[Suicide Squad] Rats de bibliothèque

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Une marée de Skavens sans précédent s'abat actuellement sur la cité de Nuln ! Toute aide est la bienvenue pour sauver la ville et ses habitants de l'ignominie des hommes-rats !

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[MJ] Ombre de la Mort
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[Suicide Squad] Rats de bibliothèque

Message par [MJ] Ombre de la Mort » 10 avr. 2018, 18:39


La Suicide Squad & les Rats de bibliothèque

Difficulté choisie : moyenne ! ☠☠ -> 8 (4 PJ x 2) réussites requises pour réussir le défi.
ImageUn Nain qui passait par là: Qu'est-ce que c'est que cette musique ?! Vous n'avez pas vu le panneau à l'entrée qui indiquait "Silence" ?! On dirait une Waaagh Orque en approche, enfin, jusqu'aux voix et violons. Parce que là, ça fait plutôt Elfe du coup... J'aime aucun des deux, pour information !
Des parasites. Des bandits. Des monstres sans âme ni la moindre once de compassion. Tels étaient les mots décrivant cet amas de racailles venus spécialement à Nuln pour, de leurs propres dires, "profiter du chaos dans la ville pour piller, cogner, torturer, tuer, et s'amuser des victimes innocentes". Des psychopathes ! Alors que les deux humaines, la noble et vicieuse Dokhara de Soya et la pirate sans foi ni loi Veylaïs, s'étaient rencontrées dans un bar illégal de Nuln, réputé pour ses combats clandestins en sous-sol, elles avaient décidé de conclure leur différent grâce au combat mythique qui devait se dérouler ce soir là - un orque noir dénommé Gorgut Grimzog contre un guerrier venu tout droit des désolations du Nord, un certain Goraxul. La pirate kislevite croyait en la puissance colossale du premier, tandis que la baronne déguisée se fiait à l'expérience des désolations chaotiques du second.

Ils étaient là encore dans ce tripot malsain quant, aux premières lueurs du jour, tout bascula pour Nuln. Malheureusement, les skavens ne permirent pas au combat de se dérouler - ils massacrèrent le public qui attendait l'affrontement, tandis que dans le chaos du massacre, Dokhara et Veylaïs réussirent à se faufiler jusqu'aux cellules où elles conclurent un accord avec Gorgut et Goraxul - elles les libèreraient de leurs chaines, en échange d'un certain degré de protection face aux hommes-rats qui envahissaient la ville. Peu après, un étrange personnage apparut dans le bar clandestin, tout de cape vêtu, une étrange corde traînant derrière lui et remuant... comme une queue. Tous lui avait parlé pour connaître son identité ou ce qu'il leur voulait. Il cherchait à les recruter. Former une équipe. Pour une quête des plus particulières, récompenses à la clé.

On leur avait transmis peu d'informations. Volontairement, sûrement. Leur mission semblait simple de prime abord : se rendre à l’université de Nuln et récupérer un bouquin. Simplement. Quoi que ? Quoi que certains détails laissaient à penser que les choses ne seraient pas aussi simples qu'elles n'y paraissaient. En effet, le livre semblait rare, avoir de la valeur pour leur commanditaire. Il avait lâché deux mots étranges, "Monstrum Maleficarum", dans un couinement aigu assez particulier. Peut-être le titre de l'ouvrage ? Enfin, il semblait que l’université de Nuln était actuellement en proie aux pillages et au saccage de quelques bandes criminelles profitant, elles aussi, des troubles de la ville pour en tirer quelque profit. À moins qu'ils ne soient eux-aussi à la recherche du livre ? Les avaient-on mis en concurrence ? Qui savait, hormis la silhouette encapée ? Quoi qu'il en soit, les émeutiers étaient en train de s'acharner sur une calèche qui transportait visiblement des universitaires et bibliothécaires en fuite...

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ImageUn Nain qui passait par là: Pourquoi y sont ici ? J'en sais rien moi ! J'laisse à la libre appréciation de votre imagination tordue. Oui, c'est à vous qu'je parle. Faites pas l'innocent. Bref : les paris sont ouverts sur l'premier qui mourra. Bah quoi ? Y doivent faire honneur à leur nom d'groupe, non ?
Oh, j'oubliais : l'orque ne parle pas la langue du reste du groupe. Bah ouais, logique...
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Re: [Suicide Squad] Rats de bibliothèque

Message par Dokhara de Soya » 11 avr. 2018, 14:08

- Par les couilles de Sigmar...

Dokhara venait de mettre un pied hors du bar crasseux dans lequel elle avait passé la soirée, et contemplait une Nuln bien différente de ce qu'elle avait vu même pas trois heures plus tôt. Des cadavres jonchaient le sol en terre battue, une majorité humaine, mêlée de quelques rares skavens. Les bas-quartiers de l'ancienne capitale étaient largement délaissées par la garde, aussi les habitants avaient été livrés à eux-mêmes lors de l'invasion - et dans leur tentative désespérée de fuite, ils avaient fait office de proies faciles. Seuls quelques gangs habitués au combat semblaient avoir opposé de la résistance.
Les envahisseurs avaient apparemment profité de la nature hautement inflammable des habitations environnantes : la moitié du quartier était en proie au feu. L'air s'en retrouvait chargé d'une vilaine odeur de chair brulée.

Si la rue offrait un spectacle de désolation aussi irréel que captivant à Dokhara, elle était aussi étrangement silencieuse - les combats avaient du se déplacer à d'autres endroits de la ville, laissant ce quartier à sa désolation. Les affrontements au sein du tripot avaient été de longues haleine, les deux femmes avaient littéralement tenu un siège contre les skavens au sous-sol dans les cellules des prisonniers pendant plusieurs heures, s'enfermant elles-mêmes dans les geôles pour se protéger des rats. Quand ces derniers avaient fini par faire tomber la porte en bois massif, ils avaient eu la surprise de voir que Dokhara et Veylaïs s'étaient trouvé des alliés d'un gabarit non négligeable. A eux quatre et profitant de l'étroitesse des couloirs souterrains, ils avaient progressé en marchant sur les cadavres de leurs adversaires pour se frayer une sortie jusqu'à l'entrée du bar, où ce mystérieux type encapuchonné les avait attendu, pour leur demander de profiter du chaos ambiant pour voler un bouquin à l'université.

A l'origine, si Dokhara se trouvait à Nuln, c'était pour des raisons bien plus terre à terre. Les cultistes slaaneshi d'Altdorf attendaient une livraison importante de Baiser de Courtisane , dont la recette avait été modifiée pour que la drogue soit plus puissante et addictive que jamais. La jeune baronne étant particulièrement friande des effets de ce liquide, et apprenant que la pègre de Nuln avait décidé de confisquer leur cargaison pour leur usage personnel, elle s'était portée volontaire pour aller les "raisonner", et ainsi faire à son tour main basse sur une partie de ce butin pour son propre profit. Leur contact sur place devait la retrouver dans ce bar pour négocier, mais...

Elle reconnut le rouquin qu'elle devait rencontrer couché dans la boue de la rue, avec sous lui une mare de sang trop grande pour laisser le moindre espoir sur sa survie. De frustration, elle mit un coup de botte dans sa tête qui craqua sous l'impact.

