[Catuvolcos] Pair de mes pères

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Dès sa fondation par le dieu guerrier Sigmar, l'Empire a dû faire face aux invasions et aux guerres civiles. depuis plus de deux mille cinq cents ans, il survit néanmoins aux périodes de trouble et aux batailles grâce à la bravoure et à la discipline de ses armées

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[MJ] Le Faussaire
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Re: [Catuvolcos] Pair de mes pères

Message par [MJ] Le Faussaire »

Tapi dans le même buisson que l’avant-veille, Cainteach souffla une prière entre ses dents. D’un geste furtif des doigts et avec une pointe de chance, il invoqua les éléments alentour. L’air se densifia, son corps s’alourdit davantage, puis il lança au renard le signe. Aucun mot ne fut nécessaire : la tactique se déploya dans leur esprit, en parfaite harmonie.

Le renard fusa hors de la clairière, évitant largement le cercle de pierres, tandis que Cainteach sentait sa peau se hérisser de lichen et se tresser de lierre. Cette étrange parure lui parut insolite, mais il n’avait pas le loisir d’y songer — pas encore. Pas s’il voulait survivre.

Les flammes pullulaient à présent, écrasant par leur nombre, mais la brume et les ombres dansantes brouillaient toute silhouette. Un clapotis de pas précipités résonna. On chargeait vers le cercle.

Alors, une lueur bleue bondit par-dessus une ombre, s’écrasa à ses pieds en grondant. Un cri étouffa sa rage. L’ovate se faufila plus près. Une autre ombre en course s’arrêta net, balaya l’obscurité du regard, et projeta un reflet vers le cercle — en vain. La lueur bleue jaillit de nouveau, muette cette fois.

Cainteach, qui s'était avancé à plat ventre, s’élança, les membres tendus vers le ciel avant d’abattre son arme sur l’ombre à terre. Un craquement sec, un souffle coupé — un sursaut de vie ténu, même pour une ombre. Une douleur aiguë lui transperça soudain le dos.

Une silhouette hurlante l’empoigna, interrompue par un deuxième grognement, bestial. Les flammes vacillèrent, et l’ombre devint chair : un homme au teint gris, aux yeux exorbités, suspendus dans des orbites fissurées, aux dents, becs et griffes acérées. Instinctif, l’ovate pivota, arc-bouta son torse, et envoya son front s’écraser dans celui du monstre.

Un choc spongieux. Un dard lui lacéra le bras. Un chant rauque surgit au loin - forcé, guttural.

Des mots sans voix circulèrent entre lui et l'esprit-renard — ou pas ? L’impur tressaillit, comme s’il les avait entendus. Sous le choc, il desserra son étreinte, recula en chancelant, avant de plonger vers l'ancien druide ... Avant que des racines et des plantes acérées ne l’ensèrent. Il résista, mais le doigt vengeur de Coscaraigh était déjà braqué sur lui.

Quelque chose claqua. Des sifflets stridents déchirèrent l’air. Le renard sursauta. Cainteach, puisant dans ses dernières forces, voulu projeter l’objet à ses pieds. Un silence fit irruption. Un laps de temps suspendu. Une voix douce, presque maternelle, murmura :

À quel point désires-tu vaincre ? Le veux-tu vraiment ?

Le temps reprit. L’impur décolla du sol, propulsé vers le cercle de pierres et de cendres. Une lame glacée le transperça, brûlant ses poumons, cristallisant sa peau velue. Des cris déchirèrent la nuit, annihilant toute pensée.

Alors, les voix vinrent. Fragiles, plaintives, ni jeunes ni vieilles, hors du temps :

— "Aide... Aaaa... Aide..."
— "Hiiii... Ire... Hiiii..."


Des mots lui montèrent aux lèvres. Les étincelles se figèrent. Les voix répondirent en chœur :

- "Fils indignes ...

- Grain gâché de leur Mère...

- Sang impur pour nos sillons...

- Éponge le pus.

- Essuie les larmes.

- Du bruit...

- Le silence pour les impies."


Les flammes s’abattirent, pluie d’étoiles filantes sur les chairs souillée. La dernière silhouette vomit un rugissement, découpa les comètes incandescentes — en vain. Les plantes frémirent, les arbres grincèrent, puis la grêle s’abattit.

L’homme sans visage — crâne décharné, veste en lambeaux, peau lépreuse — tenta de parer l’averse, trébucha dans sa fuite... Et les flammes argentées l’engloutirent.

Elles plongèrent aussi vers Cainteach, jeune ovate, Bavard, "Catuvolcos".
Il n'y eut aucun mot du renard. Rien que des lueurs dansantes qui lui tombaient dessus. Il avait une seconde pour décider, une autre peut-être pour agir. Et puis ce serait les flammes, comme il l'avait demandé.
Toutes les décisions ont été prises avec le joueur, par MP et en temps réel.
La narration est incomplète, c'est à Catuvolcos de compléter avec les choix et paroles prononcées par MP.

T0 :
Il fait nuit, y'a de la brume, Catu est totalement dissimulé, et y'a des feux follets qui se baladent en plus des "combattants" déjà révélés.
Le vieux continue le rituel. Let's. Go.

