[Morwen Nidariel & Piero Orson] Quand les Hommes redeviendront des Bêtes

La province du Nordland est peu peuplée et ses régiments passent l'essentiel de leur temps à patrouiller le long des côtes pour les protéger des pillards du nord. Le Comte Electeur Theodric Gausser siège à Salzenmund.

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Morwen Nidariel
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Re: [Morwen Nidariel & Piero Orson] Quand les Hommes redeviendront des Bêtes

Message par Morwen Nidariel » 01 févr. 2019, 10:56

Morwen avait repris son arme d'entre les mains de Boerich avec un regard assassin pour son agresseur, réprimant l'envie de comprimer la plaie à son oreille - elle ne voulait pas lui faire le plaisir de montrer sa douleur. Le sang de l'elfe était étonnamment clair, presque rosé à la lumière pourtant faible du soir déclinant. Si elle avait fait montre d'un semblant d'ouverture plus tôt l'instant était manifestement passé et elle ne s'attarda pas auprès des humains, ne faisant pas l'aumône du moindre commentaire et encore moins remerciement. Elle savait que son coeur battrait encore sourdement la chamade pendant des heures, parce qu'elle n'était pas habituée à ce que de tels jeux s'achèvent sans mort, et tout son corps demeurait en alerte quoi que puisse lui dire son esprit. Ignorant les derniers souhaits de bonne nuit des uns et des autres la guerrière ramassa ses affaires, jeta son sac par-dessus l'épaule et s'en alla sans un mot en direction de l'orée Est.

Elle avait encore sa couche à préparer, et il était naturellement hors de question qu'elle dorme dans le village malgré la froidure de la saison.

En d'autres circonstances elle aurait aimé s'enfoncer très avant dans la forêt, mais la prudence lui recommandait de rester dans le sous-bois. Ses yeux perçaient l'obscurité comme ceux d'une chouette et bien qu'elle se tint à l'affût sitôt le pied posé sur l'humus, une part de la guerrière se rasséréna de retrouver le monde sauvage qui étaient le sien, bien loin des considérations construites et artificielles des êtres qui se prétendaient civilisés. Les sons propres aux environnements boisés l'avaient accompagnée durant toute sa vie, et ce n'était pas peu dire : elle prenait garde à faire le tri de tout ce qu'elle percevait, et ce n'est que lorsqu'elle fût certaine de la sûreté des lieux qu'elle finit par s'arrêter.

Morwen avait jeté son dévolu sur un léger dénivelé qui formait une petite butte, suffisamment loin de la lisière pour qu'on ne puisse pas voir Beeckerhoven depuis le sol, caché par le dense et touffu rideau des troncs : mais l'elfe ne comptait pas en rester là. Posant ses biens au pied d'un arbre que l'Asrai jugeait approprié, elle rassembla patiemment une pleine brassée de branches de bois mort qu'elle fourra à grand'peine dans sa gibecière. Une fois celle-ci solidement resserrée en bandoulière, elle commença l'ascension.
Ses doigts trouvaient précautionneusement les défauts de l'écorce qui déguisaient une prise, et elle ne s'aidait pas tant de la plante des pieds que des genoux et de la force de ses cuisses ; une fois arrivée aux plus basses frondaisons elle s'autorisa une seconde de pause, s'accrochant à ces supports bienvenus, avant de reprendre l'escalade.

Elle s'arrêta à mi-hauteur de la cime, là d'où le feuillage protégeait autant de la pluie et de la neige que des regards venus du sol. Satisfaite, Morwen s'assit sur l'une des ramures parmi les plus épaisses et commença à tirer du sac ses bâtons improvisés, qu'elle disposa en un quadrillage que l'obscurité aurait pu rendre précaire si elle l'avait gênée ; une sorte de couche prit bientôt forme, composée des fruits de sa récolte placés en damier. Nostalgique, elle se souvint de la première fois où elle s'était ainsi construite un lit de fortune : comme elle avait alors eu peur que tout ne se casse et qu'elle ne chute au sol !
Ce qui lui était arrivé une fois, d'ailleurs. Mais l'intérêt d'être à cette hauteur, c'était aussi de pouvoir se rattraper aux basses branches en cas d'incident. Ça n'arrivait que rarement, et d'autant plus avec l'expérience.

