Dès sa fondation par le dieu guerrier Sigmar, l'Empire a dû faire face aux invasions et aux guerres civiles. depuis plus de deux mille cinq cents ans, il survit néanmoins aux périodes de trouble et aux batailles grâce à la bravoure et à la discipline de ses armées
Catuvolcos rampa jusqu’au fourré le plus proche, enveloppé par la vase, l’herbe et le tissu. Il prit place sans trop d’efforts, tentant tant bien que mal d’ignorer la fourrure qui lui brossait genoux et nez. Il attendit ainsi un certain temps, plaqué au sol. Il attendit, sans un bruit, à l’écart de tout brin de vent.
Soudain, il sentit une gêne dans son poignet, puis ce fut son coude, qui tous deux lui hurlaient de se dégourdir un peu. Il résista, glissant ses doigts sur la terre molle pour mieux patienter. Alors ce fut son mollet qui l’embêta, puis son épaule, puis sa hanche, puis …
Il n’avait pas fermé l’œil, pas dit un mot ni un soupir, n’avait pas même reniflé – de peur de s’embourber le nez -, et pourtant il fut surpris par ce qui était devant lui. La chose n’avait donné aucun signe de vie, aucun bruit de pas, aucune odeur pour la deviner. La chose était apparue comme ça, sans mouvement ni magie, sans même attirer l’attention de quoi que ce soit. C’était en somme un miracle que Catuvolcos l’ait remarqué – et un autre que son renard l’ait prévenu.
La chose était peut-être en vie, ou peut-être pas. Elle ne donnait aucun signe de l’un ou de l’autre, puisqu’elle était là, debout, mais elle ne respirait pas et ne bougeait pas non plus. Elle ne sentait pas, ne tremblait pas, mais semblait tout de même remuer un peu – à la manière d’un saule ou d’un roseau trempé. Oui, cette chose était humide, frêle, noueuse, pâle par endroits, tâchetée à d’autres, et assez difficile à identifier.
Ne sachant ce que c’était, Catuvolcos lui imagina des membres longs, une tête hirsute, un âge avancé, et un certain talent unique – puisqu’il n’arrivait toujours pas à discerner si elle était réelle ni ce qu’elle était. Pire encore, l’ovate n’était même pas sur de l’orientation de la chose : ce qu’il regardait actuellement aurait très bien pu être la face ou le dos de la créature. En résumé, ce qui était désormais dressé devant le cercle de pierres – son cercle de pierres - était étrange, atypique, et particulièrement inquiétant. Cela avait l’air vaguement humain, mais pas assez pour y ressembler. C’était humanoïde, et rien que le regarder avait fatigué Catuvolcos.
- "Moh"
Il sentit quelque chose l’agripper, et il fut paralysé en un éclair. Il n’eut même pas le temps de bondir ou de souffler. Le buisson lui-même venait de le l’envelopper, de le ligoter. Et là, la chose tourna sur place, et se mit à parler.
Les syllabes qu’elle prononça, et le ton qu’elle donna à celles-ci signalèrent au druide que c’était un mâle d’âge mûr, et qu’il … Oui, il ne s’était pas trompé.
L’humanoïde parlait sa langue.
- "Cé hé ? Cé tusa ?"
Cela faisait si longtemps qu’il n’avait pas entendu des mots de sa patrie dans la bouche de quelqu’un d’autre qu’il ne put les traduire sur-le-champ. Il dut attendre que l’humanoïde répète pour que son cerveau reprenne l’habitude.
- Qu'es-tu ? Qui es-tu ?
Bon retour parmi les PJs actifs, Catuvolcos.
Jet de Camouflage vs Perception : 12 vs 1.
Jet inverse : 7 vs 5, tu ne le détecte que trop tard.
Jet secret : 5.
Test de FOR - Catuvolcos : 9.
Si seulement tu N'AVAIS PAS FORCE 8, ESCROC ! C'est un échec, tu es donc immobilisé, mais tu peux parler.
<< Bah alors, qu'est-ce que tu cherches mon gars ? L'or, les femmes, le pouvoir ?
J'ai tout et plus encore dans ma baraque, viens jeter un œil !
Oh non, ce n'est pas loin, c'est au coin de la rue là-bas.
Mais attends, t'as les moyens j'espère ?
C’était toujours comme ça, depuis l’époque où je n’étais qu’un jeune-sang tapis au sol avec mes collègues tout juste pubère, équipées de fronde et de javelots. L’attente, la fichue attente, quand ce n’était pas une inexplicable irritation sous les cotes, c’était l’envie d’éternuer ou l’immonde mouche qui se posait sur mes lèvres. Pourquoi toutes ces choses-là arrivait au moment où de fait, il était primordial de ne pas bouger. C’était toujours la même chose que je sois tapi en embuscade en tant que néophyte sur Albion, mêlée à une bande de guerre pour chasser les cluasa biorach ou la maintenant sur la terre des Jutones dès qu’il fallait se faire discret, la Déesse trouvait toujours le moyen de me tester dans ses moments d’attentes.
- "Tá sé ag cur tachas ar mo chuid liathróidí anois !" Me fi-je intérieurement.
- "Réfléchi moins fort abruti et concentre toi sur ce qui arrive plutôt !"
Ah oui, j’avais oublié un détail par rapport à l’époque d’Albion. Je ne pouvais même plus projeter tranquillement mes viles pensées, j’avais un familier qui n’en perdait pas une….
Mais il avait raison douce Danu, c’était quoi cette chose, rien qu’a la regardé mes yeux me picotait, putain mais d’ailleurs, je regardais quoi là !
C’est sur cette pensée que mon sang gaélique ne fit qu’un tour, réagissant instinctivement mes lèvres se retroussèrent, je poussais un grognement ma main d’armes comment à sortir ma hache, ma jam…..
Puis je fus saisi les quatre membres tendus comme un être sacrificiel une nuit de solstice, des monceaux de ronce et autres épineux me maintenant solidement en place, il n’y avait pas moyen de se sortir de là, si seulement j’avais plus de force si seulement. Promis que si je sors vivant de ce beau merdier, je passe mes semaines à soulever les plus grosses pierres pour finir le cercle !
Toutes ces pensées furent coupées par ma sidération quand je compris ce que la chose me disait. Elle parlait ma langue, oui ma véritable langue. Pas ce Reikspeil nasillard que j’utilisais depuis de nombreuses années ou toutes ces autres langues du coin, ce Bretonnien ronflant ou ces langues gutturales des hommes du Nord. C’était la langue d’Albion, comment était-ce possible, j’avais presque oublié, presque. Cette merveilleuse langue, celle qu’utilisait ma mère pour me conter les légendes du Haut-Roi Boréalos avant de m’endormir. Cette merveilleuse langue qui avait rythmé toute la première partie de ma vie, de l’éducation tribal à la formation de néophyte au grand cercle. Les dernières paroles en gaélique qui me restèrent en mémoire étaient les incantations de ces quatre Oracles qui m’envoyèrent sur le grand contient.
L’émotion remplaça la peur, ma gorge se serra quand je parlai, je n’en savais rien mais le simple fait de débuter une conversation en Galélique était un peu comme retourner chez moi.
- " Is mise Catuvolcos mac Glavios de threibh na bhFíníní ! Bunrang Druid de Chiorcal Mór Albion ! Gabh mo leithscéal, tá seachtainí ann ó labhair mé le duine agus blianta ó tháinig abairt fíor-Ghaelach as mo bhéal a dhuine uasail. "
- " Bavard. Égaré. Jeune. Voilà ce que tu es."
Il marqua une pause.