T1 :
Coscaraigh continue le rituel.
Camouflage / Dépl. Silencieux - Renard : 11 vs 16 - Personne ne remarque le renard
Perception - Catu : 15, rien du tout.
--- Il se passe un truc ----
Test de VOL - Intrus : 7, 20, 20 ; Deux des intrus foncent vers le vieux, et le troisième reste en retrait.
Attaque d'opportunité du renard - Bonus de 6 avec surprise, ennemi perturbé, nuit qui le camoufle + Vision nocturne
6 naturel, réduit à 1 après bonus.Dégâts du renard sur Intrus 1 : 34 PV dans les mollets. Noice.
Test d'END/INI - Intrus 1 - 16, il tombe au sol.
Test spécial - Catu : 9v15, Catu est toujours camouflé et rampe sans souci.


T2 :
Coscaraigh continue le rituel.
Intrus 2 joue en premier.
Perception - Intrus 2 : 15, il pense que c'est le vieux qui a mis son pote à terre.
Test de TIR avec visée - Intrus 2 : 17 après bonus, échec.
Test d'INI - Renard : 15, il saute bien trop haut.
Test d'ATT - Renard : 14, rien
Attaque de Catu sur Intrus 2 - Bonus de 4 car cible à terre, cible sans défense, surprise : 4 naturel, 1 après bonus. 44 PV enlevés.
Test d'END - Intrus 2 : 3, réduit le crit de un rang. 4 dans le torse, Tranchant - Clavicule cassée + quelques côtes
Test de VOL - Intrus 2 : 12, il lâche ses armes.
Catu est désormais visible.
Intrus 3 le voit et lance un couteau : 10, ça touche. 6 PV après réduction d'écorce & dur à cuire

T3 :
Coscaraigh continue le rituel.
Intrus 2 joue encore en premier. Il a vu le renard passer au niveau de sa tête, a manqué le vieux, et vient de voir Catu surgir
Test d'ATT opposé : 8 vs 7 - Il agrippe un bras de Catu, mais n'arrive pas à faire plus.
Renard attaque en conséquence : 1 naturel. 30 PV enlevés + Saignement (2)
Test d'END - Intrus 1 : 1, il reste conscient et éveillé.
Catu manoeuvre pour attaquer avec bonus - 15 vs 19, manoeuvre réussie.
Test d'ATT pour un coup de boule bien placé : 6.
Est-ce que ça touche un des yeux pédonculaires ? 1 naturel, oui. 10 PV enlevés grâce au coup + effet inattendu
Intrus 3 charge Catu dans le dos - 9, pas de parade ni esquive - 16 PV après Ecorce & Dur à cuire.

T4 :
Test secret - Coscaraigh : 15, hm.
Catu parle au renard.
Intrus 2 joue encore en premier. Remarque-t-il le renard ? - 13, il pense que Catu s'adresse au vieux.
Action gratuite - lâcher Catu.
Action gratuite - 5 PV à cause du saignement.
Test d'END - Intrus 2 - 15, il garde Saignement (2). Reste 20PV à intrus 2
il lâche Catu, recule donc après le coup de boule, ignore le renard à ses pieds (oui.) et ... va foncer sur Coscaraigh.
ATT d'opportunité - Renard : du renard : 16, rien du tout.
Test secret - ??? : 5. Ah.
Coscaraigh est obligé de réagir et de dépenser une action et d'interrompre ce qu'il prépare : 5, encore.
Des ronces vont pousser en quelques instants, ce qui ne va que ralentir Intrus 2
Renard va défendre Catu, contourne Intrus 3 et ... 20 naturel.
Renard est révélé, et vient de s'étourdir à cause des ronces.
Catu choisit de jeter Intrus 1 agonisant vers le cercle pour "le sacrifier"
Test de FOR - Catu, à +2 vu les conditions vues en MP : 11, un 10 suffisait.
Test secret - Catu : 4. Intrus 1 roule vers le cercle, contre son gré.

Intrus 3 voit donc Catu se baisser, et le renard à ses cotés.
ATT - Intrus 3 : 7. 15 PV après réduction & Éthéré.
Test d'END - Renard : 13, Renard est étourdi (2).

T5 :
Saignement - Intrus 2 : 6 PV enlevé.
Test de FOR : 14. Il est immobilisé. Les ronces vont le ... dévorer ? ou pas ?
Intrus 1, qui roule au sol, et touche le cercle
Test secret - Intrus 1 : 8. Intrus 1 qui va voir, sentir, ...
Catu tente un truc - test secret : 7, ça passe.
Catu donne un ordre : 5, l'ordre est toléré.
Les "feux follets" attaquent tout ce qui est corrompu ou impie.
Test de VOL - Intrus 3, à +2 : 5, il reste maître de ses actions/mouvements.
Il jette le renard, et essaye d'attaquer les feux follets qui lui tombent dessus - 16, 8.
Une des flammes s'éteint sur le champ.
Test de MAG - Catu : 12. réussi.
Averse de grêle réussie - 7 PV instantanément sur tous les ennemis.
Intrus 1 perd connaissance.
intrus 2 perd connaissance.
Test de VOL, Intrus 3, à +2 : 18 naturel, 20 après malus/bonus. Il se protège de la grèle, et est donc sans défenses.

-- Fin du combat --

Il te reste 11 PV, tu es Fatigué (2) voir (3), ton renard est blessé ET étourdi. Tous les ennemis sont morts, agonisants ou sans défense.

