et savait qu'il n'est pas en position de contester.
c'était un cours porter sur l’alchimie appliqué et Avicebron devait avec d'autres personnes reproduire une formule provenant d'un livre à l'histoire tragi-comique si on peut dire. la formule est sensé repousser les poux et les tics. une formule qui demande de tuer les petites bestioles tous en évitant d'agresser les grosses.
la formule était à préparer en groupe et il avait avec lui deux compagnons : Dieter von Dräuss et Heilika Ebner.
Dieter venait du même monde qu'Avicebron; celui d'une famille noble de l'empire. celle-ci semblait plus riche que celle des Lebenstein. ce qui était probable, les Lebenstein recherche plus la gloire que l'argent. Dieter était l'inverse de Avicebron, il semble fuir le collège et il est de nature impétueuse et au sang chaud. peut être que lui ne voulait pas vivre cette vie et cherche à trouver une autre voie? bien qu'il était au antipode de Avicebron, il ne le détester pas. il ne cherchait pas la rabaisser et il avait un bon potentiel.
Avicebron était ravis par contre d'être avec Heilika. elle était de la même longueur que lui, elle était une travailleuse et studieuse, une femme très charmante et calme. Avicebron était intéresser par son passé et par sa famille forgeron, le travail de la forge l'intéresser grandement. elle était sensible physiquement et tombé malade fréquemment, à n'importe qu'elle saison, ce qu'il fit rappeler au jeune mage son passé de paralyser.
Quand Avicebron regarder Heilika, profitant de son masque pour lui jeter des regards discrets, il se demander si sa pouvait valoir le coût de se rapprocher d'elle. elle pouvait l'aider à progresser et elle pourrait avoir des connaissances utiles. lui, il connaissait le sort Soupçon de panacée qui pourrait aider la jeune femme à guérir rapidement de ses maladies chroniques. puis ils semblaient bien s'entendre.
Avicebron était curieux de savoir pourquoi cette jeune femme se rapprocher de lui et aussi de Dieter, mais l'heure n'était pas aux questionnement humains mais à comment réaliser cette formule.
Avicebron regarda et étudia la formule. il était pas forcément douer en alchimie, il avait tourner déjà ses études vers la mécaniques et avait un peu délaissé l'alchimie, le cœur du collège. il se promis intérieurement d'essayer d'assimiler les bases alchimiques bientôt, quand il aura gagner en expérience.
il se concentra donc, elle en regardant bien, il compris ce qu'il fallait faire. c'était assez simple mais il allait avoir besoin de l'aide de ces compagnons.
quand Avicebron se tourna vers eux, il vit que Heilika commençait à paniquer et que Dieter était déjà désintéresser. il devais les ramenez à l'ordre.
lorsque Dieter lui questionna, il répondit; la soule? si je m'abuse, il s'agit d'un jeu de balle où on alterne en jeu de main et jeu de pied, non? je m'y connais pas trop en jeu. le seul jeu qu’encourager mes parents été la bagarre. je serait ravis d'en parler d'avantage mais on à un sujet plus pressant
il se tourna ensuite vers Heilika et lui dit d'un ton calme et rassurant, tout en lui tapotant amicalement l'épaule: calme toi, Heilika. on n'a rien commençait encore, ont va d'abord faire le point tous ensemble. on à encore tous le temps et on va y arriver
il dit ensuite d'un débit lent et précis : bien. j'ai lue la recette et j'ai compris ce qu'il fallait faire. c'est une recette simple mais qui demande beaucoup de préparation. à nous trois, ont peut faire cela rapidement et méticuleusement. si on y arrive, on aura les félicitations du professeur et nous aurons la paix pendant un petit moment.
ont à trois préparations à effectue avant d'entamer le produit final:
un de nous devras faire un cataplasme avec de l'extrait d'absinthe, préalablement extraite, avec un volume d'eau proportionnel à l'extrait et de la farine de lin
un autre de nous devra en parallèle faire bouillir des germes et infuser des racines pour faire une décoction d'aristoloche.
le troisième d'entre nous devra préparer un séchage de pédiculaire des marais.
si chacun se concentre sur sa tache en suivant bien les indications du manuels, ses étapes devraient être simple.
une fois que chacun d'entre nous auront finis son travail, il faudra mettre la pâte d'absinthe dans la décoction d'aristoloche.
il faudra ensuite travailler la pâte en usant de nos connaissances et en intégrant les pédiculaires, jusqu’à obtenir une poudre extrêmement fine, quasi invisible.
sa demande du travail, mais à nous trois, ont devraient y arriver facilement
Modifié en dernier par [MJ] Igaram le 23 avr. 2019, 00:03, modifié 1 fois.
Raison : +6 xp/ Total: 6xp
Avicebron Lebenstein, Voie du Sorcier des Collèges de Magie
Profil: For 8 | End 8 | Hab 8 | Cha 8 | Int 9 | Ini 8 | Att 8 | Par 8 | Tir 8 | Foi 0 | Mag 10 | NA 1 | PV 60/60
Lien Fiche personnage: wiki-v2/doku.php?id=wiki:avicebron_lebenstein

