[Skrig Trancheface] Jeux de poignards

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C'est sous terre que s'étend le vaste empire des Skavens, un monde oppressant, en constante évolution, où grouillent les hordes avides et destructrices des hommes rats. Les Skavens eux-même appellent ce gigantesque réseau de galeries Le Cloaque.

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[MJ] Le Djinn
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[Skrig Trancheface] Jeux de poignards

Message par [MJ] Le Djinn » 23 juin 2019, 21:18

Daine Blauesherz, assistant MJ

La nuit était tombée depuis bien longtemps déjà sur la citée Tiléenne de Miragliano, et la chose-homme qui se tenait devant Skrig dans cette ruelle remplie d'immondice entre deux hauts bâtiments délabrés dont les occupants étaient plus les rats que les hommes se tortillait sur place, sûrement anxieuse quand au résultat de son rendez-vous avec le coureur nocturne, qui se tenait sur le toit au dessus. Et le peau-rose avait raison d'être anxieux, puisqu'il avait déçu ses maîtres, et que seule la mort l'attendait dans cette ruelle.

Après sa mission l'assassin en devenir se faufila dans la ville jusqu'au terrier de reconnaissance, où l'attendait le reste de son groupe. Il s'agissait là de skavens du même âge que lui, eux aussi repérés à la naissance par le clan Eshin en tant que candidats potentiels pour suivre la voie de l'assassinat, et qui avaient étés regroupés dès leurs premières semaines pour former un groupe de treize jeunes skaven qui apprendraient ensemble leur vocation, et agiraient plus tard en tant qu'équipe d'intervention Eshin.

Aujourd'hui ils n'étaient plus que six, les autres ayant été éliminés pour diverses raisons et de différentes manières par leurs chefs, leurs ennemis d'autres races, ou bien tout simplement par leurs coéquipiers qui n'avaient pas souhaités supporter leur présence plus longtemps. Ils formaient un arc de cercle en attendant Skrig, leurs museaux humant l'air alentour en quête de dangers, une lueur d'impatience dans le regard. En le voyant revenir, ils restèrent stoïque, bien que le skaven, habitué à tout cela, remarqua bien la déception dans le regard de certains.

Il y avait là de gauche à droite Skag, le museau bien haut, qui était le plus fort physiquement d'entre eux, ainsi que le plus violent, il avait tué à lui tout seul deux de leurs anciens coéquipiers et s'était imposé comme chef de meute, Ratis, le museau bas, de corpulence moyenne pour un homme rat, qui avait perdu un œil lors d'une rixe, hors tout fils du Rat-Cornu savait le désavantage que cela signifiait, et personne ne lui donnait encore longtemps à vivre, puis Quirt, un skaven ébouriffé qui était le principal rival de Skrig de par le fait qu'ils faisaient la même taille et avaient un niveau semblable dans les arts du clan.

D'ailleurs pour montrer toute sa haine il cracha au moment du retour de ce dernier, et le fixa du regard, afin que tout le monde ressente son mépris. A sa droite se trouvait Kogit, le plus faible d'entre eux, le museau touchant quasiment le sol, qui était encore en vie uniquement car il ne représentait de menace pour personne, et enfin Srust, énigmatique au possible, le skaven Eshin parfait, qui se révélait très doué en tant que coureur nocturne, ce qui avait le don de passablement énerver Skag, qui sentait la hiérarchie parfaitement établie lui échapper des mains petit à petit.

Ainsi était la situation du groupe, pour l'instant du moins, car dans la société skaven rien ne durait éternellement, d'autant plus qu'ils savaient tous que sur leur équipe de coureur nocturne, un seul survivrait assez pour finir assassin, et ainsi obtenir tout ce que la position avait à offrir dans la société. Mais pour l'instant, la mission était accomplie, et après un signe de tête, ils rentrèrent dans les entrailles de la ville, Skag menant le groupe, sans aucun incident.


