[Lucrétia et Dokhara] Kislev mordant

Kislev, pays de sombres forêts de conifères, d'étendues neigeuses et de steppes balayées par les vents, se trouve l'est de l'Empire. Pendant des siècles, il a été un rempart face aux incursions dévastatrices du Chaos venues du nord. Kislev est un allié fidèle et puissant de l'Empire, toujours prêt à envoyer ses troupes à son secours

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[MJ] Le Grand Duc
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Re: [Lucrétia et Dokhara] Kislev mordant

Message par [MJ] Le Grand Duc »

L’étonnement des guerriers gospodars comme ungols fut de taille lorsqu’ils virent revenir Dokhara et Lucrétia, dont la lame de cette dernière était encore ensanglantée sans qu’elle-même ne porte de blessures visibles ou même de marque de coups sur sa tenue. Dans leurs regards, la surprise se mêlait à un certain respect. Ils mirent pied à terre et se réunirent alors autour de la lahmiane tandis qu’elle traçait un plan sur la poussière du sol, éclairée par une unique torche allumée discrètement. Valenty, l’un des neveux du maître-sellier, en profita pour se rapprocher au plus près de Dokhara. Cependant l’annonce suivante jeta un froid dans la troupe.

- « Comment se peut-il que ces chiens soient armés ainsi. » gronda Ivar Golovin en jetant un regard appuyé au prince des Kossuth.
- « Peut-être ont-ils simplement pillé l’équipement des tchékistes qui faisaient office de surveillants ? » suggéra Sreten s’en s’offenser.
- « Par Ursun, ce sont des balivernes ! Tout le monde sait que garnison a fui dès les premiers signes de mutinerie. Non … les évadés d’Oulianosvk ont reçu de l’aide. Des armes, des tenues, peut-être même des provisions. » maugréa l’artisan en dardant un regard plein de rancœur à l’adresse des ungols.

Sreten Tarmachirin afficha une moue agacée et se releva en avisant Ivar.


- « Je suis très patient, Ivar, mais je ne peux assurer la même chose à propos de mes guerriers. Le mieux que nous puissions faire, c’est de monter au combat ensemble et de reprendre la mine pour faire la lumière sur cette affaire. Nous aurons ensuite tout le temps de nous affronter. » lâcha-t-il. « Maintenant, écoutons ce que nos amies de l’Empire ont à nous proposer. »

Lucrétia proposa alors de s’emparer d’abord du premier portail et d’éliminer les gardes qui s’y trouvaient, afin de se préparer à accueillir de potentiels renforts ennemis puis aviser de la situation. Sreten hoche la tête pour approuver.

- « Vous avez raison, nous devons neutraliser cette première défense. Si ce que vous avez constaté est vérifié, je recommande que seuls quelques guerriers s’y rendent afin de rester discrets. Les autres se tiendront ici, à l’abri des regards, prêts à intervenir au besoin. Je vais venir avec vous. »

Il appela ensuite trois de ses suivants et leur adressa quelques paroles dans leur langue gutturale. La lueur de la lune se refléta sur les sabres que l’on venait de dégainer et l’un d’eux encocha une flèche sur son arc courbe avec un air belliqueux. Sreten hocha ensuite la tête pour faire signe qu’ils étaient prêts.



Test d’Ini de Lucrétia : 16, réussi.
Test d’Ini de Dokhara : 11, réussi.
Tir du ungol : 1, réussite critique.
Le feu crépitait entre les trois prisonniers qui étaient assis autour. C’étaient des gueules cassées. L’un d’eux, qui portait une tunique en laine sale, avait le nez tordu. Un autre était borgne et le troisième portait une barbe tressée qui tombait jusque sur sa grosse boucle de ceinture.

- « Eh d’abord pourquoi c’est nous qu’on se pèle le cul ici ? Ca fait trois nuit d’affilée qu’on monte la garde. Pourquoi c’est pas Sagar et son idiot de frère qui prennent la relèvent pour une fois. » maugréa le barbu en brisant le silence ambiant.
- « Si t’avais eu la bonne idée de fermer ta gueule et de pas provoquer Boris, peut-être qu’on serait pas là mais plutôt à l’intérieur en train de s’envoyer des cornes de kvas et de salir nos jolies servantes une nouvelle fois. » lui répondit celui au nez tordu d’un ton sec. « Il faut toujours que tu ouvres ta gueule. »

Le borgne, quant à lui, restait coi. Il agitait un peu les braises du bout de sa lance. Face à l’insulte, le barbu se leva et dégaina un couteau.

- « Redis ça si t’es un homme. Tu sais très bien que le butin de la dernière sortie devais nous revenir à nous, et pas à ces fils de chien. Allez, lève-toi ! »

L’autre, nullement impressionné, se contenta de jurer et secouant la tête.

- « Tu vois, je savais bien qu’t’avais rien entre les jam… »

La fin de cette phrase se termina dans un gargouilla lorsqu’une flèche jaillit des ombres pour se ficher droit dans la gorge du barbu, ressortant dans sa nuque. Il s’écroula en se tenant le cou. Une seconde de flottement plus tard, les deux autres, stupéfiés, se levaient d’un bond sans vraiment comprendre au moment où Lucrétia et Dokhara leur tombait dessus.

Sreten et ses hommes sautaient par-dessus le petit mur de torchis l’instant d’après et se mettaient en position autour du feu de camp pour ne pas attirer les sentinelles du fort. Aucun bruit de ce côté-là. L’attaque avait été parfaite et les guerriers de Chilgir n’avaient semble-t-il pas été repérés. Le chef du clan Kossuth, sabre au clair, adressa un regard appréciateur aux lahmianes.


- « Vous êtes de redoutables combattantes. » complimenta-t-il à voix basse avant de regarder les fortifications, plus loin sur le chemin. « Maintenant, une idée de la suite ? Si seulement nous pouvions ouvrir cette porte, là-bas. Nos cavaliers pourraient entrer. »
Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois. Je vis avec mes gens, loin de la folie des hommes. La nuit je vole dans les sombres profondeurs de la forêt. Mon regard d'acier partout se pose, et sans bruit, comme le vent, je file entre les branches des arbres séculiers. Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois.

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Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: [Lucrétia et Dokhara] Kislev mordant

Message par Lucretia Von Shwitzerhaüm »

Personne n’émit d’objections concernant le plan de Lucretia, qui fut dès lors approuvé. Non, la seule remarque qu’elle entendit se situa plutôt sur son rapport que sur sa manœuvre ; comment diable les évadés pouvaient-ils être ainsi armés, se demandait Ivar tout en jetant un sombre regard accusateur en direction de Sreten. La réponse de ce dernier rejoignit les pensées premières de la Lahmiane. Il était tout à fait possible qu’ils eussent pillé les bâtiments et l’armurerie les lieux. Car l’endroit était non seulement une mine, mais également une place forte devant accueillir une certaine garnison et son lot d’équipement. Même si elle savait bien que les ungols fournissaient de l’attirail militaire aux réfractaires, eu égard à la lettre qu’elle avait récupérée sur le cadavre dans le nid de la cocatrice, sa simple observation dans un campement militaire ne constituait pas une preuve nécessaire permettant de montrer au grand jour la duplicité de ces premiers. L’Immortelle prit bien soin de conserver pour elle ses pensées, laissant les deux hommes s’expliquer entre eux. Ivar finit par s’incliner, pour le moment du moins.

Le silence faisant alors place à un assentiment plus ou moins rétif en fonction des personnes, le seigneur des ungols décida d’aller de l’avant en désignant quelques hommes pour la mission que proposait Lucretia et, bientôt, un petit groupe de cinq quitta le gros des troupes pour disparaître dans l’obscurité de la nuit. En suivant le petit sentier qui louvoyait entre à-pics et promontoires rocheux, ils parvinrent sans mal aux abords du corps de garde. Il s’agissait ni plus ni moins que d’une maigre palissade de bois qui barrait la gorge sur toute sa largeur, palissade défendue en son centre par trois brigands. Si les cinq éclaireurs avaient avancé avec moult précautions de peur d’être repérés, ils se rendirent rapidement à l’évidence ; les trois évadés, comme l’avait prédit la Lahmiane, n’étaient aucunement sur le qui-vive. Au contraire, ils étaient tous là, autour du feu de camp, à s’invectiver les uns les autres. Lucretia connaissait fort bien la faiblesse, encore, de la vue humaine. Le regard ainsi dirigé vers la seule source lumineuse des environs, les trois hommes ne pouvaient discerner la moindre silhouette dans la pénombre. Une bonne minute leur serait nécessaire avant d’habituer leurs pupilles aux ténèbres, et c’était plus qu’il n’en fallait au petit groupe pour se mettre en position.

Le pugilat qui se préparait n’eut pas le temps d’éclore ; une sagette vint se ficher dans la gorge d’un scélérat, qui s’écroula dans un gargouillis inintelligible. Les autres hoquetèrent, surpris, et tâchèrent d’identifier l’origine du tir, fouillant la nuit de leurs regards apeurés. Derrière eux, Dokhara et Lucretia s’étaient déjà préparées à agir, et, en deux trois coups d’épée, l’affrontement fut terminé avant même d’avoir eu le temps de commencer. Pas un bruit, pas une alerte ; l’opération avait été rondement menée, et ce qui faisait office de corps de garde leur appartenait désormais. Ce n’était pas fini pour autant ; ils venaient tout juste d’ouvrir les hostilités, et le plus dur restait encore à faire. Sreten demanda les directives pour la suite, tout en insinuant que les choses seraient bien plus aisées si les portes du fortin venaient à être ouvertes.

« N’est-il pas ? » lança Lucretia dans un petit sourire mutin.