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Re: [Avicebron Lebenstein] Summa cum laude

Message par [MJ] Igaram » 17 avr. 2019, 23:32

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« La bagarre ? » Répéta Dieter en levant le nez du petit réchaud sur lequel il avait commencé à allumer un léger foyer qui servirait aux opérations alchimiques. Il regarda son collègue de la tête aux pieds, détaillant sa hauteur – il faut dire que Avicebron était plus grand que la plupart des étudiants, et même plus grand que plusieurs de ses profs – et sa stature, avant de rajouter en guise de petite réflexion :
« La soule c’est beaucoup de rixe et un tout petit peu d’adresse. Il faut que je te branche alors, tu verras, on s’y fait très vite. »

Sans même chercher à questionner le bien-fondé de devoir fabriquer de l’anti-puce alors qu’il était enfermé dans le collège depuis plusieurs années maintenant, le jeune apprenti enrôla ses collègues et répéta la formule qu’il avait rapidement survolée dans le livre ouvert et posé sur le côté de leur paillasse. De bien mauvaise grâce, Dieter se décida à répartir les rôles, tandis que son camarade terminait de rassurer Heilika qui se mettait une pression foudroyante pour un exercice aussi basique.

« Ouais c’est bon, c’est de l’anti-puce c’est pas comme si on allait transmuter un métal. Bien que ça serait cent fois moins chiant…
Heu, Avicebron, t’as qu’à t’occuper de l’absinthe ? Moi je m’occupe de l’infusion, c’est pas long mais faut juste surveiller toutes les vingt secondes… Et, bah toi, tu surveilles le four ? Cela vous va ? »


Et sans même attendre d’avoir leurs retours, le jeune homme attrapa une minuscule passoire pour servir d’infuseur et les divers outils nécessaires à la préparation.
Tentative par Avicebron de distiller l’absinthe
INT : 9
Bonus : +2 (Alchimie basique)
Jet : 3, réussite.

Tentative par Dieter de bouillir les germes et de préparer une infusion
INT : 8
Bonus : +4 (Alchimie niveau primaire)
Jet : 13, échec de un.

Tentative par Heilika de sécher les fleurs au feu
INT : 8
Bonus : +4 (Alchimie niveau primaire)
Jet : 11, réussite de un.
En fait, Dieter avait refilé le boulot le plus compliqué à Avicebron. Un alambic était un outil bien plus difficile à manipuler qu’un simple réchaud ou un infuseur. Il fallait parfaitement maîtriser l’ébullition de l’eau, surveiller la condensation, et surtout, entretenir et protéger le matériel : Casser un alambic était le meilleur moyen de provoquer la colère noire du professeur, et donc d’être puni de corvées encore plus idiotes et inutiles qu’à l’ordinaire.
Mais le jeune apprenti avait apparemment bien appris ses cours. C’est avec une grande aise qu’il manipula le petit alambic et qu’il prépara patiemment sa préparation, en la surveillant du début à la fin, transformant les plantes d’absinthes en un liquide jaune-clair qui coulait goutte à goutte au fond d’un petit récipient en verre, en tout bout de chaîne.

