Une foy unique ?

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Alicia
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Re: Une foy unique ?

Message par Alicia » 10 juin 2018, 21:12

Alicia allait répondre au garde mais Ludwig la devança et commis sa première boulette. D'une, il usait de son statut à ELLE pour faire valoir ses demandes, ce qui lui valut un regard noir de la part de l'inquisitrice. Parler de l'inquisition comme ça.... Qu'est ce qui n'allait pas chez ce taré !? Une fois qu'ils seraient en privé, il faudrait qu'elle ait une petite discussion avec lui...

"Oh... J'aime ce genre de... "discussion". Tu me laisserais l'émasculer ? Allez dit oui dit oui dit oui dit... "

"Hmm... ça mérite réflexion.... Mais non. Il pourrait se rattraper si on lui explique de manière pédagogique ses erreurs... Je suppose."

Quoiqu'il en soit, il était trop tard pour prétendre n'être que de simples voyageurs ou mercenaires de passage. Non. Leur couverture était grillée, ne serait ce que dans la milice. Et au vu de la vitesse à laquelle les rumeurs se répandaient dans un village... M'enfin. Le mal était fait. Il ne pouvait plus être réparé alors autant prendre sur soit.

Observant les gardes préposés à la garde de la palissade, Alicia repéra quelques mimiques de la part de ceux ci. Tout d'abord, le plus vieux des deux, ou expérimenté, semblait regarder quelque chose sous le parapet, invisible aux yeux des voyageurs. Ce mystère fut éclairci lorsque son compère se baissa pour ne réapparaître qu'armé d'un arc. Ils étaient prudents. Bon point pour eux. Ensuite, celui qui devait être le supérieur du gamin avec l'arc descendit de la palissade par quelques échelles pour ouvrir une poterne dissimulée et enfin s'approcher d'eux, la main tapotant légèrement la garde d'un glaive plutôt bien entretenu. S'apprêtant à réparer l'entrée désastreuse de son... "partenaire", Alicia allait éclaircir les archers municipaux lorsque, Cata, cadet des Stroff, décida qu'il n'en avait pas fait assez.
Ludwig a écrit : - Alors ? Vous voilà rassuré ? Maintenant laissez nous passer, je ne suis pas sur que ma collègue soit aussi patiente que moi.
"Il a bien dit ce que j'ai entendu ce gougnafier ? Mais de qui est ce qu'il se fout !? Il veut notre mort ? Et pendant qu'il y est, il compte aussi annoncer notre venue en mettant le feu au village !?"

"Du coup pour cette émasculation..."

"Il faudrat la faire avec les outils du bord. Mais je lui laisse une dernière chance..."

La réaction d'Alicia fut immédiate. D'un geste prompt, elle foutue une claque à l'arrière de la tête de Ludwig, suivi d'un geste brusque pour lui faire découvrir son visage.

Les gens polis discutent à visage découvert.

Sans faire une seule seconde attention, après son action, à celui qui était à ses côtés, Alicia se tourna vers le garde qui la regardait médusé, ne s'étant absolument pas attendu à ça. Il était temps de rattraper ce qui pouvait l'être.

Je vous prie de bien vouloir excuser le manque de manières, et surtout de discrétion, rajouta-t-elle en appuyant avec importance sur ce dernier point en fusillant Ludwig du regard, de mon assistant nouvelle insistance sur le dernier terme. La fatigue de ces derniers jours semble lui peser tout particulièrement. Concernant mon affiliation à l'inquisition, que j'aurais préférée garder discrète nouveau regard appuyé à Ludwig
je ne pense pas que nombre de personnes se promènent avec un pistolet elle montra le sien, tenu par le canon, qu'elle rapprocha du garde, sans le lâcher, mais assez proche pour qu'il puisse le regarder en détail frappé du signe de la comète. Enfin... dit elle en ouvrant en grand et lentement son gilet J'ai ici un document qui peut prouver mes dires. Celui ci, en cas de litige avec les autorités séculières, précise quelles sont mes prérogatives et limites. Une description de sa porteuse y est également jointe. J'ignore si vous savez lire, mais je suppose que le sceau ici dit elle en déroulant le parchemin pour pointer un motif légèrement en relief, représentant les armoiries de la ville de Meissen et de l'inquisition Vous est légèrement familier.

Remballant son papier dans son gilet, Alicia reprit quelques couleurs, la fatigue de la marche partiellement oubliée. J'espère, messieurs, avoir éclairée votre lanterne. A moins que vous n'ayez d'autres question, il serait aimable de votre part de nous indiquer où se trouve l'auberge. Merci.

En rabotant les gardes, Alicia espérait avoir réduit leur vis à vis envers le duo et qu'ils se montreraient en de bonnes dispositions envers eux. Car elle avait des questions à leur poser. Mais avant tout ça.... Ludwig ! Au dodo !
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Re: Une foy unique ?

Message par [MJ] Ombre de la Mort » 10 juin 2018, 21:45

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Re: Une foy unique ?

Message par Ludwig Von Hoffenbach » 11 juin 2018, 00:05

L’intérieur de Ludwig était devenu un volcan en éruption. Dès lors qu’Alicia lui avait mis une claque à l’arrière de la tête, de la lave avait jaillit et coulait sur les pentes escarpées de son esprit. Comment cette salope osait le claquer comme un vulgaire garnement devant des sentinelles d’une ville. Cette fois-ci, elle allait vraiment trop loin. Jamais ils n’arriveraient à quelque chose, s’ils ne se mettaient pas tous deux sur un pied d’égalité. Pour l’énerver encore plus cette catin d’inquisitrice lui avait enlevé son capuchon, dévoilant ainsi son visage. Ludwig fusilla Alicia du regard avec la puissance d’un canon feu d’enfer. Il se retourna vers le garde. Le garde ne semblait pas vraiment confiant. Il avait visiblement l’air d’avoir peur que cette dispute dégénère. Ludwig le rassura sur ce point. De toute façon la vengeance, était un plat qui se mangeait exclusivement froid.

- Alors ? Vous êtes rassurés sur notre identité, cracha Ludwig passablement énervé par les agissements d’Alicia.

- Oui. Vous pouvez passer. Bienvenue à Weningen, répondit le garde. Il semblait moins stressé qu’auparavant, même s’il gardait toujours une distance de sécurité avec eux. Il leur adressa un rapide salut militaire avant de les inviter à le suivre.

Ludwig suivit le garde, sans daigner prêter la moindre attention à Alicia. Le soldat ne put les accompagner plus loin ; il était encore de garde pour encore quelques heures. Mais ce dernier leur indiqua l’auberge la plus proche. Ludwig le remercia. Il était vraiment temps qu’il dorme sans quoi il planterait sa lame dans le ventre d’Alicia rapidement. Cette allure hautaine de l’Inquisition était tout bonnement insupportable. Cette foutue institution devait vraiment être refondue de toute urgence. L’Empire courait à sa perte avec des cinglés pareils. Ludwig souffla, il fallait qu’il se calme et qu’il laisse retomber sa colère. La colère était la plus mauvaise des conseillères. Au bout de cinq minutes dans les rues sombres de Weningen ils arrivèrent devant l’auberge indiquée. Ça n’avait pas l’air d’être le grand luxe mais cela suffirait pour la nuit. Sans un mot il se retourna vers Alicia et tendit la main.
- L’argent pour la chambre, cracha Ludwig.

L’inquisitrice sembla vouloir rétorquer quelque chose, mais elle se ravisa au dernier moment et lui donna assez d’argent pour la nuit. Elle haussa les épaules, un peu énervée, puis s’enfonça dans les rues mal éclairées de la ville ; probablement pour enquêter sur les ravisseurs. Ludwig soulagé de ne plus l’avoir dans les pattes, poussa la porte de l’auberge. Ludwig salua le patron, qui essuyait des choppes derrière son gros comptoir.

- Bonjour, je voudrais une chambre pour la nuit, c’est possible, demanda Ludwig en souriant.

- Bien sûr mon brave, tenez, la clé pour la chambre deux. Ça devrait faire l’affaire.

Ludwig échangea l’argent contre la clé en faisait un grand sourire à l’aubergiste. L’homme était un colosse chauve avec une grande moustache brune. Il avait l’air bien brave et très sympathique, mais malheureusement Ludwig n’était vraiment pas d’humeur à discuter. Il faudrait qu’il lui parle demain. Peut-être que l’aubergiste saurait quelque chose sur les ravisseurs.

- Vous avez une petite faim ?

- Non, c’est bien gentil à vous mais je suis épuisé. Toutefois cela sera un honneur de goûter votre cuisine demain ! Bonne nuit !

- Ha, et au fait. Si jamais vous voyez une femme rousse et qu’elle me cherche. Dites-lui qu’il faudra qu’elle attende mon lever. Sur ce, bonne nuit et merci!

- Ça marche ! Je vais vous préparer une spécialité locale. Bonne nuit, donc !

Après avoir pris congé, Ludwig monta les escaliers qui menaient aux chambres. Il ouvrit sa chambre rapidement, puis referma la porte à porte à clé. Par habitude de l’époque où il errait dans les taudis de Nuln, il déplaça la table contre la porte, puis l s’affala enfin sur le lit. La chambre était assez spartiate. Il y avait ce petit lit sur lequel il se trouvait, la petite table en bois et un tabouret. Cela était tout, mais amplement suffisant pour une seule nuit. De toute façon au vu du manque de sommeil qu’il trimbalait, il aurait pu dormir quasiment n’importe où. Ludwig se tourna dans le lit pour se mettre de côté. Finalement, à y réfléchir, ce lit était en fait assez douillet ; il allait passer une bonne nuit. Ludwig ferma les yeux et s’escrima à occulter les problèmes qui lui tournaient dans la tête ; la corruption de sa mère et de sa sœur, l’enlèvement de Rudolf et Julia, les disputes à répétition avec Alicia qui nuisaient à leur efficacité. Enfin, peu importe les problèmes, cela attendrait bien demain. Dans tous les cas, il n’aurait rien pu faire dans cet état de fatigue. Ludwig ferma les yeux. Il eut à peine le temps d’adresser une prière à Arianka, qu’il sombra dans le sommeil.
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Re: Une foy unique ?

Message par Alicia » 17 juin 2018, 22:35

Ludwig énervait vraiment Alicia. Déjà à l'entrée du village, celui ci s'était comporté en un véritable trou du cul, et c'était peu dire. Ils n'arriveraient jamais à rien si cet imbécile ne se mettait pas dans la tête qu'Elle était aux commandes. Si ça se trouvait, il était peut être même de cette engeance qui pensait que le rôle des femmes devait se réduire à la cuisine et aux enfants... Non sens absolu ! Mais on ne refaisait pas le monde. Mais par contre ce regard.... C'était celui d'un bandit qui ne comprenait pas qu'il était fini. Qui haïssait ce qui lui arrivait sans chercher à saisir son erreur... Oui. Elle avait déjà vu ce genre de regard.... Il allait falloir qu'elle le garde à l’œil ce freluquet. Surtout qu'il risquait de lui mettre les archers municipaux à dos. Comme si elle avait vraiment besoin de ça alors qu'elle s’apprêtait à requérir leur collaboration !

Mais au moins la milice semblait en avoir vu de pires, puisqu'un des gardes se montra assez urbain pour leur indiquer où se trouvait l'auberge dans le dédale de maisons qui composait le village. C'est devant l'auberge qu'on leur avait recommandés qu'Alicia laissa Ludwig, avec une pistole d'argent pour la chambre, préférant enquêter dans la soirée.

