[Raël Khem] Le cheval, le corbeau et la relique.

La Bretonnie, c'est aussi les villes de Parravon et Gisoreux, les cités portuaires de Bordeleaux et Brionne, Quenelles et ses nombreuses chapelles à la gloire de la Dame du Lac, mais aussi le Défilé de la Hache, le lieu de passage principal à travers les montagnes qui sépare l'Empire de la Bretonnie, les forêts de Chalons et d'Arden et, pour finir, les duchés de L'Anguille, la Lyonnesse, l'Artenois, la Bastogne, l'Aquilanie et la Gasconnie.

Modérateur : Equipe MJ

Avatar du membre
[MJ] Kriegsherr
Warfo Award 2017 du meilleur MJ - RP
Warfo Award 2017 du meilleur MJ - RP
Messages : 908

Re: [Raël Khem] Le cheval, le corbeau et la relique.

Message par [MJ] Kriegsherr » 03 mai 2018, 15:33

Le colosse était tombé, et sa défaite incontestable le couvrait de honte. D’autant plus que son vainqueur lui imposait de rageantes remarques et posait ses questions. Sonnée, poussiéreuse, couverte de sueur, de bleus et de petites estafilades sanglantes, la brute norse était épuisée. Elle n’avait plus la force de lutter, et il lui fallut même un temps pour comprendre les mots qui sortaient de la bouche de son adversaire au dessus de lui. Sa grimace de douleur se transforma alors durant quelques instants en un large sourire narquois dévoilant des dents rouges de son propre sang –sans doute s’était-il mordu ou avait-il reçu un choc à la mâchoire-. C’est avec un goût de vengeance qu’il expliqua à Raël Khem le sort qu’il avait réservées aux « petites traitresses » qui avaient tenté de le rouler. Elles n’avaient pas été tuées, non, mais livrées à ses hommes afin qu’ils s’amusent sur elles. Après ce qu’elles avaient tenté, il n’avait mis aucune limite à ses sbires, le sort de deux prostituées bretonniennes ne lui importait pas le moins du monde. Au contraire, il paraissait content qu’elles aient reçu une punition à la hauteur de leur fourberie.

La mansuétude et le contrôle de lui-même dont fit preuve le scythien étonna le champion du Nord. Il semblait avoir anticipé une réaction violente de la part de ce dernier. Mais frapper un homme ainsi en public, apparemment gratuitement, lui aurait sans doute valu au mieux de sérieux ennuis, au pire la disqualification voire même une sanction pénale ! Il était assez curieux de constater qu’en Bretonnie, on pouvait frapper et même parfois tuer quelqu’un par inadvertance lors d’un tournoi sans que cela ne choque personne, mais que donner une leçon à une brute qui la méritait mille fois, après la fin d’un duel, aurait été perçu avec une sévérité extrême. Sans doute y avait-il là une question d’honneur.

Sur le chemin du champ des duels jusqu’à sa tente, Raël n’y coupa pas : à ce stade du tournoi, il était devenu une petite attraction, il commençait à se faire un nom et une réputation parmi les spectateurs, et dut composer avec un petit « fan club » d’une dizaine de personnes maximum qui le suivit un moment en le harcelant de compliments, de bravos et autres remarques. Une femme qu’il n’avait jamais vue auparavant lui lança même un « épouse moi, champion du Sud ! ». Ce moment, après la fatigue accumulée d’un combat qui se ressentait d’autant plus une fois l’adrénaline retombée, était certes flatteur, mais sans doute aussi dérangeant. Heureusement, des gardes de l’organisation intervinrent pour écarter les importuns et faire place nette à notre héros.

Quant à Ranya Labelle, qui l’attendait dans sa tente, elle était enchantée et soulagée par la victoire de Raël, sans parvenir toutefois à cacher son appréhension. Elle fut très surprise, positivement, de la réaction du combat à son égard suite à son combat. Il se souciait du sort de ses amies ! Il était rare, dans le dur monde des filles de joie de ce pays machiste, de voire un client s’intéresser à quoi que ce soit d’autre que le pur plaisir charnel qu’il pouvait tirer du corps de ces péripatéticiennes, qui plus pour est un participant étranger en lice pour remporter un grand tournoi.

Durant une dizaine de secondes, la belle Labelle resta coite, bouche bée par tant de sollicitude. Elle paraissait troublée, presque gênée même. Un bref instant, un frisson parcourut son corps qu’on aurait dit ciselé par un sculpteur de talent. Puis elle rougit légèrement et baissa les yeux, s’inclinant dans une révérence pour prendre congé, en balbutiant un remerciement presque inaudible. Sur ce, elle fit volte-face et disparu derrière le battant de toile, laissant le guerrier victorieux seul dans sa tente.

Le scythien était en pleine introspection lorsque l’arrivée de Thibault de Pongevin interrompit le fil de ses pensées. Le jeune chevalier errant paraissait préoccupé. Si Raël y avait prêté attention, il savait que Thibault lui aussi s’était qualifié pour les phases finales de l’évènement, les duels à élimination directe. En revanche, il n’avait pu assister au duel de ce dernier, qui s’était déroulé peu après le sien. Et c’était bien de ce sujet que de Pongevin souhaitait parler.

Le bretonnien semblait amer et inquiet. Il avait de grand cernes sous les yeux et paraissait las, et très très fatigué. Il emmena Raël dans un champ un peu à l’écart du campement du tournoi, qui était vide à cette heure ci. L’endroit était plat et l’on pouvait voir loin, il n’offrait aucune cachette possible, et même s’il n’était pas très discret et qu’on pouvait être vu de loin, au moins pouvait-on y parler tranquille sans peur d’être espionné, confia Thibault en ces termes, à voix basse comme si malgré tout il craignait d’être écouté :


-Désolé de vous avoir emmené si loin mon ami. Mais je devais être certain qu’on ne nous suivait ni ne nous écoutait pas.

Je ne sais trop comment dire cela… Aujourd’hui, je me suis confronté dans mon premier duel à un certain Yvon Bamorel, le mercenaire bretonnien soutenu par certains marchands de la ville qui ne font pas partie de la Confrérie du Phare.

Je ne saurais pas dire quoi ou pourquoi, mais s’il y a une chose dont je sois sûr, c’est que quelqu’un au moins veut que cet Yvon avance dans le tournoi et qu’il semble prêt à tout pour cela. Dès le tirage au sort, j’ai eu l’impression gênante de sans cesse être suivi. Puis les lettres menaçantes, les propositions alléchantes mais déshonorantes pour le laisser gagner, venant chaque fois de l’extérieur, n’ont pas cessé d’affluer. Depuis les incidents auxquels vous n’êtes pas étranger, la Confrérie a renforcé les mesures de sécurité autour des candidats, et j’étais donc sous bonne garde : on n’a rien tenté contre moi directement, la Dame soit louée. Mais...

Qui qu’ils soient, ils n’hésiteront pas. Je devais être perçu comme une menace mineure, ils n’ont donc pas trop insisté, mais j’ai quand même reçu une fausse lettre soi-disant rédigée par un serviteur de ma mère, me disant qu’elle était gravement malade, trop faible même pour écrire et me demandant de venir à son chevet avant qu’elle ne meure. Fort heureusement, j’avais reçu deux jours avant une autre missive de sa main qui contredisait cette version. Il y a aussi eu des menaces, des propositions financières, des pressions diverses comme des gens qui faisaient un boucan chaque nuit juste hors de portée des gardes de ma tente pour m’empêcher de dormir et s’évaporaient à chaque fois que je sortais. Je devais en permanence garder mon équipement et mon cheval sous bonne garde, car les gardes ont repéré des tentatives de la part d’intrus inconnus de s’en approcher, qui ont pris la fuite dès qu’on tentait de les appréhender.