Ses camarades, eux, étaient légèrement moins sérieux, malgré l’apparente facilité de leur tâche – à moins que ce soit justement parce que le travail assigné était trop facile qu’ils ne le prenaient pas au sérieux ? Heilika failli presque trop faire sécher les fleurs, au point de les cuire, mais retira heureusement le réchaud juste avant. Dieter, qui semblait plus agacé qu’autre chose, retira son infusion un tout petit peu trop tard, mais en alchimie, « un tout petit peu » pouvait faire la différence entre une préparation réussie et une explosion qui anéantissait tout le laboratoire.
Du moins, c’est ce que leur professeur leur racontait toujours comme excuse pour devoir recommencer depuis le début.

« Tiens, j’ai fini », se contenta de dire Dieter avec un franc sourire en transvasant et en remettant son extrait prêt à être utilisé. Le Nordlandais sortait déjà les bocaux et le mortier nécessaire à la réalisation de la poudre, une fois que chacun des ingrédients aura été soigneusement préparé et intégré.
« Je crois que j’ai fini aussi… Vous en pensez quoi ? demanda l’apprentie en montrant ses fleurs séchées à ses deux collèges.
– C’est très bien. Bon de toute façon c’est pas comme si ça pouvait être pas bien, je veux dire, il va faire comment pour savoir si notre potion est active ? Il va la faire goûter à Dame Schlieffen ? »

Heilika serra les dents et grimaça pour réprimer son sourire. Dame Schlieffen était l’infirmière acariâtre du Collège Doré, dont l’incompétence comme le caractère odieux était maintenant bien connu des élèves. Une bonne femme qui avait failli tuer Heilika en croyant que ses maladies n’était que de la simulation pour ne pas aller en cours, au point où l’on se demandait s’il ne s’agissait pas d’une simple rebouteuse de village qu’on avait sorti de sa campagne crasse pour la planquer dans le collège à moindre frais.
La réflexion de Dieter fut au moins la bonne occasion pour observer le bureau du professeur, qui trônait sur une légère estrade dominant la salle.
Heinrich Krebs
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Le professeur Krebs était un maître sorcier, un alchimiste et chercheur réputé, à en croire le fait que son nom soit sur quelques codex qu’il avait consulté en librairie, en tant que auteur et co-auteur ; il y avait même son nom parmi d’autres sorciers du collège sur un incunable qui servait d’introduction à l’alchimie pour les tout jeunes apprentis. Mais ce n’était pas l’impression qui semblait se dégager de lui en cet instant. Comme Avicebron et une grande partie des utilisateurs de Chamon, il avait le visage recouvert par un masque de métal finement ouvragé. Plutôt que de marcher dans la salle à naviguer de paillasse en paillasse, pour donner de l’aide aux étudiants et répondre à leurs questions, il se contentait de rester scotché à son bureau, en train de lire quelque chose.
Observation d’Avicebron
INI+INT/2 = 9
Jet : 5, réussite.
Le jeune apprenti remarqua néanmoins un petit détail en voyant les mouvements de la plume du professeur, qui écrivait quelque chose tout en jetant des regards, de sa feuille au journal et inversement. Il n’était absolument pas en train de prendre des notes de lecture : La manière dont sa plume bougeait semblait indiquer qu’il était très occupé à jouer aux mots croisés en regardant ce qui devait être un journal imprimé d’Altdorf.
Je suis le Dieu des morts et des vivants, Le Gardien du cycle éternel de la vie et de la mort et Le Défenseur de la création telle qu'elle m'a vu naître.

