[Tétradie Gondeghissel] Chemins & Travers

Cette province désolée au climat inhospitalier est en partie couverte par la forêt de Drakwald. Les soldats de la région vénèrent davantage Ulric que Sigmar. La capitale du Graf Tobringer n'est autre que Middenheim, la Cité du Loup Blanc.

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[MJ] Le Faussaire
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Message par [MJ] Le Faussaire »

- "Une satire et un cygne ?"
Test de CHA : 6, ok
Test d'INT : 12, soit.

Il y eut un regard entre tous, puis il reprit :

- " Oui, quelque chose comme ça. C'est un de ces vendeurs de journaux litigieux - un Altdorfer, évidemment - qui rôde dans le coin. Mais si vous ne le connaissez pas ou ne l'avez jamais vu...

- Vous n'avez jamais vu cette tête, hm ?"


Cette fois, l'un des gaillards sortit un chiffon de son gilet de cuir. Le chiffon se révéla être une affiche, ou plutôt un avis de recherche usé. On y voyait plusieurs indications raturées, telles que "ré---aire", "pa---a", "fa---re". Dans cet état, elles pouvaient signifier tout et n'importe quoi. Au centre de l'affiche, il y avait un dessin au fusain, un portrait d'homme jeune, moustachu, le regard malicieux et en même temps méchant. Il avait les yeux noirs, les arcades creusées, des cernes, une tignasse noire jusqu'aux oreilles et une machoire bigarrée - l'image ne donnait vraiment pas envie de le côtoyer.

Lorsque Tétradie eut répondu à cette énième question, les patrouilleurs se levèrent sauf un, qui lui lâcha :

- "Merci bien, Fraulein. Nous reviendrons si nous avons des questions. Votre mécène vous attend, visiblement."

Et en effet, il l'attendait. Les bras croisés, une main tenant le carnet de calculs, il dodelinait de la tête tout en le feuilletant du pouce. Une fois libérée des barbus, il alpagua Tétradie d'un signe de tête, l'invitant à se rapprocher. Depuis son départ au bain, la salle commune s'était un peu vidée, ne laissant que les étranges hommes quasi-chauves pour pimenter le paysage olfactif - et visuel - de l'auberge.

Une fois à portée de voix, Herr Georgius démarra sèchement la conversation.

- "Vous avez bien profité du bain ? N'ayez crainte des patrouilleurs, j'ai cru comprendre que ces gugusses voulaient interroger tout le monde, et surtout Frau Fallenb - Fallblau - Notre sympathique cavalière du jour."

Il marqua une pause, afin de la laisser répondre, puis il reprit :

- "Hm, eh bien sachez que moi aussi j'ai quelques questions à vous poser. Enfin, surtout une en fait : Qu'est-ce que vous avez fait de vos calculs ?"

Il posa le carnet devant ses yeux.

- " Je vois bien que vous avez commencé ici, en bas, mais pas moyen de trouver la suite, alors qu'il y a bien une trentaine de pages vierges pour la suite. Vous n'aviez pas compris ce que je vous demandais ? Vous deviez aller au bain après cette maigre tâche, et non avant, hm ?"

Il accentua lourdement sur le "après", tout en regardant la soi-disant scribe avec insistance, tel un maître d'école.

- "Enfin, puisque vous êtes rincée, prenez place. Montrez-moi comment vous faites."

Il rangea ses genoux sur le coté, ouvrant le passage et un bon quart du banc à Tétradie pour qu'elle puisse s'asseoir à ses cotés. Il décala aussi son gobelet de cidre et les miettes qui traînaient par là.

- "Je veux voir si ce que l'on dit est vrai à propos de l'arithmétique reiklandaise."
<< Bah alors, qu'est-ce que tu cherches mon gars ? L'or, les femmes, le pouvoir ?
J'ai tout et plus encore dans ma baraque, viens jeter un œil !
Oh non, ce n'est pas loin, c'est au coin de la rue là-bas.
Mais attends, t'as les moyens j'espère ?

...

Oh, tu sais, on peut toujours s'arranger... >>

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Tétradie Gondeghissel
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Message par Tétradie Gondeghissel »

-"Les calculs pas fait? Mais! J'avais dit après mon ba..."

Et là, de nulle part, Georgius se lança dans un petit monologue sur le fait qu'elle aurait dû faire les calculs avant d'aller au bain et pas après. Offusquée qu'on puisse la penser si légère, même si elle l'était sûrement dans le fond, avouons-le, elle lui lança un regard de mépris. Rien ne servait pourtant de discuter ou de négocier avec ce genre d'énergumène qui ne vivait qu'à travers les chiffres et les dividendes. "Et la foi en Sigmar dans tout ça? Est-ce qu'il s'est déjà assis une minute pour penser aux actes de notre empereur à tous?" se lamenta-t-elle intérieurement. Alors qu'elle plongeait dans ses problèmes logiques, la nonne se questionna: Sigmar avait-il eu à endurer pareille souffrance en son temps? Sans doute que non. A son époque, tout était plus simple. Elle aurait voulu y aller, également.

-"Oui, oui, j'ai un peu tardé. Je vais m'en occuper."

Oh que ça lui en coûtait de jouer l'idiote avec ce bourgeois mal élevé! Au couvent elle avait connu des punitions bien pire qu'une petite brimade et un air mauvais, il n'empêchait que cet homme lui faisait penser à un professeur la grondant comme une gamine, ce qui était fort déplaisant. Autant lui donner ce qu'il voulait et aller se coucher ensuite, au moins il lui ficherait la paix.

-"J'attrape une feuille et ça se fait..."

Soufflant pour se donner du courage, elle se lança dans les calculs de comptabilité. Ce n'était pas ses exercices préférés en général, son amour allait plutôt à la prière et le chant, mais tant pis il fallait que la couverture tienne.

-"Déjà on ne parle que des anguilles, pas du porc. Ensuite, que ça soit deux sous la livre pour la boutique ou deux sous pour la livre à Carroburg, c'est du pareil au même., en supposant que vous ne payez pas le magasin aussi à Carroburg. Par sécurité je vais prendre les deux options dans les calculs.

Allez, pour dégrossir on va lancer les calculs à différents paliers, on va dire un, quinze, vingt-cinq et cinquante. Bon allez, je retiens deux, je découpe en trois... On garde tout en sous, c'est plus simple. Voyons voir... Tiens c'est bizarre ça n'augmente plus après vingt-cinq livres vendues à Altdorf... Où j'ai pu me tromper... Mais. MAIS C'EST DU VOL! "


Aussi surprise que fâchée elle donna du poing sur la table et se ravisa quand tous les regards se tournèrent vers elle.