Ah, et les feux follets semblent te considérer comme "cible". Et il faut toujours que tu amène quelqu'un pour le sacrifice de Coscaraigh.
Fun, fun, fun :youpi:
<< Bah alors, qu'est-ce que tu cherches mon gars ? L'or, les femmes, le pouvoir ?
J'ai tout et plus encore dans ma baraque, viens jeter un œil !
Oh non, ce n'est pas loin, c'est au coin de la rue là-bas.
Mais attends, t'as les moyens j'espère ?

...

Oh, tu sais, on peut toujours s'arranger... >>

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Catuvolcos
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Re: [Catuvolcos] Pair de mes pères

Message par Catuvolcos »

Ça n’était d’abord que de subtils bruissements à travers la végétation puis petit à petit, les légers bruits parurent être un vrai vacarme comparé au silence des lieux, ou seul le chant de l’ancien druide était entendu. C’est là que je vis des ombres s’avancer rapidement vers mon mentor, d’un seul regard et comme convenu, mon familier s’évapora dans la nature prêt à remplir son devoir au nom de la Mère. Quant à moi, je commençai à ramper prenant soin de ne pas m’exposer sur le champ de végétations en décomposition entourant le cercle, coudé après coudé, je progressais en silence la tête tournée sur la gauche, observant le bon déroulé du rituel et l’embuscade initiée par mon renard. Un claquement de mâchoire éthéré et l’une des ombres poussant un cri à peine humain se retrouvait au sol, parfait le renard avait ouvert la dance et m’avais par la même occasion déroulé sur un tapis de noble ma prochaine victime. Je serrai ma hache un peu plus fermement et me préparai à bondir sur la chose mise au sol.

Il y avait maintenant des feux follets de partout qui malgré leurs nombres ne parvenait pas encore à percer la nuit noire couplé à la brume épaisse, ces entités éthérées commençaient à tourner autour du cercle dans tous les sens, créant une sorte de kaléidoscope hypnotique, je détournais mon regard de ces derniers, me concentrant sur la vie que j’allais ôter. Alors que de mon bras gauche, je commençais à prendre appui, me préparant à donner la mort, une pensée me traversa l’esprit. Combien d’hommes depuis que nos ancêtres avaient commencé à coloniser le monde, c’étaient tapis avec une arme aussi rudimentaire qu’une pierre vaguement taillée en pointe, jusqu’à nos jours avec ces impériaux et leurs armes crachant le feu et la mort. Malgré les soi-disant avancées des tribus du continent, la barbarie tapis au cœur de l’âme humaine, elle n’avait manifestement pas changé d’un iota. Que l’on porte une antique peau de bête comme la mienne, ou une tenue bariolée à la couleur criarde et ridicule des fils de Sigmar la finalité était toujours la même : le sang, la violence et la haine de son prochain guidaient manifestement toujours la main de l’homme, était-ce vraiment ce que ce monde souhaitait de notre race...

Puis ce moment de réflexion disparu, mon corps en tension se propulsa en avant, ma hache levée au-dessus de moi, un antique cri de guerre s’échappant de mes lèvres : " Torr he brenn ! ".

La hache percuta quelque chose de dur qui craqua à l’impact, le tranchant s’enfonçant avec un bruit de succion écœurant. D’une secousse, je retirai cette dernière prête à débiter comme du petit-bois la chose en dessous de moi. Je tendis ma hache ensanglantée pour en finir, quand un violent impact me percuta le dos, je sentis comme une pointe glacée entre mes omoplates, heureusement pour moi ma peau d’écorce encaissa le plus gros. Je me retournais juste à temps pour me retrouver face à face avec une sorte de mutant du chaos primordiale, son corps sujet à d’atroces modifications, ces dernières me révulsant au plus profond de mon âme. De tel être étaient un affront envers Danu, la moindre des choses que je puisse faire était de leur offrir une mort rapide et violente.

Même pas le temps de contempler son affreuse mine que déjà, il me saisit le bras de sa main distordu, qu’est-ce qu’il croyait, que je ne m’étais jamais battu à mains nue plus jeunes, je laissai le séide me tirer à lui et projetai mon front contre son visage. Entraîné par son élan, je fracassais un de ses organes maudits, un liquide immonde vint me recouvrit le visage, je pris sur moi fit une rotation avec mon front collé au sien, continuant de faire là des dégâts, le mutant me lâcha et recula de quelques pas. Je me passais une main sur le visage enlevant la substance souillée avec d’égout, puis repris une position de garde. Nous nous observions nos visages éclairés par intermittence via le ballet infernal des feux follets.

Dans la pénombre un sourire traversa mon visage, d’un sifflement, je hélai le renard.

- " Liathróidí, greimigh a liathróidí ! ".

L’autre abruti du chaos me souriait bêtement croyant que j’adressais une vaine prière, il allait être servi. Puis il porta son attention vers Coscaraigh et se mit à lui foncer dessus, je n’eus pas le temps de réagir qu’une autre pointe glacée me transperça le dos, malgré l’armure d’écorce, je poussais un cri de douleur cette fois, me retournant pour voir un troisième mutant prêt à en découdre. Putain, mais j’avais toutes la Tribu de consanguins chaotiques de ce coin de l’Empire à gérer ! Si je mettais sur le chef de clanique de cette région impériale, il allait m’entendre !