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Re: [Avicebron Lebenstein] Summa cum laude

Message par Avicebron Lebenstein » 18 avr. 2019, 19:59

Avicebron semblait impressionner un peu Dieter, surtout physiquement. Après tout, même s’il prit une autre voie, Avicebron descendait d’une ligné de chevalier, qui s’exerçait pour se battre et guerroyer. Avicebron, malgré son enfance aliter, il avait hérité de certain trait de son père. Si lui il avait hérité d’une grande taille, ces frères, avec le temps, on de grande chance d’avoir obtenue un physique encore plus impressionnant.
Avicebron, alors que Dieter lui parla du jeu de la soule, Avicebron rassura Heilika. C’était une bonne élève, elle devait avoir confiance en elle. Avicebron n’aimait pas qu’elle soit comme ça. Elle a toutes les capacités nécessaires et de meilleurs connaissances alchimique que lui.
En attendant, Dieter avait distribué les rôles ; il s’occuperait de bouillir les germes et de faire fabriquer l’infusion. Heilika s’occuperait de sécher les fleurs et Avicebron devait distiller l’absinthe.
La tâche était cruciale et nécessaire dans la formule. L’alambic restait un outil qui demande un certain habilité pour s’en servir. Avicebron usa de beaucoup de patience et de concentration pour manier l’outil et surveiller l’eau qui bout soigneusement. De plus, c’était un outil fragile et cher, qui s’il était cassé, risquait de faire pleuvoir une pluie de corvée.
Heureusement, Avicebron était méthodique. Il usa parfaitement de l’outil et arriva après un certain moment à obtenir la distillation. Il avait réussi cette étape et cela lui gonfla sa fierté.
Avicebron observas ensuite ses camarades travailler ; Heilika faillit rater le séchage mais corrigea le tir avant que cela soit irréparable. Dieter lui, ce fut l’inverse. Il retira trop tard son infusion.
Avicebron, un peu dubitatif, dit simplement : bon boulot Heilika, le séchage est parfait pour la suite. Par contre Dieter, je crois que tu à retirer l’infusion un peu trop tard. J’espère que la formule marchera quand même et qu’on pourra masquer cela en fessant en sorte que la poudre soit bien fine. Bien commençons l’étape final et finissons cette antipuce.
Un peu plus tard, alors que Avicebron allait questionner Heilika et Dieter sur Dame Schlieffen. Son regard se posa sur le bureau de Heinrich Krebs, le professeur de la classe.
C’était un homme intriguant et intéressant. Il était une pointure dans le collège doré, doué en alchimie. Il pourrait être pour Avicebron une porte d’entrée dans le monde de l’alchimies.
Avicebron remarqua qu’il écrivit quelque chose et avec observation, il se rendit compte qu’il était occupé à remplir des mots croisés.
Bien que ce passe-temps était assez bizarre, c’était au fond normal qu’une personne s’occupe autrement pendant se cour.
Avicebron se demanda comment marché le système de professeur ici. Il était évident que Heinrich n’était ici pas pour le plaisir de faire apprendre, mais était ici par obligation ou pour une bourse ?
Avicebron mis ses questions de côté et retourna aider ces camarades.
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Re: [Avicebron Lebenstein] Summa cum laude

Message par [MJ] Igaram » 19 avr. 2019, 12:27

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Dieter haussa un peu les épaules à la réflexion d’Avicebron.
« Je comprend que tu souhaites que le prof t’aies à la bonne, mais c’est pas comme s’il allait remarquer grand-chose. »

Distiller de l’absinthe, infuser des germes et sécher des fleurs, c’est à la portée de n’importe quel rebouteux de village, ou un quelconque montagnard qui fabrique de l’alcool illégal après son alambic, parvenir à structurellement modifier les éléments d’une grosse pâte semi-liquide en une poudre très fine et solide demandait une maîtrise très poussée des éléments, des solvants et adjuvants, et surtout, de la magie.

Même une chose aussi bête qu’un anti-puce demandait de la maîtrise poussée. Dieter avait beau ne pas prendre au sérieux l’exercice : il était suffisamment difficile pour mettre au défi les trois jeunes apprentis qui se pressaient autour de leur préparation. Ils se relayèrent, à tour de rôle, pour parvenir à maîtriser la potion et ses effets. Et malgré les questions nerveuses de Heilika toutes les deux minutes, et l’impatience affichée de Dieter, ils parvinrent à un résultat qui était franchement pas mal en apparence.