Evidemment, je ne peux rien prouver sinon je serais déjà aller voir Jeannot. De toute façon, j’accepte ma défaite, certes j’avais été privé de sommeil, mais il n’en reste pas moins qu’il m’a battu sur le terrain : Yvon reste un adversaire dangereux en lui-même. J’ignore d’ailleurs s’il est au courant ou non du petit manège qui se joue autour de lui pour l’avantager.

Je sais que vous n’en êtes pas encore là, mais selon le tableau, Yvon Bamorel pourrait vous rencontrer en quart de finale, dans trois matchs. Et vu votre trempe, ça m’étonnerait que vous ne soyez pas déjà épié et écouté à toute heure de la journée et de la nuit. Restez sur vos gardes messire Khem. Vous méritez de gagner ce tournoi, et vous faites peur à beaucoup de monde. La Confrérie de Phare a parié sur vous, et elle a la réputation d’être honnête. Mais ce n’est pas forcément le cas de tous les concurrents, gardez cela à l’esprit.

Sur ce, je vous laisse vous reposer, passez une bonne nuit, et toutes mes félicitations pour votre magnifique victoire sur ce barbare !

***


Pour la deuxième fois à cette phase de la compétition, Raël pénétrait dans l’arène. En jeu, il y avait une place en huitièmes de finale. Cette fois-ci, son concurrent viendrait de nouveau du Nord, mais d’un pays bien plus civilisé. Bogdan Volkov était un combattant d’élite, un homme rompu aux affrontements permanents contre le chaos plus qu’aux tournois. Fort heureusement pour le scythien, les règles de l’évènement bretonnien ne permettraient pas au kislévite d’exprimer certains talents utiles dans une guerre mais de peu d’intérêt ici, comme la survie, l’orientation, ou encore le tir à l’arc. Il n’en restait pas moins que deux combattants d’exception se faisaient face et que tous deux avaient bien l’intention de décrocher une place en demi-finales.

Volkov était équipé d’une armure légère intégrale d’excellente facture en cuir renforcé ça et là. Il était monté sur un cheval de son pays rompu à la guerre, mais moins majestueux, rapide et puissant qu’Asaph. Toutefois, l’osmose entre cheval et cavalier était certaine –sans doute le duo était-il bien rôdé-, et Raël sut reconnaître là un expert en combat monté, qui ne lui céderait rien. L’affrontement serait rude, car le kislévite était également doué à pied. En fait, il n’avait pas vraiment de « faiblesse », mais était très polyvalent.

Pour le combat, il était armé d’une lance, d’une épée longue, d’un petit bouclier rond, et d’une dague au cas où. Il salua son adversaire lorsque les deux entrèrent en piste.

Si tu souhaites entreprendre une action avant le prochain combat, tu es libre de le faire.
Le Q.G. de Kriegsherr se trouve ici:
http://warforum-jdr.com/phpBB3/viewtopi ... 493#p70493

Et vous pouvez donner un grade au Kriegsherr ici:
http://warforum-jdr.com/phpBB3/viewtopi ... 764#p70764

Avatar du membre
Raël Khem
Warfo Award 2017 du meilleur PJ - Génie
Warfo Award 2017 du meilleur PJ - Génie
Messages : 234

Re: [Raël Khem] Le cheval, le corbeau et la relique.

Message par Raël Khem » 07 mai 2018, 23:52

Le véritable discours tenu par Thibault ne surprit pas beaucoup Raël en réalité. Il n'y avait pas songé récemment, mais son cas ne pouvait pas être particulier. Si l'assassin qu'on lui avait envoyé lui avait proposé de se rendre en se retirant de la compétition c'était, forcément, qu'un autre concurrent l'avait engagé. Lui, ou un groupe d'influence...
Par contre, qu'ils s'en prennent ainsi à Thibault était étonnant, au minimum. Sans doute le guerrier du désert ne lui aurait-il jamais dit à haute voix, mais le chevalier était un combattant au mieux médiocre, au pire novice. Pourquoi diable vouloir ralentir ou corrompre un tel adversaire? Ce n'est pas comme si un combattant expérimenté pouvait craindre une seule seconde le jeune noble. En tout cas cela laissait paraître une paranoïa des agissants et une crainte absolue de la défaite.

Rapidement, le scythien pensa à ce qu'il venait d'apprendre: Yvon était soutenu par des commerçants extérieurs à La Confrérie. Dans ce genre de villes les affaires crapuleuses et les jeux de pouvoirs entre différentes factions étaient légions. La ville d'Al-Haik, par exemple, fortement commerciale, était réputée pour ses intrigues tortueuses s'étalant, selon les dires de certains, sur des décennies. Pour un bas-du-front comme notre héros, de telles choses étaient incompréhensibles. Qui perdrait autant de temps et d'argent pour un résultat à peine garanti, quand il l'était? Mais les marchands n'étaient pas des gens comme lui, au fond. Ils n'avaient pas d'honneur ni de principes, seuls l'argent et la bonne tenue du commerce comptaient à leurs yeux. En définitif Raël préférait avoir les plus forts de son côté, même s'il se savait un pion.

D'ailleurs tout cela l'agaçait de plus en plus. Être un jouet dans les mains d'hommes avides et de monstres qui le tortillaient comme une marionnette... Bientôt viendrait le temps d'aller de l'avant et de prendre son destin en mains. Bientôt, il ne serait plus prisonnier de ces truands, ils seraient ses prisonniers.

Mais en attendant, il devait aller se coucher et profiter de son répit jusqu'au lendemain. Un terrible combat l'attendait.

L'arène était encore plus enflammée que la veille. De nombreux combattants inintéressants étant éliminés il ne restait plus que les meilleurs ou presque. D'ailleurs c'était l'un d'entre eux que le Scythien allait devoir mettre à bas. Un kislévite, lui avait-on expliqué. Pas de réelle faiblesse, plutôt des forces polyvalentes. Un combattant redoutable qui semblait pourtant bien plus rompu à la guerre qu'au combat d'arène. Tant mieux, au moins Raël affrontait-il un maître à sa mesure. Encore que, d'après les racontards, Bogdan était bien moins dangereux que son chef au nom imprononçable.

Confiant dans sa dernière stratégie, le soldat du désert apparut dans la même tenue qu'au dernier combat, prêt et déterminé. Rendant son salut à l'adversaire, il ne put s'empêcher de lui adresser une des piques dont qu'il appréciait tant:


-"Alors on vient du Nord? Pour ça que tes talents me laissent froid."

Il esquissa un sourire et pointa sa lance d'arçon. Une joute en bonne et due forme allait pouvoir commencer.
Raël Khem, Maître-d'armes Scythien
Profil: For 12 | End 12 | Hab 9 | Cha 8 | Int 10 | Ini 15 | Att 16 | Par 16 | Tir 8 | NA 3 | PV 100/100
Lien Fiche personnage:

http://warforum-jdr.com/wiki-v2/doku.ph ... _rael_khem
Equipement:

Compétences:
Compagnon : Aziz, voleur
Profil : For 6 | End 6 | Hab 11 | Cha 7 | Int 8 | Ini 10 | Att 8 | Par 9 | Tir 9 | NA 1 | PV 40/40
Compétences : Fuite (1) Chance (1) Escamotage (1) Mendicité (1) Vol à la tire (1)

Avatar du membre
[MJ] Kriegsherr
Warfo Award 2017 du meilleur MJ - RP
Warfo Award 2017 du meilleur MJ - RP
Messages : 908

Re: [Raël Khem] Le cheval, le corbeau et la relique.