J’entendis derrière moi le cri de souffrance d’un mutant, il fallait croire que l’ancien était entré dans là dans la partie. Mon familier bondit à mes côtés et me souffla - " Je m’en charge. Occupe-toi de finir le rituel, le temps presse. "

J’acquiesçais sans un mot, je sentais bien que par-delà le voile les choses commençaient à prendre une tournure orageuse. Et alors que mon courageux renard bondissait vers le séide encore debout, j’attrapais ma première victime encore agonisante au sol, serrant les dents malgré la douleur me tiraillant le dos, je la traînais vers le cercle de pierre, ce qu’il était lourd, mais pas après pas, je me rapprochais du cercle. Danu prête un peu de force à ton serviteur soufflais-je à travers la bave s’écoulant de mes lèvres. Puis un vieux souvenir me traversa l’esprit : mon passage dans un tertre oublié rempli de mort-vivant et l’acte que j’avais accompli, le sorcier Impérial Wilhelm Ebenhart, m’avait dit à l’époque que son dieu de la mort m’avait à la bonne pour avoir fait sceller la crypte, au point où j’en étais…

Dans un dernier effort, je fis rouler la saloperie chaotique vers le cercle en appelant à Danu et à un certain Moore le faucheur. Puis le monde se mit à tourner au ralenti, le mutant roulant lentement sur lui-même en direction du cercle, j’étais comme hypnotisé par l’action, une voix sublime se fit entendre, testant ma foi, mon esprit fulmina, bien sûr que je le voulais vraiment, ma vie, mon âme était au service de la Mère, je ne vivais que pour là servir, aucun prix ne serait trop chère à payer pour accomplir mon devoir. Je vis le mutant roulé en partie dans le cercle, enfin la bulle de lenteur dans laquelle j’évoluais éclata, puis ce fut un bordel sans nom.
Je me retournais essayant d’observer mon environnement, ce que je vis n’était que chaos, les feux follets complètement déchaînés tourbillonnaient dans tous les sens en hurlant à travers le voile me vrillant l’esprit de leurs paroles vengeresses, ils avaient l’air de vouloir déchiqueter tout le monde, moi y compris. L’air était chargé d’une sorte de tension magique, je sentais bien que quelque chose dans le rituel de l’ancien clochait, ma peau commençait à me picoter de partout, il fallait faire vite. Et comme si ce n’était pas tout, je pouvais voir mon renard se faire projeter au sol aux portes de la disparition, un froid glacial envahi mon âme, l’espace d’un instant mon cœur tressauta.

Puisant dans ma volonté mes yeux brillant succinctement d’une lueur bleutée, j’arrivais à diriger l’ire des feux follets contre les mutants, une quantité énorme de boules lumineuses s’abattirent de toutes parts, je pus observer avec effroi que le séide emprisonné par les ronces de l’ancien était littéralement en train de se faire dévorer par les ronces de l’ancien et les feux follets, ses cris d’agonies faiblissant à chaque seconde, des dizaines de bruits de succions et de craquement entouraient le pauvre hère, entrain de se faire lentement dévorer vivant.

- " Atepo nemo brixtia " , poussant un cri et une supplique à Danu je projetais en l’air de minces morceaux de gravier contenu dans un paquet a mon ceinturon, en retombant les graviers se changèrent en de coupants grêlons, qui impactèrent de plein fouet le troisième mutant qui avait vaincu mon familier. Ce dernier ne sut plus où donner de la tête, percuté de part en part, il commença à son tour à se faire entourer puis submergé par les feux follets, de plus en plus nombreux et excités.

Les trois chaotiques étaient au tapis, mais ce n’était pas fini, les feux follets toujours plus lumineux continuèrent à m’assommer l’esprit via leurs paroles pleines de fiel, j’étais aux portes de l’inconscience, mon corps n’étant plus qu’un amas de souffrance, deux lames plantées dans le dos qui commençait à perdre son écorce, mon esprit bouillonnant allait comme éclater par-delà le voile. Je voyais de nombreuses lumières bleutées se tournant vers moi, me traitant d’impur, j’allais me faire dévorer à mon tour, c’était donc la fin...

Non, je suis un fils d’Albion, mon père et son père avant lui avait toutes leurs vies lutées pour survivre, ce n’est pas aujourd’hui que j’allais leur faire défaut, sur mes ancêtres, j’allais réussir ce rituel. L’ancien était en transe, occupé, mon familier avait sombré dans l’inconscience, que me restait-il d’autre à faire qu’une dernière fois canaliser toute ma volonté pour rediriger l’ire des feux follets et de tuer pour de bon le mutant dans le cercle et ainsi réussir cette étape du rituel. La fuite me traversa l’esprit, mais seulement un instant, comment pourrai-je me regarder dans une flaque en abandonnant là mon familier, un ancien d’Albion et surtout faire défaut à la mère, un Finnien avait-il un jour abandonné, je ne crois pas.

