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[Terminé][Walter Neytz] Les Mystères de Roderic
Posté : 08 juil. 2010, 23:59
par [MJ] Ombre de la Mort
Acte I. Trahison, vengeance.
Par tous les Dieux, où as-tu dégoté ça ?!
Moins fort, on pourrait nous entendre, j'veux pas finir dans les griffes des répus ... C'est de la Malepierre, broyée et concassée, ce qu'il y a de plus pur ! Avec ça, tes clients vont halluciner pendant des heures et tu seras riches et renommés dans le milieu des stupéfiants. Inutile pour toi de savoir d'où elle vient, tout c'que tu dois savoir c'est qu'elle va te permettre d'amasser un bon paquet de blé, et que j'te vend le sac 100 pistoles..
Je prend le tout !
Walter observait la scène d'au dessus, perché sur un toit devant l'établissement Diego Varellas, un personnage notoire du coin, à la fois proxénète, contrebandier et apparemment receleur de drogues à ses heures perdues. Il ne connaissait pas son interlocuteur, mais il semblait être tout aussi honnête que Diego et vendait de la Malepierre. Ne sachant pas vraiment ce que c'était, hormis une drogue puissante, il fut étonné de la somme demandée, et encore plus que Diego accepte. Cela devait valoir son pesant de pistole, cette Malepierre !
L'échange de mains en mains fut fait dans le plus grand silence et Diego salua son approvisionneur d'un signe de tête, ce dernier s'en allant sans un mot. Quelques dizaines de secondes plus tard, tout redevint calme..
Pourquoi était-il là, perché comme une gargouille de la cathédrale de Sigmar ? Il n'avait aucune preuve corroborant les dires d'une de ses relations, comme quoi Roderic, son propre frère, avait été aperçu pour la dernière fois dans l'antre de Varellas. Mais d'un autre côté, c'était bien la seule piste qu'il avait en main. Arriverait-il à comprendre pourquoi sa famille avait été éradiquée à cause de Roderic et le retrouverait-il ? Qu'allait-il aussi faire à son désormais paria de frère lors des retrouvailles ? La suite au prochain épisode..
Re: [Walter Neytz] Les Mystères de Roderic
Posté : 25 sept. 2010, 20:15
par Walter Neytz
Des nuées de feuilles mortes jaillirent soudain du sous-bois comme des silhouettes en émergeaient en chargeant Walter Neytz, l’arme au clair. L’une d’elles était aussi colossale qu’un ours, une autre agitait des bras aux angles incongrus sous un cou dépourvu de tête et une autre enfin avait des cornes. Neytz n’eut pas le temps de détailler ses autres assaillants avant qu’ils ne fondent sur lui.
Il était complètement dépassé. Walter recula à l’aveuglette, feintant de son poignard pour garder ses adversaires à l’écart. Combien étaient-ils ? Avant que la surprise ne le cède à la panique, il put les dénombrer: quatre, non, cinq.
Walter Neytz se jeta de côté, sous le sifflement d’un coup de gourdin qui aurait sans cela broyé son crâne. D’instinct, il frappa de sa dague quelque chose juste hors de son champ de vision. La silhouette esquiva maladroitement et sans succès, car la lame de Walter lui arracha un hurlement. Le monstre fit un bond en arrière. Neytz en profita pour adopter une posture défensive, mais quelque chose vint exploser sur le côté de sa tête.
Sonné, il essaya de se retourner. Derrière lui se tenait un homme à la peau couverte d’excroissances bizarres, qui s’apprêtait à le mettre à mort d’un coup de massue. Neytz se fendit, évitant un deuxième coup et d’après sa violence, il estima que le premier avait été mal ajusté. Sinon, il serait déjà mort.
L’une des créatures lui asséna un coup d’épée, qu’il para de sa dague selon un angle inadapté, aussi le couteau vola-t-il de sa main. Il sentit que ses genoux commençaient à lui faire défaut. Se remettant difficilement du coup reçu à la tête, il comprit que ses adversaires étaient des mutants. Le colosse du groupe, qui dépassait ses sbires d’un pied dans tous les sens, fit un pas vers lui.
Puis un poing grand comme une lune vint s’écraser sur son visage, désintégrant son nez dans une averse chaude.
Le jeune homme tituba à reculons, mais on le saisit par-derrière. Il essaya de parler, mais fut jeté en avant. Le monstre qui lui faisait encore face, plus ours qu’humain, eut une sourire plein de dents gâtées et le frappa de nouveau au visage.