Si on vous demande, nous sommes tous deux amis, et si je ne suis pas entrée avec vous dans l'auberge, c'est parce que j'ai eu des soucis avec la garde. Compris ?

A défaut de comprendre, le mijauré empocha l'argent rageusement...

"Mais c'est qu'il serait énervé le petit... Il serait en train de bouder... Que c'est mignon..."

"La tolérance entre alliés est une vertu. La question qui se pose est "est ce que ce sombre idiot est plus une aide qu'une menace pour cette enquête" ? "

Retournant sur ses pas, Alicia disparut dans les ruelles sombres à moitié pavées de Weningen... Quelques minutes plus tard, elle était revenue au poste de garde, où elle apostropha la sentinelle sur le chemin de ronde.

Oh ! Soldat ! Vous avez un moment ? Je dois vous poser quelques questions...

Surpris par cette femmes sortie de nul part, l'archer lâcha sa torche qui tomba à terre pour rouler dans la boue. Ramassant celle ci, Alicia entreprit ensuite de monter au rempart par quelques échelles pour la rendre au maladrois.

Je... hum... Merci. Md'ame.

Le jeune homme était légèrement surpris, voir même mal à l'aise, après qu'Alicia lui ait rendu sa torche... Quelque chose clochait ?

Qu'est ce que je peux faire pour vous au juste ?

Regard fuyant. Tremblements à la main. Pupille qui se dilate. Voix légèrement aiguë... Pas la peine de le bousculer. C'était encore un gamin. Quoiqu'il ait à dire, il se mettrait rapidement à table. Elle n'avait qu'à le pousser légèrement dans la bonne direction...

Je ne crois pas vous avoir dit pourquoi j'étais venue à Weningen....

Lourd silence.

Je suis sur une enquête. Et elle concerne votre village. Et vous êtes une personne qui...

C'est bon. Il était complètement terrifié et se mettait déjà à table. Le repas était servi.

J'vous en supplie ! Je dirais tout ! Oui !C'est moi qu'ait pris un tonnelet dans la réserve du vieux Gustave ! Mais il m'avait pas payé mes perdrix ! Et je... Oh. Je viens de vous dire que je braconnais en plus. Euh... Vous pourriez oublier ça s'il vous plaît ? Je... Euh... V'la ma paye ! dit il en tendant à l'inquisitrice quelque piécettes de cuivre.

Vol, braconnage, tentative de corruption sur un agent de l'ordre... Heureusement pour vous que je sois sur des gros poissons sinon vous étiez foutu mon gars. Non. Vos petites bricoles ne m'intéressent pas. Mais offrez quelques unes de vos perdrix au cuisinier du burgmeister de temps en temps. Ca permettra de limiter la casse si vous vous faîtes attraper. Non. Ce qui m'intéresse moi, c'est le trafic.

Aucune réaction, si ce n'est ce regard complètement vide. Il n'avait foutrement aucune idée de ce dont elle parlait.

Les noms de Rudolf et Julia vous disent ils quelque chose ? Ce sont des paysans qui vivent un peu au nord d'ici. Dans un patelin assez isolé mais au bord de la grande route.

Le milicien mis quelques instants avant de comprendre qu'il était, ou semblait sorti d'affaire et se détendit légèrement avant d'essayer de se rappeler quelque chose...

Je... Crois que...Oui. Peut être. Y'avait un ancien soldat qui était venu au village une fois. Un certain Wilhem je crois. J'me suis d'ailleurs engagé parce qu'il m'avait impressionné. Mais je papillonne. Il était venu avec une gamine du nom de Julia justement. Pour voir le tailleur. Lui fallait des vêtements. C'était y'a des années mais je m'en souviens car la gamine chantait comme Shallya elle même. C'était beau à entendre. Mais pourquoi vous me demandez ça au juste ?

Parce qu'elle et son fiancé ont été enlevés il y a peu. Des esclavagistes surement. Un hameau peu fréquenté, des paysans.. Qui irait s'inquiéter pour eux ? Pas de bol, j'étais perdue à cause des pluies et je suis tombé sur ledit hameau dans la journée. Pourquoi je vous dit ça ? Parce que vous êtes un archer municipal. Vous gardez une porte. Et vous avez au moins une vague idée de la tête des gens qui y passent. Pas vrai ?

A mesure qu'Alicia parlait, l'archer en menait de moins en moins. Vers la fin il tremblotait comme une brindille et était pâle.

Faudrait... Faire quelque chose non ? Sonner l'alarme et... Appeler mes supérieurs ? Le bourgmestre ! Le sergent ! Ou le prêtre. Puis... Des renforts et...

Posant sa main droite sur l'épaule du milicien, Alicia rassura celui ci avant qu'il ne s'effondre en pleurs sur place.

Caaaalmez vous.... Je ne vous demande pas de mener une battue. Juste de me dire si, dans la journée, il ne serait pas arrivé dans le village un équipage de 6 cavaliers. 5 hommes rasés et une femme. Deux personnes dans l'équipage ont l'air de nobles. La femme porte un gaze violette. Et avec eux, il y avait un jeune homme et une jeune fille. Les enlevés. Alors ? ça vous dit quelque chose ? demanda-t-elle tout sourire.

Reprenant un peu de contenance, voir même un semblant de professionnalisme, le milicien se redressa, ferma les yeux quelques secondes, comme pour essayer de se souvenir de quelque chose puis les rouvrit soudainement.

Je me souviens. Comme je suis de garde la nuit, je dors souvent en journée. Mais c'est Pierrick qui m'en a parlé. Y'avait un groupe de drôles qui venait de la même direction que vous. Ils ont salement regardés Pierrick qui a pensé à les laisser poireauter dehors un moment comme les malappris qu'ils étaient, sauf que y'en a un qui s'est fâché comme s'il était Franz lui même. Il allait même ordonner qu'on fasse "goûter du fouet à ce gueux" comme il disait puis y'a une dame avec eux qui l'a calmé, a donné une pièce d'argent à Pierrick et puis voilà. Forcement ça a fait du bruit mais rien d'autre. Mais ils étaient bien 6 oui. Quand aux gens enlevés... Oui. Leurs malabars avaient sur leur chevaux de personnes mais le visage caché par un sac sur la tête, et ils faisaient pas beaucoup de bruit. Des dangereux brigands qu'ils ont dits. Fallait les amener à Wissenburg pour les rendre au duc de la ville. On a pas cherchés à en savoir plus. Surtout après que Sigurd, le prêtre ed'la paroisse, ait convaincu le burgmeister qu'il n'y avait pas à s'en faire. A peine arrivés, voilà qu'ils faisaient un gros don au temple. Alors on s'est dit qu'il valait mieux pas s'inquiéter plus que...

Je vous remercie archer. Vous facilitez vraiment mon travail. annonça toute guillerette l'inquisitrice.

"Le temps est venu pour quelques... Inquisitions !!! "
► Afficher le texte
"Les suspects ne seront pas très coopératifs une fois entre nos mains. J'ai bien peur que les méthodes douces ne suffisent pas à les faire parler."
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Re: Une foy unique ?

Message par Ludwig Von Hoffenbach » 28 juin 2018, 00:00

Ludwig s’était endormi très rapidement dans ce lit presque confortable. Son corps était totalement détendu, tout comme ses traits. Son esprit, au repos, n’était plus assailli par tous les problèmes de son quotidien. C’est alors qu’il fut appelé, dans son subconscient, par son prénom.

- Ludwig, interrogea la voix. Une femme selon lui.

Le jeune homme, en plein rêve, n’arrivait pas à répondre à cette voix féminine venue de nulle part. Il se contenta de rester spectateur. Ce spectacle était des plus étranges. Des flashs d’images, entre coupés de voix et de sons ; voilà ce qu’il voyait.

- Ludwig, continuait à appeler la femme.

Une femme. Grande. Une peau d’albâtre. De longs cheveux légèrement ondulés. Une beauté sans pareille. Prisonnière dans un cercueil aux reflets bleus. Des flashs. Une étoile à huit branches, étrangement similaire à …… .Une épée de cristal. De magnifiques clés de la même matière. Puis… lui, Ludwig. Une échappatoire. De l’espoir...

Quelques secondes après s’être reconnu dans le rêve, un grand flash de lumière l’éblouit et recouvrit sa vision subconsciente.

Une lame filant vers lui. Esquive. Relève la tête vers l’agresseur. Un colosse. Un visage sévère. Un regard d’acier. Une armure sans pareille. Un silence. L’énorme épée qui siffle à nouveau vers lui. Impossible de réagir. Transpercé par la lame. Un corps qui s’affale, mortellement blessé. Se rend compte que ce n’est pas lui. Un visage…, celui de sa mère…

A la vue du visage de sa mère, l’esprit de Ludwig se révulsa. Alors que tout s’assombrissait dans son subconscient, un nouveau flash de lumière se déclencha.

Un désert. Une chaleur de plomb. Un ciel qui s’assombrit. Une éclipse. De la peur. Du chagrin. Le retour du soleil ardent. Ludwig, encore lui. Sa peau qui le brûle. Le désert qui s’enflamme. Un brasier terrible. Des flammes qui approchent. Un cri, pas le sien. Une douche chaleur. La pureté…

D’un coup les flashs d’images et les sons s’arrêtèrent brusquement, sans pour autant réveiller Ludwig. Légèrement importuné dans son sommeil, il se retourna dans son lit. La nuit continuait. Il était nécessaire de reprendre des forces car le lendemain serait une dure journée. Mais désormais, il ne serait plus totalement seul. Les dieux étaient avec lui, il en avait l’intime conviction ; du moins il l’aurait au réveil.
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Re: Une foy unique ?

Message par Alicia » 24 juil. 2018, 01:23

Dites moi, demanda-t-elle à l'archer municipal Combien, au juste, cette bourgade a-t-elle de miliciens ? Et combien de vos collègues peuvent être réunis au plus vite. Disons dans l'heure. En étant discrets j'entends.
ImageBen... Il semblait hésitant et était en train de regarder ses doigts comme pour vérifier quelque chose. Peut être avait il du mal avec les nombres ?

Comme ça... En comptant ceux qui patrouillent dans les rues et le rempart... Je dirais environ... Autant que les doigts de la main. Voir un peu plus.


Et au fait... Savez vous où se trouvent ces gens ? Dans quelle auberge sont ils ?
ImageEuh... Il était visiblement confus. Ben on a 3 auberges donc ils sont forcement dans l'une d'entre elles. Sauf que vu qu'ils ont des chevaux... Ils sont forcement dans une où il y a une écurie ! Et on en a qu'une seule !


L'enthousiasme dont faisait à présent preuve l'archer était bien beau, mais il restait un novice. Restait à Alicia à le lui montrer.

Un instant. Lui intima-t-elle en l'arrêtant avant qu'il n'aille rassembler le reste de la troupe. Vous oubliez une chose. Il y a d'autres écuries dans le village n'est ce pas ? Ils pourraient avoir été logés chez l'habitant. Quelles sont ces écuries ?

L'archer se concentra quelques instants comme pour extraire de sa mémoire les informations qu'on lui demandait avant de répondre avec un calme qui tranchait par rapport à sa prestation précédente. Il reprenait du poil de la bête le petit.
ImagePour commencer, il y a la maison du vieux Rogar. Il était palefrenier du relais, avant qu'il ferme. Mais ça fait un bail qu'il n'est plus utilisé. Ensuite, y'a le boucher qui a une cour qui peut accueillir des bêtes. Enfin, il y a la maisonnée du Burgmeister. Il reçoit parfois de la visite de nobles lorsqu'ils passent dans l'coin. Alors il a aménagé une partie de la mairie.