-"Alors après vingt-cinq livres vendues à Altdorf, plus la peine de chercher à vendre: ça ne sera pas rentable. La somme gagnée ne bougera pas au*-dessus de deux-cent vingt-cinq sous.

Pour Carroburg c'est un peu plus compliqué, mais globalement beaucoup plus rentable pour les hautes livraisons, surtout si on ne compte pas la taxe boutique. A partir de soixante-dix livres crues environ si on prend en compte la taxe de boutique, plutôt quarante si on ne la compte pas. Altdorf sera plus rentable sous vingt-cinq livres. Voilà, avec ça vous pouvez vous décider. Loué soit Sigmar, c'est fini!"


Tétradie laissa devant elle le livre désormais griffonné sur sept pages afin que Georgius puisse le vérifier. Une fois que ça serait fait, elle irait directement se coucher. On pourrait l'accuser d'être une personne renfermée, mais la fatigue des mathématiques se mêlait à celle du voyage et elle n'avait qu'une hâte: retrouver un lit de paille. Avec un peu de chance la jeune femme pourrait faire connaissance avec d'autres membres de son groupe dans les jours qui venaient. Sa seule crainte était de trop parler et de se révéler sans le vouloir, il faudrait faire attention.

-"Où se trouve la cruche à cidre?"

Un dernier remontant avant de se laisser tomber. Le goût sucré fit du bien à son humeur tandis que le pétillant chatouillait agréablement la gorge en coulant. La nuit viendrait bientôt la quérir et demain serait un autre jour...
Je suis le métal, Sigmar est le marteau.
--------------------------------------- Tétradie Gondeghissel, Voie de l'Exorciste
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Equipement:
Arme:

Marteau à deux mains / 24 + 1d10 dégâts / 10 parade / Assommante, Lente, Percutante.

Armure:

Haubert: 11 armures, torse et bras / -2 ATT, PAR et HAB

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Bible de Sigmar
Fouet de pénitence
Médaillon à l'effigie de la Comète
Rations
Petite tente
Couverture
Miracles:
Mineurs:

Imposition des mains:
Portée : Soi-même ou Contact
Durée: Instantanée
Effet: L'exorciste rend 1D10 PV à la cible du sort. Il peut se soigner lui-même. Attention, cette prière ne peut soigner une personne qu'une fois jusqu'au prochain lever du soleil.

Pavois divin:
Portée : Soi-même
Durée : 2 tours
Effet : Se concentrant pour vider son esprit de toutes pensées autres que celles de piété, l'exorciste crée autour de lui un bouclier saint le protégeant des attaques des serviteurs des Dieux Sombres. L'exorciste augmente ses points d'armure de 2D6+1 points contre une attaque portée par un démon, une attaque portée avec une mutation, un sort offensif chaotique ou une créature chaotique.

Regard pesant:
Portée : Soi-même
Durée : 1D6+1 minutes
Effet : Le regard de l'exorciste devient noir et lourd à supporter, intimidant ses adversaires. Il obtient +2 à ses jets d’intimidation.


Moyens:

"Silence, démon!":
Portée : Contact
Durée : 1 minute
Effet : Il n'est pas rare que les démons ayant pris possession d'un être humain tentent par des paroles insidieuses et corrompues de déstabiliser ceux qui veulent les exorciser. L'exorciseur peut alors, en apposant ses mains sur les tempes du possédé, ordonner au démon de se taire. L'exorciseur impose le silence à tout démon circonscrit en un possédé. Le démon ne pourra plus prononcer le moindre mot à moins de réussir un test sous INT avec un malus égal au degré de réussite de la prière.

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Re: [Tétradie Gondeghissel] Chemins & Travers

Message par [MJ] Le Faussaire »

Herr Georgius resta de marbre durant toute l'explication, sirotant froidement son gobelet au fur et à mesure que Tétradie plaquait les pages du carnet à fusain. Une fois qu'elle eut fini, et bien après ses premières exclamations, il répondit enfin :

- "Eh bien, voilà qui est réglé. Vingt-cinq livres, c'est trop peu. Avec les négociations et les revues, je peux espérer cinquante livres au mieux en saison basse, et sans doute le double en saison pleine s'il n'y a pas trop de grabuge. C'est décidé grâce à vous. Je me limiterai à la Bogen et aux Marais Miroirs dès le printemps prochain. Si seulement il n'y avait pas ce maudit canal..."

Il lui tendit la cruche presque vide, continuant sa pensée à demi-voix. Il se tut uniquement lorsque Tétradie lui rendit le carnet, échangeant celui-ci contre la dernière recharge de cidre. Il ne dit mot lorsque la "scribe" se dirigea vers les chambres, se contentant de lui indiquer la chambre réservée, et de décrire le lit qu'elle occuperait.

Une fois séparée de la foule du rez-de-chaussée, Tétradie put enfin retrouver quelques onces de silence, suffisamment pour broder le fil de sa pensée. L'escalier était un peu vétuste, la rambarde accusait un âge avancé, mais tant qu'on ne s'y penchait pas trop ou que l'on ne s'en servait pas de rampe, nul ne s’effondrerait. La chambre que son mécène avait réservée était donc privée - un avantage non-négligeable, vu le nombre de voyageurs dans la grande salle en bas -, avec deux lits simples pourvus d'oreillers, une planchette carrée en guise de table de nuit de chaque côté, ainsi qu'un coffre juxtaposé à une armoire lustrée. Le sol n'était pourvu que d'un simple tapis rugueux et sec qui donnait l'impression de marcher sur un parterre de paille sèche, sur la barbe du plancher ou encore sur la toison d'une bête mal dissimulée. Il n'y avait qu'une seule autre ouverture dans cette chambre, soit la fenêtre rectangulaire qui trônait entre les deux lits à hauteur d'épaule, et qui grinçait dès que l'on appuyait dessus.
Test secret : 19v8, dommage.

Image

Chose un peu plus étrange, cette petite salle sentait les feuilles, les épines. Il y avait une odeur de bois vert, de sève, comme si l'on était encore dans la forêt. Malgré toute cette nouveauté et cette ambiance on-ne-peut-plus pittoresque, malgré la tiédeur et le vent qui gratte contre la vitre, la soi-disant scribe s'affale dans le lit en quelques instants, et il n'en faut que quelques autres pour que son esprit s'envole et flotte quelques heures entre les mains du Veilleur...