Le professeur Krebs semblait en pleine réflexion. Ses mots croisés devaient être très difficiles. De temps à autres, il se contentait de jeter un regard à la magnifique horloge dorée et ouvragée qui trônait au-dessus du tableau, probablement très pressé de partir d’ici. Il aurait été plus intelligent de sa part de surveiller ses élèves par crainte qu’ils fassent exploser le laboratoire ; Avicebron avait rarement l’habitude d’utiliser un sort, même le plus minime qui soit, sans la surveillance de deux ou trois magistères paranoïaques. Krebs n’avait pas le même rapport avec ses élèves, et d’ailleurs, aucun des apprentis n’osa lever la main pour poser une question, connaissant l’horreur qu’il avait à être déconcentré.

« Vous croyez que ça ira ?
– Moi franchement ça me suffit. »

Il fallait maintenant attendre la fin du cours qui approchait. Le trio passa le temps en discutant de choses absolument triviales et inutiles – le plat de la cantine, le fait qu’il fasse plus beau ces derniers temps, l’anxiété à cause du prochain contrôle de connaissances historiques qui est programmé pour dans deux jours – en cherchant à garder le volume sonore le plus bas possible, à cause des sautes d’humeur du professeur Krebs qui pouvait se mettre dans des colères noires s’il subissait un mal de crâne causé par ses apprentis.
Alors qu’il était seize heures cinquante-neufs, il replia enfin son journal, eu le regard scotché sur l’horloge, et à dix-sept heures piles il fit crisser les pieds de sa chaise sur le parquet.

« Le temps imparti est écoulé. Je vais maintenant procéder à votre correction. »

À la surprise de Dieter, le professeur Krebs ne décida pas de tester les concoctions sur Fräulein Schliffen. En revanche, il sorti de la sacoche posée sur son bureau de petites soucoupes en verre scellées, qu’il déposé une par une sur les paillasses des apprentis. Il y avait à l’intérieur des poux qui flottaient sans se noyer dans une sorte de liquide qui, connaissant Krebs, ne devait pas être de l’eau mais une sorte de résidu alchimique de sa création. Tous les bavardages cessèrent, et les étudiants se placèrent dans une posture qui ressemblait presque à un garde-à-vous, le temps que le professeur passe sur chaque paillasse pour ouvrir la boite en verre, déverser un peu de la poudre sur les puces, et juger de l’efficacité du produit.

« Médiocre. Vous n’avez clairement pas révisé. Je vous conseille de ne pas vous moquer de moi en recommençant ce genre de travail dans le futur. », clama-t-il à la première paillasse, avant d’aller vers la suivante sans attendre son reste.
« Médiocre également. Vous perdez votre temps en même temps que vous faites perdre le mien. Je vous conseille de mettre un franc coup de collier si vous comptez progresser un jour au sein du Collège. », continua-t-il en passant à la suivante.
« Celle-là ? Je ne veux même pas la tester. La recette parlait d’une poudre fine, là on dirait des cristaux. Vous me jetez ça. »

Il s’arrêta finalement à la table d’Avicebron et de ses camarades. Le jeune apprenti pu sentir Heilika se raidir tandis que le professeur répétait le rituel habituel qu’il avait effectué pour chaque groupe précédent.
Il ouvrit la petite boîte en verre, attrapa la potion préparée et présentée, la glissa entre ses doigts gantés, l’approcha de son masque qu’il relevait afin de pouvoir la renifler avec ses narines, puis en déversa une petite partie sur les puces. Il attendit ensuite une minute trente précisément, qu’il vérifiait en tournant son regard vers l’horloge.
Et, par une très heureuse fortune, les poux de la boîte se mirent à soudain arrêter de gesticuler, ce que Krebs constata en touchant l’un d’entre eux du bout de son doigt.

