[Karil Dasmof] Libéré, délivré

L’Empereur Karl Franz siège à Altdorf, capitale impériale depuis. Altdorf est un carrefour du savoir et son université est l’institution académique la plus respectée de tout l’Empire. Là, les seigneurs et les princes de nombreux pays viennent s’asseoir aux pieds des plus grands penseurs du Vieux Monde. Altdorf est aussi le centre du savoir magique et ses huit collèges de magie sont fort justement réputés bien au-delà du Vieux Monde. Altdorf est une ville affairée, avec un nombre important d’étrangers, de commerçants et d’aventuriers. La cour impériale elle-même engendre une activité économique florissante, qui attire toutes sortes de gens.

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[MJ] Le Faussaire
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Re: [Karil Dasmof] Libéré, délivré

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Lorsqu'il mentionna le départ, la jeune femme eut enfin une réaction. Ses grands yeux lumineux se tournèrent vers Karil, mais cette fois, il n'y eut aucune agressivité. Elle pivota légèrement sa tête, comme un chien qui ne comprenait pas un mot.

- " Partir ? Pour aller où ? Vous pouvez partir, vous ?"

Elle frissonna soudainement, et la lumière disparut de ses yeux.

- " Je sais que vous êtes plusieurs. Ils vous entendent aussi."

Là, elle se planta sur le banc, assise comme une gargouille, les pieds sur la pierre et les mains entre les pieds. Elle gonfla le dos à nouveau, et lorsqu'elle glissa ses ongles vers l'avant, Karil eut l'impression d'y voir un de ces chats de gouttière qui s'étire sans cesse au bord des toits. Il y eut quelques craquements sourds, et puis la jeune femme reprit sa posture statuesque.

- " Vous allez faire quoi maintenant ? Vous êtes invité quelque part ? "
Réponse du joueur : Voir Dame Friedberg, et vu que c'est Tuli qui doit m'amener à elle, on va y aller à 2.
La sorcière se redressa soudainement, et sauta à pieds joints jusqu'au sol. C'était la première fois que Karil apercevait cette dernière sans qu'elle ne soit accroupie ou voûtée contre quelque chose. Tuli n'était pas aussi grande qu'il ne l'avait imaginé, ni aussi forte d'aspect - sans sa coiffe macabre, la jeune femme lui arrivait certainement au nez ou un peu au-dessus. Elle fit un pas avant d'ouvrir l'épaisse porte grinçante qui les séparait du reste du Collège. Malgré le poids évident de l'objet, Tuli n'eut aucun problème à déplacer le bloc de bois ferré. Une fois ceci fait, elle se plaça à nouveau près du banc, hésitant plusieurs fois à s'y asseoir à nouveau.

Le couloir se présenta dans le même état qu'auparavant, c'est à dire terne et ombragé. Avec la lumière du ciel, on arrivait à discerner des carreaux de carrelage, des gravures murales, des renforts, une arche à l'encadrement de la porte. Tuli eut à nouveau un tic, un mouvement de tête étonné.

- " C'est un piège, c'est ça ? Je peux pas sortir, je le sais. Len a essayé de partir seul la dernière fois. Il est pas revenu. Vous m'invitez ?"
Réponse du joueur : Oui.
Test d'END - Karil : 14
Test d'INI - Tuli : 10

Test ??? - Tuli : 3, réussi avec brio
Test de MAG - Karil : 14, raté
A peine Karil eut-il fait le premier pas en dehors de la cellule qu'il sentit cette même jambe défaillir. Sans savoir pourquoi, son mollet plia plus que de raison, envoyant son genou et le reste de son corps vers l'avant et le bas. Il sentit une main ferme lui agripper l'épaule et le tirer vers l'arrière. L'instant d'après, il était de nouveau planté sur le banc, assis bien droit.

- " Attendez au moins que ça fasse quelques tours. Oskar avait raison."

C'est donc ça d'avoir du sang d'esclave. Fascinant.

L'intonation qui résonna après le mot "Fascinant" était si âpre que l'apprenti eut automatiquement un autre mot en bouche : Pathétique.

Il sentit une nouvelle pression sur ses épaules, mais une pression physique cette fois. Tuli posa à nouveau ses griffes sur lui, et elle mit tout son poids sur son dos. Il y eut à nouveau ce souffle bestial, cette sueur froide, ce hérissement sur tout le corps, et puis... Karil entendit une voix très distincte, qui lui chuchotait à l'oreille :

J'ai si faim ... Rhaaa ...

Les mains de la sorcière se crispèrent d'un coup, tout comme les siennes. Tout se mit à ralentir, à s'alourdir, comme si Karil était encore très léger ou très rapide. Le raz-de-marée refit surface, avec des secousses toutes aussi fortes qu'auparavant. Il avait de nouveau cette envie de faire mal, de blesser, de battre sans tuer. Au même instant, il avait cette chaleur dans le torse, cette tension dans les joues et les mains, comme lorsqu'il était poursuivi sur les quais ou les égouts.

Tuli bondit alors vers la porte, relâchant toute pression comme si de rien n'était.

- "On y va ?", dit-elle avec un grand sourire carnassier.
Choix du joueur : Je n'essaye pas de résister.

Test d'END - Karil : Échec automatique.
Test d'INI opposé, comme avant : 12 v 12, Tuli l'emporte cette fois.
Test secret, Karil vs René, comme avant : 15v4, cette fois René l'emporte.
Test d'INT - Karil : 7, eh beh.
Test de SAN - Karil : 64, décidément ! Tu passe à 33 de SAN, mais rien d'autre ne change.

Test d'Intimidation de René vs VOL de Tuli : 9v19. Victoire indéniable de Sidi Coty.

Karil se leva d'un seul geste, et comme animé par son instinct, leva une main tendue jusqu'à son épaule. Il s'entendit alors prononcer :

- "N'espère même pas de me tromper ou de me mordre, chienne. Effleure moi une fois de plus..."

المسني مرة أخرى ، وأنت غبار!

Tuli montra à nouveau les dents, mais sa témérité se brisa aussi vite qu'elle était apparue. Lorsque Karil récupéra le contrôle de son bras droit, il n'avait plus aucune pulsion, plus aucune envie soudaine. De même, il n'avait plus aucune faiblesse dans les jambes.

- "Maintenant on y va."

Vous apprenez vite, mais tu es encore trop immature, oisssillon.

***
Choix du joueur : Rejoindre les quartiers de Dame Friedberg au plus vite.
Test d'Orientation pour retrouver l'endroit ou le chemin : 14.
Test d'Orientation pour se repérer ou retrouver un endroit connu : 9, 13, 4.
Ca va être laborieux. J'espère que tu aimes la pierre.
Une fois sorti de la cellule, Karil se retrouva de nouveau dans un monde de silence et de poussière. Les autres voix se turent durant l'intégralité du trajet, qu'elles aient résidé entre ou en dehors de ses oreilles. Tuli se contenta de suivre le rythme, s'arrêtant à chaque porte et à chaque couloir sans dire un mot, bien que sa stupeur et sa crainte soit palpable à chaque nouveau croisement. En fait, s'il y avait un détail qui revenait souvent durant ce reposant périple, c'était celui-ci : Tuli donnait l'impression de découvrir tout autour d'elle, qu'il s'agisse d'une statue, d'une alcôve, d'un autel vide, d'une serrure, d'une fenêtre brisée, ou simplement d'une rayure sur une rampe d'escalier. La jeune femme était si souvent à l'affût et à l'arrêt tout en restant silencieuse qu'elle en sursautait comme un chien de foire, ce qui la faisait ressembler encore plus à une bête égarée ou un animal perdu en ville.