Au loin, elle observa les murailles dont le contour des merlons, sur lesquels les flammes des différents foyers à l’intérieur de la place forte venaient se refléter, se découpait dans la nuit noire.

« Oui… Je m’en charge « , lâcha-t-elle le plus simplement du monde avant de leur tourner le dos pour se mettre en marche, l’épée à la main.

Il y eut sans doute une certaine incompréhension, un certain remous du côté de Sreten, lequel se mit à argumenter face à ce qui lui semblait absurde, suicidaire. Lucretia se retourna alors.

« Il va falloir apprendre, lorsque je suis dans les parages, à parfois vous confronter à votre propre inanité. Je sais que cela n’est pas facile, mais je vous garantis que vous reprendrez bientôt des fonctions plus utiles. Lorsque j’aurai ouvert cette porte, par exemple. D’ici là, assurez-vous que nos hommes soient prêts à charger à mon signal. »
Test d’Int : 7, réussi.

Le laissant planté là, la Lahmiane reprit sa marche, disparaissant dans la nuit. Après s’être quelque peu éloignée, elle vérifia que personne ne pouvait la voir, que ce fût du côté de ses alliés comme de ses ennemis, et se transforma une fois de plus. Le volatile qu’elle incarnait désormais voleta prestement en direction du fort jusqu’à passer au-dessus de ses murailles. Défléchissant sa trajectoire, elle décrivit une courbe dans son vol pour s’engouffrer sous le corps de garde. Un rapide coup d’œil lui permit d’évaluer le danger ; une poignée de gardes surveillait malgré tout le portail. Si l’Immortelle demeurait confiante dans sa capacité à les vaincre tous autant qu’ils étaient, sans trop de soucis, il était tout à fait probable pour qu’elle n’eût pas le temps de les exécuter sommairement avant que l’un d’eux ne poussât un hurlement. L’alarme retentirait alors, et les évadés seraient prêts à se défendre. Non, ce n’était pas tout à fait ce qu’elle imaginait.

Reprenant la route de la voûte céleste, la corneille fusa à l’opposé de l’entrée. Là-bas, les soiffards s’en donnaient toujours à cœur joie, et les festivités allaient bon train. Ça buvait, ça frappait, ça bataculait, tout cela autour de différents feux éparpillés à travers tout le campement. Quelques torches flambaient çà et là également, accrochées sur les murs décrépis, créant une lourde fumée qui montait vers les cieux. C’était précisément ce qu’elle cherchait. S’arrêtant sur le chemin de ronde, Lucretia s’empara d’une oupille qu’elle jeta nonchalamment sur un toit en contrebas. Les flammes ne tardèrent pas à prendre et à s’élever, se nourrissant voracement du chaume qui composait le bâtiment. Cette fois-ci, un signal retentit dans l’enceinte de la mine. Des cris de surprise, des hurlements, des exclamations en tout genre ; bientôt, l’éternel « au feu » résonna de part et d’autre du fortin, et tous se mirent à l’ouvrage pour tenter d’apaiser le brasier.

5 tests d’Ini (18 +1, objet magique, +2, Sang Vif : 21) : 16, 5, 1 (réussite critique), 5, 15.

Il lui fallait désormais agir au plus vite. La Lahmiane n’avait pas précisé la manière avec laquelle elle préviendrait ses troupes que la voie serait libre. L’incendie qu’elle avait provoqué pouvait tout à fait être interprété de la sorte. Moins d’une seconde plus tard, elle s’était déjà métamorphosée en corneille. Un fragment d’instant après, elle était parvenue près du portail. La suite ne fut qu’un enchaînement de plumes, de silhouette informe, et de corps qui s’effondraient les uns à la suite des autres. L’œil humain ne pouvant discerner les actions qu’elle entreprit alors, le dernier garde encore en vie ne put que constater le résultat. Une présence, qui, dans une bourrasque, sembla se téléporter derrière chacun de ses collègues. Un éclat bref, scintillant, où se refléta l’espace d’un moment la lueur des torches. Et ses mêmes collègues qui chutèrent alors lourdement vers l’avant, toute vie les ayant déjà quittés. L’homme ne put entreprendre le moindre geste, réduit au simple rôle de spectateur. Il n’eut pas le temps de comprendre qu’il passerait bientôt à l’état de victime, lui aussi. Son corps rejoignit le sol, moins d’une seconde après celui de ses comparses.

Sans jamais dévier de l’objectif qu’elle s’était fixé, l’ancienne baronne de Bratian fit sauter la lourde planche qui maintenait encore la porte close, la jeta sur le côté, et ouvrit bien grand les battants. Par mesure de sécurité, elle gravit une à une les marches qui menaient au chemin de ronde, s’empara à nouveau d’une torche, et la fit choir de l’autre côté des remparts, à la verticale. Si Dokhara et Sreten avaient émis des doutes quant à l’incendie, ils ne pouvaient que comprendre qu’il fallait charger maintenant.

Cela dit, tout danger n’était pas écarté pour autant. Il était tout à fait possible que certains gardes se rendent compte de ce qu’il se passait au niveau de la porte principale, et décident d’agir, de la refermer. Lucretia la défendrait coûte que coûte, attendant que ses alliés n’arrivent.
Modifié en dernier par [MJ] Le Grand Duc le 21 avr. 2020, 22:10, modifié 1 fois.
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Ma Fiche
Objets particuliers:
- * Anneau Nowelleux (+1 INI)
- Amulette (relance d'un EC: 2/3 utilisations disponibles)

Compétences acquises et Dons du Sang

COMBAT :
Attaque : Coup précis (3), Arme de prédilection ( épée à une main)
Défense : Esquive, Acrobatie de combat, Sang vif (2) (DDS), Coriace,
Autres : Régénération Impie (DDS), Innocence Perdue (DDS)


MAGIE :
- Sens de la Magie
- Conscience de la Magie
- Maîtrise de l'Aethyr - niveau 3

CHARISME :
- Diplomatie
- Éloquence
- Séduction
- Intimidation
- Comédie
- Etiquette
- Intrigue de cour

INTELLIGENCE :
- Domination (DDS)
- Érudition
- Littérature
- Linguistique
- Histoire
- Administration
- Enseignement
- Connaissance végétale
- Langue étrangère : Kislévarin
- Connaissance des démons

INITIATIVE / HABILETE :
- Sang vif (DDS)
- Réflexes éclairs
- Escalade
- Monte - chevaux
- Sens Accrus
- Vision nocturne

AUTRES :
- Défi de l'Aube (DDS)
- Ame Profane (DDS)
- Forme de Familier : Corneille (DDS)
- Sang argenté (DDS)
- Alphabétisation
- Force accrue
- Chance
- Préparation des poisons

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Dokhara de Soya
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Re: [Lucrétia et Dokhara] Kislev mordant

Message par Dokhara de Soya »

La première ligne de défense avait été franchie sans la moindre difficulté. Escalader en silence le mur de torchis avait été un jeu d'enfant pour les lahmianes et les ungols, et abattre les trois sentinelles en poste avait été une simple formalité. Restait désormais à franchir le plus gros des défenses : l'enceinte de pierre protégeant les mines. Les compliments du chef ungol glissèrent sur la jeune femme qui avait bien du mal à se contenir : au sol devant eux, les cadavres répandaient leur hémoglobine et l'appel de la soif restait trop fort pour être ignoré. Aussi, lorsque Sreten s'enquit de la manière de franchir le dernier obstacle les séparant de leur objectif, Dokhara n'eut pas le temps de concrétiser la moindre idée, perdue qu'elle était dans son combat intérieur contre ses pulsions, que déjà sa consœur affirma pouvoir s'en charger. La jeune rouquine releva le regard vers son amante, abandonnant toute idée de velléité face au plus pur pragmatisme : oui, elle resterait à nouveau en arrière pendant que sa mère se chargerait de tout, mais c'était là leur meilleure stratégie. Elle n'était pas encore capable de se changer en volatile comme elle, et dans la situation présente c'était cet atout avant tous les autres qui était le plus déterminant dans leurs chances de victoire.

Elle resta donc muette, observant la silhouette de Lucrétia disparaitre après quelques pas seulement dans l'obscurité - du moins pour les ungols, la nyctalopie de l'ancienne baronne lui permettant de suivre du regard son amante sur une longue distance, pour voir apparaitre dans les secondes suivant sa disparition une corneille qui s'envolait vers les cieux. Sa génitrice disparue, elle pouvait sentir sur son dos les regards perplexes des kislévites, incertains quand à la déclaration pleine d'assurance de sa complice. Leur adressant un sourire gêné et un haussement d'épaule perplexe, elle leur dit :

- Ma sœur est parfois suffisante, souvent pénible, mais à la fin, toujours gagnante. Les chansons que j'écris à son sujet et que certains d'entre vous ont pu m'entendre chanter à Chilgir n'ont que rarement exagéré la vérité : elle est capable d'affronter en duel minotaures et coquatrices et d'en ressortir victorieuse. L'excellence est un objectif en soi pour elle, et dans tous les domaines : un mur n'arrêtera pas sa détermination, croyez-moi. Alors ne vous demandez pas si cette porte s'ouvrira, mais quand elle le fera, et soyez prêts pour cet instant.

Dokhara ne mentait même pas. Pas une seconde elle ne se sentait inquiète pour son amante : jamais elle n'avait vu Lucrétia flancher, ou échouer. Parfois elle y perdait du temps, des ressources, des compagnons, mais à la fin, ses objectifs finissaient accomplis. Son désir avait été de transformer Dokhara en lahmiane, elle lui en avait fait part il y a plus d'un an déjà, lors de la Taladélégation. A l'époque, elle avait rejeté cette idée en bloc, lui opposant une argumentation naïve pour défendre la vie.