L'elfe examina son oeuvre d'un oeil critique, à la recherche du moindre déséquilibre qui indiquerait une fragilité trop importante de sa construction. N'en décela pas, elle refit un aller-retour avec le plancher des vaches afin de remonter jusqu'à son nid improvisé son couchage : il s'agissait d'un épais sac de peaux couvertes d'une fourrure aux tons bruns-gris. La couture en était si précise et fine qu'il était presque impossible de la découvrir, et elle était trop fatiguée pour se prêter à ce jeu. Emmitouflée dans sa pelisse automnale, la guerrière se glissa dans ce discret cocon. Sa lance était le barreau qui lui servait d'oreiller.

N'importe quel autre être vivant se serait senti dans le plus grand inconfort, ainsi perché en pleine nuit dans une forêt où rôdaient les hommes-bêtes. Mais pour l'Asrai, cet humble refuge était ce qui la tranquillisait le plus depuis le début de son voyage.
Elle ferma les yeux avec un soupir d'aise et somnola un temps, bercée par les murmures du bois, avec lesquels elle communiqua presque par réflexe.

Certains disent que les rêves sont le royaume des dieux. D'autres affirment qu'ils sont le repaire de créatures pas moins dangereuses, mais terriblement plus malveillantes que les dieux ne le seront jamais : j'en ai entendus d'autres pour dire que les rêves ne sont que la tanière de l'esprit, là où il se réfugie et se distrait par ses propres peurs et désirs.

Le monde était dévasté. On l'avait brisé, par j'ignorais quel maléfice, mais toujours était-il que la catastrophe avait été à ce point importante que nous avions abandonné nos forêts séculaires pour trouver abri dans les ruines les plus inextricables que cette terre meurtrie avait encore à offrir. Je trébuchais dans ma course, et c'est mon frère d'armes qui se retourna pour me rattraper par le col de ma tunique. Il avait presque le visage d'Eril, mais en bien plus grand et épais : tout le groupe lui faisait confiance, parce qu'il était de nous tous le guerrier le plus redoutable. On me considérait comme son bras droit, pour le même genre de raison.

« C'est bon, avance » fis-je en me reprenant et en repoussant sa main.

L'ennemi n'était jamais bien loin.

Nous étions une trentaine d'Asrai, encore plus rudes et faméliques que nous ne l'avions jamais été. L'adversité nous avait taillés comme le couteau taille une lance, et c'est vifs comme des félins que nous traversâmes la rue jonchée de gravats pour nous engouffrer par la porte enfoncée d'une demeure humaine.
Il y faisait sombre, mais le noir n'avait jamais gêné nos regards : on ne pouvait pas en dire autant de l'odeur, rance et poussiéreuse. L'endroit était encombré de meubles en bois vermoulu, armoires, tables et sièges constituant autant de caches possibles. Nous inspectâmes les lieux avec prudence, les armes au clair : je faisais tout particulièrement attention aux bancs, dont la forme avec un peu de fatigue pouvait à ce point ralentir la reconnaissance d'un adversaire allongé qu'il pouvait être dangereux d'en approcher à moins d'un mètre.

Le rez-de-chaussée était désert.

Notre meneur donna à voix basse l'ordre, et nous le suivîmes sur le côté, dans un vestibule menant à un escalier. Je l'empruntais à sa suite, silencieuse comme une ombre : l'étage était du même acabit, une sorte de grenier encombré que nous eûmes tôt fait de sécuriser. J'en soupirais de soulagement, car c'était enfin la possibilité de prendre une pause. Décrochant l'outre à ma ceinture je m'humectais les lèvres avant d'aller m'asseoir contre le rebord de l'unique fenêtre, en entrebâillant légèrement les volets pour avoir un aperçu de la rue en contrebas.

Je les entendis avant de les voir.

Deux bambins humains, juste au coin de notre édifice délabré. Ils étaient bruns, l'un avec les cheveux bouclés comme la laine, et il était si jeune qu'il allait à quatre pattes : je me fis aussitôt la réflexion, tandis qu'ils geignaient à nous en faire dresser les oreilles, qu'on venait forcément de les abandonner.
Je le vis alors, lui ; le Gor, qui apparut un peu plus loin au détour d'une maison encore plus en ruines que les autres. Il reniflait lourdement l'air, sa hache démesurée dans une main, et ses yeux sanguins se posèrent presque aussitôt sur les enfants. Les quelques-uns de mes camarades qui m'avaient rejointe, alertés par le bruit, haussèrent les épaules en comprenant de quoi il s'agissait et retournèrent les uns à leur friandise, les autres à leur repos.

