[Karil Dasmof] Libéré, délivré

L’Empereur Karl Franz siège à Altdorf, capitale impériale depuis. Altdorf est un carrefour du savoir et son université est l’institution académique la plus respectée de tout l’Empire. Là, les seigneurs et les princes de nombreux pays viennent s’asseoir aux pieds des plus grands penseurs du Vieux Monde. Altdorf est aussi le centre du savoir magique et ses huit collèges de magie sont fort justement réputés bien au-delà du Vieux Monde. Altdorf est une ville affairée, avec un nombre important d’étrangers, de commerçants et d’aventuriers. La cour impériale elle-même engendre une activité économique florissante, qui attire toutes sortes de gens.

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[MJ] Le Faussaire
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Re: [Karil Dasmof] Libéré, délivré

Message par [MJ] Le Faussaire »

Durant toutes ces explications, le faux-Karil écoutait attentivement, suivant sans relâche chaque mot de l'ancien propriétaire du corps, inspectant ses moindres tressaillements comme s'ils étaient les siens dans un reflet. Il fit une grimace d'étonnement lors de la mention de "Empire" et de "Vent de la Mort", mais l'émotion s'envola très vite, laissant la place à cette moue fermée et dure qu'ont les gens agacés. Sa seule réaction audible fut la suivante :

Mah-djisterr ? Vous semblez chérir ce mot, comme s'il signifiait la gloire...
Biblio...
Arleh... Iimlin... Inoffensif...

Vous manquez d'apprentissage, Kah-rel. Avez-vous peur ? Avez-vous peur du Vent-Shyish ? De la Mort ?
Test du Faux-Karil : 1, réussite critique.
Eh beh, solide sur les appuis le "Président Coty"...

C'est à cet instant qu'il se crispa de haut en bas, serrant les dents brusquement, pliant certains doigts tandis qu'il tendait le pouce vers l'avant. Pendant une fraction de seconde, tous les sons se turent, les lueurs se figèrent. Le moment suivant, la silhouette translucide du marin était figée devant lui, la main du Faux-Karil l'étranglant sans peine. Là où quatre doigts fins et frêles semblaient érafler la gorge d'Arlin, le pouce était bel et bien planté dans sa trachée, rigide et sec comme du bois mort.

Gamin...

La complainte ne dura qu'un battement de cil. Du pouce se répandirent des stries, des sortes de veines ou de sillons foncés qui s'étendaient à une vitesse folle sur tout le pourtour de la silhouette - négligeant les supposés vêtements, cheveux et autres babioles. Et lorsque l'apprenti violacé retira son pouce, la lueur n'était plu. Tout était redevenu normal.

Cessez cette face ahurie, oisssillon. Vous n'avez aucune idée de ce qu'est le pouvoir.
Ce corps est faible, presque autant que votre Iimlin, et vous devriez être châtié pour cette ignorance. Mais votre... Empire, est inconnu. Vous semblez avoir des idées contraires sur cet... Empire.

Vous avez... peur.
Honte.
Mépris.
Dégoût...
Foi. Vous avez foi.


Il marqua une pause, rabattant sa main et commençant à s'approcher d'Emelyne, qui avait vraisemblablement décidé de s'affaler à genoux, dos contre le sol.

Vous l'avez choisie, plutôt qu'un marchand de mer inoffensif. Teh.
Elle a peur. Elle est encore plus faible, plus frêle que Kah-rel.

Pourquoi devrais-je la sauver ?
Test de Faux-Karel : 16, échec.

Faux-Karil tendit alors une main vers sa nuque, comme si une gêne l'avait accaparée soudainement. Son visage se plissa exactement comme son précédent spasme, mais cette fois, la crampe s'installa fermement.

Heeeeeeeh...
Heeeeeh...
Que-heeeeeh...


L'apprenti violacé était droit, raide comme une statue, tentant tant bien que mal d'attraper son homologue spectral et l'air ambiant avec ses mains tout à fait relâchées. Il émettait un bruit rauque, une sorte de râle ventral continu, comme si l'on avait percé un instrument sourd et grondant.

Test d'INT du Vrai-Karil : 15, raté.

Il répéta ce bruit plusieurs fois, forçant sa cage thoracique à se gonfler par à-coups, cognant le thorax avec ses mains.

Hiiiiiin... Nuuuuuu-eeeeeh...
Test opposé
MAG de René Coty, à -3 : 19, échec cuisant
MAG de Karil : 13, échec cuisant.

Le corps de Karil se mit à trembler sous les tentatives de son locataire actuel, qui semblait perdre de la voix au fur et à mesure qu'il se secouait de bas en haut, ou qu'il cognait sa poitrine avec ses ongles.

Neeeeehuuuu...
Kaaa....


Et puis quelque chose survint. Sans raison précise, le corps de Karil s'était pétrifié, les doigts dressés contre son torse, tel la serre d'un rapace. Une lueur grisâtre apparut entre ces derniers, et il fut agrippé tout entier par quelque emprise...

Test d'INT : 20, c'est le coma.

Étouffante.

***
Test de SAN : 79, raté.
Perte sèche de : 4, joli. On passe à 49 SAN.

Le choc est étonnamment temporaire, sans séquelles au-delà de l'heure ou de la dizaine de minutes.
Lorsqu'il reprit conscience, rien n'avait bougé. Il y avait du bruit, du brouhaha, une multitude de hurlements, d'insultes, de coups, de mouvements, mais pas ici. Les colonnades étaient intactes. Le sol était intact, comme si de rien n'était. Emelyn aussi était là, en train de se relever avec difficulté. Comme si de rien n'était.

Une seule chose le gênait actuellement. Une sensation rêche et cinglante qui relâchait doucement son emprise sur lui. C'était comme si on lui avait planté un trait ou un javelot entre l’occiput et le cœur, et que l'assaillant retirait délicatement son arme depuis la nuque.

- " Karil ? Est-ce que ça va ? Que s'est-il passé ?"

Elle tenait sa main contre sa tempe, comme si elle avait reçu un choc, ou qu'elle s'était violemment cognée à cet endroit.

- " Je... Je crois que j'ai raté quelque chose... Je... J'ai... "
Elle marqua une première pause grimaçante.
"J'ai peu..."
Elle laissa couler un moment de silence, avant de reculer d'un pas.
"J'ai trop regardé le plafond, je crois."

Elle ne s'en rendait peut-être pas compte, mais ses yeux avait rougi depuis, et les marques sur ses joues semblaient indiquer quelque pleurs encore tièdes. Elle leva les yeux jusqu'à lui, et lança péniblement :

- " A qui est-ce le tour? Le livre disait que c'était assez facile de dissiper, on devrait bientôt y arriver... J'espère..."
<< Bah alors, qu'est-ce que tu cherches mon gars ? L'or, les femmes, le pouvoir ?
J'ai tout et plus encore dans ma baraque, viens jeter un œil !
Oh non, ce n'est pas loin, c'est au coin de la rue là-bas.
Mais attends, t'as les moyens j'espère ?

...

Oh, tu sais, on peut toujours s'arranger... >>

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Karil Dasmof
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Re: [Karil Dasmof] Libéré, délivré

Message par Karil Dasmof »

Karil n'était déja que très peu adepte des dialogues et autres échanges verbaux. Mais dans cette situation où il devait expliquer ce qu'il pouvait dans un temps limité à un esprit ancien, méconnaissant totalement l'endroit où il se trouvait et qui semblait avoir le caractère sympathique d'un chien enragé sans oublier qu'il semblait visiblement utiliser la magie, il était convaincu qu'il détestait ça.

Il avait essayé de convaincre quelque chose de plus puissant que lui de laisser ses compagnons en paix et il ne savait pas quoi dire d'autre, il avait même du mal à y réfléchir.

L'imposteur commença à parler :

Mah-djisterr ? Vous manquez d'apprentissage, Kah-rel. Avez-vous peur ? Avez-vous peur du Vent-Shyish ? De la Mort ?

Alors, vu la situation actuelle, son corps emprunté par quelqu'un d'autre, ses amis menacés, Shyish qui avait décidé d'échapper à tout contrôle lors d'un simple entraînement censé être inoffensif, cette chose osait lui demander s'il avait peur du Vent de la Mort ? Mais bien sur que oui ! N'importe qui de censé, dans la situation du jeune homme se serait peut-être enfui en courant, ou hurlé avant de tomber dans les pommes, désespérant de vouloir oublier ce qu'il se passait.

Sauf que Karil n'était pas censé, c'était un inconscient qui avait sous-estimé les ravages causés par un vent en furie, non contrôlé. Ou peut-être qu'il n'arrivait pas à croire que ce qui était en train de lui arriver était réel ?

Durant la réflexion du jeune mage, l'imposteur tendit les doigts vers la gorge fantomatique d'Arlin et quelques secondes à peine passèrent avant qu'Arlin ne semble le supplier, puis s'efface. Sa silhouette disparue, seulement son dernier mot résonna dans l'air, dans l'esprit de Karil, symbole de ce qui venait de se produire.


Choqué, tétanisé, il ne fit même pas attention à ce que racontait l'esprit dans son corps, de ce qu'il pensait de l'Empire. A la vérité, il s'en fichait entièrement. Il n'arrivait pas à détacher son regard de l'endroit où Arlin avait disparu à jamais. Car même si l'esprit l'avait effacé, c'était les mots du jeune homme qui avait signé la perte d'Arlin.