- " Tu as dit Finnian ? Tu es de Finnian ? "
Dans la situation ou j’étais mieux fallait que je ne relève pas l’insolence de mon interlocuteur je n’en avais pas le moindre luxe : "Oui je suis un Finnian de la tribu qui dure et endure béni sois la mère pour l’endurance qu’elle nous accorde. "
- "Que fais-tu là, fils de Finnian ?"
- "Cela fait si longtemps que je suis sur le contient que l'ai perdu de vue je pense ... Mon devoir… Tout ce que je sais c'est que je vais restaurer ce cercle et d'une manière ou d'une autre le rendre à Danu. Enfin ça c'est si tu veux bien m'enlever ses ronces."
Tournant la """"" tête """" vers le cercle de pierres et levant un """" bras """ dans cette direction : " Tu as fait ça, Bavard, fils de Finnian ?"
Un éclat de fierté transparaît fugacement dans le regard fatigué de l’Ovate :" Oui c’est moi, à la force des mes bras je l'ai fait et je jure de finir mon œuvre . "
- "Qui est ton maître ? Où est-il ?" Dit-il tout en s’accroupissant et fixant le cercle de pierres.
- "Mon maître, mais quel maître , je ne n’en ai pas eu depuis la fin de mon noviciat et ma promotion en tant qu’initié. C’était en théorie qu’après mon retour chez moi qu’un ancien aurait finalisé ma formation…"
- "Mais qui t'as appris à construire un cercle, si tu n'as pas de maître ? Qui t'as autorisé, qui t’a dit de le faire seul ?"
- "J’avais bien eu quelque cours cours théorique à tout début au grand cercle mais bon... Ce que j’ai fait je l’ai vu dans mes songes, mes méditations et à chaque fois que je passais à travers le voile, je ne saurais comment l’expliquer avec de simples mots, mais je l’ai ressenti au plus profond de mon être et je l’ai fait c’est tout. Cette terre était abandonnée durant si longtemps en tant que fils d’Albion je ne pouvais rester sans rien faire... "
D’un seul coup l’air autour de moi semblait se réchauffer, les ronces profondément enroulées atour de moi commencèrent doucement a desserrer leur douloureuse étreinte jusqu’à complètement disparaître dans le sol humide. Je me relevais péniblement, et regardais l’homme en face de moi. Car oui c’était un homme enfin, c’est ce qu’il me semblait, un humain non-initié au secret du voile aurait pu croire à un esprit, mais pas moi un descendant de l’île des précurseurs. J’arrivais à voir la forme de ses contours, un physique il me semblait sec presque desséché, mais on constatait à ses épaules noueuses une vigueur insoupçonnée. Ce deux maigre mains ne portaient aucune arme mais en avait-il vraiment besoin. Ce physique me ramenait bien des années en arrière quand mes anciens à grands coups de sermon et de bâton nous enseignaient l’art hermétique. Je n’arrivais pas à voir ses yeux, mais je vis ses lèvres bouger lorsqu’il me dit : "Tu parles trop, Bavard, fils de Finnian, puisque tu veux agir, viens. Nous allons réparer la porte."
Allais-je vraiment le suivre, une espèce d'homme à moitié flou, qui quelques instants auparavant me tenait à sa merci, c'est vrai que s'il aurait voulu, je serais déjà mort. Mon familier était étrangement resté calme et silencieux durant tout ce laps de temps, mais je sais que si danger il y avait ce dernier m’aurait prévenu, il aime trop m’enbeter pour me perdre. De toute façon dans l’état actuel des choses, c’était toujours mieux que d’essayer de faire tout et n’importe quoi tout seul, je ricanais un coup peut-être devenais-je seulement fou et ce qui se passait se passait uniquement dans ma tête, haha la farce cosmique, allons bon haut les cœurs.
Regardant l’homme flou, je me grattais la barbe pensivement : "Je suis vous suis alors chef, ce portail sera restauré. Enfin je veux dire... Comment dois-je vous appeler ?"
Catuvolcos, Voie du Druidisme
Profil: For 8 | End 9 | Hab 9 | Cha 9 | Int 12 | Ini 9 | Att 10 | Par 8 | Tir 9 | Foi 13 | NA 1 | PV 11/75 | San 30/40
Lien Fiche personnage: http://warforum-jdr.com/wiki-v2/doku.ph ... catuvolcos
"La nature est par définition incontrôlable. Le mieux que l'on puisse faire est d'essayer de l'influencer, mais toujours on reste soumis à ses caprices." Familier : Renard
L’homme ne répondit pas pendant une bonne minute. Il fixait le cercle de pierres, son corps s’agitant comme une branche au gré du vent.
- " Montre-toi, Étrange. "
Il y eut un sifflement entre les branches et les pierres levées, et puis le renard apparut. L’animal était surpris, gêné, comme si on l’avait sorti d’une sieste ou infligé une correction.
L’homme fit un signe de tête, et, en se relevant, dit :
- " Tu m’appeler Coscaraigh. Coscrath Ó’Muircath, Bavard, fils de Fiannan. "
Ainsi cet homme – s’il était réel - était un druide, un sage des îles brumeuses d’antan. Maintenant qu’il le voyait de près et que l’air ne tremblait plus autour de son ainé, Catuvolcos put remarquer les traits et marques sur son visage et accoutrement.
L’homme était âgé oui, criblé de sillons et de symboles d’écorce sèche, de lambeaux usés, de ficelles grossières, d’osselets et de bois flotté. Malgré son âge, il était encore chevelu et barbu, couvert sur tout le crâne par une espèce de masse crayeuse et filasse, tombant bien au-delà du cou - et qui faisait penser à un tas d’algues mornes plus qu’à une vénérable toison. Son visage était anguleux, la tête petite, les yeux sombres mais vitreux, et tout ce qui n’était couvert de poils était couvert de stries. Son corps était fin, ses bras étaient longs, noueux comme autant de branches de saule, et pourtant il était bien fait de chair et d’os. N’importe quel animal aurait pu le prendre pour un arbre mort ou une illusion d’optique – mais ni un arbre ni une illusion ne pouvait parler.
Corscaraigh s’avança jusqu’au renard, toujours accroupi, et lui caressa le front calmement.
- " Si tu es là et que tu as fait ça, c’est que tu possède le lien. "
Il tapota la tête du renard lentement, et se releva avant de pénétrer dans le cercle.
- " Tu possède aussi ce qu’il ne faut pas faire. Il faut du temps pour apprendre… "
Coscaraigh se tut, scrutant les cimes et le ciel d’un air inquiet, perdu.
Pour la première fois, le renard ne disait mot ni s’était-il volatilisé. Aucune blague, aucune moquerie, rien. Il regardait juste le vieillard, et ce avec beaucoup d’attention. Ce dernier fit plusieurs tours sur lui-même, levant les bras ou un pied dans une direction – comme s’il cherchait quelque chose ou qu’il était lui aussi victime de crampes et de douleurs aux membres.
Lorsqu’il s’arrêta de gesticuler, il regardait Catuvolcos.
- " Apprendre, purger, réparer. C’est ce que tu devras faire, Jeune Bavard. "
Cainteach. Voilà comment l’ancien l’avait renommé. Óg Cainteach, le « jeune qui parle », le « petit orateur » ou « celui qui parle trop ». C’était une coutume classique d’Albion, de donner un sens aux choses et aux gens à travers un nom ou un adjectif – les deux étant mélangés dans les langages de l’Île-aux-brumes. Tous les noms étaient ainsi sur son île natale, et il n’était pas rare que des traits de jeunesse ou un événement mineur survenu à la naissance de quelqu’un suive ce ou cette dernière jusqu’au tombeau. Ce n’était pas une insulte, ni un compliment. C’était juste comme ça que l’ancien l’appellerait jusqu’à nouvel ordre. Il n’aurait pas à abandonner « Catuvolcos ». Il serait juste obligé d’accepter ce surnom-adjectif tant qu’il cotoierait Coscaraigh.