Je détournais le regard au moment où l'homme-bête s'élança. Et je ne compris pas pourquoi.


Les premières lueurs de l'aurore cueillirent l'Asrai dans son sommeil. Elle se réveilla sans un sursaut, ouvrant doucement ses paupières à la lumière du jour : les lambeaux de son rêve persistaient encore dans son esprit, et elle se demanda pourquoi, dans le songe, elle avait eu cette réaction de pudeur face au massacre des enfants humains. Une réaction qu'elle savait qu'elle n'aurait pas dans de telles circonstances, car ils ne valaient guère mieux que des animaux, et pourquoi s'en soucier dans un monde en guerre, défait, tel que celui que l'elfe avait imaginé ?
Elle s'étira un instant, sentant sur son visage la morsure du gel alors même que son corps demeurait bien au chaud. La trille d'un oiseau de passage la salua et Morwen esquissa un bref sourire, le spectre des joies passées : se secouant mentalement elle s'extirpa de son couchage et resserra autour d'elle les pans de sa pelisse aux reflets forestiers.

Une courte toilette plus tard et on la retrouvait à rôder dans la rue principale de Beeckerhoven, où les plus matinaux s'étonnaient de la voir : les plus engourdis de ceux-là se frottaient même les yeux, surpris par l'apparition de cette sylvaine en armes. Elle se désintéressa des habitants, étrécissant les yeux au moment de passer à proximité de ce qu'elle identifia comme le lieu de culte du village avant d'arriver sur une place centrale, toute en étals dressés à même la terre entre les flaques boueuses. La guerrière n'était pas certaine que ceux qui étaient en ce moment en train de les remplir modestement fussent bien natifs du village, ou s'il s'agissait de marchands de Salzenmund qui fuyaient une concurrence trop rude pour venir approvisionner les bourgs de la province.
Son estomac vide la rappela à l'ordre lorsqu'elle passa devant ce qui devait être le comptoir d'un boucher : elle se maudit de devoir s'abaisser à acheter sa nourriture, mais même à Athel Loren Morwen devait bien admettre qu'elle avait toujours été davantage guerrière que chasseuse, quand bien même ces deux activités se confondaient souvent aux yeux de son peuple.

Elle ne perdit pas de temps à marchander et paya le prix convenu, à l'aide des pièces qu'il lui était arrivée de glaner lors de ses péripéties dans la même région, quelques années plus tôt. Aussitôt fait et l'elfe s'en allait déjà, mordant dans la viande tout en s'éloignant.
L'Asrai passa la matinée à vagabonder, mais sa démarche n'avait rien d'innocent. Elle observa la communauté, sa configuration et sa campagne alentour, prenant connaissance de la végétation et du terrain. C'était une vieille habitude de combattante, qui la poussait à vouloir connaître au mieux possible ce qui s'avérerait être le pire scénario : que les hommes-bêtes attaquent directement Beeckerhoven. Dans une telle éventualité elle ne voulait pas être la dernière à connaître les lieux, et ne se dirigea vers la hutte du trappeur qu'à l'approche de midi, lorsqu'elle estima sa reconnaissance suffisante pour le moment.
Dans l'ordre pour résumer au plus simple :

- au soir, nouvelle tentative de Langue hermétique - Arcane des arbres
- dépense pour l'équivalent de 1 repas en viande (le wiki indique 5s pour une bonne pièce de viande)
- dépense d'XP comme suit (je pense que le combat de la veille justifie les achats, sinon dis-moi et j'éditerai) : 1 point d'Attaque, 1 point d'Habileté, 1 point de Parade et la compétence Bravade
Modifié en dernier par [MJ] Ombre de la Mort le 17 févr. 2019, 10:26, modifié 2 fois.
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Re: [Morwen Nidariel & Piero Orson] Quand les Hommes redeviendront des Bêtes