"C'est pas possible, putain. C'est pas POSSIBLE ! Il doit être quelque part. Cette chose n'a pas pu l'effacer aussi facilement. Et par ma faute. ... Car je suis incapable de gérer ce putain de vent. Car je suis incapable de dominer un esprit qui s'est emparé de mon corps aussi facilement que je mange le repas du matin.

Mais qu'ais-je fait, par Morr ...

Arlin ... excuses-moi, je t'en prie.
"

Puis la chose reparla, toujours avec cette voix, imitation grotesque de celle du jeune homme.

Vous l'avez choisie, plutôt qu'un marchand de mer inoffensif. Teh.
Elle a peur. Elle est encore plus faible, plus frêle que Kah-rel.

Pourquoi devrais-je la sauver ?


Cela le sortit de sa torpeur. Non, il n'allait quand même pas oser ...

Puis un spectacle, aussi ridicule que malsain se déroula sous ses yeux. Son corps semblait réagir à l'occupation. Et plus étrange, il avait l'impression de ressentir ce que son corps faisait. Une légère crampe dans sa nuque, devenue plus virulente, semblant désarçonner l'intrus dans son corps.

Ses phrases dont les menaces étaient à peine voilées semblaient désormais être remplacées par des râles, comme s'il essayait désespérément de faire cheminer l'air dans ses poumons. C'était tout de même très perturbant de voir son propre corps faire ce genre de réactions.

Il parvint à éviter de justesse son propre corps qui tenta d'attraper l'esprit du jeune mage et continua à observer ce qu'il se passait, ne pouvant détourner le regard.
Il voyait ses bras taper contre sa poitrine, il ressentait même, subtilement, les coups infligés. Il entendait les râles qui se faisaient plus urgents, comme si son corps était en plein manque d'air ...

Puis il fut agrippé, enserré par une force infinie qui ne semblait en rien liée à la fureur de Shyish, ou liée à la magie de celui qui avait pris son corps de force. Cette force était trop puissante, son esprit n'étant qu'une feuille ballotée par un vent violent et il ferma alors les yeux, tombant presque dans l'inconscience.

Il se réveilla, se sentant plus lourd, entendant un vacarme dans son crâne. Il voyait par ses yeux. Il était de retour dans son corps, sans savoir pourquoi, sans savoir comment. Il avait simplement une douleur présente dans son cou, à l'endroit où l'imposteur avait posé sa main plus tôt. Et il se sentait tremblant, de tout son corps, comme s'il était frigorifié.

"Je comprends toujours pas ce qu'il m'est arrivé, et je crois qu'il vaut mieux que je cherche pas à en savoir plus. Mais ce cauchemar a l'air enfin fini ou du moins repoussé."

Le jeune mage vit ensuite Emelyne en train de se relever et l'interroger. Il se détestait mais il savait déja qu'il ne pouvait rien dire de ce qu'il avait vécu. Il avait même du mal à croire qu'il n'avait pas rêvé. Mais la disparition d'Arlin était encore en train de se repasser dans sa mémoire. Et c'était malheureusement ce qui était arrivé, Karil le savait

"Emelyne. Ca, ça va je crois. Je crois que ... que je me suis laissé emporter par la violence de Shyish et que le vent nous a secoué.".

Il ne put s'empêcher de voir qu'elle avait changé, qu'elle semblait s'être réellement inquiété pour lui mais que, par hasard. Par chance ou par malchance, elle semblait avoir tout oublié des récents évènements. D'avoir vu le jeune mage hors de son corps alors que ledit corps bougeait et parlait. Comme si elle n'avait pas voulu l'assimiler, comme si sa mémoire avait voulu effacer cette chose plus que dérangeante.

Il se haït de devoir lui cacher ce qui s'était réellement passé, peut-être pour de fausses bonnes raisons. Mais il ne POUVAIT pas lui avouer.

Karil se massa quelque peu la gorge. Sa voix n'avait plus rien d'une imitation grossière et il sentait ses cordes vocales vibrer. Cela lui faisait du bien.

"Je crois que c'est à moi d'essayer de dissiper cette fois, mais j'aimerais juste reprendre mes esprits quelques minutes. A moins que tu ne préfères qu'on en reste là pour l'instant ?"

Je dois avouer que j'aimerais bien étudier les livres que Peter m'a trouvé et l'entraînement a été assez éprouvant. Mais peut-être que cette nouvelle tentative se passera mieux. En même temps, ça sera difficile de faire pire que ce que j'ai vécu. J'en tremble encore.
J'irais étudier ça dans ma chambre après avoir fini l'entraînement avec Emelyne. Il y aura peut-être un indice sur ce qu'il m'arrive. J'espère.
Karil Dasmof, Voie du Sorcier des Collèges de Magie
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[MJ] Le Faussaire
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Re: [Karil Dasmof] Libéré, délivré

Message par [MJ] Le Faussaire »

Lancer de sort - Emelyn : 17, 14, 7 ; Réussite au 3e essai.
À peine remis de ses émotions, et encore quelque peu en émoi face aux événements passés (sans compter le temps d'absence cérébrale), voilà nos deux apprentis qui reprennent leur tâche d'origine : l'entraînement. Sans autre préliminaire de la part de chacun, Emelyn se replace à bonne distance, et commence doucement ses incantations.

L'apprentie avait visiblement bien du mal à se concentrer sous cette voûte étoilée, mais nul n'aurait pu l'enlever à la tâche, ou tenter d'inverser les rôles en cet instant. Malgré sa grimace geignarde, Emelyn se concentrait fermement sur ses mains, passant brièvement le regard sur le quadrillage du sol, avant de viser instinctivement vers son homologue masculin. Elle fit quelques gestes pour le prévenir, mais rien ne survint. Il y eut un simple choc, un maigre courant d'air, et puis de nouveau le silence. Un second essai vint s'agglutiner au premier, provoquant cette fois une simple lueur pâlotte, qui se diffusa sur quelques mètres avant de se perdre dans un brouillard invisible.

Shyish n'est pas un vent que l'on pourrait considérer comme particulièrement capricieux ou volage, comme peuvent l'être ou le devenir certains magisters des Collèges, mais ce n'est pas non plus une énergie facile d'accès ou docile à diriger. En effet, l'un des premiers enseignements que reçoivent les Thanatomanciens - souvent de la part d'érudits et de professeurs plus passionnés par la bibliophilie que le reste du Collège, qui auraient tout à fait leur place dans le Collège Azur, s'ils avaient ne serait-ce que l'envie nécessaire pour y aller - en devenir est le suivant : "le Vent Améthyste est ce qu'il est, un vent. Il souffle avant votre naissance, pendant votre vie, et après votre destinée. Il pousse et suit tout ce qui était, ce qui est, ce qui sera. Et comme le vent qui souffle des étoiles, il ne vous laissera qu'un choix : celui de la détermination, de votre volonté, ou celui de la faiblesse, de votre faiblesse.". Ainsi, Shyish est un vent très difficile à modifier, à dévier ou contenir. C'est pour cela que les Maîtres laissent leurs élèves à des études autodidactes. Ce n'est pas pour les perdre, les éduquer froidement ou trouver une excuse pour les corriger sévèrement - il n'y a pas besoin de liberté pour arriver à ces fins-là -, mais pour leur laisser le choix. Le choix de dilapider leur temps, de divaguer, de sociabiliser avec qui bon leur semble, ... Mais aussi le choix d'apprendre, d'assumer les conséquences, de comprendre leur place passée et future. Voilà pourquoi Shyish et les représentants du Collège d'Améthyste sont si difficiles à cerner : parce qu'ils ont fait leur choix, et rien au monde ne le changera.

Et par conséquent, la faible et fragile Emelyn tenta une troisième fois d'attirer les vents jusqu'à elle, et cette fois-ci, l'intonation suffit, les gestes s'emboitèrent sans peine, le regard s'accrocha sans souci.

- " Je vise la table de lecture !"
Sort ??? - effets inconnus
Dissipation de Karil : 1, critique.
Facile.

Test d'INT : 9, de justesse.

Ayant activé son 7e sens au préalable, Karil n'eut aucun mal à voir venir les fils chancelants qui se dirigeaient vers l'unique mobilier de la salle. D'un simple geste, il dévia la trajectoire des filins grisonnants, les éparpillant aux quatre coins de la salle sans un bruit. L'effort avait été minimal, presque anodin, comme l'on balaye un grain de poussière.

- " Oui ! J'y suis - Enfin, tu y es arrivée ! " s'écria la jeune fille dans un sursaut d'admiration.

Alors qu'elle serrait les poings de manière toute contenancée, Karil ne put s'empêcher de suivre un des cordons qu'il avait si aisément démêlé. La tige décolorée avait flotté nonchalamment jusqu'au plafond, se contentant de barboter entre les volutes étoilées... Jusqu'à ce qu'une de ces "étoiles" l'absorbe au complet. Ce phénomène tout à fait anodin, bien qu'anormal, fit éructer une sensation de fraîcheur dans le cou de l'apprenti, comme si l'on y avait frotté un glaçon, ou une vieille monnaie sur sa nuque. Tandis qu'un frémissement le parcourait, Emelyn revint à lui en disant calmement :

- "Cela ne te dérange pas si l'on retente ? Je... Veux être sure que j'en suis capable..." Le sursaut de joie avait visiblement été un événement tout aussi temporaire sur la psyché de la jeune fille, qui était déjà revenue à son état de doute et de fébrilité habituel.