- " Viens, il faut libérer la terre sous le cercle. Ensuite nous verrons. "
Le druide mit un coup de talon dans le sol, et il eut un bruit dur, puis une petite secousse. Il était temps de se remettre au travail.
Test secret - Renard vs le vieux : 16 vs 2.
Test de VOL - Coscaraigh : 3.
Test secret - Catuvolcos : 18. Rien à signaler.
Test d'INT - Coscaraigh : 5.
Test de VOL - Coscaraigh : 1.
Je le précise (parce que ça fait plus d'un an ), tu es "Fatigué (2)", donc tous tes tests physiques (FOR, END, ATT, PAR, etc) se font avec malus.
Cependant, tu n'es plus seul.
P.S : Petit point prononciation - Cainteach se prononce "K-a-i-n-t'y-eu-kh" avec le "kh" comme dans "Khaled" en arabe ou comme le "ch" de "Achtung" en allemand.
Coscrath ou Coscaraigh se prononce soit "K-o-s-kr-oe-kh", soit "K-o-s-k-oe-ray-hh" avec le "oe" comme dans "oeuf" et le "kh" comme au-dessus, et "hh" comme dans "Happy" ou "Hahaha".
C'est beau les langues antiques, hein ?
<< Bah alors, qu'est-ce que tu cherches mon gars ? L'or, les femmes, le pouvoir ?
J'ai tout et plus encore dans ma baraque, viens jeter un œil !
Oh non, ce n'est pas loin, c'est au coin de la rue là-bas.
Mais attends, t'as les moyens j'espère ?
J’écoutais attentivement les paroles de l’ancien alors que ce dernier prenait une forme moins trouble me montrant qui il était réellement, il devait vraiment avoir un âge vénérable au vu de son physique si proche de la communion avec Danu. C’était un vrai choc, avais-je vraiment en face de moi un mystérieux Oracle tout me le laissait penser que oui. J’avais déjà entendu des rumeurs concernant les pouvoirs mystiques de ces puissants hommes à l’époque de mon initiation. Je n’étais d’ailleurs pas le seul à l’écouter religieusement, mon renard, comme dressé par cet individu, était en train de se faire caresser par Coscaraigh. Caresser bon sang ! Je n’avais jamais vu ça depuis ma liaison avec lui, l’Oracle l’avait attrapé par la peau du cou comme un chiot, en d’autres circonstances je me serais bien moqué de lui mais là j’étais juste trop choqué pour parler.
Tsss Cainteach tu n’as pas tort, j’ai toujours eu la langue bien pendue pour un Finien, mon Athair serait bien d’accord.
L’homme se mit à examiner attentivement le cercle de pierre tout en m’adressant succinctement la parole, je gardais le silence, me contentant d’acquiescer et de l’écouter, rougissant à l’occasion quand il mentionna mon nouveau pelage dû a ma bêtise de la veille. Une fois son examen terminé un coup de son talon sonna le retour d’une dure journée de labeur. Soudainement, un gros gargouillement se mit à parcourir mon ventre de part en part, l’ancien interloqué dressa un sourcil.
- "Ce n'est pas que je ne veux me remettre à l’ouvrage, mais je commence à avoir franchement faim, si c’est possible d’avoir le temps de chasser ou au moins cueillir deux trois choses comestibles ? "
Sans aucune réponse, l’étrange homme, me tendit comme sorti de nulle part une sorte de galette faite de feuille et de morceaux séchés à la provenance inconnue. Je le remerciai puis sans demander mon reste engloutit ma maigre pitance, me léchant les doigts pour ne pas en perdre une miette, c’était vraiment succulent ou c’était plutôt moi qui n’avais pas de quoi faire la fine bouche.
Sans mot dire, je me mis à quatre pattes et commençai à dégager à la main les divers emplacements qui réceptionneront les pierres. La tache était longue, mais pas forcément difficile au vu de la mollesse du sol, la quantité de vase et de terre accumulé par contre ralentissait la chose et il faut dire qu’à main nue, ce n’était pas vraiment adapté. Je me fis la réflexion que cela devait me rapprocher des premiers hommes ayant bâti les cercles à la seule force de leurs corps du temps des précurseurs. Perdu dans mes pensées, je vis du coin de l’œil que Coscaraigh aussi c’était mis à l’ouvrage creusant avec vigueurs et silence. Le temps n’était pas si mauvais de minces rayons de soleil perçaient la cime des arbres réchauffant un peu ma carcasse. Je me trouvais dans le plus simple des appareils à l’exclusion de mon pagne, mes pieds nus en contact avec la mousse ce n’était pas si désagréable, j’avais pris soin d’enlever bottes, pèlerine et ceinturon tous étant très humides, les laissant donc sécher sur les minces rayons de soleil, il faudra que j’essaye de faire un bon feu ce soir pour remédier à cela. Mais pour le moment mon corps au travail ruisselant de sueur, les gouttes coulant au travers des sillons de boues et de terre séchée sur moi, l’ancien quant à lui semblait ne pas transpirer une goutte.
La matinée s’écoula tranquillement au gré du bruissement des feuilles et du grattage de la terre, une fois les emplacements creusés Coscaraigh bon prince me partagea une autre de ces étranges galette sèche. Le repas terminé, nous étions en pleine après-midi, l’Oracle brisa le silence installé depuis ce matin par un laconique : - "Combien de pierre ? "
Je compris où il voulait en venir l’art mégalithique était très particulier. - "Un simple sanctuaire rien de majestueux, juste de quoi reconsacrer ce petit havre de paix et rétablir la présence de Danu dans cet endroit au profit de l’environnement aux alentours."
Je renfilais donc mes bottes et parti à la recherche de pierre pouvant faire l’affaire, l’ancien quant à lui s’affaira à dégager la bordure du cercle de pierre. Il fallait que je me dégotte 3 ou 4 pierres assez lourdes pour cela. Je m’enfonçai dans la forêt, tout en marchant, je regardais mon familier en souriant.
Alors petit chiot, on aime bien se faire grattouiller la tête, oh trop mignooooon !
Ce dernier se dressant face à moi ses yeux émeraude pulsant d’une vive lueur : Grrrr écoute, je je, je ne… Espèce de petit, grrr tu ne perds rien pour attendre !
Haha allez, c’est de bonne guerre mon petit renardeau qui aime les caresses !
Après une dizaine de minutes de marche, je trouvais enfin une clairière avec de belles pierres pouvant faire l’affaire, mais le jour déclinant et ma fatigue n’aidant pas, je me décidai à me réserver la tache du transport pour le lendemain.
De retour au cercle, je pus constater avec effarement que de multiples poissons étaient soigneusement alignés, mais où est ce que cette vielle branche avait pu trouver où et de quoi pécher ?!? Je tournais ma langue dans ma bouche pour ne pas poser de question, je n’allais pas encore lui offrir le plaisir de me dire que je parle trop, non mais.
De son côté Coscaraigh avait bien avancé concernant le déblayage des alentours du sanctuaire. Avec du petit-bois et grâce à la maîtrise de ce dernier un feu fut allumé non loin du cercle. J’en profitai pour ramener mes affaires humides et les mettre à sécher me retrouvant une fois encore muni de mon seul pagne.
Nous asseyant chacun l’un en face de l’autre, le feu entre nous deux, avec l’aide de bâton taillé nous purent nous faire un vrai repas chaud de poisson, c’était un véritable festin pour moi la chair tendre engloutie à toute vitesse. Durant le repas, mon acolyte me fit deux étranges remarques d’une voix douce " Ne te fais pas repérer la nuit et ne t’endors pas dans le cercle. ". Tu m’étonnes pour la dernière, je veux pas finir renard-garou.
