[Edkar Wolftrech] Pas de répit pour les braves

La province du Nordland est peu peuplée et ses régiments passent l'essentiel de leur temps à patrouiller le long des côtes pour les protéger des pillards du nord. Le Comte Electeur Theodric Gausser siège à Salzenmund.

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[Edkar Wolftrech] Pas de répit pour les braves

Message par [MJ] The Puppet Master » 28 mars 2019, 20:49

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Enfin, se dressant à travers les collines, la ville de Salzenmund, la capitale du Nordland, montrait le bout de son nez. Là, la vue de ces constructions humaines imposantes et solides, était pour Edkar, tout droit sortie de sa campagne, comme un îlot de civilisation en pleine forêt sauvage et mystérieuse. Mais après une longue route depuis son village natal, Salzenmund représentait plus que cela. Cette ville allait lui offrir un nouveau départ, une cause juste à défendre, un métier honorable au service de l’Empire et de ces citoyens et, enfin, une chance de rédemption et de vengeance envers les horreurs qui lui avaient volé son père.

C’est malgré la fatigue du voyage que notre jeune homme se rapprocha d’une des portes d’entrée de la ville cerclée de murailles. Encadrant la grande porte, deux tours imposantes se dressaient comme des géants prêts à écraser tout intrus. Deux immenses bannières du Nordland accrochées aux tours claquaient fièrement aux vents, les Aigles Marins représentées dessus étaient d’une magnifique couleur dorée et faisaient ressortir le côté majestueux de la scène.
Image À mesure que les portes de la ville se rapprochaient, la circulation se fit plus dense, entre des caravanes marchandes, des paysans ramenant sur les charrettes des denrées à vendre et tous les divers badauds qui gravitaient perpétuellement autour de la ville. Grâce à sa grande taille, Eckhart ne fut pas plus gênée que cela. Il lui suffisait de jouer des coudes pour se frayer un passage. Mais un groupe particulier dut le forcer à se déporter sur le bas côté, comme tous les autres voyageurs d'ailleurs qu'ils soient à pied où manœuvrent de lourds chariots.

Battant la terre meuble du sol au pas cadencé, un groupe de soldats, mené par un homme élégant juché à cheval, quittait la ville en rang serré. Le cavalier avait l’air d’un noble mais avec un côté très martial et les soldats qu’il menait n’étaient pas n’importe lesquels.
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Des hommes faisant tous facilement la même taille qu'Edkar mais en beaucoup plus massifs avec des longues barbes et des visages couturés de cicatrices, tenant à deux mains d’immenses espadons. Affichant en dessous de leurs armures rutilantes de magnifiques couleurs jaunes et bleues à l’image du Norland. C’était des joueurs d'Épées, une des forces mythiques des armées Impériales. Dans une discipline impeccable, ils passèrent à côté du jeune paysan sans même le remarquer, soulevant à chacun de leurs pas des volutes de poussière.

Quant à Edkar, avant d’arriver à leur niveau, il allait déjà devoir franchir les portes. Déjà un des hommes du guet, qui après avoir vu passer les soldats impériaux fit un peu de zèle, arrêta notre voyageur alors si près d'entrer en ville.

- Et toi là, tu veux quoi ? Le comte ne veut pas de mendiant dans sa belle ville !

En comparaison avec les joueurs d'Épées, l’homme du guet faisait peine à voir : un peu gras, mal rasé et une posture avachie, tout juste bon à monter la garde et à user de son petit pouvoir...
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Re: [Edkar Wolftrech] Pas de répit pour les braves

Message par Delmarquis » 29 mars 2019, 13:50

La fatigue qui avait accompagné Edkar tout le long de son voyage avait disparu à la seule vision du contingent armé qui quittait Salzenmud.
Bien qu’il ignorât l’existence même des corps de manieur d’épée longue il y a deux minutes. Il comprit vite qu’il avait à faire à un spectacle exceptionnel. Il ne connaissait rien qui pouvait rivaliser à la force brute qui se dégageait de ces hommes. Même les bœufs du vieux Friedch, qui étaient réputés pour avoir envoyé un nombre incalculable (du moins pour Edkar) de villageois à l’hospice faisaient pale figure à coté d’eux. Et puis surtout ces armes ! Il n’avait jamais vu une telle pièce de métal. La masse de son père, sa source de fierté, faisait pale figure en comparaison, une branche face à un tronc d’arbre ! Il ressentit presque l’envie de la cacher. Enfin leur armures massive donnaient l'impression de voir un mur en mouvement !

