[Dark Heresy] Le tranchant des ténèbres

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Valindra
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Re: [Dark Heresy] Le tranchant des ténèbres

Message par Valindra »

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Magdela Sephone, Soeur de Bataille
Il y a deux raisons qui ont expliqué mon silence après la fermeture de la boîte de biscuit. La première et pas des moindres, c’est la facilité déconcertante avec laquelle mon petit Rex s’est permis de préciser tout ce que je n’ai pas compté. N’eusse été ma patience naturelle pour encaisser les remarques – était-elle seulement naturelle cette patience compte tenu de l’éducation scolastique de l’Adepta Sororitas qui exigeait ce genre de vertu à son versant le plus extrême et nous y forçait sans arrêt ? – j’aurais sans doute mal pris les répliques trop bien développées du playmobile… pardon, de l’homme-machine. Fort heureusement j’avais dans mes bagages un océan de tolérance, de piété et de miséricorde, et ma bienveillance était au moins aussi grande que pouvaient l’être mes tourments.
C’est vous dire.
C’est qu’en plus, vous savez comme je redoute les nombres. Et notre couteau-suisse sorti des tiroirs de l’Indomptable Ravel les a enchaînés, les nombres. En plus de refuser mes biscuits. Tout cela avec une courtoisie déconcertante qui ne m’a pas laissé de marbre, car je trouve que c’est encore pire quand ces gestes sont refusés aussi poliment.
Je me demande comment on court-circuite ce genre d’automate. Y a-t-il un câble, quelque part, qui le ferait disjoncter ? Un petit fil rouge qui dépasse pour le déconnecter de l’Omnimessie ?

Pas le temps d’y réfléchir, car sitôt que j’eusse été remise en place par notre unité mécanique, c’est l’autre bonhomme aussi moche que lui qui s’est mis à faire du zèle. Avec un dédain bien pesé, mon chirurgien esthétique reconverti en mendiant s’est trouvé l’énergie de nous faire fermer nos becs. Toutes les calculatrices se sont éteintes. Adieu les belles branches des arbres, le très joli portrait des jardins d’autrefois, le voyage des quatre-vingts et quelques pèlerins. Le rideau s’est fermé. Notre Dudu spatial nous a vite fait comprendre qu’il n’était pas venu pour écouter nos jérémiades, et à certains égards je comprenais parfaitement ce positionnement. Il a bien raison, nous tergiversons alors que le Grand Aigle nous invoque pour prouver notre Foi.
Nous entrons dans le quartier des officiers. Et là, c’est le tour de manège que connaissent tous les Acolytes.

J’ignore ce qui m’a le plus fâché entre cette petite révolte de la Capitaine du vaisseau et la presque-soumission des pontes de l’Inquisition aux caprices de la commerçante. Certes, je suis en mesure de saisir les risques d’un tel bond dans le vide. Le Warp est un nom qui fait trembler beaucoup de gens. Mais comment peut-on oser contrarier les plans et la loi de Sa Majesté Ailée ?
Je suis restée figée, silencieuse et discrète, immobile comme une gargouille sculptée sur les abords d’une Cathédrale. Ce garde-à-vous, cette rigidité sans faille, c’était dans mes veines. La doxa de la Sororité avait marqué mon corps et mon âme. Mais à l’intérieur, un feu s’est mit à danser. Sa chaleur s’est propagée dans chacun de mes membres, j’ai senti mon cœur se serrer puis se consumer de rage et brûler de ce fiel intérieur. Je dois concéder qu’un grand saut dans le vide m’inquiète, me glace, me refroidit. Mais par-dessus tout j’abhorre qu’on discute les ordres de Sa Grâce, et l’Inquisitrice parle en son nom. Tel est notre devoir.
Telle est notre Foi.

J’ai gardé la houle sous les voiles de la rigueur expressive. J’ai appris qu’il ne faut jamais laisser paraître ses émotions en face de nos supérieurs. Qu’il faut se plier à la doctrine, dompter ses pulsions, apprivoiser la colère et la peur, faire table rase et garder les yeux fixes vers l’avant. L’Aigle prévaut. Nous sommes nés pour Le servir. Et je n’ai hélas pas le parcours idéal pour m’immiscer dans ce genre de débat.

Nous nous sommes tût puis nous avons suivi notre fier Adjudant-Chef, avec sa cuirasse flanquée du symbole de l’Aigle, avec son bouc impérial de style Van Dyke, avec son béret à plume et son fusil à plasma en bandoulière. Tout en étant derrière lui, je l’imagine fort bien vociférer ses commandements sur le champ de bataille, rugir comme un lion en menant l’assaut d’une main de fer, charger dans les rangs de Xenos sans craindre la mort. Les sous-officiers représentent la colonne vertébrale de l’ordre militaire. Ils savent à la fois combattre et commander, ce qui exige une intelligence situationnelle supérieure, une virtuosité sur le champ d’honneur. Briguer le grade d’Adjudant-Chef n’est pas donné à tous. J’ai le sentiment que c’est quelqu’un, ce Rorich.

Pendant que nous passons à l’étage inférieur, mes petits Rex et Dudu m’enchantent par cette espèce d’incompréhension mutuelle fardée d’un peu de méfiance et d’angoisse. Le quiproquo m’arrache un petit sourire en coin, et pourtant je me sens presque contrainte de participer malgré moi, ce pourquoi j’ajoute mon petit grain de bienpensance.

« La Foi nous préserve de la Tempête, mon cher Dud… mon cher Enkidu. Si cela doit advenir, il faudra nous en remettre à sa Volonté. Priez qu’il nous garde de la déroute, et peut-être son œil se posera sur nous autres pour tracer un chemin de lumière à travers les ténèbres. Combien de vaisseaux perdus ont déjà retrouvé la route ? Combien de pêcheurs ont été repentis ?
Ô Miséricordieux, Seigneur Tout-Puissant, faîtes que ce navire trouve le chemin de la paix.
»

Je joins mes deux mains en prière. Ma tête résonne de nos saints cantiques. Je murmure dans un souffle quelques paroles.

Ô Empereur Eternel, qui seul nous regarde,
Et gouverne aux marées et aux tempêtes,
Aie pitié de tes humbles gardes,
Préserve-nous des périls du Warp et de la défaite,
Car du Domaine des Hommes nous sommes la sauvegarde,
Car nous agissons pour que ta Volonté soit faite.

Ayant ainsi récité la Prière du Retour, j’espère attirer Son Œil. Après tout, je porte son emblème sur mon armure, et je lui consacre toute mon existence. Tout en continuant de me soumettre à son jugement, je ferme les yeux et je m’enferme dans cette dévotion. De profundis. Du fond de l’abîme je regarde vers toi, Mon Empereur.

Le fond de l’abîme, c’est justement ce que j’ai l’impression d’explorer à mesure que nous descendons. Bientôt, les choses se gâtent. J’entends le cri. J’entends le vrombissement de la scie circulaire. Je vois le carnage de mes propres yeux. Un geyser d’hémoglobine. La chair labourée. Les Fidèles massacrés.
Je dois garder mon calme. J’écarte le bras gauche pour ouvrir mon flanc et écarter un pan de ma cape. Ma main droite plonge à la ceinture, et je dégaine, prête à faire feu.

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Mon Lasgun M39 trouve naturellement sa place dans mes bras. Sur le corps de l’arme, proche du canon, est inscrit le nom du Fils Perdu, Nox. Mon fils. Mon enfant mort-né. La chair de ma chair.
Ma douleur et mon chagrin. Le souvenir qui m’oblige à me battre.
Valindra | Haut-Ælfe, Voie du noble
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États Temporaires
*


Compétences
• Acuité visuelle (B)
• Acuité auditive (B)
• Arme de prédilection - Lance (B)
• Monte (A)
• Diplomatie (B)
• Chant (B)

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Reinhard Faul
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Re: [Dark Heresy] Le tranchant des ténèbres

Message par Reinhard Faul »

Je me suis fait clouer le bec à la façon traditionnelle de l’Impérium, c’est-à-dire en impliquant l’Empereur dans la conversation. C’est une défense béton, impossible à contrer. Mais qu’est-ce que j’espérais ? Ils ne savent pas de quoi je parle, d’autant que j’ai très mal expliqué ce que je voulais dire. Je prends mon souffle pour développer mon point de vue, mais mon regard se pose sur le sous off devant nous. Jusque-là, il nous a ignoré très poliment, mais je crois pas qu’il va laisser un Psyker expliquer les dangers du Chaos et conjoncturer sur le but de la mission – car je connais le Secteur Calixis, et il est riche en horreurs urgentes qui justifieraient de sauter dans le Warp. Néanmoins…

Il me faut toute mon obéissance servile, inculquée par les années que j’ai passées dans les infrastructures des Soeurs du Silence, pour fermer ma bouche. Parce que si je me plains, si je me négocie, au pire quoi ? On me torture et/ou on me tue. Simple. Mourir c’est facile. Me faire torturer c’est enquiquinant, évidemment, mais là encore limité par les règles du monde physique. J’ai un nombre fini d’ongles à arracher après tout. Mais les… Eux, de l’autre côté, ils peuvent te prendre pour beaucoup plus long que ça, et réécrire les règles de l’univers pour que tu aies des milliers d’ongles. Si j’ai peur de la hiérarchie, j’ai encore plus peur des Choses-Trucs que j’ai pas le droit de nommer. Tu ne sais pas, mais moi j’ai vu... et c’est sans doute pour ça que c’est pas moi qui prends les décisions. Comme ont dit les autres, la volonté de l’Empereur nous guide (avoue que l’argument est imparable). En plus quand je pense aux Choses-Trucs j’allume la marque d’Assermentation sur le dos de ma main sans faire exprès, et ça fait peur aux gens même si c’est inoffensif. Je cache la coupable dans mon dos et je me contrains à respirer lentement en pensant à l’Empereur qui est content de recevoir des écrous. C’est une technique de méditation où on doit visualiser un endroit et une activité plaisante (mais pas sexuel, moi aussi je trouve ça dommage mais c’est pas moi qui décide).

Enfin j’en étais là mentalement quand on est tombé sur les deux servitors fous. Un ouvrier s’est rapidement mis à mourir de lacérations violentes, une autre s’est vue équipée d’orifices supplémentaires grâce à deux tirs de laser ignobles. C’est arrivé vite, brutalement et salement.

J’ai réagi en dernier. Le temps que je me rappelle que le combat me concerne aussi, Wullis était déjà en train de courir droit devant lui. La Soeur sort un énorme fusil laser, image même de la combattante sans peur. Je saisis un mot gravé dessus du coin de l’œil… j’ose pas regarder le techno-prêtre par contre parce que j’ai encore trop honte. Mais moi je fais quoi ? J’aurais bien reculé et laissé d’autres mains s’occuper de ça, mais le sous-off nous a ordonné de nous battre. Une force encore plus puissante que la gravité.
J’ai un aveu à faire, je suis pas spécialement bon en combat.

