[Le Coësre] Bateau-mouche

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Dès sa fondation par le dieu guerrier Sigmar, l'Empire a dû faire face aux invasions et aux guerres civiles. depuis plus de deux mille cinq cents ans, il survit néanmoins aux périodes de trouble et aux batailles grâce à la bravoure et à la discipline de ses armées

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[MJ] La Fée Enchanteresse
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Re: [Le Coësre] Bateau-mouche

Message par [MJ] La Fée Enchanteresse »

À l’ordre du Coësre, Irmfried baissa lentement le canon de son fusil. Il fit un vif hochement de tête, et d’une voix grave, il grogna :

« Détruis-lui sa race, à ce monstre. »

Reinhard se redressa. En voyant les humains cesser de les garder en joue, le cercle d’Hommes-Bêtes exulta : Les semi-chèvres et semi-vaches frappaient leurs sabots sur le sol, agitaient les pointes de leurs lances en l’air, et se mettaient à hurler à tue-tête, dans des cris bestiaux qui ressemblaient à des chants de supporters à un match de soule.
Mais le monstre qui l’avait défié, lui, resta bien calme. Se détachant des rangs, il s’éloigna d’un pas lent, même si son immense taille faisait qu’il s’éloignait à grandes enjambées.

Il contourna le charnier. L’autel constitué d’un homme massacré et de dépouilles par terre. Il se posa devant, en mettant ses pinces près de son corps.
Reinhard s’approcha, et planta son bâton dans le sol non loin de lui.

Les monstres cessèrent de faire du bruit. Sortant des buissons, grimpant aux branches des arbres, ils formaient une tribune venue assister à un combat. Et à présent, il n’y eut plus que le silence, tandis que les deux mages se faisaient face.

L’Homme-Bête sourit — il plissa ses grosses joues dans un rictus sardonique, une expression faciale humaine au milieu d’une gueule de bovidé. Il souffla des naseaux, et avec le froid de l’automne, il y eut de la buée qui en vola un peu.

« Quand moi buter toi, moi arracher tes couilles et faire bouffer à tes faux-fidèles. »

Devant toute l’élégance et la subtilité de son adversaire, Reinhard, qui n’était vraiment pas habitué à sortir des répliques de théâtre, se contenta de cracher par terre.

« Va t’faire foutre. »

Silence.
Le chamane frappa un sabot à terre.
Reinhard fit craquer ses phalanges.

Et soudain, alors qu’un tout petit d’averse se mit à couler, presque à la même seconde, les deux serviteurs du Chaos invoquèrent tous les vents qu’il y avait autour d’eux : L’Hysh de la journée, le Ghur des oiseaux et des cervidés qui étaient passés dans le coin, le Ghyran de la végétation. Ils les attrapèrent, tous les deux, à la volée, et les écrasèrent pour les plier dans une énergie impitoyable, noire, du Dhar puant qui tourbillonnait.

Et ils crièrent chacun le nom de leur Dieu, en même temps.

Reinhard envoya une volée de ses mouches dans le visage du Chamane. Puis, soulevant son bâton et l’écrasant au sol, il y eut un flux. Un jet d’acide. Tout lui coula à la gueule, et le monstre recula en hurlant, sa jolie fourrure mauve-rose soudain en train de se décoller de sa chair.
Il ragea, frappa le sol, et ouvrit grand la gueule.

Il tira sa langue. Et alors, sa langue décupla de taille. Sa langue se mit à atteindre une longueur de trois mètres, et elle entra directement dans la bouche du Nurglite.
Reinhard sentit le muscle lui gratter la glotte, remonter sa gorge, et entrer profondément dans son œsophage. Il la sentit pulser, gonfler, et pulvériser l’intérieur de sa chair. Il se sentait être étranglé. Et, ainsi paralysé, ce ne furent que des grognements asphyxiés effroyables qui sortirent de ses cordes vocales torturées.

Mais malgré les larmes qui lui coulaient des yeux à l’en aveugler, Reinhard trouva une force insoupçonnée.
Il se saisit de la langue à pleine main, et la serra de toutes ses forces. Il tira dessus, pour faire trébucher l’Homme-Bête. Il l’extirpa ensuite de lui-même, à la vigueur de sa seule main, comme s’il sortait un ver solitaire. Sitôt la gorge libérée, il hurla un mot qui sortait haché, et il envoya un nouveau sortilège dans la gueule au monstre.

