[Dokhara vs Ludwig] Le Prix du péché

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Lukas
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[Dokhara vs Ludwig] Le Prix du péché

Message par Lukas » 13 mai 2018, 18:57

Le Prix du péché

L'ordre et le Chaos. Les deux faces d'une même pièce, deux camps d'un conflit éternel, façonnant le monde depuis des millénaires. Des dieux s'affrontant sur des milliers de mondes, aux simples mortels portés d'une fureur sacrée, en passant par des élus bénis menant d'innombrables fidèles, la lutte est constante, le cycle de destruction impossible à arrêter. Cent mille mondes, cent mille guerres, pas d'échappatoire, pas de répit, pas d'espoir de victoire. Seulement une éternité de combats jusqu'à ce que ce monde brûle.

Et au milieu de tout cela, un homme, une femme, cherchant simplement à suivre la voie tracée pour eux. Deux individus bien différents, mais réunis par ce combat intrinsèque entre l'ordre et le chaos. Deux rivaux amenés à lutter l'un contre l'autre dans cette partie d'échecs cosmique, dans une rencontre qui les marqueraient à jamais…

***

Ludwig von Hoffenbach était de ces hommes qui avaient dédié leur vie à l'élimination pure et simple du chaos. Pour lui, qui avait vu sa famille détruite par cette ignominie, lui qui avait dû mettre à mort sa propre mère ainsi que sa sœur rien que pour le bien de l'humanité, comment pouvait-il en être autrement ? C'était son destin, une destinée à laquelle il ne pouvait que se conformer : il devait combattre le chaos, défendre l'ordre, car c'était la bonne chose à faire, la SEULE chose à faire.

Les efforts du zélote pouvaient sembler bien inutiles face à l'ampleur de la tâche à accomplir. Que pouvait bien faire un homme, seul, contre la nature même de l'univers ? Les cultistes pouvaient être tués, oui, mais leur foi demeurait intacte. Les démons pouvaient être bannis, oui, mais ce n'était qu'une question de temps avant qu'ils ne reviennent se déverser sur le monde. Le mal était inhérent a la solution, impossible à chasser définitivement ; chaque victoire n'était qu'un sursis contre l'inévitable défaite. Et cela, Ludwig en était parfaitement conscient, mais il continuait pourtant son combat, mené par la chose même qui l'avait fait commencer en premier lieu. La foi. Pas la fausse dévotion qui animait ces sadiques inquisiteurs plus intéressés par le fait de brûler les innocents que de faire régner la justice. Non, c’était la vrai foi qui l’habitait, l'espoir d'un monde meilleur pour les générations à venir, la confiance en une victoire finale contre la pourriture qui n'avait que trop fait souffrir ce monde. La détermination tenait à elle seul l'élu d'Arianka dans le droit chemin, une foi inébranlable en la justesse de sa lutte.

Dans sa quête de vengeance, de nombreux servants des ténèbres avaient déjà trépassé sous les coups de Ludwig, mais c'est dans un petit village du Wissenland que l'initié allait affronter sa première véritable épreuve. Ici, « aidé » par une inquisitrice du nom d'Alicia, il parvint à remonter la piste d'un sombre réseau d'esclavagistes, apparemment affilié à un culte de slaanesh. La lutte fut âpre contre les serviteurs du chaos, mais après maints combats et recherches, le réseau fut finalement démantelé. Et l'histoire aurait pu s'arrêter là, si Ludwig n'avait pas découvert une menace bien plus vaste...

***

Pour la majorité, naître noble était une bénédiction, mais pour Dokhara de Soya, la lignée était autant un bien qu'une malédiction. Bien sûr, la noble courtisane n'avait jamais manqué de rien, mais à quoi bon l'argent, le faste et l'influence alors qu'il lui manquait le principal : la liberté. Toute sa vie, elle avait vécu dans une prison dorée. Et si en apparence, le destin lui souriait, la jeune fille se sentait désespérément vide. Sous ses robes de soies et ses jolis sourires, elle n'était qu'un pion, esclave d'intérêts qui la dépassaient, toujours forcée d'obéir sans jamais pouvoir satisfaire ses propres désirs.