Je ne peux pas faire du mal aux robots grâce à mes pouvoirs, et même si je le pouvais ça serait pas très éblouissant. Du coup je sors un revolver misérable de ma ceinture, et vise le servitor équipé d’un laser. Ça me semble logique d’abattre celui-là en premier, mais c’est vrai que j’ai pas pensé une seconde à coordonner ma cible avec celle des autres. On a eu un entraînement de tir, j’aimais bien ça, ça ressemblait à un agréable passe-temps par rapport au reste, mais j’ai jamais servi sur le front non plus. Par contre une fois que j’ai tiré je me rappelle bien de reculer vers la première couverture possible. Ma justification mentale c’est que j’ai le pouvoir de soigner les gens, donc j’ai la vie qui vaut plus, mais en vrai c’est sans doute la peur qui a dicté ma décision.
Natus est cacare et abstergere coactus est.
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Stats :
Voie du sorcier de Nurgle (Profil avec empreintes occultes et mutations)
For 9 | End 14 | Hab 10 | Cha 6 | Int 15 | Ini 10 | Att 10 | Par 9 | Tir 9 | Foi 8 | Mag 18 | NA 3 | PV 140/140

Mutations/marques :
Nuages de mouches : -1 ATT/PAR/TIR/INI pour toutes les personnes à moins de 6m
Plaies suppurantes : 1d3 dégâts retranchés à chaque blessure
- Morsure Venimeuse : Poison hallucinogène
- Hideux (Effet : Peur)
- Organe du Chaos (-1 CHA/HAB, +1 END, +5 PV)
Pourriture de Neiglish : Porteur sain
Protection de Papy : 2d4 PdC à chaque critique en incantation
Grimoire :

- Lumière : À appliquer sur un objet ; Fait de la lumière pendant 1h
- Flammèche : Petite étincelle au doigt pendant une minute
- Météo : Connaît la météo prochaine
- Repos : Peu faire se détendre quelqu'un

- Infestation de Nurglings : 24m / 1d4 tours / Projectile magique. Une fois qu'une personne est touchée, elle subit 10+2d10 dégâts magiques par tour / Dès la fin du sortilège ou la mort de l'ensorcelé, des bubons explosent, libérant 2d3 amas de chair, qui sont autant de nurglings
- Fontaine putride : 6m / Instantané / 30+2d10 dégât devant lui + gain de 7 armure temporaire magique / +5 dégât par point de MA
- Gerbe corruptrice : 12m / 10+1d10 dégât dans une zone de 6m, esquivable ; métal rongé après 1d4 tours / -1 esquive par MA

- La multitude fait le tout : Se change en nuée de mouches
- Prodigieuse santé : Contact / Devient ultra bogosse et ultra chad
- Grande invocation de petits amis : Invoque des insectes pour servir d'ingrédients
- Immonde messager : Peut envoyer des messages twitter (Caractères limités)
- Allégresse fétide : Supprime toute douleur mentale ou physique
- Divine urgence : Force la cible à faire un jet d'END. Diarrhée en cas d'échec.
- Paludisme dévorant
- Vent de Nurgle
- Torrent de corruption

- Invocation : Nurglings
- Invocation : Bête de Nurgle
- Invocation : Porte Peste
- Octogramme de conjuration
Compétences :
- Résistance accrue : +1 END aux jets testant la résilience physique (Fatigue, drogue, alcool, torture...)
- Vol à la tire : +1 pour escamoter quelque chose
- Baratin : +1 pour endormir la vigilance de quelqu'un
- Déplacement silencieux : +1 pour fureter quelque part
- Déguisement : +1 pour s'infiltrer en étant déguisé
- Alphabétisation
- Autorité
- Humour
- Empathie
- Coriace

- Sens de la magie : Sur un test, détecte les événements magiques
- Incantation (Domaine de Nurgle)
- Maîtrise de l'Aethyr (Nurgle) : 3
- Contrôle de la magie
- Divination (Oniromancie) : Sur un test au cours de son sommeil, peut découvrir la destinée de certains personnages
- Langue hermétique (Langue Noire) : Parle la langue immonde du Chaos
- Confection de maladies : Peut fabriquer des maladies communes et rares
- Connaissance des démons
Équipement de combat :
- Bâton démoniaque : 2 mains ; 10+1d8 dégâts ; 8 parade ; Assommante & Utilisable seulement par les classes magiques. +1 PAR
- Pistolet à répétition : 46+1d8 dégâts, malus -2 TIR/8 mètres, peut tirer cinq fois à la suite avec un malus de -1 TIR par chaque nouveau canon qui fait feu
- Agaga (Épée à une main) : 18+1d10 dégâts ; 13 parade ; Rapide, Précise, Perforante (2) ; +1 INI
- Cocktail Molotov (x4) : Dans un rayon de 1m, toute personne qui est touchée par la bouteille prend trois états de « Enflammé ». Dans un rayon de 2m, c'est 2 états seulement. Dans un rayon de 3m, un seul état.

- 15 balles et poudres

- Tenue de cultiste de Nurgle : 5 protection ; Tout le corps sauf tête

- Anneau d'Ulgu : Lorsque porté, vous pouvez faire croire à ceux qui vous entourent que vous êtes un humain lambda (sans mutation aucune ni trait particulier) pendant 1 heure. Vous ne pouvez utiliser cette capacité qu’une fois par jour. Vous ne pouvez pas prendre l’apparence d’une personne en particulier.

- Miroir de la Demoiselle d'Acques
- Cor de la harde des Museaux Annelés
Équipement divers :

- Marque de Nurgle
- Caresse de la vipère (poison) : Un sujet blessé par une arme enduite de ce venin doit réussir un jet d'END-4 sous peine de mourir dans END minutes. Chaque minute avant sa mort, le sujet subit 5 points de dégâts non sauvegardables, et un malus cumulable de 2 à ses caractéristiques.


- Couverts en bois
- Sac à dos
- Couronnes dentaires en bois
- Tatouages
- Porte-bonheur

- Sap-biscuit

- Costume de répurgateur + Fleuret (Déguisement)
Divers divers :

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Helveticus Matix
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Re: [Dark Heresy] Le tranchant des ténèbres

Message par Helveticus Matix »

J'apprécie la remarque de l'excommuniée. Elle n'est pas approfondie, ni particulièrement intelligente, mais la philosophie qu'elle dégage me paraît sensée. L'Omnimessie nous accompagnera au cours de notre voyage et, pour la suite, nous ne pouvons que nous fier à son jugement. Il n'y a rien que nous autres, les quatre acolytes insignifiants, pourrons dire, faire, analyser ou diagnostiquer qui pourra changer notre Force Motrice à présent.

Le sauvage, quant à lui, répond une simple formule faisant échos à ma réflexion. S'il pouvait s'étouffer dans son orgueil, je m'en porterais mieux.

L'Adjudant-Chef nous mène jusqu'à une passerelle qui nous expose une grande partie de la vie au sein du vaisseau. Si je ne suis pas impressionné par la grandeur de la structure, c'est plutôt la diversité y règnant qui m'interroge. Mon peuple regroupe une infinie variété de sous-clans représentant chacun un type de discipline bien défini. Ils ont une identité et des convictions qui peuvent varier de celles de leurs cousins - il suffit de voir ma réaction lorsque j'ai croisé ce Magos Genetor -.
Mais le dogme reste omniprésent et profondément encré dans la psychologie et le quotidien de chacun. Ici, je dénombre tellement de sous-cultures se distinguant originalement des autres que j'ai du mal à comprendre comment elles peuvent cohabiter.

À présent, un monte charge nous fait descendre dans les entrailles du vaisseau. Je regarde les parois défiler devant mes yeux et m'émerveille de la situation. Au cours de ma jeune carrière, j'ai visité plusieurs bâtiments différents, dont l'un d'entres eux d'une taille supérieure au gargantuesque vaisseau Arche qui m'a vu naître.
Mais ils étaient tous morts depuis des millénaires. Je vis donc actuellement ma première expérience aux sein d'un autre vaisseau vivant, aux organes pulsant d'énergie et d'activité. Certes, il n'est point de grande taille, mais je dois admettre qu'il a de très bons standards qualité. Il me faudra, avant de nous lancer dans la tempête, que je prenne le temps de me familiariser avec cette Frégate. Qui sait? Peut-être son Esprit de la Machine entendra-t-il mes murmures?

Le monte charge nous libère dans un étage bien plus à ma convenance. Fini les statues, les dorures et les portraits témoignant de l'avarice écrasante des libres-marchands. Ici, tout se révèle au premier regard : nous sommes dans les entrailles de notre hôte. Les bruits de puissantes machineries en action et les flashs d'étincelles me sont agréable. Il ne manque plus que les cantiques en l'honneur de l'Omnimessie, tournant en boucle depuis les vox parfaitement répartis, pour me sentir chez moi.

Dans ma contemplation, je manque presque de remarquer l'agitation qui gagne soudain le couloir. Il y a des morts - de simples petites mains du vaisseau - mais leur vue me secoue légèrement. Je suis habitué à voir les individus, beaucoup d'individus, mourir d'épuisement sur leur lieu de travail. Sans ma promotion au sein de la prêtrise du Mechanicus, j'aurais fini dans le même cas en quelques années supplémentaires. Il n'y a rien de triste à périr dans l'exercice de ses fonctions, juste un témoignage que l'on a donné chaque parce de son énergie au Dieu-Machine.

Mais là, c'est différent. Ces gens avaient encore de l'énergie à revendre, encore du travail à faire. On les a cassé.
Cette réalisation me submerge alors que le reste de mon équipe passe en fornation de combat. Ce ne sera pas ma première bataille, mais j'ai pour habitude de me préparer bien à l'avance avant une potentielle altercation. Je calme mes nerfs à l'aide de cocktails de substances et j'étouffe mes sentiments dans des protocoles de quarantaine exigeants. Même durant mes explorations dans des lieux inexplorés, tous mes sens sont en constant éveil pour anticiper la moindre menace.

Ici, je ne sais pas vraiment quoi faire. Je recule un peu, je me prends le pied dans ma robe et manque de tomber à la renverse. Mon équilibre retrouvé, je réalise pleinement l'absurdité de la situation. Des servitors? Qui attaquent volontairement leurs collègues? Il y a une forme d'intelligence à l'oeuvre, car ils n'ont pas été programmés pour utiliser leurs outils de la sorte.
J'augmente le volume de mon vox à fond pour hurler mes directives.


< //SERVITORS_ DIRECTIVE :// CESSATION IMMEDIATE D'ACTIVITÉ._ >

Je projette en même temps le message en une vague binaire, dans l'espérance que l'un de leurs canneaux pourrait m'entendre et reconnaître mon autorité. Mais je n'ai pas grand espoir que cela fonctionne, aussi je détache mon pistolet laser de ma ceinture et je cale bien ma canne pour trouver un bonne appui.

Wullis, le sauvage, aurait pu en faire parti. Mais au dernier moment, je détourne le pistolet de son dos et décharge mes munitions sur le servitor qui n'est pas obstrué.
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[MJ] La Fée Enchanteresse
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Re: [Dark Heresy] Le tranchant des ténèbres

Message par [MJ] La Fée Enchanteresse »

Sitôt l’ordre de Rorich beuglé aux acolytes, Wullis sembla réagir avec ses automatismes de Garde Impérial : faisant tomber son lasfusil de son épaule, le voilà qui s’élança tout droit d’un pas vif, tout en tirant de multiples rafales vers les deux adversaires s’approchant pour semer le meurtre et la mort — il fut vite imité en ceci par Enkidu et Séphone, qui dégainèrent aussi leurs armements afin de semer la mort. Le technoprêtre, quant à lui, préféra plutôt se mettre à crier quelque chose en binaire, en pensant qu’il pouvait peut-être forcer les servitors à lui obéir ; malgré toute son expérience auprès de ces créatures, il n’y parvint pas.
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Pour Wullis, il n’y avait pas grand-chose de plus terrifiant que l’automate qui se dirigeait vers lui. Encore clairement constitué d’un être humain, son âme avait été dépossédée de tout, et il ressemblait à présent un grotesque mutant tout de fer, à la hache particulièrement inquiétante. Était-ce par rage ou la peur au ventre qu’il commença sa charge ? Peu importe, fusil bien calé contre son corps, il se concentra sur la pointe de sa baïonnette, et sprinta à toute vitesse pour aller l’enfoncer en plein dans la poitrine creuse de son ennemi, lui déchiquetant ainsi le muscle et le gras, avant que la lame ne se coince dans de l’outillage.

Balles et projectiles lasers volèrent partout sur la passerelle. Des étincelles virevoltaient dans tous les sens, à chaque tir raté, tandis que les deux hommes de métal étaient transpercés de toute part et petit à petit réduits à néant. La jambe de celui attaquant à distance se liquéfia, tandis que Wullis s’occupait de réduire en pièces le monstre droit devant lui grâce à d’adroites entailles données avec une pure violence contre son ennemi.