Le Chamane se tordit de douleur. Recouvert de morve acide, son corps tout entier se mettait à fondre sous ses yeux. Il glissa au sol en suppliant son Dieu, mais son calvaire ne faisait que commencer.

Il n’était même pas encore mort, que Reinhard s’effondrait à genoux, essoufflé.

Tout autour de lui, les Hommes-Bêtes semblaient choqués. Ils se regardaient mutuellement, silencieux, incapables de faire le moindre bruit, incapable de vociférer comme ils n’arrêtaient pas de faire.

Irmfried siffla. Oswin frappa son arquebuse au sol. Kurt hurla de rire. Les cultistes agitaient des poings en l’air, pour fêter la victoire de leur chef devant toute une Harde.

Leur joie elle aussi fut bien vite tue, lorsque l’un des Hommes-Bêtes brisa les rangs. Un gros costaud, quasi-nu, si son aine n’était pas couverte par des crânes humains pas encore séchés qui pendouillaient près de ses cuisses. Les mouches de Reinhard sautèrent dessus en nuée pour manger le reste de pourriture ainsi affichée à la vue de tous.
Alors que le Chamane n’était même pas encore mort, et qu’on l’entendait encore gémir faiblement, le monstre alla voir Reinhard, et se dressa juste au-dessus de lui.
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Il étudia le Coësre. Montra ses crocs. Et puis, il parla avec une voix dure, insupportable, mais qui, pour une fois, ne paraissait pas si menaçante que ça.

« Qui toi être ? »
C’est parti pour le d-d-d-d-duel

LET’S GOOOOO —

Avec deux points d’initiative en plus, le Chamane commencera avant toi. Il a deux actions, tout comme toi.
Chamane 1 > Reinhard 1 > Chamane 2 > Reinhard 2

Vous êtes à trois mètres l’un de l’autre, pour pouvoir lancer tous les sorts de votre domaine. C’est suicidaire de la part du Chamane, mais c’est le but. Il est là pour prouver à toi et à toute sa Harde que c’est lui le plus puissant.
Et c’est de même pour toi…


Le Chamane incante « Langue Cinglante ».
Reinhard incante « Fontaine Putride ».

Incantation du Chamane : 15, échec de 2.
Incantation de Reinhard : 8, réussite.
Tentative de dissipation du Chamane : 13, pas suffisant.

Le Chamane perd 33 PV. Il lui en reste 57.
Reinhard gagne une armure magique de 7 points.
Attribut de domaine : Le Chamane perd 2 points à ses jets.

Deuxième tour.

Le Chamane incante « Langue Cinglante » à nouveau.
Reinhard relance « Fontaine Putride ».

Magie du Chamane : 1, réussite critique
Tentative de dissipation de Reinhard : 20, échec critique.
Le mage obtient une tentative de confirmation pour que son jet compte deux fois : 4, il réussit.

Reinhard perd 46 PV. Il lui en reste 33.
Jet d’endurance de Reinhard : 1, réussite critique. Il parvient encore à agir à ce tour, bordel de merde.

Incantation de Reinhard : 1, réussite critique.
Tentative de dissipation du Chamane : 20, échec critique
On a l’impression que je blague, mais je suis très sérieux. Bordel de merde.
Tentative de confirmation de Reinhard : 12, c’est confirmé.

Le Chamane perd 88 PV. Il meurt sur le coup.

Victoire de Reinhard.
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Reinhard Faul
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Re: [Le Coësre] Bateau-mouche

Message par Reinhard Faul »

Le vainqueur du jour est pour l'instant en train de tousser et de cracher. Le coup de la langue tentaculaire et envahissante... je reconnais bien là la patte du Serpent. Même si il n'a pas su prendre mon âme, il m'a déjà parlé. Je n'ai pas assez d'ambition et de désirs pour que nous puissions nous entendre, mais je connais ses goûts, les grandes lignes de son domaine. Le plaisir bien sûr, mais aussi la douleur, la honte. Ce sont des notions que tout à chacun peut croiser au cour de sa vie. Et tout ça s'incarne dans un seul sort, jeté spécifiquement à mon attention. Un soucis du détail qu'on ne peut qu'admirer. Je me masse le cou. C'était aussi douloureux qu'incroyablement humiliant. Je suis un mec tout ce qu'il y a de vulgaire, mais j'apprécie les métaphores un peu plus subtiles que faire une gorge profonde devant des boucs. Je crache désespérément de la salive rougie de sang pour chasser le goût. Je vais avoir mal pendant des jours, et ça sera autant d'occasion de me rappeler de cette scène. Si j'étais pas déjà très amoché niveau virilité, je me mettais à pleurer. Mes yeux me piquent un peu mais j'arrive à me retenir. C'est que j'ai un public tout de même.