Le cavalier qui menait le contingent avait aussi attiré l’œil d’Edkar. Alors qu'il faisait preuve de respect et d’admiration envers les soldats, c’est la curiosité qui le toucha face à ce qui semblait être un Noble. Edkar n’avait jamais vraiment vu de Noble auparavant. Son esprit fut donc naturellement assailli de questions : qui est-il ? Est-il dans l’armée lui aussi ? Que fait-il ici ? Est-ce le comte Électeur dont tout le monde parle ? En quoi son fait ses vêtements ?

Il n’avait pas eu le temps de répondre lui-même à ses questions que le groupe le dépassa avant de s’éloigner au loin. Edkar les fixa avant d’être sorti de sa transe par le guet de la porte. L’esprit Edkar ne put pas s’empêcher de faire une comparaison plutôt dégradante entre le corps de ses soldats d’élite et ce simple garde . Normalement, et s’il avait été dans son village, Edkar aurait allègrement insulté le garde tout en lui proposant d’aller régler ça dans la taverne du coin. Mais la situation était loin d’être normale. Edkar était là pour commencer sa nouvelle vie, une vie au service de l’Empire et de Sigmar. Il ne peut plus se permettre de se comporter comme un vaurien. Il devait afficher sa volonté de rédemption.

Alors tout en essayant de faire valoir au mieux son profil imposant, il déclara :
-Oh vous en faite pas monsieur ! Suis pas là pour faire la manche et salir la ville. Suis là pour m’engager et servir l’Empire !
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Re: [Edkar Wolftrech] Pas de répit pour les braves

Message par [MJ] The Puppet Master » 06 avr. 2019, 13:45

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[MJ] assistant Catuvolcos

D’un air agacé le soldat écouta la réponse de notre jeune paysan et répéta avec sarcasme ses paroles.

- M’en-ga-ger et ser-vir l’Em-pire... Pfff, encore un idéaliste ! Enfin bon, si tu veux crever les tripes à l’air après avoir chié dans ton froc, ce n'est pas mon problème. Rends-toi au quartier marchand, tu verras une enceinte aux murs blancs. Tu peux pas la rater : y a continuellement des cris des idiots qui s'entraînent là-bas. Comme si s’agiter dans tous les sens allait leur servir à quelque chose contre les abominations de dehors. Il se dit qu’il se forme des sortes de nouvelles unités depuis quelque temps ; un grand nigaud comme toi devrait les intéresser.

Avant de retourner à son poste il lança : - Allez, du balai ! Va donc mourir en brave !

Passer les portes de la ville fut comme changer de planète pour le jeune Edkar : des gens en si grand nombre se pressaient de partout, les marchands sur les étals vantaient les bienfaits et la qualité de leurs produits, de charmantes jeunes femmes outrageusement maquillées lui faisaient des clins enjôleurs, les gamins des rues en haillons lui demandaient de quoi se nourrir, il y avait même des larrons à l’air louche qui le toisaient comme un loup regarde un mouton. Et cette puanteur ambiante. Comment les gens autour de lui ne pouvaient-ils pas la sentir. Heureusement pour notre brave paysan, sa taille le fit encore prévaloir et, bon gré mal gré, il réussit finalement à trouver le quartier marchand.