Le pire dans tout cela, c'est qu'elle ne semblait avoir aucun problème avec le coté macabre ou funèbre des couloirs. Elle était ainsi plus terrorisée par un escalier grimpant que par une statue aux formes squelettiques, plus passionnée par un trou dans un vitrail que par la scène terrifiante qu'il contenait. Enfin, et même si cela survint au bout de deux minutes de marche, Karil se rendit compte d'une dernière chose : Tuli n'avait absolument aucune idée de l'itinéraire entre sa "chambre" et le reste du Collège, et encore moins comment rejoindre ou retrouver Dame Friedberg.

Par chance, Karil avait un vague souvenir de l'endroit où sa maîtresse résidait - du moins, de l'endroit où elle lui avait adressé la parole durant son apprentissage, sauf lors de ce voyage dans les cryptes. Le trajet fut assez long, et assez fastidieux, puisque ni l'un ni l'autre ne savait de quel endroit ils étaient partis, et dans quelle direction exacte ils allaient. Ils passèrent sous une centaine d'arches différentes, près de dizaines d'alcôves délabrées et autant de portes entrouvertes sans surveillance ni mobilier derrière, et ce pendant un temps totalement indéterminé. Ils n'entendaient rien d'autre que le bruit des dalles sous leurs pieds.

Alors que Karil retrouvait enfin les deux colimaçons qui servaient d'épicentre au Collège, il entendit quelqu'un se moquer.

Vous êtes sûrs de connaître les lieux ?

- "Karil. Vous voilà déjà."

La voix l'interpella sur sa gauche. Dame Friedberg sortait tout juste d'une autre alcôve tandis qu'ils étaient en train de prendre une pause entre deux trajets. Tuli se figea sur place, enfonçant sa tête jusqu'à ses épaules
<< Bah alors, qu'est-ce que tu cherches mon gars ? L'or, les femmes, le pouvoir ?
J'ai tout et plus encore dans ma baraque, viens jeter un œil !
Oh non, ce n'est pas loin, c'est au coin de la rue là-bas.
Mais attends, t'as les moyens j'espère ?

...

Oh, tu sais, on peut toujours s'arranger... >>

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Karil Dasmof
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Re: [Karil Dasmof] Libéré, délivré

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Quand Karil demande à Tuli de l'accompagner afin qu'ils puissent aller voir Dame Friedberg, elle sembla surprise qu'il puisse sortir. Puis, en quelques secondes, elle se réinstalla sur le banc d'une façon qui irait bien plus à un chat qu'à un être humain et un léger frisson courra le long de de l'échine du jeune apprenti.

- " Vous allez faire quoi maintenant ? Vous êtes invité quelque part ? "

Avait-elle oublié ce que lui avait demandé Dame Friedberg ? Ou jouait-elle simplement avec lui ? Il n'arrivait pas à la discerner et à comprendre ce qu'elle voulait dire. Bon, il fallait quand même avouer qu'il n'était pas doué du tout pour comprendre les autres personnes. Après une légère hésitation, il décida de partir du principe qu'elle avait oublié et lui répéta en se retournant

"Dame Friedberg a demandé à ce que nous revenions la voir dès que je serais rétabli. Et il me semble que c'est le cas.

A peine eut-il finit sa réponse que Tuli se positionna normalement, sans avoir un comportement animal, sauvage. Et elle semblait tout à fait normale, si l'on exceptait sa coiffe de crânes. Elle était légèrement plus petite que lui. Elle se déplaça alors jusqu'à la porte qui semblait imposante et parvint à l'ouvrir, sans réelle difficulté. Elle semblait donc plus forte que son apparence le laissait penser. Peut-être était-ce lié à son comportement animal ? Peut-être qu'elle n'entendait pas que des esprits humains mais des plus primaires. Peut-être son aspect était lié à un esprit de ce loup, qui prenait parfois possession d'elle. Ou de chat. Mais une possession durant lequel elle restait maîtresse d'elle-même.

Comme lorsque l'esprit avec Karil avait réagi en serrant la gorge de la jeune femme.

Karil ne préférait cependant pas trop y penser, comme à ce qui se serait passé si l'esprit n'avait pas réagi. A ce genre de questionnement, il préférait ignorer la réponse. Il se doutait juste que la femme était étrange et plus forte qu'elle ne le semblait.

Le couloir s'offrait devant eux mais, alors que Karil allait sortir, Tuli prononça des mots étranges.

- " C'est un piège, c'est ça ? Je peux pas sortir, je le sais. Len a essayé de partir seul la dernière fois. Il est pas revenu. Vous m'invitez ?"

Un piège ? Car elle ne peut pas sortir d'ici. Il est vrai que Karil n'avait jamais vu la jeune femme avant de venir dans cette pièce. Et que Dame Friedberg l'avait amené jusqu'ici. Et si cette porte qui l'empêchait de sortir était là uniquement pour protéger le collège ? Car si elle se transformait réellement en loup en plein milieu du couloir, qu'aurait pu faire un élève qui la rencontrait à ce moment ? Et c'était qui encore ce Len, une voix dans sa tête ?

Il hésita quelques secondes. L'inviter à sortir, était-ce une si bonne idée ? Ne valait-il pas mieux qu'elle reste "enfermée" ? Puis Karil se souvint des paroles de sa tutrice, s'adressant à Tuli.
"Tu me l'amènera lorsqu'il sera sur pieds.".

C'était certes dangereux, mais pas plus que de visiter les souterrains de l'école. Et si jamais elle tentait à nouveau de l'intimider et que cela réveillait la présence en lui, il ne résisterait pas. Cela aurait des conséquences, certes. Mais dame Friedberg avait évoqué son manque d'assurance dans les souterrains. Sil fallait en passer par celui qui était en lui pour montrer davantage d'assurance, soit.

Venez avec moi Tuli, allons voir Dame Friedberg ensemble. Après tout c'est ce qu'elle a demandé.

Puis une fois ces mots prononcés, le jeune mage s'avança. Et, à peine eut-il posé sa jambe à peine guérie dans le couloir, hors de la pièce dans lequel il se trouvait qu'il sentit que quelque chose n'allait pas. Sa jambe s'affaissa, comme si elle ne parvenait plus à supporter le poids du corps au dessus et il commença à s'écrouler. Alors qu'il chutait, il sentit un main se poser rapidement sur son épaule et le tirer et, quelques secondes plus tard, il se retrouva assis sur le banc, à quelques pas de l'entrée.

Il n'y avait que Tuli dans la pièce et elle était parvenu à le rattraper lors de sa chute et à l'installer. Il en était certain désormais, elle avait une force certaine, à ne pas sous-estimer. Et ce qui était aussi certain, c'est que sa jambe ne semblait pas aussi guérie qu'il le pensait, ce que Tuli lui confirma.

Puis intervint une autre voix qui s'était fait plus discrète et parlait d'un ton toujours aussi sec, aussi tranchant, aussi aride.

C'est donc ça d'avoir du sang d'esclave. Fascinant.

Il sentait le dégoût caché dans ce "Fascinant", il pouvait entendre les mots réellement pensés. "Pathétique". "Pitoyable". Et bien que cela l'enrageait, l'esprit avait raison. Pour le moment, il était trop faible, il devait attendre encore quelques temps avant de se relever.

Mais, alors qu'il en était encore à ces pensées, il sentit une autre pression, sur son épaule, sur son dos. Et une voix qui le mit mal à l'aise, hérissant les poils de son corps et lui occasionnant une goutte de sueur glacée qui s'écoula lentement le long de sa nuque. La voix de la Tuli qui semblait à nouveau possédée et qui résonna dans ses oreilles.

J'ai si faim ... Rhaaa ...

Et tandis qu'elle prononçait ces mots, Karil se rendit compte qu'il avait l'impression d'avoir un énorme poids sur le dos. Et à cet instant, il sentit une sensation familière. Une sorte de chaleur qui inonda tout son corps et l'envie de faire mal à celle qui lui faisait face. De la même façon que lorsque l'esprit s'était manifesté, prenant le contrôle de son bras avant de commencer à étrangler la jeune femme. Et lorsque, la dernière fois, il tenta de s'interposer, cette fois-ci, il n'offrit aucune résistance, laissant cette chaleur envahir tout son corps, ce désir de violence se répandant peu à peu dans tout son être. Et au moment où cela se déversait totalement en lui, il sentit toute la pression qui disparut et Tuli se dirigeant normalement vers l'entrée.