Tout était très calme à la nuit tombée, le seul bruit étant le crépitement du bois craquant sur le feux, inspirant profondément, je fermais les yeux laissant la douce chaleur imprégnée ma peau et mon âme, n’était donc pas ça le but de la vie, une journée de labeur en pleine nature, les étoiles dans le ciel, la mousse sous nos pieds, la brise caressant le visage, un bon feu réchauffant l’âme. La nuit avait cet effet euphorisant sur moi depuis mon pacte avec le renard. Comment tous ses fils de l’Empire du Roi-Dieu pouvait s’agglutiner dans ces immondes cloaques qu’étaient leurs villes, quand je pense qu’à l’époque cela m’intriguai. Mon familier vient se blottir entre mes bras, le caressant de manière automatique alors que j’entrais dans une sorte d’état semi-conscient, mes pensées, mes rêves, mes fantasmes, mes peurs tout ça, ce moment-là s’entremêlait sur les fils du destin. Je rouvris finalement les yeux, rien n’avait changé, le feu brûlait toujours autant et Coscaraigh n’avait pas bougé d’un iota.
Inspirant un bon coup, je pris la parole, mais d’une voix très calme, très légère comme en harmonie avec la quiétude aux alentours. - "Je sais que je parle trop, c’est comme ça depuis ma jeunesse, mais d’un côté chez nous un Druide se doit être conteur. Enfin, ce soir je pense n'avoir qu’une seule question, je te la pose, car c’est mon devoir le plus strict, je l’ai juré aux oracles avant de partir sur le vieux contient. Cela fait maintenant des années que j’erre, le temps est venu pour moi de respecter mon serment et de faire ce que l'on m'a ordonné. Pourquoi avoir quitté nos terres après la grande guerre des Ombres contre l’archi-démon ? Albion se meurt un peu plus chaque jour, envahit de toute part. Vos semblables restant non pu restaurer que partiellement la brume magique, nous avons besoin de vous, notre île à besoin de quelqu’un comme vous... "
Cette tirade m’affectait bien plus que je ne me voudrais, cela me rappelait ma terre, la famille, les frères et toutes ces choses que j’avais laissées derrière moi il y a de cela plusieurs années en arrière pour suivre les traces de Danu. C’était ça la voie de la Dèsse-Mère, là dans cet endroit complètement oublié de l’humanité sur des terres considérées comme perdu que je réfléchissais à tout cela.
HRP : discussion + jets en MP
Catuvolcos, Voie du Druidisme
Profil: For 8 | End 9 | Hab 9 | Cha 9 | Int 12 | Ini 9 | Att 10 | Par 8 | Tir 9 | Foi 13 | NA 1 | PV 11/75 | San 30/40
Lien Fiche personnage: http://warforum-jdr.com/wiki-v2/doku.ph ... catuvolcos
"La nature est par définition incontrôlable. Le mieux que l'on puisse faire est d'essayer de l'influencer, mais toujours on reste soumis à ses caprices." Familier : Renard
- " Tu as besoin de moi. La terre a besoin de moi. "
A nouveau, il grimaça. A voir sa tête, il n’attendait pas de réponse.
- " Tu es jeune, Bavard. Tu as la fougue, et tu crois que cela suffit. "
Il cracha sur les flammes, qui crépitèrent mollement en retour.
- " Si Albion se meurt, que dis-tu de cette terre ? Tu vois bien qu’elle n’est pas morte. "
Il pointa du doigt les taches de fourrure sur les bras du jeune ovate.
- " Un véritable druide ne supplie pas les siens, Bavard. Un vrai fils de Finnian ne supplie personne. "
Là, le renard intervint mentalement.
Ce n’est pas avec des paroles que tu pourras le convaincre, Cainteach. Celui-là en sait plus que toi sur bien des sujets, et quelque chose le dérange depuis qu’il s’est dévoilé à nous. Je ne sais pas ce qui le retient vraiment, mais tu ne le sauras pas ce soir.
Pas en étant aussi frontal.
Il sentit le renard sourire quelque part dans le noir, avant d’être interrompu par Coscaraigh.
- " Tu viens à peine de rejoindre ce cercle. Concentre-toi sur ça avant de penser à la suite."
Les nuits étaient souvent humides dans les marais - le genre qui vous gêne quand vous n'y êtes pas habitué, ou qui vous colle lorsque vous venez d'obtenir une fourrure toute neuve. *** Lorsque Catuvolcos ouvrit les yeux, Coscaraigh était déjà en train de s'affairer autour du cercle. A priori, l'ancien avait profité des toutes premières heures pour inspecter les lieux, enlever les pousses et lierres indésirables, et préparer la suite des opérations.
A peine l'albionnais eut-il le temps d'émerger que l'ainé l'interpella.
- "Ton Etrange est trop faible pour les porter - il te faut quelque chose pour laver les pierres que tu as ramené. Ensuite je te montrerai comment purifier le cercle."
Test de CHA opposé : 9 vs 3. Avantage Coscaraigh, mais de peu.
Test secret - Renard : 16.
Test d'END - Catuvolcos : 16.
Tu restes Fatigué 2, mais tu remontes à 40 PV.
<< Bah alors, qu'est-ce que tu cherches mon gars ? L'or, les femmes, le pouvoir ?
J'ai tout et plus encore dans ma baraque, viens jeter un œil !
Oh non, ce n'est pas loin, c'est au coin de la rue là-bas.
Mais attends, t'as les moyens j'espère ?
Je refermais vivement la porte en bois vermoule par le temps, ne laissant que l’espace d’un instant la tempête de pluie pénétrer à l’intérieur, un temps classique somme doute. Me secouant vivement, de lourdes gouttes glacées s’échappèrent de mes cheveux puis roulèrent sur mon visage tout en chatouillant mes joues encore galbre. J’enlevais ma pèlerine toute neuve et débouclai mon ceinturon ou pendais la hache remise par mon aînée depuis la fin de mon passage chez les jeunes-sangs. Un regard sur mon arme nouvellement consacrée du sang des impies fit rejaillir le terrible affrontement contre les Norses qui avait failli me coûter la vie tout en je ne le savais pas encore, changer radicalement le futur de cette dernière.
Je m’approchai de l’individu accroupi devant l’âtre, ce dernier avait remarqué ma présence, mais ne s’épuisa pas à tourner la tête vers moi, m’ayant senti sûrement bien avant que j’ouvre la porte, il était occupé avec le feu brûlant dans l’âtre centrale de la hutte. Je m’assis à côté de lui, tendant mes mains vers le foyer pressé de ressentir la divine chaleur sur mon corps transi par la pluie glaciale. Dix-sept ans que je m’asseyais à la même place au sein de lu domicile familial et regardais ce même homme faire les mêmes gestes avec son économie de mouvement habituel.
Cet homme était mon Athair et un pur produit du clan Finien. Son corps fin et athlétique était taillé à la serpe, son ventre malgré l’âge était encore tendu comme un arc, ses longs cheveux gris et argentée était méticuleusement ramené via une queue-de-cheval, son regard d’un bleu si clair me frappait toujours autant. Sa barbe quant à elle fournie et grisonnante était taillée en pointe laissant seulement apparaître ses fines lèvres dont peu de mots sortait chaque jour. Là, à le regarder, je me dis que tant physiquement que mentalement, j’avais hérité de ma Mháthair qui était clairement son opposé, d’ailleurs je n’avais jamais osé lui poser la question concernant leurs breá si étrange. Lentement, père se retourna vers moi, me fixant de son regard pénétrant, il se racla la gorge un coup comme pour réveiller sa voie habituellement en hibernation.