L’homme du guet n’avait pas menti : à l'intérieur de ladite bâtisse blanche, l’on entendait toute sorte de cris et de bruits. On aurait dit qu’un tambour géant se trouvait à l’intérieur. Adossé devant l’entrée de la bâtisse, un homme, ressemblant plus à un ours, montait la garde. En apercevant Edkar, il lui lança de sa voie caverneuse :
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- Dis-moi, toi : ça t’intéresse pas de massacrer des hommes-bêtes et tout un tas de saloperies, hein ? Tu m’as l'air d’avoir la carrure pour ça !
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Re: [Edkar Wolftrech] Pas de répit pour les braves

Message par Delmarquis » 06 avr. 2019, 23:03

L’attitude du garde décontenança un peu Edkar. Il n’arrivait pas vraiment à comprendre sa colère. Avait-il dit quelque chose de mal ? Pourquoi affichait une telle hostilité à un volontaire ? Mais bon cela devait sûrement être la fatigue du métier et il ne lui en tient pas rigueur. Il n’avait pas envie d’inaugurer son arrivée en ville par un séjour aux Geôles après un échange verbale fleuri avec le garde. Échange qui aurait sûrement abordé d’une manière ou d’une autre les penchants coquins de la génitrice du garde ou bien son étrange ressemblance avec un cochon qui se roule dans la boue.
À la place, il écouta attentivement les instructions qu’il lui donna. Son attention fut particulièrement retenue lorsqu’il évoqua la formation de nouvelles unités et qu’il pourrait correspondre au profil recherché. Pas de doute, Sigmar était avec lui ! Ce signe lui indiquait que la voie militaire était bien sa voie.
Il remercia le garde de ses indications s’en vraiment prendre en compte sa dernière remarque. Il était trop pressé pour se demander si c’était un encouragement ou une insulte.

Salzenmud était différent… Edkar n’avait jamais vu de ville aussi grande. Le prêtre de son village, lui avait bien parlé à plusieurs reprises des bastions de foi et d’espoir que représentaient les villes de l’Empire, mais pour vraiment se rendre compte de leur grandeur, il fallait les voir en vrai.
Néanmoins, l’idée qu’il se faisait de la ville pouvait se résumer assez facilement en une phrase : comme son village, mais en plus grand. Il y avait des maisons comme dans son village, mais elles étaient plus grandes et plus nombreuses. Comme dans son village, il y avait des Temples, mais ils étaient plus grands et plus nombreux. Comme dans son village, il y avait des gardes, mais ils étaient plus nombreux et mieux équipés. Et ainsi de suite.
Il put grâce à sa grande taille observée la population qui-là était bien différente de son village. Il y avait une de ces agitations ! Des gens qui couraient à droite, à gauche. Tout occupé à faire quelque chose à une heure ou normalement les paysans pouvait tranquillement observer leur troupeau. Ce qui le surprit fut la présence d’enfants qui lui mendiaient de quoi se nourrir. C’était une des logiques de ville qu’il eut aussi du mal à comprendre. Dans les campagnes, un enfant trouvait toujours un travail, il n’avait guère besoin de faire la manche. De plus, les pauvres bambins devaient aussi souffrir de problèmes de vue… Quelle drôle d’idée que de mendier à lui ! Un paysan pas plus riche qu’un autre !

Mais en bon Impérial qui doit soutenir son prochain, il consentit à leur donner sa dernière miche de pain. De toute façon, il n’avait pas très faim et en échange, il a pu obtenir des renseignements à peu près fiables sur la localisation du quartier marchand.
Le quartier marchand était lui aussi impressionnant. Vaste et labyrinthique, il regorgeait d’objet qu’il n’avait jamais vu ce qui forcément attira à plusieurs reprises son attention. Malheureusement (ou heureusement) les étiquettes des prix lui rappelèrent à chaque fois que sa maigre bourse ne lui permettait que de rapidement regarder les étales avant de passer son chemin…
En effet, il ne lui fallut pas longtemps pour trouver la bâtisse évoquée par le garde. Il faut dire que l’indication pourtant simple avait le mérité d’être précise. Il n’y avait qu’une seule bâtisse avec des murs blancs où on pouvait entendre un sacré capharnaüm.
Il avait à peine eu le temps de regarder l’entrée de la bâtisse qu’il entendit :

- Dis-moi, toi : ça t’intéresse pas de massacrer des hommes-bêtes et tout un tas de saloperies, hein ? Tu m’as l'air d’avoir la carrure pour ça !