Un homme-bête s'avance. Ils ont tous l'air bien calmé maintenant que j'ai tué leur saleté de sorcier. Ça tombe bien parce que j'ai plus vraiment d'énergie à jeter dans la mêlée. Je regarde la grosse créature se dresser au dessus de moi – comme elle est nue, c'est encore une fois un spectacle dont on se passerait bien. Elle pose une question. C'est bon signe. On ne demande pas son nom à quelqu'un qu'on va manger.

Je me remets péniblement debout. J'ai l'impression de sentir mon estomac se déchirer en mille morceaux, mais je peux pas supporter d'être à genoux devant le monstre. Je lui dirais bien d'aller se faire foutre, lui aussi. L'humiliation s'est transformée en colère. Je lui réponds en bavant du sang. Mes cordes vocales ont passé un sale moment, et ma voix s'en trouve transformée. Bien plus grave, avec des sifflements sinistres. Je voudrais crier mais je chuchote :

« Le Grand Coësre ! Je suis protégé par Nurgle ! Plus que lui ! »

Même si il m'en coûte beaucoup, je mets un coup de pied dans la masse à moitié fondue et agonisante qui était autrefois le sorcier de leur clan (ou meute, ou nichée, je sais pas). De l'air s'échappe par plusieurs trou dans la créature, en une parodie de hurlement de douleur. Il ne peut pas nous voir, ses yeux ont fondu, mais il est encore un peu vivant. Sale connard.

« J'ai un démon avec moi ! Un Grand Immonde ! J'ai voyagé dans les Jardins ! Je peux te faire fondre à l'acide, toi ! Et toi ! Et toi ! Et toi aussi ! Alors vous me faites pas chier ! »

Je les pointe du doigts. Défoncé à l'adrénaline, je peux seulement continuer sur ma lancée ou m'évanouir. Je tente de leur expliquer... ben, tout quoi. J'ai du mal à expliquer de façon claire parce que la situation dépasse mes capacités en discours. Je parle plus doucement, afin de ménager ma gorge blessée :

« On cherche un endroit où passer l'hiver avant de retourner détruire Nuln, alors vous allez nous aider. C'est le démon qui l'a dit, il a dit infanterie mais je sais pas exactement ce que c'est. C'est ce que vous êtes en tout cas. Y a un château pas loin qui a l'air bien, Irmfried vous expliquera. Et on nous mange pas, c'est clair ? Ni moi ni mes copains. Vous nous touchez pas. Et, bon sang, vous allez m'enfiler un froc ! Je peux plus supporter de voir ça. »
Lien Fiche personnage: Ici

Stats :
Voie du sorcier de Nurgle
For 8 | End 11** | Hab 9 | Cha 6* | Int 11 | Ini 8 | Att 9 | Par 8 | Tir 8 | Foi 8 | Mag 16 | NA 2 | PV 120/120**
*Malus à cause des mutations et des empreintes occultes
**Bonus grâce aux mutations et aux empreintes occultes

Mutations (4/11) : Marque de Nurgle (ventre) - Pseudo-démon (Effet : +1 END. Mutations supplémentaires : Plaies suppurantes (+30 PV), Nuages de mouche (-1 CHAR, -1ATT/-1PAT pour ennemis situés autour)
Empreinte occulte : Protection du Grand-Père (+5 PV, -2 CHAR, +2d4 pdc envers Nurgle sur une réussite ou un échec critique sur un jet d'incantation)

Supplément de la Secte

Grimoire :

- Lumière
- Flammèche
- Météo
- Repos

- La multitude fait le tout
- Fontaine putride
- Gerbe supérieure
- Prodigieuse santé
- Grande invocation de petits amis
- Immonde messager
- Allégresse fétide
- Divine urgence
- Infestation de Nurglings

Domaine de la magie de Nurgle
Compétences :