"Hum... Plusieurs choix. Le plus évident est l'auberge. Ils y sont allés et ont trouvés logis et nourriture. Mais cet endroit est peut être un peu trop public pour eux, surtout avec les prisonniers. Ensuite, il y a l'ancien relais, qui pourrait convenir, niveau discrétion. On peut éliminer le boucher. Le noble du groupe pourrait avoir trouvé la place bien trop indigne de son rang. Reste... Le burgmeister ? Mais serait il au courant des activités de ses invités ? Sauf que ceux ci cherchent, maladroitement, à être discrets... Donc non. Le choix le plus logique reste l'auberge. Du moins, je l'espère...."

Regardant d'un œil neuf le milicien qu'elle avait sous la main, Alicia lui ordonna de lui indiquer comment se rendre à l'auberge où se trouvait l'écurie. Elle entrerait dans celle ci pour rechercher des indices pendant qu'il réunirait la garde qui irait entourer le lieux.

Écoutant avec soin les indications de la bleusaille, Alicia descendit de la palissade pendant que le milicien marchait, comme si de rien n'était, avertir ses camarades puis les guider.

Les ruelles du village étaient assez sombre mais, à cette heure ci, tout le monde était rentré chez lui et dormait profondément. Seuls les rats des toits et la milice étaient debout à cette heure ci. Du moins normalement. Bien entendu, il pouvait y avoir quelques fêtards mais ceux ci restaient cantonnés à l'intérieur des tavernes. Quand aux aubergistes... A cette heure ci, ils nettoyaient leur salle avant d'aller se coucher. Mais la boutique restait encore ouverte quelques minutes.

C'est donc à l'établissement du "coq hurlant", auberge reconnaissable grâce à l'enseigne métallique légèrement ballottée par le vent, au dessus de la porte d'entrée, qu'Alicia débuta son enquête. L'enseigne avait la forme du gallinacé, tête tournée vers l'aube. C'était le bon endroit.
La façade du lieu était difficilement identifiable si vos yeux n'étaient pas habitués à l'obscurité qui avait envahie la bourgade, mais pour Alicia qui avait crapahuté pendant des minutes dans des ruelles sombres, se cognant parfois à des étals ou des caisses traînant par terre, cela n'était guère difficile.
Une face recouverte de chaux, avec deux étages, et des fenêtres condamnées par quelques volets de bois. On pouvait cependant voir que tous les clients n'étaient pas couchés puisqu'une petite lueur à travers les volets parvenait à Alicia. Quelques couches tard sans doute.

"Couches tard ou bien.... "

"Ta lubricité n'a donc aucune limite !? Non. Ne réponds pas. Je connais déjà la réponse."

"La vie est courte. Il faut en profiter en la brûlant par les deux bouts. Et peut être, si nous éclipsons assez les âmes qui nous entourent, le prince nous accordera ses faveurs afin que nous puissions perdurer un peu plus longtemps... "

"Tssk "

Faisant le tour du bâtiment, Alicia entra dans la cour de celui ci. L'écurie était vide. Nulle présence d'êtres chevalins. Elle s'était trompée. Il n'y avait nul esclavagistes dans l'établissement. Ayant un mauvais pressentiment, elle essaya de se convaincre qu'elle n'aurait pas à aller chez le burgmeister pour boucler cette affaire une bonne fois pour toutes...

En ressortant de la cour de l'auberge, elle tomba sur les hommes rassemblés par la bleusaille. Certains étaient en arme, d'autres tout débraillés et simplement armés de dagues et de gourdins. Sûrement levés au pieds du lit.

Messieurs les salua-t-elle. Au cas où vous l'ignoreriez, des esclavagistes ont sévis dans la campagne environnante. Ceux ci sont six dont une femme et potentiellement un noble. Ils sont dans votre ville alors que vos filles et vos femmes dorment profondément. L'inquisition s'empare de cette affaire. Et j'escompte votre pleine coopération dans celle ci. Cette auberge , dit elle en désignant le bâtiment,est exempte de leur présence. Reste l'ancien relais et la boucherie. Divisez vous en deux groupes. L'un ira au relais, l'autre, avec moi, à la boucherie. Ne lancez pas l'assaut avant que je ne sois sur place, à moins que cela ne soit nécessaire. Compris !?

Autant certains étaient encore pâteux lorsqu'ils l'avaient vus, autant lorsqu'elle fit mention d'esclavagiste tous s'étaient soudainement réveillés. Et ils étaient pleinement motivés à l'aider lorsqu'elle mentionna leurs familles qui pouvaient potentiellement être victimes de ces enfants de catins de marchands d'humains. L'esclavage n'était peut être pas illégal dans l'empire, mais il n'en était pas moins extrêmement mal vu par le bas peuple. Encore plus dans les campagnes. Surtout quand c'était vos voisins qui connaissaient ce sort funeste, fussent ils des foins de fumiers qui prenaient quelques fruits de vos arbres à la nuit tombée.... Pour ensuite faire des tartes qu'ils vous invitaient à déguster dans la soirée.

Menant le groupe à destination de la boucherie, un bâtiment assez long, sans étage, bordé d'un caniveau. A la lumière des torches, on voyait clairement que les pavés qui recouvraient les bords de celui ci avaient été teintés par le sang des bêtes qui devait s'écouler dans la tranchée et être évacué dans quelques fossés hors de la bourgade. Ordonnant aux miliciens de se positionner autour de bâtiment pour cerner chaque fenêtre et chaque porte, Alicia tendit l'oreille. Aucun bruit. En faisant encore plus attention, elle risqua un œil à travers une fente de la porte qui ouvrait vers l'abattoir, où étaient rangés les animaux vivants avant leur mort et dépeçage. Rien. Elle ne voyait rien, pas plus qu'elle n'entendait quoique ce soit. Il faisait trop sombre.
Faisant signe à un milicien de lui amener un pieds de biche, elle défonça, avec son aide, la porte en bois, plus une simple planche que porte. Ce fut vite expédié et, en pénétrant dans l'entrepôt, on ne remarqua nulle présence de chevaux. Fausse route, une fois de plus.

Scheiss !
ImageTout va bien m'selle ?


On joue de malchance. J'espère juste que les gars envoyés à l'ancien relais n'auront pas fait choux blanc.

Et comme si ses paroles avaient attirées l’œil moqueur de Ranald, voilà qu'un milicien de l'autre groupe, suivit par les autres membres de son équipe sur ses pas, revenait avec la nouvelle qu'Alicia craignait d'entendre. Aucun cheval non plus à l'ancien relais. Cette affaire puais de plus en plus.

S'appuyant sur une poutre de soutien, Alicia ferma les yeux et se massa les paupières avec son pouce et son index dans un effort de réflexion.

Nous savons qu'il n'y a que quatre écuries dans cette bourgade. Que les esclavagistes sont six. Donc six chevaux. Or, il ne sont ni ici, ni à l'auberge, ni au relais... Bordel archers. Dites moi qu'il y a bien une autre écurie que celle du burgmeister dans votre village... Cette affaire pue.
ImageBen... On aimerait bien savez. Le burgmeister est pas un salop. Il donne des poignées de main à tout le monde le jour et est là pour écouter nos tracas... Bon après il les résout pas tout l'temps m'enfin... Non. Y'a pas d'autres écuries que la sienne à rester. Mais bon... D'un autre côté, on sait pas s'il est relié à tout ça. je veux dire... Il laisse souvent sa porte ouverte aux marchands de passage, à des religieux ou même des simples troubadours alors... Peut être qu'il a été intéressé par ces nouveaux venus. Et qu'on aura pas besoin de l'arrêter..


J'espère que vous dites vrai archer. Parce que sinon, on risque de courir à l'émeute demain matin. Se reprenant en adoptant un ton plus ferme, Alicia annonça d'une voix autoritaire aux archers municipaux leur objectif. Messieurs ! Direction la maison du burgmeister. Nous ignorons si ce dernier est ou non lié à cette affaire, alors jusqu'à nouvel ordre, vous devrez l'arrêter. De même pour toutes les personnes présentes chez lui. Serviteurs, majordome, cuisinier, jongleur. On s'en fout. Tous sont suspects. Bien entendus, certains seront relâches mais je tiens à ce que nous ayons une liste fiable des personnes présentes sur les lieux ce soir. Enfin, il y a six personnes présentes qui peuvent se montrer dangereuses. Quatre ont un crâne rasé ou tonsuré. Il y a une femme et un homme qui ressemble à un noble. Essayez de les capturer vivants. Me suis je bien fait comprendre !?
ImageOui m'dame. Sur. A vos ordres.


Les réponses n'étaient pas très motivées mais au moins ces hommes lui obéiraient pour le moment.

"J'aime être obéie tu sais... Il faudrait que je me dégotte un fouet un de ces jours... Et des liens en cuir... "

"Je ne veux même pas savoir à quoi tu penses. "

"Tu sais que je peux te montrer ce à quoi MOI je pense... "

"Sigmar, aidez votre fidèle servante... "

Ce fut donc une troupe légèrement anxieuse qui se dirigea vers l’hôtel particulier du burgmeister. Celui ci était de style baroque, mais sans grande ambition. Bien entendu, la mairie en imposait plus que les autres bâtiments du village, et c'était son rôle, mais on ne voyait que peu cette prétention qu'ont certains maires à exposer ostensiblement leur richesse.... Tout respirait la modestie.

Après avoir ordonné à quelques hommes de se glisser, matraques à la main, aux fenêtres et autres sorties de la résidence, pour assommer des fuyards et à d'autres, de se glisser dans l'écurie pour couper les sangles des selles et étriers. Une fois assurée du travail fait, elle se lança.

Toquant légèrement à la porte, les miliciens plaqués contre le mur sur son ordre, et attendit qu'on lui ouvrit. Elle entendit un ronchonnement suivit de quelques bruits de pas traînants avant que le verrou ne coulisse lourdement et qu'un serviteur entrebâille légèrement la porte afin de voir qui pouvait venir toquer à la porte à une heure si tardive.
ImageC'est pour quoi !?
demanda un serviteur visiblement ronchon, une lampe à huile à la main et un bonnet de nuit à la tête.

Coinçant un pieds dans l'espace entre la porte et le mur, Alicia offrit son plus beau sourire au majordome revêche. Bonsoir très cher ami. L'inquisition se permet de s'inviter à l'improviste chez votre maître. Auriez vous l'amabilité de nous laisser entrer je vous prie ?

Image

Le serviteur ne disant mot, la bouche grande ouverte, Alicia prit ceci pour un oui et bouscula le portier pour entrer, une cohorte de miliciens sur ses pas. Deux d'entre eux restèrent d'ailleurs avec l'infortuné qui avait eu la bonté de leur ouvrir la porte.
ImageQuelque peu perdu au milieu de toute cette virile soldatesque, Alfred balbutia quelques mots avec difficulté, sa langue fourchant plusieurs fois avant qu'il ne se reprenne. Je... Euh... Monsieur a demandé à ne pas être dérangé. Ses invités et lui même m'ont fait comprendre leur désir de discuter en privé de quelques sujets importants entre eux.


Nous vous savons gré de votre inquiétude pour la tranquillité de votre maître, et vous assurons que tout se passera pour le mieux si vous coopérez pleinement. Ou se trouvent ses invités je vous prie ? demanda-t-elle le plus innocemment du monde, avec un sourire radieux.
ImageMonsieur est dans le salon de jeux, à la cave, accomplissant ses devoirs d'hôte envers ses nobles visiteurs. Quand à leurs valets, ils sont dans les quartiers des serviteurs, à se reposer. Je vous prierais de ne point abîmer le mobilier. Certains objets ont coûtés très cher.