Message par [MJ] Kriegsherr » 10 mai 2018, 20:59

Cette fois-ci, le duel entre les deux protagonistes s’annonçait plus classique. Loin d’offrir une opposition radicale de styles comme dans le cas du combat précédent, les deux adversaires du jour avaient à peu près les mêmes capacités et points forts. L’avantage était peut-être légèrement en faveur de Raël, mais il n’y avait rien de décisif. Même s’ils étaient doués à cheval, ni l’un, ni l’autre n’était bretonnien pour autant. Le combat à cheval était pratiqué dans leurs contrées respectives, mais généralement avec des lances moins longues. Bien sûr, les hussards ailés kislévites utilisaient ce type d’arme, mais cela était en général réservé à une élite gospodar du Sud, et très éloigné du style des patrouilleurs légers du Nord. Les stratégies à cet égard étaient donc très différentes.

D’une part, Raël Khem avait misé sur son entraînement à la lance d’arçon, plus longue et plus puissante que la lance classique, mais également plus lourde et plus difficile à manier. D’autre part, Bogdan Volkov, lui, n’avait pas pris le risque de s’équiper d’une nouvelle arme. Il était resté à une lance d’une longueur bien plus classique dont il maîtrisait le maniement à la perfection.

L’autre différence majeure entre les deux hommes consistait en leurs choix respectifs en matière d’armure. Le scythien avait opté pour une armure moyenne, devenue son équipement habituel depuis quelques temps déjà, lui qui précédemment privilégiait un accoutrement plus léger. Des mailles lourdes mais protectrices recouvraient l’intégralité de son corps, tandis que Bogdan Volkov, lui, était resté dans un équipement de cuir sans doute plus adapté aux cavaliers légers et éclaireurs rapides qui étaient monnaie courantes dans les steppes glaciales du Nord, mais aussi dans les déserts brûlants de Nehekhara.

Enfin, contrairement à l’affrontement précédent de Raël, qui était doublé d’un fort antagonisme en dehors du terrain, ici, la rivalité entre les deux combattants était purement sportive. Il fallait battre l’adversaire afin de progresser dans le tournoi et de rapporter la gloire sur soi et par extension sur sa faction, mais à part cela, il n’y avait aucune inimité ni aucune rivalité spécifique entre les deux hommes. C’est donc avec un certain respect mutuel que les concurrents se saluèrent avant d’engager les hostilités en talonnant leurs montures.

Tandis que dans un galop effréné et lances baissées, Raël et Bogdan se fonçaient dessus, la foule retenait son souffle, attendant en anticipant l’impact frontal dont ils étaient si friands.

Round 1 :
Il s’agit d’une charge frontale, en l’absence de tactique spécifique indiquée. Comme tu indiques avoir pris une lance d’arçon, et qu’en plus ton INI est plus élevée, tu as la main.

Raël charge : 3 ! Réussite ! Parade : 14. Ratée à cause de la bravade. Relance bouclier : 18. Ratée. Localisation : jambe gauche. Dégâts : 48. Ouch il prend super cher => test d’HAB pour voir s’il parvient à se maintenir en selle malgré le choc : 20. Echec critique. Eh bé !

Bogdan est désarçonné par la force du choc et projeté violement par terre. Sa monture prend peur et s’enfuit.

Test d’END de Bogdan : 7. Réussite. Il parvient à se relever, il n’est pas KO.
La joute tint toutes ses promesses. A une vitesse folle, les deux cavaliers fonçaient l’un sur l’autre. Puis vint l’impact. L’allonge supérieure accordée par la lance d’arçon et la vivacité de Raël Khem lui permirent de frapper le premier, un avantage non négligeable dans ce genre d’affrontement.

La violence du choc fut terrifiante. Passant sous les défenses du kislévite, le scythien parvint à trouver un point d’impact proche de la hanche de son adversaire. L’énergie d’Asaph était encore augmentée par la vitesse relative de l’adversaire qui allait dans la direction opposée. Pour délivrer un impact optimal, il fallait aussi que l’assaillant soit fort et tienne en selle, sans quoi ce serait lui qui risquait d’être éjecté.

Khem possédait ces qualités de cavalier guerrier. La précision et la puissance de son attaque suffirent non seulement à porter un terrible coup à l’adversaire, mais aussi et surtout à le soulever de sa selle et à le projeter en arrière, où il alla rouler dans la poussière tandis qu’Asaph continuait sur sa lancée.

Le cheval ennemi, lui, fut effrayé de sentir son maître disparu soudainement de son dos suite à un choc violent. Il s’emballa et continua sa course jusqu’à l’autre bout de l’arène.

Durant quelques secondes, il y eut un flottement. Le fer des lances avait bien entendu été remplacé par des bouts plats en bois, mais il n’était pas rare que même ainsi, de temps à autre, la violence des joutes fassent des blessés plus ou moins grave, voire des morts dans les cas extrêmes. En l’occurrence, Bogdan avait fait un vol plané de deux mètres cinquante avant d’enchaîner trois roulades arrière non maîtrisées. Evidemment, il avait lâché sa lance et n’avait pu conserver son bouclier que parce que celui-ci, de petite taille, était attaché à son avant-bras, laissant sa main libre gauche. Il gisait sur le sol, désarmé, sonné, et il lui fallut une poignée de secondes avant de reprendre ses esprits et de dégainer son épée, secondes pendant lesquelles Raël stoppait Asaph et la faisait se retourner face à Volkov.

Même s’il avait pris un sacré coup et était mal en point, pour ce dernier, rien n’était encore joué. Il cracha du sang, se massa la hanche gauche à l’endroit de l’impact avec sa main gauche, et gratifia son adversaire d’un :


-Tu as gagné la première manche, je te le concède, mais la partie n’est pas terminée ! Descend de cheval par toi-même, ou je t’en ferai descendre !
Le Q.G. de Kriegsherr se trouve ici:
http://warforum-jdr.com/phpBB3/viewtopi ... 493#p70493

Et vous pouvez donner un grade au Kriegsherr ici:
http://warforum-jdr.com/phpBB3/viewtopi ... 764#p70764

Avatar du membre
Raël Khem
Warfo Award 2017 du meilleur PJ - Génie
Warfo Award 2017 du meilleur PJ - Génie
Messages : 234

Re: [Raël Khem] Le cheval, le corbeau et la relique.

Message par Raël Khem » 17 mai 2018, 20:49

Les vêtements au vent, galopant à la gloire ou l'honneur, Raël se surprit à franchement apprécier ce duel. Aucun coup n'avait été porté mais déjà il sentait l'atmosphère électrique des rencontres sportives. Il n'y avait pas l'animosité typique des combats pour la survie ou la haine sourde de deux ennemis jurés, juste l'envie de se mesurer à un adversaire à sa hauteur et d'apprendre autant de soi que de l'autre. Ainsi, ils filaient droit devant eux, le cavalier et sa monture, unis jusqu'au bout.

Au cours des derniers jours, le Scythien avait appris à connaître sa jument. Il était connut dans le monde finalement fermé des guerriers à cheval que la race de ces nobles créatures ne jouait qu'un impact faible dans leur caractère personnel, en cela l'animal contrastait aux animaux de compagnie classiques qu'on pouvait élever dans une direction particulière. Pour les hommes du désert, cela était dû à une bénédiction de Khonsou, dieu descendant de Ptra et de Mnout, déesse de la Lune. Dieu voyageur et rapide aussi bien dans la bénédiction que la vengeance il chevauchait aux côtés de ses parents et portaient leur parole. La dite-bénédiction donnait aux chevaux une intelligence fière et unique qu'aucun lignage ne pouvait effacer, ainsi on trouvait de tout partout.

