[Karil Dasmof] Libéré, délivré

L’Empereur Karl Franz siège à Altdorf, capitale impériale depuis. Altdorf est un carrefour du savoir et son université est l’institution académique la plus respectée de tout l’Empire. Là, les seigneurs et les princes de nombreux pays viennent s’asseoir aux pieds des plus grands penseurs du Vieux Monde. Altdorf est aussi le centre du savoir magique et ses huit collèges de magie sont fort justement réputés bien au-delà du Vieux Monde. Altdorf est une ville affairée, avec un nombre important d’étrangers, de commerçants et d’aventuriers. La cour impériale elle-même engendre une activité économique florissante, qui attire toutes sortes de gens.

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[MJ] Le Faussaire
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Re: [Karil Dasmof] Libéré, délivré

Message par [MJ] Le Faussaire »

Test de CHA - Karil : 5, réussi.
Test d'INI - Karil : 19, raté.
Test d'INI - ??? : 6, réussi.

"Pardon ? Je vous ai menti ? Je vous ai bafoué ? Mais vous vous foutez de moi ! VOUS m'avez -ghh"

Un doigt vint se loger entre sa mâchoire et sa trachée, interrompant une partie de la diatribe. Un index froid, rigide. Son index, en quelque sorte.

Vous devriez faire attention avec votre zèle, oisssillon.
سأمزق لسانك
Vous êtes celui qui m'avez dérangé, et non l'inverse. Vous êtes l'incapable qui a réveillé cet endroit couvert de pièges et de إبليس. Vous n'avez que le vide entre vos oreilles, et vous prenez la moindre parole comme si elle vous était adressée. A défaut de votre cervelle, je devrais vous arracher les yeux et la langue, vu comme vous vous en servez si peu ! Reprenez, puisque vous aviez envie de vous humilier tout seul.


Il sentit ses pupilles se crisper sous le mot "arracher", et il eut un spasme dans les deux bras à la fin de la phrase. Il n'y eut d'autres interruptions jusqu'à la fin de sa diatribe, mais l'index glacé resta en place jusqu'à ce qu'il ai fini son discours, afin d'assurer quelque politesse supplémentaire.
Test de MAG - Karil : 7, réussi.

Seriez-vous finalement capable de vue, Kah-rel ? Votre "monde" et votre "Em-pirrh" est pourvu de pièges et de faux-pas que vous ignorez, oisssillon. Votre propre corps était pourvu d'un subterfuge lui aussi. C'est pour cela que vous êtes faible et que je n'ai pu garder mon bien. Puisque vous voulez des réponses, appréciez celle-ci : Maintenant que le piège contenu dans votre corps s'est brisé, je n'ai bessssoin que de votre chair. Considérez votre présence comme de la genti-yi-hessss... Sauf si vous méprenez encore le nom de la Grande Reine.

En effet, alors que les sens de l'apprenti s'étaient réveillés en fanfare, le dernier - le septième - avait eu quelque souci. Karil avait beau regarder tout autour de lui, la voix et les sons ne semblaient provenir de partout et de nulle part en même temps, et il n'y avait aucune lueur spectrale dans les environs, comme si... Comme si la voix était à l'intérieur, plutôt qu'à l'extérieur de son crâne.

Si vous souhaitez vraiment rester seul, essayez donc.
سوف تموت في هذه العملية
Faites comme ce marchand de mer, Kah-rel. Vous êtes celui qui l'avez choisi, plutôt que Imlin. Est-ce qu'elle valait la peine d'être sauvée, plutôt que cet impudent ? Teh-heh, puisque vous souhaitez apprendre, et que vous n'avez plus peur, vous apprécierez ceci, j'ima-tjinn.


L'apprenti vit son bras droit se lever lentement, et pivoter vers l'extérieur, jusqu'à avoir la paume vers le plafond.

Cette créature que vous appelez "chose" était de votre ressort, oisssillon. C'est vous qui l'avez appelé, non? Cessez de considérer autrui comme la source de vos ennuis et de votre faiblesse. Vous êtes jeune et ignorant, Kah-rel. Regardez ce que l'on peut faire avec "ce corps dont je n'ai aucune idée de quoi faire"...
Test de MAG - ???, à +2 (après calcul) : 9, réussi.

Soudainement, l'air se fendit au-dessus de la main de l'apprenti, et une volute blanchâtre s’immisça dans ses narines. Il n'y avait eu aucun bruit, aucune incantation, rien. La voix sèche et rapeuse lâcha un rire bruyant, un rire moqueur, avant de reprendre :

Vous sentez, désormais ? Il y a de la vie à proximité. De la sueur, de l'eau gâchée, Kah-rel. طعام
Tout ce lieu est enduit de quelque chose, d'une lueur qui m'est inconnue... Serait-ce ce "Vent" que vous aviez tenté d'expliquer ? Ce Sheysh ? De quel lieu est-il issu, pour se couvrir de sable indihi-go ?


Et en effet, depuis qu'il avait senti les vapeurs opaques, l'air empestait le suc, les vêtements usés, marqués par le travail.

Je sais que cet Empirrh n'est pas le mien ni le votre. Et tant que vous serez ici, avec ou sans moi, vous devrez apprendre. Alors faites le premier pas, je vous prie. Montrez-moi. Comme ceci, Kah-rel.

Karil venait de lever le pied droit, et tout en pliant et dépliant la jambe, de faire un pas en avant. Le bruit formé par le carrelage de grès résonna fortement dans toute la salle...
Test d'INT : 4, réussi.

... provoquant un étrange sursaut derrière un des piliers partiellement abattus.

En fait, plus que les mouvements involontaires de Karil, ce qu'il remarqua en cet instant fut cette cécité passagère qui ne voulait visiblement pas se laisser maîtriser : Il ne ressentait aucune douleur, apercevait autant que ce que la pénombre lui permettait - et plus encore grâce à son don -, mais il lui était impossible d'évaluer rapidement les distances, comme s'il était pris de vertiges, de nausée, ou qu'il avait un oeil obstrué.

Je crois que vous avez de la visite. Peut-être nous ont-ils entendus, ou aperçus ? Vu que vous manquez d'entraînement, c'est votre occasion rêvée... Vous dites bien cela comme ça, non ? Votre langue est assez puérile et baveuse, et ni vous ni moi ne la maitrisons, visiblement.
Au final, Mr Coty se moque de toi, et préfère jouer avec toi plutôt que te punir tout de suite.
Oui, il a ses propres sorts.
Oui, il peut t'aider ou t'empêcher de faire certaines choses.
Non, tu ne sens plus rien sur ta nuque.

Point xp : tu passe à 120xp -3 restants, +6 pour les sorts lancés & dissipés + 75 pour le don à la Mega-Medenor Corporation™ = 198 xp total.

Oublie les xpm, pas de ça chez moi. Je te laisse passer dans ma Cabane pour régler tout cela
<< Bah alors, qu'est-ce que tu cherches mon gars ? L'or, les femmes, le pouvoir ?
J'ai tout et plus encore dans ma baraque, viens jeter un œil !
Oh non, ce n'est pas loin, c'est au coin de la rue là-bas.
Mais attends, t'as les moyens j'espère ?

...

Oh, tu sais, on peut toujours s'arranger... >>

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Karil Dasmof
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Re: [Karil Dasmof] Libéré, délivré

Message par Karil Dasmof »

Tout à sa colère, Karil avait oublié un léger détail. Ou plutôt, l'avait délibérément ignoré. Ce n'était pas du tout une bonne idée de s'en prendre à quelque chose que l'on ne comprenait pas et qui, visiblement, était beaucoup plus puissant que soi. Et surtout dont il avait la preuve.

Sa diatribe aussi rapidement montée, fut tout aussi rapidement interrompue, remplacée par les constatations de celui avec qui il partageait son esprit.

La base même de la survie, il l'avait oublié.

La prudence qui l'avait accompagné durant toute son enfance l'avait quitté au fur et à mesure qu'il vivait dans cet endroit étrange qu'était le Collège d'Améthyste.

Ne pas provoquer et faire profil bas, c'était ce qui lui avait permis d'éviter des coups. Mais le confort, certes relatif mais existant, par rapport à la rue, lui avait fait perdre ses repères.

Son "isolement" dans une chambre moins confortable, suite à une inspection surprise de sa tutrice n'était en somme qu'un simple avertissement du comportement qu'il avait adopté et qu'il aurait du changer.

Sa rivalité stérile et puérile avec Garneth était encore une perte d'énergie, en contradiction avec tout ce que l'on avait tenté de lui inculquer. Il aurait du s'en détourner, ne pas y donner d'importance. Au lieu de cela, il s'était enfoncé dedans, l'avait renforcé, permettant ainsi d'accentuer l'animosité que les deux apprentis se portaient.

Jusqu'à ces souterrains, jusqu'au moment où il avait défié Garneth de toucher ces portes. Il avait définitivement foulé aux pieds tous ses préceptes, toutes ses ficelles. Il s'était déja vu Magister alors qu'il n'était qu'un apprenti. Et maintenant, il en avait conscience qu'il n'était rien de plus qu'un petit merdeux sorti des ruelles et que s'il échouait, même s'il aurait toujours chaud et serait rassasié au sein du collège, il ne serait jamais rien d'autre qu'un simple pion.

Et son attitude récente allait lui assurer cette place.

C'était en écoutant le laïus du spectre, qui s'était assuré de ne plus être interrompu tant qu'il parlait que tout cela le frappa.

Il avait raison, c'était entièrement de sa faute s'il était dans cette situation, s'il avait vécu tous les derniers évènements. C'était uniquement de sa faute.