Une fois arrivé à destination, leur mentor l'illustre-sombre Skinnos leur donna leurs prochaines directives : le chef du clan guerrier Krelit situé sous la ville humaine de Remas s'était bien fait voir de leur chef de clan, et avait ainsi obtenu une équipe de coureur nocturne pour ses activités, l'équipe de Skrig. Skinnos leur annonça donc sans ambages et à grand renfort d'insultes que les misérables qu'ils étaient allaient pouvoir emprunter le Malerail récemment installé entre Skarogne et Remas, une autre preuve du prestige montant du clan Krelit, afin de rejoindre la tanière principale du clan.

Là-bas, ils avaient pour ordre d'obéir à Skolit Ombremort, un assassin Eshin qui s'occuperai de diriger leurs opérations, ainsi que d'espionner le clan Krelit à la faveur du clan Eshin afin de vérifier l'allégeance du clan mineur, pour qu'il ne quitte pas le giron du Conseil des Treizes. Après avoir rapidement rassemblé le peu d'affaires qu'ils possédaient dans leur planque, les coureurs nocturnes s'en allèrent, toujours dans la discrétion la plus totale, pour prendre la locomotive à malepierre en route, et par miracle celle-ci n'explosa pas durant le trajet, permettant aux six apprentis Eshin d'arriver entiers à la forteresse du clan Krelit.
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Celle-ci était particulière pour une tanière skaven, en effet elle avait l'avantage de posséder des fondations solides constituées d'ancien bâtiments elfes, sur lesquelles s'entassaient les habituels construction de bric et de broc que la race forçait les esclaves à construire. Ces derniers étaient d'ailleurs présents en grand nombre dans la cité, trimant sous le poids du dur labeur que leur infligeaient leurs geôliers hommes-rats, encore une fois une preuve de la supériorité de cette espèce sur toutes les autres.

Mais ce qui étonna le plus Skrig et son groupe fut l'immense cloche dédiée au Rat Cornu située au centre de la forteresse sous laquelle toute la population du clan semblait s'agiter, comme sous l’œil mauvais de leur dieu surpuissant, épiant ses enfants qui tentaient de l'honorer par leurs misérables vies. La planque du clan Eshin dont des copies similaires étaient situées quelque part dans toutes les forteresses majeures du Cloaque se trouvait dans les hauteurs de la tanière du clan Krelit, au bout d'un boyau souterrain tout à fait quelconque à la vue d'un observateur extérieur du clan qui était en réalité tapissé de piège.

Après l'avoir traversé sans encombre grâce à leurs connaissances des pièges utilisés, les coureurs nocturnes entrèrent enfin dans la cachette secrète, où les attendaient déjà, tout de noir vêtu, le grand-silencieux Ombremort, leur supérieur direct jusqu'à nouvel ordre. Ce dernier les jaugea du regard un instant, vérifiant qu'ils sentaient bien tous le musc de la soumission et baissaient le museau, puis prit enfin la parole, d'une voix particulièrement grave pour celle d'un skaven, mais toujours avec la sorte d'accent crissant qu'utilisait la race, avec un mépris non dissimulé :
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Bien-bien, jeunes ratons, c'est vous que m'envoie nos chefs-dirigeant ? Toujours des faibles-fragiles, qui ne m'arrivent pas à la cheville, mais tant pis. Je serai votre chef d'escouade meilleur-supérieur, et je veux voir vos museaux toujours baissés quand je vous laisse-autorise me parler.

Après cette préface, l'assassin, qui en corpulence était loin d'être le plus imposant des skavens de la salle, se rapprocha de ses nouveaux sous-fifres un par un, les humant alors qu'ils baissaient le museau et le regard, pour finalement s’arrêter devant Kogit, qui était tout tremblant devant l'attention que semblait lui témoigner l'homme rat plus expérimenté, libérant un véritable torrent de musc de la peur. Celui-ci finit finalement par prendre la parole, parlant cette fois à tout le groupe :

Le plus fort-impressionnant ici est celui-là, il sera mon second ! Il pourra vous donner des ordres-instructions quand je lui dirai, oui-oui. Quelque chose à dire, vermines ?