Mais la baronne de Soya n'était pas femme à se laisser faire. Si on refusait de lui donner cette liberté tant fantasmée, alors elle n'avait qu'à l'arracher par ses propres moyens. C'était aussi simple que cela. Alors elle avait cherché, encore et encore, cherché une solution pour s'échapper de cette cage. Jeune déjà, elle avait rejoint les rangs des fidèles de Ranald, découvert, via la mafia, une plus sombre route à emprunter. Mais ce n'était pas suffisant. Si le Dieu des voleurs lui permettait une liberté nouvelle, la racine du problème était toujours la : où qu'elle aille, quoi qu'elle fasse, Dokhara restait une De Soya, liée à la volonté de son père, soumise au moindre de ses caprices.

Pour se libérer, Dokhara était prête à commettre l'impensable. Le cœur de la jeune femme était pétri d'envie, et c'est par Slaanesh que ses désirs trouvèrent un échappatoire. Le Prince du Chaos était ce qu'elle avait toujours souhaité : plus de règles, plus de morale, plus de codes à respecter. Les cultistes de Slaanesh étaient les seuls à lui permettre d'enfin accéder à cette liberté tant désirée. Avec leur aide, Wildred De Soya quitta ce monde, et la nouvelle fille du chaos put enfin goûter au fruit de tous ses désirs. Bien sûr, tout ne fut pas rose pour la slaaneshi. Au cours des années, Dokhara vécut bien des aventures, rencontra bien des personnes, certaines plus vivantes que d'autres... Mais en cette vingt-quatrième année de sa courte existence, la baronne de Soya pouvait s'affirmer heureuse. Elle était libre, puissante, respectée, à l'abri de toute autorité. Le chaos comblait tous ses désirs, aussi mesquins soient-ils, et la noble s'enfonçait sans remords sur le chemin de la dépravation la plus totale.

Les affaires allaient bon train, la cultiste vaquant à des occupations aussi diverses que l'organisation d'orgies, la vente de drogues, et même le trafic d'êtres humains. Ce dernier type de transaction particulièrement lucratif nécessitait désormais sa présence au Wissenland : celle qui se faisait appeler « Red Karla » étant parvenue à négocier une rencontre avec le chef d'un membre de culte local pour la revente d'une centaines d'esclaves, dans un des bordel dont elle avait la possession. Une rencontre qui aurait du se dérouler sans accrocs...

***
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La nuit était déjà tombée depuis un certain temps alors que Ludwig approchait du lieu de la rencontre. À quelques dizaines de mètres de là, il pouvait apercevoir les lueurs chatoyantes de la fameuse maison close dont il avait déterminé la localisation. Au milieu du chaos de la bataille, c’était un miracle que les documents n’aient pas été endommagés : un autre signe prouvant que les dieux veillaient sur lui ! Oui, l'élu d'Arianka avait définitivement bien fait de fouiller dans les loges du culte ; sans cela, il n'aurait jamais pu espérer acquérir une telle occasion. Durant sa petite enquête au Wissenland, Ludwig avait remonté la liste des contacts du culte slaaneshi exterminé, et était tombé sur une information bien utile. En faisant quelques recherches au quartier des esclavagistes, le zélote avait trouvé des détails sur une mystérieuse acheteuse, elle aussi visiblement membre d'un culte du chaos, auquel le chef esclavagiste récemment exécuté devait proposer un juteux marché... aussi immoral soit-il. Une certaine "Red Karla", qu'il avait immédiatement identifié comme sa nouvelle cible prioritaire.

La transaction devait avoir lieu dans un bordel non loin du lieu de l'incident, aussi Ludwig décida-t-il de s'y rendre en toute hâte, abandonnant la compagnie d'Alicia qu'il jugeait trop dangereuse et peu fiable, afin de mettre un terme aux activités de cet autre sabbat. Le plan était simple : couper la tête du serpent, agir vite et efficacement contre les cultistes, sans même qu'ils n'aient le temps de murmurer une dernière prière à leur dieu impie. A présent, l’heure du duel était venu. Par le fer et le sang, il était temps de faire payer aux ennemis de l’ordre le prix de leurs pêchés.