Et que l'esprit se moque de lui, il ne pouvait rien y faire, même s'il n'appréciait pas du tout. Après tout il avait raison sur un point, il avait déja pu prendre possession de son corps sans problème. Qu'il soit encore présent montrait d'une certaine "bonté" de ce dernier, à moins qu'il ne préfère ainsi se moquer du jeune mage ? A cet instant, toutes les interprétations étaient possibles.

Mais par contre, qu'est ce que racontait l'esprit ? Un piège dans son propre corps ? Qui a été brisé ? Il réfléchit quelques secondes et fut surpris de ne pas sentir l'habituelle douleur lancinante sur sa nuque. Est-ce que ça a avait un lien avec ce "piège" dont parlait le fantôme ? La situation était toujours aussi confuse pour le jeune mage. Le fantôme avait raison sur un point, il était aveugle, il ne voyait rien de ce qui se tramait autour de lui.

Il sentit son bras se lever, comme tiré vers le haut. Et il n'avait eu aucunement envie de bouger ce bras. Il n'avait même pas eu un fragment de pensée visant à le lever. Et au même instant, l'esprit lui fit une petite démonstration, son bras pivota et il sentit une force suivie d'un craquement sonore, juste au dessus de son bras levé. Il leva rapidement la tête et put remarquer une légère fumée blanche qui n'était pas là quelques instants auparavant et qui pénétrèrent ses narines.

Le message du spectre était clair avec cette petite démonstration. Le corps du jeune mage pouvait devenir comme l'une des simples poupées de son que des colporteurs faisaient danser dans les ruelles, pour amuser les petits et les grands. Un spectacle prêt à faire éclater des étoiles dans les yeux des passants, la petite silhouette semblant danser, rattachée aux doigts de son créateur. Karil avait même eu l'occasion de regarder parfois ces petits spectacles, qui parvenaient à lui faire oublier quelques temps sa condition. Il se rappelait même de sa joie quand il avait découvert cela pour la première fois. Mais aujourd'hui, c'était lui qui bougeait selon le bon vouloir de l'esprit et c'était bien plus effrayant quand c'était son propre corps qui était soumis à ce genre de traitement.

Puis l'esprit lui reparla, de Shyish visiblement, de ce vent qu'il ne connaissait pas mais parvenait pourtant à ressentir. Il hésitait à parler mais il ne pu s'empêcher, d'un ton plus calme sans doute lié à la manifestation de puissance de l'esprit.

"Tout ce que vous avez dit, ça fait mal de le reconnaître, mais vous avez raison, il faut que j'arrête de reprocher ce qui s'est passé sur le reste plutôt que moi. Et oui, je parlais de Shyish, le vent de Magie que l'on qualifie de la "Mort" et que je tente d'utiliser.

Puis son corps se remit en marche, contre sa volonté. Il tenta bien de résister, mais c'était peine perdue et cela, Karil l'avait bien compris. Le son provoqué par son avancée se répercuta dans la salle entièrement vide.

Et c'était bien un sursaut qu'il avait cru voir, derrière ce pilier effondré ? Non, ça ne se pouvait pas, il n'y avait que lui après tout et ...

Peut-être ces squelettes mais selon l'esprit, il sentait de la sueur. Et des os ne sont pas censés sentir la sueur, non ? Dans ce cas, il reste peut-être la chose qui l'avait assommé et qui elle, avait l'air tout à fait vivante. Lui-même, également il était vivant, enfin il pensait. Il n'en était plus trop sur avec tout ce qui s'était passé mais il préférait se considérer comme en vie. Et c'était tout, non ?

Une soudaine illumination se fit dans son esprit. Non, il y avait d'autres personnes qui était venues dans ces souterrains avec lui. Trois autres étudiants d'Améthyste. C'était peut-être l'un d'eux que l'esprit avait senti. Mais alors qu'il s'efforçait de voir à travers l'obscurité, il se rendit compte que sa vision était dérangeante. Pas douloureuse, mais ce pilier, il était où exactement à cinq mètres où à une trentaine ?

Avec difficulté, il se mit en marche, contrôlant visiblement ses jambes, et ne faisant aucune remarque sur le ton moqueur utilisé par l'esprit, afin de préparer son entraînement.

"Si on arrive à sortir en vie de cet entraînement, ce sera déja pas mal. Et bon, ça sera l'occasion d'essayer ce que vous m'avez indiqué ..."

Il se prépara, tentant mentalement de se souvenir des nouvelles formulations que l'esprit lui avait envoyé. Le jeune mage ne savait pas ce que prévoyait son encombrant voisin mental mais de toute façon, il n'était pas assez puissant pour l'empecher de faire ce qu'il voulait pour le moment.
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[MJ] Le Faussaire
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Re: [Karil Dasmof] Libéré, délivré

Message par [MJ] Le Faussaire »

Test d'HAB : 5
Test d'INT - ??? : 10, raté.
Le second pas fut plus habile que le premier, et cette fois, le pilier s'était gardé de remuer. Il fit quelques pas, marmonnant des syllabes déconstruites, des mots attachés sans grammaire, tandis que ses mains décrivaient une invitation lente envers le marbre craquelé. Il y eut un hoquet, un soupir au sein de sa tête, suivi d'un crachat sans stigmate. Comme si de rien était, son œil droit était revenu à sa portée, rapportant la vision d'origine comme un vieux chien bien éduqué. Le pilier était proche désormais, et l'odeur obstruait le moindre recoin de ses narines. Qui que ce fût, cela empestait la sueur, le sel, le suc.
Test de MAG - Karil : 1. Critique.
Dégats de base : 25, sachant que c'est direct.
Dégats dû au critique : Et bah... Ehm...
Bêtement, il vit un pied se distinguer alors qu'il contournait lentement les gravats. Le pied se découvrit peu à peu, laissant paraître une jambe torse, blanche et perlée. De la peau. De la peau tendue, fraîche et encore bien attachée... Mais aussi agitée. Le pied avait pivoté, le tibia tremblé, dévoilant une robe taillée, percée par endroits, imbibée à d'autres. L'apprenti tira sa main crispée vers lui, jusqu'à sa bouche, jusqu'à son nez, d'un coup sec. L'air devant lui s'effilocha dans l'instant, prenant une tournure violette et filandreuse. Et bientôt, les fils trouvèrent hameçon, et l'hameçon une accroche. Et puis les fils laissèrent la place à des tiges, à des cordages plus ou moins légers... Et tous s'ancrèrent, trouvèrent refuge dans sa trachée.

- "Ffffff-ggaahh..."

Il cligna des yeux. Rien. Tout s'était envolé, parti en fumée. La jambe avait séché, comme une datte ou un prunier. Le corps gisait ainsi, sans vie, déshydraté : les yeux bouffis, les traits tirés, la peau striée, les veines dilatées. Cela donnait un air horrible à cette chose qui venait d'expirer, cette silhouette crevassée qui avait été une femme ou une fille dans un temps passé. Même les cheveux avaient séché, tout collés qu'ils étaient par ce mélange de craie et de sang versé. La fille avait péri, sans un bruit, sans un songe. La fille avait séché, ses larmes envolées, son sang glacé.

Il y eut une lumière, un éclair devant ses yeux. Une lame émoussée qui rentre, et qui tremblote. Un cri. Une crise qui résonne. Le plafond qui tremble, la pierre qui lâche, l'os qui craque. Et puis, le silence.

هناك شئ غير صحيح
N'essayez pas de recommencer, cet oiseau s'en est allé. Elle aurait été utile, si elle avait été nourrie de lait et de miel. Divertissante, si elle avait su danser, teh-eh.


Soudain, il se mit à suer, comme lorsque l'on est bien rassasié. Nul n'aurait pu dire depuis quand avait-il mangé, mais en cet instant, il tenait bon.
Test d'INT : 19.
Quelque temps plus tard, il se surprit à rêvasser. L'esprit s'était assagi, se contentant de ruminer bruyamment, sans s'agiter. Pourtant, quelque chose continuait de le gêner. Il cherchait autour de lui, troublant le calme environnant, sans succès. La pierre était bien sèche, le carrelage lustré. Les murs étaient tous plat, pleins, sans arôme ou cavité. Et pourtant, il sentait quelque chose. L'odeur ne cessait pas, le sel chaud le tenait encore et encore par le bout du nez...

Quand tout à coup, un pas haletant se fit entendre. Un pas difficile, claudiquant, irrégulier, suivi d'un soupir répété. Une autre silhouette s'annonça à l'opposé, par le seul couloir qu'il n'avait exploré. L'individu était trempé, agité, paniqué.

- "Heeeeh, pfff, haaaa... Ka-aril ? Karil ! Cours !"

Le garçon l'interpellait en battant le pavé. Il avait eu un nom autrefois. Un nom qui sonne, qui dévisage, qui critique les paniers. Garniyh ? Karneth ?

Garneth. Il s'appelait Garneth.

- " Ne reste pas planté là, cours ! Elle va t'atrapper !"

A cet instant, ses mots eurent un écho. Un rire, un caquètement vint confirmer ses dires.

- "Ho.... Haaaa.... voilà .... que ... Hi hi..... Ho ho ha-ha-hi-hi-hooooo... petit oiseau n'est pas seul ? Hooooo, qui est-ce qui chante, si... hi-ho... Hooo... Oui... Que chantes-tu, bel oiseau ?"

Garneth avançait vers son acolyte aussi vite qu'il le pouvait, mais quelque chose l'empêchait de courir, de s'élancer. Il tenait sa robe le poing serré, appuyé contre sur le genou gauche, tandis que l'autre battait des phalanges droit devant lui. Le tissu était plié et tiré au niveau de sa jambe gauche, comme si... comme s'il boitait de ce coté.