Ah, vive le vent, vive le vent, vive le vent d'hiver...


***

Test d'INI : 12, raté.
Moult jets sans intérêt.
Un cataclysme vient de s'abattre tout près d'elle. Un bruit assourdissant, abrutissant, l'arrache de sa torpeur. En sueur, couverte par l'obscurité, elle ne voit absolument rien, pas même sa main devant sa bouche. Les oreilles qui bourdonnent, le souffle qui résonne dans la tête. Une voix qui grogne, un truc qui grince, qui craque doucement. Du cuir usé ? Du bois usé ?
Test d'INT, à +1 : 7, réussi.

Du grabuge, des cris d'hommes. Du bruit qui vient d'ailleurs... De l'escalier ? D'en bas ? Quelque chose comme ça.

Quelque chose craque. Une étincelle, qui crépite, qui reste quelques instants. Georgius montre son visage, les traits tirés, les yeux brillants. Il allume une bougie de table. Le grabuge continue : Des chocs, des cris secs, même un jappement. Quelque chose claque, très fort. Les voix d'hommes continuent, incompréhensibles jusqu'ici.

Georgius se redresse, assis au bord de son lit. Les mains sous la couverture, il sort une poignée de lame, un objet fin. Tétradie est là, dans son lit. En sueur, sans armure. L'odeur de pin a disparu, le vent aussi.
C'est tout pour l'instant. Si tu as besoin d'en savoir plus, n'hésite pas à me demander des jets de dés ou à me dire tes actions en Mp, comme ça tu peux avancer plus loin dans ton post. C'est plus pratique vu la situation.
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Re: [Tétradie Gondeghissel] Chemins & Travers

Message par Tétradie Gondeghissel »

Cette chambre avait la senteur parfumée de la forêt et la chaleur douce du foyer.

Un dernier verre de cidre pour être sûre de bien dormir et au lit! Telle était la pensée de Tétradie quand elle s'assit sur sa couche, la cruche du précieux breuvage dans une main et un gobelet dans l'autre. Ce cidre n'était pas le meilleur qu'elle ait jamais bu mais avec le froid du dehors et l'ambiance un peu morose de l'auberge-relais, il lui paraissait comme le meilleur du monde. Cela faisait bien longtemps qu'elle était partie du Middenland pour rejoindre les couvents d'Altdorf, ce qui l'avait habituée au climat un peu plus clément du Reikland: elle se rappelait maintenant pourquoi les habitants du Nord aimaient à porter des fourrures de loup!

Le godet est descendu, l'agitation du dehors se tasse, on entend plus que le vent qui souffle et les arbres qui bruissent. "Un peu d'étirement, voilàààààà! Il faudra que je pense à me flageller dans le courant de la semaine, il ne faudrait pas que je perde la main." Sa petite réflexion achevée, elle retira sa pélerine pour se retrouver dans les chemises de dessous avec lesquelles elle dormirait. Heureusement que Herr Georgius n'avait pas l'air d'être le genre à se rincer l'œil, sinon elle aurait dû ajouter une couche de plus!
Maintenant il était plus que temps de laisser le corps et l'esprit se reposer. Et puis que risquait-elle? Morr obéissait à Sigmar, comme tout vassal à son souverain, et l'empereur devenu dieu ne permettrait jamais à une de ses servantes de faire de mauvais rêves.


-"A demain tout le monde..."

Alors elle se mit à rêver.

Une de ces séries de rêves tordus, de songes oubliables que le Veilleur envoyait comme pour s'amuser de l'imagination humaine. Il y avait dans ses pensées mille couleurs, des parterres de fleurs rouges coulant jusqu'à l'horizon, des animaux chantants qui louaient des héros du passé, des villes labyrinthiques et immenses dans lesquelles on se perdait jusqu'au réveil et où des bêtes merveilleuses ou hideuses se terraient, n'attendant que le passage du dormeur.



-------------------------------------------------------

Tétradie se réveilla en sursaut. Elle venait d'entendre un choc, pour sûr, et ce n'était pas le genre de chose dont elle rêvait d'habitude. Pourtant dans l'obscurité de la pièce tout avait l'air normal. Un arbre qui est tombé peut-être? Dans la forêt ce sont des choses qui arrivent, surtout quand il y a du vent! Soudain elle entend quelque chose et elle murmure:

-"Mais... Mais les arbres qui tombent ne grognent pas..."

Il se passe quelque chose derrière la porte. Ca parle, ça claque les portes, ça cogne. Georgius est réveillé à présent et il prépare ce qui semble être un poignard. Tétradie se recroqueville dans son lit: que doit-elle faire? Sa foi guerrière et brutale lui indiquerait pourtant d'attraper son arme, son marteau et de foncer droit vers la menace, quelle qu'elle soit, pour en découdre.

Sauf qu'elle est en conflit.

Elle pense: "Ohlala, si je sors le marteau je suis repérée. Si je suis repérée le père ne va pas être content et Sigmar non plus..." Sa mission est en péril. Bien qu'en y songeant, si elle meurt ici sous l'arme d'un fou ou d'un monstre, la mission sera un échec également. Et puis simplement... Elle est terrorisée. C'est la première fois qu'elle passe une nuit hors d'un lieu sécurisé en une décennie, c'est la première fois qu'elle est dans une situation où une menace se présente juste en face d'elle et où sa vie est en jeu. Son esprit ne sait pas si elle doit se battre ou mourir. Souffrir pour Sigmar est une chose, mourir pour lui est plus qu'acceptable, seulement... Elle n'a jamais appris à mourir.

Elle se lève d'un bond et enfile en deux temps, trois mouvements sa pèlerine. Il faut trouver une solution! Elle regarde par la fenêtre: pas très haut, il y aura toujours moyen de s'enfuir par ici, même si ça signifierait se perdre dans la Drakwald. Ensuite il y a la porte. C'est de là que viendra le salut. Dans la précipitation, et sans mot dire, elle attrape tout le mobilier qu'elle trouve et le place de manière à bloquer la serrure. Du coin de l'oeil elle regarde ses affaires. Son marteau ne servira qu'en dernier recours, mais elle espère bien ne jamais avoir à en arriver là...
Je suis le métal, Sigmar est le marteau.
--------------------------------------- Tétradie Gondeghissel, Voie de l'Exorciste
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Regard pesant:
Portée : Soi-même
Durée : 1D6+1 minutes
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Moyens:

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Durée : 1 minute
Effet : Il n'est pas rare que les démons ayant pris possession d'un être humain tentent par des paroles insidieuses et corrompues de déstabiliser ceux qui veulent les exorciser. L'exorciseur peut alors, en apposant ses mains sur les tempes du possédé, ordonner au démon de se taire. L'exorciseur impose le silence à tout démon circonscrit en un possédé. Le démon ne pourra plus prononcer le moindre mot à moins de réussir un test sous INT avec un malus égal au degré de réussite de la prière.