Aujourd'hui, elle était ce que sa mère avait voulu qu'elle soit. Peu importe combien elle s'était débattu, sa route avait inévitablement rejoint celui que la lahmiane lui avait tracé. Une perspective aussi rassurante qu'effrayante.

Aussi ne fut-elle pas surprise lorsqu'une épaisse fumée noire s'éleva derrière les murs, bientôt accompagnée des échos de cris lointains, qui résonnaient contre la pierre de part et d'autre du goulet. Échangeant un regard avec Ivar et Sreten, Dokhara raffermit sa prise sur son épée dans une main, et sur les rennes de sa monture dans l'autre. Chuchotant une parole d'encouragement à Shana, elle fixa sans plus cligner des yeux la lourde porte en bois, au loin, qui pouvait s'ouvrir à tout instant.

Lorsque les deux battants s'ouvrirent, et qu'une torche tomba depuis le chemin de ronde devant leurs yeux, Dokhara n'hésita pas une seconde, criant comme la meneuse d'hommes qu'elle n'avait pourtant jamais été :

- Maintenant ! Chargez !

Elle se pencha sur son cheval et le talonna avec véhémence pour foncer droit devant elle, sans la moindre hésitation, sans même regarder derrière elle pour vérifier que les kislévites la suivaient effectivement. Aucune peur ne l'habitait, son cœur mort ne pouvant plus se manifester pour frapper douloureusement dans sa poitrine. Elle ne ressentait qu'une froide détermination, le désir de rejoindre son amante, et de vaincre à ses côtés.
Modifié en dernier par [MJ] Le Grand Duc le 01 mai 2020, 19:02, modifié 1 fois.
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Dokhara de Soya, Voie de la Belle Mort, Beauté mortelle

Profil : For 11 | End 11 | Hab 13 | Cha 17 | Int 12 | Ini 12 | Att 12 | Par 11(13) | Tir 10 | Mag 11 | NA 2 | PV 95/95

Compétences :
- Sociales : Diplomatie, Éloquence, Empathie, Étiquette, Séduction
- Artistiques : Chant, Danse, Musique (violon), Tatouage
- Intellectuelles : Alphabétisation, Langue étrangère (kislévarin, strygani)
- Martiales : Ambidextrie, Bagarre, Fuite, Monte, Parade, Résistance accrue (spécialisation alcool), Sang-froid
- Divers : Sens Accrus
- Dons Du Sang : Regard Hypnotique, Régénération Impie
Compétences en cours d'apprentissage :
Escamotage : 1/2
Adresse au tir (arbalètes) : 2/3
Équipement :
Armement :
- Lame en or marin : 14+1d8 dégâts ; 14(28) parade
- Main gauche : 8+1d6 dégâts ; 8(16) parade ; Rapide. +2 PAR si utilisée en conjonction avec une autre arme. Lors d'une parade, c'est le score de parade de l'arme en main droite qui compte pour le premier jet, celle de la main gauche pour le second jet si relance.
- Poignard : 12+1d6 dégâts ; 6(12) parade ; Rapide. Peut être utilisé comme arme de jet
- Arbalète : 34+1d8 dégâts : Malus de -2 TIR tous les 30 mètres ; Perforante (4) : Un tir par NA maximum.

Armure :
- Veste et jambières en cuir : 5 de protection partout sauf tête
- Tunique noire druchiie : 2 de protection sur tout le corps
Awards \o/
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[MJ] Le Grand Duc
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Re: [Lucrétia et Dokhara] Kislev mordant

Message par [MJ] Le Grand Duc »

Dokhara lança sa monture au galop et chargea. Seule. La troupe derrière elle hésita et les chevaux piaffèrent d’impatience. Sreten Tarmachirin, qui venait de se remettre en selle, avisa cette étrangère impétueuse qui galopait vers l’entrée du fort et dégaina son sabre.

- « Serions-nous moins fougueux qu’une imperinyi ? En avant ! » cria-t-il lui-même en talonnant son cheval.

Les guerriers de Chilgir poussèrent alors une clameur et chargèrent de concert en une grande cavalcade tandis que, devant, la jeune lahmiane filait sur son coursier strygani. Dans l’enceinte des murs de l’autre côté, de grandes flammes éclairaient la nuit et on pouvait entendre le brouhaha des bandits qui se précipitaient pour maîtriser l’incendie. Les sentinelles postées sur le chemin de ronde sonnèrent l’alerte en voyant les cavaliers surgir dans la nuit pour se précipiter vers le corps de garde mais leurs appels de perdirent dans le tumulte. Dokhara fut la première à fuser au-delà des portes, frôlant Lucrétia qui se tenait au milieu des cadavres de ceux qu’elle avait abattus. Sreten suivi et adressa une œillade pleine de respect à la vampire avant de pousser plus loin, le reste de la troupe sur les talons.

L’héritière des De Soya en tête, ils galopèrent entre les bâtiments qui flanquaient l’entrée du fort et chevauchèrent plus loin encore, jusqu’aux entrepôts en flamme. Ils déboulèrent ainsi dans le dos des forçats et une grande confusion s’ensuivi durant laquelle les brigands s’éparpillèrent ou tentèrent de résister, pour la plupart désarmés. Les flèches des guerriers ungols sifflaient de toute part et abattaient les fuyards qui s’écroulaient alors dans la poussière tandis que certains cavaliers mettaient pied à terre pour achever les blessés ou combattre ceux qui trouvaient le courage ou les armes nécessaires pour faire fasse aux attaquants. La scène résonnait des cris et des hennissements des chevaux, des cavaliers déboulaient dans tous les sens et le grand incendie illuminait le tout en faisant danser le ombres. Rapidement d’autres prisonniers surgirent des bâtiments après avoir mis les mains sur leurs armes, par groupes de trois ou quatre, et s’engagèrent dans les combats qui faisaient rage sur le terrain vague, entre les bâtiments aux murs de torchis ou même dans ces derniers. La bataille gagna l’ensemble du fort où les forçats et les guerriers de Chilgir, en nombres à peu près égaux, s’entretuaient dans un grand vacarme de ccris et de tintement d’acier.

Test d’Hab pour Dokhara (+1, Monte) : 13, réussi de justesse.
Dokhara dirigeait sa monture dans ce capharnaüm. La bête était nerveuse, peu habituée au fracas de la bataille, et hennissait bruyamment en faisant de grands écarts. Sa cavalière devait habilement reporter son poids d’un côté ou de l’autre pour ne pas chuter et peinait à maintenir le cheval sous son contrôle, une main tirée sur les rennes. Elle resta cependant en selle, même lorsque le coursier strygani se cabra quand un guerrier s’écroula à ses pieds, les entrepôts enflammés en fond de toile.

La jeune lahmiane repéra Ivar et ses neveux dont Valenty dans le tumulte, faisant face à une bande de bandits. Ils les engagèrent dans un combat sans merci tandis que les flèches continuaient de siffler ça et là, lancées par les ungols ou par les archers ennemis encore positionnés sur le chemin de ronde. Mais l’œil de Dokhara fut attiré par autre chose : une énorme brute s’avançait vers elle avec un grand maillet dans les mains. L’homme était torse nu, gigantesque et aussi adipeux que musclé, et sa trogne cassée était barrée d’une cicatrice qui lui emportait la moitié de la bouche. Il était tondu à l’exception d’une mèche grasse fixée à son front par la sueur et ses petits yeux porcins la fixaient avec une lueur mauvaise. Voyant en une femme une proie facile, le prisonnier leva son maillet en bois et poussa un cri en la chargeant.

Lucrétia, quant à elle, se trouvait toujours au niveau du portail. Alors qu’elle allait se déplacer, des ennemis jaillirent du bâtiment qui longeait la muraille en poussant une grande clameur pour se porter au combat. Tandis que la plupart fonçaient vers le terrain vague où le plus dur de la bataille avait lieu, l’un d’entre eux remarqua la lahmiane et poussa un rire mauvais. Il appela quelques-uns de ses comparses, six brutes qui firent demi-tour et qui s’approchèrent de la lahmiane comme des hyènes, la fixant avec des regards lubriques en faisant passer leurs armes d’une main à l’autre. Ils portaient sabres, surins, masses et l’un d’entre eux brandissait même une longue pique. Ils étaient tous tatoués et avaient des gueules de tueurs d’enfants. Nul doute qu’ils pensaient déjà à quoi faire de la magnifique créature une fois qu’ils auraient les mains dessus. Mais avant que le combat s’engage, un guerrier ungol déboula depuis l’escalier du corps de garde et se retrouva coude à coude avec Lucrétia, face aux prisonniers. Son regard surpris se changea aussitôt en une expression résolue et il saisi son sabre courbe d’une main, l’autre tendue dans l’air, et s’apprêta à recevoir l’ennemi sans un mot en fixant la racaille face à eux pour deviner lequel allait charger en premier.


- « Retourne-toi et fuis, étrangère. Je vais les retenir. » souffla-t-il à la lahmiane entre ses longues moustache sans détourner le regard.
Dokhara : tu te situe sur le terrain vague entre les entrepôts en flamme et le groupe de bâtiments qui flanquent le corps de garde. Dans ton récit de tu peux te caler quelques kills sans soucis avant d’arriver au combat avec le gros au maillet. Tu es toujours à cheval, libre à toi de mettre pied à terre ou de charger sur sa monture.

Lucrétia : tu te situe toujours au pied du corps de garde, devant le portail. Tu as donc 7 ennemis devant toi et un guerrier ungol de ton côté.
Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois. Je vis avec mes gens, loin de la folie des hommes. La nuit je vole dans les sombres profondeurs de la forêt. Mon regard d'acier partout se pose, et sans bruit, comme le vent, je file entre les branches des arbres séculiers. Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois.