Montrant les dents de manière très futile aux feux follets, j’écartai les bras, lâchai ma hache. Malgré la fatigue, l’épuisement et la douleur, je me dressais entourée d’une myriade déchaînée de lumières pulsantes. Alors qu’un cercle concentrique se resserrait sur moi, j’hurlais autant par la voie que par la pensée avec mes dernières forces puisées au fin fond de ma foi, mes poils et cheveux se dressant sur mon corps, ma cape valdinguant en tous sens, mes yeux se révulsèrent et se mirent à briller, mon corps pris de spasmes, l'écorce le composant s'entrechoquait violemment. Tant de haine, tant de fureur, tant de désespoir, le contact avec ces êtres lumineux et antique était terrible pour mon esprit, mais mu par une volonté inflexible mes dernières pensées visualisèrent le séide du chaos à occire :

- " Fuath an eiricigh, díbir an sóchán ! "
Tentative de rediriger la fureur des feux-follets sur le mutant agonisant dans le cercle de pierre.
Catuvolcos, Voie du Druidisme
Profil: For 8 | End 9 | Hab 9 | Cha 9 | Int 12 | Ini 9 | Att 10 | Par 8 | Tir 9 | Foi 13 | NA 1 | PV 11/75 | San 30/40
Lien Fiche personnage: http://warforum-jdr.com/wiki-v2/doku.ph ... catuvolcos

"La nature est par définition incontrôlable. Le mieux que l'on puisse faire est d'essayer de l'influencer, mais toujours on reste soumis à ses caprices."
Familier : Renard
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Re: [Catuvolcos] Pair de mes pères

Message par [MJ] Le Faussaire »

Actions et choix décidés par le joueur.
Cainteach n'eut le temps de lancer son nouvel ordre que déjà, les ronces se rapprochaient des trois blessés. Il bondit sur sa gauche, instinctivement, puis fit de son corps un rempart. Il espérait sans doute protéger le renard ainsi. Au même instant, un corps s'embrasa, puis un autre, et les sifflements s'unirent. Lové comme il l'était, le jeune druide n'aperçut qu'ombres et lumières diffuses, chacune plus intense que la précédente. Et puis il n'y eut plus de son, plus de secousse, et il fut enfin libéré de toute la tension qui le parcourait. Enfin, oui enfin, il était apaisé. Son torse ne brulait plus, ses muscles s'étaient relâchés, ses yeux aussi. Il n'y avait que la lumière trouble, sans couleur ni texture, comme un ciel couvert ou une plaine de brume.

***

Il cligna des yeux pour se réveiller. Il était tôt. Le vent soufflait déjà les hautes herbes - pas de quoi lui faire peur, mais assez pour couvrir ses pas. Il huma deux coups. Aucun danger proche. Il s'élança calmement dans les herbes. Elle lui frottaient les épaules, les bras, et parfois, la rosée lui tombait sur le dos. Il vit une ouverture, et il s'arrêta. Le bruit était nouveau. Il tendit l'oreille : c'était un cours d'eau. Il se retourna, puis passa son nez au-dessus de la végétation. Il y avait une grande plaine albâtre, une lisière de troncs et de racines anciennes, et c'est tout.

Il y eut un son étrange, qui l'amena au bord de la forêt. Là, tapis dans l'ombre , à proximité des immenses êtres d'argent, sous les feuillages brûlants, il se sentait en sécurité. Il tendit l'oreille à nouveau, et le son reparut. Que ce bruit était étrange. Il y avait rarement du bruit par ici, et encore moins des sons comme celui-ci. Il s'enfonça à ras-terre, d'abord droit comme une flèche, puis suivant le cours d'eau à bonne distance. Il était en sécurité, mais la faim se faisait sentir. Il leva le nez vers le ciel émeraude et à nouveau, il y eut ce bruit.

Cette fois cependant, il en devina la source : c'était un oiseau ! Un oiseau de bonne taille, grand et bien plumé. Il avait quelque chose en son bec et - c'était lui qui faisait le bruit !

Qu'allait-il donc faire avec cet oiseau ? S'éloigner, l'ignorer, le chasser ? Autre chose peut-être, qui sait ?
Nouvel ordre de Catuvolcos - 10, c'est compliqué.

Tour 6
Test secret - Coscaraigh : 15.
Intrus 2 est K.O.
Intrus 3 est mis K.O. par la grêle
Intrus 1 est mis K.O. par la grêle et les follets

Catu est touché par les follets

Quelque chose se passe. Fin du combat.

Test de VOL opposé - 5 vs 2
Test de SAN - Catu : 58, aïe
Test d'INT - 17, tu ne comprends pas ce qu'il s'est passé ou se passe

Ton maximum de SAN descend à 40.
Ta SAN actuelle descend à 40.
Tu descends et remonte à 11PV, et ton personnage ne sait pas pourquoi/comment
Tu n'as plus aucun malus négatif.

Test d'HAB - 17, tu as loupé quelque chose, mais tu ne sais pas quoi.
Test d'INI - 2, pas de problème pour te déplacer.
Test d'INT - 11, tu remarques quelque chose, et tu as faim.
<< Bah alors, qu'est-ce que tu cherches mon gars ? L'or, les femmes, le pouvoir ?
J'ai tout et plus encore dans ma baraque, viens jeter un œil !
Oh non, ce n'est pas loin, c'est au coin de la rue là-bas.
Mais attends, t'as les moyens j'espère ?

...