Le jeune mage se leva sans difficulté et, levant légèrement la voix et il entendit distinctement sa voix prononcer : N'espère même pas de me tromper ou de me mordre, chienne. Effleure moi une fois de plus..." avant que l'esprit ne communique dans sa langue, incompréhensible.

Etait-ce lui qui venait de prononcer ses mots ou l'esprit ? Il commençait à avoir des doutes. Les mots étaient bien ceux de l'esprit mais cette voix, c'était incontestablement la sienne. Tuli tenta de se rebiffer quelques secondes mais abandonna l'idée et à ce moment, toute la chaleur quitta l'apprenti mage, le laissant avec le contrôle de tous ses membres et plus aucune douleur dans la jambe. Il donna le signal du départ et à cet instant retentit la voix de l'esprit dans son crâne :

Vous apprenez vite, mais tu es encore trop immature, oisssillon.

Pour un peu, cela pourrait presque ressembler à un compliment. Etrange certes, surtout venant de l'esprit mais bienvenu.

Ils sortirent alors tous deux, s'aventurant dans les couloirs vides et froids du bâtiment. Tandis que Karil tentait de retrouver son chemin, il remarqua que Tuli semblait découvrir le simple couloir qui amenait jusqu'à la pièce où elle était. Comme si jamais auparavant elle n'avait vu autre chose que cette pièce. Mais dans ce cas, comment était-elle rentrée ici ? Encore une nouvelle question sur la jeune femme qui venait s'accumuler avec les autres.

Mais cela posait une autre interrogation, plus immédiate. Si elle ne reconnaissait même pas le simple couloir devant sa porte, comment pourrait-elle les amener jusqu'à Dame Friedberg ? Ce serait visiblement à lui de les guider, mais il y avait un léger problème. Il ne se rappelait plus où se diriger pour trouver Dame Friedberg.

Il tenta de les guider à travers le dédale de couloirs composant le collège mais le problème de ce genre d'architecture, c'est que c'était très semblable entre deux couloirs, il fallait se repérer aux éventuelles statues et vitraux mais elles étaient rares et peu de personnes pouvaient se retrouver facilement là dedans. Après plusieurs minutes passées dans le couloir, l'esprit se fit remarquer avec un moqueur :

Vous êtes sûrs de connaître les lieux ? suivi d'un plus étonnant - "Karil. Vous voilà déjà."

Dame Friedberg sortait d'une alcôve, presque invisible, interrompant instantanément Tuli. Karil se retourna légèrement tandis que Dame Frieberg s'avançait lentement et s'adressa mentalement à l'esprit.

Il va falloir que vous soyez discrets. avant de s'adresser à dame Friedberg Dame Friedberg, comme demandé nous voici réabli grâce à Tuli..

A peine eut-il prononcé ces mots que deux choses se produisirent. L'esprit poussa un long soupir mais rien de particulier se passa et, simultanément, Frieberg s'avança légèrement mais ne fixant pas son apprenti mais Tuli, qui était visiblement de plus en plus mal à l'aise. Puis après quelques secondes, elle se retourna et déclara : - "Suivez-moi.".

Puis elle commença à s'enfoncer dans les ténèbres, laissant Tuli et Karil se regarder hésitants. Mais ils n'avaient pas vraiment le choix et commencèrent à suivre la mage.

Ils passèrent dans des couloirs qui ne se discernaient en rien des autres, montant des escaliers, passant dans des salles vides avant que Dame Friedberg ne s'arrête devant une porte qui n'était en rien différente des autres. Lorsqu'elle l'ouvrit et qu'ils suivirent la mage à l'intérieur, il se rendit compte qu'il connaissait cet endroit. Il n'y était allé que très rarement et toujours "invité" par sa tutrice. C'était dans cette pièce qu'elle lui avait attribué sa chambre actuelle.

Le bureau de Dame Friedberg contenait simplement un bureau et beaucoup de poussière. Se trouvant dans l'une des alcôves du bâtiment, la forme de la pièce ne dépareillait pas. Et une fois la porte fermée, Karil se rendit compte que le silence était presque pesant. Au moins dans les couloirs, l'on pouvait entendre les bruits de pas qui résonnaient. Mais une fois tous installés, le silence était assourdissant. L'apprenti remarquait également que le lieu dans lequel ils se trouvaient était relativement poussiéreux ... comme un peu tout le reste du Collège.

Il attendit alors que Dame Friedberg prenne la parole, car si elle les avaient fait venir jusqu'ici, c'était sûrement parcequ'elle avait forcément une bonne raison.
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[MJ] Le Faussaire
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Re: [Karil Dasmof] Libéré, délivré

Message par [MJ] Le Faussaire »

En effet, dans ce silence plus que religieux, la poussière et la timide pénombre donnaient un air vétuste à l'endroit déjà plus que daté. Il n'y avait en tout et pour tout que trois meubles et deux chaises - soit un bureau en pierre ou en bois grisâtre, une malle aussi large qu'un banc, et un buffet où résidaient des pots fanés et des portraits effacés. L'endroit n'avait aucune marque, aucune usure ni rouille, et pourtant, il semblait abandonné à un point tel que... Que les traces de pas de Karil le désignaient comme un intrus, un envahisseur.

Tulli se plaça instinctivement près de la malle, et lorsque Dame Friedberg s'assit enfin sur son vieux fauteuil intégralement en bois, la demoiselle sauta des deux pieds sur le couvercle, se perchant ainsi à quelques pieds du sol. Karil fut invité à s'asseoir par un simple index blême, et lorsque ce fut fait, sa maîtresse prit enfin la parole - après une autre minute d'immobilité.

- " On vous dit sérieux. Qu'avez-vous appris ?"
Test secret - Friedberg : 17.
Test secret - Karil : 18.
Test pour plus tard : 5, réussi.

Deux petits points gris apparurent dans la coule de la magister, et même une pointe de menton glabre. Elle ne fit aucun signe, aucun mouvement, ni même la moindre inspiration soudaine. L'obscurité se fit soudainement lourde, épaisse, comme si un filet de plomb venait de tomber du plafond. Depuis qu'elle s'était perchée derrière lui, Tulli avait disparu de son champ de vision, et sans autre signe de vie, elle s'était certainement volatilisée ou noyée dans la poussière.
Réponse du joueur :

- "Par rapport aux souterrains, que nous aurions dû rester maîtres de nous, ne pas nous laisser envahir par la panique, que nous aurions peut-être dû rester groupés et ne pas partir chacun de notre côté, être plus réceptif également. Nous n'avions aucune idée de ce qu'était cette porte et nous l'avons pourtant touché.

Par rapport à mes camarades, que je n'aurais pas dû défier Garneth de toucher la porte. J'aurais dû savoir qu'il ne résisterait pas à une telle demande. Par rapport à moi-même ... que j'ai encore à améliorer plusieurs choses pour continuer à arpenter cette voie mais également que je ne pensais pas réussir à affronter la mutante mais que je l'ai affronté, sans savoir de quoi elle pouvait être capable.

Et qu'en général, il y a encore beaucoup de chose que j'ignore sur ce lieu, comme l'existence de Tulli, par exemple"


Il n'y eut aucune réponse, aucun tic ni réaction. Les deux billes grises s'éteignirent, et après un long moment de flottement, Dame Friedberg se leva, accompagnée d'un grincement sec. Elle glissa jusqu'au buffet, et essuya un des portraits.

- "Tous doivent apprendre, un jour ou l'autre."

Là, un de ses doigts craqua, et elle se tourna de nouveau vers Karil.

- "Rassurez-vous. On apprend trop tard qu'une fois."