Nous y prêterons particulièrement attention. Sur ce, je vous laisse entre de bonnes mains annonça-t-elle en faisant signe aux miliciens de surveiller Alfred dans un coin. Bon... chuchota-t-elle.... Les trois quarts d'entre vous, occupez vous des serviteurs. Le reste, avec moi. Dès qu'on trouve les invités, vous les assommez sans prévenir. Quand au burgmeister, on verra sur le moment.

Les visages sombres de la garde lui indiquèrent que ceux ci, bien que renâclant à poser la main sur leur administrateur, obéiraient, conscients de la gravité de la situation. Et puis il y avait une petite chance que ce dernier n'ait rien à voir avec tout ça. N'est ce pas ?

La première partie du plan déroulée sans accrocs, Alicia se détendit et prêta plus d'attention à son environnement.
Avançant silencieusement dans un couloir, la sigmarite pouvait voir, à la lumière du chandelier tenu par l'un de ses accompagnateurs, de nombreux tableaux défiler. Des hommes et des femmes morts depuis longtemps regardaient les passants. Elle n'avait aucune idée qui étaient la plupart de ces personnages, bien que certains héros de l'Empire et Karl Franz figuraient sur certaines toiles.
Au sol, un tapis de velours étouffait les pas de la troupe qui suivait l'agente de l'ordre dans sa quête.
Arrivant face à un escalier descendant, aux marches de bois de chêne, elle ordonna aux hommes d'enlever leurs chaussures afin de faire le moins de bruit possible lorsque le groupe l'emprunterait.
C'est à pas de loups que l'escouade constituée d'une inquisitrice et quelques 8 miliciens descendirent dans un silence d'or les marches pour déboucher devant une porte en bois laqué, ornée de quelques animaux marins. Crabes, homards, serpents exotiques.... Collant son oreille contre le bois, l'instigatrice de cette décente inquisitoriale essaya, sans succès, de capter le son qui passait à travers la porte. Faisant signe à ses suivants de sortir leurs gourdins, elle enfonça, arme au poing, la porte qui s'ouvrit aisément, pour être accueillie par un :

ImagePersonne n'attend l'inquisition impériale ahahahah !
Croyant à un piège, l'inquisitrice pointa son arme sur l'homme qui avait lancée cette diatribe, pour réaliser, juste avant de faire feu, que celui ci avait de la bave qui lui coulait de la bouche, un regard fou et le visage heureux. Et la pipe qu'il tenait à la main. Visiblement, cet idiot avait fumé quelques drogues et croyait que la soudaine irruption d'une bande armée dans la pièce n'était que le fruit de ses hallucinations. Trop facile.

Prenant le temps d'inspecter du regard la pièce, Alicia remarqua alors immédiatement deux choses. L'une, qu'il y avait deux autres personnes présentes dans le lieu et qu'elles semblaient avoir une meilleure "maîtrise" ? de leurs hallucinations puisqu'elles se concertaient du regard pour déterminer s'il était ou non normal de voir la même chose. L'autre, qu'il y avait, sur les murs et meubles divers œuvres d'art ostensiblement.... hérétiques. Ainsi qu'un autel clairement impie.

Pointant du doigt aux miliciens les drogués encore avachis dans de confortables fauteuils mauves, ceux ci s'emparèrent d'eux et leur ligotèrent les mains. La femme seule sembla réussir à émerger de son délire avec succès tandis que ses compagnons, l'un, était encore noyé dans les effets de la drogue, le regard goguenard, ne réagissait pas, et l'autre souffrait d'une grande frayeur, comprenant dans quelle situation il était et ce qu'il risquait, le tout amplifié par la consommation de quelques substances illicites.

Messieurs, mademoiselle. Vous êtes en état d'arrestation pour possession de drogues, esclavagisme et, potentiellement, hérésie. Vous êtes autorisés à passer aux aveux séance tenante et à plaider coupables. En attendant, bouclez moi ça quelque part dans le manoir. Sous bonne garde. annonça-t-elle aux miliciens. Ou du moins, ceux qui n'avaient pas inhalés trop des fumées ambiantes pour être encore assez lucides et comprendre ce qu'on leur demandait.

"Hum.... A l'odeur, je dirais que c'est du bonnet fou. Peut être mêlé à de la chanvre traitée. Excellent choix."

En fouillant quelque peu dans le bureau désormais vide de ses occupants comme des hommes d'arme, envoyés escorter les contrevenants à la geôle locale, Alicia remarqua une cassette sous la table basse qui figurait au centre du triangle où s'étaient installés les fumeurs. Dans celle ci se trouvait.... Le jackpot. Des pipes, mais aussi une étrange poudre blanche, ainsi qu'un mortier et des champignons. Nul besoin d'être un expert pour deviner la suite. Le bourgmestre avait mis la main sur un stock de bonnets fous, ou même avait trouvé un moyen de s'en procurer régulièrement, puis faisait sécher ceux ci et les réduisait en poudre, mêlée au chanvre traité. Et il obtenait sa drogue.

"Donc il y a une source d'approvisionnement fiable de drogue dans la région.... Ainsi qu'un réseau d'esclaves... "

"Quel magnifique potentiel a cette région ! Si seulement je pouvais prendre en main tout ceci et en faire une industrie.... Mais non. Il va falloir tout brûler. Hélas. Mais au moins aurais-je pu m'amuser quelque peu avec nos tas de viande."

Passant au reste de la pièce, le regard de l'inquisitrice tomba sur un tableau. Celui ci était captivant, à plus forte raison qu'Alicia ne pouvait détacher son regard de l’œuvre. La toile, d'un maître inconnu, faisait naître en elle un émerveillement.... malsain. Une simple scène de chasse au premier abord, ce qui était représenté, une fois les détails saisis par l’œil, était on ne peut plus morbide. Les proies étaient des humains écorchés, les chasseurs avaient des membres déformés, les dames de compagnies des pinces dissimulées sous leurs longues manches, les poils des chevaux étaient tressés de manière à former des symboles ésotériques, et l'artiste avait réussit à faire briller une lueur malsaine dans les yeux des bêtes, qui semblaient excitées par la chasse autant que les chasseurs....

"Pauvre chou. Je m'occupe de ça sinon on y est encore demain. "

Prenant le contrôle du corps de l’inquisitrice par surprise, la cultiste pris le tableau par avant de se saisir de sa dague et couper la toile pour la détacher du cadre, pour ensuite la rouler comme un parchemin qu'elle suspendit ensuite au dessus d'une chandelle.

"Attends ! C'est une pièce à conviction ! On ne peut pas la détruire. Pas avant le procès du moins..."

Surprise par l'exclamation de sa zélote de moitié, la cultiste suspendit son geste à temps pour empêcher le papier de roussir.

"Parce que tu comptes leur offrir un procès en plus ? Il me semble que le cas ici présent est on ne peut plus clair. Coupables d'office. Inutile de s’embarrasser de fioritures. Qu'on donne leurs têtes au bas peuple et que celui ci s'amuse avec elles."

"Nous allons juger des personnes de pouvoir. Il faut laisser des traces écrites de ce qui s'est passé. Il faut agir selon les règles, surtout quand elles nous le nous permettent clairement."

"Hum.... " La cultiste était circonspecte. Douteuse même. Puis elle sembla aimer ce que lui proposait sa moitié. "Baiser la noblesse le plus profond possible lorsque la loi est ton alliée ? J'aime bien cette manière de penser. Détruire leur égo, leur sentiment de supériorité en usant de ces mêmes lois qui sont sensées les protéger... Intéressant. Amuse moi pâle copie."

"Je me contenterais de faire mon devoir. Rien de plus. Rien de moins. "

S'assurant qu'il n'y ait personne dans la pièce ou l'escalier, la cultiste referma la porte avant de s'agenouiller devant l'autel qu'elle avait repérée.

Cela fait bien trop longtemps mon prince.... Aujourd'hui j'apporte la destruction sur ce culte minable, mais demain..... Demain l'Empire tout entier sera vôtre.... En attendant, profitez des râles de souffrances de vos fidèles qui ne tarderont pas à venir. Ceux ci vous procureront quelques distractions. Au moins un temps.

Sa prière réalisée, la cultiste se pencha sur le reste des preuves présentes dans la pièce. Déjà elle arracha un morceau de tapisserie pour recouvrir l'autel du prince des plaisirs et le dissimuler aux yeux des curieux. Faire découvrir au monde les délices du prince pouvait être tentant, mais il fallait les mériter. Et les incroyants étaient souvent prompts à se mettre sur la route de ses apôtres...
Concernant les autres tableaux et statues délicieusement slaaneshites, la cultiste se contenta de les réunir en un coin de la pièce, tout en gravant dans sa mémoire les détails des artefacts hérétiques, puis les recouvrit d'une pièce de velours avant de sortir du lieu et y poster un garde avec interdiction de laisser entrer quelqu'un sans son autorisation.

Retournant dans le hall, elle eu le loisir de voir que toute la maisonnée avait été réunie sur place, à l'exception des 4 butors qui accompagnaient ses nouveaux compagnons, plus ou moins volontaires. Le milicien en charge de ces suspects légers les présenta; il y avait le cuisinier du burgmeister, son chef des serviteurs, Alfred, et son garde de nuit. Il y avait aussi deux servantes mais elles avaient quittées la mairie après leur service, vers 22 heures, avant que le groupe ne prenne d'assaut la résidence. Mais par contre, nulle trace du jeune couple...


Bon travail messieurs. Quand à vous.... s'adressa-t-elle aux serviteurs Nous allons devoir discuter de certaines choses. Coopérez et vous vous en sortirez sans trop de soucis. Résistez et.... Inutile de vous faire de dessins n'est ce pas ? demanda-t-elle avec un faux sourire.

Bien entendu, reprit-elle vous serez interrogés séparément, afin que nous puissions nous assurer que vous nous racontez bien la même chose. Séparez les messieurs. Et vous, dit elle en désignant le cuisinier vous venez avec moi.

Prenant le cuisto par l'épaule, elle le poussa plus ou moins contre son gré vers un des logements des serviteurs, pour le jeter contre un lit.

Que savez vous sur les petits trafics de votre maître ? Ne mentez pas, si je note la moindre divergeance avec ce que vos petits camarades me racontent, je vous ferais subir des tourments que vous ne pouvez même pas imaginer dans vos pires cauchemards, puis je chercherais votre famille. Et celle ci sera soumise à la question. Devant vous. Puis ce sera le tour de....
ImageNon ! J'vous en prie ! Je sais rien de tout ça ! Je cuisine juste des plats ! J'vous en supplie ! Me faites pas de mal je sais rien.... supplia-t-il prostré devant l'inquisitrice, en larmes. La détresse perçue dans son ton était réelle, à n'en pas douter. Ou alors c'était un excellent comédien.


"Moi je dis qu'on devrait l'amocher un petit peu, histoire d'êtres certaines qu'il trempe pas dans le cou le maître queue. Pui en parlant de queues... "

"Tu t'amuseras plus tard. Et ne boude pas, je sais que tu es déjà follement excitée à l'idée de prendre le contrôle. Prend patience, tes.... "activités" te paraîtront alors plus divertissantes."

"Si l'on ne peut plus mutiler et torturer en paix... Gnagnagna. Je te préviens, ça ne sera pas beau à voir. J'ai l'esprit fébrile en ce moment...."

"Sigmar protège.... "

Au cuisinier cette fois, elle lui signifia qu'elle en avait finit avec lui et le retourna aux miliciens. S'enquérant où avaient été placés les deux autres serviteurs, elle rendit visite au chef des maids. Celui ci avait été placé dans une chambre de serviteurs, sous l’œil attentif d'un garde à qui Alicia signifia son congé une fois la porte franchie.