Dokhara observa le petit groupe qui l'accompagnait. Juste derrière elle se tenait Veylaïs. La kislevite blonde était la raison qui l'avait fait occulter sa mission première. Lorsque la baronne déguisée était entrée dans le tripot, la pirate attirait l'attention de tout l'établissement, se faisant payer des coups par tous les soudards locaux avides d'obtenir sa reconnaissance. La jeune rouquine n'avait que peu apprécié cette concurrence, et l'avait provoquée sans détour. La suite... s'était déroulée dans une totale perte de contrôle. Elles avaient bu, beaucoup. S'étaient insultées. Avaient joué aux osselets, et aux cartes. Puis bu encore. S'étaient échangé quelques coups, et avaient fini au sol en même temps. S'étaient insulté à nouveau. Puis ri de la situation, avant de se relever, et de boire à nouveau comme pour fêter leur incapacité à se départager. C'était là que Dokhara, doucement ivre, avait suggéré ce pari sur le combat clandestin du soir. Leur rivalité nocturne avait crée un désir malsain de domination chez la baronne, qui voulait soumettre cette forte tête, l'entendre supplier sa pitié. Les formes du corps de la kislevite n'avaient rien à envier à l'harmonie des traits de son visage : elle ne pourrait être que sublimée lorsqu'elle se tordrait de convulsions de douleur et d'extase dans son lit.

Malheureusement les rats avaient tout gâché. Quelqu'un d'autre se serait inquiété de l'existence-même de ces horribles créatures qui semblaient avoir déferlé sur toute la ville, ces monstres vivant sous terre dont on ne pouvait accepter l'existence que lorsqu'on les rencontrait. Mais Dokhara ne voyait en eux qu'une armée de gêneurs venus s'interposer dans le combat qui aurait du sceller sa nuit avec Veylaïs, ce qui attisait sa fureur.

En parlant de monstre légendaire, l'orc qu'elles avaient libéré passa la porte du bar à son tour, malgré quelques difficultés vis-à-vis de son gabarit - il était plus grand et plus large que le passage qu'il empruntait. Bien sur, à la différence des skavens, l'existence des orcs était relatée dans les livres d'histoire. Mais c'était une chose d'en voir des illustrations, c'en était une autre de voir ce monstre de deux mètres cinquante se dresser devant vous, avec une musculature délirante - son bras faisait l'épaisseur du torse de la baronne ! Le colosse s'était présenté sous le nom de "Gorgut" : c'était bien là tout ce qu'elles avaient réussi à tirer de lui, la barrière de la langue n'aidant pas à communiquer et l'orc n'étant pas bien loquace au demeurant, sinon pour hurler sur les hommes-rats qu'il massacrait. Et si elles avaient été aussi effrayées qu'impressionnées par un tel géant lorsqu'elles étaient dans les geôles souterraines du tripot, maintenant qu'il avait retrouvé son armure et sa gigantesque machette, il était plus terrifiant encore qu'auparavant. Par chance, et même si ses deux prunelles rouges brillaient d'une rage sanguinaire constante, l'orc semblait capable de distinguer amis d'ennemis, et ne semblait pas vouloir tuer ses deux sauveuses pour le moment.

Lorsqu'elle l'avait rencontré dans la cellule, ç'avait été comme un coup de foudre. Attaché au mur par des dizaines de chaines en métal, Dokhara avait tout d'abord été hypnotisée par le spectacle, et n'avait pu s'empêcher de laisser un doigt effleurer la peau verte du monstre, qu'elle avait laissé glisser le long de sa musculature. Quel gâchis de n'exploiter une telle merveille de la nature que dans de stupides combats illégaux - Dokhara pour sa part imaginait déjà bien des manières créatives pour mettre à profit un physique si exceptionnel.
Ce n'était qu'après avoir entendu Veylaïs se racler la gorge derrière elle qu'elle était revenue à la réalité, et avait tenté d'établir un marché avec lui, à renfort de signes de la main. Et si Gorgut l'avait observée, la rage dans ses deux yeux rubis n'avait pas faibli un instant. Au moment où Veylais le libérait finalement de ses chaines, elles avaient toutes deux retenu leur respiration, attendant de voir si leur vie prendrait fin dans l'instant qui suivait. Ranald soit loué, il semblerait que le monstre verdâtre sut canaliser toute sa colère non pas sur elles mais bien sur les hommes-rats. Un allié dont elles ne pouvaient désormais que se féliciter - un tel garde du corps serait un atout de poids pour s'amuser dans une Nuln ravagée sans craindre pour leur survie.

L'encadrement de la porte désormais considérablement agrandi, le guerrier chaotique sortit à son tour. A sa manière, il était presque plus effrayant encore que l'orc. S'il avait des proportions plus humaines, son visage était tout autant habité par une rage brute qu'il semblait impossible de calmer. Habillé de simples lambeaux, sa peau était couverte de tatouages que Dokhara identifia sans mal pour reconnaître plusieurs symboles portés par ses camarades cultistes. Quant à son bras, il était clairement muté par le Chaos, recouvert d'épaisses écailles marronnâtres comme la peau d'un reptile.

Il avait été plus simple à convaincre. Comprenant leur langue, Dokhara avait tracé du doigt un cercle autour d'un tatouage slaaneshi apparaissant sur son torse huilé, puis lui avait susurré à l'oreille :

- Je sers moi aussi le Prince des Plaisirs. Sortons d'ici. Ensemble.

Et de fait, lorsqu'il s'était agi d'élaguer de l'homme-rat, le guerrier chaotique n'eut pas à rougir de la comparaison avec l'orc. Utilisant une hache recouverte de runes rappelant les motifs de ses tatouages, il tranchait de cette dernière les membres de ses adversaires sans aucune difficulté.

Aucun doute, si Dokhara regrettait toujours n'avoir pu voir le résultat de son pari avec Veylais, elle ne pouvait que se féliciter de s'être trouvé deux pareils gardes du corps pour les accompagner dans une ville en proie au chaos. Avec eux, massacrer des civils pour leur voler tout ce qu'ils possèdent serait d'une simplicité enfantine.

Si elle avait pu se croire au mauvais endroit au mauvais moment lorsque les hommes-rats avaient attaqué le tripot et massacré le public des combats, son ressenti de la situation avait totalement changé maintenant qu'elle constatait que toute la ville était envahie, et apparemment déjà partiellement tombée. Dans un climat de destruction pareil, elle pourrait laisser libre cours à toutes ses pulsions, tous ses désirs, sans plus n'avoir à subir aucune retenue. Pas de garde, pas de règles, pas de lois. Juste elle, et Nuln pour terrain de jeu, afin de torturer et tuer sans à s'inquiéter des répercussions.

Elle offrit un gigantesque sourire irradiant d'un bonheur malsain à ses trois nouveaux compagnons.

- M'sieurs dames, nous avons du travail à l'université d'la ville. Mais not'commanditaire ne nous en voudra pas si l'on s'amuse un peu sur la route, n'est-ce pas ? Après tout, son bouquin va pas s'envoler...

