[Clodhbert] Les songes de Grosswald. Acte I

Couronne est la capitale du Royaume, où siège le dirigeant actuel de la Bretonnie : Louen Cœur de Lion. Elle est située au Nord du Royaume et est le lieu de sacre et de résidence des Rois. Couronne est une gigantesque cité-chateau, bâtie sur d'antiques ruines naines. C'est une grande ville thermale et une grande place de marché pour tous le produits agricoles de la vallée fertile du Sannez et c'est aussi une puissante forteresse.

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Re: [Clodhbert] Les songes de Grosswald. Acte I

Message par [MJ] XVI » 01 févr. 2016, 16:44

[align=]On avait disposé dans la grande salle une grande table sur tréteaux sur des joncs fraichement coupés. Les couverts dressés étaient en argent et rien manquait, tous les convives possédaient une assiette et deux verres distincts. Une desserte couverte de bouteilles, flacons et ciboires laissait présager une profusion de boisson et les odeurs de brouet et rôti provenant des cuisines mirent l'eau à la bouche des chevaliers dès leur entrée. Des serviteurs propres leur offrirent rituellement du pain blanc et du sel avant de les conduire à leur place. Deux personnages se trouvaient déjà attablé. Un beau vieillard vêtu d'une robe plissée se présenta comme le chef du village du domaine, l'habit du second l'identifier comme un prêtre de Shallya, l'homme d'une quarantaine d'année particulièrement barbu se présenta comme le confesseur de la châtelaine. Tous deux semblaient bien nourrit et posséder une certaine aisance financière, sans pour autant transgresser les lois somptuaires, contrairement à la ravissante Wilhelmina dont la parure dépassée largement le luxe admit pour l'épouse d'un seigneur du rang de son mari. Ses cheveux tressés étaient retenus par une résille dont les perles miroitées à la lumière des flambeaux, le velours parfaitement ajusté de son corsage en était lui aussi constellé de même que la large ceinture de satin noire qui couvrait sa taille, de la fine dentelle elfique couvrait le col, les manches bouffantes et les jupons de son imposante robe. Avec l'aisance et la souveraineté d'une reine Dame Gênet, salut courtoisement ses cinq invités et s'installa à la gauche de Sir Jonas. Un domestique lui remplit son plus beau verre d'une liqueur dont l'odeur sucrée chatouilla les narines de Clodhbert pourtant de l'autre côté de la table. De sa main gantée l'étrangère prit délicatement le calice et le levant s'adressa à l'assemblée. La lueur du feu suralimenté de la cheminée faisait briller sa chevelure d'or, l'auréolant d'une couronne flamboyante.


-Bienvenue Messeigneurs, puissiez-vous nous pardonner de ne pouvoir vous offrir la compagnie d'aucun noble. Notre conversation s'efforcera de n'être point oiseuse et je vous prie également d'excuser mon extravagance, ma nation me manque certain soir et je crains de n'avoir pas la force de caractère des habitants de mon nouveau pays pour résister à toutes les futilités. A vous chevaliers ! Et à la Dame, qu'elle fasse que les innocents soient protégés.


Tous les convives levèrent leurs gobelets et le repas commença, la soupe et le rôti étaient déjà consommés et l'on servait une grande carpe en croute quand un homme émergeant des cuisines, s'assit sur le dernier siège inoccupé de la table à gauche de la maîtresse des lieux. Son justaucorps sans manche laissait apparaitre des bras puissamment musclés et couverts d'anciennes cicatrices, les trais réguliers de son visage avaient une grande dureté et une lueur malsaine dansait dans son regard. Son crane était rasé autour des oreilles et ses cheveux très sombres étaient attachés en une longue tresse. Contrairement aux autres convives dont les armes étaient pendues le long des murs, il fixa son baudrier au dossier de son fauteuil, une grande épée dont Rouergue ne sut pas définir l'origine y était pendue. Le nouveau venu ne prit pas la peine de se présenter et réclama immédiatement à boire.


-Chers invités, permettez-moi de vous présenter, Benoïc, le garde-chasse du domaine. Annonça l'air contrarié Wilhelmina avant de reprocher au malotru : Vous êtes en retard, maître.

-Je suis sûr que ses gentilshommes vous auront facilement fait oublier mon absence. Répondit celui qui ne ressemblait pas du tout à un garde-chasse. La protection du domaine est une tâche harassante ces derniers temps. Toute sorte de parasites armés parcourt les routes et on les retrouve dans les endroits les plus inappropriés.

-Sir Clodhbert, on m'a rapporté que vous cherchiez à vous débarrasser d'une monture, enchaîna l'hôte pour détourner la conversation alors que le guerrier était foudroyé du regard par l'assistance. Je suis disposé à prendre en charge votre pauvre bête, j'ai hélas dû éloigner mon élevage de chevaux à cause de l'imminence de cette horrible guerre, mais je peux vous dédommager. Mon mari possède un domaine qui a enchainé les bonnes récoltes, les dieux en soient loués et j'ai à ma disposition quelques pièces surnuméraires. Je peux vous en faire don, ils ne nous manqueront pas. Cette demeure peut très bien être incendiée et pillée dans les prochains jours.


Un voile de tristesse ou d'angoisse passa sur le visage de Dame Gênet. Ce brutal changement de sujet alerta Sir Jonas, alors que le faux-veneur levait les yeux au ciel.