- " Alors comme ça, tu as fait ton choix fils. "
Sa brusque prise de parole me pris de cours.
- " Chut, ne réponds pas, je le vois bien, je le vois dans tes yeux. Ce même regard enflammé que la femme qui t’as mis au monde. Je n’ai qu’une chose à te dire regarde et écoute. "
Mon père enleva alors son haut et je pus constater encore une fois les immondes brûlures sur tout le côté droit de ce dernier. Il n’avait jamais daigné à expliquer le pourquoi du comment à mes frères et sœurs et moi. Il inspira un grand coup et me fit de mémoire la plus longue et la dernière prise de parole à mon encontre que je lui connaissais.
- " Tu le sais, comme chaque enfant de Danu de ma génération j’ai combattu tout jeune dans la cogadh mór i gcoinne na emissaries dorcha. Cela n’avait rien à voir avec un raid entre tribus, ni même la bataille à laquelle tu as participé contre les envahisseurs venus du Nord. C’était un conflit titanesque ou la vie d’un simple guerrier clanique comme la mienne était aussi volatile qu’éphémère. Abion ne se résumait plus qu’à un immense champ de bataille pour tous les êtres de ce monde et d’ailleurs, mon corps portera toute ma vie les stigmates de cette guerre quant à mon esprit… Enfin bref, regarde bien mon corps, regarde les ravages de cette brûlure magiques, oui magique, car c’est un Émissaire Noir qui me l’a faite, je ne dois ma survie qu’a la bienveillance d’un envoûteur d’une race lointaine, mais cela est une tout autre histoire… "
Le silence était tel que je n’osais bouger une oreille, depuis quand le vieux faisait des discours.
- " Toi qui souhaites arpenter le chemin du Druidisme, prends garde, prends garde à te rappeler chaque instant d’où tu viens, car ces Oracles que je vénérai comme des demi-dieux étant plus jeune ont été complètement pervertis pour certains d'entre eux. Ces mêmes hommes si bouffis de connaissance et d’arrogance, se croyant les derniers vrais élus de la Déesse-Mère. Vois ce qu’ils ont fait, ils ont déclenché la pire catastrophe qu’est connue notre île depuis la chute des Ársa et si cela n'était pas assez, ils ont pactisé avec des forces innommables bafouant ainsi tout ce qui était sacré aux yeux de Danu. Alors va mon fils, va avec ma bénédiction, mais promets-moi chaque jour de toujours te rappeler d’où tu viens. Tu viens de la terre et qu’importe ton élévation future, aussi grandiose qu’elle puisse être, tu retourneras toujours au final dans le ventre de cette dernière... "
***
Je me réveillai en sursaut le rêve qui accaparait mon esprit durant mon sommeil disparaissant de ma mémoire en un instant. Les yeux encore collant, j’écoutais l’ancien qu’il lui n’avait pas perdu de temps, j’acquiesçai à ses paroles d’un grognement d’ours mal léché et me frotta les yeux avec vigueur. Les paroles de Coscaraigh me revirent en mémoire, je ne savais pas trop comment et quoi en penser, mais en tout cas, j’avais fait mon devoir et délivré mon message. Le reste pouvait bien attendre, toutes ces questions pouvaient être mises en suspens, mon seul dessein en ce jour était de poursuivre ma tache actuelle en l’occurrence soulever et rapporter ses rochers au cercle. À chaque question sans réponse je me mettais à la place d’un prédateur, un loup se tourmentait-il avec de telles questions futiles, non il allait de l’avant et se concentrait sur la survie du moment.
Et bon sang, mais qu’est-ce que ce fut chiant de ramener ces fichues pierres, elle était si lourde que je ne pouvais pas les soulever, il fallait d’abord que je creuse à la main une sorte de sillon pour les faire rouler comme il faut, puis de forcer comme une mule pour les amener jusqu’au cercle. Une fois cette tache terminée, j’étais en nage complet, m’affaissant contre un tronc d’arbre, là à moitié allongé sur le sol, je demandais à l’ancien où il avait déniché son coin d’eau concernant sa pêche d’hier. D’un simple geste de la main, il m’indiqua la direction à suivre.
Soufflant un grand coup, je me remis péniblement sur pieds et pris la direction du point d’eau, j’eus le plaisir de découvrir un vrai petit trésor caché en l’occurrence un point d’eau vive regorgeant de vie, cela me fit sourire. Je plongeai mes mains dedans, je bus à grandes goulées et me rinçai abondamment le visage. Bouah ce que cela faisait du bien, l’eau claire et fraîche me réveillant les sens. Une fois ce petit moment de détente passé, je pris soin de remplir entièrement mon outre puis retournai au cercle. Le nettoyage des pierres se fit sans difficultés mes mains calleuses frottant vigoureusement ces dernières à grand renfort d’eau contenue dans mon outre. Les choses se corsèrent plutôt lors du placement des grosses pierres dans le cercle. Ce qu’elle était lourde même a deux avec Coscaraigh, il fallait y laisser notre âme pour les redresser et les placer comme il faut. Et si ce n’était pas assez l’une des pierres mal placée me tomba dessus alors que j’étais occupé à en redresser une autre, m’éraflant jusqu’au sang tout le flanc gauche.
- " Diabhal do chloch mháthar, an fraochÚn mór ! ", soufflai-je dans un élan de rage.
Mais le bruit sourd de l’impact qui résonna à travers tous les environs me calma bien vite. Nous voila découvert, repensant à mes amis les Fimirs non loin, je fus pris d’un coup de sang, récupérant en deux temps trois mouvements, ma pèlerine et ma hache, je bondis dans le fourré le plus proche et pris le temps de faire apparaître une épaisse brume magique permettant de bien nous dissimuler. La alors que la brume opaque recouvrait les environs, je regardai attentivement les alentours allongés a même le sol mon cœur tambourinant dans ma poitrine, rien, il n’y avait rien, pas l’ombre d’un bruit juste la lumière qui déclinait lentement en cette fin de journée...
...Ah si, ça y est, je l’entendais, oui je l’entendais, j’entendais un étrange rire… Quoi un putain de rire ! Mais c’était l’ancien en plus en train de se tordre de rire, de manière discrète certes, mais il rigolait bel et bien. Après avoir bien ri il me fit signe d’approcher ce que je fis le visage rouge de honte, je lui aurais bien dit qu’il valait mieux être prudent, mais je ne voulais pas risquer d’enfoncer le clou un peu plus profondément, j’étais sur qu’il était plein de repartie en plus.
- " Creuse un point d’eau à côté du cercle depuis là ou je t’ai montré. Remplis ta poche, et vide-la quand je te dirais. "
Hein quoi, mais il me raconte quoi là ? Je pris le temps de réfléchir un moment puis je compris la marche à suivre, il fallait que je creuse encore un autre sillon, cette fois du point d'eau au cercle, mais avant, il fallait aussi que je m’assure de bien re remplir mon outre. Pfff l’ancien avait vraiment passé trop de temps seul déjà que moi, c’était limite alors lui… Je donnerais cher pour écouter une interaction sociale entre lui et mon père ça devrait être quelque chose haha. Je m’affairais donc à la tâche qui me fut confiée cela ne fut pas forcément difficile, mais me pris un peu de temps, le soleil se faisant de plus en plus timide à mesure que mon tracé avançait.