Mais c’est alors qu’un drame se produisit… Alors que la jambe du servitor se déchiquetait, et n’était plus retenue que par quelques tendons, la scie qu’il agitait maladroitement devant le Garde fini par le trouver — elle ripa contre le plastron de son armure, l’entailla net, brisa la céramite, tailla l’uniforme, avant de finalement trouver la peau. Le ventre de Wullis s’ouvrait et que des morceaux de tripes commencèrent à tomber de lui, tandis que le monstre continuait son assaut.


Rorich devait avoir fini de sécuriser la machine, car il arriva en courant, fusil à plasma contre l’épaule, tirant une boule d’énergie bleue qui se brisa en un éclair aux pieds du serviteur d’armes. Faisant entendre sa voix au milieu du chaos, tout le monde put ouïr son commandement vociféré avec de l’écho :

« ACHEVEZ-LEZ ! MAINTENANT ! »

Il n’en fallut pas plus : tandis que Wullis utilisait tout ce qu’il avait encore comme forces pour pousser et faire se renverser sur le dos son adversaire (Avant de lui-même tomber à terre comme une marionnette désarticulée…), Séphone tira quelques traits lasers dans le servitor à moitié mort mais encore obstinément en train de bouger. Immédiatement, la carcasse du monstre à la tronçonneuse prit feu. Sa bouche humaine s’ouvrit en grand, désarticulant totalement la mâchoire, et un porte-vox se mit à hurler strident :

« tsugd xblpk ykyze dadzd mlfit phrlp yysgc osgxf kjvuk aegqb upfic ixnnv fgigp »


C’était étrange aux oreilles de Mora, le seul qui n’entendait pas une simple logorrhée métallique comme le ferait un cogitator au disque-dur rayé — on aurait dit que le servitor s’exprimait clairement dans la lingua technis, sauf que rien n’avait de sens et tous les propos étaient mélangés ; le servitor aurait dit une phrase du style « Le poule respire publier dans chaise » que ça aurait eu la même teneur.


Enkidu sprinta en direction de Wullis. Le psyker, revolver au fumant au poing, glissa au sol pour attraper son Garde en train de lentement se vider de tout son sang et de ses entrailles : il y avait un liquide rouge poisseux, le sien et celui du servitor mélangé à de l’huile de moteur, qui coulaient sous le grillage à leurs pieds, pour nourrir le vaisseau. Mais rempli d’adrénaline, le cœur battant à 200 par minutes, Wullis ne ressentait pas encore l’horreur de la douleur. Avec les quelques secondes à lui qui lui restaient, il leva son lasfusil, appuya des dizaines de fois sur la détente, et transperça le serviteur de construction devant lui qui avait des câbles et des tendons qui se détachaient petit à petit.
Et alors, sans aucune explication, le servitor tout entier explosa dans une boule de feu. Du shrapnel constitué de son outillage vola dans tous les sens et s’enfonça dans le matériel et les corps des personnes tout autour : Séphone vit sa robe trouée de toute part alors que des vis chaudes lui entraient dans la chair, tandis que Mora eut ses yeux qui devinrent temporairement aveugle. Et la surdité gagna les oreilles de tous.


Le psyker se ressaisit, et se rappela de pourquoi il était là. Laissant Wullis s’écrouler sur le sol, il tira sur son uniforme, fit le vide à l’intérieur de son âme, joua avec l’écrou autour de son cou, et se mit à chanter quelque chose. Alors, il força le matériel à se déchirer, il attrapa les pouvoirs du warp, et il les guida à la pointe de ses phalanges pour stopper le flux de sang en train de partir de son camarade.
Tous les témoins autour, Wullis compris, purent être horrifiés d’une expérience aussi proche d’eux. Ils pouvaient voir le Voile, et ce qu’il y avait au-delà : un océan de violet permanent juste à côté de leur existence. Des fantômes et des créatures grotesques. Seul Rorich ne semblait pas être ému, car l’adjudant-chef se mit aussi au pas de course, et glissa aux côtés du jeune soldat.

« On en a pas encore fini avec toi ! Reste éveillé ! »

La douleur commençait enfin à déchirer et tordre dans tous les sens le pauvre garçon. Rorich ouvrit un médikit accroché à sa ceinture : il contenait un injecteur qu’il enfonça dans la cuisse du militaire, à travers l’uniforme. Un puissant anti-douleur à action retardée. Puis, aidé d’Enkidu qui utilisait un maléfice ignoble pour artificiellement maintenir Wullis en vie, il remit les tripes du militaire à l’intérieur, déchira un sachet avec les dents, et répartir partout sur la plaie béante une poudre blanche qui au bout de quelques secondes, mélangée au sang, se mit à brûler vif, pour provoquer une cautérisation express.

C’est uniquement une fois Wullis hors de danger de mort immédiat que l’adjudant-chef se releva, et aboya à nouveau en désignant le contremaître des ouvriers :

« RETENEZ VOS HOMMES ! PERSONNE NE PART D’ICI ! »

Le contremaître approuva en hochant solennellement la tête. Les ouvriers n’étaient pas restés sans rien faire, du moins pour les courageux qui n’avaient pas déguerpi dans tous les sens sitôt assaillis par la peur — certains étaient partis s’équiper d’outils, de scies, de haches et de pieds-de-biche. Relayant les ordres du militaire, le vieux travailleur hurla à son tour à ses hommes :

« J’veux tous les servitors d’ce pont désactivés et les cogitators éteints, maintenant ! On s’met en quarantaine jusqu’à l’arrivée des prévôts ! »

Ils allèrent mettre en place sa directive, tandis que Rorich tira l’antenne du porte-vox accroché à son épaule, trifouilla dessus, et, avec le même ton fort agressif, donna des instructions :

« Pont principal, ici quai… Bordel où on est ?! Pont principal — ici quai क ; Charlie Charlie Charlie — nous avons été attaqués, répète, nous avons été attaqués, deux servitors détraqués, morts et blessés ! Charlie Charlie Charlie, servitors détraqués, morts et blessés ! Pas de menace actuelle, avons besoin renforts et médics ! Collationnez !
– Pont principal à quai क, répéta une voix de femme agitée. Quai attaqué par des servitors détraqués, demande renforts et médics, pas de menace actuelle. Je transmets. Ordre de vous mettre en quarantaine et d’éteindre tout le matériel animé, collationnez.
– Reçu ! Mise en place de quarantaine, personne ne part d’ici ! Terminé !
– Correct. Chaîne-vox ouverte, informez-nous de l'évolution. Terminé. »


Ce qui suivit furent alors de longues, longues minutes d’une attente fébrile et d’une angoisse absolue. On entendait que les râles et les cris de Wullis, les grésillements de machines perforées par des balles, la toux d’ouvriers en train de travailler, et puis, partout, on croyait voir un servitor prêt à se jeter à nouveau sur les hommes qu’il était censé aider. Les machines furent éteintes une à une, les lumières éteintes, les outils devinrent silencieux. Et tout le monde était dans le noir éclairé uniquement de bougies allumées solennellement par les travailleurs qui implorèrent la clémence des Esprits de la Machine agités par des prières à genoux.

Enfin, l’ascenseur par lequel les acolytes étaient arrivés descendit, et alors du renfort arriva : des cosmomarins équipés d’armures carapaces complètes et de fusils radiants entrèrent dans la pièce en tenant tout le monde en joue, leurs lampes-torches illuminant les yeux rougis et pétrifiés des ouvriers. Puis, derrière-eux, un groupe de pas moins de six technaugures avec leurs propres servitors, qui s’attelèrent à prêter main-forte aux ouvriers pour contrôler l’état et la santé de tous les esprits de la machine.
Surtout, il y eut un brancard sur roues et trois infirmiers qui arrivèrent au pas de course. Rorich leur désigna Wullis comme le cas le plus urgent, et immédiatement, le jeune homme fut pris en charge.

Un grand bonhomme barbu et plein de cicatrices s’agenouilla à côté du Garde.

« Bonjour soldat ! On est là pour vous prendre en charge. Vous êtes conscient ? C’est quoi votre nom ? »

Alors qu’il s’assurait de son état, un des infirmiers regarda l’entaille.

« C’est bizarre… L’hémorragie est déjà arrêtée ?
– C’est la poudre hémostatique.
– Sur une zone aussi étendue ? »


Les trois infirmiers stabilisèrent Wullis. Ils lui injectèrent un autre produit, lui posèrent un respirateur sur le nez, et formèrent un grand bandage. Puis, ils le transvasèrent sur le brancard, le relevaient, et toujours au pas de course, ils quittèrent l’entrepôt pour l’amener de toute urgence vers un hôpital.

La situation était prise en charge. L’un des cosmomarins, visiblement plus gradé que les autres car il avait un béret plutôt qu’un casque, fit un signe à Rorich qui commençait déjà à s’éloigner.

« On est en quarantaine, garde ! Personne ne sort d’ici avant l’arrivée des prévôts du pont, ils vont vouloir vous interroger !
– Interroger un Agent du Trône de l’Inquisition ? Non matelot, c’est vous qui nous avez foutu dans cette merde. Dites aux prévôts que je transmettrai le rapport de mon équipe dans une heure, mais on a à faire. »

Rorich fit signe aux trois acolytes restant : un simple mouvement de la tête pour les encourager à le suivre.



Wullis avait le regard braqué vers le plafond. C’est ainsi qu’il se rendait réellement compte de l’immensité du vaisseau sur lequel il était. Le ciel de métal semblait être aussi haut que la voûte céleste de sa planète d’origine. L’horizon lui donnait le vertige, à en vomir, alors qu’il tremblait légèrement selon les vibrations des roulettes du brancard. On l’arrêta dans un ascenseur, alors qu’au-dessus de lui, trois têtes d’infirmiers se dressaient comme des vautours au-dessus d’un cadavre. On lui ouvrait de force une paupière pour l’aveugler à cause d’une petite loupiote qui lui fila la migraine, dans une rétine, puis l’autre. On découpait au ciseau les lanières de son armure pour en retirer le plastron, et maintenant, on utilisait un rasoir pour retirer les poils de son torse avant d’y poser des électrodes afin de mesure sa fréquence cardiaque. On pinçait ses doigts avec un bidulier incompréhensible, et les trois sauveurs échangeaient des mots qui ne voulaient rien dire :

« Surveillez la fibrillation cardiaque, il va entrer en état de choc hypovolémique !
– 125 battements, irréguliers. Respiration : 30. En augmentation.
– Systolique : 92.
– Le morpheus va faire effet.
– Attends- ce taré lui a donné un du morpheus ?!
– Vous faites jamais soigner par un mec de la Garde…
– Les urgences ont préparé le bloc, on y fonce dès qu’on y est. »


L’un des infirmiers trifouilla dans l’uniforme de Wullis. Instinctivement, le païen voulu l’arrêter : on était en train de toucher à des choses taboues, des effets personnels… Était-on en train de le dépouiller ?
L’infirmier vola le Manuel d’Incorporation du garde, maculé de sang, et l’ouvrit à la première page.

« Groupe sanguin : A+. Il va avoir besoin d’une perfusion dès qu’on y est.
– Préparez noradrénaline, mais on injecte pas sans avis du médecin. »


L’ascenseur s’arrêta. On fit rouler le brancard à l’intérieur d’un plus grand sarcophage de métal : le fourgon d’une navette. Wullis respirait trop vite, il étouffait sous le respirateur qu’on lui avait collé au visage. On claquait des portières. Et à nouveau on aveuglait ses yeux, alors que des centaines d’hormones et de produits se battaient dans son organisme : Son cœur battait si vite qu’il avait l’impression qu’il allait exploser et sortir de sa poitrine, tandis que son ventre le brûlait intensément. Que lui avait fait le psyker ?! Il avait l’impression que ça le déchirait de l’intérieur, pire que la scie ! Il serait soulagé de rouvrir sa plaie béante, pour en sortir le maléfice que le chamane lui avait infligé !

« Battements : 140 ! Respiration : 40 ! Systolique : 98 ! »

L’un des infirmiers tambourina sur un des murs du fourgon. Ça résonnait tellement fort dans les oreilles de Wullis qu’on aurait dit que ce brave médic avait le pouvoir de déchirer le métal à mains nues.