S'asseyant à cheval sur une chaise, le dossier de celle ci devant l'inquisitrice, cette dernière commença le second interrogatoire.

Sachez que je vous sait gré d'avoir accepté de collaborer avec nous dès notre arrivée dans cette aimable résidence. Aussi, nous nous retiendrons d'employer contre vous des méthodes violentes afin d'obtenir des réponses à nos questions aussi longtemps que vous continuerez sur cette sage voie. Ma première question étant : que savez vous sur les petits trafics de votre maître ? Et je ne parle pas là de la fraude aux impôts. Comprenez vous ? demanda-t-elle avec un sourire.
ImageJe... Eh bien... Dans l'hypothétique scénario où mon maître tremperait dans des affaires louches, je ne pense pas que celles ci aillent au delà de la falsification de comptes communaux, ou bien l'affectation d'une partie des sous de notre village à quelques achats exotiques. Bien entendu, cela n'est qu'une possibilité. Et quand bien même celles ci seraient potentiellement portées sur place publique, je doute qu'il y ait des preuves utilisables lors d'un procès. A moins que vous ne sachiez déchiffrer les codes qui ornent ses notes.


Interloquée, l'inquisitrice regarda le majordome d'un œil nouveau. Ainsi votre maître, pourrait, potentiellement, faire des affaires louches de bas niveau, mais ne tiendrait de comptes que codés ? Intéressant. Rien d'autre ?

Alfred sembla chercher quelque chose en tête un instant comme s'il essayait de mettre la main sur un souvenir. Son âge avancé ne devait pas l'aider à mener de rapides réflexions, hors de l'ordinaire.
ImageEh bien... Il a essayé, à un moment, de mettre la main aux fesses d'une des servantes mais lorsque la petite lui a délicatement caressée les parties à coups de pieds, celui ci s'est contenté de la regarder de loin. Mais sinon je ne vois pas de quoi vous voudriez bien parler.


Merci de votre collaboration. Nous sommes certaine que votre témoignage ne sera pas contredit par nos autres.... interlocuteurs. N'est ce pas ?

Toujours le même sourire sinistre, teinté d'une menace informelle... Vint alors le tour du vigile. En tant qu'homme de main, Alicia s'attendait à ce que celui ait des faits plus substantiels à lui reporter. Et elle ne fut pas déçue. Dès qu'elle vint à lui, celui ci était très nerveux et se mis à table juste avant même qu'elle ne lui pose de questions.
ImageJ'vais vous dire tout cqu'je sais. Mais devez m'promettre de pas me livrer aux juges s'viouplaît m'dame.


Malgré son accent plus campagnard que le plus arriéré des bouseux sylvaniens, qui vous donnait des envies de meurtre pour remettre cet impitoyable massacreur de la langue impériale, Alicia se contenta de tiquer en oyant les paroles de l'homme, malgré la tentation furieusement délicieuse de mettre fin aux jours du corniaud. C'est qu'il était insupportable à écouter avec son timbre de cul terreux plus misérable qu'un paysan de Couronne !

Je vous écoute citoyen. Mais selon la gravité de vos crimes, je me réserverais sur votre sort. Cependant, si vous faites avancer de manière substantielle mon enquête, alors je pourrais glisser un mot au juge...

Il n'en fallait pas plus au provincial pour se mettre à table. Ce dernier déballa tout. Mais alors absolument tout. Les petites affaires du burgmeister, son chantage à l'encontre du malheureux garde du corps qui était forcé de l'aider dans ses infâmes affaires, en échange de médecines pour sa pauvre mère malade, les livraisons qu'il faisait pour lui dans les forêts avec les peaux vertes, les gens, rares, ballonnés qu'il se devait mettre au grenier lors de leur passage, pour les confier à des mains inconnues et sans jamais les revoir, les invités plus que louches, les absences du burgmeister en forêt, la contrebande qu'il couvrait.... Il lui fallut bien une demi heure pour tout dénoncer, et encore, il n'avait donné là que les faits les plus graves. Restait tout une gamme de crimes d'ordre mineurs qui auraient suivis si l'inquisitrice ne l'avait pas stoppée là. Oh. Et apparemment les esclaves étaient au grenier, sous somnifères au moins jusqu'au petit matin.

Bon. Écoutez mon vieux, vous m'avez l'air d'un brave gars alors voilà ce qu'on va faire. Vous venez de passer à la question alors maintenant vous allez me signer des aveux et rester dans le bourg pour un moment. En fait, pour votre sécurité, vous allez même être confié à la garde. Vous êtes un témoin plus qu'important alors je tient pas à ce qu'il vous arrive une bricole. Non pas que ce soit probable mais bon... Alors signez moi ce papier.... Une croix suffira si vous ne savez pas écrire. C'est vos aveux.

Tout au long de la diatribe du vigile, Alicia avait sortie une feuille sur laquelle elle avait couchée tous les crimes dont s'était rendu coupable le burgmeister, avec le complicité forcée de son homme de main.

Après avoir fait prendre son congé au vigile, Alicia se massa les tempes. Elle était vraiment fatiguée car sa tête lui donnait l'impression d'être prête à exploser d'un moment à l'autre. Écouter l'accent du vigile une demi heure durant avait été une épreuve atroce pour ses oreilles. Pour peu, elle aurait même pu considérer la phrasé de son interlocuteur comme une hérésie sans nulle autre pareille.... Mais l'heure n'était pas à l'éducation phonétique et l'expression orale. Non. L'heure était à..... L'INQUISITION !!!
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Alicia, voie du répurgateur

L’innocence ne prouve rien.

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Re: Une foy unique ?

Message par Alicia » 24 juil. 2018, 01:24

En se levant pour aller s'occuper d'un dernier cas avant d'aller dormir, la sigmarite manqua de s'effondrer au sol, trahie par son corps parsemé de courbatures liées à la marche forcée de la veille. Cet interrogatoire serait le dernier, puis au dodo.
Apostrophant un milicien, elle ordonna à celui ci d'aller lui chercher un coffret qu'elle avait déposée dans le hall de la résidence. C'était dans celui ci que les drogues saisies étaient. Quand à elle, elle se déplaçait, d'un pas traînant, s'appuyant sur les murs des couloirs, vers la pièce où l'on avait contenu le nobliau.
Un garde se trouvait devant l'entrée du lieu, baillant aux corneilles, avant de se mettre au garde à vous en voyant arriver l'inquisitrice. Tout le monde était fatigué à cette heure ci. Il n'y avait que les aubergistes et les boulangers pour ne pas encore être au lit à pareille heure.

Repos mon gars. Allez vous reposer dans un coin. Je m'occupe de notre ami commun , lui annonça-t-elle en faisant craquer ses doigts.

En entrant dans la pièce, l'odorat de l'inquisitrice fut pris à la gorge par les relents de drogues. L'odeur de cette dernière devait avoir imprégnée les habits du noble jusqu'à la plus petite fibre. Quand au suspect en lui même, même s'il n'était plus en train de fumer sa pipe, il avait toujours les yeux dans le vague et une expression bien goguenarde. En fait il était presque toujours autant barré. Ça devait vraiment être de la bonne.

''Allez. A mon tour. ''

''Soit. Mais interdiction de le tuer. ''

''Mais quelle coincée tu fais. Si l'on ne peut plus s'amuser... ''

La petite dispute mentale qui était sur le point d'éclater cessa rapidement lorsque le garde envoyé plus loin revint avec sous le bras la petite cassette demandée, qu'il confia à Alicia alors sur le pas de la porte. Le jeune femme n'eut pas à faire deux pas pour s'emparer du coffret et informer le livreur qu'elle désirait que ce dernier prenne son congé. Et qu'elle ne désirait pas être dérangée pendant un moment.
Refermant la porte, et coinçant même la poignée à l'aide d'une chaise, la cultiste s'approcha enfin du drogué, d'un pas lent, en faisant claquer les talons de ses bottines sur le bois sec du parquet, et roulant des hanches, attirant ainsi l'attention du misérable, l'instant d'avant les yeux dans le vide, sur elle.
ImageGnnnnnn.... Approche... Douce enfant. Frérot va prendre soin de toi...

''Excellent. Il est dans un état encore pire que prévu. Qu'est ce que ça va être amusant.... ''

''Cette misérable loque humaine n'a donc aucune limite !? Puisse Sigmar lui faire payer ses crimes au centuple dans l'au delà !!! ''

''Sigmar, je ne sais pas.... Mais la servante du prince des plaisirs, elle, ne pourra qu'assurément s'occuper de cette tâche avec grande ferveur....''

Toujours en s'approchant, pour finalement arriver devant lui et poser délicatement la cassette sur la table entre eux deux, Alicia ouvrit doucement celle ci.

Regarde ce que j'ai pour toi petit frère , lui dit elle, tout sourire, en agitant un petit sachet de drogue.

Du bonnet fou. Encore plus de bonnet fou ! Le nobliau se mit à baver alors d'une manière incontrôlée, tout à fait écœurante, et tendait désespérément les mains vers la drogue, dans l'espoir d'en avoir plus.

Tatatatata... lui répondit elle à son entreprise. Il faut le mériter pour en avoir plus. Ce cher petit frère a-t-il été une vraie ordure sans nom ces derniers temps ?
ImageOh oui ! Oh oui !Il a été très méchant ! Je peux maintenant maîtresse !?
''Oh... Qu'il est meugnon à me donner du "maîtresse" le petit... C'est agréablement délicieux que d'être flattée ainsi. Rien que pour ça, espèce de sac à merde, tu auras droit à un traitement encore plus spécial....''

Prenant d'une main la mâchoire de son interlocuteur, elle lui colla une pincée de drogue dans la bouche avant de forcer son nouveau jouet à rapprocher son visage du sien.

Mon mignon a été très vilain.... C'est bien, lui dit elle, avant de plaquer violemment ses lèvres sur celles du nobliau, puis de se mettre à les mordiller de plus en plus fort jusqu'à ouvrir l'une d'entre elles et à se régaler du sang qui en coula.

Le liquide carmin, au léger goût de fer, lui avait tellement manquée.... Les privations de ces derniers jours étaient terminées et elle pourrait enfin laisser libre cours à ses pulsions, faire couler des rivières de sang qui inonderaient le monde de..... La cultiste se reprit avant d'aller plus loin, se rendant compte qu'elle avait littéralement sautée sur son amant et s'était mise à l'étrangler, prise qu'elle était dans le feu de l'action, tant elle était survoltée. La bosse sous le pantalon, entre les cuisses de son partenaire, indiquait d'ailleurs que ce dernier n'avait pas détesté le traitement, mais... Cette petite fiente était peut être fragile. Il serait regrettable de la tuer avant de l'avoir vidée de tout ce qu'elle avait d'utile. Mais le déchet sous ses cuisses avait mérité sa drogue. Après tout, il s'était très bien comporté face à ses avances.

Continue comme ça et tu découvriras moult sensations inconnues pour toi... Petit frère.

Fourrant une pipe de drogue, Alicia alluma celle ci puis la tendit à la chose qui s'en empara goulûment. Alors que son jouet se perdait dans d'agréables et doucereuses hallucinations, la cultiste se lança pour de bon dans la partie.

Dit moi, dit moi mon petit.... Le prince des plaisirs m'a envoyée récompenser un de ses adeptes les plus remarquables... Mais je n'ai ni nom ni visage.... Quel est le tien, Ô bek étalon ? lui demanda-t-elle d'un sourire carnassier.
ImageGnnnnn.... Lorgar..... Von Austroch.... Beauté. Slaanesh t'envoie dans mes rêves ? Alors euh.... Vu que je suis dans ma tête, laisse moi t'admirer !
Mais certainement mon papillon....