Voilà le sillon reliait le cercle au point d’eau, mon outre était pleine et la source de toute vie s’écoulant librement entre les deux point désignée par l’ancien, j’essuyais mon front perlé de sueur, j’avais encore bien travaillé aujourd’hui, c’était éprouvant, mais je me sentais si proche de Danu via ce labeur. J’étais intimement persuadé de la justesse de mes actions. Après ces années d’errance, dans le continent à me faire promener à droite et à gauche, j'avais vraiment l'impression de suivre le tracé que la Désse-Mère m'avait laissé. Je m’accroupis, les bras ballants, ramassé sur moi-même. La nuit était tombée et comme à chaque fois, mon regard se transformait pour voir dans les ombres, mes iris prenant une couleur orangée et mes pupilles se rétrécissant comme un prédateur, les mêmes yeux que mon animal esprit qui d’ailleurs n’avait pas bronché de la journée.
C’est ce regard prédateur et pénétrant le regardant droit dans les yeux que l'ancien fixait sans ciller. Ce regard provenant d’un individu ramassé sur lui-même comme prêt à bondir pour la suite des événements. Malgré la douleur, malgré la fatigue et la peur d’échouer. Les gens au ventre mou et au sens émoussé du monde civilisé n'aurait que mépris pour cet homme à l'allure si primaire. Mais Coscaraigh lui n'était pas ce genre d'homme et il voyait dans le regard du jeune bavard une flamme inextinguible qui depuis sa naissance ne l’avait jamais quitté.
Jet + partie des MP
- 8, 13, 19.
Tu vas te crever à les ramener, mais tu vas toute les ramener dans la journée
Par chance tu ne va pas te blesser même en forçant
Comprends bien que, à moins d'avoir des cordes, tu n'as rien pour tirer ou pousser les pierres, et donc tu es obligé de creuser un rail dans la terre pour "faciliter" le déplacement de chaque pierre, et la pousser jusqu'au cercle
- Test d'HAB : 2. Tu arrives à nettoyer les pierres sans souci, ça te prendra juste du temps.
Test de FOR : 20. Même à deux, lever les pierres vous demande un effort surhumain. Une des pierres placées n'est pas assez stable, et en retombant, elle t'érafle et t'enlève 7PV. De plus, le bruit sourd de l'impact a réveillé les environs (le bruit se répand et il y a un écho).
La nuit est proche.
- Test pour se cacher : 4, aucun souci
Test de VOL : 9, tu lances Brume sans souci
l'ancien va juste éclater de rire une fois que t'es caché et que la brume se lève
il va pas beugler non plus, mais tu l'entends et tu le vois rigoler
Une fois qu'il a bien ri, il te fait signe d'approcher
- "Creuse un point d'eau à coté du cercle depuis là où je t'ai montré. Remplis ta poche, et vide-la quand je te le dirai."
(pas de jets pour ça)
- Sur les PV : 40 - 7 = 33 PV !
Catuvolcos, Voie du Druidisme
Profil: For 8 | End 9 | Hab 9 | Cha 9 | Int 12 | Ini 9 | Att 10 | Par 8 | Tir 9 | Foi 13 | NA 1 | PV 11/75 | San 30/40
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"La nature est par définition incontrôlable. Le mieux que l'on puisse faire est d'essayer de l'influencer, mais toujours on reste soumis à ses caprices." Familier : Renard
Une fois qu'un sillon fut creusé jusqu'au cercle, le vieil ovate s'accroupit près du point d'eau, et commença à psalmodier. C'était un de ses langages primitifs, un dialecte ancien qui n'avait aucune écriture ou orthographe, qui ne pouvait être transmis que par tradition orale et par habitude - ce que les hommes plus modernes appelaient "le par-coeur". Très vite, le druide décrocha des bibelots et des morceaux de ses parures. Il jetait ou plongeait ceux-ci dans l'eau, plaquant certains avec force, tandis que d'autres étaient simplement trempé, à peine humectés avant d'être replacé à son cou ou poignet.
Après quelques minutes, il fit signe au Bavard d'approcher. Coscaraigh continua son murmure, laissant l'apprenti deviner la signification de ses gestes.
"Là."
"Prends."
"Verse."
"Sans t'arrêter."
"Prends, ici."
"Verse, là."
"Sans arrêt."
Voilà ce que le jeune comprit des simples gestes de son ainé, et des différentes répétitions. Il était temps d'agir. *** Lorsqu'il s'approcha du cercle avec son outre remplie d'eau ainsi purifiée, il fut interrogé par une voix.
"On doit commencer par quelle pierre ?"
La question du renard, qui aurait pu être moqueuse, était pour une fois honnête. N'ayant jamais construit ou appris à entretenir un cercle sacré, le jeune ovate n'avait aucune indication sur la manière de procéder. Son ainé étant occupé et incapable de répondre de vive voix, il lui faudrait trouver une solution par ses propres moyens, et sans aide exterieure. *** Au bout d'un certain temps, et après un certain nombre d'aller-retour, Coscaraigh fit retomber sa voix jusqu'au silence. Il y eut un instant d'absence, et enfin il se leva.
- " Trouve de la sauge, du sel ou de l'armoise. Tu les brûlera ici, à coté, et tu répandra les cendres et l'odeur dans un cercle autour du cercle. Ce soir, je tracerai les lignes et tu n'agira pas en dedans. Si tu intervenais, tu pourrais devenir plus Etrange que Bavard. Va."
L'heure était déjà bien avancée lorsque Cainteach fut envoyé à la poursuite des plantes. Le temps serait bientôt frais, et quelque part au fond de lui, sans savoir pourquoi, il pouvait sentir et même entendre... Que le temps presse.
Test d'INT pour comprendre les signes - 1, parfait, aucune erreur.
Test de VOL - 6, ça commence à faire sens.
Test secret - 9, tout va bien...
Test d'END - 7, pas de problème, tu encaisses la fatigue.
Je te laisse choisir dans quel ordre et par quelle méthode est-ce que tu répands l'eau (verser au sol, jeter sur les pierres, aspergeant le sommet, laisser ruisseler au pied de, etc.)
A toi de jouer, Bavard.
<< Bah alors, qu'est-ce que tu cherches mon gars ? L'or, les femmes, le pouvoir ?
J'ai tout et plus encore dans ma baraque, viens jeter un œil !
Oh non, ce n'est pas loin, c'est au coin de la rue là-bas.
Mais attends, t'as les moyens j'espère ?
Prendre l’outre, verser un peu d’eau au sommet de la pierre levée puis avec mes mains étalée l’eau s’écoulant ainsi. Il faut que toute la pierre soit humidifiée. Je sens le contact encore froid de la pierre bientôt si Danu le veux elle sera tiède au toucher, réchauffée par les énergies telluriques qui la parcourront. C’est long je fais chaque pierre une a une veillant à étaler l’eau de manière uniforme sur chaque pierre, mes mains répétant continuellement les mêmes gestes, mais petit a petit j’y arrive pierre par pierre, plusieurs fois je retourne à la source remplir l’outre. J’entends l’ancien psalmodier derrière moi, je n’ai aucune idée de ce qu’il fait, il faut dire que c’est bien la première que je participe au reconsacrement d’un cercle de pierre, je me concentre et veille à bien passer mes mains partout sur les différents blocs. Certaines me font sourire je reconnais des angles, des aspérités qui m’ont fait pester lorsque j’ai du les transporter, ce sont d’ailleurs tous de sacrés morceaux rien que de repenser à l’effort que j’ai du fournir pour les amener là me font des courbatures.