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Re: [Lucrétia et Dokhara] Kislev mordant

Message par Lucretia Von Shwitzerhaüm »


Lucretia se tenait devant le corps de garde, les sens aux aguets, l’épée à la main. Ses yeux scrutaient l’obscurité, au loin, là où elle avait laissé Dokhara et Sreten. Etant donné le relief légèrement déclinant, la position qu’occupait présentement la Lahmiane ne lui permettait pas de les apercevoir. Seule une sentinelle placée en hauteur, sur le chemin de ronde ou sur l’une des tours, pouvait les repérer. Ce fut bel et bien ce qui se passa. Si le fortin retentissait des clameurs tumultueuses des bandits qui s’essayaient à noyer un incendie toujours plus vrombissant, l’ouïe de l’Immortelle lui permit d’entendre distinctement ce cri d’alarme qu’aucun autre ne reçut. Mais personne n’y prêta attention tant le désordre et la surprise paralysaient les évadés de la mine. Derrière elle, Lucretia discernait des silhouettes perdues qui semblaient presque errer autour des casernes en feu. Parfois, elles allaient là, les bras ballants, parfois, elles couraient au hasard, telles des poules fraîchement décapitées. Seuls quelques rares gredins, probablement les moins saouls du lot, avaient eu la présence d’esprit de se ruer au puits pour former un semblant de chaîne humaine que leurs comparses peinaient à compléter.

Le grondement des sabots d’un cheval retentit, au loin. Puis, quelques secondes plus tard, d’autres, bien plus nombreux. Tournant son regard vers le sentier qui serpentait jusqu'à la mine, la Lahmiane les aperçut enfin. Dokhara menait la charge, toute seule, sa monture strigani ayant vraisemblablement distancé les ungols. Un fragment de remembrance s’imposa à Lucretia ; ce souvenir lointain où son amante avait décidé d’affronter le vovoïde Alyosha que pour mieux terminer les quatre fers en l’air et le visage dans la boue. Désormais sa fille, la voilà qui venait de battre à plate couture, usant de sa nouvelle agilité et des talents de sa monture, un peuple reconnu pour sa maestria dans l’art de l’équitation. Un petit sourire satisfait, et non moins fier, la saisit lorsque Dokhara passa devant elle, fusant au contact de l’ennemi. Un instant après, elle capta un nouveau regard, celui de Sreten, lequel paraissait des plus impressionnés face aux prouesses qu’elle venait de démontrer.

L’arrivée insoupçonnée des attaquants parut perturber que plus encore les anciens mineurs. De nouveaux cris surgirent dans la nuit, de nouvelles invectives, et, bientôt, le sifflement incessant des flèches. Bénéficiant de l’effet de surprise, les ungols furent en mesure d’éliminer rapidement les soldats qui les regardaient évoluer, incrédules, et qui restaient plantés là. Plusieurs fuyards furent reçus à coup de lames ou de traits dans le dos. Mais après un certain temps, qui permit assurément d’équilibrer les forces en présence, nombre d’aigrefins jaillirent en dehors des casernes ou de l’armurerie, et commencèrent à former quelques rangs défensifs.

Tandis que Lucretia effectuait ses premiers pas pour aller rejoindre ses troupes, une nouvelle flopée de bandits envahit le corps de garde. Attirés par le gros de la bataille, ils mirent deux ou trois secondes avant de remarquer sa présence, mais, une fois leurs pupilles braquées sur l’Immortelle, ils ne semblèrent plus pouvoir la quitter du regard. Ils étaient sept, sept à plisser leurs lèvres dans un torve sourire, sept à arborer une expression égrillarde et obscène, sept à glousser telles des hyènes devant la cible aussi facile qu’appétissante qu’elle représentait à leurs yeux. Des trognes défigurées, des dents tordues, des tatouages en tout genre, et toujours la même odeur de crasse qui les suivaient où qu’ils aillassent ; tout ce que la lie de l’humanité avait à offrir.

Mais cela lui convenait parfaitement. La Lahmiane préférait de loin affronter des ennemis qui ne se doutaient de rien plutôt que d’autres qui savaient précisément ce à quoi s’attendre. Elle préférait bien mieux les regards lubriques aux attitudes déterminées. Désireux de ne pas trop l’abîmer afin de mieux en profiter par la suite, ils retiendraient leurs coups, et chercheraient à la blesser plutôt que de la tuer. Cela donnerait à Lucretia un avantage certain qui lui permettrait d’en éliminer rapidement un ou deux avant qu’ils ne deviennent une réelle menace. C’était, à tout le moins, ce qu’elle imaginait actuellement. La fusée de son épée bien calée dans le creux de sa main, la baronne de Bratian se prépara à l’affrontement.

Nouveau bruit, nouvel intrus ; un ungol déboula d’un escalier pour manquer de percuter Lucretia dans le dos. Surpris par la présence de la jeune femme comme par la rangée de bandits qui lui faisait face, il s’arrêta net, pris au dépourvu, avant de considérer la scène. Deux contre sept. Il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre que, dans son esprit, ils étaient tous les deux déjà morts. Grand seigneur, il donna une chance à Lucretia de s’enfuir pour s’en tirer vivante. Elle haussa un sourcil interrogateur du regard, avant de rétorquer :

« Retourne-toi et fuis, ungol. Je vais les retenir. »

Ils se jugèrent du regard, et, lorsqu’ils comprirent que ni l’un ni l’autre ne reculerait le premier, ils se sourirent mutuellement, comme un dernier affront à la mort. Puis attaquèrent de concert.

Stratégie :
Tiens, je vais utiliser un Don du Sang pour la première fois, bien que ce soit un des premiers que j’ai choisi : Innocence Perdue.
Je les laisse délibérément attaquer les premiers, que ce soit sur moi comme sur mon allié.
Peut-être vont-il attaquer moins fort qu’ils le feraient d’ordinaire, comme explicité dans mon post. Mais en plus, j’utilise Innocence Perdue : tant que je n’ai pas attaqué, ils perdent -3 en ATT / Tir sous condition qu’ils échouent à un test d’INT-1.
Une fois qu’ils ont attaqué et qu’ils ont ouvert leur garde (utilisé leur NA), je riposte et je dépense mes quatre NA (dance macabre ? Voir le topic de La Forêt), et, au round 2, je réattaque la première car Innocence Perdue n’agira plus du fait de mes dernières attaques. (J’aurai quand même une esquive gratuite par round, as usual).

Aussi, mes compétences ont été réorganisées pour davantage de clarté, je l’espère, afin d’éviter au mieux les oublis de compétences et / ou de Dons du Sang, ce qui nous arrive fréquemment. :mrgreen:

Modifié en dernier par [MJ] Le Grand Duc le 09 mai 2020, 17:46, modifié 1 fois.
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Ma Fiche
Objets particuliers:
- * Anneau Nowelleux (+1 INI)
- Amulette (relance d'un EC: 2/3 utilisations disponibles)

Compétences acquises et Dons du Sang

COMBAT :
Attaque : Coup précis (3), Arme de prédilection ( épée à une main)
Défense : Esquive, Acrobatie de combat, Sang vif (2) (DDS), Coriace,
Autres : Régénération Impie (DDS), Innocence Perdue (DDS)


MAGIE :
- Sens de la Magie
- Conscience de la Magie
- Maîtrise de l'Aethyr - niveau 3

CHARISME :
- Diplomatie
- Éloquence
- Séduction
- Intimidation
- Comédie
- Etiquette
- Intrigue de cour

INTELLIGENCE :
- Domination (DDS)
- Érudition
- Littérature
- Linguistique
- Histoire
- Administration
- Enseignement
- Connaissance végétale
- Langue étrangère : Kislévarin
- Connaissance des démons

INITIATIVE / HABILETE :
- Sang vif (DDS)
- Réflexes éclairs
- Escalade
- Monte - chevaux
- Sens Accrus
- Vision nocturne

AUTRES :
- Défi de l'Aube (DDS)
- Ame Profane (DDS)
- Forme de Familier : Corneille (DDS)
- Sang argenté (DDS)
- Alphabétisation
- Force accrue
- Chance
- Préparation des poisons

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Dokhara de Soya
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Re: [Lucrétia et Dokhara] Kislev mordant

Message par Dokhara de Soya »

La situation s'était renversée. Elle n'était pas en train de subir une agression, elle la provoquait. Elle avait poussé ces kislevites à la suivre, et maintenant, ils chargeaient sur leurs montures, derrière elle, pour attaquer les pillards de la mine. A l'instar des stryganis qui avaient subi l'offensive injuste des hommes de Rossin, les bandits n'étaient pas prêts pour cette invasion, trop certains de leur sécurité derrière leurs fortifications. Leur attention détournée par l'incendie déclenché par Lucrétia, la charge de cavalerie avait pénétré sans mal dans l'enceinte des murs, pour progresser jusqu'aux entrepôts en feu. Occupés à porter de lourds seaux remplis d'eau, la plupart étaient désarmés, et ceux qui avaient une arme à la ceinture finirent pour la plupart avec une flèche ungole plantée dans le corps avant d'avoir pu la dégainer. Du haut de sa monture, Dokhara abattit deux fuyards de coups d'épées nets tandis qu'elle les dépassait au galop.

Mais l'avantage conféré par l'effet de surprise ne pouvait durer qu'un temps. Alors que cette première vague de détenus désorganisée était tombée sans aucune difficulté, voilà qu'une seconde surgissait des bâtiments alentours, par petits groupes, prêts à en découdre. Réveillés par le raffut, ils avaient immédiatement saisi leurs armes, et se jetaient déjà sur les envahisseurs.