Là, il sentit une main froide, longue et sèche sur son épaule. Elle n'émit aucune pression, sinon celle d'un tout petit frémissement. Karil put alors sentir un courant le traverser, comme si l'on venait de le piquer sans douleur.

- "Levez-vous. Tulli, ici."

Une fois debout, il retrouva Dame Friedberg face à l'autre sorcière, et il put sentir le regard de l'une pétrifier l'autre avec un simple geste du doigt, sans un son de plus. La plus grande ouvrit alors la porte, laissa son apprenti passer, avant de refermer le bureau derrière elle. Étrangement, elle ne fit aucun geste pour bloquer la serrure ou pour actionner quelque verrou dissimulé. Elle se contenta d'indiquer une direction à Karil, et de laisser son office déverrouillé.

Ce nouveau trajet ne dura pas plus d'une minute, et cette fois, Dame Friedberg révéla une large clé de métal blanc avant de désigner le nouvel arrêt. La clé n'avait rien de spécial hormis sa couleur, et si Karil n'avait pas été aussi proche, il aurait pu la confondre avec un double ou une fausse clé en calcaire ou en savon, comme celles qui sont parfois vendues sur les Quais en tant que "passe-partout". Une fois insérée dans une serrure criblée de stries, l'objet et la porte se mirent à craquer, à frotter et à racler, sans que Karil n'aperçoive le moindre mouvement. Un grand "clac" signala l'ouverture de la porte, et Dame Friedberg l'invita de nouveau à entrer.

Cette fois, l'endroit était vaste, haut de plafond et semblable à un cloître, ou un lieu de recueillement. Au sol comme sur les murs, pas la moindre trace d'usure ou de saleté, tout était lisse, constitué de dalles en marbre sombre et bleuté. Au centre de la salle, il y avait une sorte de colonne, un pilier craquelé sur lequel siégeait un simple sablier cassé. Il n'y avait aucun autre meuble, siège ou accès.

- " Ne touchez à rien. Asseyez-vous si vous voulez."

Elle le laissa observer quelques minutes, prendre ses aises, et puis elle s'avança près du pilier. Elle attrapa le sablier du bout des doigts - malgré la grande taille de sa maîtresse, l'objet était juché à bonne hauteur -, et elle le retourna.

- "Essayez de l'arrêter. Sans le toucher."

Elle fit quelques pas jusqu'à la sortie, et une fois arrivée à la porte, elle lui lâcha :

- " Rappelez-vous. Apprenez. Il n'est trop tard qu'une fois."

Et sur ces mots, le loquet grinça. Et sur ces mots, le sable se mit à couler dans le sablier.
<< Bah alors, qu'est-ce que tu cherches mon gars ? L'or, les femmes, le pouvoir ?
J'ai tout et plus encore dans ma baraque, viens jeter un œil !
Oh non, ce n'est pas loin, c'est au coin de la rue là-bas.
Mais attends, t'as les moyens j'espère ?

...

Oh, tu sais, on peut toujours s'arranger... >>

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Re: [Karil Dasmof] Libéré, délivré

Message par Karil Dasmof »

Alors qu'il attendait, patiemment, sa maîtresse posa une question, simple en apparence. Ce qu'il avait appris.

Après une certaine réflexion, il répondit ce qui lui semblait être une réponse correcte. Alors qu'il s'expliquait, Dame Friedberg ne fit aucun mouvement, on aurait presque pu la confondre avec une statue, si elle n'était assise derrière un bureau, deux points gris visibles depuis sa coule.

Et tandis qu'il racontait, Karil eut l'impression que l'obscurité du lieu l'enveloppait, l'étouffait presque, qu'elle était devenu palpable. Etait-ce à cause des points gris de la mage qu'il avait en face de lui ? Etait-ce une nouvelle manifestation de Shyish ?

Alors que la sensation était de plus en plus désagréable, elle s'estompa alors que Dame Friedberg se leva et que les deux points gris se dissipèrent. Elle lui posa la main sur l'épaule et lui fit traverser la porte, afin de l'emmener à nouveau vers une autre salle, sans Tulli, cependant.

Pourquoi l'emmener dans une autre pièce ? Qu'allait-il se passer là bas ? Et surtout, pourquoi sa tutrice lui avait dit avant de partir que l'on n'apprenait trop tard qu'une seule fois ?

La salle dans laquelle ils venaient d'arriver était vide et propre et, au milieu, un simple pilier détruit sur lequel Karil pouvait distinguer un ... sablier ? Etrange.

Puis dame Friedberg le retourna et lui demanda de l'arrêter sans le toucher avant de répéter "On n'apprend trop tard qu'une fois.

Bon, il ne fallait pas être un génie pour deviner que c'était un test et qu'il valait mieux pour lui qu'il réussisse.

Alors que Karil essaya de sentir la magie autour du sablier, il remarqua une chose qu'il n'avait jamais ressenti auparavant. Une sorte d'aspiration dans la pièce, ou peut-être autour du sablier, qui visait la magie.

Il aurait peut-être besoin d'aide pour cela et une personne pouvait l'aider, si elle était d'humeur cependant.

Excusez-moi mais est-ce que vous sentez comme moi cette aspiration de la magie ? Est-ce que vous avez déja rencontré ça ?

La réponse de son interlocuteur fut laconique. Il confirma qu'il sentez bien cette aspiration de la magie. Cependant, il n'avait visiblement jamais rencontré cela avant. Ce qui n'était pas pour rassurer Karil.

Il lui expliqua alors : "Je vais essayer de lancer un sort afin de voir comment ce phénomène réagit."

L'esprit réagit alors par une question toute simple : "Vous ne pouvez pas juste l'attraper ?".

Karil réfléchit quelques secondes mais ce n'était pas possible, la colonne était trop haute. Et surtout, Dame Friedberg lui avait demandé de l'arrêter sans toucher le sablier. Ce qui ne laissait que peu de possibilités.

"Malheureusement, non. Je ne peux pas y accéder et le but du test est de l'arrêter sans le toucher"

Mais il ne pouvait pas se contenter de simplement regarder ce sablier, il allait falloir tenter des choses. Et avant, tout, lancer un simple sort de Messager de la Mort, afin de voir la réaction de l'étrange phénomène.

Et si rien ne se passait, il allait essayer de lancer davantage de sorts, quitte à demander de l'aide à l'esprit.
Jets fait par Snorri pour lancer Messager de la mort : 12
Vision de l'au delà : 6
Alors qu'il incanta son sort, avec succès visiblement, attendant de voir si cela allait engendrer une réaction. Et une réaction eut bien lieu, alors que Shyish recouvrait son visage, il sentit d'un coup que le voile fut enlevé de son visage et, au même instant, il y eut comme un léger courant d'air qui le frôla, sans forcément de température particulière.

"Ainsi donc, il y a bien eu une réaction. Seriez-vous d'accord pour m'aider à tenter de saturer cette chose en magie, pour voir ce que cela fait ?".

Sans attendre réellement de réponse, Karil lança une vision de l'au dela afin de mieux discerner l'invisible. Et il vit ce qui devat être à l'origine de l'aspiration de la magie, un tourbillon mais qui aspirait également les grains de poussière. Coninuant sur sa lancée, Karil décida alors de lancer des sorts plus difficiles.
Jets fait par Snorri pour lancer Buveur d'esprit : 18 et 8
Il ne parvint pas à prononcer correctement le premier sort qu'il désirait lancer et l'apprenti se reprit, prononçant à nouveau et distinctement le sort qui l'avait déja été dans les catacombes le Buveur d'esprit.
Jets de force pour tenter de sortir la chose :agrippée : 18 et 4
Les fils du second sort furent, encore une fois absorbés par l'aspiration et, étrangement, une résistance se fit sentir. Il tenta de forcer mais rien ne se passa. Alors qu'il avait remarqué qu'il avait légèrement avancé vers le tourbillon, il redoubla d'efforts et d'un coup un bruit se fit entendre.