« Pas mal. »

Il mit ses mains dans le dos, tourna les talons, et passa à la paillasse suivante, sans émettre la moindre autre remarque.
À dix sept heures trente, il avait terminé de juger tout le monde. Il commença à ramasser ses affaires derrière son bureau.

« Nettoyez soigneusement votre matériel et remettez-le en place. Bonne soirée messieurs. »

Il y avait tellement peu de femmes dans la classe qu’il avait prit pour habitude d’ignorer les magiciennes comme Heilika dans ses salutations habituelles, comme si rajouter un et mesdames le fatiguait déjà trop. Mais la jeune fille était trop heureuse pour en prendre ombrage. Elle affichait un gigantesque sourire, alors qu’elle s’empressait de se saisir de l’infuseur pour commencer un soigneux entretien.

« Il a trouvé notre potion pas mal!
– Venant de cette peau-de-vache c’est un excellent, nota Dieter avec un léger rictus en coin.
Maintenant qu’on a terminé, je réitère ma proposition, Avicebron : Est-ce que ça te dis de venir pratiquer un peu de soule ? Si t’es aussi bagarreur que tu le dis, ça te viendra tout naturellement, tu verras.
– Mais, heu… On est pas censés réviser pour la culture historique ? On avait prévu de faire ça ce soir, vous vous rappelez pas ?
– Va réviser si tu veux. C’est une matière inutile – c’est pas comme l’alchimie ou la mécanique, tu crois quand même pas que Balthasar Gelt il se souvient de tous les Empereurs qui ont régné ? »


Avicebron nota que Krebs commençait tout juste à ranger ses affaires. Il était rare que les professeurs du collège dorés soient accessibles ou disponibles : s’il souhaitait prendre contact avec lui, ou lui poser une question, c’était le moment ou jamais.
Création de la poudre à partir des ingrédients préparés.
INT+MAG/2 : 10.
Malus : Tu ne possèdes pas la compétence « Alchimie », ce qui normalement t’interdis le jet ; mais comme tu es un étudiant du collège doré, je considère que tu as des notions d’initié qui te permettent de réaliser la recette. Néanmoins, tu souffres d’un malus équivalent à la moitié de tes points.
J'applique aussi un léger malus (-1) dû à l'échec de Dieter.

9/2 : 4.
Jet : 3. Réussite.

Bravo à toi. Si ton personnage le veut, il peut collecter la potion anti-puce et la garder à l’abri ; Reste à savoir si une potion anti-puce te sera utile un jour.
Je suis le Dieu des morts et des vivants, Le Gardien du cycle éternel de la vie et de la mort et Le Défenseur de la création telle qu'elle m'a vu naître.

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Re: [Avicebron Lebenstein] Summa cum laude

Message par Avicebron Lebenstein » 19 avr. 2019, 23:03

Comme attendu, Dieter ne prit pas vraiment en compte la remarque d'Avicebron, chose prévisible. Les trois jeunes mages commencèrent donc l'étape finale.
Cette étape demandée toutes les connaissances alchimiques et magiques des trois comparses.
Modifier la pâte demandée beaucoup de travail et d'effort. De plus, Avicebron devait en plus de travailler la pâte, il devait aussi gérer ses camarades, qui l'aider. Il devait ainsi rassurer la pauvre Heilika, qui s'inquiéter un peu trop, et freiner l'impatience du tumultueux Dieter.

Après des relais et beaucoup de travail, le groupe avait fini par arriver à un certain bon résultat ; une poudre extrêmement fine, presque invisible, comme stipuler dans le manuel. Avicebron se félicita intérieurement, ils étaient arrivés à un résultat de bonne facture, en apparence du moins.
Après que Heilika est posé ses doutes et que Dieter est donné son avis, Avicebron répondit : hum... Pour moi aussi, c'est bon. Ce n'est peut-être pas optimisé au maximum et risque de gratter un peu la peau du cheval qui se prend cette poudre, mais je crois qu'on peut être fière de nous

Il resta le reste le l'heure à discuter de broutille avec ces camarades, à débit faible, pour éviter les foudres du professeur. Celui-ci n'était pas vraiment présent, trop occupé avec ces mots croisés sans doute, à tuer l'ennui. Il fessait tellement peu attention à la classe, qu'une personne pouvait s'amuser à faire l'éviter les outils dans les airs qu'il ne se rendrait pas compte. Avicebron se doutait qu'il dût vraiment faire cela à contre cœur, le tout était de savoir si c'était pour l'argent ou par obligation.