Ayant perdu de vue Lucrétia qu'elle avait entraperçu aux portes, Dokhara ne s'inquiéta pas outre mesure de son sort quand bien même les affrontements gagnèrent rapidement en intensité dans toute la cour. Elle ne pouvait de toutes manières pas se permettre d'être distraite par autre chose que ce qui se déroulait dans son environnement immédiat : entre les bâtiments en flammes, les cris des guerriers et le fracas des armes, sa monture devenait difficile à contrôler et menaçait de la renverser si elle ne s'y prenait pas correctement. Les bandits qui surgissaient ne comptaient pas lui laisser le temps de gérer la nervosité de sa monture, et rester immobile faisait d'elle une cible trop facile pour les archers. Elle chargea à travers la cour, longeant les entrepôts qui brûlaient, s'agrippant aux rennes d'une main et abattant son arme sur les bandits de l'autre, tout en ajustant son poids d'un côté ou de l'autre de sa monture pour s'adapter à ses écarts et sursauts.

Elle avait repéré Ivar et ses neveux au milieu des combats, mais s'était résolue à ne pas se soucier d'eux davantage que Lucrétia. Malgré sa toute nouvelle force, se retrouver au milieu de pareils affrontements était nouveau pour elle. Il y avait des ennemis partout, des flammes qui se propageaient, des flèches qui volaient à travers les cieux... trop de dangers pour se préoccuper de quoi que ce soit d'autre que sa propre survie.
Aussi, lorsqu'elle aperçut ce colosse au visage porcin qui chargeait dans sa direction, avec l'intention évidente de s'en prendre à elle et personne d'autre, elle n'hésita pas une seconde dans ses priorités : talonnant Shana, elle chargea droit vers lui pour aller à sa rencontre, hurlant sans même s'en rendre compte, déterminée à le frapper de sa lame avant qu'il n'ait le temps d'abattre son maillet de bois sur elle ou son cheval.
Et pour s'en assurer, quoi de mieux que d'utiliser ce don qu'elle avait développé pendant l'hiver, et qu'elle avait entraîné sur le jeune Valenty des semaines durant ? Croisant le regard de ce répugnant bandit, Dokhara tenta de répéter ce qu'elle avait appris à faire sur son amant : l'hypnotiser un court instant, pour le rendre plus vulnérable que jamais.

Donc :
- Je charge à cheval, avec les bonus que ça implique qui sont détaillés sur cette page dans la partie de combat sur monture.
- Dès lors que je suis à portée de ce DDS (6m en l'occurence), je tente un Regard Hypnotique, avant de lui mettre mon coup d'épée une fois ces 6 derniers mètres franchis. Après tout, tu as bien dit que ses petits yeux porcins me fixaient, et la description du don parle d'immobiliser un adversaire d'un simple regard :D
Modifié en dernier par [MJ] Le Grand Duc le 13 mai 2020, 16:06, modifié 1 fois.
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Dokhara de Soya, Voie de la Belle Mort, Beauté mortelle

Profil : For 11 | End 11 | Hab 13 | Cha 17 | Int 12 | Ini 12 | Att 12 | Par 11(13) | Tir 10 | Mag 11 | NA 2 | PV 95/95

Compétences :
- Sociales : Diplomatie, Éloquence, Empathie, Étiquette, Séduction
- Artistiques : Chant, Danse, Musique (violon), Tatouage
- Intellectuelles : Alphabétisation, Langue étrangère (kislévarin, strygani)
- Martiales : Ambidextrie, Bagarre, Fuite, Monte, Parade, Résistance accrue (spécialisation alcool), Sang-froid
- Divers : Sens Accrus
- Dons Du Sang : Regard Hypnotique, Régénération Impie
Compétences en cours d'apprentissage :
Escamotage : 1/2
Adresse au tir (arbalètes) : 2/3
Équipement :
Armement :
- Lame en or marin : 14+1d8 dégâts ; 14(28) parade
- Main gauche : 8+1d6 dégâts ; 8(16) parade ; Rapide. +2 PAR si utilisée en conjonction avec une autre arme. Lors d'une parade, c'est le score de parade de l'arme en main droite qui compte pour le premier jet, celle de la main gauche pour le second jet si relance.
- Poignard : 12+1d6 dégâts ; 6(12) parade ; Rapide. Peut être utilisé comme arme de jet
- Arbalète : 34+1d8 dégâts : Malus de -2 TIR tous les 30 mètres ; Perforante (4) : Un tir par NA maximum.

Armure :
- Veste et jambières en cuir : 5 de protection partout sauf tête
- Tunique noire druchiie : 2 de protection sur tout le corps
Awards \o/
Warfo Award 2018 du meilleur PJ - RP
Warfo Award 2019 du meilleur PJ - Élaboration
Dream Team 2018 et 2019 avec Lucretia Von Shwitzerhaüm
Miss Vieux Monde 2019

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Re: [Lucrétia et Dokhara] Kislev mordant

Message par [MJ] Le Grand Duc »

Dokhara
Regards hypnotique (test de Char +1,) : 9, réussi.
Tentative de résistance du prisonnier (test d’Int) : 13, ratée.
Le prisonnier est hypnotisé.

Charge de Dokhara (+2, Charge, +1 Cavalier vs Piéton) : 8, réussie.
Pas d’esquive ou de parade du prisonnier car il est hypnotisé.
Le prisonnier perd 47 points de vie. Il lui en reste 23.

Le prisonnier n’est plus hypnotisé mais subit un malus de -2 Att pour représenter la surprise/l’étourdissement.
Attaque du prisonnier contre Dokhara (-2, hébété, -2, Piéton vs Cavalier) : 11, ratée.

Attaque de Dokhara (+1 Cavalier vs Piéton) : 8, réussie.
Parade du prisonnier : 9, réussie.
Le prisonnier perd 20 points de vie. Il lui en reste 3.
Test d’End du prisonnier (-2, blessures importantes en 1 tour) : 17, raté.
Le prisonnier est hors de combat.

Lucrétia
1d6 = 5 prisonniers attaquent Lucrétia.
2 prisonniers attaquent le ungol.

Lucrétia vs 5 prisonniers
Utilisation du Don de Sang : Innocence perdue.
5 tests d’Int -1 : 3, 6, 10, 13, 19. 2 réussites, 3 échecs. 3 prisonniers subissent un malus de -3 Att et Par .
Attaques des prisonniers (2 premiers sans malus, 3 suivants avec malus de -3 Att) : 15, 12, 2, 8, 14. 1 réussite (5 degrés de réussite), 4 échecs.
Esquive de Lucrétia (+2, Sang vif (2), +1 Acrobatie de combat) : 6, 14 degrés de réussite.
L’attaque est esquivée.

Lucrétia utilise le trait Valse macabre.
5 touches (+1, Arme de prédilection) : 16, 4, 18, 7, 10. 5 réussites.
Parades des prisonniers (2 premiers sans malus, 3 suivants avec malus de -3 Par) : 3, 5, 11, 16, 3.
2 réussites, 3 échecs.
3 prisonniers meurent. Il reste 14 points de vie à un prisonnier.
Test d’End du prisonnier blessé (-2, blessures importantes en 1 tour) : 13, raté.
Le prisonnier blessé est hors de combat et il n’en reste plus qu’un en état de se battre.

Attaque de Lucrétia (+1, Arme de prédilection) : 18, réussie.
Le prisonnier perd 45 points de vie. Il lui reste 15 points de vie.

Test de Cou du prisonnier (-2, massacre de ses comparses) : 1, réussite critique.
Il reste en combat.

Attaque de Lucrétia (+1, Arme de prédilection) : 12, réussie. 6 degrés de réussite.
Parade du prisonnier : 10, ratée.
Le prisonnier est mort.

Ungol vs 2 prisonniers
Attaque du ungol : 7, réussie.
Parade du prisonnier : 17, ratée.
1 prisonnier perd 22 points de vie. Il lui en reste 38.

Attaques des prisonniers contre le ungol : 1, 4. 1 réussite critique (pas de parade possible), 1 réussite.
Parade du ungol : 9, réussie.
Le ungol perd 34 points de vie. Il reste 31 points de vie au ungol.

Attaque du ungol : 8, réussi.
Parade du prisonnier : 1, réussite critique, l’attaque est parée.

Attaques des prisonniers contre le ungol : 12, 20. 1 échec, 1 échec critique (impossible de parer le prochain coup).

Lucrétia contre 1 prisonnier (+1, Arme de prédilection) : 8, réussi.
Parade du prisonnier : 15, ratée.
1 prisonnier 42 points de vie et meurt, il reste 1 prisonnier.

Lucrétia contre 1 prisonnier (+1, Arme de prédilection) : 5, réussi.
1 prisonnier perd 41 points de vie. Il lui reste 19 points de vie.

Lucrétia contre 1 prisonnier (+1, Arme de prédilection) : 17, réussi.
1 prisonnier perd 39 points de vie et meurt.
Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois. Je vis avec mes gens, loin de la folie des hommes. La nuit je vole dans les sombres profondeurs de la forêt. Mon regard d'acier partout se pose, et sans bruit, comme le vent, je file entre les branches des arbres séculiers. Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois.

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Re: [Lucrétia et Dokhara] Kislev mordant

Message par Lucretia Von Shwitzerhaüm »


Il y a fort longtemps, Nuln, quartier de l’Universität, à la prestigieuse université de la capitale du Wissenland.