Cette proposition était littéralement impossible à refuser. C’est comme si on vous abordait dans la rue pour vous offrir 1 million de couronnes d’or. Même le plus sceptique s’arrêterait pour entendre la proposition jusqu’au bout. Ce qu’il rêvait de faire depuis des années, depuis ses 14 ans… Ce type lui offrait sur un plateau. Edkar resta sonné un moment avant d’exprimer une réponse. C’est comme si Sigmar en personne venait de lui demander quelque chose. Puis finalement, il répondit avec enthousiasme.

-Oh pour sûr monsieur ! Je rêve que de ça ! Je suis venu pour m’engager et on m’a dit de venir ici ! Du coup, c’est vrai ? Je peux rejoindre l’armée ?
Modifié en dernier par Delmarquis le 16 avr. 2019, 23:23, modifié 1 fois.
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Re: [Edkar Wolftrech] Pas de répit pour les braves

Message par [MJ] The Puppet Master » 12 avr. 2019, 19:03

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Le géant eut l'air, l’espace d’un instant, complètement décontenancé puis explosa d’un rire sonore.

- Hahahaha ! C’est la meilleure de la journée celle-là ! Si tous les passants que j'interpelle avaient la même réponse que toi le Nordland aurait tôt faite de se débarrasser de tous ses problèmes avec son immense armée ! Haha ! Allez, entre mon gars. J'espère qu’on se verra pour le souper, ce soir, à la caserne !

Le garde, le sourire aux lèvres, ouvrit les portes à Eckhart qui put pénétrer à l’intérieur de l’imposante bâtisse. Il arriva directement dans une très grande cour où les bruits qu’il avait entendus depuis dehors n’étaient maintenant plus diminués par les cloisons du bâtiment.

Il y avait des hommes qui couraient en rythme tout en scandant un chant de marche, d'autres qui se battaient entre eux avec des armes et des boucliers en bois, certains faisaient d'étranges exercices physiques qui avaient l’air de les faire souffrir atrocement.
Dans cette cour, au sol constant battue par le mouvement de tous ces hommes, certains portaient l’uniforme de la baronnie, d'autres simplement torse nu suant comme des porcs.

Un homme se distinguait de cette multitude. Droit comme un i, les mains croisées derrière le dos, le crâne luisant au soleil, son uniforme à la coupe et à la propreté impeccable affichait fièrement l’aigle du Nordland, sur son torse cliquetait tout un tas de médailles lustrées avec soin, marchant comme lors d’une parade de la victoire, il passait de groupe en groupe pour parler, si ce n’est hurler, ses directives aux autres soldats. Certains ne couraient pas dans le rythme d’autres frappaient trop mollement, tout était bon pour se faire réprimander par cet homme. Et quand il posa son regard sur le jeune paysan complètement perdu devant l’entrée. Eckhart sentit son cœur lui faire faux-bond, malaise redoublé par les couleurs des yeux très étrange de cet interlocuteur.
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Notre vaillant citoyen eut à peine le temps de comprendre le potentiel de l'énergumène qui venait vers lui que, déjà, ce chauve psychopathe commença à débiter tout un tas de questions avec sa voix aussi forte que le clocher de son village natal.

- Mais qu’est-ce qui t'amène ici toi ? Tu t’es cru à la foire du village !? Tu viens de rentrer dans la cour du Bataillon Nordlander de Choc ! J'espère que t'as une bonne raison de venir te pointer là, sinon ça va chauffer pour ton matricule !