Un "chting" sonore, un bruit de verre brisé et l'apprenti failli tomber en arrière, toute résistance ayant disparu. Et d'un coup, le courant d'air devin plus puissant, semblant le rapprocher du pilier central sur lequel se trouva le sablier. Mais avec tous ses efforts, il ne voyait plus le tourbillon aperçu auparavant, même s'il avait l'impression que ce dernier était toujours là.

L'apprenti préféra prendre quelques secondes avant de continuer son assaut.

"Un bruit de verre brisé. Et on dirait que ce courant d'air est plus violent. Qu'en pensez-vous, devrions nous continuer à essayer de le surcharger ou faudrait-il tenter une autre approche, étant donné qu'il me faut stopper ce sablier sans le toucher ?".
"Regardez le sable. Vous l'avez accéléré."
Et effectivement, ses actions avaient bien eu un effet. Mais pas celui qu'il aurait désiré, il n'avait fait qu'accélérer la chute du sable et ce dernier commença même à dégringoler du pilier central.

Karil se demanda en voyant ça si le fait de ne plus avoir de sable dans le sablier pouvait être considéré comme l'avoir "arrêté". Mais le problème qu'il remarquait était que les grains de sable étaient la seule chose visiblement, qui n'était pas aspiré par le tourbillon. Il ne voyait qu'une solution. Continuer son assaut à coup de Buveur d'esprit.

Les fils, plus nombreux, furent à nouveau aspirés par le tourbillon et la même résistance apparut à nouveau. La seule différence, c'est que la résistance était plus ofrte et qu'il commençait à se faire aspirer.

Il tenta à nouveau de tirer mais il ne parvint qu'à une chose, tomber en arrière, toujours relié par les fils. Et surtout il continuait à avancer, trainé petit à petit vers l'avant. Envahi peu à peu par la panique, il tenta d'annuler son sort après s'être relevé. Mais la traction exercée l'empêcha de se relever et il tenta à nouveau d'annuler son sort, ce qui eut enfin un effet.

Mais encore une fois, le vent se renforça et le jeune mage se releva et s'éloigna légèrement. Le sablier crachait du sable. S'il utilisait la magie, cela accélérait le sablier. Et que se passerait-il s'il tentait de dissiper ?
Jets fait par Snorri pour dissiper : Jets cachés
Mais rien ne se passa et, pendant quelques instant, sa seconde tentative lui donna l'impression d'arrêter le vent, avant que ce dernier ne reprenne sa force précédente.

Cela avait eu un effet visiblement. Il tenta à nouveau de dissiper et, encore une fois, le vent s'arrêta quelques secondes avant de reprendre.

Je vais avoir besoin de votre aide. Je pense qu'il faut dissiper pour tout arrêter. La magie a tout accéléré. La dissipation semble tout calmer.

Après un soupir, Karil entendit la voix lui répondre qu'il avait besoin de ses mains, ce qu'après une hésitation, le jeune mage consentit à laisser. Ses mains se raidirent, ses bras s'agitèrent, comme si ses épaules allaient se démettre. Et d'un coup, le vent s'arrêta totalement et la sablier éclata. Puis plus rien ne se passa.

Mais le plus étrange était que le sort utilisait comprenait bien Shyish mais également autre chose. Une chose qu'il ne connaissait pas. L'esprit lui rendit le contrôle de ses mains mais, pendant quelques secondes, il eut l'impression que ses mains et ses ongles étaient légèrement plus longs et que ses pieds nus étaient également visibles. Du sable était répandu dans toute la salle et le sablier était brisé.

Une autre chose étrange était que l'esprit n'avait pas fait de commentaires ou de menaces lorsque Karil lui avait demandé de l'aide et cela était très étrange.
Karil Dasmof, Voie du Sorcier des Collèges de Magie
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[MJ] Le Faussaire
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Re: [Karil Dasmof] Libéré, délivré

Message par [MJ] Le Faussaire »

Décisions et conversations effectués en direct avec le joueur, avec jets de dés sur l'instant ... Que j'ai oublié/perdu depuis.
En effet, le vent était retombé.

La situation avait duré un temps plutôt court, et s'il ne tenait qu'à Karil d'en juger, il avait "résolu" cette énigmatique requête en moins d'une heure. Encore que, "résolu" était un bien grand mot, car l'objet qu'il devait arrêter était désormais brisé, fendu de part en part sur le pilier de pierre ciselée. Était-ce cela qui était attendu de lui ? Dame Friedberg considérerait-elle cette astuce comme une tentative de triche ou comme une solution adéquate à l'épreuve donnée ?

La seule manière de le savoir était d'attendre le retour de la sorcière, ou d'aller la chercher - et donc de sortir de ce cloître. Alors que l'apprenti jaugeait et sous-pesait les deux décisions, une voix fit irruption dans son oreille.

Est-ce fini ? Est-ce là tout ce qu'il y avait ? Teh.

S'en suivit un bruit de crachat, et un raclement de gorge.

Je ne comprends vraiment rien à votre Empir-rh.

Et puis la voix disparut sans un bruit, comme un vieux songe du passé.

Encore merci pour votre aide. Mais je ne comprends pas quelle était le but de cette épreuve. Faire s'arrêter un sablier sans le toucher, j'ai beau retourner cela dans tous les sens, j'ai l'impression qu'il me manque des informations"

Je ne comprends pas non plus, teh. Est-ce là tout ?

On dirait. Après tout, on m'a simplement demandé de l'arrêter sans le toucher. Peu importe la manière. Maintenant, nous n'avons qu'à retrouver ma tutrice, c'est elle qui dira si l'épreuve est réussie ou non.

À cet instant, l'esprit s'effaça des pensées de l'apprenti. Bien décidé à élucider si sa tâche était terminée, Karil se concentre, les yeux bien ouverts, et commence à ausculter les lieux comme il le faisait quelques minutes auparavant. Visiblement, rien n'a bougé en dehors du sablier. Plus de poussière ambiante, plus de vent chargé de sable, plus d'écoulement sur le pilier. Rien à signaler, hormis quelques lueurs au-dessus de sa tête. Oui, après quelques incantations de plus - rien de dangereux, juste de quoi aiguiser sa perception des lieux -, il décèle quelques étoiles dans le firmament de la pièce. Là où il y avait une simple voûte en pierre ouvragée, il y a désormais un ciel de minuit, parsemé de petits astres mobiles. À la manière de cette autre fois, les petites lueurs sont très pâles, très lentes, mais toujours en mouvement. Parfois, elles se croisent, et la lueur s'estompe. D'autres fois, elles s'entrechoquent, et les couleurs s'intensifient. Il y a là du bleu, du pourpre, du brun, du gris.

Si Karil avait senti quelque chose d'anormal lors de la requête de son passager, il y avait là autre chose de ce genre - quelque chose de différent toutefois, puisque Karil reconnaissait la sensation. Oui, il sentait quelque chose, quelque chose qui s'approchait. Et puis, quelques secondes, la chose devint plusieurs, tandis qu'elle s'approchait encore dans sa direction. Déterminer qui ou quoi s'approchait aurait pu être possible, s'il avait été un compagnon ou un maître. Malheureusement, s'il était là, c'était bien parce qu'il avait encore besoin d'apprendre et d'écouter.

Ensuite, il tenta un autre artifice, un autre sortilège. Coup de bol, il put enfin discerner ceux qui se dirigeaient vers lui - c'étaient des esprits. En guise d'accueil à ces irrépressibles inconnus, l'apprenti s'arma d'abord de courage, commençant doucement et avec assurance une incantation. Il se passa ainsi quelques secondes, peut-être quelques minutes, sans que rien ne se passe et que rien ne bouge. Pour un spectateur quelconque - et certainement pour les esprits en approche -, la scène aurait semblé figée dans le temps, pétrifiée ou bien gelée par quelque artefact surpuissant... Mais en vérité, le seul artefact présent était fendu en deux, vidé de tout contenu et délaissé au sommet d'un pilier de roche taillée.