Ce choix paraissait surprenant, au vu de la faiblesse apparente du rongeur chétif qui était choisi en tant que second. Il était clair que cette position lui donnerait des avantages, mais aussi de nouveaux ennemis à redouter. Mais la dernière phrase de l'assassin Eshin laissait peut-être une opportunité de changer la chose. Un des coureurs nocturnes aurait-il le courage de protester ?
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Re: [Skrig Trancheface] Jeux de poignards

Message par Skrig Trancheface » 23 juin 2019, 22:42

Skag, Kogit, Ratis, Srust, Quirt.
Je tolère mes rats-compagnons en cet ordre, ou plutôt-malheureusement, je ne les déteste pas. Skag est le chef, ça fait de lui la cible parfaite pour un coup tordu mais les choses-hommes, les choses-roses-loyales ont parfois conceptions exotiques-pertinentes. Parfois, museau vaillant et fort forme un outil plus qu'une gêne, Skag fort et con, une cible pour tous et tous en cibles. Mais pas pour moi, pas maintenant ; le rat-chef surveille tout le monde, agit peu, s'il lève le bras pour frapper son rival, un autre lui enfonce une dague dans l'aisselle. Sommes six, trois dagues entre les côtes suffiront, pas besoin de la mienne, est pour le rat-merde Quirt. Cuistre, avorton, finira esclave dans les bains de Malepierre des Skryre, en fait le serment.
Kogit chose-rat, petit, faible, chanceux, très chanceux. Le rat-cornu doit se gausser en regardant petit Kogit s'échiner à survivre, chanceux ou malin? Prochain outil? Déjà outil de Ombremort? Probable. Très probable, le rat-assassin a été un jour coureur-nocturne, doit savoir comment manipuler tout le monde, pourrait vendre du sable à une chose-naine. Toujours se méfier des assassins. Savent tuer, aiment tuer, ils ont créé la science-meurtre, les choses-hommes qui nous imitent disent que la mort est un art, c'est faux. L'art est pulsion et impulsion, sentiment et ressentiment, presque de la magie ; ils ne comprennent pas ce qu'ils font, ils font des actions en espérant le résultat le plus probable, ne comprennent pas comment un vivant-pas mort devient cadavre-très mort. Ils espèrent quand ils font.
Un Eshin doit comprendre, pas savoir ni espérer, il doit obtenir, farfouiller, triturer son esprit en haut, jusqu'au plafond bleu des choses-hommes qu'ils nomment "ciel" puis tout en bas, jusqu'à toucher le fond des bassins Skryre. La science c'est savoir et comprendre, pourquoi chose-homme morte? Parce que rat avoir versé infusion d'amanite dans son thé, ses tripes se liquéfient comme du beurre au soleil.

Le plus fort-impressionnant ici est celui-là, il sera mon second ! Il pourra vous donner des ordres-instructions quand je lui dirai, oui-oui. Quelque chose à dire, vermines ? Kogit, le plus fort-impressionnant?

Faible-chétif plutôt!
Même avec du coton dans le nez, Ratis l'estropié détecterait sa trouille, trouillard jusque dans sa fourrure, quelle honte. Cette petite chose moins rat que rat devrait mettre la tête dans une meule à grain, ferait la joie des esclaves pour une fois. Un œil suffit pour comprendre que c'est un chanceux, il pue la défaite, le maître Ombremort le sait. Manœuvre pour dénicher le plus fort? Le plus fourbe? Opportunité de se faire remarquer du chef ou simple piège pour les cervelles de souris?
Dire quelque chose?
Baste! Pas devant le chef.
Mais il y a quand même une occasion, les skavens ont un avantage par rapport aux autres choses surfaciennes ; nous sommes des rats. Les yeux sur les côtés, nous avons peut-être du mal avec les distances (à l'exception des arquebusiers Skryre qui s'entraînent à avoir le compas dans l'oeil, même si parfois un rival s'en charge au sens propre), mais nous voyons nos côtés, un skavens sait ce qui se passe sur ses flancs contrairement à une chose-homme ou une chose-naine. Le maître Ombremort ne peut pas voir mes yeux, mon œil gauche lorgne sur Skag, encore à sa gauche il y a Srust. Skag est courageux. Son regard croise le mien, suit ma pupille rat-solide, ton heure est là! Lui fait un petit signe de museau vers Kogit et le chef, occasion parfaite pour rappeler aux autres qui est le meneur-courageux du groupe.
Chef du groupe et second de l'assassin, peut-on avoir mieux en coureur nocturne? Seul un fou-couard refuserait telle accumulation.
Garde ton museau bas Skrig, ce n'est pas ton heure. Pas encore. Tu n'as rien à dire.