Et soudain, tous se jetèrent sur lui, griffant, frappant, mordant, lacérant sa peau et ses vêtements.
Walter Neytz se réveilla dégoulinant de sueurs à la suite de ce cauchemar. Il était toujours perché sur un toit devant l’établissement de Diego Varellas. Le jeune assassin avait dû s’assoupir à force d’observer les mouvements dans cette ruelle. De plus, la bière qu’il avait ingurgité hier soir n’avait pas dû arranger les choses. Il secoua la tête pour s’extirper de ce rêve et remarqua que Diego était en train de négocier une substance, inconnu de Neytz, avec une homme.
Par tous les Dieux, où as-tu dégoté ça ?!
Moins fort, on pourrait nous entendre, j'veux pas finir dans les griffes des répus ... C'est de la Malepierre, broyée et concassée, ce qu'il y a de plus pur ! Avec ça, tes clients vont halluciner pendant des heures et tu seras riches et renommés dans le milieu des stupéfiants. Inutile pour toi de savoir d'où elle vient, tout c'que tu dois savoir c'est qu'elle va te permettre d'amasser un bon paquet de blé, et que j'te vend le sac 100 pistoles..
Je prend le tout !
Walter Neytz ne connaissait pas cette substance, mais il s’en moquait. Diego était rentré de nouveau dans son établissement, tandis que l’homme encapuchonné était parti. Si Neytz était là, c’était seulement pour comprendre pourquoi sa famille avait été éradiquée à cause de Roderic. Et là seule piste qu’ii avait pour le moment était que son frère avait été aperçu dans cet établissement malfamé.
Neytz utilisa son agilité surprenante pour descendre de son perchoir. Une fois à terre, il rabattit sa capuche sur son visage et entra dans l’échoppe.
Re: [Walter Neytz] Les Mystères de Roderic
Posté : 25 sept. 2010, 20:33
par [MJ] Ombre de la Mort
Test HAB
Obt.: 13, descente ratée
-3 PV
Signature à mettre à jour
Malheureusement il lui parut clair que son agilité était légèrement surestimée: le pieds au mauvais endroit, une mousse humide sur un rebord utilisé comme appui, et ce fut la chute. Heureusement pour lui, elle ne fut point haute et il ne se fit que quelques éraflements aux pieds et bras, rien de bien méchant, mais il s'en serait bien passé ceci dit .. Jurant, il se couvrit et fonça vers l'entrée
Bienvenue au Délices de Manann mon beau ..
Accueil plus que chaleureux que celui qui fut réservé à Walter en entrant. Dans le couloir noir d'entrée, plusieurs mains se posèrent sur lui, venant de sa gauche et de sa droite: des filles de joie le regardaient l'air coquin et le regard lubrique. Il continua d'avancer et poussa la porte du fond. Indifférent ou non à ces charmes, il n'en savait rien ..
La pièce où il se trouvait devait faire office de pièce centrale: luxueuse, parfumée à outrance, des draperies de soies rouge passion partout, des corps en sueur et un immense divan où reposaient deux naïades surmontées par celui qu'il reconnut comme étant Diego Varellas, qui observait le nouveau venu. Au dessus de lui était peint un énorme coquillage d'un blanc crème aux références douteuses si on réfléchissait à la raison du choix de couleur et à ce que pouvaient symboliser les deux valves rosées ..
Bienvenue dans ma modeste antre du plaisir, Herr. Que puis-je pour vous ? Sexe ? Vin ? Marchandises plus exotiques ? Ou autres, peut être .. Vos désirs peuvent être assouvis en ces lieux ..
Re: [Walter Neytz] Les Mystères de Roderic
Posté : 26 sept. 2010, 22:14
par Walter Neytz
Apparemment, le jeune assassin ne digérait pas bien cette bière, qu’il avait bu au Griffon Déchu. En plus de lui pourrir ses sommeils, cette bière avait pour effet de lui faire perdre son talent pour l’escalade. Son pied droit glissa sur une brique instable, qui était de plus humide à cause d’une couche de chèvrefeuille. Heureusement, il ne chuta pas de bien haut. Et la sentence fut seulement quelques éraflures aux pieds et aux bras. Neytz humait les relents de bière fraiche, de ragoût de proc au chou et des effluves occasionnels de tabac, et il percevait le murmure des conversations lointaines. Il ignora tout cela et se concentra sur le bâtiment, qui se trouvait devant lui. Walter Neytz poussa un juron, avant de rabattre sa capuche et d’entrer dans au Délices de Manann…
L’accueil fut des plus chaleureux. Alors qu’il traversait un long couloir obscur, des mains de femme se posèrent sur lui. Il regarda sur sa gauche et sur sa droite, et il remarqua qu’il était entouré par des femmes de joie, qui lui jetaient des regards coquins. Sa famille avait été exterminée, seulement parce que son frère Roderick fréquentait les maisons de passe ? Mais Walter était sûr que cette auberge n’abritait pas que des femmes de joie. L’avenir lui dirait bientôt. Pour le moment, il ne préférait pas tomber dans le jeu de ces enjôleuses meurtrières.