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Re: [Tétradie Gondeghissel] Chemins & Travers

Message par [MJ] Le Faussaire »

Alors qu'elle s'exécute, Georgius reste assis, d'abord sans rien faire, puis il glisse ses mains jusqu'à ses cuisses, et se lève, en direction de la porte. Dehors ou ailleurs, il n'y a plus de bruits, plus que des songes étouffés ou des murmures imaginés. Il la regarde obstruer l'entrée, droit comme une poutre, sans un mot. Enfin, lorsqu'elle a terminé, il s'avance lentement, jusqu'à l'encadrement de la porte. Il lève son index à sa bouche, attrape la poignée avec cette même main, et détend le loquet avec l'autre poignet. Avec pour seule aide et seule arme un long couteau sans garde, il passe ses jambes sur le buffet, pousse lentement la porte vers l'extérieur. Georgius a le visage fermé, les yeux grands ouverts, les phalanges blanches. À peine a-t-il de quoi passer le nez dans l'embrasure qu'une voix retentit. Une voix râpeuse, grinçante, qui tord les mots.

- " Давай, попробуй ! Давай, kurwa ! La pr'-chêne c'est dans la yeule !"

Un maigre trait de lumière entre dans la chambre, à moins que ce soit un autre qui s'échappe. Quelque chose crache par terre - non, plusieurs choses.

- "C'est quoi votre problème, hein ?!"

Une autre voix s'interpose, plus grasse, plus agitée encor.

- "Qu'est ce que vous lui voulez à c't'arsouille ? Toi, va l'chercher ! Débarassez-moi l'plancher, oui !

Du bois qui craque, quelques chaises qui tombent ou que l'on relève.

- "L'a asseyé da nous грабить, at-manne - Là, трофей, hêêêt'-manne !

- Venez, jeune fille. Prenez la bougie avec vous."

Georgius lui murmure cela alors qu'il passe ses pieds à l'extérieur de la chambre, prêt à en découdre ou en débattre, vu ses raclements de gorge et les mouvements de son coutelas.

- "J'vois surtout qu'vous l'avez bien rossé, moi. C'est ce machin là, hm ? Un trophée, t'es sûr ?

- "Ya, hêt'-manne. A nous qu'il a voly-yi, et qu'il a éch-hué, hêt-manne. Ça, on l'ach-yite ou on la laisse à nous, kurwa !"

A nouveau un claquement sec, comme du cuir ou du bois vert. Un gémissement s'en suit, plaintif, suivi de sanglots étouffés.

- "Tout le monde range ses armes."

Cette fois, cette voix, Tétradie la reconnait. Une voix usée, grave, de donneur d'ordres. Des bottes qui tapent, qui cognent sur le plancher.

- "Tout le monde."
Test secret - Tétradie : 11, raté.
Test secret - Georgius : 18, raté.
Test secret - ??? : 4, réussi.

Le couteau de Georgius :

Image

- "Maintenant, tout le monde assis, et vous allez vous expliquer - Calmement vous expliquer. Aubergiste, vérifiez les portes.

- Hm-hm, m'sieur.

- Et là-haut, descendez. Alf, Tom, les chambres."

Les deux gaillards se dirigent vers un escalier, et une fois au sommet, indiquent le rez-de-chaussée au Herr. Après quelques secondes d'observation et d'explication au marchand, un des deux s'avancent vers la scribe en disant :

- "Je suis désolé Fraulein, mais il va falloir nous accompagner."
<< Bah alors, qu'est-ce que tu cherches mon gars ? L'or, les femmes, le pouvoir ?
J'ai tout et plus encore dans ma baraque, viens jeter un œil !
Oh non, ce n'est pas loin, c'est au coin de la rue là-bas.
Mais attends, t'as les moyens j'espère ?

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Re: [Tétradie Gondeghissel] Chemins & Travers

Message par Tétradie Gondeghissel »

Quelque chose se passait en bas, quelque chose que Tétradie ne parvenait pas à comprendre. Cela la frustrait, bien plus encore que le chaos de la bataille ou la douleur d'un mauvais coup. Des douleurs tordaient son ventre dévoré par le stress alors qu'elle regardait la porte désormais close et coincée et ce fou de Georgius qui, malgré tous les avertissements des cris et des pleurs, s'avançait l'arme à la main vers le couloir. Elle aurait voulu lui dire d'arrêter, de rester là à se terrer avec elle, mais à quoi bon? Il était déjà si loin... Dans un geste bif elle posa une main sur sa poitrine, comme si elle pouvait arrêter son coeur de battre aussi fort, comme s'il suffisait d'un toucher pour vaincre la peur. La honte la dévorait également, la honte de l'impuissance. "A quoi ces années m'ont servi si j'ai toujours peur comme une gamine?!"

Pas une peur classique, toutefois. Pas la peur de l'enfant auquel on présente un masque monstrueux ou un maquillage hideux, mais la peur primordiale qui couvait au fond de l'esprit des hommes: la peur d'être une proie sans défense, coincée à l'angle d'un mur. Une crainte similaire s'était déjà présentée à son esprit cinq ans plus tôt, dans un rêve. Une vision, en réalité, celle d'un être abominable, titanesque par sa carrure et l'armure de ténèbres qu'il portait. Dans son bras gauche un bouclier rouge sang se moquait des ennemis qui tentaient de le blesser, dans sa main droite une épée affamée à la forme indescriptible et parcourue de gouttières formant des veines sanglantes hurlait son désir de goûter au sang de rois. Enfin son casque. Son casque avec trois yeux rouges qui la regardait, elle, par delà le voile du sommeil. Comment exprimer ce qu'elle y avait vu? Les mots sont impuissants à décrire le Mal.

Une voix claqua comme un fouet. Ce n'était pas du reikspiel, pas vraiment. On aurait dit un ours s'essayant au langage humain. En bas le mouvement paraissait avoir disparu. Plus de bruits étranges rappelant des combats, juste des hommes qui parlaient.