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Re: [Skrig Trancheface] Jeux de poignards

Message par [MJ] Le Djinn » 29 juin 2019, 13:41

Daine Blauesherz, assistant MJ

La dernière question de l'assassin provoqua une montée de tension dans la planque, et la désapprobation des coureurs nocturnes quant à la décision précédente pouvait presque se sentir dans l'air. Mais, sous le regard inquisiteur de leur chef-supérieur, aucun n'eut le courage de protester, pas même Skag, qui, après un discret regard courroucé en direction de Skrig, puis un coup d’œil on ne peut plus meurtrier vers Kogit, décida finalement de ronger son frein, pour le moment du moins.

Ombremort, voyant qu'aucun de ses nouveaux disciple ne faisaient la moindre action, recula d'un pas, plissa les yeux une seconde, puis prit un léger rictus satisfait, avant de s'adresser une nouvelle fois à la bande, en ces termes :

Bon, assez de temps perdu-gaspillé, posez vos breloques ridicules dans la planque, et rejoignez-moi-moi à l'entrée pour que je vous donne vos premiers ordres-instructions, et vite-vite, avant que je vous arrache une dent-canine !

En même temps qu'il parlait, l'assassin montrait de la patte d'un air méprisant quelques couchettes crasseuses dans un coin de la salle, puis ramassa ce qui semblait être ses armes, deux brassards où étaient fixés des dagues effilées, qu'il s’accrocha aux avant-bras. Enfin, il jeta un dernier regard impatient aux apprentis qu'il allait devoir supporter pour une durée indéterminée, avant de quitter la salle.

Au moment même où Ombremort quitta la pièce Skag releva le museau puis se jeta sur Kogit, qui eut le réflexe de l'éviter une fois, mais pas deux, et se retrouva coincé sous le poids du skaven plus imposant. Ce dernier arrivait à rester calme mais avec peine, comme en témoignait ses tressautements nerveux, et après un regard menaçant à la ronde il s'adressa d'une voix froide comme la glace à l'homme-rat qui couinait et se tortillait sous ses pattes pour essayer sans succès d'échapper à son emprise :

Toi faible-inutile ! Le maître fait une énorme erreur-bêtise si il pense que tu es fort ! Ici le fort c'est moi-moi compris ?! Si tu essaye-ose me donner des ordres, je te transformerai en viande-charpie, le minus. Tu as de la chance beaucoup-beaucoup de chance... Mais ici-ici c'est moi le chef-dominant compris ? C'est pareil-même chose pour vous autres.

Le skaven avait fini sa tirade sur un regard menaçant envers tous, puis lâcha enfin le pauvre Kogit, qui se hâta de rouler pour s'éloigner le plus vite possible du dominant, laissant une traînée de musc de la peur dans son passage. Chaque membre de la bande put enfin, après cette petite interruption somme toute habituelle avec le caractère de Skag, poser ses maigres possessions dans la planque, tandis qu'à l'extérieur l'assassin devait être de plus en plus impatient.
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Re: [Skrig Trancheface] Jeux de poignards