Et puis, tout à coup, l'apprenti thanatomancien changea d'avis. Il dispersa l'énergie accumulée dans l'air, et, se dirigeant vers la sortie, s'en alla vers le bureau de sa maîtresse - qui devait sûrement l'attendre avec Tuuli, vu le peu de temps passé.

Cependant, lorsque Karil franchit le seuil du cloître, c'est une voix féminine - bien que très neutre dans ses mots - qui l'accueillit.

- "Alors, qu'avez-vous appris ?"

Très peu de temps avait dû s'écouler depuis le début de son épreuve, puisque Dame Friedberg était à moins d'un pas de la porte. Cependant, un détail inédit bondit dans la cervelle de l'apprenti : Dame Friedberg ne le dépassait plus que d'une tête.
<< Bah alors, qu'est-ce que tu cherches mon gars ? L'or, les femmes, le pouvoir ?
J'ai tout et plus encore dans ma baraque, viens jeter un œil !
Oh non, ce n'est pas loin, c'est au coin de la rue là-bas.
Mais attends, t'as les moyens j'espère ?

...

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Karil Dasmof
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Re: [Karil Dasmof] Libéré, délivré

Message par Karil Dasmof »

A peine eut-il rencontré à nouveau sa tutrice après son épreuve, qu'il remarqua un détail étrange, elle semblait moins grande que d'habitude.

Et comme à son habitude, elle lui posa une question. Qu'avait-il appris ?

Il avait plusieurs possibilités, lui indiquer que le passage en force lui avait permis de passer en force, mais trop de questions pouvaient en découler. Il pouvait également révéler la présence du spectre en lui mais il préférait éviter, après tout l'esprit l'avait aidé plusieurs fois même si le départ fut compliqué.

Après quelques instants de réflexion, il sut ce qu'il allait répondre.

Pour être franc, je ne sais pas si j'ai compris le but de ce test, ou si j'ai appris quelque chose. Peut-être la persévérance. Je n'ai pas abandonné jusqu'à ce que le sable cesse de s'écouler, j'ai bien senti que la magie était comme aspirée et j'ai donc redoublé d'effort. Mais à part cela, je ne sais pas ce que je devais en retirer.

La réponse de sa tutrice ne se fit pas attendre :

- "La persévérance. Oui. Mais aussi l'acceptation de certaines choses. Vous ne remarquez rien d'anormal ?"

Pendant quelques instants, l'apprenti regarda autour de lui, toujours sous l'effet du sort lui permettant de voir l'invisible. Mais il ne voyait rien de particulier autour de Dame Friedberg ou dans le couloir. Rien d'anormal pour lui en tout cas.

"Non, je ne vois rien de particulier. Quand à l'acceptation de certaines choses, je pense avoir accepté ce que j'ai fait, ce qui m'a conduit dans les sous-sols où vous m'avez retrouvé. Et tout ce que cela implique".
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Re: [Karil Dasmof] Libéré, délivré

Message par [MJ] Le Faussaire »

Test de CHA : 8, ok.

Il y eut un silence entre la réponse et la réaction de Dame Friedberg, comme à chaque fois. Cette fois, cependant, elle souffla. Elle souffla - de fatigue, de dépit ou de soulagement, nul ne le savait.

- "Oui. Cela compte aussi. Regardez-vous à présent."

Elle leva une main, la posa doucement sur le sommet de sa tête. L'apprenti tressaillit instinctivement - Dame Friedberg ne l'avait jamais touché ni effleuré depuis son entrée au Collège -, mais rien ne survint. Sa maîtresse n'avait ni les mains froides, ni les mains chaudes. Elle était... tiède, neutre, sans réconfort ni colère. Puis, elle glissa sa main jusqu'à coller son épaule avec le pouce, comme si elle suivait une corde invisible ou un muret fantomatique. Une corde était plus probable, puisqu'elle avait des mains de musicienne.

- "Toujours rien ?" s'enquit la magister.

Elle descendit sa main de quelque pouces, avant de remonter jusqu'à l'épaule.

- "Vous avez grandi, Karil Dasmof."

Elle laissa à nouveau quelques secondes de silence à son apprenti.

- "Vous avez vingt-deux ans maintenant, bientôt vingt-trois. Vous en aviez vingt en entrant dans cette salle. Nous ne sommes pourtant pas en 2532, Karil."

Encore un silence, bien plus court cette fois.

- " Vous comprenez ? Vous savez à présent. Vous savez..."

Elle baissa les bras, reprit son bâton de bois noir entre ses mains, et frappa le mur juste à leur gauche.

Toc. Toc. Toc.

- "La maîtrise est importante. Le contrôle l'est encore plus."

Toc. Toc. Toc.

- "Le groupe vaut mieux que l'individu."

Toc. Toc. Toc.

- "L'arrogance mène à l'échec."

Toc. Toc. Toc.

- "La persévérance mène au succès."

Toc. Toc. Toc.

- "La mort n'est pas aussi proche qu'on le croit, ni aussi loin qu'on le souhaite."

Toc. Toc. Toc.

- "Il faut accepter le temps."

Toc. Toc. Toc.

- "Y faire face est sans-issue, se laisser faire ne suffit pas."

Elle s'arrêta, et plaçant à nouveau une main sur son apprenti, s'avança vers l'intérieur du cloître. Elle fit deux pas, avant qu'une autre son ne survienne - Non, deux autres sons.

Teh, votre Empirh n'est pas si stupide.
Test de VOL - Friedberg : 7. Tout va bien.
Test secret - René : 12.
Test secret - Friedberg : 19. Hm.

Ce ricanement rauque fut estompé par une grande inspiration. Le cloître était désormais noyé dans l'ombre et la brume, et une sorte d'humidité fébrile s'était emparée des lieux. Dans un grand souffle lent et plein de fatigue, une dernière voix reparut.

- "Miaf, étisoi, rucesirpr, usru, epriopse, sedtuoged, egar.

Du tac au tac, quelqu'un répondit.

- Nol éfru-et iv, resserb mos edegit, sevàlutsi afeuq ?

- Tû ogédr. Ue pmia felamro na làelc y ce lrenema. Rsio, deje, lcycel ...

- Er utaér c-i-om ert només ? Irbété-lit, aelcycel."

Bien qu'il ne comprenne pas un mot de cette discussion, le jeune thanatomancien pouvait sentir les émotions de sa maîtresse. Pour la première fois, elle parlait rapidement, avec une voix forte, autoritaire. Pour la première fois, elle ne camouflait pas sa voix derrière des chuchots et des remarques glaçantes. Pour la première fois, Karil eut l'impression que Dame Friedberg chantait.

Il y eut ensuite un bris de verre, quelque chose qui tombe, puis qui glisse sur le sol de pierre. La chose dans la brume ne répondit pas, et se contenta d'inspirer longuement et bruyamment.

- "Karil Dasmof. Vous avez provoqué ceci, non ?"

Elle ne lui laissa pas le temps de répondre.

- "Tuez ce qui approche. Corrigez cette erreur."
Test d'INT - Karil : 3. Facile.

Et cette fois, contrairement à toutes les autres, Karil savait à quoi s'attendre. Oui il le savait, puisqu'il y avait déjà fait face ... Dans une autre vie.
<< Bah alors, qu'est-ce que tu cherches mon gars ? L'or, les femmes, le pouvoir ?
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Re: [Karil Dasmof] Libéré, délivré

Message par Karil Dasmof »

Le silence qui avait suivi son intervention, Karil le sentait pesant. Peut-être n'avait-il pas donné la réponse attendue. Peut-être n'aurait-il pas du remettre le sujet du sous sol et de ce qui s'était passé là bas.

Puis, la réponse de Dame Friedberg coupa les pensées de l'apprenti, indiquant que cela en faisait partie. Mais impossible pour le jeune apprenti de savoir si cela était une bonne ou une mauvaise réponse.