Asaph , quant à elle, était tout ce qu'on aurait pu attendre d'une épouse. Elle gardait son calme la plupart du temps, des vertes plaines jusqu'au cœur des plus durs combats, comme l'assaut des gobelins. La surprise ne l'effrayait pas et la noble créature savait garder son mettre sur son dos quand le besoin s'en faisait sentir! Pour autant, elle gardait un tempérament fougueux et indomptable, telle une amante qui se mouvait toujours dans la meilleure position avant même que son partenaire en ait l'idée. Plus d'une fois le champion l'avait surprise en train de corriger doucement une trajectoire ou de prendre un angle audacieux qui mènerait son partenaire à une situation favorable.
Et surtout, elle avait dans les prunelles cette lueur d'intelligence qu'elle mettait si souvent en pratique en comprenant les moindres mouvements de son cavalier. Parfois, Raël se demandait quel âge elle pouvait avoir pour posséder une telle sensibilité. Etait-ce une jeune, envoyée de Khonsou lui-même pour assister le Scythien dans sa quête, ayant guidé imperceptiblement ses pas jusqu'à elle? Serait-elle l'ancienne monture d'un chevalier d'élite, un maître de l'élevage qui aurait su en faire la bête remarquable qu'elle était?

Mais reprenons à l'impact.

Les deux adversaires allaient bientôt rentrer en contact. Raël s'aperçut bien vite qu'il frapperait en premier, mais dans le bouclier. En effet, sa lance d'arçon allait foncer droit dans la défense de son adversaire sans lui causer de dommages significatifs, probablement. Il serra les dents, il devait essayer de corriger le tir!
Il tenta de stabiliser son bras comme on le lui avait appris, rien à faire, impossible de rester stable à cette vitesse, tant pis. Asaph décala alors son dos d'un angle imperceptible, hennissant doucement d'une façon malicieuse, comme si elle avait entendu les pensées de son maître. L'arme, en ricochet, bougea sur la gauche, de quelques centimètres, juste assez pour cueillir le kislévite au flanc!
L'impact fût terrible. Triomphant, le guerrier des dunes éjecta son adversaire dans un fracas de tous les démons, l'envoyant au tapis sans contre-réaction.

Le canasson continua sa course quelques mètres avant de se retourner. Bogdan se relevait péniblement, prêt malgré tout à en découdre. Il cracha un glaire de sang sur le sable. Sa monture avait fiché le camp bien loin et il défiait le maître-d'armes de venir le combattre à pied. En d'autres temps, d'autres combats, notre héros aurait sans doute refusé, par stratégie. Après tout il n'était pas là pour se couvrir de gloire ou d'honneurs mais pour remporter la relique.

Il eut cependant un sourire. L'ardeur de son ennemi du jour lui plaisait. Il tenait à se battre d'égal à égal? Ainsi serait-il.

Raël descendit de sa monture et lui caressa le col avant de la renvoyer. Bouclier dans une main, son kopesh au fourreau, comme toujours, il avança. A quelques mètres de son ennemi, il lança:


-"Allez, viens m'offrir un vrai combat."
Raël Khem, Maître-d'armes Scythien
Profil: For 12 | End 12 | Hab 9 | Cha 8 | Int 10 | Ini 15 | Att 16 | Par 16 | Tir 8 | NA 3 | PV 100/100
Lien Fiche personnage:

http://warforum-jdr.com/wiki-v2/doku.ph ... _rael_khem
Equipement:

Compétences:
Compagnon : Aziz, voleur
Profil : For 6 | End 6 | Hab 11 | Cha 7 | Int 8 | Ini 10 | Att 8 | Par 9 | Tir 9 | NA 1 | PV 40/40
Compétences : Fuite (1) Chance (1) Escamotage (1) Mendicité (1) Vol à la tire (1)

Avatar du membre
[MJ] Kriegsherr
Warfo Award 2017 du meilleur MJ - RP
Warfo Award 2017 du meilleur MJ - RP
Messages : 908

Re: [Raël Khem] Le cheval, le corbeau et la relique.

Message par [MJ] Kriegsherr » 19 mai 2018, 18:51

Le geste de Raël fut fortement apprécié par le public. Ce genre de comportement « chevaleresque » faisait écho au mode de pensée bretonnien. Aussi la foule applaudit-elle le fair-play dont fit preuve le scythien, d’autant plus que son duel précédent n’avait pas livré d’affrontement réellement équilibré. Certes, le norse ne pouvait s’en prendre qu’à lui-même, puisque c’était lui qui avait décidé d’aller à pied dans l’arène, puis cédé à la provocation de Khem, mais il n’en restait pas moins que le combat avait été, de l’avis général, décevant. Cette fois-ci, le duel serait plus équitable, même si le premier coup encaissé par Bogdan l’handicapait fortement et hypothéquait ses chances de l’emporter.

Le kislévite lui-même salua l’initiative de son adversaire. Ce serait un combat honorable jusqu’à la fin. Quant au fait que Raël ne dégaine pas son arme, il aurait pu sembler étrange à quelqu’un qui aurait ignoré sa manière de se battre. Cependant, les fins observateurs des combats de notre héros savaient qu’il ne s’agissait là que d’une ruse. En effet, Khem avait développé depuis longtemps une botte secrète diablement efficace, un « coup signature », consistant à frapper en dégainant. Il maîtrisait ce mouvement à la perfection et cette attaque surprise faisait partie intégrante des armes les plus dangereuses de son arsenal.

Round 1 :
Raël a l’initiative : 17 ! Raté !
Bogdan attaque à son tour : 14. Touché ! Parade de Raël : 6. Réussite. Localisation : jambe gauche. Dégâts : 0.
Raël place sa seconde attaque : 2. Il touche ! Parade : 13. Réussite. Localisation : jambe droite. Dégâts : 3.
Bogdan riposte : 6 ! Touché de nouveau. Plus de parade possible. Localisation : torse. Dégâts : 20.
Raël continue à attaquer : 6. Touché. Bogdan tente de parer : 6. Réussite. Localisation : torse. Dégâts : 8.

Round 2 :
Raël attaque toujours le premier : 12. Touché. Parade : 13. Réussite. Localisation : bras droit. Dégâts : 11.
Bogdan riposte : 10. Touché. Parade : 1. Réussite critique. Tu as le droit à un coup de bouclier gratuit.
Raël attaque (coup de bouclier gratuit) : 9. Touché. Parade : 18. Ratée. Relance bouclier : 6. Réussite. Il ne subit pas de dégâts mais a dû utiliser une action pour parer ce coup.
Raël attaque (normale) : 7. Réussite. Parade de Bogdan : 10. Réussite. Localisation : torse. Dégâts : 9.
Raël attaque : 1. Réussite critique : tu le finis.

Note : comme il s’agit de dégâts virtuels, ils ne sont pas pris en compte dans tes PVs.
L’affrontement entre les deux piétons fut bref, mais tint toutes ses promesses. En l’espace de quelques secondes, il y eut un échange de coups et de parades de haut niveau entre les deux compétiteurs. Les lames aux tranchants recouverts de bois virevoltaient dans une danse endiablée, cherchant la faille dans les postures adverses.