-"Je crois reconnaître les patrouilleurs! Mais à quoi ils jouent?"

Quelque soit la scène qui s'était déroulée en bas, elle semblait être achevée à présent. Restait encore la question de savoir quel camp l'avait emporté: rien ne prouvait, après tout, que les patrouilleurs rendaient davantage grâce à Sigmar qu'à d'autres maîtres, plus sombres. Un étranger aurait légitimement pu accuser Tétradie de paranoïa, mais elle aurait répondu qu'il s'agissait d'un trait de caractère indispensable à tout bon exorciste.

- "Maintenant, tout le monde assis, et vous allez vous expliquer - Calmement vous expliquer. Aubergiste, vérifiez les portes.

- Hm-hm, m'sieur.

- Et là-haut, descendez. Alf, Tom, les chambres."

Au temps pour les défenses... Dans ce genre de cas, mieux valait s'exécuter, enfin c'est ce que Georgius semblait croire vu son empressement à obéir. Difficile de lui donner tort: les patrouilleurs se seraient contentés de défoncer la porte avec pertes et fracas en cas de désobéissance et filer de nuit dans la Drakwald paraissait un destin bien moins certains que d'accepter une proposition pareille.

-"Oui oui, on descend!"

Des coups résonnaient, comme du bois sur de la chair, ou du cuir. Des sons qui résonnaient fort bien dans l'esprit de Tétradie. Elle ne devait pourtant rien savoir de plus: on lui intima de rester à l'écart de la scène et d'attendre que Georgius soit mis au courant. Un des hommes se dirigea ensuite vers elle pour lui demander des les accompagner. L'ordre, car il ne s'agissait pas d'une simple demande, résonna comme une alarme dans la tête brune. Ce n'est pas qu'être entourée de soldats la dérangeait, il faudrait qu'elle s'y fasse dans tous les cas, mais plutôt la destination finale. Sa mission étant de se rendre à Endwurt, elle risquait de passer à côté si elle n'y prenait pas garde. Pour le moment autant la jouer ingénue, comme elle l'avait fait depuis le départ. Elle dévoilerait ses cartes plus tard.

-"Euuuuh... D'accord, hum... Qu'est-ce... Qu'est-ce qu'il se passe? Il y a des problèmes?"

Dans le même temps Tétradie tenta de faire ses plus beaux yeux de chien battu. En vérité elle ne comprenait pas vraiment l'intérêt de la chose, mais Soeur Lydia l'avait assurée que les hommes y étaient sensibles, en règle général. Sauf des gars bizarres, qui aimaient d'autres gars.

Décidément, elle ne comprendrait jamais les hommes...
Je suis le métal, Sigmar est le marteau.
--------------------------------------- Tétradie Gondeghissel, Voie de l'Exorciste
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Marteau à deux mains / 24 + 1d10 dégâts / 10 parade / Assommante, Lente, Percutante.

Armure:

Haubert: 11 armures, torse et bras / -2 ATT, PAR et HAB

Autres:

Bible de Sigmar
Fouet de pénitence
Médaillon à l'effigie de la Comète
Rations
Petite tente
Couverture
Miracles:
Mineurs:

Imposition des mains:
Portée : Soi-même ou Contact
Durée: Instantanée
Effet: L'exorciste rend 1D10 PV à la cible du sort. Il peut se soigner lui-même. Attention, cette prière ne peut soigner une personne qu'une fois jusqu'au prochain lever du soleil.

Pavois divin:
Portée : Soi-même
Durée : 2 tours
Effet : Se concentrant pour vider son esprit de toutes pensées autres que celles de piété, l'exorciste crée autour de lui un bouclier saint le protégeant des attaques des serviteurs des Dieux Sombres. L'exorciste augmente ses points d'armure de 2D6+1 points contre une attaque portée par un démon, une attaque portée avec une mutation, un sort offensif chaotique ou une créature chaotique.

Regard pesant:
Portée : Soi-même
Durée : 1D6+1 minutes
Effet : Le regard de l'exorciste devient noir et lourd à supporter, intimidant ses adversaires. Il obtient +2 à ses jets d’intimidation.


Moyens:

"Silence, démon!":
Portée : Contact
Durée : 1 minute
Effet : Il n'est pas rare que les démons ayant pris possession d'un être humain tentent par des paroles insidieuses et corrompues de déstabiliser ceux qui veulent les exorciser. L'exorciseur peut alors, en apposant ses mains sur les tempes du possédé, ordonner au démon de se taire. L'exorciseur impose le silence à tout démon circonscrit en un possédé. Le démon ne pourra plus prononcer le moindre mot à moins de réussir un test sous INT avec un malus égal au degré de réussite de la prière.

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[MJ] Le Faussaire
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Re: [Tétradie Gondeghissel] Chemins & Travers

Message par [MJ] Le Faussaire »

- " Euuuuh... D'accord, hum... Qu'est-ce... Qu'est-ce qu'il se passe? Il y a des problèmes ? "

- "Juste un problème, oui. Ne vous inquiétez pas, ce n'est rien d'inhumain. Venez Fraulein."

Le patrouilleur se tourna, lui laissant le passage grand ouvert, plaçant même une main sur son épaule lorsque Tétradie s'élança vers les autres convives réveillés. Il y eut un petit laps de temps où rien ne se dit ni rien ne se passa, un laps où les patrouilleurs se contentèrent de vérifier les autres chambres, les dortoirs, les fenêtres... Tout ce qui aurait pu se réveiller, en quelque sorte. Au final, il y eut bien une quinzaine de personnes dans la grande salle de l'auberge - une vingtaine ou trentaine si l'on comptait les têtes qui dépassèrent du dortoir au rez-de-chaussée. Toutes ces tronches étaient assez peu cordiales désormais, certains s'agitant le museau avec entrain, tandis que d'autres rouspétaient silencieusement. Il y eut même des grands gestes avec les mains. A priori, nul ne fut réveillé de bonne humeur, mais nul ne dirigea ses remarques et ses injures envers les patrouilleurs.