Dans une arrière salle, Walter remarqua un homme et une femme. La jeune femme posa sa main sur la boucle qui fermait le laçage de son corset. Elle tira doucement sur son ruban, le nœud se défit et la prostituée commença à se déshabiller. Il observa les doigts agiles danser entre les œillets du corset, tout en restant concentré sur le but de sa venu dans cet établissement. En quelques secondes, la jeune femme avait terminée. Les lacets s’étalaient autour d’elle comme une longue chevelure et les pans du corset ne tenaient plus que par une dernière boucle, qui cachait à grande peine une gorge pâle et charnue. Elle sourit. Le lacet glissa au travers des derniers œillets et le corset tomba. La catin ouvrit les bras et lui dévoila ses dons. Elle sauta sur l’homme et ils partirent pour une nuit de folie.
Le jeune assassin sourit à son tour, puis passa son chemin. Il arriva enfin dans une salle, qui devait faire office de pièce centrale. Elle était plus éclairée que le couloir, mais elle était aussi plus richement décorée. Devant lui se trouvait Diego Varellas, accompagné par deux magnifiques amazones allongées sur un divan de couleur rouge. Sur le mur de derrière était peint une parodie d’un énorme coquillage à l’allure douteuse, vu la couleur choisie pour les deux valves. Varellas écarta les bras en voyant un nouveau client:
Bienvenue dans ma modeste antre du plaisir, Herr. Que puis-je pour vous ? Sexe ? Vin ? Marchandises plus exotiques ? Ou autres, peut être .. Vos désirs peuvent être assouvis en ces lieux ..
Walter Neytz ne pouvait être direct avec ce baron du crime. Il ne pouvait pas aborder directement le sujet de son frère. Une idée germa dans sa tête. Pourquoi ne pas se servir d’une femme de joie ? Autant faire semblant qu’il venait ici pour assouvir ses désirs et quand il serait seul avec la catin, il n’aurait plus qu’à l’interroger en la menaçant avec sa dague.
Votre établissement est tout simplement magnifique, Herr ! Merci à vous de l’avoir crée. Comme vous pouvez le voir, je suis jeune et j’ai besoin de me détendre un peu. C’est pour ça que je viens ici… pour trouver une femme, qui pourra combler mes désirs. Cette femme assise sur ce magnifique divan, je pense qu’elle pourrait me satisfaire. Je peux vous l’emprunter ?
Walter Neytz venait de désigner, la femme de joie brune, qui portait un espèce de manteau à plumes.
Re: [Walter Neytz] Les Mystères de Roderic
Posté : 26 sept. 2010, 22:23
par [MJ] Ombre de la Mort
Le proxénète sourit d'un air carnassier: un nouveau client, c'était parfait.
Mëilind est à vous Herr, contre quelques maigres pistoles. Disons 5, comme gage de bienvenue ! Nous choyons nos clients, et accueillons les nouveaux intéressés avec la plus extrême des hospitalités. Ma belle, veux-tu bien accompagner Herr ici présent dans la chambre de l'Étoile ? Sers lui un peu de vin et quelques pâtisseries, et sors lui toutes les cartes que tu as à offrir .. Herr est notre invité ! Vous me rappelez quelqu'un .. Je ne saurai dire qui, mais votre allure m'est familière. Soit ! Profitez bien de nos services ..
Suivez-moi mon bon seigneur ..
La magnifique catin l'intima de la main à le suivre, remuant le bassin dans un déhanché non négligeable, jetant par moment un regard évocateur par dessus l'épaule droite. Diego Varellas se remit à sourire et montra de la main son "employée", hochant la tête à Walter.
Re: [Walter Neytz] Les Mystères de Roderic
Posté : 27 sept. 2010, 19:21
par Walter Neytz
La mémoire est souvent la qualité de la sottise : elle appartient généralement aux esprits lourds, qu'elle rend plus pesants par le bagage dont elle les surcharge. Telle fut la réponse de Walter Neytz à Varellas.