Mais, aussi vite qu’il s'était énervé, il se calma puis reprit :

- Ha, ce gros lourdaud de Basil a enfin fait son travail. Ma foi, tu m'as l’air plutôt costaud bien qu’un peu niais. Je pense que tu ne sais pas dans quoi tu as mis les pieds : nous ne sommes pas une unité comme les autres mais la force d’assaut du Comte Electeur, et pas juste une bande d’abrutis de lanciers ! Alors, dis-moi, tu penses être capable de nous rejoindre ? Si tu as peur, tu as tout loisir de rejoindre les grosses peureuses du guet, tu y seras à ton aise !

Comme si garder une voix posée lui était trop difficile, l’homme avait commencé à crier à mesure qu'il parlait.
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Re: [Edkar Wolftrech] Pas de répit pour les braves

Message par Delmarquis » 13 avr. 2019, 14:51

Edkar ressentit tout de suite une grande sympathie envers le garde de la porte. Il s’exprimait comme les camarades d’un soir dans les tavernes… Des parfaits inconnus mais qui donnait l’impression qu’ils vous connaissaient depuis des années…
Après l’avoir rapidement remercié, Edkar passa les portes de la caserne et il fut plongé en pleine confusion. Il faut le comprendre, déjà que la ville pouvait être assez déroutante pour un paysan n’ayant jamais quitté son village. Alors une caserne militaire remplis d’autre chose que de miliciens ivres et peu adroits, c’était comme si en deux pas il avait changé de continent !
Il ne savait vraiment pas où donner de la tête… Devait-il aller voir quelqu’un en particulier ? Devait-il lui-même se rendre quelque part ? C’est bon il était engagé ?

Cette confusion explique pourquoi il mit un peu de temps avant de remarquer l’homme en uniforme impeccable qui se dirigea vers lui à toute vitesse pour ne finalement saisir un peu tard ce qui va lui arriver.
Il avait du mal à en revenir. Il était bien entrain de se faire engueuler comme sa mère l’engueuler à ses 8 ans. Le genre de gueulade où on est tellement dominé par l’autre interlocuteur que la seule option possible reste d’endurer et d’écouter. Bien que cela remonte à longtemps. Edkar avait conservé les réflexes qu’il adoptait dans ce genre de situation. Réflexe qu’il aurait était ravis d’utiliser s’il n’avait pas été pris par surprise.
Il profita donc de la mélodieuse voix du militaire tout en l’inspectant un peu plus du regard. Il avait rarement croisé un bonhomme comme lui auparavant. Outre sa coupe impeccable (ce qui était assez impressionnant pour un paysan ayant déjà du mal à définir « hygiène ») et ses médailles qui inspiraient le respect, Edkar se questionna rapidement sur ces yeux… Il n’en avait jamais vu de pareil. On aurait dit ceux d’un chien prêt à vous bondir dessus et puis cette couleur… pas banale.

Il oublia rapidement sa petite inspection visuelle pour se concentrer sur le flot d’informations qui lui tombait dessus. Le grand garde s’appelait donc Basil… Il n’était pas dans une unité comme les autres, bon cela ne l’affectait pas trop considérant le fait qu’il n’avait pas une idée vraiment claire de l’organisation de l’armée.
Puis enfin telle un dernier coup de cloche à l’oreille d’Edkar la question fatidique tomba :

Alors, dis-moi, tu penses être capable de nous rejoindre ? Si tu as peur, tu as tout loisir de rejoindre les grosses peureuses du guet, tu y seras à ton aise !

S’il avait peur ? Edkar pouvait avoir peur de beaucoup de choses : La fin du monde, la mort, les mauvais présages… mais avoir peur des Hommes-bêtes ? Non, il n’avait pas peur d’eux. Tout simplement parce que sa peur initiale était dépassée par une haine aveugle. Une haine qui justement est une des causes qui l’amenait ici. Il ne savait pas s’il resterait ici mais la peur ne sera surement pas ce qui risque de l’en faire partir !
Ainsi, d’un ton déterminé et en se tenant le plus droit possible il déclara à l’officier :

Pour sûr monsieur je pense être capable de vous rejoindre ! Ah ça non monsieur je n’ai pas peur ! Sinon je ne serais pas là monsieur ! Je suis prêt à défendre le Nordland monsieur !
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Re: [Edkar Wolftrech] Pas de répit pour les braves

Message par [MJ] The Puppet Master » 20 avr. 2019, 18:35

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Après sa réponse, Edkar crut discerner pendant une fraction de seconde ce qui s'apparentait à un demi-sourire chez le vétéran mais, très vite, les traits de l'homme redevinrent rigides.