Image

Ombeline se tenait prête, bien que quelque peu crispée derrière les gigantesques toiles drapées de rouge et brocardées d’or qui la séparaient encore de son appréhension. Son cœur battait la chamade, bien plus rapidement qu’elle ne l’aurait voulu. A n’en pas douter, tout le monde autour d’elle pouvait percevoir le souffle de sa respiration qui n’en devenait que plus profond à mesure que les secondes se forlongeaient. En particulier Wilmar, son partenaire, dont les mains étaient posées sur les avant-bras de la jeune femme tandis qu’elle faisait de même. Ils partageaient à deux, et avec quatre autres couples, une insupportable attente qui n’allait toutefois pas tarder à se briser pour les précipiter sur les devants de la scène.

Le Grand Bal de fin d’année, voilà dont il était question en cette chaude soirée qui tirait vers l’été. Afin de célébrer l’accomplissement de plusieurs années de dur labeur, ils avaient été triés sur le volet pour ouvrir la cérémonie et offrir aux invités, dont les parents et la famille détenaient une place toute particulière, un spectacle digne de ce nom. Plusieurs fois par semaine, les cinq couples avaient répété et répété encore les mouvements qu’ils allaient produire devant leur public. Tout devait être parfait, et pour cause ; de derrière les velours, les conversations et les rires s’en trouvaient atténués, mais le brouhaha continu et général trahissait un nombre de personnes peut-être même supérieur aux attentes des professeurs. Tension, incertitude, nervosité ; les cavaliers envoyaient de petits sourires à leur partenaire de manière à les rassurer, mais ces dernières n’étaient pas dupes. Eux non plus n’en menaient pas large. Sur ses bras nus, Ombeline ressentit la moiteur émanant des paumes de Wilmar. Sachant qu’elle ne faisait pas exception à la règle, elle tâcha de reprendre une prise un peu plus confortable. Sans trop bouger de sa position, la jeune femme tenta de jeter un coup d’œil par-dessous les voiles afin d’évaluer au plus proche l’objet de sa peur actuelle ; par Sigmar, combien étaient-ils, dans la salle ?

Elle n’eut pas le temps d’esquisser le moindre geste ; les rideaux s’ouvrirent brutalement comme l’orchestre positionné en contrebas de la scène s’était mis à entamer sa partition, la prenant presque au dépourvu. La musique était forte, bien plus prononcée qu’à l’accoutumée, lui faisant perdre ses repères. Ombeline eut simplement l’occasion de jeter un regard en direction de la salle et de pâlir devant ces centaines et centaines de sièges occupés qui lui faisaient face avant que son partenaire ne l’entraînât avec lui.

Les mouvements lui revinrent avec une aisance insoupçonnée. La jeune femme ne ressentit plus le besoin de se focaliser sur son corps ; il lui suffisait de suivre la cadence imposée par Wilmar. Elle se mit à évoluer avec une grâce nonpareille qui, elle le sentit davantage qu’elle ne put l’entendre ou le lire sur les visages des spectateurs, obligeait presque ces derniers à soupirer d’extase. Mais était-elle bien la source de cet enthousiasme enflammé mais non moins respectueux en provenance d’un public qui en demandait davantage, ou bien l’une de ses collègues lui volait-elle en réalité cette gloire qu’elle s’était soudainement mise à désirer si ardemment ? Menée par son cavalier, et aidée par sa connaissance parfaite de la chorégraphie, Ombeline se permit de quitter des yeux le jeune homme pour les promener autour d’elle.

Au beau milieu d’un déboulé qui terminait un fouetté en rond de jambe, elle aperçut Adalgia qui exécutait une cabriole des plus parfaites, et le regard d’Ombeline se teinta de méchanceté. N’avait-elle pas ouï, là-bas, plus loin, un soudain soupir de la part du public, plus prononcé et plus profond que tous les derniers ayant été poussés ? Cela dit, elle ne pouvait pas en vouloir à ces bonnes gens ; elle devait reconnaître qu’Adalgia avait elle aussi travaillé dur pour parvenir à réaliser ce pas avec une telle maestria. Et c’était sans compter sur une coupe élégante, de longues jambes élancées qui la portaient bien haut, et un partenaire tout aussi charmant qui lui assurait une attention des plus particulières. Finissant un brillant détourné entre les mains de son cavalier, Ombeline afficha une moue mauvaise, avant de subitement prendre le contrôle.

Wilmar ressentit l’infime injonction de la jeune femme, perçut ses doigts qui lui enserraient plus fermement les avant-bras, et parut désorienté, ne comprenant pas. Mais Ombeline insista ; multipliant les chassés et les échappés, écornant une partie de la chorégraphie en trichant à l’aide de pas plus brefs, plus courts, et plus rapides, elle réduisit la distance qui la séparait d’Adalgia. Dangereusement proches l’un de l’autre, les deux couples tournoyaient alors coude à coude dans un ballet des plus incertains qui ne se rompit que sous l’effet d’une discrète mais ô combien bien placée talonnade de la part d’Ombeline. Sa comparse, au départ d’un grand jeté, perdit l’équilibre et s’effondra sur scène sous les yeux de son cavalier épouvanté.

Dans la salle, il y eut un instant de flottement ; quelques professeurs se levèrent, et là-bas, au loin, la famille de la victime fit de même dans une exclamation de stupeur et de peur. Mais l’orchestre, insouciant, tournant le dos à l’estrade, continuait sa partition. Ombeline se rengorgea et, faisant comme si de rien n’était, plaqua un admirable sourire sur ses lèvres et poursuivit de plus belle. Endiablée comme elle l’était, tournoyant et virevoltant sur la scène, elle passait de saut en soubresaut et de sissonne en jeté passionné que Wilmar peinait à réceptionner. Le jeune homme le sentait, il ne maîtrisait plus du tout la situation ; sa cavalière avait comme pris le mors aux dents et n’en faisait qu’à sa tête pour des raisons qu’il ignorait. Pourtant, pour l’œil néophyte des spectateurs, tout dans ses mouvements respirait l’art et la manière, l’adresse et la virtuosité ; la chorégraphie inventée par ses professeurs s’avérait magistrale.

Un failli et deux glissades plus loin, Ombeline se retrouva presque nez à nez avec Helena. Celle-ci rayonnait dans sa robe échancrée dont le prix devait tout simplement dépasser l’entendement ; sur la ravissante soie de Cathay se dessinaient des motifs floraux de cette région étrangère, des joyaux coruscants, incrustés dans les longues coutures, scintillaient de mille feux, les franges argentées qui tombaient élégamment de ses manches tournaient aériennement avec elle à chacun de ses mouvements, et il en allait de même pour ses jupons qui voletaient avec harmonie légèreté. Une robe faite pour elle, qui épousait parfaitement les courbes de son corps sur lequel venaient se perdre nombre de regards masculins qu’elle achevait d’ensorceler d’un sourire enjôleur. Ombeline grinça des dents ; Helena lui volait la vedette. Elle qui n’hésitait pas à s’atourner de vêture qui en montrait le plus tout en en exhibant le moins allait bientôt comprendre à quel point cette stratégie pouvait s’avérer risquée.

Alors qu’Ombeline pivotait en de multiples façons sur elle-même, retenue que d’un bras par son cavalier, sa main libre effleura prestement, l’espace d’une demi-seconde, les lacets qui refermaient le corset d’Helena. Deux temps plus tard, cette dernière sentit, épouvantée, sa robe qui menaçait de la quitter au beau milieu d’un saut de chat, et elle l’eût véritablement perdue si elle n’avait pas décidé de sauver sa dignité plutôt que sa performance. Elle lâcha un petit cri de surprise en cessant toute activité, retenant le tissu contre sa poitrine, et prit la fuite dans les coulisses.

« Plus que deux », songea alors Ombeline en étudiant ses deux dernières rivales, et son attention se porta sur Emmaë. Celle-ci ne présentait rien de particulier, si ce n’était qu’elle possédait, elle aussi, une certaine grâce, une certaine élégance dans son maintien, dans sa posture, dans sa façon de se mouvoir. Aucune d’entre elles n’avait été choisie au hasard pour ce spectacle, mais Emmaë était probablement la plus banale d’entre toutes. Le choix d’Ombeline s’avérait avant tout stratégique ; laisser sa dernière cible dans la course afin de l’évincer à l'ultime instant, au moment qu’elle jugeait le plus propice. Sans rien laisser paraître, la jeune femme arracha quelques perles de sa robe, qu’elle lâcha stoïquement contre sa taille au cours d’un lascif coupé. Les petites billes roulèrent le long de ses hanches, suivant la courbe de la vêture pour se précipiter sur le sol en direction d’Emmaë et de son partenaire. Dans son dos, Ombeline entendit le bruit sourd d’une chute et d’un corps que l’on tente de rattraper en vain. L’orchestre, toujours aussi insensible et aveugle à ce qui se passait sur la scène, continuait son incessante partition. La musique s’en allait fortissimo et les instrumentistes s’en donnaient à cœur joie pour annoncer les dernières mesures de leur pièce. L’attention d’Ombeline sur dirigea vers sa dernière cible.

Alwine. Une sobre bachelette, dont la gentillesse et la bienveillance se lisaient sur ses traits ingénus. La plus jeune d’entre toutes, également, qui dissimulait toutefois un véritable manque de confiance en elle par une assiduité redoutable dans toutes les tâches auxquelles elle se livrait. Elle apprenait absolument tout par cœur, leçons, mouvements, cérémonies, attitudes, réceptions, de peur de ne pas être à la hauteur. Ombeline le savait ; la chorégraphie hérétique qu’elle était en train de mener, sans compter tous les soudains abandons, avait bouleversé les convictions profondément ancrées dans l’esprit d’Alwine. Ce n’était plus tout à fait le même temps, le même rythme ; ce n’était plus véritablement cette même danse qu’elle avait apprise sur le bout des doigts. Les petits regards perdus, déboussolés, incertains qu’elle jetait autour d’elle en disaient long sur son état d’esprit. Et Ombeline en profita allègrement.