Et si l'orc ne comprit pas le charabia de l'humaine, la signification de ses mots fut sans doute plus claire lorsque, dégainant sa dague, elle s'approcha d'une bicoque avoisinante dont la porte verrouillée semblait avoir résisté aux assauts des hommes-rats.

- Au secours ! hurla t-elle en tambourinant sur la porte. Les hommes rats sont derrière moi, par pitié, laissez moi entrer, j'ai de l'argent, je vous paierais, par pitié, pitié, pitié !

Et lorsque la porte s'entrouvrit, laissant apparaître un vieillard trop gentil pour son propre bien, Dokhara bondit à travers l'ouverture pour lui enfoncer tout l'acier de son arme à travers la gorge.

A genoux sur le cadavre du vieil homme, elle retira son poignard de son corps pour en lécher le sang, avant de se retourner vers ses compagnons, une lueur de folie dans le regard.

- J'adore cette ville ! C'est génial !


***


Quelques visites de maisons plus tard, ainsi que quelque combats contre des groupes d'hommes-rats qui ne s'attendaient clairement pas à ce qu'un orc leur fonce dessus en hurlant, ils arrivèrent finalement dans le quartier de l'université de Nuln.
Si les lieux respiraient autrefois d'un luxe bien plus ostentatoire que les bas-quartiers qu'ils avaient quitté, ils étaient désormais dans un état de délabrement comparable. Les habitations environnantes avaient été pillées et saccagées, les portes forcées, les fenêtres détruites, les citadins tués sans pitié par des groupes d'hommes-rats ou par d'autres bandes de pillards qui avaient choisi la même voie que leur petite équipe.

Si l'université était leur destination, l'attention de Dokhara fut néanmoins attirée par une calèche immobilisée par des émeutiers, sur la route se situant juste devant l'université. Apparemment le véhicule avait tenté une sortie en force du campus, mais les chevaux avaient pris trop peur des torches tenues par la foule agressive qui bloquait la route et avaient refusé la charge imposée par le cocher. Ce qui avait permis aux émeutiers d'immobiliser la calèche, et de tenter d'en faire sortir de force ses occupants.

Dokhara se tourna vers Veylaïs et Goraxul, sachant très bien que l'orc ne comprendrait de toutes façons pas grand chose.

- Trouver un bouquin dans une bibliothèque risque d'être fastidieux. Avec un peu d'chance, y a un guide qui nous attends dans cette jolie calèche, qu'cette foule a eu la gentillesse d'intercepter pour nous. Et qui sait, p'tet même qu'il saura nous traduire l'orc pour qu'on fasse plus ample connaissance avec notre nouvel ami ?

Ses deux interlocuteurs n'émettant pas d'objection, Dokhara se tourna vers Gorgut. Elle lui pointa du doigt la calèche, puis mis les deux mains en avant paumes tendues pour signifier un arrêt. Elle mima ensuite le forçage de la porte du véhicule. Puis enfin, elle désigna circulairement les émeutiers, avant de porter le pouce à sa gorge puis de faire un mouvement horizontal avec sa main. Comme si ce n'était pas assez clair, elle ajouta une onomatopée de décès avant de laisser tomber sa tête sur le côté, sortant la langue et fermant les yeux. Puis les rouvrant, elle lui fit un grand sourire.

Alors que les deux guerriers commençaient à charger pour se frayer un chemin jusqu'à la calèche, Dokhara chuchota à l'oreille de Veylaïs.

- Le pari tient toujours. Le premier des deux qui meurt dans les combats fait perdre sa parieuse.

Puis elle lui mima un baiser accompagné d'un sourire, avant de s'élancer avec la kislevite derrière les deux forces de la nature, dague au poing.


***

Arrivée à la calèche, profitant de la protection offerte par ses trois compagnons, Dokhara s'adressa au groupe d'universitaires - le véhicule contenait six personnes, toutes entre quarante et soixante ans. Apparemment, les professeurs avaient volé le seul véhicule disponible pour la fuite, et avaient eu l'intelligence de laisser leurs étudiants se débrouiller par eux-mêmes dans l'académie. La sagesse du grand âge.

- Messieurs, bien le bonsoir ! J'me présente, Red Karla, et j'ai une proposition d'emploi pour vous. Voyez-vous, nous avons besoin d'un profil bien particulier : il nous faut une personne importante dans la hiérarchie d'votre école qui fasse un otage de qualité, et qui saurait nous guider là où sont entreposés les ouvrages les plus sensibles d'votre université, ceux qui n'doivent pas tomber entre d'mauvaises mains - les miennes sont bonnes je vous rassure, excellentes mêmes selon tous mes amants ! Ah, et si l'individu qui correspondrait à ma description sait parler le langage des peaux-vertes ce serait un bonus non négligeable. L'heureux élu qui remplira ces conditions bénéficiera d'ma promesse d'lui laisser la vie sauve, et même d'l'escorter en sécurité hors d'cette ville en perdition. Les autres, malheureusement, seront massacrés sans aucune forme d'pitié par mes compagnons et moi-même. Alors discutez entre vous, et décidez-vous vite : quel sera l'heureux gagnant d'mon p'tit concours ? Attention néanmoins, j'dois vous prévenir : si l'élu s'avère finalement incapable d'nous aider à trouver l'ouvrage qu'nous r'cherchons, il ne bénéficiera pas de la même mort douce que ses camarades - non, nous le torturerons encore et encore pour une éternité d'sublime souffrance ! J'vous laisse trente secondes pour délibérer, amusez-vous bien !


Test de CHA avec bonus de la competence eloquence pour les convaincre de nous trouver un élu valable et de de rien tenter d'idiot contre nous.
Dokhara de Soya, Voie de l'aristocrate, Noble
Profil: For 8 | End 8 | Hab 10 | Cha 14 | Int 10 | Ini 9 | Att 10 | Par 10 | Tir 8 | NA 1 | PV 75/75
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Re: [Suicide Squad] Rats de bibliothèque

Message par Veylaïs » 11 avr. 2018, 20:15

Les gens qui fuyaient dans ces rues semblaient aussi misérables que leur environnement. Des fondeurs au visage noirci se réfugiaient dans leurs ateliers ou des poissonnières aux joues creusées laissaient le fruit de leur labeur quotidien pour regagner leurs foyers en vitesse. Des enfants crasseux se tenaient accroupis sur les pas-de-porte tels des chatons apeurés, des proxénètes, des filles de joie et des coupeurs de bourse posaient sur les passants des regards intéressés. C’était lorsque le chaos régnait que l’on pouvait voir la vraie nature des gens. Fini les faux semblants, on en revenait aux instincts bruts de chacun. Que la nature humaine était moche !

Veylaïs fut sortie de ses pensées par le cri guttural de Gorgut qui venait tout simplement de démembrer un passant, soutenu par le guerrier venu des désolations du Nord.
Ces êtres n’étaient pas sans rappeler des bêtes sauvages jouant avec leurs proies. Ils ne cherchaient pas à passer inaperçus, bien au contraire. Ils avaient visiblement conscience que leur simple vue distillait l’effroi dans le cœur des habitants de Nuln, qui en perdaient leur sang-froid.
Le jeune ostlandaise se plaça carrément au milieu des deux combattants, se retrouvant entourée par les deux colosses.