Enfin le baptême des pierres est terminée, j’étire mes membres, argh j’étais quand même plus confortable dans le village Jutone, cette petite communauté est honorable, le labeur ne manquait pas, je repensait à leur proposition de rester avec eux et de gérer le temple nouvellement consacré du dieu chasseur Taal, cela aurait été une petite vie simple et honnête. Mais Danu avait d’autre plan pour moi, même si le temps commençait à faire son office je n’avais jamais oublier pourquoi je suis arriver sur le continent, Albion comptait sur moi…
Les paroles de Coscaraigh me firent sortir de ma rêverie. J’acquiesçai en silence à ces paroles, prit rapidement ma pèlerine et mes armes et m’enfonçant sans un bruit dans les bois. Je rabattais ma capuche sur ma tête, évoluant entre les racines et le tapi de flore en décomposition. Je me rendis directement là ou j’avais trouver mes pierres, malgré la fatigue je me mouvait avec célérité mon instinct étrangement me poussait à me dépêcher comme si quelque chose allait arriver. Une fois sur la zone pierreuse je repéra ce qui m’intéressait du sel de gemme en très petite quantités mais bon, l’ancien était marrant avec ces doléances bizarre c’est pas comme si la mer était à coté, à l’aide de ma hache d’huile de coude j’arrivait a en extraire une petite quantité, pauvre hache ce que je ne te fais pas faire.
La nuit commençait à tomber et mon ventre se remettait à gargouiller la faim permanente commençait presque à devenir une habitude, chassant ses pensées je m’élança a la recherche des deux autres ingrédients. La sauge ne fut pas difficile à trouver mais l’armoise elle me fit faire plusieurs détours dans la foret, je découvrit une petite clairière et avec bonheur tout un pan d’armoise. Bon voila que j’avais de tout, je ne sais pas ce que sa valait pour l’ancien mais j’avais fait de mon mieux, pris d’un élan de fougue je me mit à courir à travers les bois, pressé de retrouver mon étrange acolyte d’Albion et de lui donner ce qu’il voulait. Le temps s’était refroidi, ma course dérangeant la faune environnante, les oiseaux s’envolant en poussant des piaillement courroucés à mon passage. Une fois arrivé je remis sans aucun commentaire mes deux paquets d’herbe et mon morceau de halite à Coscaraigh, d’un grognement il me fit comprendre que c’était bon.
Je préparai dans un coin l’ensemble et fit brûler lentement les deux herbes mélanger, rajoutant petit a petit des morceaux de halite que j’essayais de briser en morceau le plus fin possible, une fois que la cendre avait refroidit et que le sel de gemme était mélanger dedans en plein de fragments, je pris délicatement la cendre en posa une partie sur ma hache tenu à l’horizontale et commença à faire méticuleusement le tour du cercle de pierre, pas à après pas, il fallut plusieurs fois « remplir » ma hache mais le cercle était finalement dessinée. J’étais d’ailleurs plutôt content, un cercle noirâtre correcte faisait le tour des pierres.
Voilà mon oeuvre de l’instant terminée, je pris place contre un vieux tronc, en prenant de soin de ne pas être dans le cercle j’avais assez de fourrure de renard comme ça sur moi mon regard se porta ensuite sur Coscaraigh.
Catuvolcos, Voie du Druidisme
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"La nature est par définition incontrôlable. Le mieux que l'on puisse faire est d'essayer de l'influencer, mais toujours on reste soumis à ses caprices." Familier : Renard
Ramener les plantes et les préparer avait été d'une étrange facilité. Certes, l'oeuvre avait demandé du temps et de la minutie - et la faim dérangeait l'esprit du jeune bavard -, mais ce n'était que cela : un peu de temps et beaucoup de concentration. Son travail désormais accompli, l'ovate n'avait que sa faim comme occupation. Cainteach y était habitué ; la faim, bien que dévorante, aiguisait ses sens, le maintenant toujours sur le qui-vive. Il renonça à l'idée de faire un feu, et se contenta d'observer l'ancien.
L'ancêtre n'avait rien dit depuis la tombée de la nuit, et il semblait très occupé avec le cercle - surtout lorsque le tracé de cendres fut complété. A partir de là, il se mit à remuer, à danser autour du cercle, slalomant au-dessus des cendres et entre les pierres, comme s'il jouait à un jeu d'agilité avec elles. Il continuait de souffler, de chanter à voix basse et de grogner dans cette langue abjecte, et même si son intonation n'avait pas changé, Cainteach sentit que l'ancien s'excitait de plus en plus. Au-delà de la nuit et des nuages lointains, l'air poisseux du marais commença à s'épaissir autour d'eux, au point de leur coller à la peau ou de gêner leur respiration.
Un frisson passa, la brume lourde se déposant sur l'air. Il y avait un changement, imperceptible mais certain. Catuvolcos le sentait. Quelque chose, quelque part, changeait. L'ancien se mit à secouer des babioles, à couronner certaines pierres de son plumage de feuilles et ficelles, et alors - la lumière fut. Oui, sans bruit ni étincelle, des lueurs apparurent en dehors du cercle. D'abord fébrile et hésitante, elles se multiplièrent petit à petit, jusqu'à devenir des flammes pâles et sans fumée. Là, renard et homme se mirent à fureter bien au-delà du cercle, la tête au ras du sol.
Après une courte incantation, Cainteach remarqua qu'elles n'étaient pas vivantes - entre autres choses que son instinct remarquait. Sans un mot prononcé, le renard retourna vers l'ancien. Ils sentirent alors un autre changement dans l'environnement. Les lieux semblaient désormais se ... S'agiter, oui, s'agiter était le terme qui correspondait le plus. Il n'y avait pas de vent, pas de bruit, pas une voix, et pourtant il - Là, un bruit, un cri !
Il en était sûr et certain, il y avait eu un cri ! Quelque chose ou quelqu'un avait crié. Il tenta une autre incantation - sans effet cette fois -, et le cri réapparut. C'était un bruit animal, un bruit de tiraillement, d'une bête à la gorge sèche et râpeuse, et qui grogne la bouche ouverte. Cherchant la source de ce bruit, l'ovate se retrouva face à son esprit.
On a de la compagnie.
Sans dire un mot, Cainteach décida de revenir jusqu'au cercle, et d'y récupérer sa hache. Cette tâche fut accomplie sans encombre - bien que les follets soient désormais proches, et les feux très nombreux.
Tu entends ce que je dis ? On a de la compagnie. Qu'est-ce qu'on fait ?
Un autre cri brisa le silence, suivi de gargouillis.
Toujours au ras du sol, l'ovate s'éloigna, reprenant place dans les fourrés de l'avant-veille. Le renard se coucha près de lui, son corps tendu, l’oreille attentive. Puis, progressivement, les cris perdirent leur animalité, et devinrent des voix.
- " Het is gewoon een oude man, vel over been."
Test d'INT : 10, tu arrives à faire la traduction.
La différence de langage fut telle, qu'il fallut attendre la seconde voix pour que Cainteach comprenne ce qu'il(s) disai(en)t.
- " Mais y-f'rait bon ragoût
- Hm-hm-hm, ragoût d'vi-illard..."
Et là, quelque chose arriva. Peut-être étaient-ce ces voix disgracieuses qui avaient sorti l'ancien de son rituel, ou bien l'essence des lieux qui l'avait stoppé dans son élan. Quoi qu'il en fut, il s'arrêta au centre du cercle de pierre, les yeux luisants. Sa chevelure et sa barbe argentée retomba doucement, tout comme ses parures et ses membres. Sans changer de postue, il entonna un chant - que Catuvolcos comprit sans problème.
- "Oh, don radieux, songe gris,
Je lève les yeux vers ta nuit
Oh, pâleur froide, étreinte d’argent,
Laisse les ténèbres m'envahir
Oh, coiffe-des-sorcières, oublie
Jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien
Oh flambeau du voile, reflet béni,
Je lève les yeux vers toi.