« Faut vous presser !
– C’est bon il est en train de partir !
– Défibrillateur, activé ! »


La navette activa une sirène qui retentissait. On entendait un grésillement électrique. Les yeux de Wullis se fermaient, et alors, il se prépara à rejoindre l’Astronomican.
Mais la Lumière de l’Empereur était bizarrement sombre…


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Dans les entrailles du vaisseau, il y avait une porte cachée derrière une conduite : camouflée hors du passage régulier des matelots, la porte menait à un couloir, qui débouchait sur une pièce comme coupée du reste du navire. Il n’y avait là que du métal, des casiers, et, au milieu de tout, une carte interactive, qui s’alluma après que Rorich ait touché un interrupteur en murmurant une invitation à l’Esprit de la Machine de s’animer.

« Installez-vous. J’aurais préféré d’autres circonstances, mais pas le temps de chialer — vous êtes tous en vie. »

S’installer était un grand mot : il n’y avait ni tabourets ni chaises. Mais on pouvait s’asseoir sur une rambarde, une caisse remplie de munitions, un pan de mur un peu enfoncé, ou bien par terre. Rorich attrapa une radio, et parla longuement à voix basse avec quelqu’un, tandis que les trois étaient un peu laissés à leurs occupations entre eux.

Au bout d’à nouveau une nouvelle attente, la porte dans le couloir s’ouvrit, et une nouvelle personne entra.

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Ndiame Masteel, lexiconographe de l’Adeptus Administratum, et secrétaire personnel d’Astrid Skane. Grand gestionnaire et organisateur d’hommes, il était l’intermédiaire principal entre l’inquisitrice et les acolytes. Un homme intelligent, éduqué… Mais aussi foutrement terrifiant, avec ses yeux modifiés, son gabarit qui le faisait passer pour un épouvantail, et ses tocs qui faisait qu’il avait tout le temps l’impression de trembler ou de se taper pour chasser un insecte invisible : il ressemblait à un psyker qui avait passé trop de temps auprès du warp, et pourtant, Enkidu était sûr et certain que celui-là n’était pas Maudit.

L’adepte monta les marches, regarda la troupe, avant d’observer Rorich.

« Encore un contretemps ?
– Des servitors qui déraillent ça arrive.
– Oui, ça arrive… mais une telle violence, si soudaine, ça a de quoi interpeller. Surtout qu’apparemment ce n’est pas le seul incident qu’il y a eut cette semaine sur ce vaisseau… Soit l’Esprit de la Machine est mécontent, soit il y a quelqu’un de malveillant à l’œuvre.
– Et faut qu’on traverse une tempête warp dans ce rafiot ?! C’est du suicide bordel !
– Du calme, adjudant-chef, ne devenez pas hystérique devant les sbires. »

Masteel se retourna enfin pour observer les trois survivants. Et enfin, depuis le début de la journée, on entamait un dialogue avec eux, la gentille sous-officière hors-monde leur ayant proposé du thé ne comptant pas vraiment.

« Déjà un de moins ? Il va falloir être plus vigilant à l’avenir », entama-t-il avec un horrible sourire narquois qui affichait des dents transparentes et des gencives sanguinolentes, probablement à cause d’une malnutrition, ou d’un abus de stupéfiants. « Comprenez les mouvements d’une passerelle à une autre depuis ce matin, notre Seigneuresse Inquisitrice a reçu des nouvelles astropathiques qui… Nécessitent prévision.
Je suis venu ici pour vous donner les détails de votre future opération dans le système Neustralien. Mais d’abord, j’aimerais que l’on parle de l’incident qui vient d’avoir lieu, afin qu’on éjecte ça de la tête et qu’on ne perde pas de temps supplémentaire avec… Ces histoires.
Avez-vous des choses à dire ou à noter ? Hmm ? »


Wullis rouvrait les yeux. Perché au-dessus de lui, agenouillé sur le brancard, l’un des infirmiers était en train de comprimer sa poitrine extrêmement fort, pour imiter son rythme cardiaque : il enfonçait si fort qu’il sentait ses côtes gratter son cœur.
Ils avaient quitté le fourgon. On l’entraînait au pas de course dans une salle d’hôpital. Au plafond, il y avait que du blanc, et puis, des dessins d’enfants au crayon. On l’amena dans un bloc opératoire, et enfin, on arrêta de bouger le brancard dans tous les sens.

Les infirmiers parlaient à un médecin, leurs voix semblaient si lointaines et si brouillées qu’il ne comprit rien. Mais enfin, on lui enfonça une aiguille dans le bras, et il pouvait voir une pochette transparente remplie de rouge reliée à lui — on le nourrissait du sang de quelqu’un d’autre. Visiblement, son état semblait inquiéter tout le monde.

Et puis, il y eut un nouvel assaut.
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Un autre servitor ! Encore ! Le corps d’une femme à qui on avait arraché le visage, pour le remplacer entièrement avec du métal, et ses ongles avaient une manucure faite d’aiguilles remplies de liquides à injecter. Le symbole sur sa robe ensanglantée et rapiécée promettait le secours — c’était celui de l’Officio Medicae. Mais Wullis en était certain : elle était là pour lui ! Elle allait profiter de l’anesthésie pour lui arracher des membres, et lui couper son cœur ! Elle allait ouvrir le crâne pour y trouver et le cerveau et l’âme, et elle couperait l’un et brûlerait l’autre pour le piéger dans un corps qui ne serait plus jamais le sien ! Il rejoindrait leurs légions d’automates sans pensées, à jamais coupé du Seigneur !

Wullis s’agita directement. Alors que le servitor médical se pencha au-dessus de lui, il tenta de rassembler toutes ses forces encouragées par l’adrénaline pour tenter de se jeter dessus et organiser sa fuite : il parvint seulement à sauter hors du brancard et faire tomber du matériel médical. Il rouvrit ses plaies. Un des infirmiers tenta de l’attraper : il le bouscula, avant de se faire maîtriser et balancer par terre par un autre.
Assailli de toutes parts, on put enfin lui recoller correctement le respirateur sur son nez, et déploya un gaz qui l’éloigna de l’hôpital, pour le ramener loin, loin d’ici.



Il était de retour sur sa planète natale.
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Reinhard Faul
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Re: [Dark Heresy] Le tranchant des ténèbres

Message par Reinhard Faul »

Wullis est en train de mourir. Je tire sur le tissu pour élargir le trou dans ses vêtements et voir la plaie… mais c’est le bazar. Je pourrais le mettre tout nu, ça ne changerait rien. Les boyaux sont dehors, y a du sang, des débris d’armure et des lambeaux de tenue de Garde partout. En plus ce malade essaie de continuer de tirer, aggravant un peu plus son cas.
Je ne suis pas assez puissant pour guérir une plaie aussi grave, mais on ne me le demande pas non plus. Il y a plusieurs secteurs médicaux à bord du vaisseau après tout. L’important c’est qu’il tienne le coup jusque-là.

« Oh ! Arrête de gigoter ! »

Mais il a tiré, et ça a fait mouche. Y a un instant j’étais sur le point de déchirer le monde matériel, et celui d’après une grosse explosion m’a temporairement fait perdre le contact avec le réel. J’ai pas pris de débris de servitor, mais j’ai les oreilles qui siffle et il me faut quelques secondes de plus pour revenir vers ce pauvre Wullis. L’avantage c’est qu’il n’y a plus de semi-zombie robot qui essaient de me tuer, l’inconvénient… bon, ces quelques secondes et ces mouvements pourraient coûter la vie à ce pauvre sauvage de la Garde, mais comme j’ai pas vraiment eu le temps de m’attacher…

Je ne sabote pas non plus l’opération de sauvetage par paresse ou lâcheté. C’est dangereux d’utiliser les pouvoirs, mais on reçoit pas l’assermentation en étant du genre tiède quand il s’agit de répondre à l’appel du devoir. Je prends une grande inspiration, de la main gauche je tripote mon écrou tandis que la droite s’agite au-dessus du ventre de Wullis, comme si je manipulais une marionnette invisible. Au début il ne se passe rien d’intéressant, le pauvre homme continue de saigner comme un sagouin.

De la lumière jaillie de ma main, me reliant à la plaie. C’est de la lumière bizarre, impossible de lui donner une couleur ou un aspect. Si on la regarde bien en face on ne peut pas la voir, mais observe-la du coin de l’œil et elle sera éblouissante. Elle remonte le long de mon bras, sous ma peau, jusque dans mes yeux, ma langue. Je descends ma main pour poser le bout de mes doigts sur la plaie, avec une délicatesse infinie. L’air autour de moi en devient plus épais. Si on regarde vraiment attentivement cet espace négatif entre la lumière et le monde réel, on peut voir… des trucs. Des trucs qu’il ne vaut mieux pas détailler. De vagues silhouettes sombres, des objets presque identifiables... D’ailleurs, toute la science d’un psyker est de prendre le pouvoir sans rendre les trucs plus concrets.

Wullis ne guérit pas, de l’extérieur il ne se passe pas grand-chose. En réalité j’ai déjà beaucoup de mal à le garder en vie. Il me faut tous mes maigres talents pour alimenter en oxygène ses organes vitaux. Je suis en train de réécrire l’univers afin que son cœur ne s’arrête pas par manque de pression, mais ça ne suffira pas à le guérir.

Je sens vaguement qu’on bricole des trucs à côté de moi, mais je suis pas en mesure d’y prêter attention. J’espère juste que quelqu’un fait quelque chose d’utile, et que personne va me cogner dessus. C’est déjà arrivé que dans la confusion et la panique de voir un blessé grave, on m’envoie un objet contondant à la figure par peur du monsieur bizarre qui fait de la magie. J’ai tendance à crisper les épaules bien plus que nécessaire quand j’utilise mes pouvoirs en public.

Je sens, plus que je ne vois, les boyaux de Wullis qui retournent dans son ventre, et Rorich qui fait la pire cautérisation de la galaxie sur ce pauvre homme qui avait pas besoin de ça. Je grince des dents en imaginant sa douleur… car je peux l’observer.
J’ai aussi le pouvoir d’augmenter et de diminuer la douleur, mais c’est marrant on m’a jamais demandé la seconde option. Le sous-off a déjà foutu sa drogue de babouin dans la cuisse du Garde avant que j’aie eu le temps de le signaler. Je sais même pas si quelqu’un a jugé utile de noter dans mes papiers d’incorporation « oh, celui-là il fait mieux que le Morpheus, et sans les effets secondaires ! ». Les nobles de Malfi a-do-raient les maléfices nocigènes par contre, mais j’ai pas très envie d’en parler.

Enfin quand je sens de l’oxygène rentrer qui ne vient pas de moi, je décroche. Je suis en sueur, le souffle court et tremblant comme si j’avais porté moi-même Wullis de sa planète natale jusqu’ici. Ça me fait toujours bizarre d’avoir eu un contact aussi intime avec quelqu’un, et de juste… le laisser entre des mains de gens que je connais pas. Ça me chiffonne toujours un peu. J’ai envie de suivre le convoie pour s’assurer qu’il va bien. Puis cette illusion-là aussi se dissipe.

Je me relève maladroitement, puis essuie frénétiquement mon visage trempé avec ma manche. Le problème de pas avoir ni cils ni sourcils c’est que rien ne protège mes yeux contre les poussières, le sel et les saletés de la sueur. On dirait pas comme ça mais la moitié de mon temps éveillé est consacré à mettre la main sur du sérum physiologique et m’en foutre dans les yeux (le techno-prêtre aurait une solution simple et évidente du style « tu n’as qu’à te débarrasser de tes yeux », et c’est pour ça qu’il a pas d’ami).
Ensuite le second truc le plus urgent que je dois faire c’est prendre une grande inspiration, et de surjouer comme jamais :

« Ah bah dis donc ! Quelle affaire hein ? »

Le pire cabotin de l’histoire du cabotinage m’aurait dit d’aller me faire foutre tellement je surjoue la bonhommie et le calme. J’ai étudié cette attitude pendant des années : un bon gros sourire benêt, parler doucement et lentement alors que j’ai le souffle court... Je fais ça afin de rassurer l’entourage sur le fait que je ne suis pas fou ou possédé. C’est exprès. Maintenant c’est tellement implanté en moi que je me suis déjà vu dire « fait pas chaud ces jours-ci hein ? » à un type que j’ai torturé. Un observateur vraiment fou furieux capable de voir à travers mes vêtements verraient mes muscles tendus, comme un chien battu sur le qui-vive, prêt à reculer. La lueur de terreur dans mon œil. Les épaules un peu voûtées par la honte. Mais ça serait beaucoup en demander niveau empathie à des membres de l’Impérium, même moi je n’en ai pas conscience.