- Hey ! Pourquoi vous mangez les gens ? Vous aimerez me manger ? Laissez-moi deviner… Vos mamans respectives n’ont pas voulu vous offrir de bonbons lors de votre sixième anniversaire ? Veylaïs fit claquer ses mâchoires à quelques centimètres de la tête de l’orc pour ponctuer ses provocations.

Une fois ses machinations terminées, Veylaïs quitta le rempart que formaient les deux bêtes sauvages en rigolant. Elle s’ennuyait et cherchait une victime. Une cervelle à ouvrir pour y envoyer un mollard. Son regard tomba sur la silhouette de Dokhara. La jeune ostlandaise jeta un regard acéré à son visage, porteur de l'assurance mutine de celles qui ont appris à faire de leur corps un instrument aussi doux que tranchant. Leur petite guerre d’égo n’étant pas terminée, elle comptait bien la faire disjoncter rapidement.

Comment Veylaïs s’était-elle retrouvée en compagnie de ces trois énergumènes ? L’énorme barre qu’elle sentait au milieu du front ne lui laissait aucun doute sur le lieu de leur rencontre : une taverne.

***

La corsaire était assise au coin d’une table de La Cruche et la Baguette, une taverne d’un standing qu’évitait normalement toutes personne sensées. Elle se vit donc gratifier de regards équivoques et de remarques salaces par la clientèle populaire et braillarde. Chacun essayant d’attirer son attention afin d’obtenir sa reconnaissance.
Assis aux tables, sous le bas plafond qui paraissait soutenu par une couche de fumée tant celle-ci était épaisse, de joyeux vantards et coupeurs de bourses rigolaient et buvaient en compagnie d’ouvriers des fonderies, pendant que des serveuses parées de couleurs outrageuses encaissaient leur monnaie et les accompagnaient parfois à l’étage. D’autres individus se vantaient à haute voix d’avoir participé aux événements du jour lors desquels ils avaient eux-mêmes capturés les deux monstres qui devaient s’affronter au cours de la soirée ; Gorgut et Goraxul. Veylaïs secoua la tête, exaspérée. Ils étaient tous agglutinés tels des sauvages autour de la cheminée, toute leur prétendue bravoure ne les empêchait pas d’avoir peur du noir, se dit-elle. Un véritable repaire du vice.

C’était ce moment que Dokhara avait choisi pour faire irruption dans ce tripot. Veylaïs avait très rapidement détestée cette "rivale". Tout le contraire des soudards du coin ; voir une femme plutôt mignonne dans ce repaire de machos était vraiment rare, alors en voir deux était quasiment impossible.
La nouvelle venue exsudait la sensualité par tous les pores de sa peau et avait parfaitement conscience de l’attrait qu’elle exerçait sur le sexe fort. Un regard calculé par ici, un léger sourire par-là, un effleurement séducteur, la pointe rosée de sa langue mutine dardant entre des lèvres pulpeuses, un petit mouvement de tête pour bien mettre en valeur la grâce de son cou de cygne, la cascade enchanteresse de ses longs cheveux de feu dont les pointes balayaient sa chute de reins… C’est tout naturellement que les tables furent rapidement autant imbibées de bières que de baves.

Dans tous les domaines, la compétition et la rivalité faisaient rage, c’est pourquoi une certaine rivalité inévitable s’était installée entre les deux femmes. Veylaïs aimait être au centre de l’attention que ce soit par son talent comme pour sa beauté et sa morgue insolente. Une rivalité qui se transforma bizarrement en une certaine amitié. Quoique ce ne soit pas vraiment le bon terme.
De récit en récit, elles passèrent de boissons en boissons, leurs paroles perdant doucement mais sûrement leur cohérence. Petit à petit, elles vinrent à rire de façon forte et puérile pour un rien, pouffant sur des broutilles. Entre les imitations des péquenauds en rut qui les entouraient, et les quelques coups qu’elles s’échangeraient pour savoir laquelle des deux était la meilleure, les deux jeunes femmes ne s’ennuyèrent pas beaucoup ce soir-là.
Et, fortes de l’idée qui leur parût splendide à ce niveau de verres ingurgités, elles décidèrent à parier sur le combat à venir. Veylaïs avait décidé de parier sur l’orc. Celui-ci grognait à quiconque s’approchait de trop près de sa cage, son regard dur et tenace finissant de faire fuir les plus téméraires. Son adversaire avait un fort accent à couper au couteau, et n’était pas du genre à faire des travaux de ravaudages ou à enfiler des perles, mais plutôt, caractériellement, à envoyer des bûches.
L’issue de ce duel était plus qu’incertain. Si Gorgut l’emportait la pirate gagnait toutes les possessions de sa rivale. Si, au contraire, Goraxul sortait vainqueur de ce pugilat, Veylaïs s’était engagée à passer la nuit au lit avec Dokhara. La jeune corsaire pouffa en se remémorant les gages, à quel moment était-elle censée être perdante ? Si les insultes, la boisson, les cartes n’avaient pas réussi à les départager, la kislévite savait au moins une chose: elle était plus intelligente que son adversaire.

Malheureusement le combat n’avait pas eu lieu, les skavens gâchant royalement la fête. Après de nombreuses heures, Veylaïs était enfin sortie de la taverne avec de nouveaux compagnons ainsi qu’une nouvelle mission : trouver un bouquin à l’université …

***

Tout en marchant dans les rues de Nuln, la jeune pirate tourna autour de Dokhara telle un félin encerclant sa proie. Même si une certaine amitié liée dorénavant les deux femmes, elles restaient toujours des rivales, au moins du côté de Veylaïs. Elle comptait bien la titiller un peu plus pendant que la joyeuse compagnie se dirigeait vers l’université, ayant déjà pris la peine de piller quelques maisons sur leur passage. Elle pointa sa concurrente de la pointe de sa rapière, dégoulinant du sang des innocents, sans aucune once d’agressivité.

- En voilà une qui m’intrigue toujours autant ! Chevelure de feu. Sexe féminin. 20-25 ans. 1 mètre 65. Bonne santé. Sportive et… enfant unique. Rapport au père hautement conflictuel. "Il rêvait d’un garçon" alors elle doit se la jouer dure à cuir…

La kislévite fut rapidement tirée de son analyse psychologique, expressément caricaturale, par une bande d’émeutiers qui s’en prenait à une calèche. Veylaïs doutait fortement que ces émeutiers fussent des bandits, plutôt des fils de quelques riches marchands habitués à dépenser l’argent paternel en vêtements à la dernière mode et en bijoux que les vrais fils de la noblesse estimeraient du plus mauvais goût. Et la pagaille environnante semblait convenir à leurs attentes. Des gosses de riches attirés par la promesse de sensations fortes. Eh bien, ils en auraient pour leur argent, ce soir.

Veylaïs attendit, une, deux, trois secondes. Le temps nécessaire pour que Dokhara expose son plan, tâche fort délicate avec la présence d’un orc dans leur groupe. Après quelques mimes forts pathétiques, Dokhara se tourna vers Veylaïs tandis que les deux brutes fonçaient vers le carrosse.

- Le pari tient toujours. Le premier des deux qui meurt dans les combats fait perdre sa parieuse.