La plupart des clients cherchaient surtout un appui ou un siège, tentant tant bien que mal d'éviter les regards ou les remarques silencieuses d'autrui. Au-devant de toute cette foule mal léchée, les gugusses bruyants de la veille étaient eux aussi présents : tous aussi glabres que la veille, ils avaient le crâne et le visage rasé - à l'exception d'une moustache anguleuse et/ou d'une tresse unique à l'arrière de la tête. En cet instant, ces quatre ou cinq soudards attendaient debout, les bras croisés ou bien les mains vissées sur les ceinturons dépareillés qu'ils arboraient fièrement. Malgré l'heure et les faciès renfrognés, ceux-là n'avaient pas l'air d'avoir oublié leurs armes ou leurs manières, car deux d'entre eux les avaient même dégainées - bien qu'elles furent au sol. Tous alternaient les regards pensifs et les moues mêlant l'arrogance et le doute. Ainsi, l'escouade d'étranges étrangers se contentait de cela, n'ayant que faire des regards et des jugements qui fusaient dans leur direction, se concentrant plus sur les arquebuses au sol, les sabres déposés et l'énième inconnu au sol, à moins d'un pas d'eux.

Du coin de l’œil, Tétradie reconnut ses compagnons de route - Georgius évidemment, mais aussi les deux Altdorfers, la cavalière, et enfin l'étrange et laconique Ursula. Les deux femmes partageaient actuellement un air agacé, tant et si bien qu'avec leurs cheveux bruns et relâchés, on les eut pris pour des sœurs. Cependant, lorsque les derniers réveillés furent descendus, le sergent clôtura enfin cet embêtant silence.

- "Bon. Aubergiste ?

- Aucune porte ouverte, aucune fenêt' cassée, rien. Tout est bien comme il faut, m'sieur.

- Hm. Toi, c'est quoi ce grabuge ?"

Le plus fripé des étrangers se redressa, plantant son regard dans les yeux de l'aubergiste.

Image
- "Ce-yi petit khyazak a asseyé da nous грабить, de nous voly-yi notre trofey / трофей, hêt-manne. L'a ech-huey, hêêêt-manne.

- Regarde moi quand tu parles. T'es soldat, c'est ça ?

- Da, солдат, kossar, 'omme de la guerre.

- C'est quoi ton nom ? Et c'est à moi que tu parles, kossar.

Il y eut un haussement de sourcil du coté du "kossar".

- Vitalyi. Et toi, cyi quoi ton nom, zoldat' ? C'est toi le hêtman, eh, hetman ?

- J'suis pas hetman de quoi que ce soit, mais c'est moi qui pose les questions. Et pourquoi t'as sauté sur ce type, Vitalyi ?

Cette fois, tous les étrangers se regardèrent, échangeant des regards bourrés d'incompréhension.

- " L'a asseyé de nous voly, солдат. L'a asseyé d'nous voly ça. L'a echué, tch."

Il donna un coup de pied dans un objet caché entre ses pieds. Le "trophée" - c'est comme ça qu'il l'avait appelé, en admettant que le mot ne soit pas différent dans sa langue - ressemblait plus à une pierre ou un cristal de roche. C'était une grosse gemme brute et bleue partiellement opaque, à peine plus grosse que deux poings serrés. A la lueur des torches, l'objet se couvrait de reflets océan, et l'on distinguait des rayures et des arêtes sur sa surface.

- " Et vous avez donc décidé d'agir.

- Da, солдат. Zasha l'y a fait la frousse, et l'a fait fuir. On yi-a ensuite secoué

- Vous l'avez rossé, oui !"

L'étranger claqua deux fois de la langue, lançant un regard noir à l'aubergiste qui l'avait interrompu. Le dénommé Zasha se contenta de sourire lorsque l'on mentionna son nom, roulant fièrement les deux pointes de sa moustache. Visiblement, faire peur aux gens était quelque chose qu'il appréciait.

- "Nyet-nyet, zoldat. L'a secoué le vor - voleurh, zoldat. C'yi tout.

- C'est faux, il a appelé le tonnerre !

- Nan, la foudre !

- Ils ont failli m'décapiter, oui !"

Les clients de l'auberge s'agitèrent soudainement, pointant et accusant de vive voix les cinq étrangers. Certains leur affublèrent d'invoquer quelque malédiction, l'homme au sol les accusa d'attaquer les innocents sans réel prétexte, tandis que le gros de la foule compléta ces insultes sans but ni justification. Les moustachus, quant à eux, se placèrent en cercle très serré autour de leur porte-parole, avant d'empoigner les pommeaux de leurs armes.

- Assez. Rangez vos armes. Vous ne voulez pas vous battre ici, kossars. Est-ce que c'est vrai tout ça, Vitaly ?

- Tch, nyet de nyet, zoldat' . Zasha l'a juste fait la frousse avec ça, tch. Cyi pas not' faute si l'est peureux comme les лошадь, zoldat. L'a qu'a pas volyi les courageux, teh-heh."

Vitalyi pointa l'arquebuse au sol avant de finir sa tirade en se frappant le ventre. Les autres étrangers n'émirent que quelques rires secs et grossiers.

- C'est vrai ce qu'il dit ? Il a juste tiré en l'air avant de poursuivre ? Vous, à l'étage, vous avez vu quelque chose ? Le tonnerre peut-être ? Autre chose ?"

L'officier patrouilleur s'adressait désormais aux clients qui avaient eu le luxe de résider dans des chambres privées. La foule du rez-de-chaussée s'agita à nouveau, mais cette fois-ci les patrouilleurs lancèrent des "Taisez-vous ! Fermez-la, nom de nom !" suivi de menaces physiques suffisantes pour calmer les ardeurs des plus sots. Visiblement, prétendre manier le fouet avait d'autres utilités que celles liée à la flagellation.
Réponse du joueur :

- " Rien de particulier, il faisait tout noir. J'ai entendu un peu de bruits de lutte mais pour ce que j'en sais ça pourrait être une bestiole dans la forêt.

- Oui, on a entendu du combat et j'ai eété réveillé par un grand coup. J'aurais dit un coup de canon ou une explosion

- Et c'est pour ça que vous avez pris vos armes, Herr ?

- Oui. Mieux vaut couper net si ça dégénère.

- Heh. Et vous ?

- C-C'est ça, oui, un coup de canon. Mais pas un gros, plus un machin comme ceux-là. Y'a eu aussi des coups, comme des craquements ou du bois qui claque.

- C'est le tonnerre que j'vous dit !"

Cette fois, ce fut l'homme à terre qui se prononça, et cette fois, l'officier en eut assez. Il dégaina son arme, et pistolet en main, il balaya la foule en aboyant :

- " ASSEZ ! Le prochain qui l'ouvre sans qu'on lui d'mande, il sort par les pieds ou par la porte ! C'EST CLAIR ?!"