- Bien. Tu m’as l’air motivé mais ce ne sont que des paroles, car la peur, la vraie, tu ne la connais pas encore. Les dangers qui menacent le Nordland et l’Empire ne se limitent pas aux bandits et autres hommes-bêtes, malheureusement...

Le vétéran regarda dans le vague pendant quelques instants. Ayant totalement oublié le jeune Edkar, il murmura :

- Ils prennent tellement plus que de la chair…

Mais il se reprit vite et ordonna de sa voix retrouvée :

- Allez, va voir le sergent Strauss, c’est le barbu avec une cicatrice en travers du nez, et dis-lui que tu es là pour vouloir nous rejoindre. Et tu as intérêt à faire tout ce qu’il dit si tu veux prétendre être des nôtres sinon, comme je l'ai déjà dit, va te faire incorporer chez ces incapable de la milice !

Le sergent Strauss était, lui, torse nu entrain de combattre un de ses hommes. Son combat prit fin quand Ekard lui fit part de ses projets. L’homme avait la trentaine, un physique athlétique et des yeux à faire tomber les Nordlandaises du coin. Sa cicatrice lui barrant le visage lui donnait un côté martial bien que, dans son attitude, il avait l’air plus détendu que la plupart des soldats aux alentours.
► Afficher le texte
- Bon, j'espère que tu as de l’envie à revendre car ça va te gratter mon grand. Allez, pose, dans un coin, tout ton barda, enlève ton haut et suis moi !

Une fois toutes ces choses faites, Edkar se mit à le suivre mais Strauss se mit à courir et il dut se mettre à son niveau. Le sergent se mit à faire des tours dans ce qui semblait être une sorte de piste qui englobait le terrain où se déroulaient les combats. Le rythme devenait de plus en plus élevé et la souffrance du jeune paysan s’accroissait au fil des tours.

Edkar : Test sous END (9) : 9 (réussite sur le fil).

Au bout de ce qui lui sembla une éternité, Strauss s'arrêta enfin et se retourna pour voir un Edkar qui, mort d'épuisement, s'allongeait à même le sol. Mais il se fit vite relever par le Sergent.

-Houla, ce n'est pas encore fini. Ta prestation a été admirable, ce n'est pas tous les jours que j’en vois des comme toi, mais voilà ce qui t'attend maintenant : un combat à mains nues.

Tout en terminant sa phrase, il avait pointé du doigt un soldat qui ne lui était pas inconnu et qui s’échauffait, attendant sa future proie.

- Allez, dépêche-toi d’aller à sa rencontre et je veux que tu me le démolisses !
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Re: [Edkar Wolftrech] Pas de répit pour les braves

Message par Delmarquis » 20 avr. 2019, 22:56

Edkar était heureux d’avoir (selon lui) fait une bonne impression à son officier. Il ne comprit pas vraiment ce que le sergent évoquait par la « vraie peur ». Si ce n’avait pas été son officier doublé d’un vétéran qui lui aurait dit ça. Il l’aurait sûrement pris pour une insulte. Mais cette fois, il interprétait ça comme un sage conseil qu’il rangea bien dans un coin de son esprit puis il écouta les instructions qu’on lui donna. Il se réjouit qu’elle soit simple, faire tout ce que le sergent Strauss demande. Rien de bien dure en somme.