A une quinzaine de mètres derrière se tenait la vieille mégère, une carne fanée aux cheveux emmêlés qui frottait le mur avec sa patte griffue.

Grand Ptra, que le soleil couvre cette injure !

L'esprit enfermé avait lâché ses mots, sans se distinguer.

Montrez-moi que vous savez y faire. Allez, décidez.
<< Bah alors, qu'est-ce que tu cherches mon gars ? L'or, les femmes, le pouvoir ?
J'ai tout et plus encore dans ma baraque, viens jeter un œil !
Oh non, ce n'est pas loin, c'est au coin de la rue là-bas.
Mais attends, t'as les moyens j'espère ?

...

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Re: [Karil Dasmof] Libéré, délivré

Message par Karil Dasmof »

Alors qu'il s'avançait, sur ses gardes, Karil se rendit compte que sa vision était revenu à la normale, tout comme son bras. Visiblement, l'esprit avec lui avait décidé temporairement de couper les fils de sa marionnette et de lui rendre toute sa liberté de mouvement, ce qui pouvait s'avérer utile vu ce qu'il comptait faire.

Faisant tourner les incantations nouvellement apprises dans sa tête, tentant de repérer les endroits où les mots pouvaient facilement être mal interprétés, ou juste plus compliqués à prononcer. Un "Al" à prononcer alors que les incantations qu'il connaissait devait impérativement prononcer un "El", ce genre de petit détail insignifiant en apparence mais qui pouvait totalement ruiner l'invocation et déchaîner les vents de magie autour de lui. Et pour l'avoir vécu, il ne voulait pas connaître à nouveau ce maëlstrom avant un très long moment. Sans compter que cela aurait peut-être déchaîner la colère du spectre. Et ça non plus, il ne voulait pas le subir à nouveau.

En dépassant le pilier, afin de voir ce qu'il y avait derrière, la silhouette qui semblait être humaine, vivante. Un pied, de la peau et non pas un tas d'os. Une silhouette qui semblait blessée, dont la robe était transpercée, tâchée de sang. Cette silhouette ne semblait aucunement être celle de cette femme lézard, étrange qui avait tout fait dégénéré. Enfin plutôt qu'il avait visiblement dérangé et qui voulait maintenant leurs morts.

Mais cette réflexion n'eut jamais le temps de s'imprimer dans son cerveau avant que, par réflexe, il ne lâche les vents qu'il avait accumulé sur la silhouette qu'il reconnaissait maintenant. Et l'incantation qu'il venait d'apprendre n'avait été aucunement ratée. Et l'enfer se déchaîna sur Dirna.

Une fois un sort lancé, on ne peut plus l'arrêter. Et, peut-être par ironie, peut-être que l'esprit avait décidé d'utiliser sa puissance, mais le sort fut trop bien réussi. Comme lorsqu'il avait frappé Emelyne avec son sort durant l'entraînement de dissipation. Mais alors que pour Emelyne, cela s'était traduit sous la forme d'un nuage sombre qui frappa violemment, ce nouveau sort se traduisit par des filaments de Shyish qui se plantèrent dans la peau de Dirna, dans sa gorge. Filaments qui devinrent plus gros, semblables aux cordages des petits bateaux sur les quais.

Et il ne put arrêter son sort, tandis que de la gorge de sa camarade s'échappa un râle d'agonie et que sa peau, sa chair semblait avoir perdu en volume, être devenue totalement desséché, ne laissant qu'une vision déformée de ce qui était autrefois un être humain.

"MERDE ! MERDE ! MERDE ! C'EST PAS POSSIBLE !"

Le jeune apprenti eut l'étrange sensation que Shyish souffla bien plus fort au moment du décès de sa camarade, comme si une bourrasque avait soufflé au dessus des des jeunes gens, avant de laisser la place à la légère brise habituelle de Shyish.

Mais c'était trop tard. Il venait de causer la mort de sa camarade qu'il n'avait pas réellement connu, pour être honnête. Et l'esprit fit une énième remarque incompréhensible, parlant de danse, de miel et de lait. Et puis, c'était quoi du miel ?

Mais à cette remarque, il ne put s'empêcher de revivre ce qu'il venait de faire, trouver une autre manière de faire, évitant ainsi la mort de l'apprentie. S'il n'avait pas préparé son sort, elle aurait pu survivre ... mais il aurait également pu mourir, si c'était la chose qui s'était cachée pour le frapper. Non, il était obligé de prendre ses précautions. Après tout, l'esprit le lui avait dit. Il y avait plein de pièges, et il aurait pu tomber dans une embuscade. Il lui fallait être sur ses gardes, avoir une vigilance constante.

Mais le calme était revenu, après son cri, et une odeur étrange continuait à lui chatouiller les narines, une odeur qui ne pouvait plus émaner de Dirna. Et en plus de l'odeur, la salle était devenue beaucoup trop calme.

Puis des pas, lents, irréguliers commencèrent à résonner dans le couloir, accompagnés de soufflements, d'une respiration qui semblait difficile et haletante. Comme si la personne était à bout de souffle. Se retournant vers le couloir qu'il n'avait pas encore exploré, il vit une silhouette boitant vers lui et qui lui parla.
- "Heeeeh, pfff, haaaa... Ka-aril ? Karil ! Cours !"

Cette voix ... ça lui disait quelque chose. Une voix désagréable, qui lui rappelle des mauvais souvenirs.

Garen ... Karneth ...

Garneth. C'était Garneth, le prénom qu'il cherchait. C'était à lui qu'appartenait cette voix. Alors qu'il tentait de retrouver l'identité de celui qui venait vers lui, ce dernier lui parla à nouveau, d'une voix plus pressante? plus paniquée, on dirait. Comme s'il tentait d'échapper à quelque chose.

- " Ne reste pas planté là, cours ! Elle va t'attraper !"

Il avait du mal à marcher, il semblait trainer sa jambe gauche, comme si elle était morte, ou brisée. Et il n'avait aucune trace étrange sur sa robe. Aucune trace de sang, comme il avait pu voir sur la robe de Dirna.

Avant même qu'il ne puisse parler, il remarqua une autre silhouette derrière Garneth. Une silhouette vaguement humaine, avec un bras inhumain.

Elle.

C'était elle qui avait causé tout ça, qui les avait peut-être liés, le fantôme et lui. Elle qui savait peut-être expliquer ce qui se passait. Cette chose qui l'appelait "petit oiseau", avait-elle un lien quelconque avec l'esprit qui l'appelait oisillon ?. Ses remarques firent un rapide tour dans son cerveau, avant que l'esprit qui n'était en lui réagit à son tour. Et vu son ton, il ne semblait pas apprécier la vision de la folle des souterrains qui venait d'émerger.

Avant de réutiliser ce que vous m'avez appris, je vais déja essayer de rallier Garneth. Je ne l'apprécie pas mais je préfère mettre le plus de chances de mon ... notre côté, contre cette chose. Et ce que vous m'avez appris pourra m'aider.

Commençant à manipuler les vents, Karil tenta de convaincre Garneth.

Garneth, on est dans ces souterrains, on a réveillé cette chose, on a causé ce bordel. On est censés être de futurs mages de la mort. Donc assumons nos actes et faisons face à ce que nous avons réveillés. Donc on va se battre ensemble. A moins que tu ne préfères continuer à jamais tes moqueries en tant qu'apprenti éternel ?

Il se retourna vers la femme qui continuait à avancer et lança d'un ton glacial, vers

Et quelque soit ton choix, je dois m'expliquer avec cette chose.
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[MJ] Le Faussaire
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Re: [Karil Dasmof] Libéré, délivré

Message par [MJ] Le Faussaire »

Test de MAG de Karil : 14, 2. Réussi au 2e essai.
Test de CHA pour commander Garneth, à +2, +1 vu son état : 7, réussi de 4.
Résistance de Garneth, à -3 : 1, réussi de 8. Hm.

- " Apprenti éternel, moi ? Eeh, fff, parle pour toi, moi j'veux pas mourir ici ! "

- " Et quelque soit ton choix, je dois m'expliquer avec cette chose."

Il n'y eut aucune réponse de la part de l'apprenti boiteux. Il se contenta de bifurquer, d'errer et de geindre sans but tandis que l'espèce de mégère d'en-face se complaisait à rire copieusement. De fait, elle se gaussait tellement qu'elle n'avait pas avancé depuis quelques secondes, toute pliée qu'elle était. Quelque chose n'allait vraiment pas avec cette personne. Plus que sa patte écaillée ou que son rire glaçant, il y avait quelque chose

Et pourtant, Karil voyait bien une chose au-delà de sa laideur et de son âge : son regard vide, ses étranges yeux qui paraissaient entièrement noirs à cette distance le fixaient à tout instant, comme si ceux-ci étaient rivés sur lui plutôt que sur leur propriétaire hilare.

C'est alors qu'elle se releva, faisant grincer sa patte contre le carrelage poussiéreux. Il y eut un claquement, tel un coup de fouet, et Karil leva les mains instinctivement, prononçant les mots à la hâte, dardant du chef afin de suivre le moindre tressaillement. Mais la seule chose qu'il vit fut le regard interloqué de l'écaillée, qui fronçait un sourcil tout en pivotant sa tête.

- " Ooooh, je vois... Ho-ho-ho, petit oiseau veut s'envoler, lui aussi ? Hiiiiii, mais vers où veux-tu voler, hé ?"