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Lukas Von Dalwing, Voie de l'aristocrate
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Ludwig Von Hoffenbach
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Re: [Dokhara vs Ludwig] Le Prix du péché

Message par Ludwig Von Hoffenbach » 18 mai 2018, 18:23

Ludwig avait eu un mal fou à se débarrasser d’Alicia. Ce qui l’exaspérait le plus c’est que celle-ci le suivait uniquement car elle n’avait pas confiance en lui. Chaque mouvement qu’il avait fait dans cette foutue ville, il avait semblé épier par sa soi-disante collègue.

Alicia ne lui faisait pas confiance, mais cela tombait bien, car lui non plus. A la seconde ou il avait découvert et lu ce vieux morceau de feuille, il avait su qu’il fallait qu’il continue seul, sans elle. « Red Karla, Le Doux Baiser, Bezalhtag, nacht ». Après quelques recherches, le texte s’était clarifié. La fin du message était le jour de la semaine et le moment du rendez-vous. Le Doux Baiser avait été un peu plus difficile à trouver car les bars et les bordels douteux étaient légion à Wissenburg. Avec l’expérience du culte qu’ils venaient de démanteler, Ludwig chercha parmi les plus douteux bordels. Et sans surprise, l’un des plus douteux de toute la ville, s’appelait : « Le Doux Baiser ». Le premier mot de ce message fut un mystère pour Ludwig, même si il avait ses idées sur le sujet. Red Karla devait être le pseudonyme de la personne ayant manigancé tout ceci. Et pour cela, elle devait payer. Que Solkan en soit témoin !

La journée avait été terriblement longue. Il avait passé toute la journée à tourner en rond dans une taverne miteuse, en l’attente de l’heure de rendez-vous. Alicia n’était plus là, mais il avait toujours la sensation malsaine d’être épié. Ou pouvait-elle être à en ce moment ? Non ; en fait il ne préférait pas le savoir. L’inquisition n’avait déjà que peu d’activités saines, alors Alicia….. Elle paraissait bien pire. Ludwig mis ce sombre personnage, de côté dans son esprit, et se mit à réfléchir aux différentes options qu’il aurait dans la soirée.

Il préférait y aller seul. Personne n’était assez de confiance pour participer à cela. Et même, Ludwig n’aurait voulu mettre en danger la vie d’innocents. Il devait mettre un terme à tout cela, définitivement. Sa propre vie était en jeu, mais que valait-elle face à celles de nombreuses autres personnes ? Et de toute façon, selon les Saintes prescriptions de Solkan, aucun adepte ou cultiste du Chaos ne devait être laissé en vie. Jamais Ludwig, n’aurait transgressé un commandement des dieux de l’Ordre. Que ce soit Arianka, Solkan ou Illuminas, il était leur éternel et dévoué serviteur, leur main armée sur cette terre. En pratique, Ludwig avait toujours été plus près d’Arianka et de Solkan que d’Illuminas. Les commandements de ce dernier étaient moins compréhensibles et les sources qui en parlaient extrêmement rares. Il n’avait eu le droit qu’à quelques informations éparpillées lorsqu’il s’était renseigné à la bibliothèque de Nuln. Un jour, il trouverait plus d’informations, jura-t-il. En attendant, avant que la lumière d’Illuminas emplisse cette terre, il faudra que la loi et la discipline d’Arianka et de Solkan s’applique. Son rendez-vous de la soirée irait dans ce sens-là.
La nuit venait de tomber. C’était le moment. Ludwig sorti dans la rue, sa cape sur les épaules, son capuchon sur la tête et son épée dans le fourreau. L’air était plutôt frisquet en ce début de Vorhexen, mais sa détermination le réchauffait. Le chemin jusqu’au Doux Baiser ne fut pas bien long. Il avait fait quelques repérages avant cette nuit et savait donc par ou passer. La devanture de la bâtisse n’était pas très accueillante. La ruelle était très sombre et seule deux torches éclairaient la porte d’entrée du bordel. Un solide gaillard, sans arme, se tenait devant la porte. Ludwig approcha jusqu’à l’homme.

- Stop, intima le vigile.

- Je dois m’entretenir pour affaire avec votre maîtresse Red Karla, dit Ludwig. Ce dernier avait choisi la méthode discrète. Mais au moindre doute, il n’hésiterait pas à adopter une méthode plus brutale.