Message par Piero Orson » 03 févr. 2019, 21:50

C'était une impasse magrittaine. Le garde s'époumonait pour qu'il pose son pistolet. Il décolla le canon du crâne du vieux puant avant de passer une seconde nuit au trou. Rangeant l'arme dans son holster et replaçant son chapeau sur la tête, il recula d'un pas pour laisser Rechtmeier se redresser. Alors que les cul-terreux s'éloignaient rejoindre le trou d'où ils n'auraient jamais dû sortir, il tiqua à la remarque de Boerich. Peut être les Hommes n'étaient ils qu'un ramassis de sombres connards ignares et arrogants qui ne méritaient que le sort qui s'acharnait sur eux ? On s'acharnait à évoluer, à dépasser le rang de l'animal, et la vue d'une paire d'oreilles pointues ou d'un teint trop halé et on retombait aux bas-fonds de la bête primordiale, celle qui ne pense qu'à tuer ce qui ne lui ressemble pas.
Le restant de la soirée allait être long et froid, et l'on ne parlait pas que du temps.
Après avoir juré sur son honneur de ne pas causer d'esclandre, le méridional s'éloigna ensuite vers la taverne, un peu de chaleur avant le grand périple dans les forêts les plus inhospitalières du continent. Il jeta une partie de ses derniers sous sur le comptoir. La bière était insipide. Les gens austères...
Il se tourna vers le tavernier, et posa une question assez inattendue :
-Dites moué Tavernier...N'auriez vous pas oune vieille mandoline à vendre ?
Le patron bien portant haussa un peu les sourcils et se demanda si ce zigoto avait bien toute sa tête. Néanmoins après d'âpres justifications il se trouvait qu'il en avait bien une qui trainait dans le bric à brac que laissent les voyageurs qui ont l'étrange manie de s'enfuir par les fenêtres. Après s'être entendu sur un prix d'une couronne, il ne restait plus qu'à l'accorder. Confortablement assis sur un tabouret en bois il arrangeait l'instrument de musique, une fois qu'elle était à nouveau fonctionnelle, il commença à jouer une mélodie tout en chantant :

-Toi qui crois que la terre est ronde
Tu n'te doutes pas une seconde
Que ton histoire pourrait changer...

Si tu n'veux plus rester dans l'ombre
Avant qu'un beau jour ne fondent
Tous tes espoirs, que tu n'te sentes un peu partout
étranger...


Il regarda sous son chapeau pour voir que les clients les plus proches tendaient l'oreille vers lui. Un sourire se dessina sur son visage et il poursuivit :

-Viens, il existe un nouveau monde
Si vaste que personne ne le sonde
Et tes espoirs peuvent y être réalisés...


Ne crois pas tout ce qu'on raconte
Ce qu'on peut lire dans les contes

Si tu veux voir la liberté...

Prends entre tes mains ton destin
Mets les voiles dès ce matin
Pour la contrée où tu veux vivre...
Prends le large rien ne te retient
C'est ta vie elle t'appartient
Si tu veux être un homme libre...

Viens, tu verras la route est longue
Parfois le ciel devient sombre
Mais les nuages sont encore loin...

Et même si de fatigue tu tombes
Dans ta course vagabonde
Aie le courage de continuer ton chemin...

Dis-toi que rien n'est écrit

L'avenir se construit
Il n'y a que toi pour savoir quelles sont vraiment tes envies...
Il n'y a que toi pour savoir quel sens donner à ta vie...

Prends entre tes mains ton destin
Mets les voiles dès ce matin
Pour la contrée où tu veux vivre
Prends le large rien ne te retient
C'est ta vie elle t'appartient
Si tu veux être un homme libre

Rien qu'un homme enfin libre
Enfin libre
Enfin libre



Une fois sa prestation terminée il salua avec son couvre-malandrin les spectateurs, descendit quelques bocks de bière puis après avoir amplement discuté avec les habitués des lieux, l'aventurier contre tout fermiers sortit pour dormir dans le confort sommaire des écuries. Lové dans un tas de paille, jouant quelques accords de mandoline, il regarda le plafond de chaume en se demandant ce que le destin pouvait bien lui réserver pour lui mettre une elfe, une quête de rédemption et un âne perdu dans les pattes.
Le lendemain matin il se redressa en baillant, chassa la paille de ses habits et de ses cheveux puis sorti pour profiter de l'air matinal...Ses pérégrinations l'amenèrent à traverser le marché, mais sa maigre bourse et la camelote que proposaient les marchands coupèrent court à toute transaction. C'est par un heureux coup de hasard qu'il aperçut Morouène alors qu'il dépassait les cabanes de paysans pour entrer sur les pâturages environnants. Elle semblait mâchonner un morceau de viande et il espéra qu'il ne s'agissait pas d'un des quatre abrutis ignares crasseux et dégénérés de la veille sinon il y allait avoir des ennuis en l'air. L'Estalien de Tilée s'approcha de l'elfe en la saluant avec de l'entrain dans la voix. La journée commençait bien.
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Modifié en dernier par [MJ] Ombre de la Mort le 17 févr. 2019, 10:34, modifié 2 fois.
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Re: [Morwen Nidariel & Piero Orson] Quand les Hommes redeviendront des Bêtes