Oh lumière cristalline et vide,
Je t'offre ces gâchis
Fardeaux impurs, murmures d’exil, insultes à la vie..."
Il souffla alors quelque chose à l'attention de Cainteach, pointant un doigt vengeur vers les intrus avant de se jeter au sol, à genoux.
- "Des sacrifices pour le cercle. Ils ne doivent pas entrer. Il en faut un vivant. Vivants, les réceptacles du gâchis."
Trouver les plantes : 5,9,16. Une plante n'est pas la bonne.
Test d'HAB pour les ramener sans gâcher les extraits : 7, pas de pb.
Test secret : 20.
Test d'INT : 11, tout pile.
Test secret - Coscaraigh : 5, facile.
Test secret - Coscaraigh : 8, facile aussi.
Test secret - Coscaraigh : 20, ah.
Test d'HAB - Cainteach : 1.
Test d'END - Cainteach : 4, aucun pb.
Plan de Catu - s'éloigner en étant camouflé. Le renard va déranger tout ce qui se pointe, et Catu arrive en embuscade.
Test - Catu : 10.
Perception vs Camouflage - 17 vs 1. Catu reste camouflé.
L'inverse ? 18vs 14.
<< Bah alors, qu'est-ce que tu cherches mon gars ? L'or, les femmes, le pouvoir ?
J'ai tout et plus encore dans ma baraque, viens jeter un œil !
Oh non, ce n'est pas loin, c'est au coin de la rue là-bas.
Mais attends, t'as les moyens j'espère ?
Doucement la nuit était tombée, alors assis l’arrière du crâne apposé contre l’écorce humide, je sentais de petites bêtes se promener sur ma chevelure, zigzagant sur l’épaisse toison sale, emmêlée et huileuse, encore quelques mois comme ça et j’allais finir par avoir l’espèce de tignasse de mon aîné. Brrr, il commençait à faire froid, je m’enroulais comme je le pouvais dans ma vielle cape de fourrure, essayant de me protéger de l’air glacial et de l’humidité s’infiltrant de partout.
Ainsi roulé en boule observant mon mentor dans l’humidité et la pénombre, je pourrais presque me croire de retour chez moi, le chant bien que très étrange à mes oreilles me rappelait nostalgiquement ma chère Île, enfin au fond de moi je savais que partout ou je me rendais, je me trouvais sur le domaine de la mère, mon sentiment nostalgique n’était qu’un râle de simple mortel, car Danu jamais ne nous quittais….
Je rouvris brusquement les yeux, malgré moi, je m’étais endormi, bon, le vieux avait l’air de continuer son processus. Pourquoi est ce que je me mets à frissonner comme ça, il fait certes froid, mais bon comme d’habitude, à moins que… Ce ne soit mon séú chiall, je m’éveillais et sortais de ma torpeur, d’ailleurs j’y voyais plus clair, attend comment ça j’y voyais plus clair, c’était quoi ces lumières sorties de nulle part, un coup d’œil au cercle ne m’apprit rien de plus, D’un coup, d’un seul je m’aplatis contre le sol mon familier sans un mot fit de même que se lovant contre moi, diabhal les lumières se multipliaient !
- " Tugann Danu bronntanas fís do do sheirbhíseach ", soufflai-je au ras du sol, les deux mains enfoncer dans la mousse humide.
Et ma vision changea, mon regard balayant la forêt qui n’était plus qu’une nuance de gris, une forte concentration d’une sorte de vent de couleur ambré et émeraude tournait autour du cercle, mais ce n’est pas cette évidence qui m’intéresserait, c’était ces étranges lumières et oui je m’en doutais, elles rayonnaient d’une couleur que je ne saurais définir avec des mots, c’était donc tout sauf naturel, un simple regard au renard et ce dernier compris s’envola rapidement vers l’ancien pour le prévenir. Je rampais doucement vers ses étranges lumières, mon corps serpentant lentement sur le tapis de verdure en décomposition, des lumières comme ça, sorti de nulle part, ça me rappelait un vieux conte populaire que s’amusait à me raconter un de mes frères pour me faire peur quand j’étais tout jeune, oui un conte sur les tine mire aucune idée d’ailleurs de comment nomme les Impériaux ces présences. Le calme absolu me sortit de mes pensées. Il n’y avait plus un bruit, plus de bruissement de feuilles, plus de ver de terre se tortillant sous moi, plus de cris d’oiseaux rien absolument rien. Comme si toute vie avaient quitter la zone et ça pour le coup, ça ne me faisait vraiment pas rire.
- " AAAAAARGH ! "
Le cri me prit par surprise, par pur réflexe, je me mis à rouler à moité sur l’arrière comme, un matou en panique. Puis je me stoppais aplati à même le sol tel un lapin apeuré. Mais quel était ce cri de fou, un arbre était en train d’accoucher ou quoi, jamais je n’avais entendu une telle voix. C’est à ce moment-là que mon familier revint vers moi. L’idée était de ne pas se faire surprendre par ce, je ne sais quoi, que cette chose se focalise sur l’ancien au début, je lui tomberais dessus bien assez tôt. Je rampais en vitesse dans un fourré derrière à l’opposé du bruit et du cercle de pierre, une fois placé, j’avais une vision assez bonne de la zone, l’ancien continuait son rituel comme si de rien n’était, les sens aux aguets, j’attendais la suite.
Puis les cris se transformèrent en voix, je me crispais dans les feuillages, j’entais une sorte de Jutone, j’espérais que l’ancien n’avait pas réveillé avec son rituel des saloperies primordiales du coin. Bon, je savais que j’étais affaibli par des privations en tout genre et que malgré mon sang de Gaël qui commençait à se réchauffer en prévision du combat potentiel, j’avais tout sauf le luxe de me jeter tête baissé en criant : " Foooor the lady ! ", comme mon ex-compagnon le chevalier de Mavignon, il allait falloir la jouer fine. Je me mis à observer avec intensité l’écorce du premier arbre en vue puis lentement ma peau commença à se craqueler une épaisse écorce d’un arbre de la flore local recouvrait tout mon corps, voilà déjà un premier pas concernant ma survie.
Comment ça le vieux, il veut que j’en capture un, il a cru que c’étaient les douze travaux de Chulain ou quoi. - " Tsss bon mon petit renard je laisse ouvrir les hostilités ne prends pas trop de risque non plus ces créatures sont sûrement d’origine magique mais tant que j’ai l’avantage de la surprise je dois m’en servir, foi de Danu je fondrais par surprise des que l’occasion se présentera. "
Il fallait dès à présent être patient, je savais que malgré ses airs malicieux mon familier était bien plus sage que moi, je lui faisais entièrement confiance pour les embêter ce n'était pas un esprit renard pour rien après tout. Quant à moi j’avais besoin d’avoir un visuel sur ces « réceptacles du gâchis » comme les nommait Coscaraigh, de tête, j’avais bien deux trois pistes d’idée certaines d’ailleurs dont je me saurais franchement passé. Aplati au ras du sol, la hache dans le creux de ma main, avec mon armure végétale, je ne faisais presque plus qu’un avec la nature, contrôlant ma respiration, je me préparais au combat à venir, après les infâmes Fimirs voilà que je me retrouvais encore coincé avec de la saloperie local ces Impériaux devraient faire garder leurs bois avec un peux plus de vigueur, enfin au village Jutone j'avais plus ou moins compris que ces terres ne faisait plus parti de l'Empire bref, son fou ces Imépriaux.
Prières d'écorces : 6, réussi
Catuvolcos, Voie du Druidisme
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"La nature est par définition incontrôlable. Le mieux que l'on puisse faire est d'essayer de l'influencer, mais toujours on reste soumis à ses caprices." Familier : Renard