< Faiseur d’Ailleurs… >

Difficile de lire les expressions d’un techno-prêtre, mais c’est clairement du dégoût et de la colère que je lis dans ses yeux (qui sont encore humains). J’encaisse l’insulte sans rien dire. On m’a appris que sa réaction était parfaitement normale et sensée. Tu me dirais « mais mon pauvre petit père, tu es né comme ça, t’as pas choisi d’être Psyker, c’est quand même pas très gentil de te le reprocher », et tu dis ça parce que tu viens d’un autre univers. Sache que l’étape un du chapitre un du fanatisme religieux, c’est de reprocher des trucs que les gens n’ont pas choisi et ne peuvent pas changer. Ça fait belle lurette qu’on m’a appris à vivre avec ce paradoxe.

Mais c’est quand même pas très gentil. Peut-être qu’un autre l’aurait envoyé paître, peut être que, fatigué et tendu par le combat, il aurait pu lui en coller une – d’autant que le bonhomme paraît pas très costaud, bien que métallique. Mais c’est pas mon genre. Même avant tout ça, même quand j’étais gosse, j’étais du genre doux, tranquille, et à ne pas me défendre même en était d’une tête plus grand que tous les autres enfants. Comme beaucoup de costauds je suis plutôt timide et tranquille. Donc je ne dis pas à Kryptaestrex d’aller bien se faire enculer par sa sonde à matières fécales. Je me contente de faire de gros yeux tristes et d’enfoncer mes ongles dans mon avant-bras, assez fort pour laisser des marques violettes en forme de croissant. C’est tout ce que je peux faire pour soulager ma psyché branlante.

Ensuite on suit Rorich. J’enjambe le reste d’un cadavre de Servitor avec désintérêt. Le Mechanicus est forcément très éloigné de mes préoccupations. Je fais parti de l’école de Psyker qui s’intéresse au corps humain, et eux le détestent. De mon côté je m’y connais très peu en machine – sur ma planète, mis à part pour l’usine, il n’y en avait pas. On ne m’a jamais demandé d’en guérir un, mais je sais que c’est compliqué, car la plupart sont très névrosé dans leur rapport au corps, parfois jusqu’à rejeter l’idée d’en posséder un. Pour mes sens les plus ésotériques, les Servitors n’existent pas, ou à peine. Parfois je sens de la douleur, ce qui est perturbant, mais la plupart du temps j’ai du mal à me convaincre que j’ai affaire à un cadavre qui bouge et pas un simple objet. Du coup je ne pense pas grand-chose du fait que ceux-là nous aient attaqué. Pour ce que j’en sais, ça arrive.

On suit le sous off en silence – moi en essayant de me faire petit - et on finit dans une pièce bizarre, toute métallique, éloigné du reste du vaisseau ou du poste de commandement. Je me demande à quoi ça sert de faire une pièce cachée avec une carte interactive et des casiers. En plus on y a stocké du bazar, comme si cet endroit ne servait pas de salle de réunion d’habitude. Je m’assois timidement sur une caisse de munition, derrière Kryptaestrex et Sephonus. Déjà parce que j’ai pas l’état d’esprit pour me faire remarquer, ensuite parce que le monsieur qui se présente devant nous fait un peu peur. Moins que l’Inquisitrice ou la libre-marchande quand même. Il a la franchise de parler devant nous comme si on était quantité négligeable et que notre opinion importait peu. Moi je trouve ça toujours rassurant un supérieur qui se cache pas derrière son petit doigt pour dire que nos vies ne valent pas grand-chose. Au moins on sait à quoi s’en tenir. Il a l’air un peu excentrique, mais c’est pas un sorcier. Juste un type qui prend de la drogue. Je peux vivre avec ça.

Je sais qu’il s’appelle monsieur Masteel, et qu’il est lexiconographe (la première fois qu’on me l’a présenté, j’ai corrigé machinalement en disant « lexographe » et je me suis fait disputer). Il est important sur le vaisseau, il a une profession intellectuelle, il signe les fiches de paye et… c’est tout ce que je sais. Une grosse huile qu’on doit pas embêter quoi. Il nous explique qu’on va passer au briefing, que les Servitors c’est pas grave du tout ahah t’inquiète pas pour ça mon grand mais dans le doute on va évacuer les soucis de ton petit cerveau anxieux. Ça je reconnais. À cet instant, si on me demandait ce que j’en pense je dirais que j’ai rien vu, jamais. En fait je suis né aveugle. Je ne sais rien. Je suis peut-être un peu con, mais je sais faire un pas en arrière quand on demande des volontaires. Du coup je réponds un franc, honnête :

« Non. »

Jusqu’à cette seconde je ne pensais rien du dysfonctionnement des Servitors. Maintenant tu veux mon opinion honnête ? On est sur un vaisseau de libre-marchand. Ces gens-là fricotent avec n’importe quoi. Si monsieur Masteel insiste tellement pour dire que c’est pas grave et qu’il s’est rien passé, c’est parce qu’il sait déjà ce qui a foutu la merde. Il veut s’assurer qu’on en parle pas et qu’on y pense plus. Hé bien monsieur, reçu cinq sur cinq, j’ai jamais rien vu ni entendu de ma vie. Nulle part. En fait, j’étais pas là. Maintenant je garde les yeux fixés sur la carte comme si c’était la chose la plus intéressante que j’ai vu de toute ma vie, comme un chien qui attend qu’on lui lance un bâton. L’image même du bon petit soldat prêt à affronter les ennemis de l’Impérium.
Natus est cacare et abstergere coactus est.
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Lien Fiche personnage: Ici

Stats :
Voie du sorcier de Nurgle (Profil avec empreintes occultes et mutations)
For 9 | End 14 | Hab 10 | Cha 6 | Int 15 | Ini 10 | Att 10 | Par 9 | Tir 9 | Foi 8 | Mag 18 | NA 3 | PV 140/140

Mutations/marques :
Nuages de mouches : -1 ATT/PAR/TIR/INI pour toutes les personnes à moins de 6m
Plaies suppurantes : 1d3 dégâts retranchés à chaque blessure
- Morsure Venimeuse : Poison hallucinogène
- Hideux (Effet : Peur)
- Organe du Chaos (-1 CHA/HAB, +1 END, +5 PV)
Pourriture de Neiglish : Porteur sain
Protection de Papy : 2d4 PdC à chaque critique en incantation
Grimoire :

- Lumière : À appliquer sur un objet ; Fait de la lumière pendant 1h
- Flammèche : Petite étincelle au doigt pendant une minute
- Météo : Connaît la météo prochaine
- Repos : Peu faire se détendre quelqu'un

- Infestation de Nurglings : 24m / 1d4 tours / Projectile magique. Une fois qu'une personne est touchée, elle subit 10+2d10 dégâts magiques par tour / Dès la fin du sortilège ou la mort de l'ensorcelé, des bubons explosent, libérant 2d3 amas de chair, qui sont autant de nurglings
- Fontaine putride : 6m / Instantané / 30+2d10 dégât devant lui + gain de 7 armure temporaire magique / +5 dégât par point de MA
- Gerbe corruptrice : 12m / 10+1d10 dégât dans une zone de 6m, esquivable ; métal rongé après 1d4 tours / -1 esquive par MA

- La multitude fait le tout : Se change en nuée de mouches
- Prodigieuse santé : Contact / Devient ultra bogosse et ultra chad
- Grande invocation de petits amis : Invoque des insectes pour servir d'ingrédients
- Immonde messager : Peut envoyer des messages twitter (Caractères limités)
- Allégresse fétide : Supprime toute douleur mentale ou physique
- Divine urgence : Force la cible à faire un jet d'END. Diarrhée en cas d'échec.
- Paludisme dévorant
- Vent de Nurgle
- Torrent de corruption

- Invocation : Nurglings
- Invocation : Bête de Nurgle
- Invocation : Porte Peste
- Octogramme de conjuration
Compétences :
- Résistance accrue : +1 END aux jets testant la résilience physique (Fatigue, drogue, alcool, torture...)
- Vol à la tire : +1 pour escamoter quelque chose
- Baratin : +1 pour endormir la vigilance de quelqu'un
- Déplacement silencieux : +1 pour fureter quelque part
- Déguisement : +1 pour s'infiltrer en étant déguisé
- Alphabétisation
- Autorité
- Humour
- Empathie
- Coriace

- Sens de la magie : Sur un test, détecte les événements magiques
- Incantation (Domaine de Nurgle)
- Maîtrise de l'Aethyr (Nurgle) : 3
- Contrôle de la magie
- Divination (Oniromancie) : Sur un test au cours de son sommeil, peut découvrir la destinée de certains personnages
- Langue hermétique (Langue Noire) : Parle la langue immonde du Chaos
- Confection de maladies : Peut fabriquer des maladies communes et rares
- Connaissance des démons
Équipement de combat :
- Bâton démoniaque : 2 mains ; 10+1d8 dégâts ; 8 parade ; Assommante & Utilisable seulement par les classes magiques. +1 PAR
- Pistolet à répétition : 46+1d8 dégâts, malus -2 TIR/8 mètres, peut tirer cinq fois à la suite avec un malus de -1 TIR par chaque nouveau canon qui fait feu
- Agaga (Épée à une main) : 18+1d10 dégâts ; 13 parade ; Rapide, Précise, Perforante (2) ; +1 INI
- Cocktail Molotov (x4) : Dans un rayon de 1m, toute personne qui est touchée par la bouteille prend trois états de « Enflammé ». Dans un rayon de 2m, c'est 2 états seulement. Dans un rayon de 3m, un seul état.

- 15 balles et poudres

- Tenue de cultiste de Nurgle : 5 protection ; Tout le corps sauf tête

- Anneau d'Ulgu : Lorsque porté, vous pouvez faire croire à ceux qui vous entourent que vous êtes un humain lambda (sans mutation aucune ni trait particulier) pendant 1 heure. Vous ne pouvez utiliser cette capacité qu’une fois par jour. Vous ne pouvez pas prendre l’apparence d’une personne en particulier.

- Miroir de la Demoiselle d'Acques
- Cor de la harde des Museaux Annelés
Équipement divers :

- Marque de Nurgle
- Caresse de la vipère (poison) : Un sujet blessé par une arme enduite de ce venin doit réussir un jet d'END-4 sous peine de mourir dans END minutes. Chaque minute avant sa mort, le sujet subit 5 points de dégâts non sauvegardables, et un malus cumulable de 2 à ses caractéristiques.


- Couverts en bois
- Sac à dos
- Couronnes dentaires en bois
- Tatouages
- Porte-bonheur

- Sap-biscuit

- Costume de répurgateur + Fleuret (Déguisement)
Divers divers :

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Helveticus Matix
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Re: [Dark Heresy] Le tranchant des ténèbres

Message par Helveticus Matix »

Je hurle mes directives avec la conviction d'un adepte possédé par sa divinité. Un flot de binaire pénètre dans les circuits inférieurs des créatures et tente de se frayer une place dans leurs cogitateurs, bousculant tout protocole sur son passage. Mais alors que je suis convaincu de l'arrêt immédiat des combats, je remarque que mes paroles ne trouvent aucune forme d'échos. Même avec mon privilège de membre du Culte, les machines refusent de m'écouter.

Et cela me glace le sang.