La musique s’emballa, annonçant la dernière partie du spectacle. Ombeline mena Wilmar sur la trajectoire d’Alwine au moment même où un porté devait être réalisé par l’une et par l’autre dans ce qui devait être l’achèvement de la prestation. Les deux partenaires des danseuses se retrouvèrent dos à dos sans même s’en rendre compte, s’apprêtant tous deux à élever leur cavalière dans un mouvement de force qui les entraînerait vers l’arrière afin de se stabiliser. Alwine comprit très bien ce qui allait se passer ; si les deux jeunes femmes effectuaient ce mouvement final imposé par la chorégraphie, alors les duos se télescoperaient en plein vol.

Les bois grondèrent leurs sons de caveau, faisant presque trembler la salle, accompagnés par les cuivres à la sonorité rude et massive. Les cordes, dont les violons en particulier, jouèrent une fugue en arpège dont les noires s’en trouvèrent martelées par les percussions. Une chorale, demeurée silencieuse jusque-là, se mit à vrombir, à s’élever par-delà la musique, et l’ensemble se trouva doté d’une puissance démesurée qui emporta tout avec lui. Les deux rivales s’observèrent un instant, et toutes deux se mirent à cabrioler et à courir à la rencontre de l’autre et de leur cavalier, au centre de l’estrade. Trois pas, deux pas, un pas ; Ombeline prit son élan et se propulsa vers Wilmar, qui la réceptionna habilement. Emporté par l’impulsion de la jeune femme, il recula à son tour de quelques pieds, donnant la sensation que sa cavalière planait littéralement tandis qu’il la portait tout là-haut, à bout de bras. Toute seule, sans aucune autre rivale dans cet espace aérien qu’elle s’était elle-même créé. Alwine avait effectué un pas de côté au dernier moment, abandonnant le porté, refusant l’inévitable collision avec Ombeline. Elle lui avait cédé contre son gré la part la plus magistrale de la chorégraphie, se contentant de quelques petits pas qui paraissaient bien pathétiques en comparaison de ce qui était attendu. Elle bouillonnait intérieurement, cela se lisait sur son visage, mais ne pouvait dès à présent plus rien contester.

Les dernières notes de musique s’étiolèrent dans l’espace, et Wilmar ramena sa partenaire au sol, doucement. Ils se tinrent tous deux en bordure de l’estrade, face au public. Ombeline les embrassa de son regard émeraude, balayant les loges et la fosse de son entière satisfaction. Un silence s’était fait dans la salle, qui demeura encore un instant. Puis un applaudissement retentit, suivi d’un autre, puis encore un autre. Une personne se leva, bientôt rejointe par la majorité des spectateurs, et la clameur de l’ovation fut totale.

La dernière danseuse avait la respiration courte, sa poitrine se soulevait et s’abaissait frénétiquement comme son cœur battait la chamade, une fois de plus. Tel qu’il l’avait fait au début du ballet, mais définitivement pas pour les mêmes raisons. Ce soir-là, elle s’était taillé une place de reine au beau milieu d’un spectacle qui devait pourtant toutes les mettre sur un même pied d’égalité. Elle était la seule, l’unique, que tout le monde, ou presque, applaudissait. Quelque chose en elle se nourrissait de toute cette gloire qu’elle venait de s’approprier. Sous ses mèches carmines plaquées sur son visage par des perles de sueur, elle rayonnait d’un contentement rarement ressenti, et son sourire resplendissait à la ronde. Il y avait, dans ce parterre d’inconnus qui l’avait observée se produire, des admirateurs, des soupirants, des adeptes, mais très probablement, avec ce qui venait de se passer sur scène, de futurs détracteurs, de nouveaux ennemis, dont les familles des jeunes femmes qu’elle avait évincées. Mais peu lui en chalait, car, ce soir, elle était au centre de l’attention, de tous, pour le meilleur comme pour le pire.

Radieuse, épanouie, Ombeline s’inclina bien bas devant son public, avant de fièrement se redresser et de saluer d’un bras nouvellement levé, victorieux, l’intégralité des spectateurs, tous autant qu’ils furent.




***


Actuellement, sous le corps de garde de la mine Oulianovsk.

Sevhim avait dans un premier temps songé à une proie facile, à l’instar de ses comparses. Pourtant, les quatre camarades qui l’avaient rejoint lorsqu’il avait désigné la jeune femme venaient tous de tomber sous les coups invisibles de cette dernière. Rapide, bien trop rapide. L’inconnue s’était joué de chacune des attaques qu’ils lui avaient portées, toutes en même temps, ou presque. Comme possédée par la puissance d’Ursun et la grâce de Dazh, elle avait volté, tourbillonné, voltigé dans tous les sens, décrit de son corps de mortelles arabesques qui avaient décimé les siens. A la beauté de ses gestes, à la précision de ses mouvements se partageaient l’horreur des blessures qu’elle avait infligées et la vision effroyable de ces corps mourants qui gisaient au sol. Mikhaïl avait eu le fémur écrasé par un coup de talon et se traînait lamentablement en-dehors du combat, Tordimir avait été atteint en une demi-seconde par trois coups de lame qui lui avaient cisaillé le dos, son armure, et sa colonne vertébrale, Fyodor avait été projeté au bas de la falaise et s’était probablement écrasé en contrebas, et Maksim… Sevhim ne le voyait pas, comme s’il avait brutalement disparu. S’était-il enfui, peut-être ?

La main tremblante, le cœur au bord des lèvres, et la peur qui lui crevait le ventre, le bandit effectua un pas en arrière, avant de s’immobiliser. La jeune femme venait de faire de même. Elle s’était fixement arrêtée, là, en plein milieu du champ de bataille, et l’expression qu’elle arborait provoqua chez lui un intense malaise. Elle lui sourirait, à lui, ou à quelque chose, quelqu’un, dans son dos, sans véritablement le voir. A dire vrai, c’était plus que cela encore. Elle irradiait d’une orgueilleuse majesté, et pourtant, elle paraissait toute fragile, tout innocente, comme une petite fille devant le plus beau des cadeaux que l’on aurait pu lui offrir. Au centre d’un futur cimetière, ses lèvres s’ouvraient sur une joie des plus ingénues, des plus sincères, des plus profondes. Elle devait être folle à lier. Mais pour Sevhim, c’était là l’occasion dont il avait toujours rêvé s’il désirait s’en sortir vivant. Rassemblant tout son courage, il fusa en avant, et lui asséna un violent coup d’épée.

La jeune femme se substitua une nouvelle fois à son attaque. Au moment où la lame allait rencontrer son cou, elle s’était inclinée vers lui dans une théâtrale révérence, et l’arme ne coupa que de l’air.
Sevhim la vit alors se redresser, triomphalement, épée pointée vers les cieux en un signe de victoire, alors même qu’elle n’avait pas noté sa présence. Et il s’aperçut que, dans ce même geste, le tranchant lui avait emporté la moitié du visage dans sa trajectoire. Le bandit s’écroula aux côtés des siens, à jamais.


Je me dirige vers le plus gros du combat pour aider les ungols. Si combien il doit y avoir, je les joue. Ou je vois ce qu’il se passe, ce que font les ungols, vu que tu disais pouvoir continuer.
Modifié en dernier par [MJ] Le Grand Duc le 21 mai 2020, 18:30, modifié 1 fois.
Raison : 6 xps / Total : 48 xps
FOR 16 / END 14 / HAB 17 / CHAR 18 / INT 17 / INI 19* / ATT 17 / PAR 13 / TIR 11 / MAG 17 / NA 4 / PV 134/140
Ma Fiche
Objets particuliers:
- * Anneau Nowelleux (+1 INI)
- Amulette (relance d'un EC: 2/3 utilisations disponibles)

Compétences acquises et Dons du Sang

COMBAT :
Attaque : Coup précis (3), Arme de prédilection ( épée à une main)
Défense : Esquive, Acrobatie de combat, Sang vif (2) (DDS), Coriace,
Autres : Régénération Impie (DDS), Innocence Perdue (DDS)


MAGIE :
- Sens de la Magie
- Conscience de la Magie
- Maîtrise de l'Aethyr - niveau 3

CHARISME :
- Diplomatie
- Éloquence
- Séduction
- Intimidation
- Comédie
- Etiquette
- Intrigue de cour

INTELLIGENCE :
- Domination (DDS)
- Érudition
- Littérature
- Linguistique
- Histoire
- Administration
- Enseignement
- Connaissance végétale
- Langue étrangère : Kislévarin
- Connaissance des démons

INITIATIVE / HABILETE :
- Sang vif (DDS)
- Réflexes éclairs
- Escalade
- Monte - chevaux
- Sens Accrus
- Vision nocturne

AUTRES :
- Défi de l'Aube (DDS)
- Ame Profane (DDS)
- Forme de Familier : Corneille (DDS)
- Sang argenté (DDS)
- Alphabétisation
- Force accrue
- Chance
- Préparation des poisons

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Dokhara de Soya
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Re: [Lucrétia et Dokhara] Kislev mordant

Message par Dokhara de Soya »

Ça avait quelque chose de grisant, de jouer les femmes guerrières.

Parce que si Dokhara pouvait tromper les gospodars et les ungols en se créant une fausse identité, un rôle de mercenaire endurcie, elle était trop lucide pour se mentir à elle-même. Oui, Lucrétia lui avait appris de solides bases d'escrime. Bien sur, elle avait passé du temps juchée sur sa monture pour mieux contrôler ses mouvements dans les situations tendues. Evidemment, le sang maudit qui coulait désormais dans ses veines faisait d'elle une terrible adversaire, aussi forte que rapide.