Reprenant place sur la dalle centrale, les rôles s'inversèrent, chacun se préparant de manière synchronisée. Comme si le temps avait formé une boucle, les deux premiers essais de Karil furent peu concluants : au mieux, quelques volutes éthérées s'échappèrent de ses yeux, un simple son sortit de sa main, rien de plus. Mais lorsque ce dernier décida de mettre un "dernier coup de collier" avant de reprendre ses lectures, quelque chose changea. Peut-être était-ce dû à son intonation, à son agacement, ou peut-être était-ce la fatigue, mais quoi que fut la véritable raison, cela forma une décharge tout à fait terrifiante. La gerbe noire et huileuse comme de la poix s'envola à pleine vitesse, prenant de cours les réflexes si humains d'Emelyn. Le glapissement qui survint alors qu'elle levait les mains devant son visage n'y changèrent rien.

Elle rabaissa d'abord ses mains, se redressant du même geste. Et puis elle vit. Elle le regarda juste un instant, juste assez pour croiser son regard et constater son teint. Et ce qu'elle vit suffit à la faire s'écrouler au sol, recroquevillée sur elle-même. Et tout cela, sans un bruit, si ce n'est une sorte de bruit, de son lent et répété comme...

Des bruits de pas ? Un choc avec rebond ? Un clap répété ?
Karil lance un sort - peur de la mort : 10,12,1. Réussite irrésistible au 3e essai.
Emelyn tente de dissiper, en vain.
Test de VOL d'Emelyn : 20, pauvre enfant.
Test de SAN à -10 (d100) : 46, dommage, un test normal aurait été réussi.
perte de SAN : 4, on passe à 42.


Un post assez court, parce que les dés ont décidés de s'en mêler. Encore.

Certains diraient "Ba-ra-cou-da !", mais les vrais vont dire ... Autre chose :siffle:
<< Bah alors, qu'est-ce que tu cherches mon gars ? L'or, les femmes, le pouvoir ?
J'ai tout et plus encore dans ma baraque, viens jeter un œil !
Oh non, ce n'est pas loin, c'est au coin de la rue là-bas.
Mais attends, t'as les moyens j'espère ?

...

Oh, tu sais, on peut toujours s'arranger... >>

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Re: [Karil Dasmof] Libéré, délivré

Message par Karil Dasmof »

Reprenant ses esprits, après l'expérience désagréable qu'il avait vécu quelques minutes auparavant, il se repositionna, se reprépara mentalement à s'entraîner avec Emelyne. Retrouver ses esprits était nécessaire, pour leur sécurité à tous deux, Shyish se trouvant être le plus implacable des vent et il l'avait encore prouvé juste avant, avec la possession de Karil, ainsi que la disparition d'Arlin.

Respirer, inspirer. Calmer le tremblement de son corps et surtout de ses mains. Oublier ce qu'il avait vécu. C'était ce que faisait le jeune homme en se réinstallant et en attendant que sa collègue reprenne également sa place.

En se mettant en place, il tenta de voir les vents de magie que manipulait la jeune fille, afin de pouvoir dissiper le sort qu'elle incantait. Cependant, elle dut s'y reprendre à plusieurs fois, Karil voyant par trois fois un amas noir au dessus de la jeune fille, et dont des fils très fin descendaient jusqu'à la jeteuse de sorts, effleurant ses mains, ses bras, son dos et le sommet de son crâne, comme ceux d'une marionnette avant qu'ils ne se rompent au premier mouvement de la jeune fille. Ce ne fut qu'à la troisième tentative que les fils suivirent les mouvements d'Emelyne, à tel point que l'on aurait pu hésiter à savoir ce qui manipulait réellement l'autre.

Elle indiqua alors à son compère qu'elle ciblait la table en bois, située à ses cotés. Le jeune mage vit alors des fils, plus épais que ceux qui liaient la jeune fille à l'amas au dessus d'elle et qui se dirigeaient lentement vers sa cible. L'entrelacs lui sembla étonnamment facile à défaire et il parvint donc à la dissiper non sans une certaine surprise, suscitant les compliments de la jeune fille.

Le regard de Karil était cependant fixé sur l'un des fils qu'il venait de dissiper et qui s'envolait lentement dans l'air, comme porté par le vent. A l'exception qu'il n'y avait réellement aucun courant d'air dans la pièce où il se trouvait. Voir un fragment d'un vent aussi impitoyable que Shyish qui continuait son ascension vers le sommet de la salle avec une douceur et un calme apparent faisait, pour le jeune mage, un contraste saisissant avec la fureur de la tempête dans laquelle il s'était trouvé quelques minutes avant. Et alors qu'il continuait à regarder le fil qui voletait, il vit soudain ce dernier être absorbé par l'une des sortes de lueur du plafond, et à ce moment précis, peut-être par pure coïncidence, il ressentit une sensation étrange dans la nuque. Une fraîcheur étrange. Cela perturba cependant l'apprenti.

C'est étrange cette sensation dans la nuque. D'abord mon corps possédé et moi qui avons ressenti une crampe dans la nuque avant que ce charmant personnage ne soit éjecté, puis la douleur dans mon cou lors de mon réveil et maintenant ça. On dirait que c'est toujours lié à Shyish d'une façon ou d'une autre. Une possession par un mort puis mon réveil après cette possession, une filament de Shyish "mangé" par le plafond. Mais qu'est-ce qui peut bien m'arriver.

Il reprit cependant rapidement ses esprits, tandis qu'Emelyne se préparait à dissiper.

"Prépares-toi Emelyne, je vais tenter de lancer le même sort."

Respirer, inspirer, expirer. Faire le vide dans son esprit. Ne plus penser à tout ce qui lui arrivait mais ne penser qu'à Shyish qu'il allait appeler, modeler et utiliser. Il sentit l'amas qu'il avait vu au dessus d'Emelyne qui se formait au dessus-de son être, encore calme mais dont Karil savait qu'une puissance important était cachée et était susceptible de se libérer en cas de mauvaise manipulation. Il sentit un léger picotements quand les fils de l'amas rejoignirent ses mains, sa tête et sa nuque. Il se sentait moins tremblant qu'au début mais commençait à ressentir une fatigue dans tout son être. La magie est un domaine éprouvant, nécessitant une concentration très importante pour éviter de déclencher des catastrophes. Et les désagréments connus par le jeune apprenti lors des différents essais l'avaient également puisé.

Rien ne survint lors de sa première tentative, à peine quelques morceaux de vents se dirigèrent vers Emelyne avant de se désagréger d'eux même. Le second essai fut tout aussi infructueux.

Alors qu'il allait se préparait à lancer une nouvelle fois son sort, la fatigue revint le heurter de plein fouet, brisant sa concentration et, par là même, ses doutes, ses peurs envahirent son esprit.

Peur de ne pas parvenir à devenir Magister.
Doute de ses propres compétences dans la maîtrise de la magie.
Dégout de ne pas avoir pu sauver Arlin, "tué" à nouveau sous ses yeux, sans qu'il n'air rien pu faire et d'avoir failli la disparition d'Emelyne si "quelque chose" d'étrange ne s'était pas produit.
Terreur, oui, le mot n'est pas trop faible, de l'être qu'il avait dans la tête, qui semblait implacable et qui s'était joué de lui comme un chat se jouant d'une souris.
Et l'horreur d'être seul devant ces problèmes, de ne pouvoir demander de l'aide pour régler définitivement le cas de la chose dans sa tête, au risque de ne jamais devenir Magister.

Tout cela bouillonna dans la tête de l'apprenti et il lâcha l'emprise qu'il avait sur Shyish, sans faire attention à la force qu'il y avait mis.

Et alors que cela avait violemment dégénéré quelques minutes auparavant, en le mettant en plein milieu d'une tempête de Shyish, cette fois son sort avait la forme d'un nuage de poix et se dirigeait comme prévu vers Emelyne. Mais il avait un inconvénient léger, minime.


Il était rapide.
Très rapide.
Trop rapide.

C'était très ironique mais alors que la dernière fois, le sort avait été complètement raté, cette fois, il était parfaitement réussi. Certains diraient même qu'il avait été "trop" réussi.

Et Emelyne sans rien pouvoir y faire, fut frappée violemment par le projectile qui la traversa complètement avant de disparaître.

"MERDE !"

La jeune fille se redressa légèrement et le regarda quelques instants avant de s'effondrer; recroquevillée et sans qu'un bruit n'émane d'elle.

Le jeune homme tenta de se souvenir des effets du sort qu'il avait jeté, sans se jeter au chevet de la jeune fille.

"Paranoïa, peur de la mort, stress pendant temps. Rappel que la personne va forcément mourir. C'était tout ce qu'avait indiqué ce grimoire. Ah, et que ça devrait partir d'ici quelques minutes.
Je peux pas m'approcher davantage, ça risque d'empirer la situation. Il n'y a qu'à attendre que le sort se calme. Et c'est quoi ce bruit ?"


Le bruit en question était un bruit lent, répété comme si des personnes se dirigeaient vers lui, dans son dos Ou comme si quelque applaudissait très lentemment. Il se retourna mais il ne vit rien de particulier à part la porte qui était légèrement entrouverte, occasionnant des sueurs froides au jeune mage.

"La porte là ... elle était pas ouverte quand on a commencé à s'exercer. Où alors, on l'avait laissé un peu ouverte ? Je sais plus. Je parviens même plus à me souvenir de ça, d'un truc aussi simple avec tout ce qui s'est passé. J'ai l'impression de devenir fou. Et le son ... il parait plus fort, plus proche.
Et hors de question de laisser Emelyne, il faut que j'attende que les effets du sort finissent. "


Le jeune mage fit un rapide tour sur lui-même, essayant de distinguer une silhouette cachées parmi les colonnades de la salle mais cela ne servit à rien tandis que le son avait gardé le même volume et le jeune homme tenta de deviner sa provenance.
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Après quelques instants, Karil parvint à isoler le bruit. Et déja que la porte entrouverte ne l'avait guère rassuré, la localisation du bruit fut encore pire.