La prostituée conduisit Walter Neytz vers la chambre de l’Étoile et il la suivit, la carafe et les verres dans les mains. De temps à autre, elle ralentissait et lui lançait un regard éloquent par-dessus l’épaule. Tous deux savouraient l’attente. Nous savons où cela nous conduit, pensa le jeune assassin. Rien ne sert de se précipiter alors que le voyage est si doux.
Elle cueillit une bougie dans une alcôve et ouvrit une porte. La chambre était chaude d’un âtre rougeoyant. Neytz posa le vin et les verres sur une petite table, juste à droite de l’entrée, et jeta un rapide coup d’œil alentour. Le lit à baldaquin était couvert d’édredons et de coussins richement décorés et un grand miroir trônait sur une commode à l’autre bout de la pièce. Soudain, la femme fut contre lui, les bras autour de ses épaules. Il lui rendait ses étreintes et se pencha pour en faire autant de ses baisers fougueux. C’était futile, creux, stérile. C’était merveilleux. Mais il devait garder son but en tête.
Je me rappelle être un humain, chuchota-t-il.
La prostituée le regarda, les yeux écarquillés, ses lèvres écarlates entrouvertes. Puis elle se hissa sur la pointe des pieds et l’embrassa avec passion. L’assassin sentit les deux bouches s’unir. La femme poussa un gémissement bas, du fond de la gorge. Neytz la repoussa sur le lit, où elle tomba assisse, surprise sans toutefois paraître vexée.
Nous avons toute la nuit, pourquoi tout brusquer ?
Il s’approcha de la table où reposait la carafe et remplit les verres de vin.
Nous devons d’abord mieux nous connaître. Je vous resérve quelques surprises, assura-t-il en lui tendant un verre, mais un bon prestidigitateur garde ses meilleurs tours pour la fin.
Les yeux de la catin étincelèrent de plus belle et elle but une longue, profonde gorgée de vin. C’était le moment pour frapper. En quelques secondes, l’assassin dégaina sa dague, dite sainte et plaqua la femme sur le lit. Surprise, elle renversa son verre sur le lit et le vin constella les draps d’un liquide carmin. Sa main plaquée sur la bouche et sa dague sous la gorge de la femme, Neytz pouvait commencer son interrogatoire:
Je te conseilles de ne pas faire la maline, sinon quelque chose de terrible pourrait d’arriver. Et ça me ferait mal au cœur d’assassiner une si jolie femme. Donc ne fais pas la conne et dis-moi tous ce que tu sais sur un dénommé Roderic Neytz !
C’était mon dernier post avant Vendredi, voir Samedi. Bonne fin de semaine ! 
Re: [Walter Neytz] Les Mystères de Roderic
Posté : 30 sept. 2010, 18:25
par [MJ] Ombre de la Mort
Tout avait commencé comme à chaque autre fois qu'elle livrait son corps mercantile à un homme avide de plaisir charnel: baisers, étreintes, déshabillage et passage à l'acte. Longuement, elle fit son œuvre, désireuse de satisfaire son client afin de recevoir un hypothétique pourboire. Cela fonctionnait souvent. Il la laissa un peu souffler après plusieurs séances sexuelles, elle en profita pour boire quelques lampées de vin supplémentaire. Pas mauvais .. Le vin .. Elle s'attendait à avoir la paix et recevoir son petit cadeau en pistoles, mais la situation bascula abruptement sans qu'elle puisse comprendre ni faire quoi que ce soit ..
Elle crut tout d'abord qu'il allait la tuer et son sang en fit qu'un tour. Cherchant de quoi s'aider dans la pièce, elle se stoppa lorsqu'il lui exposa la suite des évènements:
Je te conseilles de ne pas faire la maline, sinon quelque chose de terrible pourrait d’arriver. Et ça me ferait mal au cœur d’assassiner une si jolie femme. Donc ne fais pas la conne et dis-moi tous ce que tu sais sur un dénommé Roderic Neytz !
Qu'avait-elle à voir avec lui ?! Roderic Neytz ?!
Herr Herr, calmez-vous ! Ne commettez pas l'irréparable ! Je ne connais pas ce .. Roderic ! Je vous conjure Herr, je vous en prie, ne me tuez pas ! Faites de moi ce que vous voudrez mais ne me tuez pas .. Pitié .. Je ne connais pas de Roderic Neytz .. Pitié ..