De toute l'assemblée, seuls les étranges étrangers n'eurent aucun réflexe lorsque l'arme se pointa sur eux. Leur chef resta même les bras croisés, montrant quelques dents jaunes dans une grimace à la fois inquiétante et détendue.

- "Vous, de l'étage, retournez-y. Allez vous coucher, oui."

Il fit quelques signes indiquant les escaliers, ce à quoi Georgius répliqua :

- "Si c'est ce caillou qui cause tant de problèmes, je peux vous l'acheter hein. Comme ça tout le monde sera calmé, et on pourra dormir tranquille.

- On verra plus tard, Herr. Retournez vous c-

- D'accord. J'accyipte, Herr imperyini.

- Stop."

L'officier s'avança vers les étrangers, collant son pistolet à l'épaule et pointant leurs ceintures.

- " Déjà, vous, déposez toutes vos armes. Toutes."

Les étrangers eurent beau résister oralement, le cliquetis d'un pistolet chargé suffit à les convaincre.

- " Ensuite, vous allez me donner cette pierre, là. Aubergiste, allez voir les dégâts. Les kossars payeront ce qu'il faut. Et vous, vous allez vous re-cou-cher."

Sur ce dernier ordre, toute la clientèle de l'étage s'exécuta.
<< Bah alors, qu'est-ce que tu cherches mon gars ? L'or, les femmes, le pouvoir ?
J'ai tout et plus encore dans ma baraque, viens jeter un œil !
Oh non, ce n'est pas loin, c'est au coin de la rue là-bas.
Mais attends, t'as les moyens j'espère ?

...

Oh, tu sais, on peut toujours s'arranger... >>

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Re: [Tétradie Gondeghissel] Chemins & Travers

Message par Tétradie Gondeghissel »

- "Pfff... Je comprends rien."

Le spectacle se déroulant sous les yeux de Tétradie la laissait complètement médusée. Qu'est-ce que c'était que cette farce? Un type qui se roulait au sol, des barbares bizarres avec des tresses et des épées courbées, beaucoup de tension dans l'air. "Et c'est quoi un kossar?" Elle avait envie de se lever, de crier à tous ces débiles de la fermer une bonne fois pour toute et de repartir se coucher. Personne n'en avait rien à faire d'un voleur cogné par des mercenaires ou quoique ce soit d'approchant: personne! Avec paresse elle observa ses pieds qui dépassaient de sa robe de nuit. "Est-ce que ça va être comme ça tout le voyage, empereur Sigmar? Allez-vous m'imposer l'épreuve de l'insomnie pour forger mon caractère?"

En y réfléchissant, ces soldats lui disaient quelque chose. Ils devaient venir du Nord lointain, comme ceux qu'on croisait de temps à autre à Altdorf, hors du temple. Ils avaient les mêmes épées.

Quand la tension monta entre les patrouilleurs et les étrangers, chacun retint son souffle. La bagarre couvait et aucun des deux camps ne souhaitait perdre la face. Comme toujours avec les mâles (sauf Sigmar, évidemment) on jouait au coq et à qui intimiderait l'autre en premier. Un jour, von Nuln lui avait même expliqué que quand il y avait une femme dans l'assistance ces compétitions empiraient, parce que les hommes développaient alors de la con-cu-pi-scen-ce. Un mot très difficile à dire sans se tromper et qu'elle n'était pas certaine d'avoir bien saisi. En tout cas l'affrontement tournait à la confrontations entre chefs de meute. Il y eut bien un petit appel à témoin pour essayer de tirer au clair les événements du soir, sur lesquels tous paraissaient avoir une opinion différente des autres, mais rien de bien spécial. Jusqu'à l'apparition d'un objet étrange. Une pierre transparente, à la forme brute. L'objet était très intéressant, elle n'avait jamais rien vu de telle, enfin telle qu'elle s'en souvenait sur l'instant. Georgius se proposa de l'acheter et le nordique accepta. Trop facile.

Restait qu'elle voulait enquêter un peu plus: elle aurait du mal à dormir sans savoir de quoi il s'agissait et si Georgius s'en emparait, elle ne pourrait pas l'approcher sans briser son rôle de jeune ingénue. Que faire alors? Autant jouer la grande sotte jusqu'au bout. Quand le marchand partait, elle lui fit signe qu'elle le rejoindrait plus tard et s'approcha du forestier qu'elle espérait bien ne pas énerver davantage. Pour éviter tout malentendu, elle lui offrit ses plus beaux yeux de biches, ceux qui pouvaient faire fondre même une mère supérieure du temple de Middenheim. Toutes ces années à en jouer pour ne pas devoir récurer les latrines allaient enfin servir.

Elle se fit la plus innocente du monde, la plus adorable possible, mis un peu de bazar dans sa crinière de cheveux et se lança en pensant: "Allez ma grande, ça passe ou ça casse."


- "Excusez-moi, Herr forestier. Je suis assez... Lettrée sur beaucoup de sujets et cette pierre m'intéresse! Si on part demain matin, je n'aurais pas le temps de la regarder... Est-ce que je pourrais y jeter un oeil maintenant? Peut-être que je pourrais trouver quelque chose qui vous aidera!"

Depuis longtemps ses sens lui permettaient de sentir la magie autour d'elle, une bénédiction comme une épreuve offerte par Sigmar. Elle espérait que cette fois, cela l'aiderait.
Je suis le métal, Sigmar est le marteau.
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Re: [Tétradie Gondeghissel] Chemins & Travers

Message par [MJ] Le Faussaire »

Test de persuasion à +1 vu les arguments : 15, raté.
Test secret : 6, réussi.

- "Vous pouvez y jeter un œil, aye. Mais rien d'autre."

Il s'avança de quelques pas vers elle pendant que les autres patrouilleurs redirigèrent les occupants vers leurs chambres. De si près, l'officier avait l'air âgé, usé. Il fit tourner la roche dans sa main, la tenant comme une brique, tout en la faisant rouler devant le visage de Tétradie. L'objet était en effet assez gros, de la taille d'une courge, et de la forme d'un œuf cristallin.

Au fur et à mesure qu'il la présentait, l'objet apparaissait de plus en plus translucide, comme s'il s'agissait d'un bloc de glace inconnu, avec cette couleur semblable aux vitraux, ces reliefs en ogive dignes des stalactites ou stalagmites, ou encore cet étrange découpage ou enchevêtrement de cassures qui semblait définir la silhouette de l'objet. Oui, c'était bien cela - on aurait dit un cristal de verre, ou un œuf de silex bleu.