Mais tout cela ne faisait pas d'elle une combattante : on peut avoir le violon produisant le son le plus pur de l'Empire, s'être préparée des années durant à répéter seule dans sa chambre, lorsque vient le moment d'affronter le public, le moment de concrétiser son travail, il fallait encore affronter son stress, son trac, et l'impression malsaine de ne jamais avoir fait autre chose que de jouer une imposture jusqu'alors. "Pourquoi suis-je ici, je ne suis pas faite pour ça, je n'ai pas de talent particulier, pourquoi ai-je cru que ma musique intéresserait quelqu'un, il y a tant d'autres musiciens meilleurs que moi..." Ces doutes sont monnaie courante pour beaucoup d'artistes.

Pas un seul d'entre eux n'effleura pourtant Dokhara. Talonnant sa monture, hurlant tant de détermination que d'excitement, sa vue ne se troubla pas, sa main ne trembla pas, et pas une seconde ne désira t-elle se trouver ailleurs qu'en cet instant précis. Lorsque son regard croisa celui du colosse, elle n'eut qu'une fraction de seconde pour dominer son esprit : là encore, nulle place pour l'hésitation. Elle projeta sa conscience contre la sienne, et intima à ses pensées d'aller errer dans une douce brume onirique. Elle ne savait pas comment elle réalisait cette hypnose, elle savait seulement qu'elle en était capable, pour peu qu'elle laisse faire son instinct, qu'elle laisse un peu de mou à la bête affamée qui se tapissait au fond d'elle.

Elle abattit son épée de toutes ses forces alors que sa monture arrivait à portée. Elle avait visé sa nuque pour le décapiter, mais la vitesse de charge de Shana couplée à la constitution anormalement robuste du prisonnier gigantesque lui firent manquer de peu son coup : à la place, la lame se planta profondément dans son épaule, laissant un sillon sanglant lorsqu'elle la retira, emportée par l'élan de son cheval.

Alors qu'elle faisait demi-tour à sa monture, Dokhara constata qu'elle n'avait plus le temps de lancer une seconde charge : l'adipeux individu était sorti de sa torpeur, et fonçait vers elle maillet en main. Encore hébété de l'hypnose puis de l'estafilade qui avait transpercé son épaule, ses mouvements étaient gauches, et la lahmiane dévia son arme sans difficulté. Dokhara riposta d'un coup d'estoc, comptant sur la lenteur du prisonnier : elle fut néanmoins surprise de le voir plus vif qu'escompté, relevant son arme pour tenter de parer la lame. Malheureusement pour lui, sa tentative ne fut couronnée que d'un succès mitigé : plutôt que de transpercer sa cervelle, l'épée déviée finit sa trajectoire droit dans sa trachée, s'enfonçant de plusieurs centimètres avant de ressortir pour laisser échapper des flopées d'hémoglobine. Les yeux exorbités de surpris, il mit instinctivement sa main libre à sa gorge, dans une vaine tentative de stopper l'hémorragie. Trois secondes plus tard, il tombait au sol en produisant de vilains gargouillis, essayant sans nul doute de témoigner de son incrédulité face à sa défaite.

A son tour hypnotisée par son adversaire, Dokhara resta immobile pendant quelques longues secondes, incapable de détourner son regard du flot carmin qui arrosait le sol. Tout son être tremblait d'excitation. Ses mains serraient fermement les rennes de sa monture ainsi que son épée, et elle pouvait sentir ses griffes tenter de surgir de ses doigts pour se planter dans ses paumes avant qu'elle ne les rétracte à plusieurs reprises successives. Dans sa bouche, la jeune lahmiane mordait sa langue de désir, laissant ses canines la blesser dans une savoureuse douleur, son propre sang corrompu coulant dans sa gorge.

Écrasant la bête en elle par un effort colossal de volonté, elle détourna le regard, et talonna sa monture pour tenter de retrouver Lucrétia au milieu des combats. Elle avait besoin de son ancre dans le chaos, besoin que quelqu'un l’empêche de faire une bêtise si la chose en elle devenait incontrôlable.

C'était facile d'endosser le rôle d'une guerrière, mais bien plus difficile de quitter celui d'une vampire.
Modifié en dernier par [MJ] Le Grand Duc le 22 mai 2020, 16:26, modifié 1 fois.
Raison : 6 xps / Total : 48 xps
Dokhara de Soya, Voie de la Belle Mort, Beauté mortelle

Profil : For 11 | End 11 | Hab 13 | Cha 17 | Int 12 | Ini 12 | Att 12 | Par 11(13) | Tir 10 | Mag 11 | NA 2 | PV 95/95

Compétences :
- Sociales : Diplomatie, Éloquence, Empathie, Étiquette, Séduction
- Artistiques : Chant, Danse, Musique (violon), Tatouage
- Intellectuelles : Alphabétisation, Langue étrangère (kislévarin, strygani)
- Martiales : Ambidextrie, Bagarre, Fuite, Monte, Parade, Résistance accrue (spécialisation alcool), Sang-froid
- Divers : Sens Accrus
- Dons Du Sang : Regard Hypnotique, Régénération Impie
Compétences en cours d'apprentissage :
Escamotage : 1/2
Adresse au tir (arbalètes) : 2/3
Équipement :
Armement :
- Lame en or marin : 14+1d8 dégâts ; 14(28) parade
- Main gauche : 8+1d6 dégâts ; 8(16) parade ; Rapide. +2 PAR si utilisée en conjonction avec une autre arme. Lors d'une parade, c'est le score de parade de l'arme en main droite qui compte pour le premier jet, celle de la main gauche pour le second jet si relance.
- Poignard : 12+1d6 dégâts ; 6(12) parade ; Rapide. Peut être utilisé comme arme de jet
- Arbalète : 34+1d8 dégâts : Malus de -2 TIR tous les 30 mètres ; Perforante (4) : Un tir par NA maximum.

Armure :
- Veste et jambières en cuir : 5 de protection partout sauf tête
- Tunique noire druchiie : 2 de protection sur tout le corps
Awards \o/
Warfo Award 2018 du meilleur PJ - RP
Warfo Award 2019 du meilleur PJ - Élaboration
Dream Team 2018 et 2019 avec Lucretia Von Shwitzerhaüm
Miss Vieux Monde 2019

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Re: [Lucrétia et Dokhara] Kislev mordant

Message par [MJ] Le Grand Duc »

Le guerrier ungol qui tenait le corps de garde aux côtés de Lucrétia regarda le dernier assaillant mordre la poussière avec un regard incrédule. Lui qui s’attendait à sacrifier sa vie en combattant, il se retrouvait là, seulement blessé au bras, entouré des cadavres jetés au sol par la valse mortelle de la lahmiane. Ses yeux se portaient sur ces corps immobiles comme s’il n’arrivait pas à croire ce dont il venait d’être le témoin, puis sur Lucrétia. Mais avant qu’il ne revienne à lui et ne puisse dire quoi que ce soit, la baronne de Bratian s’était déjà élancée au-devant des combats avec une célérité peu commune.

De son côté, Dokhara fit son possible pour contrôler aussi bien sa soif de sang que sa monture impétueuse et tourna la bride pour retourner auprès du complexe de bâtiments qui jouxtaient le corps de garde dans l’espoir de retrouver son amante. Autour d’elle, l’union des gospodars et des ungols prenait clairement le dessus sur les évadés de la mine. Ces derniers, pris de court et désormais en infériorité numérique, déposaient les armes les uns après les autres. La rapidité de l’assaut avait eu raison de leur détermination, qui n’était du reste guère aiguisée. N’étaient-ils pas qu’une bande de taulards transformés en pillards ?

Bientôt les dernières poches de combats se turent et les ennemis survivants furent réunis sur le terrain vague qui s’étendait devant l’entrée des tunnels de mine. Ils étaient une quarantaine, regroupés là comme du bétail à bout des lances et des arcs bandés. Mains levées, dépouillés de leurs armes, ils furent forcés à mettre genou à terre sous la surveillance des archers ungols. Le reste des forces de Chilgir se posta en bloc face à eux, comme la promesse de les exterminer si un seul osait bouger le petit doigt. Un petit escadron s’était détaché pour aller dans le bâtiment principal libérer les femmes captives et les ramener vers l’attroupement.

Sreten et Ivar se tenaient face à la cohue de ceux qui étaient à nouveaux captifs. L’artisan gospodar fulminait, épée en main, tandis que le prince ungol se tenait en retrait avec les bras croisés. Il était temps de décider quoi faire d’eux maintenant que la mine d’Oulianovsk avait été reprise. L’avis d’Ivar était fait sur la question.

- « Tranchons-leur la tête et les mains et envoyons le tout au boyard et même à la tsarine en personne ! Que les nobles de Kislev sachent qu’il existe encore des hommes, dans le Nord, qui sont capable de prendre leur destin en main. » grondait-il en passant une main sur le dos de sa lame.

Sreten Tarmachirin, quant à lui, se contenta de se lisser les moustaches en avisant les étrangères si d’aventure elles se trouvaient à ses côtés, attendant probablement leur avis sur la question et n’ayant l’air nullement pressé.

Libre à vous de romancer un passage sur votre participation aux dernières poches de combat si vous le souhaitez !
Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois. Je vis avec mes gens, loin de la folie des hommes. La nuit je vole dans les sombres profondeurs de la forêt. Mon regard d'acier partout se pose, et sans bruit, comme le vent, je file entre les branches des arbres séculiers. Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois.

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