Mes collègues n'ont pas perdu de temps. Wullis, faisant preuve d'un délai de réaction remarquable pour un être exclusivement charnel, fonce déjà, tête baissée, vers l'ennemi. Il fait des ravages, et je retrouve dans cette scène un reflet du passé, lorsqu'il se trouvait dans les lignes opposées aux miennes. Inconsciemment, je plains mes adversaires, mais leur manque total d'autonomie rend ce sujet totalement superflu.
Alors pourquoi nous attaque-t-ils?

La communication ayant échoué (misérablement) je me saisis maladroitement de mon pistolet pour tirer. En même temps, mon vox hurle un extrait de la bénédiction de bataille de l'Omnimessie.


< ...Et comme les armes bénies par l’Omnimessie vous servent, vous les servirez. Préservez-les de la honte de la défaite!..._ >

Mon premier tir fait mouche, se joignant aux rafales de mes acolytes. Les servitors semblent fondre sous les salves laser et de hache que nous leur infligeons. Mais ce n'est pas assez rapide à mes yeux, car je souhaite plus que tout d'effacer ces ignominies illogiques de mon existence. L'émotion me submerge : la haine, la colère. Elles perturbent mes protocoles de tir, si bien qu'à chaque fois que je presse la gâchette, le rayon va infliger sa torture sur les composants innocents du vaisseau. Cette vision me pèse, terriblement.

Alors que le combat tournait en notre faveur, il prend soudain une tournure alarmante. L'un des servitors presque détruit a porté un coup dévastateur à Wullis, tranchant son armure, ses vêtements et sa chair. Son contenant se déverse sous lui de manière absurde, écœurante. La chair est si faible, et pourtant ces images sont si fortes dans mon esprit!
La mollesse quasiment comique de ces organes, mêlée au bruit de viande au contact du sol, me donne une abominable envie de vomir. Mais je n'en ai plus la capacité et, alors que mon estomac mort se contorsionne pour évacuer un contenu fantôme, je sens que ma physionomie hybride n'est plus adaptée à ce genre de réaction.
Je me cabre en avant, ma main organique s'agrippant à un tuyau voisin pour maintenir mon équilibre. Un immonde relent tord mon corps, tandis que, pour la première fois depuis des années, le son qui s'échappe de mon vox ne provient pas de la machine, mais de ma gorge étouffée.


Eeeeeeeeeeeeeaaaargl!

Fort heureusement, avant que les tissus ne se déchirent et que les câbles ne se détachent, mes protocoles reprennent le contrôle. Marqué pas cette effroyable expérience, je n'ai pas encore conscience que le pire est à venir.
En relevant la tête, je remarque que le Corrompu se tient aux côtés de Wullis, les mains tendues.

Ce que je vois ensuite me ravage infiniment plus que tout ce que le sauvage aurait pu cracher de la plaie de son bas ventre. La réalité, une matrice dont les règles ont été écrites à sa création et n'ont pas changé depuis, est violée, déchirée, envahie, puis réécrite. Je commets l'erreur de tenter de mettre des chiffres sur ce que j'observe, d'analyser. Les équations qui en résultent perdent de plus en plus en cohérence, pour finalement prendre la forme de symboles indéchiffrables. L'univers perd son sens sous mes yeux, et je ne peux que regarder avec horreur cet acte innommable.

Comme pour m'épargner de sombrer définitivement dans la plus profonde des folies, un flash intense envahit mon champ de vision. Mon œil droit est irradié de lumière et complètement aveuglé. Le gauche, dissimulé derrière mon monocle cybernétique - beaucoup pensent que j'ai un implant oculaire à cause de la couleur rouge du verre -, est un peu protégé par ce dernier, mais convulse sous les bugs d'interface du monocle, lui aussi affecté. S'il n'était pas directement fixé à mon masque métallique, il se serait fracassé au sol, me faisant perdre une bonne partie de mes capacités d'analyse.

Tant s'est écoulé dans la dernière minute. Mes protocoles frisent l'hystérie tant les émotions qui me torturent refusent toute forme de discipline. Dans l'agitation, je capte à peine les dernières paroles du servitor restant, mais je ne prends pas le temps de les enregistrer. C'est du Lingua Technis, la langue sainte de notre Culte. La parler aux côtés d'infidèles en dehors de cérémonies est un sacrilège lourdement réprimandé.
Et de cette façon en plus! Aucune forme de sens ne peut être dégagé de cet amoncellement de mots.

C'est une hérésie totale, une preuve que le mal qui rongeait ces créatures ne résultait pas d'un simple bug dans leurs programmes. Que la Force Motrice me châtie d'avoir manqué l'occasion d'archiver ces données car, j'en suis convaincu, elles pointent vers la source du problème. Il faut les décrypter.

Sous les ordres de Rorich, le couloir se plonge dans une agitation maladive. Le protocole appliqué est rigide, bien que très inefficacement mis en place. Une fois de plus, ce langage peu pratique prouve ses limites, chaque ordre devant être retransmis à plusieurs reprises par vox ou par bouche-à-oreille. Une simple vague de binaire aurait suffi, toutes les directives pouvant s'appliquer dans les secondes qui l'auraient suivie.
Malgré ce handicap, je dois admettre une certaine disciple de la part de ces individus. La quarantaine est rapidement appliquée et les servitors, désactivés.

Je suis tenté de m'approcher des deux carcasses encore fumantes. Je suis persuadé que leurs circuits cachent les secrets qui pourraient résoudre ce mystère. Peut-être même la phrase que j'ai si stupidement écartée de mes banques d'enregistrement. Mais deux choses m'en empêchent.
Déjà, cela pourrait m'attirer les foudres de mes supérieurs, qui m'ont ordonné de rester immobile.
Ensuite, leur contact me fait peur. Qui sait quel genre de virus ou de corruption les affecte? Ils pourraient se répandre dans mes systèmes et les ravager, voire m'infecter. Non, je laisse ce travail à des mains plus expertes que les miennes. Des techsorcistes par exemple.

Le brancard de Wullis passe non loin de moi et j'observe son corps inconscient avec un étrange mélange de sentiments. De la satisfaction, évidemment, de voir la justice divine s'abattre sur lui - même si elle ne découle pas de la Volonté de l'Omnimessie, mais de ces machines corrompues. Et aussi... de l'admiration? Après tout, nous sommes dans le même camp et ce sauvage a fait preuve d'une incroyable détermination, omettant tous les risques encourus. Qu'ai-je fait au cours de cette confrontation, à part hurler dans le vent et rater la quasi-totalité de mes tirs? Mon corps m'a failli, ma chair a tremblé. Je ne suis que le bourgeon d'un adepte de la machine.
Et pourtant, ce Wullis n'est constitué que de chair et de sang...

Je ne parviens pas à diagnostiquer si je souhaite sa survie ou non, mais le fait que le résultat ne soit pas catégorique est déjà une surprise en soi.




Nous suivons Rorich vers les entrailles du vaisseau. Ce dernier me semble beaucoup moins amical à présent, mon auspex fixé sur mon épaule droite analysant chaque servitor, chaque machine susceptible de s'en prendre à nous. Je n'ai jamais ressenti cela à l'égard de ces reliques de mon Ordre, mais mon angoisse prend le dessus. Je murmure continuellement une prière d'apaisement de l'Esprit de la Machine, espérant ainsi me détacher du groupe et laisser les autres pour seules cibles.

Ma prothèse a des ratés, si bien que j'ai du mal à viser le sol grillagé. Ma canne se coince plusieurs fois dans les trous et manque de me faire chavirer. Je sens à ma droite la présence d'Enkidu comme s'il irradiait d'une chaleur maladive. Pour purifier les environs, j'ai relancé mes ventilateurs et les fais tourner à plein régime. De grosses volutes d'encens rituel s'échappent de mon dos à intervalles réguliers dans un "pshhhhhht" rassurant. C'est une maigre protection contre l'Impur pour mes alliés et moi-même, mais c'est mieux que rien.

J'ai toujours tiré une certaine fierté de ma propre curiosité. Elle motive ma recherche du Savoir. Certes, cela a souvent mis mes collègues et ma propre existence en danger, mais j'ai toujours su en tirer plus que cela ne me coûtait - du moins jusqu'à ma mutation au sein de l'inquisition.
Mais présentement, je maudis cette curiosité qui me ronge, m'ordonne de dévier légèrement vers la droite et de me rapprocher de manière infime du Corrompu. Je risque mon intégrité, tant binaire que biologique, mais je ne peux pas y résister.[/i]

< Cette unité ne... ce que vous avez fait. Elle ne comprends pas. C'est si... si... erroné, incalculable._ >

Voilà que c'est mon tour de sortir des phrases incomplètes. Cet individu vient de ravager la consistance de l'univers dans lequel je pensais me trouver. Certes, j'ai déjà voyagé dans l'Immaterium, mais en prenant toujours soin de fermer mon esprit et de me rendre aveugle de tout ce qui se déroulait en dehors du Champs Geller. Même les perturbations au sein de l'Arche, je prenais soin de ne pas les analyser, d'en ignorer jusqu'à l'existence.
Tout à l'heure, je n'ai pas eu le choix. Et à présent, je ressens un besoin de compléter cette équation fraîchement rendue inexacte.

Soudainement, je réalise que l'excommuniée aussi a déjà fait preuve de capacités similaires. La réponse à ma question me fait peur à présent, je me sens en minorité. Le Faiseur d'Ailleurs lève les yeux vers moi et réplique simplement.


« il n'y avait pas de psyker d'où vous venez ? »

Je suis déçu et rassuré à la fois. Ma curiosité reste affamée, mais mes terreurs ne seront pas alimentées.

< Omnimessie, non!... Rectification. L'Arche dans laquelle a vécu cette unité comptait plusieurs navigators. Un mal nécessaire pour les voyages dans l'Antimatrice. Mais cette unité n'a jamais été affectée dans cette zone du vaisseau mère. Elle n'a donc jamais c... pourquoi faites-vous cela?!_ >

Le corrompu se... il se nourrit de lui-même! Il croque ses ongles frénétiquement! A-t-il à ce point besoin de se sustenter après ses efforts? Est-ce une pratique impie en rapport avec sa manipulation de sa réalité? Non, je ne pense pas. J'ai déjà vu des comportements similaires dans ma jeunesse, sans jamais pouvoir les expliquer. Cela m'apaise un peu, mais je me sens toujours un peu mal.

Enkidu cesse immédiatement son pêché de gloutonnerie, puis marmonne quelque chose que j'ai du mal à entendre.
« Ce n'est rien » me semble-t-il. Cette fois, ma déception est complète. Cette information aurait pu m'aider à mieux comprendre le comportement des Incultes.

« Je suis un psyker, nous avons une mutation qui nous permet entre autres de soigner les gens en utilisant l'énergie du Warp »

Ainsi, l'ignominie de sa nature vient d'une mutation? C'est logique, j'aurais pu le diagnostiquer moi-même, mais je ne m'y suis jamais risqué. Mon vox gargarise une sorte d'approbation pour clore la conversation. Onze secondes et demie s'écoulent avant que je ne me décide à agir. Je fouille dans ma robe, puis en ressort un petit bout de métal incurvé. Ma lime à ongle personnelle. J'attache une importance certaine à raccourcir mes ongles le plus régulièrement possible, cette partie organique de mon être restant la seule chose dont puisse contrôler l'expansion.

Avec une infinie précaution, d'une main hésitante et parfaitement manucurée, je tends l'outil au corr... au psyker. Ce dernier ouvre la bouche pour parler, mais se ravise et saisit délicatement la lime. Je me rétracte immédiatement. Enkidu ajoute qu'il me la rendrait plus tard.


< Inutile. La lime n'appartient plus à cette unité._ >

Et ce, depuis l'instant où il l'avait touchée. Jamais je ne pourrais me résoudre à partager ce genre d'objet, et encore moins avec un psyker. Pourquoi ce geste? Il me paraissait nécessaire et, de toute façon, je pourrai m'en tailler une nouvelle en un rien de temps.
Sans me tourner, fixant la "Larme de l'Omnimessie" reposant sur l'épaule de Rorich pour tranquilliser mes émotions, je m'adresse à l'excommuniée. Il reste encore une question que je ne peux laisser en suspend plus longtemps.