A la lumière vacillante des chandelles, l'adoratrice du serpent se dévêtue lentement, de manière langoureuse, devant son public plus qu'attentif, qui se mettait d'ailleurs peu à peu à l'imiter.

Enfin nue comme au premier jour, si ce n'était son chapeau à large bord qu'elle gardait à la tête, extravagance personnelle de sa part, ou choix calculé, Alicia caressa doucement de la main droite son plus qu'heureux collaborateur, tout en le regardant droit dans les yeux...

Mon cher.... débuta-t-elle d'une voix douce et chaleureuse, Tu as d'intéressant compagnons... Qui sont ils ? Je dois les présenter au maître... Et ça devrait aussi te plaire....

Les yeux dans le vague, toujours en proie à de délicieuses visions connues de lui seul, provoquées par les substances psychotropes qu'il avait inhalé, et la magnifique créature qu'il croyait serpentine au dessus de lui... Tout cela n'aidait clairement pas Lorgar et sa capacité de réflexion, proche de celle d'un chou, expliquait pourquoi il répondait sans aucune retenue aux questions posées. Ça et le fait que pareille situation est tout à fait impossible dans la réalité ! Pensez donc ! Une inquisitrice faisant du charme à un hérétique et lui avouant sa propre corruption. Nan. C'était juste un agréable rêve provoqué par la drogue.
Lorgar commença à balbutier quelques réponses alors qu'un filet de bave venait descendre sur sa joue pour s'écouler sur le parquet.
ImageHum.. Faut pas... Leur faire... Mal. Y'a que.... Zania qui connaît.... les clients. Les autres.... Pas importants. Rats d’égouts... Viens à moi déesse...
"Mais c'est qu'il en rajoute une couche le mignon.... Je pourrais presque regretter ce que je vais lui faire. Presque."

''Ô Sigmar ! Votre humble servante n'est pas en mesure de s'opposer à ce qui se produira.... Mais elle fera pénitence pour que, soyez en sur, malgré son corps impur, son esprit reste dévoué à jamais à votre toute puissance ! Ô SIGMAR ! NOUS NE POUVONS... ''

"Tu me déranges. Reclus toi dans la prière si tu le souhaites, mais alors aux tréfonds de notre esprit, que je ne t'entende prier."

De retour à ses ''affaires'' plus terre à terre, sans la zélote pour la gêner, l'adepte du prince des plaisirs se releva et força sa monture à se retourner, ventre au sol, pour se mettre ensuite à lui masser doucement les épaules, puis le bas du dos.... Mais les caresses se faisaient alors de plus en plus rapides, les doigts étaient remplacés par les ongles, et rapidement de nombreuses striures apparurent dans le dos de sa victime..... Les petits jeux étaient finis, il était temps de passer aux choses sérieuses. La partie pouvait débuter pour de bon.

Dit moi..... commença-t-elle, à quatre pattes au dessus de lui, en susurrant à l'oreille de Lorgar le début de sa question.... Comment as tu rencontré cette... Zania ? avant de se mettre à mordiller férocement le lobe de l'oreille.

Alors qu'il répondait, la cultiste tendit doucement une main vers un chandelier allumé, au dessus d'une commode....
ImageJe dois aider... Rodric Eberwald a trouver... De l'argent. Pour peser. Pour la succession... En Averland. Les guildes ne prêtent pas. Trop risqué paraît. Pis Zania est venue me trouver.... A la taverne. On a bus. Discutés. Baisés. Puis entrepris. C'est la nièce de Rodric. Connaît des gens qui en connaissent et... Ils aiment jouer. Mais leurs jouets tiennent pas longtemps. Cassent trop vite. Alors ils payent beaucoup. On enlève des gens d'puis des mois. Et ça paye. Mais pourquoi tu demandes.... Ah ! Qu'est ce que.... Non ! NON ! NOOOOON !!!!
La cultiste avait obtenue tout ce dont elle estimait avoir besoin. Un réseau d'esclavagistes couvert par Rodric Eberwald, seigneur de Wissenburg, opérait dans la région depuis des mois pour récolter des fonds et peser sur la succession en Averland. La question à 10 Franz était cependant : quel côté était sous cette affaire ? Les Leitdorf ou les Alptraum ? Alicia avait beau avoir reçu une éducation sur la noblesse de l'Empire, entre l'enseignement sur les dogmes sigmarites et le maniement d'armes, elle n'avait que très peu de connaissances sur la politique impériale actuelle. Ce genre de renseignements ne pouvait s'obtenir qu'en haut lieu. Mais tout ceci était secondaire en cet instant.

Toute à ses pensées, la cultiste avait saisie les poignets de sa monture pour les bloquer en le pressant d'une main, puis, de ses cuisses, immobilisée son destrier. Et à partir de là, elle s'en était donnée à cœur joie en faisant couler la cire des bougies sur la douce peau de sa victime, haletante d'horreur, d'excitation et de douleur.... Ce morceau de viande l'amusait vraiment beaucoup. Dommage qu'elle ne puisse rire de sa détresse à gorge déployée. Elle risquait d'être entendue par les miliciens qui se poseraient alors des questions.... Mais c'était si amusant ! Elle devait lutter contre elle même pour se garder d'elle même. C'était si tentant de se lâcher encore un peu. Un cran de plus....
Mais non. Il ne le fallait pas. Non. Elle se contenta de cette joie malsaine, intérieure, qu'elle ressentait en brutalisant ainsi sa proie sans défense, qui ne s'était doutée de rien l'instant d'avant. Mais comme toutes les bonnes choses, celle ci avait une fin. En effet, la drogue, les visions d'horreur et la douleur qui parsemait le corps de Lorgar en vinrent à bout de l'endurance du nobliau qui sombra dans l'inconscience.

Se relevant, toute pimpante, la tortionnaire slaaneshie observait son travail qu'elle jugeait de toute beauté. Là où se trouvait auparavant une peau imberbe, pure, sans défauts, il y avait maintenant une mer de cire brûlante qui avait ravagée encore et encore cette plaine de cuir, constellée d’îlots rougeâtres, phlyctènes causés par des bougies entreprenantes pour le derme de l'inconscient. Les flammes des pylônes de cire avaient, par ailleurs, tracées, inconsciemment de leur manipulatrice, un symbole bien connu des hédonistes sans limites, quintessence des plaisirs possibles et inimaginables.... Celui du serpent. Du prince des Plaisirs. Du maître. Le Sien.
Et c'était bien dommage car elle allait devoir réduire cette magnifique fresque à la gloire de Slaanesh, taillée dans la peau à vif, à une vulgaire boule de cuir. Mais bon, d'un autre côté, les œuvres d'art à l'existence éphémère ne sont elles pas justement parmis les plus prisées ? Elle verrait ce qu'en pense le Maître.... En attendant, il fallait se mettre au travail !
Prenant, à regret, sa dague, Alicia fit chauffer celle ci à la chaleur du feu des bougies, faisant presque blanchir la lame, puis... Passa celle ci sous la peau de sa victime, qu'elle décolla leeeeeentement, avec tout le soin et la douceur qu'un maître artisan pouvait apporter à son plus grand chef d’œuvre.

► Afficher le texte
(Mal)heureusement, le jeune homme ne pouvait goûter à cette fantastique douleur que ses nerfs lui envoyaient, inconscient qu'il était. Mais au moins, deux personnes, ou trois, si elle était parvenue à capter l'attention du Maître, avaient assistées à ce spectacle délectable.

Une fois la peau décollée, Alicia roula lentement celle ci comme un parchemin fragile, puis arracha quelques rideaux pour entourer celle ci et empêcher le sang des tissus encore vifs de tâcher la porteuse de cette magnifique toile. Après tout, ceci pouvait être un magnifique cadeau à offrir au groupe de Nuln.... Certaines personnes seraient certainement ravies d'obtenir ce genre de présent. Les libraires et antiquaires surtout. Et les artistes, bien évidement. Ou alors elle pourrait se tailler un veston avec ? Nah. Trop risqué. Mieux valait offrir ce magnifique présent à un inidividu d'un culte chaotique.... Le rideau ensanglanté, qui recouvrait la peau, fut glissé sous la brigandine d'Alicia, pour plus de sûreté.

Un autre rideau subit également les derniers outrages et fut utilisé pour nettoyer la dague d'Alicia, histoire que le sang n’abîme pas la lame, mais aussi pour nettoyer le dos de sa distraction du soir. Le sang qui s'écoulait à travers les croûtes de chaire et de graisses brûlées risquait en effet de salir la cultiste plus que nécessaire. Une fois fait, elle se rhabilla puis remis au nobliau inconscient ses frusques, au moins pour cacher son membre exposé à l'air. On risquait de jaser si on découvrait le noble dans cet état. C'était pas courant un prisonnier avec pareille lance alors qu'il se faisait torturer. Par contre, quand à recouvrir le dos de sa victime.... Elle se contenta de lui remettre grossièrement sa chemise en la laissant ouverte sur le devant. Il serait un minimum présentable au moins.

Lorsqu'elle appela les gardes pour que ceux ci viennent porter le corps dans une geôle, elle remarqua qu'elle avait laissé un lieu relativement sobre en un véritable capharnaüm. Oui, la pièce était dans un bien meilleur état qu'à son arrivée. Rideaux déchirés, sang poisseux sur le sol, meubles irrémédiablement tâchés, traînées sanglantes sur les murs.... Par-fait. Un vrai petit coin de paradis.
En attendant, elle en avait fini pour le moment. Elle était trop épuisée pour continuer cette fête. Mais elle reprendrait l'exercice le lendemain matin. Inutile de s'en faire.

Ordonnant au reste de la troupe d'emmener les prisonniers aux cachots, Alicia, quand à elle, suivi le groupe pour s'assurer que tout aille comme prévu jusqu'à la caserne et obtint qu'on lui laissa une couchette privée pour la nuit. Il était en effet trop tard pour que l'on aille à l'auberge et Alicia, la cultiste tant la zélote, préféraient être au plus prêt des prisonniers, de crainte que quelques négligences ne leur permettent de s'échapper, malgré la garde renforcée autour de leur personne suite aux instructions qu'elle avait donnée. Ça et les fers mis au pieds de ces gredins.

Oh ! Et elle allait oublier un détail insignifiant ! Les enlevés, qu'elle ordonna d'aller chercher. Ceux ci ne se réveilleraient pas avant un bon moment alors il fallu quatre miliciens pour porter ceux ci à la caserne pour ensuite les mettre dans des hamacs et veiller sur eux. La journée de demain sera en tout cas bien rude pour eux. Mais était ce vraiment important. Et puis ce couple de jeunes mariés était si mignon endormi comme ça...


Cette nuit là, Alicia dormit d'un sommeil réparateur, sans agitation. Ou du moins était ce le cas de la cultiste. Pour ce qui en était de la sigmarite, celle ci était prise de remords et de regrets. Ce qui s'était produit était nécessaire mais.... Elle aurait pu agir différemment non ? Elle envisagea de demander pardon à son dieu durant la nuit entière avant de se reprendre. Ces actes n'avaient pas été commis pas elle mais cette moitié qui se prétendait être la ''vraie'' ! Son âme n'avait pas été trempée par la souillure du chaos ! Et elle n'obtiendrait rien de Sigmar avant de lui avoir montré sa dévotion par des actes et non des paroles ! Hall heil Sigmar ! Elle purgerait les chaotiques de ce village au cours de cette inquisition en ne montrant aucune pitié ! Tous seront soumis à Sa justice !
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Re: Une foy unique ?