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Catuvolcos
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Re: [Catuvolcos] Pair de mes pères

Message par Catuvolcos »

Discussion vue avec le MJ.
Cette lumière, pourquoi tant de lumière, le monde n’était qu’éclat blanc autour de moi, je me sentais flotter, c’était d’ailleurs bien la seule chose, que je ressentais en ce moment même, ça et cette immense flamme blanche qui me parcourait. Ce n’était pas un rêve, ni même un état de transe, c’était bien trop profond, bien trop silencieux, c’était comme une lente plongée sans retour arrière.

Je ne sais combien de temps, je dérivais dans cet état, une petite voix tapis au fond de mon être me dit que c’a y est, j’avais fait mon temps et que voguant sur la grande mer des âmes, j’approchais vers ma nouvelle destination. Cette pensée me traversa de part en part, mais étrangement ne provoqua en moi pas l’ombre d’une réaction. Puis la lumière s’intensifia au point d’en oublier qui j’étais, la dernière bribe de ma pensée visualisa l’âtre au sein de la masure familiale avant de disparaître…

***
La fraîcheur de la rosée du matin me réveilla. Lentement, paresseusement, je m’étirais dans l’herbe haute, je sentais les goûtes qui perlaient sur mon corps, ces dernières me chatouillant le long du dos. Petit à petit, je sortais de ma torpeur, je me sentais si bien, si vigoureux, si plein de vie. Depuis combien de temps mon corps n’était plus dans cet état de forme, de joie, je levai la tête et poussai un petit cri de bonheur. Puis je m’élançai à travers bois, c’était étrange, tout me semblait si grand dans cette forêt. Des hautes-herbes plus grandes que moi à la blancheur immaculée, aux immenses arbres majestueux avec leurs troncs gris pur et leurs feuillages cascadant de couleur orange-brun. Mais je n’en avais cure, le sol défilant à une vitesse prodigieuse sous mes pas, slalomant dans la végétation, je me sentais vivant et entier.

Que cet endroit était pur, magnifique, me trouvai-je au sein du jardin des dieux ? Le ciel était sans nuage, d'une uniformité absolu et d'une couleur verte éclatante, seul l'astre solaire puissant et royal était présent dans toute cette immensitée. Tout est si simple, si beau, je bondis dans un ruisseau ou coulait une eau noire profonde et me roulai dedans avec vigueur, je riais à gorge déployée alors que l’eau me recouvrait, je sortis d’un bond et me secouai pour repartir de plus belle. Mes yeux encore plus perçant qu'a leur habitude captait tous les détails de mon environnement alors que j'étais en pleine course, mon odorat semblait comme véritablement sentir pour la première fois de sa vie toute la richesse de ce que Danu m'offrait. De la sève qui s'écoulait, à la feuille en décomposition, tout venait de prendre pour moi une nouvelle fragrance.

Le temps s’écoulait petit à petit, je vis que le soleil si éclatant si plein de force était haut dans le ciel, combien de temps avais je couru ? Une minute, une heure, une journée, une décennie, je ne le savais pas et je m’en moquais, je pourrais continuer jusqu’à la fin des temps comme ça.
Puis un son très étrange vient perturber mon état de plénitude, je fis un bond en arrière et me jeta à plat ventre, le regard affolé, mon nez humant l’air dans tous les sens, ce bruit me rappelait vaguement quelque chose, oui, c’était un bruit lié au sang, au combat et à la mort….

Prudemment le corps, le plus proche du sol possible, j’avançais sur quatre membres, les poils hérissées prêts à bondir au moindre danger, puis le bruit encore une fois resurgit cette fois j’étais préparé et nul peur ne me traversa, j’orientai mon regard droit vers la source de ce dernier et c’est là que je vis.

C’était un énorme oiseau, il projetait une ombre immense sur la forêt, je me fis la réflexion que je n’arrivais pas à déterminer son type il semblait autant à un rapace que… Qu’autre chose…. Par contre, je voyais clairement que dans son bec se trouvait un bel objet qui reflétait la lumière ambrée du soleil. Mon premier sentiment fut celui de chasser ce volatile, j’avais faim et sa chair, musclée, me fit saliver. D'un seul coup de mes dents je déchirerais ses plumes, dans ma bouche son sang s'écoulerait au travers de ma gorge pendant que j'astiquerais une de ses cuisses galbée. Secouant ma tête, je chassais cette pensée étrange. Je me redressais et lui hurla :  - " Danuuuuuuuu ! "

L’étrange oiseau me regarda calmement, puis changea de branche, sa tête ne cessait de balayer son environnement comme s'il cherchait quelque chose. Sans savoir pourquoi je fixai le ruisseau à mes pieds et criai à l’oiseau : - " Suis moi ! ". Puis me mit à courir en longeant la rivière, j’entendis derrière mon dos un bruissement d’ailes, puis plus rien, me retournant, je pus constater que mon ami à plume avait disparu, tant pis mon esprit était déjà ailleurs.

Alors que je longe cette rivière, ce grand serpent infini. Le cours d’eau défile sur ma gauche, la végétation est dense, touffue, le terrain vallonné, je me retrouve au fin fond de la foret ici nul vent ne vient caresser mon visage. Puis soudainement, je me stoppe, mes pieds crissent contre la terre, mes mains aussi d’ailleurs. L’eau est magnifique si sombre et d’un noir si profond, je m’approche du ruisseau et trempe une main. Brrr ce qu’elle est fraîche, puis lentement, je commence à rentrer petit à petit dans cette rivière, pourquoi je fais cela, je n’en ai pas la moindre idée, je sais seulement que je le fais, c’est tout. Toute pensée rationnelle m’ayant comme quitté, c’était comme si j’avais enfin décidé de laisser la nature primale envahir mon âme. Je suis maintenant assis, l’eau m’arrive à la taille, mes mains sont posées à plat dans le fond, et j’inspire. Puis expire, mon monde s’arrêtant à ces deux impulsions répétées pour l’éternité.