Puis elle continua, indiquant qu'il avait grandi. Qu'il avait vieilli, que presque deux ans avait passé dans cette salle, où il n'avait eu l'impression de ne passer que quelques heures tout au plus.

Le temps, tout ce qui lui arrivait dernièrement était lié au temps. La salle qu'il venait de quitter, avec l'épreuve du sablier et le fait qu'il ait vieilli, grandi. mais aussi l'expérience dérangeante qu'il avait connu plus tôt. Mais plus tôt quand ? Cet évènement qui semblait avoir eu lieu la veille, avant le passage dans les sous-sol, lorsqu'il avait senti une gêne, comme s'il était englué dans quelque chose à chacun de ses mouvements. Avant l'entraînement avec Emelyne et avant l'apparition de ... de la chose qui l'avait poursuivi. Et l'esprit en lui, qui ne connaissait pas l'Empire.

La voix de sa tutrice rompit le fil de ses pensées " Vous comprenez ? Vous savez à présent. Vous savez..."

Il pensait comprendre, il n'en était pas certain mais si les réflexions qu'il venait d'avoir étaient exactes, il pensait savoir ce qui s'était passé.

Sa tutrice prit alors son bâton et tapa sur le mur, trois coups réguliers, chacun assorti d'une phrase ou d'une réflexion.


- "La maîtrise est importante. Le contrôle l'est encore plus."

Le contrôle, la maîtrise, c'est ce qu'on avait souvent tenté de lui inculquer lors de son apprentissage. Cette sensation de froideur, de rigidité des magisters venait peut-être simplement de ce contrôle et de cette maîtrise à avoir.

- "Le groupe vaut mieux que l'individu."

Il avait pu le remarquer lors de l'expédition dans les souterrains avec Garneth, Emelyne et Dirna. Et c'était peut-être pour cela qu'il avait tenté de rallier Garneth pour se défendre face à la femme lézard. Mais garneth avait préféré partir et il était resté seul, avec l'esprit.

- "L'arrogance mène à l'échec."

Elle avait tout à fait raison, c'est son arrogance, autant que celle de Garneth qui avait occasionné l'escapade dans les sous sols et surtout, la mort de Dirna.

- "La persévérance mène au succès."

Il avait eu l'occasion de voir cela, entre son épreuve et le passage dans les sous-sols. Il aurait pu abandonner, s'abandonner mais il avait préféré tenir tête, malgré la douleur et ses blessures. Et il y était parvenu.

- "La mort n'est pas aussi proche qu'on le croit, ni aussi loin qu'on le souhaite."

C'était peut-être pour cela qu'elle lui avait appris ce conte à l'époque. La mort n'est jamais loin ni proche, elle arrive à son heure.

Tout cela évoquait quelque chose qu'il avait connu et qu'il comprenait plus facilement. C'était peut-être pour cela qu'on laissait les apprentis en autonomie, qu'ils apprennent par eux-mêmes ce que Dame Friedberg lui avait évoqué.

Puis soudain un bruit se fit entendre, une respiration qu'il avait déja entendu auparavant et qui lui fit froid dans le dos. Et la voix qui suivit confirma ce qu'il craignait.
Une voix incompréhensible, mais à laquelle Dame Friedberg pouvait répondre.

Et soudain, elle lui demanda de rectifier son erreur et de tuer la chose.

Karil savait qu'il avait vu déja croisé cette chose et que le sort qu'il lui avait lancé, le peur de la mort, avait été lancé, avait touché la chose mais que cette dernière ne s'en était pas souciée outre mesure. Il vit non pas la chose qu'il avait vu auparavant mais uniquement de la brume et, sortant de la brume, deux mains pâles et translucides.

Ce sera fait.

Il respira, longuement, et prit son temps pour incanter correctement un sort qui l'avait aidé à plusieurs reprises. Après tout, si les fils de Shyish avaient pu s'accrocher dans le tourbillon de magie durant son épreuve, ils devraient pouvoir viser ces mains et leur faire un effet.
Karil Dasmof, Voie du Sorcier des Collèges de Magie
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[MJ] Le Faussaire
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Re: [Karil Dasmof] Libéré, délivré

Message par [MJ] Le Faussaire »

En effet, malgré le brouillard d'encre et la prise de conscience très récente sur les événements passés, le jeune thanatomancien était toujours sous l'emprise de ce troisième oeil funeste. C'est pour cela sans doute qu'il aperçut, malgré les ténèbres et le trouble tout autour de lui, des mains glâbres et translucides qui pivotaient et flottaient dans la nuée de poussière. Des mains sans bras, des mains sans couleur ni ficelles.

Mais alors, l'apprenti entame une incantation. Sous le silence du cloître et du couloir, il tente à nouveau cet hameçonnage aethyrique qui l'avait tant aidé par le passé. Les gestes sont repris à la va-vite, les mots lancés avec conviction - et ça fait mouche ! Des fils s'élancent entre les mains spectrales, et les traits se tendent, ...

Sans plus.

Pas une seconde à perdre, Karil relâche ses fils pour mieux les relancer. Cette fois les câbles se perdent, le vent se lève, l'air s'échauffe et - Et non, plus rien. Dame Friedberg claque des mains, rejette ses manches sur ses doigts, et rien ne survient. S'en suit un léger tumulte, où le nuage d'encre se condense et forme des coudes noueux, des épaules serrées et tout un buste lugubre et effilé.

- "Il serait bon de se déplacer", entendit-il d'une oreille encore capable.

Sans un mot de plus, l'apprenti s’exécute - il entre dans le cloître, longe le mur sur sa gauche, avant de sentir deux mains glacées lui frôler le cou. S'il n'avait pas changé de place, il aurait fini empalé sur-le-champ. Mais alors, il voit enfin la chose qu'il doit combattre, car la bête est enfin sortie de la brume : Une tête immonde, tirée par quelques volutes fantomatiques, accrochée à un horrible buste squelettique et de longs bras secs eux-même terminés par des mains dangereusement longues et acérées. La chose flotte à hauteur d'homme, sans jambes ni entrailles, et pourtant, elle semble bien vivante et vivace.

S'en suit une autre incantation, toujours la même, aux conséquences tout aussi semblables. Le spectre s'élance de nouveau, à une vitesse telle qu'une main se plante dans le torse de l'apprenti. L'impact ne survient pas, mais le contact vient figer tous les sens de l'apprenti - pour une seconde seulement.

" Encore ", semble-t-il entendre à cet instant. L'incantation est plus complexe, car la cible est à portée de dents. Et en effet, lorsque les fils s'envolent, le spectre n'a qu'à se plier pour éviter l'assaut.

"Encore", entend-il à nouveau. Cette fois, les mots sont durs, les gestes sont crispés. L'autre main de glace s'enfonce entre ses côtes au moment où le sort décolle de ses mains.

Karil est alors soulevé du sol, porté comme lors de cette autre fois vers les voûtes du plafond...

Et lorsqu'il rouvre les yeux, il est étendu au sol, le souffle coupé. Tous ses sens se troublent, tous ses membres hurlent à l'unisson. D'un œil, il aperçoit une masse qui s'efface et s'assombrit, tel un caillou jeté dans le Reik.

Ses yeux se perdent dans le plafond, avant de virer au noir complet.

***
Je n'en ai pas fini avec vous, Kah-rel.

Le son vient de nulle part, et de partout à la fois.

Qu'est-ce vous voulez, Kah-rel ? Qu'est-ce que vous cherchez par ici ?

Les syllabes résonnaient parfois, tandis que d'autres disparaissaient à la seconde où elles étaient prononcées. Ces échos désordonnés formaient parfois des volutes de fumées, parfois d'autres sons, ou des couleurs même. Et puis le silence reparut, et tout fut effacé.
Tour 0 --
Test de Perception - Karil, à -4 : 4. Sans pression.