Un bruit qui était à l'origine derrière lui, mais qui avait changé d'emplacement lorsqu'il s'était retourné et qui venait maintenant ...

D'au dessus de lui.

Du plafond, peut-être. De ce plafond qui avait "avalé", il n'y avait pas d'autre mots, les résidus de Shyish originaires du sort qu'il avait dissipé auparavant. Ce plafond qui visiblement, semblait maintenant doué de vie et faire du bruit.

"C'est pas possible, ce cauchemar va s'arrêter quand ?"

Il voulait quitter cette salle. Mais il ne pouvait pas. Et il se savait trop fatigué pour tenter de lancer d'autres sorts. Mais il n'avait pas le choix.

Il lui fallait lancer la vision de l'au delà et voir si un esprit était à l'origine de ce bruit.

C'était peut-être ça, ce qu'on lui avait souvent dit lors de ses études.

"Finir ce que l'on a commencé"
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Re: [Karil Dasmof] Libéré, délivré

Message par [MJ] Le Faussaire »

Test de MAG : 9, réussi de justesse.

En un instant, le mage psalmodie quelques mots en mimant un voile devant ses yeux, et d'un geste rigide, il arrache ce dernier. L'instant d'après, les couleurs se dilatent, l'air lui-même semble plus pâle, tandis que sa compatriote n'a pas bougé d'un cil, gisant tel quel, à même le sol. Lorsqu'il relève les yeux pour ausculter les "étoiles", celles-ci semblent se teindre de couleurs fluides, fluettes, fluorescentes. Celle-là tourne au bleu, celle-ci au vert, celle-là au... Noir. Attention, pas ce noir fade plus grisonnant qu'autre chose, comme le sont les nombreux murs et meubles du bâtiment, loin de là. Là, c'est un noir bien plus vif, plus profond, tant et si bien qu'il semble désormais absorber toute lumière... Et tout regard. Le simple pion d'onyx devient un alors un obstacle, un écueil au milieu du plafonnier, une absence dans cette voûte céleste. Et puis le remous dû à cette absence se répercute, l'écueil devient un récif, le récif une faille...
Test d'INT : 2, réussi avec brio
Test secret : 2, réussi aussi avec brio

Et soudain, quelque chose semble attirer - ou plutôt détourner - l'attention de l'apprenti. Il n'y eut aucun son, aucune voix, mais quelque chose l'avait sorti de son observation. Était-ce cette goutte de sueur glacée qui suintait lentement contre sa joue ? Ou bien ce picotement aux bouts des doigts, qui le démangeait en cet instant ? C'est alors qu'il posa les yeux sur l'autre être vivant dans la salle. Emelyn avait retrouvé ses esprits à priori, ou du moins une partie. Elle était toujours assise dans son coin, les bras enserrant ses genoux contre sa tête. Elle regardait elle aussi vers le plafond, captivée par les étoiles et les volutes sombres de la voûte.

D'un coup, elle poussa des deux pieds, reculant d'un demi-mètre vers l'arrière, regardant hâtivement dans la direction de Karil. Ses yeux étaient violacés, embrumés, dégoulinants de larmes... Tout à fait normales.

- " Ha, eeuh... Ah, Ka... Heu ... Ka... Ril ? Karil !"

Dès qu'elle l'appela, l'intéressé s'avança doucement vers elle, scrutant les environs afin de ne pas se faire surprendre par quoi que ce soit, qui que ce soit, ou quoi qui fut. Il essaya de l'envelopper doucement, afin de l'aider à se relever, et qu'ensuite, ils puissent quitter cet étrange cloître morose.
Test de CHA : 17, raté.
Test d'INI : 4, réussi.
Test secret : 4, réussi.

La jeune femme tremblait et gigotait de tout son être, piaillant faiblement comme une enfant battue, alors qu'elle n'avait rien subi de la sorte. A peine relevée, elle tenta de s'extirper de son emprise, lui assénant un coup de talon hasardeux dans le genou. Elle prit sa propre tête entre ses mains et, faisant mine de se jeter en avant, ne put esquiver l'autre main de son acolyte. Et cette fois, elle se laissa faire, comme si la perte d'équilibre avait suffi à la remettre dans le droit chemin pour quelque temps. Malgré cette remise à niveau, le duo n'avançait pas vraiment vite, ou du moins, pas aussi vite que certains l'auraient espéré. Lorsqu'il arriva à la porte calcaire qui clôturait la salle, Karil se rappela d'un détail : s'il tenait Emelyn avec ses mains, qui tenait les livres empruntés à la bibliothèque ? En bifurquant lentement vers la table grisâtre, il put remarquer la fine poudre pâle et translucide qui s'était déposée sur l'intégralité du meuble et de l'ouvrage, donnant l'impression que les deux étaient ainsi resté lovés pendant plusieurs mois sinon des années.

La précaution n'était peut-être pas de mise selon les avis, mais il fallait tout de même ramener les objets empruntés, sans quoi l'on risquait l'ire et le bagout de l'apprenti-bibliothécaire... Et surtout, celui de ses supérieurs. Peter avait en effet fait mention d'un Luitpert à un moment donné, et bien que cette information eut été forte utile aux yeux d'un disciple d'Azyr, Karil n'avait strictement aucune raison de se rappeler de ceci en cet instant légèrement sous tension. Une fois les livres rigoureusement rangés dans la grande besace de l'apprenti-thanatomancien, il fit simplement demi-tour, essuyant une "dernière goutte" à son front. Cependant, les individus les plus observateurs auraient plutôt utilisé le terme "avant-dernière goutte", tout comme Karil, étant donné la perle de sueur qui se défit de sa chevelure, avant de...

Avant d'être happée vers le centre de la salle. Là où il y avait eu auparavant des volutes aethyriques, des apprentis malhabiles et des esprits fort peu courtois, il y avait désormais quelque chose, ou quelqu'un, qui venait d'aspirer l'air ambiant. Cette chose venait alors d'inspirer à nouveau, injectant l'air avec un simple "Haaaaah" lent et presque silencieux. Elle recommença à nouveau, sans jamais expirer entre ses bouffées d'air, tandis qu'Emelyn retentait de s'échapper.

Quoi que ce fut, les sens de Karil était tous à l'unisson quant à la marche à suivre : sortir. Retrouvant expressément le couloir, il fut frappé par le manque total de lumière : autant il y en avait eu le strict minimum lors de leur première pérégrination, autant il était à peine possible de voir à plus de quelques mètres à la ronde - ce qui suffisait juste à discerner les murs et le plafond.

- "Miaf, étisoi, rucesirpr, usru, epriopse, sedtuoged, egar.

- Lâchez-moi ! Lâchez-moi - aaaaah !"
Test de FOR opposé, +2 pour Emelyn : 6, réussi de 4.
Karil : 5, réussi de 3.
Elle gagne de justesse, et perd tout son élan une fois libérée.

Comme si la pénombre avait réveillé quelque instinct primitif aux confins d'Emelyn, celle-ci se mettait à ruer, à se débattre comme un fauve enragé, envoyant coup après coup avec le moindre de ses mouvements. Évidemment, elle ne se contentait pas de gigoter, car elle agrémentait chaque impact, chaque maladresse et chaque faux-mouvement d'un grincement, d'un gémissement plaintif, ou tout simplement d'un cri.

- " Elcyc. El ésirb aiu qésir. B'ts-e elcyc el ésirb ?"

Dans un ultime sursaut, Emelyn envoya son pied juste entre les côtes et le côté gauche de l'abdomen, sonnant momentanément son acolyte. Malgré cela, elle n'eut pas les réflexes suffisants pour éviter la chute qui s'en suivit, et seul un bruit sourd et creux vint clôturer son mouvement.

- " Qu'est-ce que vous me voulez à la fin ? Laissez-moi ! Qu'est-ce que je vous ai faiiiiit ?"

Elle avait ponctué ses derniers mots telle une complainte puérile, équivalente à ces bruits désastreux qu'un enfant bourgeois produit lorsqu'il s'effondre en larmes.
Test d'INT : 3, réussi.

Et malgré la gêne provoquée par sa comparse, malgré la fatigue de ses sens surnaturels, malgré la peur innée qu'il ressentait depuis plusieurs secondes, Karil n'accorda pas une seconde d'attention au bref plaidoyer de la jeune femme. Sa chute lui avait relevé le regard, avait tourné son champ de vision vers la cloison baroque, et surtout vers cette forme visqueuse et délabrée qui se répandait contre la paroi. La silhouette semblait ou bien nager à l'intérieur de la roche - tels ces appétissants brochets de la rive Nord -, ou bien s'extirper maladroitement de cette étendue sombre - tels ces biens moins reluisants Crochets de la rive Nord. Mais le pire dans cette affaire - autre que la chair de poule qui couvrait intégralement le jeune mage - c'était la contenance de cette silhouette. Il manquait bien une quarantaine de livres pour qu'elle ait une apparence elfique, quarante autres pour qu'elle se rapproche de la corpulence humaine, et environ une dizaine de couches et de couleurs pour qu'elle perde ce teint blafard et désolé qui l'enveloppait tout entier.

-" Riopses ed ruepm i af elcycel. El amron. Alàe. L'cyc. Elrenemar."
En effet, les ennuis, c'est pas fini !