- Sens de la magie
- Incantation - Domaine de la Magie Chaotique (Nurgle)
- Divination (Oniromancie).
- Vol à la tire
- Résistance accrue
- Contrôle de la magie (Pour chaque point qu'il possède dans cette compétence, votre personnage peut décider de remplacer un dé de durée, de portée ou d'effet (dégâts inclus) par sa valeur moyenne arrondie à l'inférieur. Un jet de 1d3 sera remplacé par un 2, 1d4 par un 2, 1d6 par un 3, 1d10 par 5 etc… Par exemple, en possédant 2 points dans cette compétence, un personnage peut remplacer un jet de 20+4d10 par 30 (20+5+5)+2d10 ou encore modifier, au cours d'un même sortilège, sa durée de 1+1d3 en 1+2 et son effet de 1d6 par 3).
- Langue hermétique - démonique : Votre personnage sait parler, écrire et lire le démonique. Le démonique est le langage des démons, celui que l’on utilise lors des incantations démoniaques.
- Baratin
- Déplacement silencieux
- Mendicité
- Déguisement
- Confection des maladies
- Maîtrise de l'Aethyr (1) : Chaque fois qu'un personnage (Elfes, Vampires et Homme-lézards exceptés) achète un point dans cette compétence, il jette un dé sur la table des empruntes occultes de son domaine. Votre personnage gagne en puissance et maitrise de mieux en mieux l'aethyr. Ses sortilèges sont de fait plus puissants mais son apprentissage s'en voit ralentit. En terme de règles: - Chaque point diminue de deux la difficulté de lancer un sort sans pour autant conférer de bonus. - Chaque point dans cette compétence diminue de 1 l'xpm octroyée par sort réussi. Un sort réussit octroyant toujours un minimum de 1 xpM. - La puissance des sorts (mineurs exceptés) est augmentée. Leur effet indique les bonus apportés par chaque points dans cette compétence. - Le nombre de points dans cette compétence est ajouté à la valeur de réussite d'un sortilège ou d'une dissipation. (voir règles de dissipation)
Équipement de combat :
- Bâton démoniaque : 2 mains ; 10+1d8 dégâts ; 8 parade ; Assommante & Utilisable seulement par les classes magiques. +1 PAR
- Tenue de cultiste de Nurgle : 5 protection ; Tout le corps sauf tête
- Anneau d'Ulgu : Lorsque porté, vous pouvez faire croire à ceux qui vous entourent que vous êtes un humain lambda (sans mutation aucune ni trait particulier) pendant 1 heure. Vous ne pouvez utiliser cette capacité qu’une fois par jour. Vous ne pouvez pas prendre l’apparence d’une personne en particulier.
- Pistolet à répétition : 46+1d8 dégâts, malus -2 TIR/8 mètres, peut tirer cinq fois à la suite avec un malus de -1 TIR par chaque nouveau canon qui fait feu
Équipement divers :

- Marque de Nurgle
- Caresse de la vipère (poison) :Un sujet blessé par une arme enduite de ce venin doit réussir un jet d'END-4 sous peine de mourir dans END minutes. Chaque minute avant sa mort, le sujet subit 5 points de dégâts non sauvegardables, et un malus cumulable de 2 à ses caractéristiques.
- Couverts en bois
- Sac à dos
- Couronnes dentaires en bois
- Tatouages
- Porte-bonheur
- Costume de répurgateur
- Fleuret
- Sap-biscuit
Divers divers :

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[MJ] La Fée Enchanteresse
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Re: [Le Coësre] Bateau-mouche

Message par [MJ] La Fée Enchanteresse »

L’Homme-Bête montra les crocs dans une pure expression de rage. Il souffla de ses naseaux, visiblement remonté. Et il serra de toutes ses forces ses poings poilus, comme s’il se retenait de coller un coup dans le visage du sorcier.
Mais il n’en fit rien. Il se contenta de rager en grommelant, dans de sombres mots à peine compréhensibles.

« Homme… Vous à peine fidèles Dieux…
Mais si Enfants des Dieux t’ont choisi… Si toi prouvé toi faveur… Mmrrr… Grrr… »


Il pointa du doigt l’autel, et donna un ordre aboyé :

« Toi dire à Dieux ! Nous aimer Dieux ! Nous servir Dieux ! »

Et voilà qu’enfin, le Grand Coësre pouvait ici remplir son office de Magus : Il parodiait les prêtres de Sigmar lorsqu’ils consacraient un Temple avec de l’encens et des prières chantées en Khazalid.

Le Chamane serviteur du Serpent avait dû dresser ce sombre cadavre en honneur du petit frère de Nurgle. Il avait dessiné des runes de protection, et apposé des offrandes. Au milieu des crânes, des petites fleurs violettes étaient en train de pousser.
Il fallait dégager tout ça. Il fallait donner aux Hommes-Bêtes une nouvelle divinité à honorer au-dessus des autres. Il fallait leur rappeler qui était leur vrai maître.
Toute la Harde s’était approchée. Tous ces êtres de toutes les tailles, de toutes les formes, avec des faces de boucs, de taureaux, de cerfs bien laides. Aucun n’osait trop s’approcher de Reinhard. Ils maintenaient une distance de sécurité, preuve de toute la peur que leur inspirait le Nurglite.