-L'armée de Dame Alicia, ne devrait pas vous nuire, son champion me semble un homme d'honneur. Reste bien sûr les inévitables vaux-rien qui tournoient autour des armées, mais ils ne resteront pas longtemps, vos gens d'armes disposés au village devraient les tenir à distance et moi-même je m'emplois à réduire leurs nuisances.


Une gêne évidente attrista le beau visage de la châtelaine qui ne put pas s'empêcher de jeter un coup d'yeux vers son curieux chasseur. Celui-ci continua à boire sans réaction.


-Quelle est la source de vos ennuis, ma-dame. Parlez, je vous en prie. Mes compagnons et moi-même sommes vos obligés.

-Vous êtes un preux Sir et pour cette raison je suis désolé de vous embarrasser avec mes soucis banals, mais derrière le faste que l'on vous montre, le malheur n'est pas loin. Les pillards rodent en effet dans la région, mais une bête bien plus nocive terrorise mes gens, restreignant leur marge de manœuvre et se rendant responsable de plusieurs disparitions.

- Un monstre errant. Rien de plus. Enchaîna Benoïc, sur un ton mauvais. Qui partira lorsque vous arrêterez de lui envoyer des paladins à manger.[/align]

cause, mais n'avance pas trop.

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Message par Clodhbert » 02 févr. 2016, 17:21

Malgré sa jeune expérience Clodhert n'en était pas à son premier monstre. Et malgré tous les dangers dont il avait parfaitement conscience l'aventure le titillait !

" _Madame, nous sommes chevaliers et c'est notre devoir de protéger la Bretonnie et ses gens qu'ils soient riches ou pauvres. J'ai déjà eu une petite expérience similaire et bien que j'ai jouis de beaucoup de chance je peux vous affirmer que la présence d'un monstre sur une terre n'est jamais anodine pour les habitants et le seigneur. Il est, sert, dramatique que plusieurs chevaliers y est laissés la vie mais nous ne pouvons nous soustraire à une épreuve que la Dame met sur notre chemin. Enfin permettez-moi d'ajouter que ma bonne vielle monture ne mérite plus s'être traité comme un jeune cheval, je me permet donc d'accepter votre proposition. D'autant plus si la nécessité de combattre se trouve déjà là ! "
Clodhbert de Rouergue, Chevalier Bretonnien
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Re: [Clodhbert] Les songes de Grosswald. Acte I

Message par [MJ] XVI » 03 févr. 2016, 17:56

[align=]Les convives acquiescèrent d'un air grave, excepté Benoïc qui railla la proposition et Cordan qui se renfrogna de ne pas avoir fait cette déclaration lui-même.


-Voilà qui est parlé comme un vrai chevalier, complimenta Sir Jonas. C'est donc dit, demain dès l'aube, nous irons porter le défi à cette créature. Puisse la Dame guider nos bras et emplir nos cœurs d'une juste fureur.

-Nous l'avons d'abord pris pour un troll des montagnes en maraude, précisa le prêtre, mais la chose est bien plus que ça, elle a maudit la forêt qui c'est modifiée en quelque chose de sinistre, je prierai les dieux de vous venir en aide contre l'infâme magie de ce monstre.

- Demain je vous fournirais un homme viable qui vous servira de guide. Mes pensées vous suivront, preux chevaliers, je ne quitterais pas ma chapelle jusqu'à votre retour.


Le faux-veneur fini un verre de plus et quitta la table aussi impoliment qu'il l'avait intégré, en lançant aux nobles des regards mauvais.
§§§
Au matin, toute la communauté du manoir c'était réuni dans la cour pour voir partir les chevaliers. La châtelaine, le teint fatigué leur offrit ce qu'elle présenta comme le travail de sa nuit, trois écharpes rouges portant les meubles du blason du domaine. La femme les invita à revenir sitôt la tâche effectuée. Le sénéchal leur fit don d'un sac de vivre d'où dépassait plusieurs bouteilles de vin, deux adolescents un peu tordu les apportèrent des lances fraichement tournées, couronnées d'un fer tout juste forgé. Des gamines firent manger de petites pommes aux chevaux et l'artisan braillard de la veille leur ouvrit grand les portes avec une révérence. L' homme dégingandé entre deux âges et visiblement muet, qui leur servait de guide salua l'assistance et partit d'un pas rapide. Du garde-chasse, aucune trace.

Les champs puis les bois traversés étaient particulièrement fertile et des parterres pleins de vie poussaient abondamment partout, les terres de Montépervier semblaient un pays de cocagne, bénit des dieux. La tanière supposée du monstre se trouvait sur un promontoire rocheux, boisé, qui surplombait le coude d'une rivière. Lorsque le groupe l'aperçu vers midi, il put observer les falaises abrupts qui couvraient trois des côtés de l'éminence. Le quatrième descendait globalement en pente douce, mais malgré la végétation qui le couvrait, son sol semblait particulièrement irrégulier entrecoupé de vallons étroits et de crêtes minérales aiguës. Sir Jonas aiguisa longuement sa flamberge en regardant le massif.


-Compagnon chevalier, il est l'heure d'être brave


Raconte le trajet, un éventuel projet de stratégie et la préparation du combat. Tu peux également revenir un peu sur la nuit que ton personnage a passé dans la salle commune avec la maisonnée. Ou évoquer des préparatifs avant le départ. Le guide ne vous suivra pas dans une partie de la forêt, plus sombre et inquiétante au pied du vaste promontoire. Il vous indiquera la direction à suivre avant de s'en retourner chez lui en se signant.
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