Message par Skrig Trancheface » 01 juil. 2019, 12:57

Skag nous fait un spectacle.
Le raton et le gros rat ont une altercation, vermine de choc s'énerver contre son nouveau chef-victime, un ratton qui donne des ordres à des rats, comique-tragique. Le chef s'énerve, menace Kogit en le plaquant au sol, confirme aussi mes suppositions ; Skag est con comme une brique, il a dû tombé sur la tête quand sa mère l'a dépoté, expliquerait bien des choses, son manque de subtilité digne d'une vermine de choc par exemple. J'observe la scène avec un certain désintérêt, pas besoin d'avoir la cervelle d'un prophète gris pour savoir ce qui se dit ; Skag suinte rage-frustration autant que Kogit sue de la trouille. Vivement nos ordres, je m'apprête à jeter mon paquetage sur la couchette la plus éloignée avant de croiser Srust. Me regarde comme si j'allais mettre la main au feu, finalement je renonce comprenant que l’asocial n'a pas envie de se mélanger et préfère pioncer à l'écart, je balance mon sac sur une paillasse près du mur ; ne jamais montrer son dos à un autre rat, même quand on dort. Le chef-violent a déjà démontré que l'on n'était pas à l'abri d'un mort dans la nuit.
Oui-oui, tous dangereux. Vivement la mission. Mon regard croise Kogit en train de se relever.
Étrange, j'ai un vague frisson en le voyant, pas de la peur, de la compassion? Une honte à sa race, mais qui reste misérable. Pas choisi son destin, aurait été bouffé s'il avait été esclave, devrais-je l'aider? Basta! L'autre rat-gros bidon s'est dégonflé face au chef, costaud mais pas courageux. M'approche du ratton.

-Ça va aller Kogit? Connais Skag, grande bouche, dangereux, crie avant de mordre.

Je quitte la planque avant de rejoindre maître Ombremort-connard à l'extérieur. Un vrai assassin, modèle-future cible, oui-oui. Baisse le museau en sa présence, comme un bon esclave.
J'attends les ordres.
Le gros rat est peut-être le dominant, lui suis soumis, mais pas loyal ; vivement la surface, je commence à en avoir assez des arômes de peur et de haine qui suintent des deux extrêmes du groupe.

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Re: [Skrig Trancheface] Jeux de poignards

Message par [MJ] Le Djinn » 16 juil. 2019, 19:42

Daine Blauesherz, assistant MJ
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A la question de son congénère, le rat chétif se retourna, à première vue une lueur d'incertitude dans le regard, mais dans laquelle Skrig, habitué aux fourberies de ses congénères, pouvait voir percer un éclat calculateur, qui disparut si vite que le skaven crut avoir trop humé de vapeur de malepierre. L'homme rat plus petit s'adressa alors à lui, toujours le museau baissé :

Oui-oui, je survivrai, j'ai l'habitude de Skag maintenant. Mais Skrig est bon-généreux de s’inquiéter de l'état de Kogit, je ne l'oublierai pas.

Le raton se déplaça ensuite pour poser son sac le plus loin possible de son dominant, tout en s'assurant de rester près de celui qui lui témoignait tant d'attention. Les apprentis Eshin sortirent ensuite du repaire pour rejoindre Ombremort, qui les attendant dehors avec un regard de mépris pour tous tout en tapant de la patte sur le bord du tunnel, créant un tapotement agaçant, sûrement voulu pour jouer sur leurs nerfs.

Après avoir vérifié qu'ils baissaient bien tous le museau en sa présence, le mentor fit signe aux coureurs nocturnes de le suivre, et commença à filer dans les tunnels des hauteurs faisant le tour de la cité skaven, permettant aux apprentis d'admirer celle-ci en contrebas, tandis qu'il commençait à expliquer la suite :

Suivez moi, ratons, vite-vite, le chef de ce clan nous attend pour que je vous montre-présente, il veut voir ses nouvelles "troupes de choc". Pfff, stupide-imbécile, pour l'instant vous n'êtes que des avortons, mais je vous ferai devenir discrets-efficaces, si vous vivez, bien sûr. Face à lui, vous n'êtes rien, donc baissez-posez le museau jusqu'au sol, et n'ouvrez pas la gueule, où vous déshonorerez le meilleur-meilleur clan Eshin.