Et elle fondit en pleurs, incapable de tenir face au contact froid de l'arme sur sa chair rose et chaude ..
Re: [Walter Neytz] Les Mystères de Roderic
Posté : 02 oct. 2010, 11:53
par Walter Neytz
Herr Herr, calmez-vous ! Ne commettez pas l'irréparable ! Je ne connais pas ce .. Roderic ! Je vous conjure Herr, je vous en prie, ne me tuez pas ! Faites de moi ce que vous voudrez mais ne me tuez pas .. Pitié .. Je ne connais pas de Roderic Neytz .. Pitié ..
La prostituée semblait ne pas connaitre le frère de Walter Neytz. À court d’idée, le jeune assassin donna un coup de pied dans le baldaquin le plus proche. Le pin, de mauvaise qualité, se brisa sous l’impact et tout le ciel de lit tomba sur la femme apeurée en froufroutant. Il se jeta sur la masse de tissu poussiéreux et pesa dessus pour l’immobiliser, mais elle ne se débattait pas. Quelques secondes plus tard, il se leva, s’épousseta. La forme ne bougeait toujours pas.
Walter Neytz la débarrassa des débris de cadre et des tentures emmêlées. La chute du ciel de lit l’avait assommée et elle s’en tirait avec un gros bleu, rien de plus. Il remercia d’un murmure les maçons qui avaient doté l’établissement de murs assez épais pour étouffer les sons divers. Il utilisa les vêtements de la prostituée et les draps pour l’attacher aux restes du sommier et la bâillonner. Il se rhabilla sans la quitter des yeux. Elle ne revenait toujours pas à elle. Il se permit une fouille rapide de la salle, ne voulant pas passer à côté d’un quelconque indice sur le passage de son frère.
Une partie de lui voulait tuer la femme. Elle pouvait à tout moment se réveiller et hurler pour prévenir Varellas. Il s’abstint. Mais il ne la libéra pas pour autant. De plus, elle lui était plus utile vivante que morte. Elle pouvait peut-être l’aider, mais il fallait d’abord qu’il réfléchisse à comment. Il était dans une situation plus critique qu’il ne l’avait jamais été au fil des derniers mois. Il était en danger, au cœur d’un établissement appartenant au plus grand baron du crime d‘Altdorf.
Il ne pouvait pas rester ici. Il allait donc devoir l’abandonner et trouver une autre piste. C’est donc, le plus discrètement possible, que Neytz sortit de la chambre. Une fois, qu’il fut dehors, il ferma la porte derrière lui et tenta de la verrouiller en la crochetant. Ainsi, le propriétaire mettrait plus de temps à l’ouvrir et ce temps serait très précieux à l’assassin.
Le plan que Walter Neytz avait échafaudé en chemin ne pouvait fonctionner qu’avec le coopération d’une femme de joie. Sans cela, son plan venait d’échouer. Or, pour le moment il n’avait que celui-là en tête. Il allait devoir la jouer en total improvisions.
Walter Neytz invoqua à voix basse le nom de son dieu, et croisa son index et son majeur. Ce signe constituant une sorte d’invocation de Ranald.
Je vais dîner avec Ranald…
Il fit le chemin en sens inverse pour aller espionner Diégo Varellas.
Je vais dîner avec Ranald = Je vais tenter ma chance. (-10 points de dévotions)
J’ai fouillé la chambre pour trouver des indices, ensuite j’ai tenté de fermer la porte de la chambre en la crochetant et maintenant je me dirige le plus silencieusement possible en direction de la salle d’accueil, là où il y a la peinture.
Re: [Walter Neytz] Les Mystères de Roderic
Posté : 02 oct. 2010, 12:13
par [MJ] Ombre de la Mort
Comme convenu, -10 PdC envers Ranald
Question rapide: avec ton XP, tu attends de level up ou tu voudrais acquérir/améliorer des compétences (si oui, lesquels ?) ?
Laissant la catin inconsciente à son sort, Walter sortit et s'attela au verrouillage de la porte: un nécessaire de crochetage ne servait en effet pas uniquement à ouvrir des serrures sans clé, il pouvait permettre également de verrouiller sans clé ! Beaucoup l'oubliait, mais pas lui. Et mieux, il réussit à verrouiller la porte aisément. Se retrouvant dans le couloir à l'ambiance sombre et envoutante, Walter jeta un dernier regard vers la Chambre de l'Étoile et refit le chemin inverse de celui par où il avait été guidé par la prostituée. Lent, il ne se pressa pas de peur de révéler sa présence. Aisément, il revint à la salle principale, se gardant d'y avancer mais restant à l'abri des regards. Jetant un rapide coup d'œil, il put voir que Diego Varellas était toujours au même endroit, actuellement en train de renifler quelque chose sur une table basse, la mine béate ..