Quand il eut fini sa sombre charge, le même Homme-Bête que tout à l’heure revint avec une grosse corne puante et sale, sur laquelle on avait maladroitement gravé des runes. Il la colla contre le torse de Reinhard plus qu’il lui tendit, visiblement agacé par le pacte qu’il était forcé de passer.

« Moi, Granthor. Eux, Museaux-Annelés.
Ça, corne. Toi souffler dans corne. Museaux-Annelés venir.
Museaux-Annelés servir Grand Coësre… Comme In-fan-te-rie. »


Et, comme si c’était là tous les honneurs qu’ils allaient s’échanger, Granthor fit un grand signe de la main. Et toute sa horde de créatures immondes et difformes s’en alla en abandonnant leurs morts et leur propre Chamane qui convulsait encore au sol, après tout ce temps : l’acide avait à présent atteint son crâne pour découvrir sa cervelle à vif.
Et, avec dans sa main un instrument de musique fort immonde, Reinhard avait gagné toute une bande de monstres, enfants du Chaos, à pouvoir appeler à l’aide à tout instant.

Irmfried s’approcha et posa une main sur son patron. Il lui serra fort l’épaule, et hurla d’un rire de joie.

« Je savais que tu l’avais défoncé ! Qu’est-ce qu’ils t’ont dit ?!
Putain, j’y crois pas, j’y crois pas… L’Empire tout entier qui craint les Hommes-Bêtes, t’arrives, t’en butes une demi-douzaine, et tu les dresses comme des chiots !
T’es le putain de chef, mec ! »


Oswin, qui souriait également, avait une petite voix moins assurée, et plus craintive : il n’arrêtait pas de regarder la forêt vers laquelle les monstres étaient partis.

« Bon sang, il y en avait tellement… Ils doivent être cinquante, au moins.
J’y crois pas… J’y crois pas, on est encore en vie…

– Non seulement moi j’y crois, mais en plus, j’ai pas douté de notre boss un seul instant.
Ça va, d’ailleurs ? T’as l’air tout pâle. Mais… Mais ça va ? »

Kurt n’avait pas rejoins les réjouissances. Il se tenait au sol, avec sa jambe ouverte. Irmfried le regarda en grimaçant.

« Hm…
Je vais lui faire un bandage et on va le porter jusqu’à la cabane. J’ai de l’alcool fort dans ma gourde, on va se murger un peu en honneur de ta victoire avant de rentrer.
Ça te semble un bon plan, pas vrai chef ? »

Intimidation de Reinhard (Bonus : +2) : 5, ça passe.

→ Les Hommes-Bêtes sont terrifiés par toi. Ils n’osent pas le montrer, ils ont une fierté bien à eux, mais il semblerait que survivre à l’une de leurs embuscades, buter un de leur Gor et une poignée d’Ungors, puis vaincre leur Chamane en défi singulier ait réussi à faire passer ton message, peu importe lequel il était.

Jet de magie de Reinhard (-4) : 9, réussite sans aucun problème.

Tu convertis leur magnifique autel en chassant le Serpent, et en y installant un lien à Nurgle à la place. Papy est content.
Tu gagnes 1+(1d3 : 2) PdC de Nurgle, pour avoir obéi à ton Seigneur et Maître, et anéanti un enfoiré qui a osé le blasphémer.

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Reinhard Faul
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Re: [Le Coësre] Bateau-mouche

Message par Reinhard Faul »

Irmfried a raison : on a gagné, les hommes-bêtes se sont retiré dans les bois. Oswin et lui peuvent enfin porter secours à Kurt qui est blessé à la jambe. Moi il me reste une dernière chose à faire avant de pouvoir continuer ma vie.

Je rejoins l'autel dédié au Serpent, ce malheureux cadavre écorché et pendu entre deux branches. Les fleurs qui ont éclos à ses pieds commencent déjà à faner, puisque le Shaman qui les a crée est en train de se transformer en flaque. Je n'ai qu'à effleurer les pétales du bout des doigts pour qu'elles disparaissent. D'un mouvement de la main, j'éloigne les influences de Slaanesh. On respire déjà mieux ! Le cadavre tremble, gémit. L'âme du pauvre bougre qui est piégée à l'intérieur de cette icône maléfique se débat, elle n'aime pas ce qui lui arrive, elle a déjà assez souffert comme ça. Mais je m'en fiche, je bouleverse l'allégeance des lieux sans pitié pour elle.