Message par Alicia » 24 juil. 2018, 01:25

Son réveil, au champ du coq, lui rappela hélas qu'elle souffrait de nombreuses courbatures, ce qui l'énerva déjà un peu. Et le fait qu'elle soit en sueur, alors qu'elle avait dormi toute habillée ne fit rien pour améliorer son humeur.

Mais au moins les choses n'empirèrent pas avec le petit déjeuner qui était correct. Une bouillie de grumeaux, un œuf sur le plat et quelques verres de lait frais, la voilà qui était prête à reprendre du service.

Se débrouillant pour trouver de quoi écrire, l'inquisitrice rédigea sur papier les aveux qu'elle avait obtenue la nuit dernière.

Moi, Lorgar Von Austroch, reconnaît avoir prit part à des activités illégales au regard des lois impériales, telles que l'esclavage de citoyens impériaux. Je reconnais également avoir pris part à des activités subversives visant à apporter le trouble dans le Saint Empire de Sigmar. Je reconnais également avoir bafoué les lois de Sigmar en pratiquant des activités impies, avoir eu des contacts interdits avec des hérétiques et avoir souillé la pureté de mon âme en traitant avec le chaos. Par la présente, je me reconnais coupable des crimes suscités et me soumet au jugement de Sigmar, puissent mes crimes infâmes être punis.

Satisfaite du document ainsi rédigé, la zélote de Sigmar se dirigea vers les cellules, deux gardes sur ses talons. Les geôles étaient accessibles en passant une porte en bois de chêne, bardée de clous de fer. Lorsque l'on ouvrait celle ci, un courant de fraîcheur vous saisissait à la gorge, classique des caves à vin et entrepôts souterrains. Et des prisons, bien évidement.

Les marches de l'escalier étaient noires suie, et légèrement suintantes d'eau. La condensation dans ce lieu, à cause de son isolation thermique, devait vraiment être excellente. Les prisonniers avaient de grandes chances d'avoir passés une très mauvaise nuit. Se dirigeant vers la cellule de Lorgar, elle jeta un coup d’œil à travers la petite fente de la porte pour voir dans quel état se trouvait le chanceux de la nuit dernière.
Celui ci était prostré sur une paillasse. Ouvrant en silence la porte de la cellule, Alicia s'approcha de lui à pas de loups. Penchée au dessus de l'humanoïde, elle commença par vérifier son rythme cardiaque, avant de se saisir de sa main droite qu'elle fit se faire refermer sur une plume et dont elle entreprit de guider les doigts de l'inconscient pour que celui ci signe de son nom les aveux de plus tôt. Un ''Lorgar Von Austroch'', tout juste lisible, était écrit au bas du papier.

Cette formalité administrative bouclée, l'inquisitrice referma la cellule derrière elle puis marcha d'un pas tranquille vers la suivante. Celle du burgmeister.

L'homme était assit contre le mur opposé au battant de bois et se leva péniblement lorsque la servante de Sigmar entra dans la place.

Bonjour. J'ose espérer que vos nouveaux appartements ne vous sont pas trop désagréables. Nous espérons que cette petite expérience passagère aura rallumée votre piétée envers l'Unificateur. Sinon nous....
ImageMais... De quoi parlez vous !? Je ne.... J'exige que vous....


Alicia ne lui laissa pas le temps de finir sa phrase car elle lui colla une beigne dans la mâchoire.

Vous choisissez donc de démontrer votre piété par la douleur. Nous n'y prenons aucun plaisir, mais respectons votre choix.

''Parle pour toi ma chère... ''

Claquant des doigts pour signaler aux geôliers qui attendaient dans le couloir qu'il était temps de procéder, ceux ci entrèrent dans la cellule, cagoule au visage, puis se glissèrent dans le dos du dirigeant pour lui immobiliser les bras. Une fois bien tenu, l'inquisitrice entama le processus. Elle commença doucement. Un puissant coup de poing dans l'estomac. Le coup porté, le burgmeister eu le souffle coupé pendant quelque secondes, durant lesquelles il crut qu'il allait mourir étouffé. Lorsque sa respiration reprit à un rythme plus régulier, elle récidiva, enchaînant cette fois ci deux coups, à l'exact même endroit. Si le premier coup avait fait se vider les poumons du torturé, le second eut un effet bien plus dévastateur. L'estomac, contracté par le premier coup, réagit au suivant en déversant son contenu sur le sol. Alicia avait prévue le coup et ordonnée aux geôliers de lâcher le prisonnier pour qu'il puisse se mettre à quatre pattes et mieux se vider, sans risquer de s'étouffer. Normalement on procédait comme ça avec une victime assise mais là.... Il fallait improviser. On était à la cambrousse et il était nécessaire de faire avec ce que l'on avait sous la main.
Alors que de la morve s'écoulait du nez du burgmeister et de la bave de sa bouche, le bourreau reprit ses questions.

Comment obtenez vous votre drogue ?

ImageJe... Srfflll.... J'ai un accord avec des gobelins.... Champignons contre... itinéraires et fréquence des patrouilles. Plus menus services. Attaques de collecteurs. Marchands itinérants. Pionniers. À basse intensité.


Ce n'est guère joli. Depuis quand trempez vous dans l'esclavagisme ?

ImageIls transitent. Je les couvre et renseigne. Rien d'autre. Au début c'était juste des bandits. Puis des parias. Mais il leur fallait des produits de qualité. Y'a six mois, on a accélérés le mouvement.


Bien bien bien.... Que savez vous sur vos compagnons d'hier soir ?
ImageJe... La femme est une habituée. L'homme c'est la première fois. Les hommes de mains changent. Parfois ce sont des nouveaux. Parfois des anciens que je n'ai pas revu depuis un moment. Quand à la drogue... Première fois que j'en proposais. C'était une démonstration hier...


Dites moi tout ce que vous savez sur le réseau d'hérétiques de la région. lui ordonna-t-elle soudain, en changeant le ton de sa voix pour en adopter un plus dur. Plus cassant. Impitoyable. Le contraste était saisissant. La second avant, la jeune femme était relativement avenante, mais la voilà qui était devenue instantanément froide. Bien entendu il était difficile de deviner les changements d'expression faciales dans la semi obscurité du cachot, mais avec un peu d'imagination, cet exercice devenait aisé, et pouvait aider à prévenir la suite. Mais le burgmeister semblait manquer d'imagination....
ImageHein !? Je ne vois pas de quoi vous voulez parler ! Je n'ai rien à....


Mauvaise réponse lui lança-t-elle avant de présenter son genoux au nez bourgeois de son interlocuteur.

Le cartilage produisit un étrange craquement et des cascades de sang apparurent là où se trouvait auparavant un nez.

On dirait que je vais devoir me salir. Ordure d'hérétique. Tu veux me souiller de ton sang !? s'exclama-t-elle en tirant sa tête par les cheveux pour le forcer à la regarder.Lâchez le , ordonna-t-elle aux gardes. Et allez me chercher des gants et un tablier.

L'un des miliciens ne se fit pas prier et sorti comme une trombe de la pièce pour aller chercher les objets désirés par cette femme plus qu'effrayante.

Lorsqu'il revint, il trouva son collègue blanc comme neige dans le couloir, et une inquisitrice légèrement lasse, à donner des coups de pieds au ventre et au torse de la chose qu'était le burgmeister, alors pliée au sol.

Accueillant avec le sourire le milicien revenu avec les effets demandés, Alicia enleva sa brigandine qu'elle roula puis posa dans un côté, avant de se saisir de ce qu'elle avait demandée.

Où en étions nous déjà ? demanda-t-elle au tas de viande au sol. Ah oui ! Donc ce réseau d'hérétiques. Depuis combien de temps vous en faites partie ?
ImageGaaaa.... Un an... Une troubadour.... De paffage... Vamais revue rglll... Simples vifites.... de connaiffanfes recommandées.... Comme hier.


Tu ne sais rien d'autre ? Tu m'as dit tout ce que tu savais ? Réfléchis bien.... ça pourrait peut être très important pour toi, dans un futur proche. Ton âme n'est pas encore lavée de tes pêchés.
ImageNon ! V'ai dit tout fe que ve favais ! Ve le vure !



Bon.... Passons donc à l'administratif alors. Saisissant de quoi écrire, la zélote coucha sur papier les aveux du burgmeister qui se fit une joie de les signer, voyant enfin la fin de son calvaire...

Oh. Et j'allais oublier une dernière chose, dit elle d'une voix plus joyeuse.

Saisissant rapidement sa dague, Alicia découpa prestement la chemise du burgmeister, alors plus un vulgaire chiffon qu'autre chose, de haut en bas. Et un peu en dessous du nombril figurait un petit tatouage violet bien connu de certains milieux.....
► Afficher le texte
La sentence de l'inquisitrice ne laissait aucun doute sur l'avenir du Burgmeister. Peine, douleur mais aussi détermination. Voilà ce qu'était celle ci.

Hérétique.... Mais ne t'inquiète pas mon frère. Sigmar, dans sa miséricorde, t'accorderas une occasion de sauver ton âme lors d'une ordalie. En attendant, prie pour la rédemption de ton âme, car c'est ce qui importe le plus.
ImageAffendez ! Ve fuis riffe ! Fotre prix est fe mien !


N'aggravez pas votre cas par de tels actes ! Je sers Sigmar. Pas Ranald ou Gunndred. Votre proposition est insultante.

''Par contre pour ce qui est de Slaanesh...''

Tu Sers Slaanesh ! Mais Sigmar est le seul dieu que je prie et vénère !

Rajoutant d'autres aveux à ceux du Burgmeister, Alicia laissa celui ci pour aller voir la dernière membre du trio, celle qui semblait en savoir le plus. Ou du moins c'était ce que lui soufflait son instinct. Sa brigandine sous le bras, Alicia sorti de la cellule, légèrement pressée par l'excitation, ou un sixième sens, et percuta violemment quelqu'un, l'entraînant au sol dans sa chute. Elle n'était pas très dure car l'homme qu'elle avait percutée avait servi de tapis, bien malgré lui, lui évitant de se cogner au sol rocailleux, et froid, du couloir. Bon, c'était pas vraiment sa faute à elle car on y voyait pas grand chose dans cette allée très légèrement éclairée. Alors bon... Autant faire preuve d'amabilité avec le pauvre hère qu'elle avait involontairement croisée.

Oups. Désolé s'excusa-t-elle sur un ton sincère et léger, en se relevant. Ou du moins en essayant de se relever. Car elle interrompit son mouvement, alors à quatre pattes au dessus de l'individu qui lui semblait familier. Et indécis. Ludwig. Et.... C'était elle ou il lui avait touché un sein à l'instant !?

Tout une tempête d'émotions ravagèrent Alicia, l'empêchant d'agir. Une partie d'elle même aurait voulu le tuer. Une autre, aller plus loin. Il y avait aussi cette légère envie de lui foutre un coup de boule. Mais elle décida finalement d'opter pour... rien du tout en fait. Elle essaya de faire comme si de rien n'était, malgré cette légère teinte rose qu'avaient ses joues. Mais il ne pouvait pas les voir avec la faible lumière du lieu. N'est ce pas. Oui. Il ne pouvait rien voir.

Bien le bonjour Ludwig. Passé une agréable nuit ? J'espère que tu ne t'es pas trop inquiété. Les circonstances m'y ont obligée.