Re: [Walter Neytz] Les Mystères de Roderic
Posté : 02 oct. 2010, 20:41
par Walter Neytz
On va dire que j’ai de grands projets pour mon perso et j’ai déjà en tête 16 compétences à acheter.

Donc pour le moment, je vais en acheter six, puis j’essayerai de monter de niveau. Les six premières compétences sont: Déplacement silencieux urbain, Camouflage Urbain, Dégainer l’épée, Escalade, Coups assommants, Sixième sens.
Par contre, je ne sais pas trop combien coûte une compétence. Pourrais-tu me le dire ? En sachant que les six compétences font toutes parties soit de la vocation malice ou soit de la vocation combat:
Voie du crime : Malice & Combat
Ranald, le Dieu des voleurs, semblait être avec Walter Neytz, car il réussit à verrouiller la porte de son ancienne chambre aisément. La Chambre de l’Étoile était maintenant verrouillée. Il espérait que Verena portait en ce moment son attention sur lui et qu’elle lui prouverait bientôt, comme Ranald venait de le faire. Verena est la déesse de la sagesse, de la raison et de la justice. Dans son rôle de déesse de la justice, elle est plus concernée par l’équité que par le strict respect de la loi. Elle s’oppose à la tyrannie et à l’oppression autant qu’au crime. De plus, Neytz se trouvait à Altdorf, une ville universitaire où de grands temples lui sont dédiés. Neytz était en train de combattre un baron du crime, elle devrait normalement l’aider.
Le jeune assassin se retrouvait de nouveau dans le couloir sombre et envoutant. Sur sa droite et sa gauche, se trouvait de multiples chambres, d’où on pouvait percevoir des bruits étouffés. Sur le chemin du retour, Neytz comptait trouver un nouveau plan pour retrouver son frère Roderic. Ce frère qui avait amené la mort au sein de sa famille. Le jeune homme colla son oreille sur une des portes et ne perçut aucun bruit distinct. Il se permit donc d’entrer.
La chambre semblait être confortable. Le lit à baldaquin était fourni de deux matelas moelleux, et les draps avaient été lavés récemment. Un tapis couvrait le sol, une carafe d’eau fraîche était posée sur la table de nuit et d’épais rideaux de brocard masquaient les fenêtres. Un miroir de près d’un pied de diamètre trônait sur une commode. Même si c’était une maison de passe contrôlait par un des plus grands barons du crime, l’endroit était plutôt agréable.
Il referma doucement la porte et refit le chemin inverse de celui par où il avait été guidé par la prostituée. Sans un bruit, il atteint facilement la salle principale et avec soin, il resta à l’abri tout en observant Diégo Varellas, qui était toujours au même endroit. Mais cette fois, il n’y avait plus la femme qui portait un fouet à la ceinture. Elle devait sûrement être en train de gagner sa croûte.
De son côté, Diego Varellas était en train de renifler une poudre blanche, qui était posée en tas sur une table basse. De temps en temps, il relevait sa tête, dévoilant son nez parsemé de poudre et sa mine béate. Walter Neytz venait d’avoir une nouvelle idée pour obtenir des informations sur son frère. Si les catins ne semblaient pas connaitre Roderic Neytz, autant demander au patron.
Quand il avait rencontré pour la première fois Varellas, celui-ci lui avait proposé s’il voulait acheter des produits plus exotiques. Le jeune assassin allait donc se faire passer pour un potentiel acheteur, puis quand ils seraient seuls, l’interrogatoire forcé pourrait enfin débuter. Walter entra dans la pièce, en essayant d’être le plus naturel possible.
Ah, patron, j’étais en train de vous chercher. Tout à l’heure, vous m’aviez demandé si je voulais vous acheter des produits plus exotiques. Il se pourrait que je sois un acheteur. Il faudrait d’abord que vous me prouviez que c’est des produits de bonne qualité…
Varellas semblait étonné de ne pas voir la prostituée revenir. Neytz s’empressa de rattraper le coup:
Concernant cette déesse, que vous venez de me prêter, je lui ai dit de m’attendre dans la chambre. Je comptais vous acheter de la marchandise et profiter de ces magnifiques effets avec elle. Bon alors, qu’est-ce que vous me proposez ?