< Magdalena Sephone / Excommuniée, cette unité s'interroge : êtes-vous capable de ce même genre de capacités?_ >

L'intéressée me répond simplement :

« Rex, il y a des choses qu'on ne demande pas une femme : son âge, et ses secrets. »

Mes ventilateurs ont un hoquet. Une volute d'encens plus âcre que les autres s'en échappe. Rex, c'est probablement un diminutif de mon prénom. Pour ce qui est du reste, je... j'assimile, j'intègre ces nouvelles données à mes protocoles comportementaux. Elles me semblent très restrictives : définir "secrets"! Mais il me faut faire des efforts si je veux espérer pouvoir un jour m'intégrer à ce groupe. Une cohésion, même relative, garantira un minimum de conflits, ce que je préfère éviter.

< Archivé._ >



Rorich nous installe dans une pièce dérobée derrière une conduite. Il nous propose de prendre nos aises, mais je préfère rester debout. Mes muscles me font mal, mes jambes sont lourdes et mon dos craque. C'est parfait, ma chair mérite ce châtiment. Ma canne m'aide à garder mon équilibre et cela me suffit.

Un nouveau personnage fait son apparition, un certain Ndiame Masteel. Ce n'est pas un techno prêtre, mais son visage fortement modifié m'inspire une certaine confiance. J'ai déjà honte d'afficher des globes oculaires toujours organiques, alors plonger mon regard dans ceux d'un interlocuteur m'est désagréable. Ce problème ne se pose pas avec le lexiconographe.
Ces individus font preuve d'une rigueur administrative qui m'est familière, aussi, je pense que nous pourrons communiquer efficacement. Mais cela ne veut pas dire qu'il faut partager nos données sans prudence. Mieux ne vaut pas finir dans les petits papiers de ce genre d'individus.

Rorich entame la conversation et j'assimile que l'incident que nous avons vécu n'est pas unique au sein du vaisseau. L'Esprit de la Machine est-il à ce point tourmenté? Quel genre de force peut-elle bien être à l'œuvre?

L'attention de Masteel se tourne pleinement vers nous. Il souhaite notre "avis" sur les évènements. Sa question m'interpelle, je ne suis pas habitué à ce qu'on me demande mon opinion. Aussi, je m'apprête à répondre comme je l'ai toujours fait face à un supérieur : lui transmettre mes données et analyses brutes récoltées.

Mais alors que mon vox commence à peine à grésiller, Enkidu me coupe d'un retentissant « Non ». Je me rappelle sa présence, de ce qu'il sait de moi et de mes "études", de ce qu'il a fait sur Wullis, et de ce qu'il risque pour cela. Rorich n'a pas mentionné cet évènement capital et je diagnostise que cette omission est volontaire. Mais je devrais le dénoncer, assurément.
S'en prendrait-il alors à moi? Me ferait-il disparaître dans l'Ailleurs pour se venger ou me réduire au silence?

Je m'avance et me redresse.


< Kryptaestrex Mora, technographe de la flotte explorator « Dévoilée »_ Précédemment affilié à l'Arche Omega -X2487-, aussi nommée « l'Œil de Thule »._ >

< Cette unité initie une séquence d'intention : // avant sa destruction, un servitor a émis une séquence en Lingua Technis. Cette unité n'a pas été capable d'enregistrer cette communication, mais elle a archivé que ce signal n'avait - avant analyse approfondie - aucune forme de sens.
Cette unité théorise : // ce signal peut nous éclairer sur la nature du dysfonctionnement des servitors.
// les carcasses des servitors recèlent peut-être des données manquantes.
Cette unité préconise : // une grande prudence lors de l'étude des carcasses des servitors. Le mal qui les rongeait ne semblait pas provenir de la Volonté du Dieu Machine et pourrait infecter tout système s'y affiliant._ >


Je n'ai pas parlé du psyker. Seul l'avenir que la Force Motrice me réserve me dira si c'est une abominable erreur ou un choix avisé.
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Helveticus Matix, Voie du Technoprêtre
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Diederick von Bildhofen
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Re: [Dark Heresy] Le tranchant des ténèbres

Message par Diederick von Bildhofen »

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Malgré le filet de sueur froide qui se mettait à couler le long de mon dos, mon corps et mon esprit fondus dans le conditionnement pavlovien de la garde réagirent par la seule réponse possible. Lorsque terrifié, une seule réponse acceptable pour un homme de la garde : l’avant. Aussi fut-ce avec terreur que j’avançai vers les horreurs plus tout à fait humaines. Au pas cadencé, je lâchait une bonne rafale de trois coups sur le plus dangereux des ennemis, avant de me mettre à accélérer le pas, mon conditionnement se rétablissant avec vigueur. Finalement, je tomba sur l’ennemi à la tronçonneuse, baïonnette au canon, comme à l’entraînement. Et pour faire bonne mesure, je vidais ma charge d’énergie en le lardant de quelques coups lasers tandis que ma baïonnette était encore plantée dans la chaire de la chose non-vivante. Sauf qu’emporté par l’élan et l’appel au sang, afin de noyer le dégoût et la terreur qui ne cessait de me tourner autour, je ne vit pas arriver la réplique de la créature qui, bien qu’amputée d’une jambe, traça un grand arc de l’un de ses bras. La conséquence de pareille attaque fut de réduire en charpie ma belle armure carapace. Et juste celle ci. Ou bien en ai-je eu l’impression, l’adrénaline atténuant un chouïa l’intense douleur que tout individu normalement constitué ressentirait s’il se faisait découpe le bidon et que ses intestins venaient repeindre le carrelage.

La tête emplie d’une soif de sang et la gorge vidée à pousser des cris de guerre, je m’efforçai de sauvagement achever l’horreur technologique me faisant face, dans un déchaînement de violence tribale, massacrant à coups de baïonnette et de crosse le corps de l’ennemi. Puis lorsque celui ci fut bel et bien mort pour de bon, j’entrepris, toujours aussi haut en adrénaline, d’aller massacrer le deuxième ennemi, avant de réaliser qu’il avait été détruit sous le feu nourrit de mes collègues.

Loué soit le Dieu-Empereur, que le sang de ses ennemis arrose ses sillons.

Avisant du coin de l’œil l’adjudant, je me mis à nouveau au garde à vous… ou du moins essaya-je, avant de sentir mes jambes s’affaiblir.

Ce ne fut qu’à partir de ce moment que je réalisa que j’étais en train de repeindre le sol de mon sang et mes tripes. Affalé contre une caisse, ce fut avec des yeux lourds que je vis Enkidu, le sorcier, se diriger vers moi. J’ignorais ce qu’il allait faire. Tout juste ai-je eu le temps de lui prendre le poignet, quoiqu’il fasse.

Mon corps… doit nourrir l’arbre sacré… eu-je la force de murmurer alors que le choc et la douleur venaient m’attaquer. Dans un état de délire, les yeux lourds, je crois avoir calculé que le sorcier utilisa de sa magie pour faire un truc avec mes tripes… je ne sentais plus l’air froid toucher celles ci. Puis il y eut des petits points noirs qui apparurent tout le long de mes yeux. J’avais froid. Et envie de dormir. Mais pas avant de donner le rapport. Il fallait que je me mette au garde à vous !

Je commençais à tomber dans l'inconscience, dormir et se réveiller, à nouveau, encore et encore. J'entendais des sons. Je voyais des lumières. À un moment, je me suis senti plus alerte qu'aux précédentes phases, mes yeux agités ayant cette fois ci la capacité de percevoir autre chose de de flasques contours. Je regardais un plafond. UN très haut plafond. Plus haut que les plus hautes branches de l'arbre sacré de Tombe-Hiver.

Il y avait des gens autour de moi. Des medicae ? Je crois qu'ils sont en train de me dépouiller ? Comme des suiveurs de camp ? Mais pourquoi ils touchent à... Mais faites pas ça c'est sacré bordel de cul à nouilles !

Ruhhhhh….

Pourquoi j’arrive pas à parler ? Je veux insulter ces mécréants ! On touche pas à ce qui est sacré ! Ils ne m’ont pas terrassés sur le champ de bataille ! Argh… j’arrive pas à garder les yeux ouverts….

Est-ce la fin ? Oh Dieu-Empereur, Anciens Dieux de la forêt, puissiez accueillir entre vos racines votre serviteur. Puisse-t-il être reçu par vos grâces. Ô dieux du vrai nord, accordez moi une place dans vos feuilles et votre écorce, afin que je rejoigne mes ancêtres…
Je repris à nouveau conscience et... est ce que ces gens essayaient de m'écraser la poitrine à la seule force de leurs bras ? Tout était blanc ici ? Je n'avais pas encore rejoint les ancêtres ? Je vois rien. Seulement des formes et des couleurs. Et des sons. Ou bien sont-ce les couleurs que j'entends ? Quelque chose m'a piqué le bras. Une dague ? Je vois clair à nouveau. Loué soient les medicae et hommes médecine. Il y a des gens en blanc par ici. Et beiges. Et rouge. Et rouge et de métal. Et de métal. De métal. De métal. Comme les affreux.

Je repris à nouveau conscience et... est ce que ces gens essayaient de m'écraser la poitrine à la seule force de leurs bras ? Tout était blanc ici ? Je n'avais pas encore rejoint les ancêtres ? Je vois rien. Seulement des formes et des couleurs. Et des sons. Ou bien sont-ce les couleurs que j'entends ? Quelque chose m'a piqué le bras. Une dague ? Je vois clair à nouveau. Loué soient les medicae et hommes médecine. Il y a des gens en blanc par ici. Et beiges. Et rouge. Et rouge et de métal. Et de métal. De métal. De métal. Comme les affreux.

J’essayais de me lever et me battre à mort face ç cette horreur, mais tout ce que je parvins à faire fut de m’étaler au sol comme un ivrogne et me faire saisir par les traîtres ayant infiltrés le medicae.
Quelqu’un me mis masque sur le nez. Un, deux… Deux…

Je fermais les yeux à jamais.

Il faisait froid.

Très froid. Comme le vent d’un blizzard par une nuit d’hiver dans le vrai nord.

J’ouvrais les yeux.

Il faisait noir. Non, sombre. Il n’y avait que de la neige à perte de vue. De la neige, encore de la neige, la taïga… Et l’antique forteresse de Tombe-Hiver dans mon dos. Le bois au loup. Le bois consacré au Anciens Dieux de la forêt.

Je m’avançais vers ceux ci, marchant dans la neige, malgré que celle ci m’atteignait jusqu’à la taille. Le temps sembla s’écouler à la vitesse de l’eau descendant le torrent. Je me retrouvais dans le bois sacré de la forteresse. Il faisait bon de respirer l’air du lieu. Les chênes ceignant formant une grande clairière, au centre de laquelle se trouvait l’un des plus anciens arbres sacré. Son tronc immense, à tel point qu’il fallait plusieurs hommes pour en faire le tour, plus large encore que la base des tours du château. Sa si belle écorce blanchâtre. Et ses feuilles rouges, baignées dans le sang des sacrifices. Et au gravé dans le tronc, ce visage. Le visage du premier homme à violer les lois de l’ordre naturel. Parricide, fratricide, infanticide,, tous au premier degré, qui s’était livré à l’inceste, en violant les lois de l’hospitalité, déshonoré plusieurs femmes, consommé et fait consommer par traîtrise de la chaire humaine, se mêlait avec Ceux de la Glace, au point de prendre pour épouse l’une d’entre eux…. Cette abjecte créature avait été offerte en sacrifice aux Anciens Dieux de la forêt pour que ceux ci délivrent leur justice. Il avait consommé une bouture d’un arbre sacré, et celle ci grandit de manière exponentielle dans son estomac, déchirant le cuir du pêcheur, et c’était son visage qui était resté gravé sur le bois, un visage contorsionné par l’horreur et la douleur.

Les Anciens Dieux de la forêt n’étaient pas des déités promptes au pardon.