En d'autres circonstances, ce genre de platitudes eut été sans importance. Sauf qu'Alicia était toujours perchée au dessus de Ludwig, ce qu'elle ne calcula qu'après les salutations effectuées. Se relevant avec bien trop d'empressement, elle s'épousseta le tablier avant de proposer à son acolyte son aide pour se relever. Et se rappeler qu'il lui avait juste palpé les seins.

Nous... Il ne s'est rien passé. Compris ?

La question était tout à fait rhétorique, Alicia n'attendant pas vraiment de réponse de la part de sa moitié son partenaire.

Mais puisque vous êtes là, je suppose que vous souhaitez assister à l'interrogatoire n'est ce pas ? J'ai déjà commencé sans vous mais il en reste un à faire. Vous en êtes ? lui demanda-t-elle avec un réel sourire, avant de refermer la porte de la cellule dont elle sortait, puis de ramasser sa brigandine et ses papiers.
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Re: Une foy unique ?

Message par Ludwig Von Hoffenbach » 04 août 2018, 13:22

C’est au premier rayon de soleil que Ludwig émergea de son sommeil. Cette nuit avait été vraiment réparatrice. Malgré des courbatures cela faisait plusieurs semaines qu’il ne s’était pas senti autant reposé. Après quelques étirements et après avoir remis la table à sa place, Ludwig descendit dans la salle principale de l’auberge. Celle-ci était envahie par les effluves exquis de la cuisine de l’aubergiste. Juste à l’odeur on pouvait deviner qu’il était bon cuisinier.

A peine accoudé au bar, l’aubergiste surgit de la cuisine comme alerté par la présence d’un amateur de bonne cuisine. C’était le cas.

- Ha, c’est vous ! Alors bien dormi ?

- Je n’ai pas aussi bien dormi depuis plusieurs semaines !

- Très bien mon gars ! Comme convenu je t’ai préparé un bon petit plat. Tu m’en diras des nouvelles !

L’aubergiste repartit dans la cuisine chercher le plat tant attendu. Après un vacarme mêlant bruits d’ustensiles et jurons, l’hôte réapparut, une grosse marmite dans les mains.

- Bordel, il faut vraiment que je repense ma cuisine, grommela-t-il. Une bosse commençait à apparaitre au sommet de son crâne.
- Alors tu vois ça mon gars ? C’est de la Weninwürst und pilz ; la spécialité du coin. Les saucisses viennent des cochons de Weningen. C’est de la qualité ! Quant aux champignons ; le plus important, car c’est eux qui font tout. Ils viennent des montagnes grises à l’est de Dotternbach. Ils sont cueillis au bord de l’eau. Cette variété de champignon ne pousse que dans les montagnes grises, toujours dans des endroits ombragés, et jamais à plus d’un mètre d’un cours d’eau. Ça doit être l’eau pure de ces montagnes qui leur donne ce goût si particulier. En tout cas, ça vaut son pesant d’or ! Enfin, après la cueillette, le plus important reste la préparation….

L’aubergiste ne s’arrêtait plus de parler. Ludwig eu le droit en détail à tous les secrets de préparation de la Weninwürst und pilz. Son hôte paraissait ravi de lui apprendre à confectionner cette spécialité locale. Ludwig, par respect, ne voulait pas l’interrompre. Mais la faim qui le tiraillait affectait son attention. Au bout d’une dizaine de minutes l’aubergiste sembla remarquer que l’assiette de Ludwig était toujours vide.

- Enfin voilà ! Maintenant je vous laisse déguster, dit-il en se fendant d’un grand sourire.

Malgré l’allure assez insolite, pour ne pas dire répugnante, le gout était vraiment exquis. Les saucisses, très fermes, étaient très savoureuses. Le liquide noirâtre qui était enfaite le résultat des champignons mijotés et aromatisés était lui aussi très bon. La saveur des champignons, très puissante, ravissait les papilles, tout comme les aromates qui avait été merveilleusement dosés. Malgré la grosse portion que lui avait mis l’aubergiste, Ludwig fut prompt à finir. C’était si bon qu’il en reprit une seconde fois. Il ne fut pas avare en compliment sur les talents culinaires de son hôte.

- Bon, il va falloir que j’y aille, il faut que je retrouve une collègue. En tout cas merci pour ce repas, c’était succulent.

- Pas de soucis ! Une collègue, interrogea le brave homme en esquissant un clin d’œil.

- Oula, non pas du tout, vous n’y êtes pas. Ludwig en eu presque un haut le cœur, mais il cacha son dégout en lui répondant par un sourire.

- Bon, voilà une pistole pour la nuit et le repas, s'empressa-t-il d'enchaîner.

- C’est que cinq sous la nuit. Et puis le repas c’est offert par la maison !

- Non, non, j’insiste, ça me fait plaisir. Prenez, ça, dit Ludwig en mettant la pistole dans la main de l’aubergiste.

- Bon bah si t’insistes gamin… Ça m’aidera à faire tourner la baraque ! On n’a pas beaucoup de clients à cette saison à Weningen…

Après de nouveaux remerciements, Ludwig prit congé de son hôte et sortit dans la rue après avoir bien fait attention de ne rien oublier dans l’auberge. L’air était frais, mais le beau temps était au rendez-vous. Dans le ciel, aucun nuages à l’horizon.

Reposé et repus il fallait maintenant qu’il retourne au travail. Il le devait pour ces gens mais aussi pour lui-même. Toutefois, une question se posait : « Ou était Alicia, et comment la retrouver ? ». Cette dernière avait dû profiter d’une partie de la nuit pour débuter l’enquête. Le village n’étais pas bien grand ; Alicia ne devait pas être bien loin, d’autant que l’inquisition passait rarement inaperçu.

Les investigations de Ludwig pour retrouver sa collègue prirent bien une quinzaine de minutes avant que celui-ci se retrouve dans la caserne de la milice. C’est le nombre inhabituel de gardes postés devant la caserne qui mit la puce à l’oreille de Ludwig. Malgré quelques difficultés à passer la porte, il réussit à jouer d’intimidation et de sa relation avec Alicia. Cette salope pouvait vraiment être acariâtre quand elle le voulait, mais d’un autre côté, elle leur permettait par son statut d’avancer si vite dans l’enquête que cela était agréable. Ludwig descendit aux cellules de la caserne car il savait qu’il la trouverait ici. Il descendit les marches deux par deux, curieux de voir ce qu’Alicia avait découvert pendant la nuit. Il était d’une autre part, un peu inquiet de ce qu’elle avait pu faire en son absence.

Emporté par son élan à la sortie des marches, Ludwig ne put faire autrement que de percuter la personne devant lui ; qui était comme par hasard, Alicia… Déséquilibré tous les deux, ils tombèrent au sol. Alicia qui était tombé sur Ludwig, le regardait avec un air malsain, à moitié énervé, à moitié heureuse. Ludwig tenta dans la repousser sans ménagement pour se relever, mais, diable qu’est-ce qu’elle était lourde. Heureusement elle se releva bien vite pour mettre fin à ce moment gênant.

Ludwig lui lança un regard médusé, avant de se reprendre.

- Très bien ! Je me serais douté que vous auriez commencés les interrogatoires seules. Alors qu’en avez-vous tirés ?

- Bien sûr que je veux être présent au prochain interrogatoire. Je ne suis pas là pour seulement « assister ».
Ludwig appuya bien sur ce mot.

Il avait des doutes sur la bonne tenue des précédents « entretiens », mais il n’en montra rien à Alicia. Malgré l’envie, il se refusa à demander à passer en revue les précédentes personnes qu’elle avait interrogées. S’il y avait des manquements dans les interrogatoires d’Alicia, il serait tôt ou tard au courant. Même les juges étaient soumis à la justice…
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Re: Une foy unique ?

Message par Alicia » 17 août 2018, 23:08

Jaugeant Ludwig, Alicia lui révéla ce qu'elle avait appris alors qu'ils marchaient vers la cellule où était retenue la dénommée ''Zania''.

Ils sont faits. J'ai leurs aveux et des preuves indiscutables qu'il s'agit d'hérétiques. Sans parler de ce que j'ai trouvé dans la cave du bourgmestre. On en discutera plus tard. Pour l'essentiel, on a un réseau d'esclavagistes régional imbriqué, plus ou moins, avec des cellules de cultistes, le tout avec une visée politique plus qu'économique ou religieuse. Mais je ne crois pas que ce soit l'endroit pour en discuter. La dernière personne que l'on va voir est une noble. Parente d'un individu puissant. Zania...... Mais le principal est là. Les gamins sont saufs. Je m'en suis assurée hier soir. Sous le choc, drogués sans doute, mais vivant. On creusera l'affaire plus tard. Quand aux quatre malabars, ils ne sont rien d'autre que des gros bras. On aura pas grand chose à tirer d'eux. Je les interrogerais pour la forme mais je n'attends pas grand chose... Stoppant le pas, elle fixa sérieusement Ludwig Je ne veux pas d'initiatives foireuses. Être la cible d'une vendetta parce qu'on a un peu trop abîmés la mauvaise personne n'est jamais plaisant. Donc on est partis pour une approche douce. Si ça ne marche pas, tu me laisses improviser. Vu que tu as travaillé dans la milice de Nuln, je suppose que tu connais le principe du ''gentil milicien, méchant milicien'' ? Vieux, classique, mais efficace. Je prends le mauvais rôle. Maintenant... En piste l'artiste. lui lança-t-elle avant de se mettre en scène.

Elle fit coulisser le verrou de la porte de la cellule bruyamment, puis patienta 10 secondes avant d'enfoncer sauvagement le bois et entrer comme une furie dans la pièce. Même odeur de moisie que dans les autres pièces. Même humidité, froid et mauvaise paille. Juste la cible qui changeait. Mais il y avait un truc pas net chez elle. Déjà elle était debout. Ensuite elle semblait sourire à leur arrivée. Dos au mur de sa cellule, face à eux... Cette configuration ne plaisait pas à Alicia. Elle avait prévue de réveiller à coups de bottes dans le ventre le jeune femme puis la forcer à se hisser et poser ses questions avant d'être mise de côté par Ludwig mais là... Il y avait un truc louche. Quelque chose de pas clair.

Toutes ces réflexions avaient traversées l'esprit d'Alicia en une seconde, et elle n'avait marquée qu'un minuscule arrêt le temps de changer de plan. Se reprenant de plus belle, la répurgatrice, plutôt que de foncer sur sa proie, se contenta d'avancer vers elle non pas en ligne droite mais par une boucle afin d'avoir en vue le flanc de Zania.
Un visage de pur haine, faux, bien entendu, une gestuelle violente, un regard meurtrier... L'inquisitrice jouait du mieux qu'elle pouvait pour ficher la frousse à la noble. Restait à voir si ça marchait.

La suite du plan était de prendre le femme au cous puis de lui faire heurter le crâne contre le mur. Pas trop fort bien entendu, mais assez pour effrayer un peu la cultiste. Ensuite viendraient les questions. Puis l'inévitable baratin qu'elle lui servirait, espérant s'en sortir. Là, Alicia sortirait le grand jeu en faisant remarquer à haute voix qu'elle n'aimait pas qu'on se foute d'elle, puis elle sortirait son pistolet qu'elle plaquerait contre la joue de Zania. Bien entendu, l'arme n'était pas chargée. Il n'y avait que de la poudre dans le canon. Pas la balle. Mais bref. À partir de ce moment, Ludwig était sensé intervenir pour ''calmer'' le jeu et se faire passer pour le ''gentil flic''. Sauf qu'il y eut quelque chose qui dérapa dans le plan....
Modifié en dernier par [MJ] The Puppet Master le 02 sept. 2018, 14:57, modifié 2 fois.
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Alicia, voie du répurgateur

L’innocence ne prouve rien.

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