Puis je sens que sous mes jambes et mes bras le galet semble bouger, la fraîcheur devint glaciale et commençai presque à me faire mal, d’un coup, je me propulse hors de l’eau et roule sur le côté, ce n'était pas une si bonne idée que ça finalement. Je repris ma traversée, cette fois avec moins d’entrain, je suivais la direction du courant qui m’amenait toujours plus profond au sein de ce bois entièrement silencieux si ce n’était le bruit de l'eau.

Je continuais patiemment ma marche, foulant de mes pas ces herbes d'une blancheur exquise. Comme sorti du néant, un immense oiseau vint se percher à une branche basse non loin de moi. Malgré sa taille, je ne le vis qu’au dernier moment, il ressemblait à s'y méprendre à celui-vu plutôt, a moins que j’avais en face de moi le même ? Cette fois pas de cri, pas de course, ma bouche ne s'ouvrit pas, mes yeux fixèrent son plumage et par l’esprit, je lui demandai : - " Dis moi ce que tu cherches ? "

D’un coup de tête tout aviaire, il se retourne vers moi et me fixe à son tour, il avait des yeux magnifiques d’un ambre profonds et ses pupilles et d’un noir insondable. Je prends le temps de l’observer, son plumage lisse est magnifique et tant sur des variations entre le bleu et le violet. Le bleu et le violet sur un oiseau… Lors de mon initiation au Grand Cercles, je n'étais certes pas l’élève le plus assidu, mais cette combinaison de couleur sur un être aviaire n’était pas sans me rappeler un de mes cours sur les avatars des quatre facettes du chaos, notamment la partie parlant du Diúc an Athraithe… Mais étrangement, je ne ressentais nulle malice de cet être, seulement une sorte d’aura magique l’entourant… Sa tête se pencha légèrement sur le côté.

- " Je ne reconnais pas ta voix, et ce n'est pas ce que je cherche. Que fais-tu ? "

Ses paroles éveil en moi un flot de pensée instinctive, je fronce les sourcils et essaye de me concentrer, des images d’un autre monde, bien moins pur, bien plus terrible m’assaillissent. Un cercle de pierre miteux à moitié détruit, un vieil oracle, le chaos, les mutants, les lumières me transperçant, la douleur. Argh, je chasse ces pensées d’un grognement et regarde mon interlocuteur en inclinant respectueusement la tête.

- " Je suis un enfant de Danu, puis-je me joindre à ta quête, à deux nous trouverons ce que tu cherches. "

- " Danu? Je ne connais pas. Je ne lui connais pas de fils. "

- " C'est bien aimable de ta part, inconnu, mais je ne vois pas en quoi tu puisses m'aider. Sais-tu voler ? As-tu de bons yeux ? "

Je ferme les yeux, me concentre et essaye de ramener à moi l’énergie qui m’entoure, je ne sais pas pourquoi mais je pense que je suis capable de flotter.

- " Qu'as tu entendu ? Allons parle! "

Ses paroles me sorte de ma torpeur, mes yeux se rouvrent.

- " Danu n'as pas de fils en particulier car nous sommes tous ses enfants quand à mon regard il est perçant. "

Et voila qu’il se mets à sautiller sur sa branche, comme si cette dernière était chauffé à blanc, à moins qu’il est des vers haha.

- " Voilà qui est bien étrange, et tu es bien étrange. Essayerais-tu de me tromper? Es-tu accompagné ? "

Sa question me fait prendre conscience que mon familier est absent, mais ce qui m’interroge encore plus ce n’est pas tant son absence c’est le fait que je ne la ressente pas comme si il était là quelque part au plus profond de mon âme. Je tourne la tête de droite à gauche à la recherche de mon familier, il est nul part. J'écarte les brais dans une position qui se veut amicale.

- " Comme tu le vois, je suis seul. Seul et perdu. "

- " Des plus malins que toi ont essayé de me plumer. Que veux-tu? "

Alors que je l’écoute, je remarque que mon ami l’oiseau, a le corps zébré de cicatrices de toute forme. Entaille à l’arme blanche, trou de flèche, même deux trois brûlures sûrement de nature magique. Dis-donc il est aussi balafré qu’un garde du foyer l’ami à plumes. Une citation me vint à l’esprit : méfiez-vous d'un vieil homme dans une profession où les hommes meurent généralement jeunes.

- "Je ne sais même pas ou je suis, si ou veux dire encore quelque chose ici. Tu n'est pas le seul à porter des traces de l'infamie (je montre ostensiblement une cicatrice proche de l'aine). Ce que je veux c'est comprendre ou je suis, puis continuer ma route vers mon destin quel qu'il soit !"