Le sergent Strauss lui aussi semblait plus ancien qu’Edkar. Ce dernier regarda pendant quelques instant son combat avant de se décider à l’interrompre. Les deux combattants, bien que maniant des armes en bois, montraient un grand niveau de maîtrise (pour Edkar). Finalement, au bout d’une petite minute, Edkar aborda le sergent.

Sergent ! Je suis Edkar Wolftrech, l’officier en armure (Edkar réalisa qu’il n’avait aucune idée de son nom et du utiliser cette description sommaire.) ma envoyé vous dire que je suis là pour vous rejoindre et que je devrai faire tout ce que vous me demandait !

Bon, j'espère que tu as de l’envie à revendre car ça va te gratter mon grand. Allez, pose, dans un coin, tout ton barda, enlève ton haut et suis moi !

Edkar s’exécuta sans questionnement. Il trouva rapidement dans un coin de la caserne un espace libre ou il put rapidement ranger ses affaires qui de toute façon se résumaient à son médaillon de sigmarite, son haut et la masse d’armes de son père. Il regarda le dernier vestige de son paternel avec un semblant de tristesse vu qu’elle lui rappelait un temps révolu. Mais il la regarda aussi avec une certaine joie se disant que si son paternel était encore dans ce monde il serait fier de lui.

Mais finit de rêvasser, il l’emballa soigneusement dans son haut et se mit à suivre le sergent. Il se rendit alors progressivement compte que ce dernier augmentait la vitesse de sa course et qu’en plus il tournait en rond ! Edkar aurait bien questionné l’utilité de cette activité, mais bon, ses ordres étaient simples : Faire tout ce que le sergent Strauss te dit de faire.

Il se mit alors à suivre le sergent. Se calant sur son rythme, il n’eut pas trop de difficulté les premiers tours. Il se permit donc quelque réflexion mentale sur les récents événements afin de faire passer le temps. Puis au fur et à mesure que s’éternisait la course, Edkar eut de plus en plus de mal à tenir le rythme. Il se murmura à lui-même il ne s’arrête jamais celui-là ?!. Finalement, et quand il eut l’impression que toutes ses articulations allaient exploser, le Sergent s’arrêta et Edkar tomba raide sur le sol.

Alors que le sergent le relevait, deux choses lui redonnèrent la forme. Déjà le compliment de Strauss et puis l’annonce de ce qui l’attendait. Un combat à main nues ! Edkar angoissait un peu à devoir affronter des adversaires expérimentait dans des duels armés, car il n’avait eu aucune instruction. Mais là, c’était tout l’inverse. Il avait pratiqué pendant près de dix ans l’art martial de la bagarre de taverne ! Il connaissait pas mal de technique dont il était sûr qu’elle lui serait utile.

C’est avec un petit sourire qu’il prit connaissance de son adversaire. C’était Basil (ou du moins, c’est comme cela que l’officier l’appelait). Il s’interrogea pendant 2 secondes, se demandant s’il était bien raisonnable de rentrer dans une bagarre avec le seul type qui ne l’avait pas (encore) fait souffrir dans la caserne. Puis se rappelant les ordres de l’officier Faire tout ce que le sergent Strauss te dit de faire il oublia rapidement cette réflexion et marcha à la rencontre de Basil.

En chemin, il élabora rapidement sa stratégie. Il allait utiliser une de ses botes préférer des tavernes. Il frapperait le premier par un coup direct gauche dans le visage de son adversaire, puis si ce dernier bloque (ce qui arrivait souvent dans les tavernes), il enchaînerait par un revers droit dans les côtes. Si tous se passaient bien, le visage de son adversaire serait alors désarmé et il pourrait le finir d’un coup de front décisif en plein dans la gueule. Si Basil est encore debout après ça, hé bien il improvisera. Il finit donc par aborder son futur adversaire et il espérait qu’il serait aussi un futur camarade.

Hé ! Basil c’est ça ? C’est moi le type de la porte ! Je m’appelle Edkar. Le Sergent Strauss m’a dit qu’on devait se battre à mains nues. Du coup t’es prêt ?
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