Regarde, "iel" a l'air très heureux de te rencontrer : (photo non contractuelle, prise à l'arrache lors d'une soirée mouvementée. A ne pas poster sur la Cabal-vision, Amstramgram et autres réseau social pro-Marienburg) Image A toi de jouer !

N.B : Oui, il est très rare d'utiliser le terme "thanatomancien en herbe", étant donné la proximité de Shyish avec le culte funéraire et ceux que l'on met en terre. A bon entendeur...
<< Bah alors, qu'est-ce que tu cherches mon gars ? L'or, les femmes, le pouvoir ?
J'ai tout et plus encore dans ma baraque, viens jeter un œil !
Oh non, ce n'est pas loin, c'est au coin de la rue là-bas.
Mais attends, t'as les moyens j'espère ?

...

Oh, tu sais, on peut toujours s'arranger... >>

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Karil Dasmof
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Re: [Karil Dasmof] Libéré, délivré

Message par Karil Dasmof »

S'il avait pris quelques temps pour réfléchir sereinement, il n'aurait jamais essayé de lancer à nouveau un sort, ses tentatives précédentes ayant eu des conséquences qu'il n'avait absolument pas prévu.

Il tenta de manipuler une nouvelle fois Shyish mais, malgré sa fatigue, son entraînement semblait l'avoir assez habitué pour réussir à lancer le sort et un voile recouvrit ses yeux et lui permettant de voir ceux qui n'étaient plus, ce qu'il voyait étant légèrement altéré. Emelyne semblait plus pale, leurs robes violettes semblaient être légèrement délavées mais les étoiles devinrent très colorées.

Du bleu, du rouge, du vert et du noir. Mais malgré les couleurs éclatantes qu'il parvenait à discerner, c'était l'étoile noire qui monopolisait son attention, le jeune mage avait l'impression qu'il risquait de se perdre dedans s'il continuait à la contempler. Et cela suscita en lui une sensation de malaise. Tout son être ne lui demandait qu'une chose. Partir très loin de cette étoile qui lui donnait des sueurs froides.

Machinalement, il sentit une goutte couler le long de sa joue et l'essuya avant de reporter son attention sur Emelyne, toujours prostrée et visiblement toujours sous l'effet du sort de Karil.
Avec le recul, il se disait que le lancer de "Peur de la Mort" n'était pas le sort adéquat dans leur situation. L'esprit juste avant, et maintenant le bruit et cette étoile. Tout avait dégénéré.

Par sa faute.

Emelyne le regarda rapidement, les yeux humides, il pouvait même voir les larmes couler sur ses joues et prononça son nom d'une façon hachée, comme si elle était en train de reprendre son souffle.

Il s'avança lentement vers elle, sur le qui-vive et voulut l'aider à se relever. Mais elle se débattit et lança un coup de talon qui finit dans son genou, lui faisant pousser un grognement de douleur. A cet instant, elle sembla perdre l'équilibre et, par réflexe, Karil put l'intercepter. Ils se dirigèrent ensuite vers la sortie, le jeune mage voulant quitter cette salle le plus vite possible.

La jeune femme était un poids mort que Karil soutenait du mieux qu'il pouvait et cela avait un effet sur leur vitesse. Ils étaient lents. Très lents.
Karil se remémora alors quelques fragments de son passé. Un souvenir de ses dix ans plus exactement

Un jeune garçon blond, plus vieux que Karil, plus costaud aussi, qui le maintenait tandis qu'il était dans le même état qu'Emelyne actuellement, incapable de mettre un pied devant l'autre, résultat d'un tabassage par l'une des bandes du quai. Le bruit habituel des quais qui était assourdi par rapport à ce qu'il avait l'habitude d'entendre. Des douleurs qui lui vrillaient le crâne et également tout le reste du corps. Et aucune voix dans sa tête. Et tandis qu'ils se trainaient, il n'entendit que des bribes de mots de celui qui l'aidait et lorsqu'il se retourna rapidement vers lui, il put voir dans ses yeux bleus de la colère mais également une part de tristesse.

Une vision qui lui semblait être celle d'une personne différente. Cette vision suffit à le faire s'arrêter, malgré l'ambiance sombre qui régnait, à se reposer quelques secondes le bras posé sur l'un des bureaux. Bras qui était tremblant, mais pas à cause du poids d'Emelyne, ou de la fatigue qu'il avait accumulé. Il savait que c'était à cause de ce souvenir. Il reprit alors sa lente marche, tout en maintenant Emelyne.

Pourquoi ça revient me hanter aujourd'hui ? Pourquoi ce souvenir précis à ce moment-là de ma vie. Je pensais avoir fait une croix sur tout le passé afin de pouvoir avancer. Mais on dirait que ça ne veut pas disparaître.

Ce fut seulement en arrivant près de la sortie qu'il se rendit compte qu'il avait oublié quelque chose dans la salle. Les livres qu'il avait empruntés. Il hésita quelques secondes mais la dernière chose qu'il voulait durant cette journée, c'était se mettre Peter à dos pour avoir oublié d'emporter les "précieux" livres de la salle. Surtout qu'il avait déjà maltraité les livres un peu plus tôt dans la journée devant la personne en question.

Si j'oublie les livres dans cette salle, Peter m'en voudra pendant je ne sais pas combien de temps. Et je n'ai vraiment pas besoin de ça en ce moment. Et surtout, l'un de ces maudits bouquins a peut-être des informations sur ce que je cherche. Donc pas le choix, faut que j'aille les chercher.

Il fit rapidement demi-tour, toujours soutenant Emelyne et mit rapidement les livres dans sa besace, tout en essuyant la dernière goutte qu'il sentait sur son front.

"Vivement que l'on sorte de là, j'ai eu assez d'émotions pour la journée."

Mais alors qu'il se retournait, plusieurs choses simultanées se produisirent.

Emelyne se débattait à nouveau et tentait de s'enfuir.
La salle dans laquelle ils se trouvaient était d'un coup devenue bien plus sombre.
Il entendit à nouveau un son. Un nouveau son. Pas le son répété de quelqu'un qui marche ou applaudit.

Non, on aurait dit le son de quelqu'un qui venait enfin de trouver un endroit où boire une bière, après avoir couru pendant un long moment. Ou quelqu'un qui reprenait son souffle.

Un "Haaaaah" presque silencieux et que, malgré le bruit occasionné par Emelyne, il arrivait à trop bien entendre ce bruit qui lui faisait se dresser ses poils.

Ce son, c'était le signal pour Karil et Emelyne de partir, immédiatement et sans s'attarder car il ne voulait pas savoir ce qui était à l'origine de ce bruit. Mais, à peine eut-il le temps de faire quelques pas que le son fut remplacé par autre chose.

Des phrases. La chose dans la pièce semblait savoir parler. Mais comme avec l'étranger dans sa tête depuis le matin, il ne comprenait pas ce que la chose racontait

Ça pouvait aussi bien signifier un "Ce n'était pas très amical de me réveiller ainsi, jeune homme" qu'un "Je vais venir posséder ton corps dans ton sommeil, détruire tous ceux que tu apprécies un minimum avant de jeter ton tas de chair dans le Reik".
Alors qu'il était perturbé par ce qu'il voyait et entendait, il relâcha légèrement son emprise sur Emelyne qui profita de l'occasion pour lui envoyer son pied entre les côtes, ce qui lui fit lâcher la jeune femme sous le choc et ce qui occasionna également la perte de son souffle pendant quelques instants.

Un Ouf ! s'échappa de sa gorge, suivi d'une respiration accélérée du jeune homme afin de retrouver son souffle.

Cependant, Emelyne semblait avoir pris trop de force pour ce coup et, alors qu'elle n'était retenue que par Karil, tomba lourdement au sol, suscitant à nouveau des suppliques de cette dernière.

Suppliques que n'écouta pas Karil car le coup reçu avait détourné son regard vers le plafond et il n'appréciait pas du tout ce qu'il voyait. A savoir la chose qui parlait.

Et qui sortait du plafond.

Une créature anormalement fine et qui semblait visqueuse, une créature blafarde. Quelque chose qui n'était pas humain. Couplé à l'obscurité totalement anormale dans laquelle était plongée la salle, et dont la seule lumière visible semblait provenir de la porte entrouverte qui lui avait fait prendre conscience que quelque chose n'allait.

La porte qui lui semblait à la fois si proche et si loin. Qu'il pourrait peut-être atteindre en se dépêchant. C'est à dire en laissant Emelyne. Il la regarda geindre quelques instants et il hésitait.

Il pouvait s'en sortir, c'était quasiment certain, mais ça signifiait laisser Emelyne dans son état face à quelque chose dont il n'avait aucune idée. C'était ce que lui hurlait son instinct. Courir sans se retourner. Continuer seul. C'était peut-être le chemin que lui indiquait Shyish, de savoir accepter la fin, celle d'Emelyne en l'occurrence. Ce qui semblait être acté et surtout, ce qui lui permettrait de s'en sortir en vie. Quelle qu'en soit la raison, ironie du destin, ou destinée parfaitement prévue par Shyish et Morr, cette idée lui encombrait l'esprit et prenait de plus en plus de place.

"C'est la seule solution. C'est la seule solution pour m'en sortir. Et c'est toujours comme ça que ça a marché dans la rue. Toujours sa peau en priorité."

Il se prépara alors à bondir vers la porte, lorsqu'il posa le regard une dernière fois sur Emelyne au sol, toujours suppliant, toujours prostrée et il arrêta son geste.

"Je ... peux pas."