Chaque instant était différent du précédent. On reculait, avançait, feintait, mais la plupart du temps, les boucliers permettaient aux combattants d’éviter un coup « simili-mortel ». En temps normal, ils auraient simplement collectionné les petites coupures et les contusions bénignes. L’équipement de Bogdan était plus léger, plus maniable, que ce soit son armure de cuir ouvragée ou sa simple mais efficace épée longue. De son côté, le kopesh de Raël était une arme plus lourde, au maniement plus prévisible, mais à la puissance redoutable. De même, son bouclier et son armure étaient d’acier.

Mais en l’occurrence, le destin voulut que ces choix n’aient pas tant d’impact sur le déroulement du combat. La vraie différence était plutôt à chercher dans les choix des deux adversaires. Blessé, sonné et se sachant vulnérable, Bogdan Volkov avait plus ou moins été forcé d’opter pour une stratégie défensive. Les juges ne lui auraient en effet jamais permis de continuer longtemps à se battre s’il continuait à encaisser des coups, car s’il s’était agi d’un vrai affrontement, il serait déjà sérieusement blessé. Il opta donc pour une défense solide et des attaques opportunistes. A l’inverse, Raël Khem était encore virtuellement et réellement intact. En pleine possession de ses moyens, il pouvait profiter de son avantage important gagné grâce à la joute en attaquant sans cesse pour maintenir la pression sur son adversaire et l’empêcher de contre-attaquer.

Dans un premier temps, le combat parut équilibré. Puis, dans une passe d’arme talentueuse, le kislévite parvint à trouver la faille dans la garde de Raël, et porta le premier véritable coup. Dans un vrai combat, son attaque aurait causé une blessure non négligeable au scythien, mais encore tout à fait supportable.

Mais plus le temps passait, plus le kislévite semblait s’épuiser. Il devait parer un véritable déluge de coups, car en laisser passer un seul signifierait pour lui la défaite. Petit à petit, il perdait du terrain. Les parades se faisaient plus approximatives, souvent dues à de simples réflexes typiques des guerriers vétérans. Les chocs à répétition l’affaiblissaient et l’empêchaient de reprendre ses esprits. Quant à ses contre-attaques, elles étaient plus hasardeuses, ce dont Khem sut profiter. Alors que ce dernier venait de porter une nouvelle violente attaque parée par Bogdan, il anticipa la riposte de celui-ci et dévia la lame adverse de son bouclier, ce qui lui créa par là-même une ouverture. Continuant à avancer, le guerrier du Sud rechercha le corps-à-corps, voulant frapper de son bouclier son adversaire dont l’épée avait été écartée. La manœuvre fut contrée in-extrémis par Volkov, qui interposa sa rondache entre son torse et l’écu de Raël. Toutefois, ce faisant, il perdit complètement le fil du combat. Le scythien venait de prendre un avantage décisif, et il n’allait plus le lâcher. Réduit uniquement à la défensive, le kislévite ne pouvait plus que subir en attendant une nouvelle phase du combat : il avait perdu l’initiative.

De son côté, par expérience, Raël Khem savait qu’il tenait le bon bout. Il ne devait surtout pas laisser son adversaire se ressaisir, mais au contraire le pilonner à outrance afin de capitaliser son avantage et de le transformer en victoire. Et malgré une nouvelle parade de Bogdan, il y parvint finalement, d’un magnifique arc de son kopesh qui transperça complètement la garde du kislévite en difficulté et s’arrêta à quelques centimètres de son cou. En combat réel, cet assaut parfait aurait sans doute pu à lui seul suffire à décapiter l’homme du Nord.

Conscient d’avoir été surpassé, Bogdan Volkov baissa ses armes et leva la main de Raël pour le désigner vainqueur en le félicitant pour son beau combat. En tant que guerrier, il avait apprécié de se mesurer à cet adversaire de talent qui avait prouvé à la loyale sa supériorité. Aujourd’hui, le meilleur des deux concurrents continuait le tournoi.

Dans les tribunes, c’était l’effervescence. Les amateurs de beaux duels avaient été servis, qualitativement au moins puisque l’affrontement n’avait pas duré longtemps. Quant à l’action de classe de Raël, elle l’honorait et cela était particulièrement bien vu par un public acquis aux idéaux chevaleresques.

***


Cette fois-ci, Raël Khem disposerait d’un jour complet de repos, le lendemain, avant de croiser le fer avec Jean d’Estamille, le chevalier bretonnien, dans la prochaine phase du tournoi, les 8èmes de finale. A lui de décider comment il comptait occuper ce temps libre.
Tu as donc la liberté d'agir durant le reste de la journée (fin d'après-midi et soirée), et d'entreprendre des actions le lendemain. J'interviendrai s'il se passe quelque chose de particulier.
Le Q.G. de Kriegsherr se trouve ici:
http://warforum-jdr.com/phpBB3/viewtopi ... 493#p70493

Et vous pouvez donner un grade au Kriegsherr ici:
http://warforum-jdr.com/phpBB3/viewtopi ... 764#p70764

Avatar du membre
Raël Khem
Warfo Award 2017 du meilleur PJ - Génie
Warfo Award 2017 du meilleur PJ - Génie
Messages : 234

Re: [Raël Khem] Le cheval, le corbeau et la relique.

Message par Raël Khem » 16 juin 2018, 00:17

A ses dépends, Raël appris que son adversaire était un bon. Un de ces guerriers qui ne se contentaient pas de pavaner et de se donner un air mais qui misait sur l'efficacité en toute chose. On aurait pu facilement s'en douter à l'équipement spartiate du kislévite, qui ne comportait que le très strict nécessaire et évitait tout poids superflu. Même avec ces données en tête, le scythien devait bien admettre qu'il avait, pour le coup, sous-estimé grandement son opposant! Bogdan n'était pas qu'un cavalier accomplit inapte au combat au sol mais aussi un bretteur patient, capable d'encaisser les coups sans broncher pour pouvoir asséner un coup puissant dans le poitrail de l'homme du désert quand le moment semblait venu. Prodigieux.
Heureusement pour notre héros, le puissant coup de lance d'arçon avait suffisamment affaibli le guerrier du Nord pour que son ingénieuse stratégie ne suffise plus et que les parades répétées soient peu à peu déviées.
Une poignée de secondes plus tard, le nordique avait lancé un coup d'estoc si hasardeux qu'il avait complètement trébuché sur la parade du futur champion, lequel profita évidemment de son avantage pour asséner un puissant coup de bouclier. Dans un réflexe défiant l'esprit humain, l'ennemi posa sa targe à temps devant lui et évita une blessure lourde. Malheureusement pour lui, le prochain assaut aurait été le dernier et en combat réel le duel se serait terminé par un crâne d'impérial gisant au sol.

Pour autant, Raël n'était pas déçu. La qualité de Bogdan inspirait le respect et cette impression fût augmentée quand, au moment de lui tendre la main à serrer, le chasseur l'attrapa pour la lever, classant le Serviteur des Morts comme le seul vainqueur. L'aventurier siffla d'admiration: jamais il ne serait attendu à un tel comportement de la part d'un adversaire aussi rustre, surtout après avoir combattu un Norse, qui finalement, lui ressemblait en bien des points! Quelque part il était presque attristé de le voir partir, mais si ce qu'avait dit Jeannot était vrai, lui et son compatriote favori du tournoi n'étaient venus que par obligation, retourner chez eux leur plairait sans doute davantage que de gagner une arme antique.

Finalement, la poignée de mains eut lieu et une simple félicitation s'ensuivit:


-"Beau combat. Si un jour on doit se recroiser, j'espère que ça sera dans le même camp..."