La corsaire haussa les épaules, un sourire carnassier se dessinant sur ses lèvres.

- Et comment ça se passe si je tue moi-même ton beau combattant ?

Sans même attendre la réponse de sa collègue, Veylaïs dégaina son couteau de la main gauche et emprunta la route qu’était en train de dégager Gorgut. Une fois à la calèche, elle se plaça entre les émeutiers et ses deux compagnons qui s’en prenaient aux universitaires. Prête à tout moment à s’interposer pour protéger les miches de sa rivale, si elle "perdait" son pari elle comptait bien y croquer dedans à pleine dents, encore fallait-il qu'elles restent en bon état.
Test de PAR avec bonus de la compétence parade pour repousser les assauts des émeutiers.
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Re: [Suicide Squad] Rats de bibliothèque

Message par Goraxul » 12 avr. 2018, 03:23

Le voyage sur les mers du sud fut long, incroyablement trop long et trop chaud. La température de ces eaux n’est pas quelque chose que l’on puisse s’habituer, je crois. Le campement estuaire de Varslhenborg dans les contrées du sud de Gharhars bordait les terres de Norsca. La traverse de la mer du Kraken prend quelques jours en temps normal. Mais cette fois-ci, un brouillard épais et visqueux s’était abattu sur nous. Notre navire pris en chasse par ce nuage du désespoir nous a forcés hors de notre route. Les côtes sont disparues et la seule chose que la capitaine put nous dire avant que le navire s’empale sur un récif acéré au beau milieu de la mer, c’était de faire attention aux Norses. Ces hommes, mi-croyant mi-impérial étaient prêt à tout pour récolter des richesses et se vanter d’une victoire facile. C’est là, plusieurs jours plus tard, déshydraté et assoiffé, prisonnier du navire meurtri, que j’ai été capturé par ces salauds.

Une semaine, trois semaines, des mois, de nombreux arrêts, de longues nuits à ne pas dormir, épuisées, affaibli, on m’a torturé, brûlé au fer et traité comme un vulgaire esclave. Deux mois, la durée du voyage était impossible à dire si on ne dormait pas et qu’on était coincé dans le fond d’une cale humide et boueuse. Ma haine contre ces faux prêcheurs n’en est que plus grande. C’est vers les dieux que je me suis retourné, la Grande Bête était là pour me recueillir lorsque je faiblissais. Elle m’a donné le courage de continuer à lutter, de rester éveillé face à ces injures. La Bête m’a souri à chaque fois que je fermais les yeux, chaque seconde. L’envie de brûler ces chiens galeux. La soif de vengeance. Casser leurs crânes sur un rocher. Couler leurs navires. Violer leurs femmes. Je mangerais leurs enfants et brûlerais leurs légendes. Juste rétribution pour ce peuple de salop* impérial. Les Norses ne sont pas dignes de prier nos Dieux. Je dépècerais le premier qui baissera sa garde !!!

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Je me réveille, la tête qui tourne encore d’un coup reçut précédemment. Détaché, dans une nouvelle cellule, en bois cette fois avec un sol en terre. Je ne suis plus sur le navire et on vient de me piquer d’une longue lance pour que je me réveille. C’est une arène, ils veulent que je me batte, c’est ça ? Tout ça pour ça ? Les hurlements de la foule, j’entends le Boucher se réjouir déjà. Le Sang Coulera CE SOIR ! L’odeur de la mort, le sang séché dans le sable, cette mémorable croûte qui se brise sous les pieds lorsque la vie coagulée se solidifie au sol. Les cris. La haine. La violence. Les bruits bestiaux d’une créature enchaînée qui veut qu’on la libère.

Ce n’est pas un homme qui fait ce son. Ce n’est pas le bruit qu’un homme peut faire, leur expérience étant limitée à leur petit pays et leurs nombrils, cette douleur venait d’ailleurs. Un autre esclave qui serait lancé dans ce combat. Un monstre gigantesque, une force surhumaine, probablement la seule chose à des lieues à la ronde qui pourrait le vaincre. Si ce combat était pour arriver, si ce destin était celui choisi par l’Architecte, et bien qu’il en soit ainsi. Je remercie les Dieux avec amour !!!

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Deux impériales libèrent l’orque. La femme aux cheveux de feu serait une croyante ? Le Prince aura toujours de puissants atouts pour déjouer ses Rivaux. Longue vie au Corrupteur ! La langue dont parlent ces impériales est assez près de la mienne pour comprendre les grandes lignes. Le fait qu’elles soient petites ne signifie pas qu’elles sont faibles, au contraire, je devrais me méfier d’elles. Par leur corps fait pour répondre aux plus vicieux désirs et leurs langues fourbes et agiles, je suis certain qu’elles ont déjà fait perdre la tête à des centaines d’hommes. Ce monstre, Gorgut, était comme moi, un combattant égaré loin de son champ de bataille, près à tout pour retourner chez lui. Ma survie dépendra de la sienne. Notre destin est lié. Je ramassai sa lourde et massive arme pour lui rendre, en signe d’alliance. Je vois dans son regard la furie et la colère de ses Dieux. Une Machine née pour tuer.

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Cet endroit est merveilleux !!! Tout le monde hurle ! Les gens se battent et meurent pour aucune raison !! Que Khorne me bénit, je suis dans une cité impériale et chaque mort ici sera pour mes Dieux une victoire ! Les Rats géants ont bien commencé la bataille, à nous de terminer la guerre !! Le goût de la souffrance me fait saliver, mes muscles se réchauffent et la nuit humide enflamme mon esprit !

Que ce foutu livre soit délivré m’importe peu, qu’il en soit ainsi, mais je récolterais des crânes impériaux sur mon chemin ! Le plaisir avec ces hommes c’est qu’il ne pose pas vraiment de résistance, mes haches traversent la chaire et provoquent la mort de dizaines d’hommes. Dans les chemins, autour de cette caravane, dans les bâtiments que des hommes morts ont érigés pour leurs dieux morts. Le problème vient avec le temps, la fatigue, la rage est toujours là, mais le corps et l’endurance ont de la difficulté à suivre après un certain temps. Pour récupérer ce livre, je trancherais mon chemin à travers ces nuées d’hommes sans courages qui fuiront devant notre fureur divine. Notre escouade vouée à une mort glorieuse dans ce champ de bataille ennemi n’est pour nous qu’une divine providence !!