Sauf que le reste de son être refusait de la laisser. Peut-être était-ce à cause du souvenir qui l'avait frappé peu avant. Peut-être car il se sentait responsable de la situation (et peut-être l'était-il en réalité). Il ne pouvait pas la laisser, c'était au-dessus de ses forces.

"Je peux pas la laisser. Arlin, Emelyne, je peux pas continuer à juste ignorer les problèmes et laisser tomber, juste fuir car j'ai pas le courage de régler mes problèmes. J'ai déjà fait ça pour Arlin et il n'est plus. Hors de question que je refasse pareil avec Emelyne."

Il se baissa et tenta d'échanger avec Emelyne, rapidement avant de l'aider à se lever

"Emelyne, il faut qu'on parte vite. Suis-moi, ne me lâche pas. Sous aucun prétexte."

Il regarda la créature qui continuait toujours à avancer et se prépara à s'élancer avec Emelyne tout en murmurant.

"Hors de question que je te laisse derrière"
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[MJ] Le Faussaire
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Re: [Karil Dasmof] Libéré, délivré

Message par [MJ] Le Faussaire »

Test d'INI simultané : 9 pour Karil, ?? pour la chose.
Test de CHA : 8, tout pile !
Test d'INT d'Emelyn, à -2 vu son état : 7, raté de peu
Sans obstacle en vue, rien ne l'empêchait d'atteindre sa comparse. Et une fois à proximité, celle-ci eut tout le mal du monde à le remarquer dans cette demi-obscurité tout à fait perturbante. Elle eut bien du souci à se calmer, à ne plus gémir comme un enfant gâté, et elle en eut aussi pour entendre et comprendre son ami apprenti. Quelque chose avait changé dans son regard, dans ses gestes, dans son éternelle appréhension. Quelque chose avait disparu, ou s'était immiscé au mauvais endroit. Quelque chose de flou, de trouble, de... Brumeux ? Oui, les yeux de la jeune femme étaient couverts de fumeroles colorées. Les pupilles dilatées par la pénombre, on aurait cru à un immense brasier blême, ou à une de ces étranges salles d'inhalation dont il... Dont il n'arrivait pas à donner de nom ni la provenance d'un tel souvenir...

Quoi qu'il en fut, tous deux se relevèrent sans encombre, la parole de Karil servant de frêle barrière entre la réalité et les émois braillards de la jeune femme. Oui, quelque chose avait changé, mais peut-être qu'autre chose pourrait changer. De toute façon, leur repos fut de courte durée. À peine avait-il fait le premier pas pour quitter l'endroit que les bruits d'aspiration réapparurent, et avec eux la menace blafarde... Et malheureusement, ce fut Emelyn qui, encore toute chancelante et tractée par les efforts de Karil, s'était retourné la première vers la source de ces faibles sons. En effet, quelque chose avait changé. Emelyn ne pleurait plus, Emelyn ne criait plus, Emelyn ne tremblait plus. En vérité, Emelyn s'était tue quelques instants, se laissant guider par son homologue masculin (et théoriquement sain d'esprit, bien que cela soit encore une question de relativité). Et puis, sans aucun signe ni avertissement, Emelyn s'était projetée vers l'avant. Elle avait arrêté de crier, pour mieux hurler dans la seconde. Elle s'était arrêtée un instant, pour mieux sprinter par la suite. Et force est de l'avouer que...

Elle avait déjà mis une bonne distance à son binôme.
Test de SAN d'Emelyn : 49, c'est la crise. La bonne grosse panique. L'instinct, le "fight or flight", comme disent les crypto-bretonniens.
Test de FOR opposé : échec automatique de Karil, tu ne peux pas lutter face à l'instinct d'autrui. Quitte à ce qu'elle se blesse, elle se libérera sans hésiter. Tu es pris par surprise, comme si cela ne suffisait pas.

Test d'INI simultané : 12 pour Karil, 5 pour la bête.
Dis-moi, tu connais Pac-man ?
Bah imagine l'inverse. C'est toi qui es pourchassé.

- " Ruepertê zene ve rérua ? Ts erert êtio delc ycelelcy. Celriuf, iouq-ruop."

Le pas prudent était devenu un réflexe furieux, le regard suspicieux était devenu un tour d'horizon haletant. Qu'importe le danger, qu'importe le chemin, il fallait vivre. Il fallait courir, avancer, se jeter dans les couloirs, dévaler un escalier, enfoncer un portail béant, foncer à travers le brouillard, sauter dans une arche, glisser dans l'autre, trébucher sur une estrade, se vautrer contre un alcôve... Courir. Rattraper ? Ne pas se faire rattraper.

Un couloir de jais défila à toute allure dans sa périphérie, tout comme un colimaçon qui semblait s'étirer plus il dégringolait l'infinité de marches de grès noir qui le composait. Là, il avait tenté de l’attraper, voulant la tirer à lui. Là, elle avait failli le piétiner dans ce faux cul-de-sac. Ici, elle s'était arrêtée un instant, pour mieux plonger au suivant.

- "Zecagam. S'uo vmia. Fiaj z'enever."

La lumière était une variable désormais. L'ombre avait eu un aspect réconfortant au début, jusqu'à ce qu'il se rappelle qui - ou plutôt quoi - était en train de le suivre. Cette chose, il l'avait observée du coin de l’œil, entre deux carrefours carrelés. Elle était grande - ou longue, selon le point de vue -, fine, et relativement légère, vu comme elle flottait sans effort, tel un napperon de courtisane après une nuit richement agitée. Mais le plus affolant, c'était cette teinte, cette couleur blafarde et sèche qu'elle semblait émettre au gré du... Oui, au gré du vent : des fois, il la sentait très proche, lançant une ombre portée devant lui ; et tantôt, il la sentait misérable, faible et rabougrie, à peine capable de signaler une présence derrière lui.

Pire que tout, depuis qu'il s'était mis à courir, il sentait quelque chose qui bondissait au fond de lui, qui grondait par torrents, et qui lui incinérait le dos. Sa nuque, précédemment glacée, était devenue un nœud de sensations bouillonnantes, un centre de sens en fusion, comme si quelque mécanisme de secours s'était activé en même temps que ses pas précipités.
Résumé de la situation, test d'HAB : 7 pour Karil, 8 pour Emelyn. Même pas une égratignure ou un bleu.

Test d'END : 16 pour les deux (16 & 16)
Faudra penser à faire du cardio plus souvent, parce que là, vous soufflez comme des veaux !

Et soudain, en bas d'un énième escalier escarpé, quelque chose toqua dans sa tête. Une idée lui vint à l'esprit : la magie. Et tandis que la chose qui le poursuivait s'était encore une fois contentée de virevolter entre les rambardes de la structure, il s'arrêta sur la dernière marche, tournant volontairement le regard (pour la première fois) vers cette forme famélique.
Intervention du joueur : "Je lance peur de la mort sur la chose."
Test de MAG : 6, réussite.
Test d'INT de la chose : réussite automatique, elle n'est pas vivante ou mourante.
Réaction de la chose : voyons voir...
Test d'INI opposé, avec la fatigue coté Karil : 10 vs 12, réussite pour la chose.
Si tu survis, tu auras le droit de dire que tu as été déconcentré par le soleil, ou que tu avais du sable dans les yeux, bref, tu vois le genre.

Le geste avait été exécuté mécaniquement, machinalement, comme une horloge. Les mots avaient été annoncés petit à petit, au compte-goutte, tel un sablier. Le ton s'était paré d'un timbre froid et acéré, tel une lame de faux. Et sans nul doute, la gerbe de poix violacée avait percutée de plein fouet la créature phosphorescente. Il y avait même eu un tremblement, signe ineffaçable que quelque chose était entré en contact avec cette forme. Quelque chose venait de toquer dans sa tête.

- "M'ia fiaj. Icrem. M'ia fiaj."

Une autre aspiration était venue agrémenter cette phrase insensée, et encore une fois, aucune exaltation ou exhalation n'était venu compléter cette respiration. Il apparaissait désormais que cette forme famélique n'était capable que d'inspirer, que ce soit la sueur, l'air, ou quoi que ce soit de plus immatériel. Tout à coup, elle se remit en mouvement. Une fraction de seconde lui avait suffi pour rejoindre l'apprenti-thanatomancien. Une autre lui avait été nécessaire pour lever sa main blafarde, et...

Empaler Karil avec l'autre main.

Une sensation glaciale se répandit entre ses côtes, et quelque chose toqua à nouveau sur son crâne. Trois fois. Cinq fois. Sept fois, et puis... Rien. Rien que la froideur de ses entrailles, le brasier sur sa nuque, et les hoquets d'Emelyn.

Rien, sinon lutter face à l'inéluctable.
Jet d'ATT spéciale : 3, réussite.
Dégats finaux : tu passes à 17/60 pv.

Bisous.
<< Bah alors, qu'est-ce que tu cherches mon gars ? L'or, les femmes, le pouvoir ?
J'ai tout et plus encore dans ma baraque, viens jeter un œil !
Oh non, ce n'est pas loin, c'est au coin de la rue là-bas.
Mais attends, t'as les moyens j'espère ?

...

Oh, tu sais, on peut toujours s'arranger... >>

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Re: [Karil Dasmof] Libéré, délivré

Message par Karil Dasmof »

La situation n'était pas fameuse et le jeune mage avait ensuite prise une décision certes fort noble, de ne pas laisser son amie derrière mais dont il savait pertinemment que cela rendrait plus difficile toute tentative de sauver sa propre peau.