Dehors la foule de ses fans grandissaient, comme on pouvait s'y attendre. Evidemment, il devait en être de même pour chaque participant, surtout ceux qui avaient plu au public, mais il avait du mal à s'y habituer, ce n'était juste pas dans ses habitudes d'être le héros. Jusque là on lui avait tant craché au visage que le comportement des bretonniens, qui ne cessaient de l'aduler, le laissait dans le désarroi. Il aperçut même une femme qui remontait sa robe pour lui montrer ses dessous -qu'elle ne portait pas! Les bretonniennes étaient décidément de bien étranges créatures.

Ne restait plus qu'à se reposer! Son torse lui faisait mal et il resterait sans doute au lit la soirée. Son maître-d'armes lui indiqua rapidement que le prochain adversaire qu'il aurait à affronter serait Jean d'Estamille, un chevalier. Aïe. Il faudrait trouver un plan.
La soirée se passa correctement d'ailleurs, ce soir il attendrait Rayna comme tous les soirs, elle avait sans doute beaucoup de choses à lui raconter sur le sort de ses amies et les crimes des norses. Raël espérait qu'ils soient tous partis demain, devoir les tabasser pour honorer sa promesse le lasserait rapidement.

Le lendemain il commencerait par aller voir le tableau des scores pour tout le monde afin de savoir qui était encore en lice pour les 8èmes de finale. Le guerrier compta: il ne restait que quatre combats avant l'ultime récompense, c'était si près mais pourtant si loin… Ensuite il chercherait une arme bien particulière qui lui permettrait peut-être de renverser la tendance lors du prochain match.
En effet, il n'avait sans doute que peu de chances à cheval contre son adversaire: celui-ci aurait une armure de plates complète, un équipement d'excellente facture et un entraînement bien plus conséquent dans l'art de la jourte. Alors il fallait le faire tomber au sol. Pour ça il y avait une arme particulière, qu'il avait vu aux mains des mercenaires de Jeannot: un attrape-coquin à ce qu'ils disaient. C'était une arme d'un genre particulier, entièrement pensée pour attraper un opposant et l'immobiliser.

Avec ça Raël tiendrait son plan: il se mettrait contre un des murs de l'arène, attendrait que Jean d'Estamille l'attaque pour l'éviter ou le parer puis l'attraper et le jeter à terre avant de le couvrir de coups une fois au sol, voire même de simplement le mettre hors-combat par immobilisation!
Et au passage il demanderait son avis au maître-d'armes, cet homme connaissait mieux la chevalerie bretonnienne que lui, il saurait évaluer son plan.
Raël Khem, Maître-d'armes Scythien
Profil: For 12 | End 12 | Hab 9 | Cha 8 | Int 10 | Ini 15 | Att 16 | Par 16 | Tir 8 | NA 3 | PV 100/100
Lien Fiche personnage:

http://warforum-jdr.com/wiki-v2/doku.ph ... _rael_khem
Equipement:

Compétences:
Compagnon : Aziz, voleur
Profil : For 6 | End 6 | Hab 11 | Cha 7 | Int 8 | Ini 10 | Att 8 | Par 9 | Tir 9 | NA 1 | PV 40/40
Compétences : Fuite (1) Chance (1) Escamotage (1) Mendicité (1) Vol à la tire (1)

Avatar du membre
[MJ] Kriegsherr
Warfo Award 2017 du meilleur MJ - RP
Warfo Award 2017 du meilleur MJ - RP
Messages : 908

Re: [Raël Khem] Le cheval, le corbeau et la relique.

Message par [MJ] Kriegsherr » 25 juin 2018, 22:20

La soirée du scythien ne fut émaillée d’aucun incident. Tout se déroula normalement, si toutefois l’on considérait comme normal le fait d’être adulé par une partie de la foule ambiante. Fort heureusement, la sécurité renforcée gérée par la Confrérie du Phare assura une parfaite quiétude à notre héros. Bien sûr, les personnages liés à Khem, comme Ranya ou son conseiller maître d’armes, étaient tolérés. Au final, la nuit fut chaude, mais calme. Comme souvent, on entendait au loin des fêtards dans la ville de tentes.

En cette belle soirée d’été bretonnien, alors que le tournoi battait son plein, les habitants de l’Anguille et surtout les visiteurs venus des quatre coins de la Bretonnie et du Vieux-Monde profitaient de la chaleur encore très agréable, sans doute même plus encore que pendant la journée où il faisait parfois trop chaud. Bien évidemment, pour les concurrents du Sud, ce n’était pas grand-chose comparé à l’étouffant désert brûlant. Et même pour les autres, l’air marin rafraichissait heureusement l’atmosphère, la rendant beaucoup plus supportable. En soirée, après avoir assisté aux duels du tournoi durant les après-midi, les spectateurs et badauds déambulaient dans les stands et marchands, ou se promenaient dans la magnifique campagne bretonnienne. Les recettes tirées de la vente des places du tournoi en lui-même n’étaient en fait qu’une toute petite partie de l’argent brassé par cet évènement. Les retombées autres florissaient : hôtellerie, restauration, vendeurs de souvenirs, guides touristiques, armuriers, dresseurs de chevaux, exportateurs de denrées et objets exotiques, mais aussi échoppes de forains, et vendeurs de sucreries pour les enfants et les grands enfants…

Un brouhaha constant persistait donc systématiquement jusqu’à tard dans la nuit, chaque jour depuis le premier. Mais évidemment, la configuration du lieu avait été réfléchie en conséquence par les organisateurs, qui avaient placé les tentes des participants des quartiers les plus animés.

Le lendemain matin fut dédié aux constats pour Raël, qui put somme toute assez facilement s’informer, ce qui était normal vu sa position.

Il put notamment apprendre que les concurrents restants en lice pour les 8èmes de finales étaient encore de gros calibre. Rien que dans la moitié de tableau de Raël (celle de ceux qu’il pourrait affronter avant la finale), il restait beaucoup de grands noms. Les affrontements seraient nombreux entre favoris et outsiders crédibles à ce tour. Rahim Benalloud, le redoutable champion arabéen, serait par exemple opposé à Philippe de Quart-le-Haut, à l’extrémité basse du tableau. En quart de finale, l’un des deux affronterait le vainqueur d’un duel particulièrement tendu et attendu, car opposant un tiléen à un estalien, et qui plus un homme du peuple démocrate face à un noble aristocrate : Juan Gonzagues croiserait le fer avec Don Alberto di Matelli.
Juste au dessus d’eux se trouvait Raël Khem et Jean d’Estamille. Plus haut dans le tableau, le dernier duel opposerait Sargon de Gazac, vainqueur d’un combat à sens unique contre son ami Orchias de Vouiller au tour précédent, à Yvon Bamorel.
Dans l’autre moitié, on retrouvait encore tous les autres favoris et outsiders engagés. Mais ils étaient encore 8 et seul 1 d’entre eux affronterait en finale le vainqueur de la partie basse du tableau.

Puis vint le moment des discussions tactiques avec son coach. Maître d’armes également, le spécialiste mis à sa disposition par la Confrérie du Phare écouta avec attention les observations et les intentions de Raël. L’analyse de ce dernier parut lui plaire, et il la salua d’un sourire appréciateur. Il confirma d’ailleurs oralement le fait qu’à son avis, le scythien était dans le vrai.


-Vous êtes un combattant né, messire Khem. Non seulement bon dans l’affrontement lui-même, mais de plus très lucide et très intelligent.

Ce que je peux vous dire, c’est que le style de combat de sire Jean d'Estamille sera le même que d’habitude. Comme tous les chevaliers bretonniens, il s’inscrira dans la longue tradition de la joute : monté sur un destrier, lourdement protégé, lourdement armé. Sire Jean est un combattant très expérimenté en tournoi, rompu à tous les styles de combat. Il a affronté des adversaires de toutes les nationalités et même d’autres races.