Elle inspira un grand coup, et le seul son qui arriva aux oreilles de l'apprenti... Furent les pas pressés de son compatriote boiteux. L'instant d'après, il un choc, un roulement, comme un estoc. Un cri paniqué, suivi d'un songe, et d'un... La brume venait-elle de se lever ? Il avait senti la magie refluer, mais malgré sa prestance, rien n'apparut à ses yeux. En fait, il ne voyait presque plus rien autour de lui, sinon ses mains sèches et sa robe violacée.

Il avait tenté de couper court aux manigances de la vieille en l'agrippant comme Dirna, mais encore une fois, rien ne survint. Derrière, les pas avaient repris, agrémentés de petits "poc" rocailleux. Il se mit lui aussi à prendre une grande inspiration, cherchant du regard quelque chose pour concentrer son attention. L'instant d'après, les choses étaient revenues à son chevet. La brume était présente, mais bien plus claire, plus limpide, à peine plus que de la buée. Au-delà, des traits très stricts se distinguaient : colonnes, pavés, couloirs zébrés, ... Là, une forme, une ombre bariolée.

Qu'est-ce que vous manigancez, Ka'hrrrr-el ?! Annihile. Ou je m'en charge. Annihile.

Et à nouveau, machinalement, sans un bruit, il se mit à incanter. Des mots allaient et venaient dans sa tête, des syllabes étranges, qu'il aurait cru imprononçables avec une gorge humaine, et que pourtant, il éructait et entendait à voix basse. Cette fois, les gestes étaient moins fébriles, moins pressés. Cette fois, les fils réapparurent, trouvèrent amorce, et s'ancrèrent profondément dans la silhouette tremblante. Durant une seconde, Karil sentit un trouble, un mouvement entre les cordées.

- " Ssssssa... Agh-ahal-eh petit oiseau veut m'attraper, ha ? Si tôt tombé du nid, si tôt à vouloir chasser... Hoooooo, je sais... Geh !"

Il y eut un sifflement, suivi d'un râle, d'une urticaire, d'une crampe vigoureuse à la main gauche, et ... Était-ce des épluchures ou des lambeaux à son poignet ? Il y avait tant d'informations qu'il ne put toutes les accepter. Lorsqu'il rouvrit les yeux, la fine brume commençait à se dissiper. Sans coup férir, quelque chose l'agrippa à la gorge, écrasa juste un instant sa trachée.

لماذا التوقف الان؟
حشرة بائسة!


Les mots acerbes résonnaient dans sa tête, perdant tout sens et origine. Il sentait quelque chose ou quelqu'un qui lui parlait, mais rien ne semblait faire sens, ni les sensations, ni les idées.

من الخطأ استخدام مترجم للغش...

Ce flou étouffant s'étala quelques secondes, une éternité aux yeux de l’intéressé. Les échos résonnaient encore dans sa tête lorsqu'il recouvrit la vue, l'odorat, la gravité. Et pour un retour à la réalité, la vue était terriblement gâchée. Une forme rêche, sèche, âgée s'était dressée sur sa personne. Depuis sa posture de bossu, elle le regardait d'un œil très intéressé.

- " Hooooo... Hahihoha-hoooo... Tout beau, tout chaud... Si chaud, petit oiseau. Mais tu n'es pas un oiseau ? Oh-ho, non, tu... tu es plus... beau ? "

Sans savoir pourquoi, il avait froid à l'un de ses bras, et sa robe collait au fur et à mesure qu'il s'agitait. D'un geste brusque, il cracha toutes les paroles nécessaire à une incantation. Un cri retentit, et la vieille tenta sans raison d'agripper à ces filaments qui la tiraillaient de toute part. Se jetant en avant, elle tenta de lui fracasser le crâne avec sa canne, mais rien n'en fut. Le bois le cueillit bien juste sous les tempes, mais il glissa sur le côté, recevant un feulement grossier en guise de répartie.

Juste devant ses pieds, une minuscule créature s'acharnait à griffer, cogner, mordre tout autour d'elle. La bestiole était étrange, moitié épineuse moitié emplumée, avec une tête de volatile noir et des pattes griffues de chaque côté. À l’œil nu, on aurait dit un croisement étrange entre de petits animaux décédés... Si l'on omettait bien sûr qu'un morceau de la tête était à vif, et que les os des pattes arrières s'entrechoquaient à chaque pas, comme des gravillons sur le pavé.
--T0--
Garneth s'éloigne.
Karil prépare un sort.
Mémé Lézard fait autre chose.

Test d'INI : 4 v 14, Karil a l'effet de surprise.
Test de MAG : 19, raté.

--T1--
Tour de Garneth - Action inconnue : 19, il rate son action et s'enfuit.
Tour de Mémé - Action inconnue : 9, réussi.
Dissipation : 16, raté.
Tour de Karil - Buveur d'esprit : 14, raté.
??? : résultat secret.

--T2--
Tour de Garneth - Action inconnue : 19, raté.
Tour de Mémé - Action inconnue : Résultat secret.
Tour de Karil - INT : 15, raté.
Détection de la magie (choix du joueur) : 5, réussi.
Buveur d'esprit : 3, réussi de 5.
Dissipation de Mémé : pas suffisant.
25pv retirés à Mémé.
??? : résultat secret.

--T3--
Tour de Garneth - Aucun jet, il est hors de portée.
Tour de Mémé - Action inconnue : Résultat secret
Résistance de Karil : 20. Tu es étourdi.
Tour de Karil - Étourdi. Tu perds 11 pv.
??? : résultat secret (x2)

--T4--
Tour de Mémé - Action inconnue : 18, raté.
Tour de Karil - Étourdi. Fin de l'étourdissement.
??? : résultat secret.

--T5--
Tour de Mémé : Action inconnue - 6, réussi - tu perds donc 19 pv.
Tour de Karil - Buveur d'esprit : 3, réussi - Dissipation ratée - Mémé reperd 25pv, tu en récupères 6.
Tour de Mémé : Elle tente autre chose ! - 3, réussi - 17v8, c'est raté.
??? : Résultat secret.

-- T6 -- En cours...
Bilan de la situation : tu as perdu 24 pv au total. Mémé en a perdu une cinquantaine environ.
Tu sens que tu saignes, et tu es seul (à terre, selon les avis).
Tu n'as aucune idée si Garneth est encore dans les parages ou non.

Enjoy.
<< Bah alors, qu'est-ce que tu cherches mon gars ? L'or, les femmes, le pouvoir ?
J'ai tout et plus encore dans ma baraque, viens jeter un œil !
Oh non, ce n'est pas loin, c'est au coin de la rue là-bas.
Mais attends, t'as les moyens j'espère ?

...

Oh, tu sais, on peut toujours s'arranger... >>

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Re: [Karil Dasmof] Libéré, délivré

Message par Karil Dasmof »

Il se doutait que jamais Garneth ne prendrait le risque de se prendre en main et d'affronter les dangers mais en avoir la preuve sous ses yeux, c'était autre chose. Même la menace terrible de l'apprentissage éternel (bon, d'accord la rumeur que l'on se racontait parfois le soir pour se faire peur) n'avait pas suffi à lui faire prendre position, et ce dernier préféra claudiquer ci-et là.

Etouffant un juron, Karil se retourna vers "Patte de Lézard" qui ne cessait de s'esclaffer. Savoir si la rebuffade de l'autre apprenti en était la cause ou non, c'était impossible à savoir. Puis elle reparla encore, lançant des phrases sans aucun sens avec ses oiseaux.

Puis, d'un coup,, elle aspira et rien ne se passa, excepté les bruits de Garneth. Karil ne voyait rien de particulier. Puis il ne vit plus rien tout court.

Visiblement, son adversaire avait bien réalisé quelque avec son aspiration, levant une sorte de brume impossible à percer.

"Merde"

Alors lui vint l'idée de faire subir à cette vieille peau ce que son infortunée collègue avait connu quelques minutes auparavant. Se faire attraper par le col et se faire aspirer sa vie.

Karil eut un haut le cœur en repensant à ce qu'il avait réalisé, on disait que "Buveur d'esprit" était horrible dans les livres, mais il est encore pire une fois qu'on l'applique. Mais c'était peut-être le seul moyen de renvoyer cette chose où elle devait aller. A moins que ce haut le coeur ne soit lié à la perspective de devoir toucher la chose.

Il se précipita là où elle se trouvait et agrippa ... du vent. Il faillit trébucher et reprit son équilibre de justesse, juste à temps pour entendre les bruits de la canne qui se répercutaient dans la salle. Des "poc" "poc" agaçants. C'est à ce moment que la brume se dissipa légèrement, laissant entrevoir des ombres familières mais également inquiétantes.

Celle là est censée être une colonne mais ne serait-ce pas la folle qui s'est redressée ?.

Comme pour ajouter un peu plus de complications à la situation, le crâne de l'apprenti retentit sous la ... quoi ? La désapprobation ? La colère ? L'agacement ? Peu importait, de toute évidence, l'esprit dans son crâne voulait en finir et rapidement. Et il le faisait savoir à sa manière, toute chaleureuse et amicale. Et l'apprenti avait appris douloureusement à ne pas forcément répondre à ce genre de remarques.


Reprenant rapidement le contrôle, Karil invoqua à nouveau les vents pour agripper la folle et aspirer sa vie, fermant les yeux afin de mieux visualiser les fils qui les reliaient. Mais quelque chose semblait étrange.

La folle continuait à se moquer alors qu'elle était agrippée, il en était certain. Et ce n'était pas rassurant du tout.
Puis soudain, une douleur à la main, poussant un cri de surprise, il lâcha sa prise et vérifia son poignet dont des lambeaux de peau pendaient. Rien d'excessivement douloureux, mais la surprise lui fit perdre quelques instants ses moyens. Surprise mise à profit lorsqu'une poigne glaciale se saisie de sa gorge, comprimant sa trachée, floutant de plus en plus sa vision tandis que des sons résonnaient dans son crâne, des sons qu'il savait émis par l'esprit mais qu'encore une fois, il ne comprenait pas. Ce qu'il ressentait c'est que l'esprit semblait s'impatienter par contre.