Il parvint sans encombre à s'approcher de la jeune femme et fut troublé en l'observant. Son regard était différent, ses yeux ordinairement mauves semblaient contenir des filaments colorées. Il tressaillit en se souvenant du plafond qui semblait s'être illuminé de plusieurs couleurs lorsqu'il avait tenté de regarder à travers le voile de la mort et qu'il avait vu cette "étoile" plus noire que la nuit.

Mais malgré son trouble apparent, il savait que ces questions devaient attendre car un problème plus urgent était à régler. Un problème qui était encore en train de sortir du mur, tout en baragouinant. Mais Emelyne parvint à se relever, sans entraîner de réelle résistance, comme si elle semblait être apaisée lorsque son compagnon parlait. Elle ne pleurait plus, ne gémissait plus et semblait pouvoir marcher, même si c'était avec de l'aide. UN soulagement pour Karil.

Il était venu le temps de partir lorsque les bruits dérangeants firent à nouveau leur apparition dans leur dos, ainsi que la chose qui en était à l'origine. Bruits qui attirèrent l'attention d'Emelyne qui se retourna alors.

Karil la sentit se figer alors qu'il la soutenait puis, en une fraction de seconde, il ne la sentit plus mais la vit, le dépassant à toute vitesse, en hurlant, à la vision de la chose qui les suivait.

Il pensait avoir réussi à la maîtriser, la calmer, mais il y eut encore quelques instants entre le moment où il vit Emelyne devant lui, que son cerveau analyse l'information avant de lui envoyer un signal qui se traduisait très simplement et succinctement en un "COURS !" s'imprimant au fer rouge dans son esprit, qu'il appliqua sans poser de questions.

Il courut, sans se poser de questions, sans faire attention aux salles qu'il traversait, n'ayant qu'une seule préoccupation à l'esprit. Fuir. COurir. Distancer cette chose.

Alors qu'il courait, que ses poumons semblaient être en feu, que ses jambes se faisaient douloureuses, une douleur irradia durant sa course dans sa nuque ainsi que dans son dos. Phénomène étrange qui aurait pu avoir l'attention toute entière de Karil, s'il n'avait été occupé à quelque chose d'autre en ce moment.

Il parvint à éviter les murs lorsqu'un virage devait être négocié, comme si toutes ses esacpades de l'époque ne lui avaient serv que pour ce moment. Il faut dire qu'à plusieurs reprises, il s'était pris des murs, à cause d'un virage mal négocié ou juste qu'il était trop rapide pour son propre bien. Mais par chance, cela ne lui arriva pas.

Même lorsqu'il dut passer plusieurs fois par des escaliers, dont les marches auraient pu être de parfaites traîtresses pour un coureur trop inattentif, il parvint à le descendre, en relative douceur, réduisant légèrement sa vitesse pour éviter de se tordre la cheville ce qui, en plus d'une chute douloureuse pour son amour-propre, aurait pu résulter en une compagnie qu'il préférait éviter.

Compagnie qu'il sentait derrière lui, qu'il voyait du coin de l'œil, lorsqu'il évitait un mur à la dernière seconde. Compagnie étrange qui semblait parfois être sur ses talons et dont il avait la sensation qu'elle allait pouvoir le saisir prochainement mais qui, à d'autres moments semblait perdre de la distance, cette sensation de distance changeant en plus de façon irrégulière. Il avait parfois l'impression d'entendre l'aspiration de la créature à ses oreilles alors, que d'un rapide regard, elle semblait se faire distancer.

Ce fu après un énième escalier, le souffle court, que lui survint une idée. La magie, la "Peur de la Mort", qui avait mise Emelyne dans cet état. Cela pouvait peut-être fonctionné contre son poursuivant qui semblait être relativement éloigné.

Il s'échina d'abord à reprendre sa respiration, afin de la calmer suffisamment afin de pouvoir utiliser la magie, avant de commencer à tenter de manipuler Shyish à toute vitesse. L'incantation fut pressante, rapide et lorsqu'il lâcha le sort, il regardait la créature fixement, vers ce qui semblait lui servir de visage.

Et là, l'habituel manifestation de réussite du sort fut visible, le nuage de poix sortant des mains de l'apprenti et, parvint à toucher son poursuivant, qui s'arrêta quelques secondes. L'apprenti eut un soupir de soulagement, à l'idée que ceci allait bientôt finir à l'idée que ce sort allait leur donner le temps nécessaire pour s'échapper, prêt à se rapprocher d'Emelyne afin de s'échapper, dont il entendait encore les hoquets.

Mais alors que le sort était censé leur donner un peu de répit, la chose s'agita au bout de quelques secondes.

Avant de parler, avant d'aspirer avec ce bruit dérangeant, ce bruit qui l'avait accompagné durant sa poursuite, qui était sur ses talons, qui lui redonnait un peu plus de motivation, un peu plus de force dans ses jambes endolories pour distancer la chose quand il l'entendait par dessus son épaule.

Le soupir de soulagement se transforma bien vite en terreur glaciale et il n'eut que le temps de cligner des yeux avant de voir la chose devant lui, sur ce qui était la marche au-dessus de laquelle il se trouvait. Il pouvait pleinement voir la créature cette fois, et de beaucoup trop près. Visqueuse lorsqu'elle était sortie du mur, elle était désormais plus semblable aux esprits qu'il avait vu auparavant, mais cette chose était toujours aussi blafarde, aussi malsaine.

Il en était là de ces réflexions quand il sentit comme un coup dans le ventre, suivi d'un froid étrange. Mais pas au niveau de la peau du ventre. Non, il avait l'impression que c'était dans son ventre, que le froid était parvenu à percer les vêtements et la peau pour se ficher parmi ses entrailles.

En baissant légèrement la tête, il comprit d'où venait cette sensation et alors qu'il commençait à hurler, des hoquets, autant de surprise que de frayeur étouffèrent sa gorge tandis qu'il voyait, ou plutôt, distinguait entre les larmes qui avaient rempli ses yeux, la main du spectre, enfoncée jusqu'au coude dans son ventre.

C'était peut-être ça d'avoir la peur au ventre.

Dans cette situation, tout apprenti mage qu'il était, Karil était redevenu un jeune homme qui n'était pas préparé, et son cerveau non plus, pour accepter le fait d'être empalé par une main fantomatique. Peut-être dans une autre vie, un autre jeune, un autre "Karil" était en train de s'affairer à remettre ses intestins dans un ventre ouvert, avec la même terreur que celle qu'il ressentait maintenant.

Le froid, auparavant uniquement situé dans son ventre là où la main l'avait frappé, était en train de se diffuser dans son corps, glaçant ses intestins, son estomac et remontant vers sa gorge. Un véritable supplice que Karil ne savait pas comment arrêter.

Et il avait l'impression que les hoquets d'Emelyne étaient devenus plus forts.

Emelyne, il avait tenté de la sauver mais maintenant, il avait besoin d'elle.

Il parvint après plusieurs efforts, à former ce qui ressemblait à une phrase, qui était parvenue on se sait comment à se frayer un passage à travers sa gorge engourdie, espérant que cela suffirait pour qu'elle puisse l'aider.

Em ... e ... lyne. Aides-moi. Je ... t'en ... prie. Puis ... cours ... vite ... loin ...

De son côté, il tenta de concentrer ses dernières forces afin d'échapper à la poigne glaciale de la chose et de s'enfuir. Enfin, s'il en avait la force.
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Karil Dasmof, Voie du Sorcier des Collèges de Magie
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[MJ] Le Faussaire
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Re: [Karil Dasmof] Libéré, délivré

Message par [MJ] Le Faussaire »

Test de VOL d'Emelyn, à -2 : 7, réussi de justesse !
Test de MAG d'Emelyn - ??? : 3, réussi.

Recroquevillée contre un renfoncement mural sculpté, la jeune femme n'avait que trop bien observé la scène macabre qui se déroulait devant de ses yeux. Étrangement, elle n'avait pas tremblé, et encore moins gémi - cela était peut-être dû à un surplus d'émotion, ou simplement à une surdité passagère de Karil, après tout -, se contentant d'observer avec ses grand yeux brumeux. Devant l'appel de son acolyte, elle tressaillit et s'écroula au sol. Elle recula de quelques pas - en admettant bien sûr que marcher à quatre pattes équivale à des pas - avant de s'arrêter, dos au mur.

Emelyn n'avait plus le choix désormais. Tandis que la sensation glacée se répandait dans la cage thoracique du jeune mage, la jeune femme se recroquevilla encore plus, avant de jeter ses mains en avant, sans grand éclat. Il y eut soudainement un bruit, un choc, un bris de glace, et la forme luminescente se mit à aspirer à nouveau. La chose éructa quelque syllabes, aspira à nouveau, et se mit à ralentir, à maugréer, comme si l'air s'était alourdi. En effet, tout autour de Karil semblait plus épais, plus résistant, et la chose mirobolante qui lui faisait désormais face semblait lutter, telle un oiseau dans un seau de poix. Aucune couleur, aucun son n'avait changé.

- " Elcycelr... il... batér..."

L'aspiration revint, et Karil sentit des mains lui agripper sa robe. Ces mains étaient bien réelles, froides mais indubitablement faites de chair et d'os. Sans savoir pourquoi, la douleur sur sa nuque réapparut à nouveau, incinérant sa peau et ses vertèbres, comme si on lui avait appliqué un fer brûlant. Et puis la deuxième main s'abattit sur Karil, balayant en long, en large et en travers ce que la première avait empalé.
Test d'ATT, à +2 vu que tu es pris au piège : 1 et 4. Hm.