Alors que 17 h pile arriva, le prof se levait enfin, pour annoncer la fin du cour et qu'il allait tester les poudres des élèves. Avicebron suivit le mouvement des élèves de la classe et se mit debout, dans une position presque de garde-à-vous. Il fut à peine surpris quand, le professeur sorti de son sac des puces. C'était un mage et Avicebron avait appris que les mages avaient l'habitude de transporter diverse chose, souvent étrange. Il aurait pu se promener avec un serpent que cela l'aurait guère surpris. Il se rappela du sac de Lavenza, toujours remplis de chose étrange, que même maintenant, avec ces connaissances en magie, il ne serait dire la nature de ces choses. Mara aussi, se promener avec plein d'objet de nature druidique, même pour une apprentie.

Le professeur arriva enfin devant eux. Avicebron était calme, pas inquiet. S'ils avaient réussi, ce serait parfait et sa fierté grandirait, mais si c'était rater, ce n'était pas grave et il s'aurait se ressaisir.
Krebs testa leurs poudres sur les puces et après un certain temps, les puces finirent par trépasser. Krebs les félicita mollement, mais connaissant son caractère, c'était beaucoup.
Quand il partit, Avicebron prit la décision de garder la poudre. Ces camarades n'étaient pas emballées à garder cette potion. Avicebron prit donc un tube à essai, y mit la poudre et ferma avec un petit bouchon. La raison de garder cette poudre, en plus de conserver un peu cette petite victoire, c'étaient tous simplement pour la vendre plus tard. Il pourrait la vendre à une personne souhaitant se débarrasser des puces d'une de ces bêtes... Ou de lui-même, qui sait, rien dans la formule ne disait que ce n'était pas compatible avec les humains. Avicebron se demanda combien cette poudre pourrait se vendre.

Code : Tout sélectionner

 Je pourrais avoir une estimation de la poudre ? Avec un jet peut-être ?

Avicebron, pendant cet exercice, se rendit compte qu'il n'avait pas maîtrisé l’alchimie comme il se doit. Il devait corriger ce tir, même si cette compétence n'était pas forcément essentielle à son projet. Il voulait questionner le professeur Krebs sur le sujet. Il fut interrompu par Dieter. Celui-ci relança sa demande de participation à la soule.
Avicebron répondit : je suis désolé Dieter, mais je suis contraint de refuser. Mes parents encouragent leurs enfants à la bagarre, car ils veulent en faire des guerriers, chosent qu'ils n'ont pas pu faire avec moi, car j'ai passé mon enfance paralyser, je pouvais à peine bouger mes membres. Donc j'ai peu de connaissance sur la soule et je ne suis pas vraiment un "sportif", sachant que je considère nos corvées comme un sport très prenant et fatiguant. Il faudrait mieux donc que tu trouves une autre personne, plus sportif que moi et qui connaît déjà les règles.
Avicebron se tourna vers Heilika et dit : Heilika, pourra, tu m'attendre quelques instants. j'ai quelque chose à demander aux professeurs avant qu'on aille réviser

Avicebron se leva donc et se dirigea vers le professeur. Celui-ci semblait presser. Avicebron savait qu'il devait être rapide et direct. Il alla donc à la rencontre du professeur et lui dit : bonjour professeur. Désolé de vous déranger, mais je promets que je serais rapide. Je voudrais consolider mes bases en alchimie et je voudrais savoir qu'elle livre recommander vous pour cela?
Avicebron savait qu'il avait des chances de se prendre un vent, ou de recevoir une remarque désobligeante, mais bon, il fallait oser des fois dans la vie.
Modifié en dernier par [MJ] Igaram le 23 avr. 2019, 00:03, modifié 1 fois.
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Re: [Avicebron Lebenstein] Summa cum laude