Mais ce n'était pas le moment d'essayer de le comprendre. Crachant plus qu'incantant, Karil tenta à nouveau de viser la folle avec les filaments du Buveur d'esprit, filaments qu'il semblait manier plus facilement. Sans compter que le sentiment d'horreur qu'il avait éprouvé la première fois lorsqu'il l'avait lancé s'était légèrement dissipé. Il était certes toujours mal à l'aise en le lançant mais vu la situation, son malaise passait en second plan.

A ce moment, la folle continua encore ses phrases incompréhensibles. Mais quelque chose fit tiquer l'apprenti. Pourquoi parlait-elle d'un oiseau et plus d'un oisillon ? Avant de parler d'encore autre chose ? Il n'avait pas l'occasion de s'attarder là dessus tandis qu'il vit les filaments se diriger vers leurs cibles.

Les filaments la frappèrent et criant, elle se jeta sur lui avec son bâton et au moment où il sentit un choc sur ses temps, il se sentit partir, ne sentant qu'à peine sa chute. Un choc sourd, une douleur qui irradiait dans son crâne, différente de celle de la tempête engendrée par l'esprit qui était avec lui, ou d'un effort magique intense.

Voyant flou, des larmes dans les yeux, il entendit un bruit incongru, une sorte de sifflement. Ou de feulement. Quelque chose qui n'avait pas du tout sa place en cet endroit lugubre.

Tentant de reprendre une position assise avec peine, il vit une petite forme au niveau de ses jambes qui feulait vers lui. Une petite forme, minuscule, semblable à celle d'un chat, si l'on considérait qu'un chat normal pouvait avoir sans aucun problème une partie du crâne à vif et une tête d'oiseau. Il sentit aussi que sa robe collait à certains endroits.

"Mais ... c'est quoi cette chose .... Je m'en occuperais plus tard, où est la folle."

Se relevant avec difficulté, évitant la chose à ses pieds, Karil regarda les alentours et vit une forme qui se tenait un peu éloignée. La douleur l'empêchait de la distinguer clairement et, pendant une fraction de seconde,, il revit le corps de Dirna.

Elle est forte mais pas question que j'arrête. J'ai peut-être causé cette catastrophe mais cette chose en est responsable aussi.

Il commença alors à nouveau à incanter les syllabes du Buveur d'esprit pour les lâcher sur la silhouette.
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[MJ] Le Faussaire
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Re: [Karil Dasmof] Libéré, délivré

Message par [MJ] Le Faussaire »

Il y a des moments dans la vie d'un être où le monde semble s'arrêter sur son regard, des moments où l'horloge manque un cran, comme si l'aiguille du temps s'était arrêtée sur le cadran. Ces moments, bien que trop rares pour être précieux, sont souvent ceux qui marquent le plus et qui "tachent le buvard", si l'on en croit les poètes des beaux-quartiers. Le plus étonnant avec ces moments, c'est que l'on ne se rend compte de leur existence qu'après qu'ils aient disparu.

Ignorant la créature à ses pieds et la mégère voûtée, Karil se releva à la hâte avant d'incanter son atout favori. Il y eut un sifflement, suivi d'un grincement, comme le bruit d'un couvercle. Lançant les fils aethyriques à la volée, ceux-ci s'enroulèrent en direction de la vieille folle... Qui disparut aussitôt. Il y eut un battement, et les cordages violacés disparurent dans la masse. La purée de pois était revenue, toujours aussi inodore et opaque. Il y eut un râle, suivi d'un choc à la jambe.

Reniflant l'air comme un limier, il pivota brusquement pour éviter une ombre mouvante... Qui s'écrasa sur l'air ambiant. L'instant d'après, il était absorbé par un torrent de douleur et de lumière. La tête qui tourne. Les yeux qui grattent, les oreilles qui sifflent. À nouveau, une sensation dans la jambe, froide. Était-ce le sol, ou le plafond qui siégeait là ? Un mur, ou un balcon ? Cela, ce devait être ses mains, mais où étaient donc passé ses pieds ? Le trouble était-il revenu, ou était-ce seulement le manque de luminosité ?

- "-sonne ne vole si haut, petit oiseau, ho-ho ha hooo... Ha ? Rejoins-donc le nid, hihi-hohohoho"

Il n'y avait toujours pas de mouvement autour de lui, sinon les volutes de fumée sombre. Tandis que ses genoux tremblaient d'un équilibre précaire, des cliquetis retentirent, comme des pas, trois par trois. Les bruits se répétaient, mais semblaient aussi se réduire, s'étouffer petit à petit.

Tant pis pour la lumière, Karil choisit d'avancer. Ses souliers répétèrent le même bruit, mais plus fort, et plus régulier... Il y avait donc du mouvement autour lui, venant d'autrui. Il se surprit à renifler, à plier le nez, à ruminer.

أمام
خلفك
Ssss...


L'intonation était sèche, militaire. Le pas devient pressant, agité, forcé. Le pied bute contre la roche, marche dessus, se propulse en avant. Un rire décousu s'éparpille devant lui. A nouveau, les mains se lèvent, s'abattent, raclent la chair, dressent les amorces... Sans accroche. Rien que du vent, et l'écho de sa voix. Et puis les mains se bloquent, la vieille éructe, suffoque. Il y a un cri, des craquements d'os, une main qui se tord, se creuse, se décroche... Et à nouveau le noir complet. Quelque chose couine, autre chose se heurte au talon de l'apprenti, arrachant une sensation brûlante à ce dernier.

Le rire revient, plus rauque, plus gras. Les fils reviennent, mais rien ne se passe : sans doute une erreur quelque part, ou un creux dans la respiration. Le couinement revient encore, plus près, mais la brûlure se fait trop forte. Les genoux se relâchent, le talon cède, l'apprenti s'écrase en pleine course.

Est-ce là l'imitation d'un porc, ou vous attendez quelque chose pour vous atteler ? Teh-eh-eh, vous en êtes proche.

Le calvaire semble s'achever alors que la vieillarde réapparaît, hilare et prête à s'élancer. Ils sont tous deux dans un couloir, coincé dans cet enchaînement d'arches aux sculptures brisées. La sorcière s'ébahit les bras en T, lance sa griffe vers le ciel, criant alors :

- "Allez, petit envolé, viens donc te-eeeeeeeh!"

S'en suit un craquement lourd, un souffle fort, un râle forcé. Quelque chose vient de couiner, de s'envoler. Sans changer de place, Karil lacère la créature, l'agrippe de toute part avec ses mains et ses "crochets", avant de la disloquer comme un parchemin trempé... Mais cette fois, rien ne vient compléter la manœuvre, pas un ressenti, pas un son.

Le rire revient, le buste pivote, le cycle se reforme, une fois de plus. La fumée s'échappe du sol, encore. La griffe racle le mur, encore. Les fils s'encastrent dans la chair, encore. La vue se trouble, encore... Une lueur verte, une lame qui dévore, les nerfs qui lâchent...

Voyant la folle se débattre, Karil crache à nouveau les mots requis, mais absolument rien ne survient. Le vide total. La brume s'est envolée, les fils évaporés, les couleurs estompées. Encore un effort, encore une relance, encore une salve de mots. Les câbles se dressent, s'accrochent, se dilatent...

Un court instant, il voit une lueur dans sa main gauche, une lueur qui se désagrège, qu'il inonde de sa paume tranchée. Celui d'après, sa main le brûle, lui flambe les nerfs, lui glace le sang. Il cligne des yeux, ses os se meuvent, se collent, se soudent dans une fanfare de bruits et de sensations. Il cligne des yeux, et puis plus rien.

Sa main est là, avec cinq doigts, cinq ongles, et toute la peau blême de d'habitude. Enfin, il y eut un claquement mou.

Qu'est-ce que vous attendez, Kah'rel ? Elle n'en a plus pour longtemps.

En regardant autour de lui, l'apprenti thanatomancien pouvait enfin observer les alentours. Les murs de pierre, les statues de marbre, les arches grises, toutes sans visage, sans faciès. Selon ses sens, la seule chose qui se mouvait encore était cette espèce d'individu décrépi qui geignait et qui toussait à-même le sol. Cette fois, elle ne rigolait plus, et elle ne courait plus, avachie comme elle l'était, le dos contre le sol. Elle respirait bruyamment, par saccades désordonnée. C'était agaçant.

Et à l'odeur, Karil pouvait sentir le musc salé et chaud qui s'amenuisait au fur et à mesure des secondes, au fur et à mesure que les grains trouvaient le fond du sablier.

Vous permettez ?
J'ai la flemme de copier-coller les jets, les effets exacts, etc.

Voilà le résumé :
T6 : Mémé lance un sort. La brume revient.
Karil se relève, rate son sort.
??? touche, Karil perd -13 pv

T7 : Mémé se concentre et lance un sort.
Karil passe son tour, car il est étourdi.
??? échoue.

T8 : Mémé se met à courir.
Karil se réveille, rate son sort.
??? échoue.

T9 : Course-poursuite dans le couloir en ruines, résolue par test d'HAB interposé. Égalité, Mémé à 17 m d’avance.
??? sur les talons de Karil.

Mémé court,
Karil incante et vise au hasard, touche Mémé, inflige 12 pv, en récupère 3.
??? charge, touche la même jambe, enlève 13 pv à Karil.