Une seule chose était sûre cependant : Tétradie n'avait jamais vu un œuf de ce genre. Surtout que cet œuf semblait tiède - enfin, chaud par endroits, et givré à d'autres. Il ne faisait pas assez froid dans l'auberge pour congeler quoi que ce soit, et ils n'étaient pas assez près des fourneaux pour faire fondre quoi que ce soit... À moins que cet objet ne soit en sucre ou en caramel, et que les gants noircis de l'officier suffisent à l'effriter.

Étrangement, lorsque l'officier retira son bras, elle eut comme un frisson, puis elle aperçut une volute violacée sur une facette du cristal.

- "Alors, qu'est-ce que c'est ? Si c'est magique, n'espérez même pas mettre la main dessus, même si votre mécène paye."

Il lui laissa le temps de répondre, avant de la congédier de nouveau vers l'étage.

***
Lorsqu'elle fut de retour dans sa chambre, Georgius avait rangé son coutelas ainsi que le mobilier déplacé. Il était assis sur son lit, en train de se masser les joues d'une seule main. Après qu'elle ait refermé la porte derrière elle, il lui demanda :

- "Vous pensez que ça a de la valeur ? Vous donneriez quel prix à cela ?"

Sa voix était calme, mesurée, tandis que son regard se fixa sur les attaches de la fenêtre.

- "Je pensais démarrer la négociation à une couronne. Ce sont des soudards, ils tendront l'oreille pour une telle offre. Mais je n'ai pas mes fonds de boutique avec moi, et je dois me garder autant que possible pour la saison prochaine."

Il tourna enfin la tête vers Tétradie, dévorant sa réponse des yeux. Ensuite, il s'allongea sur son lit, et passa sous la couverture en soupirant du nez.

- "On a encore quelques heures avant l'aube. On a une longue journée demain."
Quelques images pour t'aider à imaginer la pierre des kossars :
Image

Image

Image
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Mais attends, t'as les moyens j'espère ?

...

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Re: [Tétradie Gondeghissel] Chemins & Travers

Message par Tétradie Gondeghissel »

Les yeux de Tétradie s'attardèrent sur la surface du cristal, essayant d'en percer les mystères. Rien ne se dévoilait dans les profondeurs bleutées, juste une opacité moqueuse semblant mettre au défi l'observateur de comprendre la nature de ce qu'il voyait. Tout cela pouvait d'ailleurs être vain: la nonne ayant menti en disant s'y connaître en pierrerie, elle se trompait peut-être en songeant à une sorcellerie et restait là à regarder une pierre quelconque, parfaitement normal si ce n'était son aspect étonnant. Se concentrer dessus n'apporta pourtant aucune information supplémentaire. C'était un bête oeuf de verre bleu, ou quelque chose qui s'en rapprochait. A part la chaleur et le froid apparent, mais ils pouvaient être un effet d'optique, rien d'anormal. Il ferait bien dans une vitrine comme curiosité ou en tant que décoration, sans plus. "Voilà que je me mets à soupçonner des pierres maintenant. Je deviens folle."

Quelques secondes supplémentaires. Toujours rien. A bout d'arguments, de patience et sentant bien qu'on attendait sur elle, Tétradie se décida à lâcher l'affaire.


"-Merci bien, je vais..."

Quand le forestier retira sa main et aussi le cristal, un frisson parcourut l'initiée, qui se figea. Son souffle se fit plus rapide, sa gorge se serra et un sentiment d'oppression agrippa sa poitrine au point qu'elle serra les habits à son poitrail avec les deux mains. Le souffle court, elle entendit l'officier lui demander s'il était magique ou pas. "Je dois m'en débarrasser. Je dois m'en débarrasser!"

"-NON! Enfin non, je veux dire non. Je... Il n'est pas magique, rien de tout ça. C'est juste une jolie pierre. Juste ça..."

Elle se mordit la langue au sang. Mentir n'était pas bien vu par Sigmar, surtout auprès d'un officier militaire ou proche. Il lui faudrait expier ses fautes, de la meilleure façon qui soit. Elle aurait mal, oui, mais elle se murmura son crédo en montant les escaliers:

"-Je souffre, et le monde souffre moins..."
--------------------------------------------------
Assise dans son lit, une mine fine de fusain à la main et un parchemin sur les genoux, Tétradie prenait quelques notes pour un essai qu'elle voulait publier. La question la tourmentait depuis quelques temps: la quantité de souffrance dans le monde était-elle constante, ou à tout le moins finie dans la quantité? Au plus profond de ses tripes elle savait que la réponse ne pouvait être que "oui", pour diverses raisons qui atterriraient un jour ou l'autre dans une thèse. Restait que si la souffrance était constante, il fallait s'arranger pour que le moins de gens possibles la subissent, par respect de son prochain et amour des hommes.
Par ce fait, il semblait tout aussi convenable qu'un nombre limité de personnes, des élus de Sigmar évidemment, se dévouent. Il n'y avait effectivement nul doute que, Sigmar ayant souhaité que la souffrance soit limitée, il soit également très respectueux de ceux qui acceptaient de l'endurer. A ce titre, infliger de la souffrance à des prisonniers par la torture semblait contre-nature, car ils absorbaient la douleur des méritants. D'un autre côté, proposer l'abolition de la torture passerait pour du farfelu, voire du contre-productif: comment trouver la vérité si on ne pouvait plus l'arracher par la force?

Elle songea: "Il faut que je trouve une torture qui ne fasse pas mal... Mais quoi?"


- "Vous pensez que ça a de la valeur ? Vous donneriez quel prix à cela ?"

- "Je pensais démarrer la négociation à une couronne. Ce sont des soudards, ils tendront l'oreille pour une telle offre. Mais je n'ai pas mes fonds de boutique avec moi, et je dois me garder autant que possible pour la saison prochaine."

- "On a encore quelques heures avant l'aube. On a une longue journée demain."

Elle éteignit la bougie à ses côtés et se glissa également sous la couette, non sans avoir soigneusement rangé ses écrits au plus profond de son sac.

"-Ca doit valoir une belle somme, mais je crois qu'ils ne sont pas au courant. Une couronne d'or ici, dix à l'arrivée, peut-être plus..."

La tentative visait à attiser sa curiosité et le pousser à l'achat, mais sans lui faire miroiter une trop grosse somme qui le rendrait méfiant. Elle espérait que la stratégie fonctionnerait, alors qu'elle s'enfonçait dans les bras de Morr.
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