Message par [MJ] Igaram » 23 avr. 2019, 00:02

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Une potion d’anti-puce alchimique est vendue par le Collège Doré une couronne la fiole ; Une petite somme, mais il faudra que Avicebron arrive à la vendre à ce prix là sous le manteau.
Avicebron n’était pas décidé à rejoindre Dieter. Le jeune Nordlandais grimaçait en rentrant ses joues, avant d’émettre un petit rire guttural :
« Tu sais pas ce que tu rates Avicebron. Ça te défoulerais, tu n’as pas des courbatures aux cuisses à force de passer ton après-midi assis ?
– Laisse-le tranquille
, pesta Heilika.
– Bah, je le dérange pas ? Non mais je disais pas ça méchamment ! »

Heilika termina soigneusement de tout nettoyer, tandis qu’Avicebron s’éloignait pour aller parler au professeur. Il était rare que le professeur Krebs soit dérangé à la fin des cours ; contrairement aux autres enseignants, il avait la mauvaise habitude d’éloigner les élèves qui tentaient de le déranger en leur répondant avec un ton sec et véhément. Il était le genre de magistère qui donnait les cours uniquement par obligation, ne résidant même pas au sein du Collège. Mais cela n’enlevait rien à son talent. Ce serait un apprenti chanceux que celui qui parviendrait à convaincre maître Krebs de ne partager ne serais-ce qu’une once de ses connaissances.
Test INT : 9
Jet : 7. Réussite.
Avicebron se souvenait soudain dans quels ouvrages en particulier il avait lu le nom de « Heinrich Krebs ». Il fallait faire appel à ses souvenirs, à tous les nombreux traités, études et thèses qu’il dévorait à la fois par goût et par obligation. Si Krebs était cité dans plusieurs ouvrages, il y en avait un en particulier qui avait retenu son attention : Le professeur avait été collaborateur d’une thèse du magistère Joseph Wildenfels, qui s’intitulait Des Effets De La Transmutation Sur Les Serviteurs. Il n’avait pas eu accès à la thèse, enfermée et solidement gardée dans la profondeur des archives de la bibliothèque, mais simplement une notice abrégée qui ne satisfaisait pas les curieux apprentis. Krebs connaissait donc des choses sur les golems, même s’il avait décidé de faire de l’alchimie sa spécialité.

Avicebron se présenta et demanda poliment à Krebs de l’aide sur ses études. Derrière son bureau, Krebs n’avait que la moitié de ses fesses posées sur la chaise, et il se préparait déjà à bondir une fois que toutes ses affaires – principalement des livres et des liasses de papiers – seraient rangées dans sa sacoche.
Test Char : 8
Jet : Caché
Bien que Krebs porta un masque, Avicebron put clairement voir les pupilles de l’homme le foudroyer. D’une voix nasillarde et désagréable à entendre, il se mit à crier de manière acerbe :

« Je vous demande pardon ? Les livres que nous mettons à votre disposition ne vous conviennent donc pas pour maîtriser les bases de l’alchimie ?
N’êtes-vous pas apprenti depuis maintenant plusieurs années, Lebenstein ?!
rugit-il en faisant traîner les syllabes du nom de son élève, mais on pouvait considérer que c’était déjà une bonne chose qu’il l’ait retenu. C’était certes du bon travail avec cette potion, mais ne fanfaronnez pas pour autant. Vous avez certes fait mieux que plusieurs de vos camarades, mais être meilleur que la médiocrité est un bien mauvais indicateur de réussite.
Ce sera tout, ou vous souhaitez me faire perdre mon temps ? »
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Craignez-moi, car je ne pardonne pas. Adorez-moi pour cette même raison. Et vénérez-moi car je suis bon et juste envers toutes choses. L’Équilibre sera.

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