- Virez-moi le capuchon de votre visage, vous me semblez ne pas être celui que vous prétendez, dit le videur, méfiant.

Ludwig soupira. Son rôle de cultiste avait déjà assez duré. La moisson d’hérétiques devait débuter. Il recula d’un pas comme s’il exécutait l’ordre de l’homme. Mais que nenni. D’un geste vif, Ludwig dégaina son épée, et dans la lancée traça un arc de cercle au niveau de la gorge de l’homme. Le coup qu’il avait porté avait suffi. L’homme se tenait la gorge ou du moins ce qu’il en restait. Sa gorge était désormais un torrent aux flots carmins. Le vigile lui jeta un regard fou avant de tomber en avant. Ludwig l’enjamba, et ouvrit la porte. La pièce, carrée, était parsemée de portes qui donnaient accès à des chambres. Des cris d’extases et de jouissances en émanaient. Ludwig n’eut pas le temps de s’attarder trop sur les détails de la pièce car un jeune homme qu’il n’avait pas vu se précipita dans les escaliers. Au sommet de cet escalier, trônait une unique et imposante porte. Immédiatement Ludwig se mit à le poursuivre. Il avait laissé le vigile sur le trottoir se vider de son sang, mais son plan n’était pas non plus d’ameuter tout le bordel. Il devait garder une certaine discrétion. Par chance Ludwig était bien plus rapide que l’homme. Surement car ce dernier s’était mal rhabillé. Son pantalon, mal ceinturé, lui tombait et entravait grandement sa course. Pour stopper sa course, Ludwig sauta en avant, pour le faucher. Le jeune homme s’étala dans les escaliers et sa tête heurta violemment une marche. Sonné, il perdit connaissance. Ludwig, un peu secoué se remit sur pied. Il dégaina pour la deuxième fois de la soirée son épée ; et il la planta dans le cou de l’homme à terre. Le sang qui s’écoulait rapidement, dégoulina dans les marches. Ludwig regarda autour de lui. Rien. Plus rien ne faisait obstacle entre lui, et la grosse porte. Ludwig enjamba le cadavre, puis lui donna un petit coup de pied pour que celui-ci dévale les escaliers. Avec le bruit que cela fit, son arrivée était désormais annoncée. Ludwig se rua vers la porte pour tenter de l’enfoncer. Cette putai* de porte était solide, mais il jugea qu’en deux ou trois coups supplémentaires, elle céderait. En effet, au bout de deux tentatives d’enfoncements, la porte céda. Ludwig arriva dans la chambre, à moitié déséquilibré, d’une manière grotesque. Il retrouva rapidement son équilibre car ce n’était pas le moment de faire le mariole.

Au milieu de la pièce se tenait une femme aux longs cheveux couleur de feu. Elle était magnifique. Mais, étrangement, le regard de la femme avait quelque chose de terriblement malsain. Un quelque chose qui le mettait mal à l’aise ; beaucoup plus que le regard d’Alicia auquel il avait fini par s’habituer. Ce regard terrifiant lui rappelait des souvenirs très peu lointains, et douloureux… Au fond des yeux de cette femme, il voyait deux autres femmes, qu’il connaissait très bien… Katharina et Johanna…. Ludwig secoua la tête de dégout. Il n’y avait aucun doute possible, le démon au nom indicible, avait posé son œil sur cette femme. Pour cela, et pour bien d’autres choses, elle devait mourir. Ludwig en était persuadé, la femme qui se tenait devant lui faisait partie de cette bande de dégénérés. Elle était peut-être d’ailleurs leur chef. Tant de personnes étaient mortes et avaient soufferts à cause de personnes telles qu’elles. Il était temps que cela se finisse.

Ludwig souleva doucement son capuchon afin de laisser apparaître son visage. Un sombre rictus illuminait celui-ci.

- Je m’appelle Ludwig Von Hoffenbach, Elu d’Arianka, Lame de Solkan et Soleil d’Illuminas. Red Karla ? Remerciez-moi, je viens vous apporter l’absolution.
Ludwig Von Hoffenbach, Voie de l'Inquisition
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