Mes mouches pondent dans le cadavre suspendu, des asticots apparaissent, des humeurs putrides s'écoulent par divers orifices, le voilà maintenant qui grouille de vie, qui en déborde. Il essaye de hurler malgré le sac que les hommes-bêtes lui ont mis sur la tête, mais c'est bien inutile parce qu'il est mort et que personne sauf moi peut l'entendre. Et je suis occupé à autre chose. Je le vois ouvrir la bouche derrière le tissu en toile de jute. Il crie qu'il étouffe. Je lui réponds :

« Tu ne peux pas étouffer, tu es mort. »

Ça n'arrête pas ses gémissements ni ses supplications. Je hoche la tête en signe de compassion, mais il n'y a rien à faire. De doux volutes de lumière verte dansent autour de moi, sous ma peau, derrière mes yeux. Je frotte mon avant bras pour essayer d'en effacer une particulièrement impressionnante, mais ça ne sert à rien. Le Dhar fait comme il veut.
Je mentirais si je disais que le processus est désagréable. C'était plus facile avec le bébé que j'ai volé, parce qu'il n'avait pas encore de nom, mais c'est toujours un pied incroyable de donner un morceau de l'univers à Grand Père. Je gémis de plaisir avec indécence, mes yeux se révulsent. Le cadavre se débat et tire sur les cordes qui l'attachent aux poteaux, en vain.

Je dessine des formes dans les airs avec des gestes lents, j'inscris Grand Père dans le paysage. Pour finir mon œuvre, je pisse au pied de l'autel (quelques gouttes, parce que j'ai déjà vidé ma vessie quand l'autre monstrueux shaman m'a lancé sa tentacule, mais c'est pour le symbole). Notre groupe peut enfin s'en aller, lentement et laborieusement parce qu'on transporte Kurt qui est blessé à la jambe. L'euphorie de la victoire me donne la force d'atteindre la cabane sans trop me plaindre de mes ampoules et autres blessures.

On est aussi mal installé qu'à notre premier bivouac, mais cette fois ci on revient en vainqueur alors tout ça paraît moins grave. Je m'installe au même endroit que la dernière fois pour m'occuper de mes bobos en silence. Je ne peux rien faire pour Kurt, je ne peux même pas le toucher, alors je laisse les autres s'en occuper. Irmfried vient me demander :

« T'as pas répondu tout à l'heure, ça va ? T'as besoin d'aide pour ta tête ? »

Il dit ça parce que quand une flèche m'a effleuré le crâne tout à l'heure elle a arraché quelques lambeaux de peau et depuis lors j'ai des morceaux de cuir chevelu englué de sang qui pendouillent tristement au dessus de mon oreille droite. Je lui réponds :

« Ben oui, mais si tu me touches tu vas mourir. La pourriture de Neiglish, tu te souviens ? Faudrait des gants fins j'imagine.

- Ah, oui... »

Un silence gêné s'installe, du moins gêné de mon coté parce que je réalise tout l'aspect pratique du « contact physique interdit pour toujours ». Et merde. J'ai intérêt à aimer la magie parce que c'est tout ce qu'il me reste pour prendre mon pied, maintenant. Irmfried tente de me prendre par les sentiments pour me remonter le moral :

« Tu veux un coup à boire ? »

Ça marche.

« Ouais. »

Il me tend une gourde qui a l'arrière goût des dizaines de boissons différentes et d'autant de bouche qui ont bu dedans. C'est pas mauvais. Je relance la conversation avec la première chose qui me vient à l'esprit, comme toujours :

« J'ai hâte de tout raconter à Sigrid. Les hommes-bêtes, le shaman, l'autel.

- Elle va euh... apprécier ça à sa juste valeur ?

- Oh, oui ! Y a intérêt. J'ai donné de ma personne. Y avait toutes ces histoires où elle se baladait tu sais... en portant que ses dessous quoi.

- Hein ?

- Rien, des conneries. J'ai fini ta bouteille, désolé.