T10 : Distance entre Mémé et Karil - 24m.
Mémé court.
Karil rate tout.
??? attaque, et c'est le crit. -26pv, Karil est à -8pv. Effet critique : Mis à terre, et rien de +.
Retour à 0 pv pour Karil.

T11 : Distance entre Mémé et Karil - 24m.
Mémé entend Karil tomber, se retourne, fait un beau fiasco, perd 5 pv.
Karil glisse par terre, pulvérise le familier en un coup, ce qui lui rend 7 pv.

T12 : Distance entre Mémé et Karil - 24m.
Mémé balance deux sorts.
Karil ne dissipe rien, mais provoque un sort irrésistible sur son Buveur d'Esprit.
Karil récupère 9pv. Mémé tombe à -15pv ; Effet critique : Étourdissement, handicap sur le long-terme.
Retour à 0 pv pour Mémé.

T13 : Distance entre Mémé et Karil - 24m.
Mémé passe son tour.
Karil fait un fiasco.
Rien ne se passe.

T14 :
Mémé passe son tour.
Buveur d'esprit dans le buffet -> Mémé tombe à -30, Karil reprend 7 pv ; Mémé est désormais à terre, consciente mais à l'agonie.

Fin du combat, gg wp.

René Coty est amusé.
Tu es donc à 23 pv. Enjoy.
Tu perds 4 en SAN à cause des fiasco et autres joyeusetés. Aucun effet à signaler de ton coté.

Et s'il te plaît, décris tes actions futures EN DEHORS d'une balise spoiler. Merci.
<< Bah alors, qu'est-ce que tu cherches mon gars ? L'or, les femmes, le pouvoir ?
J'ai tout et plus encore dans ma baraque, viens jeter un œil !
Oh non, ce n'est pas loin, c'est au coin de la rue là-bas.
Mais attends, t'as les moyens j'espère ?

...

Oh, tu sais, on peut toujours s'arranger... >>

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Re: [Karil Dasmof] Libéré, délivré

Message par Karil Dasmof »

Karil, une fois relevé avec précipitation s'était concentré, manipulant encore une fois les vents pour lui donner l'aspect de plus en plus familier du buveur d'esprit. Etait-ce à cause de l'habitude qu'il prenait avec les syllabes de ce sort, ou simplement car il était plus que déterminé à mettre hors d'état de nuire la créature qui lui faisait face, accompagnée de la minuscule chose qui venait de le percuter dans les jambes. Et il sentait le bas de sa robe qui était collante, mouillée.

Car ce n'était plus simplement de simples filaments qu'il venait d'invoquer, le sort avait changé. Il semblait maintenant manier les hameçons qu'il voyait chez certains pêcheurs quand il trainait encore dans les docks. Acérés, prêt à rentrer dans la chair. Encore plus effrayants que l'aspect auquel il avait été habitué.

Il lança à nouveau vers la folle mais rien ne survint. A l'exception de la brume noire à travers laquelle il ne voyait rien. Visiblement, son sort avait encore échoué, contrairement à celui de son adversaire.

"Pas encore." eut à peine le temps de dire le jeune mage avant qu'il ne retombe à nouveau, percuté dans les jambes par ce qu'il pensait être la petite créature qui lui avait déja fait perdre l'équilibre auparavant.

Perte d'équilibre qui survint à nouveau et il refit la douloureuse découverte du sol. Ou de ce qu'il croyait être le sol. Poussant un cri de douleur, il se hâta pour se relever à nouveau et hésita.

Il ne voyait rien, absolument rien, il entendait des cliquetis, des bruits sur la pierre autour de lui mais il n'arrivait pas à savoir d'où ils provenaient. Il hésita à fuir. Mais pour aller où ? Il n'avait aucune vision et il se pouvait que cela entraînerait seulement sa mort. Surtout s'il croisait à nouveau les morts qui marchent. Continuer, et tenter d'affronter la folle sur son terrain était tout aussi risqué, surtout avec son animal.

Il se remémora alors l'histoire qu'on lui avait raconté. Celle d'un homme qui allait au bout même si cela devait finir par sa propre mort. Ne pas en avoir peur et continuer à avancer.
Celle qui était censé contenir l'essence du Collège

Au même moment, celui avec qui il partageait son esprit émit des sons incompréhensibles, suivis d'un sifflement. Il devait sans doute croire que c'était entièrement stupide de se rappeler de l'histoire à ce moment précis. A moins qu'il ne soit pas d'accord avec ce qui était censé lui être appris.

I n'avait pas envie de mourir, pas maintenant. Et surtout, qui pouvait réellement être prêt à mourir ? Pas Dirna quand il l'avait tué. Pas Garneth qui avait préféré fuir. Pas Emelyne quand ils avaient tentés d'échapper à l'ombre qui les pourchassait. Ni même lui quand il s'était fait saisir par l'ombre et qu'elle avait pénétré en lui.

C'était ironique que dans le Collège de la Mort, aucun des autres apprentis qu'il connaissait un minimum ne semblait accepter cette fin, lui compris. Son corps occupé, son corps froid lors de l'assaut de celui qui était dans son esprit désormais, quand il avait pris le contrôle, l'avait terrifié.

Il n'avait pas le choix. Il lui fallait avancer, mettre hors d'état de nuire celle qu'il poursuivait, même si cela devait se terminer avec sa propre mort. Et cela, il ne le voulait pas.

Alors qu'il marchait, un peu moins sur ses gardes à cause de ses pensées, peut-être, il entendit la vieille parler puis soudain, un énorme craquement. Sec, comme une branche bois que l'on venait de briser d'un coup sec, suivi d'un hurlement. Par chance, ce n'était pas Karil qui le poussa.
Puis, encore une fois, il sentit un choc au niveau de son talon, un choc violent, suivi immédiatement d'une douleur sourde qui se répercuta dans tout le corps de l'apprenti, causant une nouvelle fois sa chute, la douleur couplée au déséquilibre étant plus forte que sa volonté de rester debout.

A travers ses yeux embués, il parvint à remarquer quelques petits papillons de lumière, au moment même où la douleur venait d'atteindre son talon. Il sentait qu'il n'avait même plus la force de crier, de pleurer, il grogna juste de douleur tandis que pendant ce temps, la voix parlait d'un ton moqueur, le comparant à un porc.

Ne pas y faire attention, c'était plus simple à dire qu'à réaliser, mais il ne devait pas réagir. Il le voulait au plus profond mais à chaque fois qu'il avait tenté de réagir à cette encombrante présence, cela avait plus souvent mal fini pour lui que contribuer à améliorer les choses. Et actuellement il avait autre chose sur laquelle se concentrer. C'était peut-être le seul avantage de la douleur, elle lui permettait d'ignorer ce genre d'interventions.

En tentant de se relever, il aperçut la folle qui venait de réapparaître et qui semblait prête à en finir avec lui mais encore une fois, malgré ses paroles, rien ne survint. A l'exception de la chose qui l'avait fait trébucher et qui semblait bondir vers lui.

Etait-ce par chance ? Etait-ce grâce à l'esprit qui venait peut-être de prendre l'espace d'un instant le contrôle de sa langue et de ses bras car n'étant pas prêt à perdre son porteur, ou du moins son corps ? Il ne le savait pas mais alors que la chose se dirigeait vers lui, il sentit que les hameçons du Buveur d'Esprit furent placés dans la créature et il écarta rapidement les bras, comme pour éventrer la chose. Cela dut marcher puisqu'il ne sentit aucun autre contact après ce mouvement.

Karil pourrait presque en éprouver du soulagement mais il restait encore la menace principale, la folle qui tenta encore d'invoquer quelque chose, au moment où les hameçons de Karil tentèrent de se planter dans son adversaire.
Peut-être était-ce à cause de ses chocs répétés avec le sol, du sang qu'il perdait ou des sorts que lançait la femme, mais il fut soudain ébloui par une lueur verte rapidement et, bien que cela ne dura qu'une fraction de secondes, il eut l'impression que ce qu'il avait vu s'était gravé en lui. Car dans cette lueur, il avait cru reconnaître. Non, il avait reconnu celle que l'on nommait "L'aimée de Morr", Morsslieb. La lune grimaçante qui l'avait fixé, il en était certain.

Comment pouvait-elle être ici ? Dans un souterrain où l'on ne voyait quasiment rien. Karil sentit la crainte habituelle lui nouer le ventre, crainte qu'il avait depuis son plus jeune âge en voyant la lune verdâtre qui semblait l'observer.

Puis elle disparut, laissant le couloir dans l'obscurité qui y régnait.

Puis il eut l'impression de revivre ce qu'il avait déja connu auparavant. Les mêmes syllabes qui jaillissaient de sa bouche et qui ne s'accrochaient à rien, tandis que la folle avait cessé même de rire. Une nouvelle tentative et il vit une légère lueur, au moment où il lançait le sort, avant de s'apercevoir avec que sa main n'était plus là mais tranchée, laissant apparaître des os d'un blanc éclatant là ou se trouvait son poignet, os qui semblaient ne pas avoir été touchés par le sang qui jaillissait.

Alors qu'il allait tenter par réflexe, de se saisir de son poignet, une autre lueur survint et il vit les os qui bougeaient par eux même, fusionnant, s'éloignant, dans une sorte de bourrée écœurante avant que tout ne disparaisse.

Il refixa quelques instant sa main et tenta de la bouger.

Oui, il sentait ses doigts qui se pliaient, son poignet qui n'était pas plus ou moins flexible qu'auparavant.

Tout cela avait eu lieu en seulement quelques instants. Le malaise de l'apprenti en voyant sa main tranchée était cependant toujours présent. Il sentit des haut le coeur l'envahir et ne put les réprimer. Se mettant à genoux, il régurgita alors son repas de .... il ne savait même plus de quand datait son repas ? D'avant son arrivée dans la crypte, du matin où il avait étudié avec Emelyne ?