Mutile, brûle, tue
Mutile, Brûle, Tue.
Mutile, Brûle, TUE.
MUTILE brûle TUE
MUTILE BRÛLE TUE
MUTILE BRÛLE TUE



J’aimerais utiliser mon ENDurance +1, parce que c’est long et épuisant tuer autant d’impériaux sans défense alors que nous faisons notre chemin vers le livre. D’autant plus que je n’ai pas dormi depuis un bon moment. Si c’est trop tiré par les cheveux alors j’irais avec ATTaque
Image
Goraxul , Guerrier du Chaos

Fiche Wiki

FOR 9 / END 10 / HAB 8 / CHAR 9 / INT 9 / INI 9 / ATT 9 / PAR 9 / TIR 8 / MAG 0 / NA 1 / PV 65/65
http://i.imgur.com/7MAkOYr.jpg?1
Compétence
  • Ambidexterie : Utilisation sans malus de deux armes à la fois
  • Chasse : Bonus de 1 lors de tentative de chasse
  • Langue Noir : Permer de parler et de comprendre la langue des monstruosité du Chaos
  • Parade : La valeur de parade des armes et bouclier est doublée
  • Résistance Accrue : Bonus de 1 sur tout ses jets d'endurances
  • Sang Froid : Ne subit pas de malus en cas de situations stressantes
  • Sixieme sens : Bonus de 1 lors qu'il se sent traqué pour découvrir la source
  • Survie en milieux hostile : Bonus de 1 lors de tentative de survie en milieux dangereux.
Expérience
  • XP 0/100
Armement
  • 2 x Hache Chaotique : 18+1d8 ; 8(16) PAR ; Percutante : 2 jet de dégât, garder le meilleur. Manier deux haches chaotiques en même temps permet de faire deux attaques.
  • Bouclier du chaos : 6+1d6 ; 16(32) PAR ; Déstabilisant : +2 à tout test visant à pousser/renverser ou à résister. Bouclier : relance automatique de la première parade ratée au cours d'un round.
Mutation 1/8
  • Peau écailleuse : Armure naturelle de 4 sur le bras droit.
Argent
  • Couronne : 7
  • Pistole : 0
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Gorgut Grimzog
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Re: [Suicide Squad] Rats de bibliothèque

Message par Gorgut Grimzog » 13 avr. 2018, 02:40

Un ramassis de brutes sans cervelle. Cela résumait bien la petite bande d'orques qu'avait rassemblé Gorgut pour piller gentiment les caravanes marchandes qui osaient emprunter le Col du Feu Noir. Sur le coup c'était une bonne idée, un col qui faisait la jonction entre l'Empire et les Principautés Frontalières, cela avait de quoi ramener des clients ! Et puis pendant une période, cela marchait même très bien ! Sauf que... C'était pendant une période... Et plutôt courte... Car c'est bien joli de faire son cador à piller une route fréquentée, mais qui dit route fréquentée, dit que les "péages improvisés" ne restent jamais bien longtemps. En l’occurrence, c'est une bande de mercenaire, accessoirement trois fois plus importante que celle de notre charmant Orque Noir, qui vint remettre de l'ordre dans tous ça. Après une attaque surprise qui a valu l'extermination de la quasi-intégralité des peaux-vertes, contre... Bha zéro perte chez les mercenaires impériaux... Comme quoi... Ils ont bien fait leur boulot.

Oh ? Vous la sentez ? Cette bonne odeur d'échec cuisant ? Hé bien Gorgut la reniflait à chaque instant, et autant vous dire qu'un orque noir, ça n'aime pas du tout l'échec, encore moins quand il est esclave d'un zom' faisant la moitié de sa taille. Car oui, en plus d'avoir survécu à ça, il se retrouvait enfermé dans une cage au même titre que deux de ses copains. Pourquoi me direz-vous ? Ou même si vous me le dites pas d'ailleurs. A priori, des orques seraient des denrées plutôt intéressantes dans un certain secteur, et un petit indice, c'est pas dans celui des pâtisseries... Quoi que...


***

Un rugissement inhumain de rage et le son de chaînes s’entrechoquant semblait signaler que quelqu'un, ou plutôt quelque chose n'était pas très contente de sa condition actuelle. Et elle avait beau gueuler continuellement, elle le faisait toujours avec autant d'entrain. Comme vous l'aurez deviné, Gorgut était pas très heureux d'être enchaîné au mur d'une cellule à attendre le bon vouloir de ses maîtres éphémères. Oui, éphémères, car c'est ce qu'ils deviendront une fois que notre orque retrouvera sa précieuse liberté.

Ce qui ne tarda pas à arriver au bout de quelques heures, d'ailleurs il était temps, car ça commençait à sentir assez fort le rongeur. L'Orque Noir c'était un peu calmé en voyant la p'tite zom' aux cheveux rouges s'approcher de lui. La brute grogna quand elle effleura sa peau du bout de son doigt... Elle enchaîna par des signes de main dont Gorgut ne comprit même pas la moitié. Et comme il ne savait pas ce qu'elle faisait ou ce qu'elle voulait, ça l'énervait. Est ce qu'elle se foutait sa gueule ? C'est ce qu'il croyait au début jusqu'à ce qu'elle le libère de ses entraves. Dans un premier temps, il fut plutôt incrédule, mais en connectant ses deux neurones, il essaya de comprendre le pourquoi du comment :

Forte odeur de rongeurs + Odeur très très forte de sang d'zom's + Deux femelles zom's libérant Gorgut = Invasion de ra-ki-pu + zom's peur de mourir + Gorgut protège zom's contre liberté.

L'orque hésita un instant à écraser cette p'tite zom' rousse, cependant, même s'il avait un esprit limité, il savait reconnaître quand il était dans une situation "délicate". Dans le cas présent, il est dans une ville qu'il ne connait pas, plutôt grande au vue de la route qu'il a fait pour arriver jusqu'ici, qui en plus est envahi par les rats... Entre les gardes et les rats... S'il voulait survivre et sortir de cette ville, notre brute allait devoir suivre ces zoms un petit moment. Il grogna à nouveau et sortie de la cellule sans aucune grâce, avec sa démarche arquée.

Gorgut fouillait les caisses et les coffres afin de retrouver son précieux Kikoup et le reste de son équipements. Pendant ce temps, les deux demoiselles se chargeait de libérer un autre détenu qui semblait bien nerveux. L'orque noir ne s'en préoccupa même pas, jusqu'à ce que ce dernier lui tende son arme fétiche. Il l'a saisi brutalement, et fixa l'zom tatoué avec un bras bizarre. A priori, il semblait tailler pour le combat, mais était plus étrange que les zoms en armure de la cité... Un clan différente peut être ? Le peau-verte se détourna du guerrier en soufflant par le nez. Le zom lui avait retrouvé son Kikoup... Du coup, notre gentil orque, dans son infini bonté, avait décidé qu'il ne le tuerait pas... Ou du moins, pas tout de suite.


***

Gorgut ne comprenait rien à ce qui se passait... Il se contentait de suivre le p'tit groupe de zom's qui l'avait aidé. Ils avaient été dans un bâtiment, avait parlé à une créature étrange, étaient sortis du bâtiment, avaient pulvérisé des ra-ki-pu, saccagé des maisons, etc... A un moment d'ailleurs, la seconde p'tite zom semblait s'adresser à lui, mais le peaux verte demeurait perplexe à ce qu'elle essayait de lui faire comprendre. Elle claquait sa mâchoire prêt de la tête de l'orque. Elle avait faim peut être ? Ou elle voulait se faire becter ? En guise de seule réponse Gorgut fit claqué sa mâchoire à son tour, donnant l'impression qu'un piège à ours venait de se refermer. En tout cas, si c'était un jeu, l'orque noir était plus doué que la p'tite zom !