Sitôt que le dernier coup avait été porté, la chose s'ébranla, relâchant toute emprise sur le jeune homme. Tandis qu'il expirait en s'écroulant sur le carrelage uni, celle-ci fit un simple salto, avant de disparaître de son champ de vision... Mais de toute façon, le champ de vision du jeune mage se couvrit bientôt de teintes fades, de nuances de gris de plus en plus diffuses, tandis que les sons s'éloignaient de plus en plus, tel un fiacre que l'on aurait manqué de peu. Et pourtant, il l'avait bien vu, ce fiacre brinquebalant qui s'en allait par les pavés...

*** Laissé pour compte. Laissé à la dérive. Laissé prisonnier. Prisonnier de quoi ? Il ne savait plus. Il ? Il/Elle ne savait plus. Il/Elle était coupé du monde, coupé du monde connu, laissé pour compte, sans repos, sans réconfort, malgré une courte vie. Laissé à la dérive. Laissé là, à errer pour... Quelques secondes, minutes, heures, semaines, mois, années,... Combien de temps était passé ? Combien de temps avait-il tenu ? Combien de temps avait-il tenu, avant de ...

هذا يكفي ! لقد اكتفيت !

Une voix.
Un son, un repère, un rivage à suivre. Un rivage chaud, brûlant... Brûlant à l'arrière. A l'arrière de quoi ?
Test opposé, à +3 pour toi : 19 v 13.
Hm.

Quelque chose brûlait, il le sentait, juste derrière sa bouche, juste derrière sa voix. Il sentit une torsion, un pli devant ses yeux, une grimace. Il y eut un choc, une sensation de chaud, et un éclat.
Test opposé, même rengaine : 6 v 4.

Il y eut un son, un craquement, suivi d'un mouvement. Il sentit quelque chose sur son visage. Quelque chose... Quelque chose qui gratte, au-dessus de ses yeux. Des... poils sur le haut, et à l'arrière ?

أعدوني إلى بلدي وإلا سأبيدكم جميعًا!
Dernier test opposé : 14 v 10.
Test de MAG : Résultat secret.
...

Il y eut un mouvement, plus rapide, plus affolant. Quelque chose tourna, encore, et encore... et encore... Des couleurs apparurent, suivant son mouvement. Puis quelque chose s'ébranla. Il y eut un fracas, et un craquement sourd, déchirant.

Étouffant

***

"A toi dont le cœur bat et le sang circule,
A toi le vivant qui respire et marche,
Rejoint ceux qui sont tombés et pourtant veillent,
Rejoint ..... "


Image


Chiens impudents... Vous osez...
انتم جميعا.
لقد كذبت علي... Vous m'avez menti.
Vous m'avez bafoué.

الكلاب الوقحة ... أنت.

ستموتون جميعا.
Vous mourrez tous.
<< Bah alors, qu'est-ce que tu cherches mon gars ? L'or, les femmes, le pouvoir ?
J'ai tout et plus encore dans ma baraque, viens jeter un œil !
Oh non, ce n'est pas loin, c'est au coin de la rue là-bas.
Mais attends, t'as les moyens j'espère ?

...

Oh, tu sais, on peut toujours s'arranger... >>

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Karil Dasmof
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Re: [Karil Dasmof] Libéré, délivré

Message par Karil Dasmof »

Lorsqu'il avait demandé de l'aide à Emelyne, il ne pensait pas réellement à ce qu'elle puisse reprendre un minimum le contrôle de son corps pour parvenir à l'aider. Il se serait surtout attendu à ce qu'elle s'enfuit, ou n'agisse pas, traumatisée par ce qu'elle avait vécu. Aussi fut-il surpris lorsqu'il sentit du mouvement derrière lui, ainsi que la sensation caractéristique de l'arrivée de Shyish et de sa manipulation à proximité.

Une sensation qui se finit en un bruit, tel un choc, suivi de l'aspiration caractéristique de la chose qui l'avait empalé. Mais si le sort lancé par le jeune mage n'avait eu aucun impact sur son agresseur, celui d'Emelyne semblait au moins avoir eu de l'effet sur la chose. Son aspiration semblait plus lente qu'il y avait quelques instants et les tressaillements de sa main plantée dans le ventre de Karil, qui tressaillait un peu, semblait plus lente. Même l'apprenti avait plus de mal à respirer, à moins que ce ne soit dû au fait qu'il avait une main qui s'était fait une place à travers ses entrailles.

Puis il vit une main s'abattre sur lui, et au moment de l'impact, la douleur dans sa nuque, qui commençait à devenir habituelle depuis quelques temps, s'intensifia, irradiant le jeune homme d'une douleur brûlant tout son corps. Tout en criant, il ne remarqua presque pas que la chose l'avait totalement lâché et qu'il s'effondrait au sol. Ses yeux embués lui permirent seulement de percevoir la chose qui disparaissait. Tout comme le décor alentour, remplacé par une simple nuit noire, profonde, sans aucune lumière.

Il vécut quelques rêves, étranges. Les souvenirs sur les quais. Quelques moments passés au Collège de magie, un tumulte étrange dans un couloir sombre dont seuls des cris parvenaient à ses oreilles. Une porte étrange sans poignée. Des visages aussi, Celui d'Emelyne mais avec son calme habituel. Arlin qui l'implorait. Un visage avec une sorte de barbiche métallique qui le regardait d'un air mauvais.

Tous ces souvenirs s'effritèrent au bout de quelques instants, s'imbriquant, se mélangeant.

Puis une voix dont il ne comprenait rien mais qui lui semblait familière, qui semblait le happer.

La nuit dans laquelle il était plongé commença peu à peu à s'estomper mais la voix, elle était toujours présente, résonnant tout autour de lui et lorsqu'il ouvrit les yeux, il remarqua que tout avait changé autour de lui, à l'exception de la douleur toujours présente dans sa nuque.

"Mais qu'est-ce qu'il s'est passé encore.

Clignant des yeux, il se releva avec difficulté, tandis que la voix continuait ses imprécations incompréhensibles mais elle était plus désagréable qu'auparavant, découvrant le lieu dans lequel il se trouvait désormais. Il remarqua que la sacoche avec les livres qu'il avait emprunté à Peter brillait par son absence. C'était bien la peine d'avoir pris autant de peine à les emmener lors de sa course poursuite avec la chose car il craignait la réaction du bibliothécaire s'il apprenait que Karil avait égaré ses précieux ouvrages.

Mais une fois la pensée sur les livres effacée, il se rendit compte que cet endroit lui disait quelque chose. Car cette salle ancienne, ces ruines, il les avait déja vu, il les avait parcouru en compagnie d'autre apprentis, dont Emelyne. Mais cette fois, il avait beau regarder, il n'y avait personne physiquement présent.

C'est pas possible ... Pourquoi je suis de retour ici. POURQUOI !

Ce dernier mot, crié, se répercuta sur les murs de la salle vide et il se rendit compte que son encombrant invité était compréhensible cette fois. et ce qu'il racontait ne semblait pas amical.

Vous m'avez menti.
Vous m'avez bafoué.
Vous mourrez tous.
Bon d'accord, ça sentait surtout très mauvais et l'ignorer n'était plus une option. Il allait falloir lui faire face et bien que cela ne rassure absolument pas le jeune mage.

Mais à la peur se mêlait également la colère. Envers sa situation qu'il ne comprenait pas, envers la chose qui l'avait empalé. Envers celui qui le menaçait et l'avait utilisé comme une marionnette. Et cela, Karil ne put le retenir lorsqu'il répondit.

"Pardon ? Je vous ai menti ? Je vous ai bafoué ? Mais vous vous foutez de moi !
VOUS m'avez forcé à faire un choix. Et VOUS avez quand même tenté de tuer ou d'effacer Emelyne car elle était trop "faible" pour vous !
VOUS avez été INCAPABLE de vous manifester lorsque cette chose m'a empalé et puisque vous me menacez maintenant, vous avez du le sentir, pourtant ?

Et maintenant, vous menacez encore de vous venger alors que vous n'avez absolument aucune idée de quoi faire avec ce corps et de comment ne pas vous faire remarquer si vous décidez encore de m'éjecter. je vous rappelle".
Vous avez BESOIN de moi.


Il sut que cela ne plairait peut-être pas à l'esprit mais il fallait que ça sorte, et étrangement, le jeune mage se sentit soulagé. Il lui raconta alors la suite.

"Mais on aura le temps de lister nos reproches plus tard, ce qui m'intéresse, c'est de savoir pourquoi on se retrouve ici, maintenant."

Je ne sais pas pourquoi on s'est retrouvé à cet endroit. Mais ce que je sais, c'est que tout à commencé ici. Quand j'ai fait touché une maudite porte plus loin à l'un de mes camarades. A ce moment précis, des morts se sont levés, et une chose étrange, une sorte de femme folle avec une patte de lézard m'a attrapé et m'a "tué", j'ai l'impression. C'est à partir de ce moment que nous avons été liés, j'en suis persuadé. C'est à ce moment là que j'ai eu un rêve étrange, parlant d'une Quart-Lie et d'une Nef eh ra tha, avant de me réveiller et de vous entendre.

Ca peut vous sembler complètement fou mais c'est exactement ce qu'il s'est passé."


"Nous ne nous apprécions pas mais dans la situation actuelle, nous sommes obligés de travailler ensemble. Et peut-être qu'une fois cette histoire finie, on aura plus d'informations sur comment vous libérer.
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Karil Dasmof, Voie du Sorcier des Collèges de Magie
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