Tour 1 --
La chose prend forme.
Karil incante Buveur d'esprit - 5, ok
Karil inflige 21 dégâts, récupère 5 PV

Tour 2 -- Tout le monde est à INI 9.
La chose cherche sa cible - 3, facile.
Karil incante Buveur d'esprit - 20.
Test d'INI de Dame Friedberg - 3.
Dissipation ? - 8, facile.

Tour 3 --
Dame Friedberg donne un conseil.
Karil aperçoit enfin le spectre - Test de SAN : 2. Facile.
Karil se déplace, et incante avec malus secret - 4, facile.
24 dégâts, récupère 6 PV
La chose charge et balaye - 15 - Rien ne se passe.

Tour 4 --
La chose charge à nouveau - 9,16. Une main touche.
Karil perd 23PV.
Test d'END - 1. Aucun malus après coup.
Karil incante au corps-à-corps - 5.
Esquive du spectre - 8, sans souci.

Tour 5 --
La chose vise le torse, deux attaques via Ambidextrie - 6, puis 2.
Karil perd 47 PV.

CEPENDAAAAAAAAANT

Karil agit à INI égale, et incante Buveur d'esprit en supérieur - malus de -6 : 2.
Le spectre perd 52 PV

Test d'END - Karil : 9.
Test d'END - Spectre : 15.

Karil subit une blessure persistante - 7 de la catégorie "Magie" dans le torse.
Moult malus pour le reste du combat. Tu remontes à 0 PV.

Tour 5 --
Le spectre s'effondre sur lui-même.
Karil est projeté au sol.

Fin du combat.
Les malus de combat s'estompent.
La FOR de Karil descend de manière permanente à 6.
Tu es à 0PV, faible mais vivant. GG no re.
<< Bah alors, qu'est-ce que tu cherches mon gars ? L'or, les femmes, le pouvoir ?
J'ai tout et plus encore dans ma baraque, viens jeter un œil !
Oh non, ce n'est pas loin, c'est au coin de la rue là-bas.
Mais attends, t'as les moyens j'espère ?

...

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Karil Dasmof
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Re: [Karil Dasmof] Libéré, délivré

Message par Karil Dasmof »

Le combat fut ardu pour l'apprenti. Une remarque de sa tutrice lui permit d'éviter une attaque qui le visait, les mains translucides ne transperçant que le vide, à l'endroit où l'apprenti s'était trouvé quelques secondes auparavant.

Plus par automatisme que par réflexion, Karil sentait que le seul moye de s'en tirer était de multiplier les fils sur la chose qui l'agressait. Mais cette stratégie avait un prix. A force de lancer des sorts, sans répit, la chose parvint à sa portée et lui planta les mains dans le torse. Une sensation extrêmement froide, douloureuse qui lui fit perdre ses repères quelques instants

Il aurait pu tenter de s'enfuir à ce moment, de se dégager, mais l'apprenti préféra tenter le tout pour le tout. Manipulant plus de magie que ce dont il avait l'habitude, il parvint de justesse à la canaliser, envoyant des fils de Shyish plus nombreux et plus gros que d'habitude dans la chose qui lui faisait face. Et il la vit la disparaître et, au même instant, il se sentit s'effondrer et sombra dans l'inconscience.

Puis une voix surgit, la voix qui l'accompagnait depuis un certain moment dans son crâne, qu'il entendait résonner, dans son crâne et dans la pièce.

Ce qu'il voulait ? Ce qu'il cherchait en ces lieux ?

En avait-il simplement la moindre idée ?

Il pouvait devenir un mage de Shyish, c'était le chemin qui s'était dessiné devant lui lorsqu'il avait pénétré dans le Collège et qu'il avait commencé à recevoir l'enseignement. Mais le voulait-il vraiment ?

Avec ce silence pesant, le noir complet, il put réfléchir quelques instants.

Il voulait être autre chose que l'enfant des rues maltraité, tabassé sans arrêt et qui tentait de survivre à Altdorf. Et il avait réussi. Peut-être que devenir mage de Shyish n'était pas ce qu'il désirait au plus profond de lui mais au moins, il était devenu quelque chose d'autre, il avait eu ce qu'il voulait.

Alors il répondit.

Ce que je veux ? Etre digne de devenir Magister du collège, rectifier les erreurs que j'ai pu commettre et, à terme, partir de cette ville, même si ce n'est que pour quelque temps. Vaincre la chose faisait partie d'une de mes nombreuses erreurs que je viens de rectifier. Quand à ce que je cherche, ce sont des informations. Quelle était cette chose que je viens à nouveau d'affronter. Que représentaient ces portes et pourquoi les toucher semble avoir impacté le temps lui-même

Vous continuez de mentionner ce Mah-dji-ster comme si je savais ce que c'était. Voilà déjà une erreur.

Ce que vous avez affronté n'était qu'un cloporte. Un simple mendiant incapable de tout sans aide. Il semblait attiré par quelque chose, mais pas par votre ... Mère ?


Effectivement, j'ai encore fait une erreur. Un magister est le titre donné aux magiciens d'un collège. Dans mon cas, il s'agirait de devenir Magister du collège de la Mort, un magicien qui a appris a utiliser Shyish. Quand à ma mère dont vous parlez ... Je n'ai aucune information sur elle, ni sur mon père d'ailleurs. J'ai grandi dans la rue, j'ai appris à survivre comme je pouvais au gré des rencontres. Et il aurait été attiré pour cette raison ? Peut-être ... il y a trop de choses que j'ignore encore.

- Non, ne soyez pas stupide.
Nous avons du mal nous comprendre. Quelle signification à cette "Mère" pour vous"

Teh. Eh bien, qui est cette femme pour vous?

A cet instant, il aperçut une image de Dame Friedberg qui le regardait fixement, avant de disparaître peu à peu.
Dame Friedberg ? Il s'agit de ma tutrice, de mon professeur en ces lieux. C'est elle qui m'a appris à maîtriser la magie ainsi que plusieurs leçons sur ce qu'il fallait faire ou non au sein du collège. Ainsi que les valeurs du collège, la persévérance, l'absence d'arrogance, comme vous avez pu l'entendre tout à l'heure.

Et pourquoi êtes vous venus, pourquoi sommes-nous liés.

Soit. Avançons.

Il s'arrêta quelques instants avant de reprendre.

Et quelle est ma place dans tout ça, dans l'Empire. Avec un statut de Magister, je serais un serviteur de ce pays. C'est déja mieux que ce que j'aurais pu devenir, si j'avais continué dans les égouts, et survécu.

Mais être un serviteur de l'Empire, c'est aussi avoir des chaînes, impossibles à briser.

Servir a un coût. S'élever a un prix. Vous servez les mauvais rois, Kah-rel.

Vous avez certainement raison. Mais je ne connais que l'Empire. Et je ne pense pas qu'ils me laissent partir simplement en leur demandant. A moins que ...

Il y avait parfois d'autres mages qui venaient au collège et repartaient peu de temps après. Des mages de Shyish en mission. Cela pourrait prendre du temps mais il serait possible de profiter de ces moments là pour disparaître. Mais pour aller où ? Il faut que je me renseigne.


Renseignez-vous, oui. Et n'essayez pas de me tromper. Je le saurai.

Puis, le silence total, aucune voix ne résonna à nouveau, laissant le jeune homme seul avec ses pensées.

Ne pas essayer de le tromper car il le saurait, le jeune mage en avait conscience. Et il avait vu ce que l'esprit pouvait faire lorsqu'il était irrité. Mais si cet esprit était le seul moyen pour se libérer des chaînes qu'il avait, il allait devoir faire avec.
Karil Dasmof, Voie du Sorcier des Collèges de Magie
Profil: For 8 | End 8 | Hab 8 | Cha 8 | Int 10 | Ini 9 | Att 8 | Par 8 | Tir 8 | Mag 11 | NA 1 | PV 23/65 | SAN : 35/53
Lien Fiche personnage: https://warforum-jdr.com/wiki-v2/doku.p ... ril_dasmof

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