Après quelques amusements, ils se retrouvaient face à pleins de zoms qui s'attaquaient à d'autres zoms dans une sorte de chariot. C'est la que le reste du p'tit groupe commença à écouter "cheveux rouges" avant que cette dernière se tourne vers l'orque pour lui faire des gestes. Très vite il comprit l'idée : Défoncer le chariot et charcuter les émeutiers ! Ça c'était une mission qui était dans ses cordes ! Il écarta la p'tite zom de son passage et se mit à courir comme un fou furieux en hurlant un :

WAAAAAGH !!!!

L'orque noir piétina plusieurs émeutiers sur son chemin, en projetant d'autres au sol, tandis qu'il se rapprochait inévitablement de son objectif. Tel un Squig Broyeur dégommant un régiment de nabots, Gorgut percuta les émeutiers et la carriole de toute sa force, essayant de renverser cette dernière. Il enchaîna ensuite une tentative d'arrachage de portière avec tout le doigté que l'on connait aux orques noirs afin de faire un petit coucou aux occupants de l'habitacle.

Test de Force pour renverser le carrosse ainsi qu'arracher sa portière
Gorgut Grimzog, Voie des Orques Noirs de Gork (ou de Mork ?)

Caractéristiques de Base :
For 11 | End 10 | Hab 7 | Cha 5 | Int 6 | Ini 7 | Att 10 | Par 9 | Tir 7 | NA 1 | PV 80/80

Caractéristiques avec modifications :
For 11 | End 10 | Hab 5 | Cha 5 | Int 6 | Ini 6 | Att 8 | Par 7 | Tir 7 | NA 1 | PV 80/80

Lien Fiche personnage: WAAAGH!

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Equipement:

- Grosse Armure du Blok'Hache : 13 partout sauf la tête
- Bouclier Blok'Tout : 6+1d8; Parade 18; Déstabilisant
- Kikoup : 20+1d8; Parade 8; Lente et Percutante; Orques uniquement

Compétence:

- Autorité : bonus de +1 pour les ordres
- Coriace : peut retrancher 1D3 points de dégâts lors d'un coup
- Coups Puissant : bonus de +1D3 points de dégâts.
- Parade : double la valeur de parade des armes et bouclier
- Résistance Accrue : bonus de +1 sur tous ses tests d'endurance
- Survie en Milieu Hostile : bonus de +1 sur tous ses tests dans un tel environnement
- Volonté de Fer : bonus de +1 sur ses tests de volonté

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[MJ] Ombre de la Mort
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Re: [Suicide Squad] Rats de bibliothèque

Message par [MJ] Ombre de la Mort » 13 avr. 2018, 12:47

Résolution des tests

Goraxul, END avec bonus de -1 pour Résistance Accrue: 1, réussite critique, compte double dans le décompte
Gorgut Grimzog, FOR sans bonus ni malus: 17, raté
Dokhara de Soya, CHA avec bonus de -1 pour Eloquence: 11-1 = 10, réussite
Veylaïs, PAR avec bonus de -1 pour Parade: 15-1 = 14, raté

3 réussites sur 8 requises pour terminer le défi.
2 échecs sur 3 avant la fin prématurée du défi.
Goraxul exultait de choix, se mêlant à la foule de joyeuses victimes qui hurlaient, griffaient, se débattaient telle une marée, tel un superorganisme changeant de forme et de position à chaque seconde. Il tournait, dansait en distribuant des coups à l'aveugle, en tuant certains, en amochant salement d'autres. Il se sentait vivant. Heureux. Puissant. SANGLANT !

Gorgut Grimzog, a contrario, rencontra plus de difficultés dans son entreprise : bien mal lui pris de tenter de détruire tout ou en partie la calèche, une authentique création conjointe des Guildes des Forgerons et des Ecoles d'Art de Nuln. Le véhicule était robuste, résistant ce qui fit que les tentatives répétées de l'Orque pour en forcer les portes se solda par de la frustration pour le peau-verte, et de la peur pour les occupants coincés à l'intérieur...

Veylaïs était elles aussi dans de sales draps. Certains des émeutiers étaient armés et semblaient tout à fait capables de se défendre et d'attaquer. Sûrement des dockers ou des criminels locaux, il ne pouvait en être autrement. Cela la prit au dépourvu, elle avait toutes les peines du monde à protéger ses coéquipiers et commença à se faire submerger. Pourquoi cet imbécile d'Orque mettait autant de temps ?! Seules les prouesses martiales et techniques de l'Homme du Nord permirent à leur assaut improvisé de gagner un peu de répit, le temps que les paroles de Dokhara de Soya fassent mouche...

Éloignez cette abomination de nous, éloignez-là ! Par pitié ! Je vous mènerai aux archives interdites, mais que cela cesse, par pitié...
Un des érudits dans la calèche avait craqué, tant par le beau bordel sanglant qui se déroulait autour d'eux, qu'à cause de la tête de l'orque à la fenêtre de leur cercueil roulant. Mais les mots de Dokhara de Soya firent mouches à leurs oreilles, les rassurant quant au fait qu'une voie de sortie était possible. L'un des bibliothécaires sauta sur l'occasion qui lui était tendue, quitte à condamner ses pairs dans le même temps qui le regardaient tous, médusés par tant de couardise...
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Torture favorite:

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"Malepierre is My Business..."
" It's gonna be legen... wait for it... dary ! »"
Des questions ? Mon Antre t'est ouverte...
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Veylaïs
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Re: [Suicide Squad] Rats de bibliothèque

Message par Veylaïs » 18 avr. 2018, 19:04

- Des étudiants qui luttent contre la sélection à l’université, hein ? C’est ça et je me suis foutue une baigne toute seule, aussi ? lâcha Veylaïs avec un rapide coup d’œil vers l’arrière pour s’assurer que les émeutiers ne les avaient pas pris en chasse.

Les recoins de ses lèvres se retroussèrent dans une tentative de sourire, avant qu’une grimace de douleur ne vienne déformer ses traits, et elle repartit de plus belle dans ses grognements, pestant à propos de « cet imbécile d’Orque qui bougeait pas ses fesses et qui avait pris trop de temps pour renverser le carrosse ».
La jeune ostlandaise grogna ainsi pendant quelques longues minutes, jetant des regards assassins à ses "amis" qui étaient à l’origine de tous ses malheurs. Veylaïs arborait une lèvre tuméfiée et quelque peu ouverte, et son joli visage se tordait en une moue haineuse fulminant contre la perte de ses armes lors des affrontements. Aucun doute qu’elle gravait les traits de ses assaillants dans sa mémoire, quelque fois que la providence les conduisît de nouveau en face d’elle.

La corsaire s’approcha de l’universitaire, raison principale des échauffourées, lui tournant autour comme un vautour sur le point de frapper. Elle le harpa par l’épaule et le retourna face à elle :

- Je constate que vous préférez les coups de queue avec vos petits gamins plutôt que les coups de poings ! J’espère que tu ne comptes pas te jouer de nous, sinon tu vas rapidement rejoindre tes petits copains, c’est compris ?

Dans sa rage glaciale, la jeune femme n’avait fait aucune différence entre le clergé et le cercle universitaire concernant leur appétence pour les mioches. Veylaïs repartit vers l’avant en continuant de marmonner entre ses lèvres enflées sur l’intérêt de trouver un livre alors qu’elle venait d’y perdre ses armes.