A force de courir, ils arrivèrent jusqu'à un promontoire rocheux surplombant la tanière, d'où une dizaine de vermines de chocs toutes plus noires et féroces les unes que les autres observaient les esclaves en contrebas. Sur leurs armures étaient peintes au colorant de champignon fluorescent la bannière du clan Krelit, et elles servaient de garde à un skaven gigantesque, qui par sa simple présence forçait tous les museaux à se baisser et tous les autres hommes-rats à produire le musc de la soumission. Devant eux se tenait Rekios Triple Casse-Crâne, le seigneur de ces lieux.
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Ce dernier portait une arme très peu courante dans l'empire souterrain, un fléau d'arme à trois têtes qui lui avait donné son surnom, et avait deux morceaux de malepierre violets à la ceinture, ce qui était encore plus inhabituel. A la vue de l'assassin et de la troupe de coureurs nocturnes, un rictus d'avidité apparut son son visage, et sa voix retentit, faisant comprendre à tous les hommes-rats qui était le chef ici :

Oh, Ombremort, tu as ramené mes nouveaux jouets-pantins. Bienvenue aux représentants du clan Eshin de la part du clan Krelit, petits-jeunes rats. Vous êtes chanceux-chanceux, j'ai bientôt une mission pour vous. Mais lequel d'entre vous se présente et parle-discute pour les autres ? Pas toi, Ombremort, je veux entendre ces ratons couiner, sauf si ils peuvent faire mieux.
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Re: [Skrig Trancheface] Jeux de poignards

Message par Skrig Trancheface » 17 juil. 2019, 12:13

L'espace d'une seconde, tuer Kogit semble une solution acceptable ; il dit qu'il n'oubliera pas, son regard disait autre chose, doute? Peur? Surprise? Impossible à déterminer, mon instinct me susurre-avertit d'une éventuelle tromperie de sa part, mon cœur ("en avons-nous?" diraient les choses bardes) prévient-renie ce songe d'aller plus loin ; Kogit serait peut-être plus... intelligent? Maître Ombremort a vu quelque chose en lui non? Ou alors le maître-bourreau veut juste s'amuser et regarder le spectacle d'une souris en train de diriger des rats. Hésite-hésite.

-Pas de quoi.

A l'extérieur, le maître dispense ses informations, oui-oui il nous dit qu'on va crever et que l'apprentissage n'est pas terminé, allons rencontrer le chef de clan. On court à travers les égouts par des passages étroits probablement connus seulement du clan Eshin, maître Ombremort ouvre la voie et c'est le spectacle du rat sur du rat que nous filons au plafond de la cité ; les esclaves tout en bas, les guerriers un peu au dessus, encore en haut les vermines de choc et le seigneur et nous encore plus proche du plafond. Mais... Au dessus du plafond, prophètes gris et rat-cornu, au dessus du plafond de Skarogne, au dessus du plafond bleu que les humains appellent "ciel", parmi les étoiles, le rat-cornu. Un jour nous pourrons voir son royaume, l'avons déjà vu quand sommes montés à la surface pour la première fois, des points lumineux qu'on pointe seulement du doigt, même un jezzail du clan skryre ne peut les atteindre.
Oui-oui, un jour, clan Eshin hantera les ombres entre les étoiles. Les ombres sont notre royaume, nous vadrouillerons entre les étoiles qui servent à se repérer, la surface sera nôtre la nuit. A quand le soleil de Malepierre?
Puis une odeur familière, de la Malepierre, je baisse les yeux, tout le monde baisse les yeux et traîne son museau au sol alors que le chef-chef rencontre le chef-très chef.
Dire quelque chose? Pourquoi faire? Skrig pas chef.
Kogit devrait prendre la parole, Skag à la limite, mais pas moi.
Bien parler le Reikspiel pourrait être interprété comme de la pédanterie. Suis pas pédant devant le grand maître.

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