- Pas grave, privilège d'officier. »

C'est marrant, il arrive à faire sonner les mots « officier » et « gros connard » de la même façon.
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For 8 | End 11** | Hab 9 | Cha 6* | Int 11 | Ini 8 | Att 9 | Par 8 | Tir 8 | Foi 8 | Mag 16 | NA 2 | PV 120/120**
*Malus à cause des mutations et des empreintes occultes
**Bonus grâce aux mutations et aux empreintes occultes

Mutations (4/11) : Marque de Nurgle (ventre) - Pseudo-démon (Effet : +1 END. Mutations supplémentaires : Plaies suppurantes (+30 PV), Nuages de mouche (-1 CHAR, -1ATT/-1PAT pour ennemis situés autour)
Empreinte occulte : Protection du Grand-Père (+5 PV, -2 CHAR, +2d4 pdc envers Nurgle sur une réussite ou un échec critique sur un jet d'incantation)

Supplément de la Secte

Grimoire :

- Lumière
- Flammèche
- Météo
- Repos

- La multitude fait le tout
- Fontaine putride
- Gerbe supérieure
- Prodigieuse santé
- Grande invocation de petits amis
- Immonde messager
- Allégresse fétide
- Divine urgence
- Infestation de Nurglings

Domaine de la magie de Nurgle
Compétences :

- Sens de la magie
- Incantation - Domaine de la Magie Chaotique (Nurgle)
- Divination (Oniromancie).
- Vol à la tire
- Résistance accrue
- Contrôle de la magie (Pour chaque point qu'il possède dans cette compétence, votre personnage peut décider de remplacer un dé de durée, de portée ou d'effet (dégâts inclus) par sa valeur moyenne arrondie à l'inférieur. Un jet de 1d3 sera remplacé par un 2, 1d4 par un 2, 1d6 par un 3, 1d10 par 5 etc… Par exemple, en possédant 2 points dans cette compétence, un personnage peut remplacer un jet de 20+4d10 par 30 (20+5+5)+2d10 ou encore modifier, au cours d'un même sortilège, sa durée de 1+1d3 en 1+2 et son effet de 1d6 par 3).
- Langue hermétique - démonique : Votre personnage sait parler, écrire et lire le démonique. Le démonique est le langage des démons, celui que l’on utilise lors des incantations démoniaques.
- Baratin
- Déplacement silencieux
- Mendicité
- Déguisement
- Confection des maladies
- Maîtrise de l'Aethyr (1) : Chaque fois qu'un personnage (Elfes, Vampires et Homme-lézards exceptés) achète un point dans cette compétence, il jette un dé sur la table des empruntes occultes de son domaine. Votre personnage gagne en puissance et maitrise de mieux en mieux l'aethyr. Ses sortilèges sont de fait plus puissants mais son apprentissage s'en voit ralentit. En terme de règles: - Chaque point diminue de deux la difficulté de lancer un sort sans pour autant conférer de bonus. - Chaque point dans cette compétence diminue de 1 l'xpm octroyée par sort réussi. Un sort réussit octroyant toujours un minimum de 1 xpM. - La puissance des sorts (mineurs exceptés) est augmentée. Leur effet indique les bonus apportés par chaque points dans cette compétence. - Le nombre de points dans cette compétence est ajouté à la valeur de réussite d'un sortilège ou d'une dissipation. (voir règles de dissipation)
Équipement de combat :
- Bâton démoniaque : 2 mains ; 10+1d8 dégâts ; 8 parade ; Assommante & Utilisable seulement par les classes magiques. +1 PAR
- Tenue de cultiste de Nurgle : 5 protection ; Tout le corps sauf tête
- Anneau d'Ulgu : Lorsque porté, vous pouvez faire croire à ceux qui vous entourent que vous êtes un humain lambda (sans mutation aucune ni trait particulier) pendant 1 heure. Vous ne pouvez utiliser cette capacité qu’une fois par jour. Vous ne pouvez pas prendre l’apparence d’une personne en particulier.
- Pistolet à répétition : 46+1d8 dégâts, malus -2 TIR/8 mètres, peut tirer cinq fois à la suite avec un malus de -1 TIR par chaque nouveau canon qui fait feu
Équipement divers :

- Marque de Nurgle
- Caresse de la vipère (poison) :Un sujet blessé par une arme enduite de ce venin doit réussir un jet d'END-4 sous peine de mourir dans END minutes. Chaque minute avant sa mort, le sujet subit 5 points de dégâts non sauvegardables, et un malus cumulable de 2 à ses caractéristiques.
- Couverts en bois
- Sac à dos
- Couronnes dentaires en bois
- Tatouages
- Porte-bonheur
- Costume de répurgateur
- Fleuret
- Sap-biscuit
Divers divers :