Tout à ses vomissements, il ne pouvait pas porter attention autour de lui, à la folle qui allait peut-être l'achever. Mais tout ce qu'il venait de voir, c'était trop pour son corps et son esprit.

Puis soudain un bruit. Intérieur. Et une voix très connue, trop connue.

"Qu'est-ce que vous attendez, Kah'rel ? Elle n'en a plus pour longtemps."

Il mit quelques secondes à remarquer que la folle ne parlait plus, ne riait plus mais semblait essayer de respirer comme elle pouvait. tandis qu'une odeur étrange, déja sentie lorsque l'esprit se manifestait, commençait à s'introduire dans ses narines.

Et effectivement, quand on la voyait, avachie, se tordant, on pouvait se doutait que c'était bientôt fini.

Mais en plus de la douleur, de ses nausées, de sa terreur, il sentait au fond de lui une pointe de fierté. Il avait failli décéder mais il était encore en vie. Peut-être pas pour longtemps, certes.

"J'ai tellement de questions. Où se trouve Emelyne. Ce qu'était cette porte. Pourquoi les morts se sont relevés. Qui vous-êtes ou ce que vous-êtes Mais elle ne dira rien de clair. Toujours à parler d'oiseaux, ce serait du temps perdu.""

Vous permettez ?

A cette phrase, il tenta de se relever mais il fut terrassé par la douleur à son talon qui le ramena très vite à sa position, un genou à terre.
Il regarda alors à nouveau aux alentours et distingua le bâton de la folle, celui avec lequel elle s'était battu et qui avait failli lui briser le crâne. Et qui pourrait également lui être utile pour au moins se relever et éventuellement marcha. Il se dirigea, le prit et tenta de se relever avec

"Juste avant, je dois quand même vous remercier. Votre apprentissage du sort du Buveur d'Esprit m'a sauvé la vie. Et je suis heureux d'avoir pu m'en sortir sans faire appel à vous, même si je suis dans un sale état. Je vais juste aller prendre ce bâton, que l'on puisse se déplacer. Et pour la suite
allez-y, faites-ce que vous voulez."


Il se dirigea vers le bâton comme il pût, le prit et tenta de se relever avec.
Karil Dasmof, Voie du Sorcier des Collèges de Magie
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[MJ] Le Faussaire
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Re: [Karil Dasmof] Libéré, délivré

Message par [MJ] Le Faussaire »

Il y eut un instant de pause entre les derniers mots de Karil et le reste des événements. Un instant qui fut étrangement calme, silencieux, comme si le temps s'était arrêté, comme si le sablier s'était retrouvé coincé sur un grain, un grain trop léger, trop gros, ou un grain en trop. Il n'y eut aucune phrase, aucun son de la part de son homologue ou de tous les esprits qui l'avaient ennuyés par le passé. Rien, pas même une image qui ressort après la douleur. De fait, la douleur elle-même était partie. Il n'y avait plus que cette sensation - ou plutôt cette non-sensation, cet arrière-goût nerveux - molle, tiède, qui endort les membres et les yeux.

Et puis il y eut un clapotis, un simple clapotis, comme une goutte dans un verre d'eau. Il y eut peut-être une autre goutte, mais elle se perdit ailleurs, au loin, vers l'inconnu. Karil ne ressentait plus un son, plus une couleur, plus un contact. Ainsi, il était quelque part, quelque part dans le ciel, ou peut-être au fond de l'eau, ou encore sous la terre. Ses yeux ne répondaient plus, ses oreilles étaient dures, son nez creux, sa bouche soudée, cousue, collée.

Il était quelque part, mais est-ce qu'il était vraiment lui ? Il avait cru au début qu'il faisait noir, qu'il se noyait dans l'obscurité, mais en fait, il n'en avait aucune idée. Comment pourrait-on juger de l'obscurité, lorsque l'on a rien d'autre pour comparer ? Était-il plongé dans la mélasse, ou bien la tête dans un nuage éclatant de blancheur ?

...
...
...

Où était-il ? Combien de temps était-il resté là ? Que s'était-il passé ?

...
...
...

Tant de questions, tant d'idées folles, et aucune réponse. Aucune sensation, sinon le vide absolu, l'absence de tout, la neutralité la plus abjecte et la plus brute. Rien. Rien que lui. Rien, pas même lui. Il n'avait rien. Il n'était rien. Il ne sentait rien. Il ne savait rien.

Il n'était rien.
Rien qu'une idée, un songe, une tire-laine perdu entre les travées et les pontons des Quais.
Un sale mioche enrhumé, dressé à la cognée de bois, qui mange les restes, qui court pour sa vie, pour trois quignons. Un petiot qu'on refile pour quat'sous, qu'on abandonne pour rien, qu'on laisse en plan, la tête enflée, contre une bouche d'égout.


"T'es qu'une merde, chiot ! Ta mère était qu'un trou, ton père un soulard !"

"Si je t'attrape encore chez les Shallyennes, j't'étripe, t'entends ? Si j't'attrape, j't'étripes !"

"Ta mère aurait dû s'pendre avant d't'avoir, vermine. T'façon ils sont tous morts, si ? Crevé comme des lapins, comme toi bientôt, pauv'merde."

"T'as que s'que tu mérites, pisseux. Et reviens pas les mains vides."

"Dis moi, mon petit, ils sont où tes parents ? En tout cas, c'est pas à l'hospice que tu va les retrouver. Hein ? Ah non, foi de Gaellen, moi-même jamais je n'irai là-bas. C'est plein de souffreteux, de mégères et de bonnes femmes asséchées. Va pas là-bas, ils risqueraient de te castrer. Qu'est-ce que t'as dis ?! Répète un peu, pour voir !"

"Eeeeeh gamin, heeeeeeh, attends, viens voir. Tu m'entends ? Hé oh, du bateau ?"

"Ton p'tit papa s'est tapé une ronde du Sud, et l'est retourné vers ses sous l'heure d'après, non ? Qu'est-ce t'en dis, hein ?"

"Roh t'en fais une gueule, petiot ! On croirait qu't'as chié ton falzard."

"Fais pas cette tête, moi aussi j't'entends. Allez, viens, on va s'boire un canon, ha ! Quoi ? Ouais j'suis mort, ouais. J'sais pu d'puis quand, mais il fait soif. Allez viens !"

"Tu chiales comme une noblette, et p'tet' que t'en es une, hein ? T'va chialer comme une p'tite chieuse qui compte ses sous, hein ? Comme l'autre crevure qui m'a tranché le cou ?"

" Hééééé, il a pas l'air commode, l'autre avec sa dame là. Viens voir, j'crois qu'on peut monter là-haut. T'as d'jà vu des femmes, hein, dis ?
- L'écoute pas, ragazzo , cé qu'oune piantagrane. Il ne t'attiréra qué i problemi
- Qu'ess-y veux l'aut' guignol ? Il m'prend pour un crevé d'hier, ce fumier d'fleuret-iste. Monte là-dessus, gosse, y'a une fenêtre ! Oooh !
"

"Viens voir papa, mon enfant. Viens, viens mon garçon, Sigmar ne nous regarde pas, ne t'inquiète pas..."

"Eh minot, c'est qui l'gugusse qu'est mort là ? Valèrenne ? Valten ? C'est quoi s'nom de baraque ? Tout ce raffut pour une barrique à bière, franchement... Hé, tu sens, y'a des pochons aux fraises dans la rue d'à-Fais gaffe !"

"Kaaaaaril ? Viens, gamin, on rentre au bercail, on a du pain pour toi. T'as faim, hein, dis ? Hé, Kariiiiil ! Sors de ta cachette, sinon t'aura pas à manger, gamin... Là, attrapez-le !"

"Comment vous êtes entré ici ? Qui êtes vous ?"

"Attends, je vais me préparer un peu, c'est un premier essai, alors prends ton temps d'accord ?"

"Vous m'avez menti. Vous m'avez bafoué. Chien impudents..."

Tout était revenu au noir. Tout s'était envolé, disparu.

***
Kah-rel, concentrez-vous. Vous m'avez dit vouloir apprendre, alors apprenez.

- "Vous osez jouer des tours, misérable ?!"

Un choc, comme un coup de batte contre l'os. Un os creux, cassé.

- "Vas-y, essaye, je te regarde. Lève-toi, allez. Du nerf !"

Un autre choc, puis deux, puis trois. Tous plus secs, plus durs. Quelque chose qui roule, qui glisse.

- "Essaye donc, serpent ! Montre-moi comme tu ricanes !"

Une grande inspiration, qui résonne comme lorsque l'on a les oreilles bouchées.

- "Répugnante. Tu ne mérites même pas la salive des chiens pour ce que tu es et fait."

Une autre inspiration, encore plus sourde, encore plus lente.

- "Ni le soleil, ni l'eau, ni le sable, ni le sel ne laveront tes os. Tu n'as plus de nom, plus de voix. Tout cela, tu ne l'as jamais eu, ne l'aura jamais."

Il y eut un souffle. Un torrent de bruit, une bourrasque aux proportions immenses, surréalistes. Et enfin, il sentit quelque chose. Une lueur dorée, brûlante, qui l'accable et qui l'épuise. Et puis...

***
Elle était grande, belle, bronzée. Elle était belle, les lèvres rondes, le visage sculpté. Elle avait des yeux pastels, des paupières d'encre, des traits altiers. Elle sentait le miel, vêtue de nacre et d'or, d'une robe émaillée. Il faisait beau, chaud, à l'ombre des palmiers.