- " Étrange manière de demander de l'aide, trompeur. "


Je l’observe faire quelques mouvements avec ses ailes et ses yeux, comme s'il s'énervait ou se moquait de moi, ou autre chose…

- " Je ne sais quel chemin te souhaiter, étrange, inconnu, beau parleur - car des routes, toi seul a le tracé. Prend garde cependant, et reste bien à terre, car ici bas ton destin est scellé : tu ne trouvera compagnie en dehors des monts et forêts ! "

Sa tirade terminée, il s’envole soudainement, disparaissant dans le ciel d'un vert infini.

Je ne sais pourquoi je lui crie le nom d’un oiseau mythique conté en Albion : - " Merci Oiseau Arc-en-Ciel ! "

Me revoici seul, accompagnée seulement par le bruit de l’eau, je décide de reprendre ma marche de suivre le courant de cette rivière, subitement, je me mets à fredonner un air, oui une vielle ballade de chez moi, le genre de paroles que nous chantions quand la brume était plus opaque que d’habitudes et que la forêt distordue nous entouraient :

Je suis fatigué et seul,
Je coupe les fougères, je coupe les fougères,
Je suis fatigué et seul,
Je coupe les fougères sans cesse.

Derrière la butte, au sommet de la butte,
Derrière la jolie butte,
Derrière la butte, au sommet de la butte,
Tous les jours, seul...
Catuvolcos, Voie du Druidisme
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[MJ] Le Faussaire
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Re: [Catuvolcos] Pair de mes pères

Message par [MJ] Le Faussaire »

Petit à petit, il prit un bon rythme, longeant les épines et les creux qui s’annonçaient devant lui. Tout était calme lorsqu’il marchait, et étrangement fluide. Il ne connaissait pas les détails de son environnement, mais tant qu’il avançait, cela lui semblait secondaire. Oui, tant qu’il marchait, le monde était moins étrange à ses yeux, l’air moins suspect, le ciel moins éclatant.

Il se mit à courir pour dévaler une pente, et il sentit le monde trembler. Il s’arrêta au pied d’une butte, humecta l’air quelques instants, puis s’élança en contrebas. À cette vitesse, il eut l’impression de se fondre dans les parages, mêlant sa peau au cuivre des feuillages, son ventre couvert d’herbe et d’écorce d’argent. Parfois, il allait trop vite et le cuivre devenait vert‑de‑gris, tandis que l’éclat des arbres s’effaçait. Là, il s’arrêta un moment, juste assez pour reprendre son souffle et laisser passer l’illusion.

La chose la plus étrange durant ce périple fut l’absence d’autrui. Partout où il allait, il n’y avait aucune odeur notable, aucun bruit suspect. Tout était particulièrement normal à ses yeux, et cela commençait à le déranger un peu. Continuer ainsi au milieu de ces terres lui demandait un effort certain, et ces efforts lui donnaient soif.

Quelque temps après avoir remarqué cela, il trouva une dépression où l’eau semblait s’étendre et ralentir. Devant celle‑ci, au‑dessus, des arbres plus anciens et plus épais étendaient leurs branches et leurs racines, tandis que des poches épineuses complétaient l’affaissement, décourageant ainsi les intrus et les jeunes pousses.

Cependant, au‑delà d’une de ces poches, surgit un bruit. Enfin, non, ce n’était pas un bruit : c’était un murmure. Un murmure semblable à celui de l’eau, calme et mesuré, mais différent à l’oreille. Il se faufila dans un buisson – la curiosité prenant le pas sur sa décision – et alors il vit.

Adossés contre l’un des anciens, deux êtres maigres et plus chétifs avaient trouvé racine. Ces êtres étaient plus colorés que l’ancien et ses racines, mais ils possédaient surtout une forme plus singulière. Ils étaient couverts d’une écorce souple et mate, et portaient sur leurs cimes respectives un amoncellement de plantes grimpantes qui pendaient à foison. L’un d’eux était ainsi couvert d’une toison de lichen, tandis que l’autre était presque enseveli sous des couches de lierre crayeux – et cette couleur blême s’étendait aussi à son écorce et à ses courtes racines, mais pas aux pointes ni aux bourgeons de chacune de ses branches. L’être de lichen était encore plus relâché, étendant ses racines sur celles de l’ancien et ses branches sur celles de l’être crayeux – branches qui étaient moins ternes que les autres, mais toujours moins scintillantes que les immenses poutres qui obstruaient le ciel.

Sans savoir comment ni pourquoi, il pouvait entendre les deux êtres murmurer, sans bouger. Il ne comprenait pas ces bruits, mais il savait instinctivement que, derrière ces écorces, plantes et racines, quelque part en dessous de tout cela, il y avait du mouvement, il y avait de la vie. 
Test secret - 13, échec.
Test de SAN - 100. Tu passes à 30 de SAN.
Test d'INT - 20, échec critique. Tu ne comprends rien à ce qu'il se passe.

Test d'INI - 12.
Test d'END - 5, réussite. Tu as un peu faim, et surtout soif.
Test d'INI - 1, voilà quelque chose d'assez peu ordinaire ...
Test secret - 6, réussite.

A toi de jouer.
<< Bah alors, qu'est-ce que tu cherches mon gars ? L'or, les femmes, le pouvoir ?
J'ai tout et plus encore dans ma baraque, viens jeter un œil !
Oh non, ce n'est pas loin, c'est au coin de la rue là-bas.
Mais attends, t'as les moyens j'espère ?

...

Oh, tu sais, on peut toujours s'arranger... >>

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