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[MJ] La Fée Enchanteresse
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Re: [Le Coësre] Bateau-mouche

Message par [MJ] La Fée Enchanteresse »

Plus de peur que de mal ; Très soigneusement, les cultistes s’occupèrent de la blessure de Kurt, et lui filèrent une gourde de vinasse à boire pour le requinquer. S’il n’arrêtait pas de grimacer et de siffler de peine, le vieux sénile n’allait pas mourir d’hémorragie. Alors que le Coësre pouvait se reposer de la violence de son combat, Brandt et Oswin se chargèrent de préparer un bouillon de légumes pour remplir les panses de tout le monde.
Reinhard avait gagné une nouvelle fois, sans perdre un seul de ses hommes. Et il tenait en main un artefact qui lui permettait d’appeler des créatures cauchemardesques, qui hantaient les bestiaires mythologiques de l’Humanité depuis des millénaires maintenant.

Il était temps de dormir.




Aux aurores, tout le monde se leva très tôt pour regagner le plus urgemment possible le navire. Il y avait un nouvel orage — cette saison d’automne était décidément pluvieuse. Plus silencieux mais moins apeurés que ces derniers jours, le quatuor suivi Irmfried comme une file indienne de canards, jusqu’à regagner la petite rivière qu’ils remontaient depuis quelques semaines maintenant.
Au moment où ils émergèrent des buissons, ils découvrirent le canon d’une arquebuse pointer depuis le pont de la barge. Mais l’arme se releva bien vite, et, dressée sur le château de proue, on découvrait la bouille d’Ebba toute souriante, qui faisait de grands signes de main.

« Ils sont là ! Ils sont revenus ! »

Le temps que Reinhard retourne à l’eau, et que l’interlope se presse à bâbord pour jeter une échelle de cordes, tout le reste de l’équipage s’était agglutiné sur le pont et se mettait chacun à parler à toute vitesse dans un flot de questions :
« Ils sont tous là ?
– Kurt a l’air blessé.
– Ils vont bien ?
– Ils doivent avoir faim ?
– Amenez des couvertures ! »


On tendait des mains. Mais les cultistes se ravisèrent bien vite, se rappelant de l’interdit de leur seigneur. C’est quasiment tout seul que Reinhard dût escalader et remonter sur son navire.
Heidemarie et Waldo observaient avec des gros yeux humides leur chef.

« Tu vas bien ?
– Comment ça s’est passé ?
– Tu as pu… Tu as pu parler aux monstres ? »


Reinhard allait pouvoir raconter ses exploits, mettre tout le monde au courant de ce qu’il avait affronté en duel singulier pour la gloire de Nurgle. On boirait à sa gloire. On l’applaudirait.
Mais c’est en montrant ce que le chef des monstres lui avait offert qu’il reçut le plus de mines choquées. Un à un, les cultistes s’approchaient du cor, pour étudier cet étrange instrument primitif, et son aura malsaine qu’on pouvait ressentir même sans avoir de 6e sens.
Heidemarie attendit que Reinhard eut tout fini pour le mettre au courant.

« On a pas eu de soucis de notre côté. Personne ne s’est approché du navire.
Sigrid… Elle est tombée un peu plus malade. Elle s’est recroquevillée dans la cale, mutique comme Lise. Elle a l’air fiévreuse. »


L’Interlope pointa du doigt le ciel sombre qui déversait des cordes de pluie.

« Si on arrête pas de continuer, on tombera inévitablement sur le château qui surplombe Langhagen, ce n'est plus qu'une question de jours.
Peu importe ce qui s’y trouve… Les brigands finiront bien par nous barrer la route.
On peut l’ignorer et continuer plus loin dans l’Stirland, maître Coësre. Mais si vous sentez que notre destin nous mène là-bas…
…Alors faut espérer que les Bêtes nous aiderons bien. »

Jet d’endurance de Kurt : 2, sans soucis. Il va se requinquer et regagner ses PV.

Jet d’endurance de Reinhard : 9, réussite de 1. Tu récupères (12) PV. L’aura fétide du Pellagra a ses défauts, mais également ses avantages.

Avant de continuer plus loin vers le château, il te reste en gros trois choses à régler : Les Stryganis sur lesquels tu vas bientôt retomber, Furug’Ath à qui tu peux faire ton rapport, et Sigrid que tu peux aller librement corrompre. À toi de voir ce que tu penses plus urgent.
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