A cheval, son arme de prédilection est bien sûr la lance d’arçon, et à moins d’être un grand spécialiste de la joute, il ne faudra pas espérer prendre le dessus sur lui dans cet exercice.

Mais même à pied, il restera un redoutable adversaire. Il sait manier presque toutes les armes. A une main, à deux mains, longues, courtes… Avec ou sans bouclier.

C’est là où votre idée peut faire la différence. Gagner par immobilisation serait intéressant et sans doute totalement imprévu pour lui. En revanche, le risque est qu’il vous faudra, pour utiliser ce genre d’armes efficacement sans risquer d’être frappé par la lance adverse, être à pied.

Mais je vous fais confiance et vous souhaite bonne chance, messire Khem. Vous l’emporterez contre Jean, j’en suis sûr.



***



Le temps avait passé, et Raël avait pu se voire confirmer, non pas auprès de Ranya Labelle, -qui s’était absentée depuis le matin, mais avait pu la veille au soir le rassurer sur la santé de ses amies qui avaient été prises en charge par l’infirmerie du camp-, mais de témoins et membres de l’organisation, du départ de la délégation norse, qui était repartie au petit matin dans son drakkar.

Le « problème » Karloman Bras-de-Chêne semblait avoir été réglé. Mais les choses sérieuses commençaient, car déjà, l’heure du prochain combat arrivait.

Afin de ne pas donner l’équipement de Philippe, je te laisse décrire comment tu te rends à l’affrontement [équipement, tactique, monté ou à pied]. Tu peux te procurer un attrape-coquin, bien sûr.
Le Q.G. de Kriegsherr se trouve ici:
http://warforum-jdr.com/phpBB3/viewtopi ... 493#p70493

Et vous pouvez donner un grade au Kriegsherr ici:
http://warforum-jdr.com/phpBB3/viewtopi ... 764#p70764

Avatar du membre
Raël Khem
Warfo Award 2017 du meilleur PJ - Génie
Warfo Award 2017 du meilleur PJ - Génie
Messages : 234

Re: [Raël Khem] Le cheval, le corbeau et la relique.

Message par Raël Khem » 30 juin 2018, 01:01

Encore une nuit tourmentée dans ce pays maudit.

Cette fois, il avait rêvé être dans une ville envahie par d'horribles hommes-rats. Il était accompagné d'un type avec les cheveux blancs et un air idiot, un autre qui semblait si coincé dans son armure qu'on aurait pensé en le voyant à un poisson pressé dans une poigne de pêcheur et enfin une bonne femme à la poitrine si rebondie que notre héros se retournait la tête à comprendre comment elle tenait debout.
Durant tout le déroulé du songe il s'était battu, encore et encore, il avait affronté plus de ces monstres qu'il n'aurait su le compter. Au bouclier, au khopesh et aux pieds, massacrant, détruisant, finissant maculé de rouge de la tête au pied. Finalement le réveil avait sonné quand, dans ses pensées, une véritable armée chargeait sur lui et qu'il les attendait, seul, prêt à vaincre ou mourir arme à la main.

Finalement, il se leva avec une boule au ventre et une soudaine envie de posséder un chat. Quelle étrange lubie.

Le soleil se levait à peine quand le Scythien partit explorer un peu les attractions de cette mâtinée et rechercher le maître-d'armes. Les commerçants déballaient leurs boutiques et leurs roulottes, les paysans profitaient du peu d'action pour aller vérifier les chants, les pêcheurs se préparaient à rentrer au port après une nuit de labeur.
Quelques badauds reconnurent le guerrier sur leur passage et le saluèrent, voire l'acclamèrent, d'autres étaient drôlement moins encourageants, ayant sans doute pariés contre lui. Au passage, notre héros en profita pour aller vérifier les tableaux des scores. Jean d'Estamille était arrivé avant lui dans le classement final et les dernières épreuves, il serait donc hors de question de le sous-estimer comme il avait pu le faire avec d'autres. A vrai dire, pour le moment Raël n'estimait pas beaucoup les bretonniens: les seuls avec lesquels il avait croisé le fer ne s'étaient pas démarqués par leur talent ,c'était le moins qu'on pouvait dire. Mais qui savait, peut-être que leur haute noblesse était constituée de meilleurs guerriers?

Pendant son voyage un mercenaire lui avait parlé des chevaliers du Graal. Ces hommes, prétendument sains, semblaient être les meilleurs guerriers de toute la Bretonnie, capables d'occire des monstres géants à eux seuls. Plus étonnant, leur pureté et les bénédictions divines leur conféraient des avantages surnaturels. Une plus grande force, meilleure vitesse, régénération rapide, parler aux animaux, protection à la magie.. Que des choses utiles!

Sous son turban, l'homme du Sud eut un sourire: il lui faudrait en affronter un, un jour, juste pour voir ce qu'il valait vraiment.

Mais pour le moment, autant se concentrer sur la cible principale. Tout semblait penser qu'il était meilleur que le champion, comme celui-ci l'expliqua à son tuteur d'armes attribué, en plus de lui exposer son plan, qui fût accepté avec enthousiasme et conseillé! Parfait! Maintenant restait à savoir quelle tactique adopter. Contre un adversaire plus fort il fallait être plus malin, il n'y avait pas d'autre secret que celui-là. D'ailleurs dans les légendes néhékhariennes il était courant que le héros fasse face à des ennemis terrifiants ou quasi-divins, il s'en sortait alors par la ruse et l'intellect plutôt que la force brute.

A la guerre l'imagination est une arme, celui qui en est totalement dépourvu mourra en premier.


-"Voici ce que je compte faire: j'irai demain en tenue légère, une simple armure de maille et mon bouclier, mon épée et l'attrape- coquin, le plus long que vous pourrez trouver! Je serai sans Asaph et je resterai près des murs en attendant qu'il me charge. Dès qu'il sera à portée, je tenterai d'atteindre ou bien son corps ou bien une jambe de son cheval pour le faire tomber. A partir de là, il sera mur pour la récolte..."
Raël Khem, Maître-d'armes Scythien
Profil: For 12 | End 12 | Hab 9 | Cha 8 | Int 10 | Ini 15 | Att 16 | Par 16 | Tir 8 | NA 3 | PV 100/100
Lien Fiche personnage:

http://warforum-jdr.com/wiki-v2/doku.ph ... _rael_khem
Equipement:

Compétences:
Compagnon : Aziz, voleur
Profil : For 6 | End 6 | Hab 11 | Cha 7 | Int 8 | Ini 10 | Att 8 | Par 9 | Tir 9 | NA 1 | PV 40/40
Compétences : Fuite (1) Chance (1) Escamotage (1) Mendicité (1) Vol à la tire (1)

Avatar du membre
[MJ] Kriegsherr
Warfo Award 2017 du meilleur MJ - RP
Warfo Award 2017 du meilleur MJ - RP
Messages : 908

Re: [Raël Khem] Le cheval, le corbeau et la relique.

Message par [MJ] Kriegsherr » 10 juil. 2018, 17:23

Il dit, et ainsi il fit ! Ou du moins tenta-t-il de faire. Raël Khem revenait une fois de plus dans l’arène, et cette fois-ci il allait affronter un local. L’aristocrate autochtone bénéficierait sans nul doute du soutien du public. Encore qu’à l’Anguille, il y ait des velléités d’indépendance à peine voilées, les gens du cru préféraient tout de même plébisciter l’un des leurs plutôt qu’un étranger.