Message par [MJ] Ombre de la Mort » 17 févr. 2019, 11:24

Apprentissage de la compétence LANGUE HERMETIQUE – ARCANE DES ARBRES
1/5 tests réussis

1d20, basé sur INT
Bonus de -2 au résultat des jets de dés car compétence Acuité auditive niveau 1 et personnage de race Elfe Sylvain

Obt.: 2-2 -> 1, réussite critique

6/5 tests réussis
Vos fiches ont été mises à jour. Piero, note que la mandoline que tu as est usée vu son prix (le prix catalogue était de 11 Co ^^) et que je t'ai décompté 3 sous pour tes bières.
Les deux compagnons de fortunes se retrouvèrent alors que la matinée touchait à sa fin et que midi approchait. Le pâle soleil de Vorhexen luisait dans le ciel froid et laiteux de l'hiver, les températures proches de 0 finissant de rappeler à toute personne à l'extérieur que la morte saison était à son paroxysme. La culture de nos deux protagonistes n'en tenait pas compte, mais les impériaux présents se préparaient, lentement mais sûrement, à l'approche du changement d'année et de la fameuse “Nuit des Sorcières”, souvent ponctuées de messages funestes et autres événements surnaturelles. Rien de tout cela chez les nations sylvaines, encore moins pour les peuples du sud: ni Morwen ni Piero n'étaient au courant de cet évènement particulier. Mais Boerich et Karl avaient-ils pensé à cette fâcheuse coïncidence ? Ils seraient en pleine forêt lorsque la nuit des sorcières battrait son plein...
Karl était déjà présent devant la demeure du trappeur lorsqu'ils arrivèrent. Le jeune garde aiguisait le tranchant d'une hache de combat d'un air absent et n'entendit pas la sylvaine arriver. Ce ne fut que lorsque Piero fut proche qu'il sortit de sa torpeur, sursautant en voyant Morwen. Il les salua simplement, l'esprit probablement encore marqué par la situation de la veille et à quelle point cette dernière avait dégénéré.
ImageKarl Lulz: Bonjour.

Boerich les rejoignit rapidement. Il emportait une partie de son équipement avec lui, la majorité était visiblement rangée dans son sac de voyage. L'homme portait à la ceinture une épée courte et ce qui semblait être une arbalète dépassait dans son dos, attachée à son sac.
ImageBoerich Wiehler: Bien. Il semble que tout le monde soit prêt. Allons purger l'engeance du Chaos de cette région...



Image
Le groupe prit la direction du nord, prenant soi de rester sur la route d'Erengrad où, d'après les informations qu'ils avaient, les raids d'Hommes-Bêtes avaient lieu. Il faisait froid, le vent soufflant et la neige s'étant mise à tomber peu de temps après leur départ. Il y avait peu d'activité humaine en cette saison sur la route et seuls les plus courageux et braves osaient en affronter la solitude, serpentant au cœur de la Forêt des Ombres. Ils constatèrent néanmoins qu'un ou plusieurs chariots les précédaient sur la route au vu des traces au sol laissées dans la neige.
Ils tombèrent finalement sur ces derniers milieu d'après-midi. La carriole, transportant plusieurs personnes et des vivres, était enlisée dans la neige, les deux bêtes de trait ayant visiblement toutes les peines à dégager le transport du trou caché dans la neige. Pire, la neige commençait à former des congères sur le côté exposé du véhicule.
Aucune trace d'une quelconque menace, mais le véhicule faisait une cible de choix pour tout être malintentionné, qu'il eut s'agit de monstres ou de brigands. Les deux cochers étaient d'ailleurs visiblement mal à l'aise à la vue du groupe qui s'approchait, ayant repéré la silhouette inhabituelle de Morwen en son sein. L'un des cochers prit son arc mais n'encocha aucune flèche, l'autre , suspicieux, les hélant dans le même temps.
Hé, bonjour ! Sale temps, hein ? Un coup d'main s'rait pas d'refus.

Morwen attirait tous les regards, principalement de la méfiance de la part des cochers et de la curiosité de la part des passagers, un couple accompagné de plusieurs enfants visiblement intrigués par l'elfe. Aucune animosité au demeurant.
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Cliquez si vous l'osez ..
Torture favorite:

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