Les rues s’embrasant n’étaient pas pour les aider dans leur orientation, ajoutée à l’action de l’alcool de cette nuit, et au fait que le vieil universitaire se déféquait littéralement dessus. Faisait-il exprès pour les mener en bateau et ne pas leur remettre le fameux bouquin ? La jeune pirate commençait de plus en plus à y croire. Pourquoi les faisait-il passer dans toutes ces venelles sordides ? Elle avait pourtant cru comprendre que l’université n’était pas censée être très éloignée de l’auberge dans laquelle elle avait passé sa soirée. La ruelle dans laquelle le groupe venait de s’engager rétrécissait à mesure qu’ils gravissaient les mètres, et elle semblait se transformer lentement en cul-de-sac. Elle échappait des relents d’ordures immondes, ainsi qu’une odeur ignoble qui perçait à travers le tout, pire que les autres, qui fit froncer le nez à Veylaïs et remonter ses mains sous celui-ci.
Reprenant son souffle, la jeune femme avançait désormais plus calmement, et un bruit inhabituel l’alerta. Une sorte de grognement retentit au fond de la ruelle sombre, dans un avertissement qui créa une désagréable traînée de frissons le long de son échine. D’un geste de la main elle fit s’arrêter net le groupe, le souffle court, essayant vainement de distinguer ce qui se tapissait au fond de la venelle.

Il pouvait s’agir d’un chien errant qui avait élu cet endroit reculé comme étant sa tanière. Peut-être était-il en train de se repaître des ordures ou d’un quelconque rat qui avait eu la malchance de s’égarer par ici. Nombreux étaient les récits concernant les créatures charognardes qui remontaient parfois des égouts de Nuln, et une peur tenace s’empara de l’esprit de la pirate. Elle n’avait en aucun cas l’envie d’avancer pour vérifier ce qui se cachait au fond. Peut-être n’était-ce qu’un chien et qu’elle était en train de s’effrayer d’un rien, mais elle n’avait pas envie de le savoir, surtout suite à la correction qu’elle venait de prendre face aux émeutiers. Cela sentait autre chose que les ordures pourrissantes, là-dedans, et elle ne voulait pas y ajouter l’odeur de son cadavre. Même si elle avait bien envie d’y envoyer sa rivale pour la punir de s’être seulement occupée de blablater avec les vieillards pendant que Veylaïs était seule pour la couvrir. Pour le moment seul le guerrier à la peau d’écailles trouvait grâce à ses yeux.

- Venez. Faisons demi-tour, ça sent pas très bon ici.

Le groupe fit quelques pas à reculons, rechignant à tourner le dos à la bête qui semblait se tapir plusieurs mètres devant. Et sans grande surprise pour Veylaïs, l’universitaire heurta, par inadvertance ?, tout un tas d’immondices dans des craquements répugnants et des bruits de succion écœurant. Sortant des ombres vers une zone plus éclairée, entre deux tas d’ordures, une énorme créature ressemblant à un rat apparut. La créature fétide, au pelage racorni, bouffée par la maladie et les affres de ses plaies suppurantes, était de même taille que Gorgut. Et les canines qu’elle dévoilait, rougeâtre d’une chair avariée, et les yeux fous suintant de pus témoignaient des maladies qu’une morsure était susceptible de transmettre.

- Fuyez pauvres fous !

Courant sans objectif particulier, ayant pour seul but de s’éloigner du lieu, Veylaïs ne se retourna même pas pour voir si les autres la suivaient. Le danger passé, la jeune pirate partit dans un rire nerveux, essoufflée, et patienta que ses compagnons la rejoignent. La bestiole semblait avoir arrêté sa poursuite, probablement intéressée par quelques habitants plus appétissants, qui ne rechignaient pas à se faire croquer. Elle n'avait même plus la force de s'en prendre à ce petit chenapan d'universitaire, préférant se moquer de leur propre échec.

***

La suite du trajet fut beaucoup plus aisée, les quelques coups de pressions de Veylaïs sur l’universitaire aidant, et rapidement le petit groupe arriva devant l’université majeure de la ville, la majestueuse université médicale de Nuln, aussi surnommée "La Fontainerie de Shallya" en l'honneur de la grande Déesse de la Guérison. En dehors des études purement médicales, des annexes à l’institut proposaient aussi un enseignement des arts, de l’histoire, des sciences et autres dominantes prosaïques. Le spectacle qui se tenait devant Veylaïs aurait coupé le souffle à n’importe quelle personne de censée. Cette dernière se contenta d’envoyer un crachat ensanglanté au sol et se retourna vers le vieil homme :

- Dépêche-toi de nous mener à notre bouquin avant que Morr vienne te chercher, l’vieillard !

Le professeur termina par se diriger vers l’imposant bâtiment que Veylaïs observait avec dédain. Une grande partie de la toiture était en feu et dans l’embrasure des portes, la jeune femme put s’apercevoir que l’intérieur était également en proie aux flammes. Elle bouscula le vieil homme et entra sans tarder, estimant qu’elle avait déjà assez perdue de son précieux temps. Veylaïs fit son apparition dans le vestibule qui possédait une immense hauteur sous plafond et dans lequel se dégageait une énorme chaleur, les livres faisant un excellent combustible rapide. Tournant la tête çà et là, la pirate embrassait du regard les diverses décorations qui agrémentaient la pièce, notant dans un coin de sa tête qu’elle pourrait toujours piller l’endroit si l’universitaire ne les menait pas au livre en question.

Et c’est justement en se demandant quel tableau elle pourrait dérober pour le revendre au marché noir, que son regard se posa sur le seul individu qui se trouvait déjà là. A son allure et son équipement, cela devait sûrement être un employé important. Son armure de plates complète était intégralement recouverte de bandelettes de parchemin et des citations étaient peintes à même ses armes. Il avait tout l’air d’être un gardien des lieux, censé sauvegarder la connaissance en protégeant les multiples bibliothèques de l’université. Heureusement il ne les avait pas encore remarqué, trop occupé à tenter vainement d’endiguer la progression des flammes.
Veylaïs porta instinctivement la main à sa ceinture pour y dégainer sa rapière… putai* ! Hurla-t-elle intérieurement. N’ayant pas trouvée d’idées plus stupides encore, la jeune femme s’empara du plus gros livre qu’elle trouva avant de charger dans la direction du Chevalier de l’Université.

- Hé le fétichiste des livres ! Viens voir par là je vais t’étouffer avec celui-ci !

Le feu avait bien entamé son dessein, rendant toutes pièces juxtaposant le vestibule difficilement atteignables, à moins de traverser les flammes pour y fracasser une des portes.
Test d’ATT avec bonus de la compétence Bagarre pour neutraliser le Chevalier de l’Université.
Veylaïs, Voie du forban
Profil: For 8 | End 8 | Hab 8 | Cha 9 | Int 8 | Ini 9 | Att 10 | Par 10 | Tir 8 | NA 1 | PV 60/60
Lien Fiche personnage: http://warforum-jdr.com/wiki-v2/doku.ph ... he_veylais
"La mauvaise réputation du charognard est déjà faite dès la naissance."

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