Le jour des huitièmes de finale du tournoi, le ciel était dégagé et le soleil brillait, sans pour autant qu’il ne fasse trop chaud. Les conditions seraient idéales pour offrir au public un beau combat. Restait à savoir si la tactique de Raël allait ou non fonctionner. Equipé de son arme si particulière, allait-il pouvoir prendre le meilleur sur Jean d’Estamille ? Une chose était sûre, en tous cas : la rentrée de ce dernier dans l’arène fut conforme aux prévisions du scythien. Jean était en armure lourde complète, armé d’une lance d’arçon et d’un écu, et chevauchait un puissant destrier bardé qui n’avait rien à envier à Asaph.

Après avoir accordé un bref salut à la foule qui rugissait de plaisir en anticipation du combat à venir, et un autre à son adversaire à pied, le bretonnien referma la visière de son heaume, devenant ainsi une véritable armure vivante. L’impression de puissance qui se dégageait de lui était extrême. Clairement, il était le favori du public. Mais face à lui se tenait Raël Khem, en outsider crédible. Son attrape-coquin à la main n’avait cependant apparemment pas suffit à faire renoncer Jean d’Estamille à tenter au moins une première attaque à cheval. Pour le meilleur ou pour le pire ? Cela restait à voir. Contrairement à ce qu’avait fait Karloman durant son combat, la position du maître d’armes du Sud était savamment pensée : en restant près d’un des bords de l’arène, il empêchait le chevalier de se lancer à pleine vitesse dans une charge redoutable, sous peine d’impacter frontalement le mur des tribunes ensuite. Il devrait donc approcher à vitesse réduite, ce qu’il ne fit pas prier de faire, lance baissée.

Round 1 :
Attaques n°1 en simultané (l’allonge de la lance de cavalerie lui permet de compenser l’INI, mais l’attrape coquin aussi est long, ce qui permet une attaque simultanée seulement pour la 1ère). L’attaque de Jean n’est pas une charge : la FOR de sa monture n’est donc pas ajoutée aux dégâts.

Attaque de Raël : 19. Raté.
Attaque de Jean : 7 ! Touché ! Parade : 4. Réussite. (Je mets à l’attrape-coquin la même valeur de parade qu’une hallebarde, soit 8). Localisation : torse. Dégâts : 19.

Attaque n°2 de Raël (cette fois-ci par ordre d’INI, donc en 1er) : 8 ! Touché ! Test spécial d’HAB adverse pour esquiver la prise : 12. Raté. Tests de FOR opposés : 12 VS 8.

Malgré des modificateurs favorables, Raël ne parvient pas à faire tomber Jean de sa selle. Néanmoins, celui-ci reste « attrapé » et ne peut donc pas agir tant qu’il n’a pas réussi un test d’HAB pour se dégager. A chaque action de Raël, il y aura un nouveau jet de FOR opposées. A chaque action de Jean, il y aura tentative de dégagement sous un jet d’HAB.

Tentative de dégagement de Jean : 11. Raté ! (Et oui 2 fois qu’il loupe à cause de son armure lourde déjà !)

Attaque n°3 de Raël : 17 VS 19 ! Tu parviens à le mettre par terre cette fois-ci. Jean d’Estamille subit 1D10 dégâts directs (sans armure ni endurance pour représenter le choc de la chute). 10 !

Il ne peut utiliser son action cette fois-ci, sonné par la chute et le poids de son armure.

A partir de là, au moins deux options s’offrent à toi :
1 : lâcher l’attrape-coquin et dégainer tes armes de combat au corps-à-corps (kopesh+bouclier). Le temps que tu fasses cela, il se sera remis debout et le combat à pied pourra commencer normalement, par ton attaque spéciale en dégainant d’ailleurs, qui pourra sous un test d’INI réussi, avec le bonus, être considéré comme une attaque surprise imparable (on considèrera alors que l’attaque était trop rapide et qu’il n’avait pas eu le temps de se préparer).

2 : tenter de jouer l’immobilisation. Tu l’as vu, tant qu’il est attrapé par ton arme, il ne peut rien faire sauf tenter de se dégager (l’attrape-coquin est trop long pour qu’il puisse te frapper avec ses armes de corps-à-corps autres que sa lance de cavalerie). De plus, tu peux tenter de le refaire tomber par un test de FOR opposées à chaque action (en ce cas il n’y aura pas de dégâts car tomber de sa hauteur n’en fait pas, mais cela le sonnera et lui fera perdre 1 action).

L’homme sera considéré comme immobilisé et perdra soit quand il se déclarera vaincu ou après 1 round complet d’immobilisation continue.

(Attention : s’il parvient à se libérer puis est rattrapé à l’action suivante, ça ne compte pas comme continu !
2ème remarque : on compte un round complet, mais pas forcément de la 1ère attaque à la 1ère attaque. Ca peut être de la 3ème attaque d’1 tour à la 3ème attaque du tour suivant.
Pour ce tour-ci, on considère que c’est remis à 0. Il faudra donc compter comme si tu l’avais attrapé au début du prochain round).


Le début de l’affrontement sembla confirmer la supériorité du cavalier lourd sur le piéton ! Même sans avoir pu charger, la lance expérimentée du sieur d’Estamille sut trouver le chemin du torse de son adversaire, malgré une déviation opportune du scythien qui put ainsi limiter la casse. Confiant, le bretonnien qui était jusqu’ici parvenu à éviter la prise de l’arme de son adversaire pensait pouvoir en finir en profitant de l’avantage de sa monture. C’était sans compter la dextérité de notre héros qui réagit parfaitement et sans attendre. En effet, le long attrape-coquin referma sa prise autour de l’armure adverse et l’enserra.

La suite fut un duel de force brute, peu intéressant pour le public qui retenait son souffle, mais très intense quand on le vivait. L’enjeu pour Raël Khem était d’exercer une traction suffisamment forte pour déstabiliser le chevalier et le jeter à bas ! A l’inverse, le chevalier souhaitait lui résister à cette force et si possible se dégager de la prise de l’arme, ce qui n’était pas chose aisée en armure lourde complète.

Pendant quelques secondes, les deux hommes restèrent immobiles face à face, reliés par le long manche de l’arme. Le scythien n’arrivait pas à tirer assez pour faire tomber son adversaire, mais ce dernier ne parvenait pas non plus à s’extraire du piège. Les secondes passèrent, longues, ponctuées d’efforts non compté, de sueur et de souffle rauques. Puis l’homme à cheval céda !

Dans un fracas assourdissant de métal rencontrant violement la terre, le blindé humain s’effondra, tandis que sa monture partait au loin. Sonné par sa chute, il donnait à Raël l’initiative. Celui-ci allait-il affronter le bretonnien dans un corps-à-corps classique à pied, ou bien continuer dans sa stratégie en tentant d’immobiliser son adversaire de manière à remporter le combat d’une manière inédite, mais tout à fait légale, par l’arrêt des juges ou l’abandon ?

Un élément qui pourrait entrer en compte dans son choix était l’armement de Jean d’Estamille. Celui-ci était toujours équipé de son écu et avait à la ceinture un fléau d’armes.

Rq : Sache que j’ai légèrement modifié le profil du fléau d’arme par rapport à celui donné dans l’équipement pour mieux correspondre à la réalité de l’arme.
Le Q.G. de Kriegsherr se trouve ici:
http://warforum-jdr.com/phpBB3/viewtopi ... 493#p70493

Et vous pouvez donner un grade au Kriegsherr ici:
http://warforum-jdr.com/phpBB3/viewtopi ... 764#p70764

Répondre

Retourner vers « Les autres régions »