- "Vous venez ?"

SORTEZ.

L'image se brisa en milles morceaux, chacun retournant à la profonde noirceur qui l'avait formé. La chaleur s'envola immédiatement, de même que la sueur, les odeurs, les alizés. De nouveau, il n'y avait plus rien. Rien que l'ombre, l'absence de tout, l'absence de rien. Mais cette fois, il y eut un grondement, et quelque chose qui lui piquait le bout des... de... de ses membres antérieurs.

***
Il ne savait plus le jour, ni l'heure, ni le nom qu'on lui avait donné. Il était là, debout, aux pieds d'une maigre chose toute noire et desséchée. La chose était immonde, craquelée de toute part, figée dans une posture bizarre, tordue, écrasée. Il avait mal tout en bas à droite, et ne pouvait plus poser son pied. Malgré cela, il tenait bon, les deux bras vissés contre une tige de bois noir rainuré.

Elle a lâché quelque chose à propos d'êtres ou d'être libéré. Cela vous dit quelque chose ? Y-a-t-il un détail, un échappé ?
Première étape -
Test opposé, à +4 pour René vu les conditions et tes choix : K 15 vs 9 R, ok.

Deuxième étape -
Moult jets cachés.

Troisième étape -
Test de VOL : résultat caché.
Test de SAN, à -30 vu la situation : 16, de justesse. Dommage.
Test d'INT, normal cette fois : 3, réussi.

Tu passe à 38 de SAN.

Quatrième étape.
Test de CHA : 9, raté de justesse, décidément.
Test de SAN : 89.
Tu passe à 35 de SAN.
Tu obtiens ton premier trouble. On en discutera en privé.
<< Bah alors, qu'est-ce que tu cherches mon gars ? L'or, les femmes, le pouvoir ?
J'ai tout et plus encore dans ma baraque, viens jeter un œil !
Oh non, ce n'est pas loin, c'est au coin de la rue là-bas.
Mais attends, t'as les moyens j'espère ?

...

Oh, tu sais, on peut toujours s'arranger... >>

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Karil Dasmof
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Re: [Karil Dasmof] Libéré, délivré

Message par Karil Dasmof »

A peine eut-il prononcé ses derniers mots qu'il ressentit une sensation étrange. Un silence pesant s'installa et le jeune homme ne ressentit plus rien. Plus aucune fatigue, plus aucune douleur dans sa jambe qui avait été entaillée précédemment ou dans son crâne qui était sonné encore quelques instants auparavant.
Peut-être était-ce un contrecoup des évènements récents ayant épuisé son corps. A moins que la magie ne soit encore en œuvre. Il entendit seulement, dans le lointain, quelques mots prononcés par celui qu'il hébergeait dans son crâne et à qui il avait laissé les commandes.
Il se sentait flotter, perdu, dans une sorte de néant. Puis des images, des paroles résonnèrent. Des insultes qu’il avait entendu plusieurs fois durant son enfance. Des merdeux petits cons. Des menaces également, notamment celle de se faire étriper, ainsi que les sensations des coups. Une jeunesse « normale » pour un gosse des rues.
Mais il se sentit soudain partir et revit des choses dont il ne se souvenait pas. Ou dont il préférait peut-être ne pas se souvenir.
Il voyait un groupe d’individus avec des vêtements troués, dans une ruelle sombre et une très petite silhouette qui tentait de se dissimuler. Un enfant, d’environ 5 ans. Il sentait la faim qui le tiraillait et étrangement, il la vivait également tout comme la fatigue et … la peur ?
Il ne comprenait pas du tout ce qu’il se passait

Il entendait distinctement ce qu’ils disaient, tentant de l’attirer avec des promesses
« Je suis où là, il se passe quoi »
"Kaaaaaril ? Viens, gamin, on rentre au bercail, on a du pain pour toi. T'as faim, hein, dis ? Hé, Kariiiiil ! Sors de ta cachette, sinon t'aura pas à manger, gamin
Non, le gosse ne sortirait pas. Pas avec ces pauvres tentatives. Il voulait lui dire de rester cacher mais ne parvenait pas à prononcer un mot. Il vit alors l’enfant sortir légèrement et, immédiatement, la voix de l’un des individus retentit.
... Là, attrapez-le !"
Et malgré ses efforts pour leur échapper, il vit le gosse se faire ceinturer. Enfin, il se vit se faire ceinturer par l’un des hommes et passer à tabac. Il entendait les cris, les pleurs et les ricanements. Il ressentait les coups que chacun portait à l’enfant et cela lui arrachait des hoquets de douleur.
Puis après ce qui sembla une éternité, il entendit celui qui lui avait demandé de sortir et qui semblait être leur chef fustiger ses compères.
« Faut le garder en vie, débiles »
Et il fit repartir ses hommes ou collègues, Karil n’en avait aucune idée. Puis il balança un minuscule morceau de pain dans la boue à côté de l’enfant qui continuait à pleurer. Alors que ses agresseurs étaient partis, il se vit se relever avec efforts, reniflant sa morve, avant de prendre le morceau de pain et le dévorer.
Puis, le néant vint remplacer cette vision.

« Pourquoi je revis ça ?»
Il n’eut pas le temps de s’interroger davantage

Cette fois, il revit le même garçon, âgé d’une dizaine d’années, qu’accompagnait une personne plus âgée qui discutait et lui apprenait quelques trucs, un certain Lans. Ils discutaient de choses et d’autres habituellement et là, le sujet avait débordé sur les dernières agressions

"Eh minot, c'est qui l'gugusse qu'est mort là ? Valèrenne ? Valten ? C'est quoi s'nom de baraque ? Tout ce raffut pour une barrique à bière, franchement...
« Valten, oui. Il habitait la grosse baraque à la croisée entre la rue des charretiers et celle des poissonniers. Sacrée maison d’ailleurs, à se demander comment les monteurs sont pas encore allés le visiter. »
A ce moment, Lans l’interrompit
Hé, tu sens, y'a des pochons aux fraises dans la rue d'à-Fais gaffe !"

L’odorat de Lans, à se demander comment il pouvait discerner ce qu’il appelait des « pochons aux fraises » dans des endroits où ça puait la pisse les ordures et la décomposition. Et ça, c’était les bons jours.
Mais alors qu’ils se levaient tous deux, il bouscula Karil en lui disant de faire attention. En même temps que sa chute, il entendit un « Chtac »,qui suivit une légère brise au-dessus de lui.
Alors qu’il peinait à se relever, il vit Lans qui n’avait pas été assez rapide et dont un morceau de bois était planté dans sa poitrine. Et à l’odeur désagréable s’ajoutait celle, métallique, du sang qui coulait. Il se réfugia dans un coin sombre, ne pouvant que voir celui qui l’aidait se vider de son sang et, à peine fut-il caché qu’il vit une ombre s’approcher de celui qui agonisait, fouillant rapidement ses affaires et repartit aussitôt, non sans jeter un regard au carreau planté là où était censé se trouver l’enfant avant de repartir.
L’enfant attendit quelques minutes sans faire un mouvement, durant lesquels il entendait Lans hoqueter et tousser tandis qu’il se vidait de son sang. Puis le silence survint et l’homme cessa de bouger et de respirer.
L’enfant se décala lentement afin de revoir le corps à terre.

Et la vision disparut à ce moment, le replongeant dans une étrange torpeur avant que du silence total ne surgisse peu à peu, la voix de celui à qui il avait donné le contrôle. Ses visions avaient-elles durées des heures, des minutes ou à peine quelques secondes ? Il n’en savait rien.
La voix lui demandait de se concentrer il fallait qu’il le fasse, qu’il sorte de cette sensation étrange et lentement, il parvenait à discerner des sons. Des cris, des coups, des menaces. Il les entendant, de loin mais il arrivait avec peine à émerger quand il entendit sa voix prononcer une sentence, suivie d’un bruit sourd.

Mais alors que le bruit résonnait, il perdit à nouveau pied et vit une femme qu’il n’avait jamais vue auparavant. Une femme magnifique qui eut à peine le temps de prononcer quelques mots qu’une tempête se mit en place dans son crâne dans son crâne, sous la forme d’un rugissement de celui qu’il hébergeait et tout disparut, encore une fois.
Il reprit conscience là où il avait laissé les commandes. La différence était qu’à la place de la mutante à bras de lézard, il n’y avait désormais plus qu’un tas noir, desséché et sans vie. Une vision assez dérangeante pour Karil, qui n’était toujours pas remis de ses visions précédentes.
Tentant de reposer la pied à terre, il se rappela, en même temps que la douleur affluait dans sa jambe, que ce n’était clairement pas une bonne idée de se reposer sur elle pour le moment alors que l’esprit lui posait une question
"Elle a lâché quelque chose à propos d'êtres ou d'être libéré. Cela vous dit quelque chose ? Y-a-t-il un détail, un échappé ? "
Etre libéré ? Il ne voyait que celui qui lui posait cette question qui semblait libéré.

Il toussa légèrement avant de se mettre à répondre.

"Des êtres libérés ou "être libéré …." A part les morts qui se sont mis à marcher et votre présence, je ne vois pas ce qui pourrait avoir été libéré. Mais il se peut que tout cela provienne des portes que nous avions ouvertes. Peut-être qu’en essayant de les retrouver, nous aurions plus d’informations.
Ca ne me semble pas une bonne idée d’y aller dans mon état, surtout s’il y a encore des squelettes qui marchent. Mais vu qu’elle ne pourra plus nuire
" dit-il en désignant la forme à terre. C’est peut-être le seul moment pour y aller."
Karil Dasmof, Voie du Sorcier des Collèges de Magie
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