Avisant le bol de bois au pied de l’arbre, je m’emparai de celui ci, pour ensuite le faire entrer dans la bouche du visage gravé sur l’arbre, le temps que je prie les dieux. Que l’ambiance apaisant du bois sacré m’avait manqué.
Un genoux à terre, je me recueillais sous les branches accueillantes de l’arbre, livrant aux Anciens Dieux mes préoccupations, mes requêtes, mes espoirs. Puis ils me répondirent une fois que j’eus terminé de prier. Le faible son des feuilles agitées par le vent était la réponse apportée par les dieux.
Retournant chercher le bol au sein de l’arbre, celui ci était empli d’un fond de sève rouge.

Il était temps pour lui de recueillir la sagesse de ses ancêtres et des dieux.

Avisant l’étang noir comme de l’encre, situé plus profondément dans le bois sacré, je me dirigeais vers celui ci. Cet étang et les mares à son côté étaient l’un des lieux les plus sacré pour les vrais Hommes et enfants de la forêt. Me déshabillant pour me révéler comme au premier jour, je m’enfonçais dans l’eau chaude et fumante de l’étang, cette même eau qui avait vu le premier haut roi terrasser Ceux de la Glace, ce même roi qui avait fait tomber l’hiver, et bâti Tombe-Hiver…
assis dans l’eau, les épaules mouillées par l’eau suprêmement chaude, je saisit alors le bol et avala la sève sanglante, et laissa ma tête retomber en arrière. Et les visions sacrées commencèrent alors à se révéler à moi. Les rêves prophétiques, passés, présents et futurs m’apparurent, alors que je volais, que mon esprit volait, parcourant en quelques instants les vastes distances du Grand Nord de Phyrr… Et ce que je vit….
Le savoir c'est le pouvoir. Et savoir quand le garder, le cacher, le partager, cela est la véritable épreuve de ceux le détenant.

Diederick Maria Reichenbach Bruno "Ruichen" von Bildhofen, Voie de l'étude de la connaissance
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Re: [Dark Heresy] Le tranchant des ténèbres

Message par Valindra »

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Magdela Sephone, Soeur de Bataille
Nox crache du feu entre mes mains dans une pétarade de blasts mortels. La crosse plaquée dans le creux de mon épaule, le corps arqué en avant, je presse la queue de détente de façon répétitive. Ma joue s’est collée sur le corps du M39 Arcon Lasgun, et mon œil s’est glissé au bord du tunnel de visée. Ils sont dans ma ligne de mire, et je continue de faire chanter le canon.

Peut-être me suis-je trop précipitée. Peut-être cela fait-il trop longtemps que je n’ai pas traité une cible. Mes vieux démons reviennent pendant que Nox déverse la mort. Ses bruits sont stridents et brefs, mais curieusement, ils me rappellent le chant des oiseaux. De multiples piou piou piou résonnent jusque dans mon squelette. Je dois être déconcentrée, car mes premiers tirs ne font que claquer contre le métal. Je balaie du regard la zone autour de moi. La guerre est revenue me chercher. Tandis que Wullis s’élance, que Rex et Dudu fusillent, le servitor progresse. Il vient directement sur nous, avec sa tête sortie d’un film d’horreur, avec son corps aliéné par la mécanique, avec sa débilité destructrice. Je commence à paniquer, car j’anticipe leurs actions et je me rends à l’évidence que l’aventure risque de se compliquer : le butor fonce, mais derrière, sa consœur le couvre d’un enfer crépitant. Ils ont un semblant de stratégie et sur un imprévu malheureusement tout peut déraper. Les munitions sifflent autour de mes oreilles, mais portée par la grâce de son Emince j’ai comme l’impression d’être invulnérable, alors je maintiens ma position. Je dois me faire violence pour ne pas sauter et me planquer. La Foi est une carapace impénétrable. Elle arme de courage et nous barricade. L’ultime rempart contre la folie. Je lutte contre ce nœud qui me tort le ventre, contre cette peur intestine, contre le spectre de la mort.

Notre animiste de service fait mouche sur la tireuse dès la première ouverture de feu et laisse venir à lui le colosse et ses outils de carnage. Serait-ce défi ? Serait-ce folie ? Je reconnais bien là l’homme qui m’a sauvé la vie jadis. Quelle bravoure. Quel aplomb. Il donne l’impression de vouloir en découdre à sa manière, dans un duel de chair, dans un espace contraint, idéal pour libérer toute sa force physique. Enkidu l’assiste dans sa quête et ses tirs suivent une trajectoire tangente pour faire mouche et déchirent le torse de la créature. Le Servitor ne s’arrête pas pour autant : c’est un damné, une aberration, une coquille vide uniquement destinée à tuer. Même criblé de balles, même avec ce coulis d’hémoglobine qui ruisselle jusqu’à ses jambes, il avance. Il fonce droit sur Wullis.

« Merde ! »

J’ignore pourquoi je suis si maladroite, mais j’ai encore raté ma cible. Je visais les jambes du forcené pour l’empêcher de se livrer au carnage qui tapissait sûrement le fond de ses désirs, mais mes cartouches ont ricoché contre le sol en projetant des étincelles rouges. Ma tactique est assez simpliste et s’articule autour d’une unique volonté de les mettre hors d’état de nuire, car un blessé vaut dix morts. Et puis cela est dans ma nature. Je ne suis pas guidée par des lubies meurtrières, je n’ai jamais vraiment été mue par la volonté de causer le trépas d’un pauvre hère. Je suis accompagnée par la Grâce, et je prône la vie. Qui sait, peut-être Rex pourra-t-il les faire parler ?
Les munitions sifflent encore autour de moi et m’obligent à me décaler. J’exécute un petit pas de côté pour sortir du faisceau de tirs, puis d’un contre-appui je me projette de l’autre côté du rayon d’enfer des projectiles relâchés sur ma carcasse. Mon corps quitte le sol et se groupe dans une figure rotative pour empêcher une visée précise. La Mère Supérieur me faisait toujours cette remarque : avoir un déplacement prévisible nous rend vulnérable. Il faut surprendre.

Dans cette nouvelle posture, je fais feu. Ma cape effectue des lacets dans les airs. Je sens les vagues de chaleur souffler sur mon crâne chauve, humecté par une sudation naissante. J’ai le palpitant qui résonne dans ma poitrine. Je penche la tête. Je me concentre. Mon œil descend. Mon arme monte. Nox guide mon regard. Le canon darde mon objectif. Je déclenche.

La rafale défonce le corps du Servitor… qui continue la foulée vers son périple meurtrier et lève sa tronçonneuse.

Un geyser de sang éclate vers le plafond tandis que je m’accroupis pour prendre une nouvelle position.

En me rétablissant pour redresser le canon, ma vision se trouble d’horreur. Le Servitor est sur Wullis. Mon héros tombe à terre. Je crie, mais j’ai l’impression qu’on ne m’entend pas. Alors j’avance, et je vide le chargeur dans le corps du forcené. Wullis, pendant ce temps-là, foudroie la lointaine tireuse.
Rex analyse la situation en retrait. Je me demande combien de chiffres défilent dans sa tête… non, il ne faut pas que je me l’imagine. Je me concentre sur Enkidu. Enkidu, oui. Quel étrange procédé. Quel étran…
* * * Je m’inquiète pour Wullis. J’en viens presque à regretter de ne pas avoir chargé avant lui. Je me dis que j’aurais pu le précéder pour être sur le billard à sa place ; ainsi aurait-il survécu à coup sûr, et j’aurais honoré le Tout-Puissant par le sacrifice de ma personne. J’ignore s’il respire encore. Ce doute persistant, ce manque de réponse, tout cela me ronge de l’intérieur. Je grignote mes ongles. Je me gratte les bras. Je jette des yeux furtifs partout autour. Je suis stressée. Je suis inquiète.
* * * Nous avons suivi Rorich. Rex s’est montré un peu trop curieux, alors j’ai répliqué un peu sèchement pour lui faire comprendre qu’il inconvenable d’interroger une femme sur ce qu’elle maquille derrière son sourire angélique. Cette machine serait capable d’exhiber toute mon existence si je ne l’arrête pas, de me mettre à nue devant toute la clique de ce vaisseau rassemblée. Je suis pudique de nature. C’est aussi dans mes préceptes.
Ne manquerait plus qu’on apprenne ce que je ne veux pas qu’on sache, tiens.

L’Adjudant-chef nous mène jusqu’à Masteel. Ce nom, j’ignore pourquoi, me rappelle quelque chose. Il m’intrigue autant qu’il me rassure. Je me doute que Masteel est de notre côté, sinon nous n’aurions pas ce degré de confidence. Pour autant, j’ai du mal à concevoir qu’il soit totalement désintéressé de cette situation. Pour ainsi dire je le trouve même trop curieux, et le fait même que l’Adjudant-Chef n’en dise pas beaucoup plus et reste vague sur le sujet me laisse envisager que cette défaillance est un secret de polichinelle. Alors je me contente d’écouter l’analyse froide de la machine. Rex est d’une objectivité si parfaite que cela fait germer en moi un petit sentiment d’angoisse. J’ai l’impression qu’il fonctionne par protocole, et je crains que ne soit inscrit dans son programme des logiciels d’évaluation des menaces et de destruction immédiate en cas d’identification. Cela me rappelle que j’ai le statut d’excommuniée, et je ne suis pas certaine que cela fasse bon ménage.
Je me contente de rester vague. On aime toujours entendre une bonne sœur qui parle.

« Nous ne serions pas indemnes sans la bravoure de Wullis. Et ce dernier n’aurait point survécu sans le secours d’Enkidu. Nous agissions en couverture avec Kryptaestrex lorsqu’ils se sont jetés dans la débâcle pour sauver le plus grand nombre. J’ose croire que notre Adjudant-Chef peut en témoigner. Au risque de paraître trop curieuse… avez-vous des éléments à nous rapporter pour anticiper ce genre de déconvenues ? »

Je sais par expérience qu’il n’est pas bon de rester dans le champ des justifications, et qu’il est de bon aloi de renverser la tendance en se montrant aussi curieux que son interlocuteur au sujet de ses propres connaissances. Mon petit doigt me dit que Masteel et Rorich ne sont pas ignares au point de ne pas comprendre l’origine de ces turbulences.
Turbulences. Ce mot sonne comme une note dans le fond de mon âme.
Valindra | Haut-Ælfe, Voie du noble
Profil : For 8 | End 7 | Hab 9 | Cha 10 | Int 8 | Ini 9 | Att 10 | Par 9 | Tir 10 | Mag | NA 1 | PV 55/55
Fiche personnage : Lien

États Temporaires
*


Compétences
• Acuité visuelle (B)
• Acuité auditive (B)
• Arme de prédilection - Lance (B)
• Monte (A)
• Diplomatie (B)
• Chant (B)

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[MJ] La Fée Enchanteresse
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Re: [Dark Heresy] Le tranchant des ténèbres

Message par [MJ] La Fée Enchanteresse »

L’air devenait humide. Il y avait une étrange odeur de roses. Et partout autour de Wullis, l’immense eau noire semblait tout avaler. L’arbre disparaissait, lentement, il se désagrégeait pour voler à l’horizon, et rapidement, il n’y eut tout autour de lui plus que ça, de l’eau. La terre était noire, le ciel était noir, et tout n’était obscurité, si ténébreuse et si impénétrable qu’on ne voyait plus au-delà de soi-même.

Une lumière dorée scintilla pourtant droit devant lui, reflété au-dessus de l’eau-encre. N’ayant nulle part où aller, Wullis sentait qu’il devait s’y rendre — c’était là-bas que le sang le menait. L’eau s’arrêtait vite à ses hanches, mais le Garde n’avait pas peur d’un bain de minuit, d’autant plus qu’il se sentait étonnamment vif et léger. Avec un simple mouvement de brasse, il remonta. L’eau était morte, inamovible, l’eau pure d’un lac ondoyant simplement sous ses propres gestes à lui. Il glissait dessus, facilement, avec délice — c’était purifiant et agréable.


La lumière provenait d’un petit îlot de terre. Une plage de galets, surmontée d’un grand rocher sur lequel on avait posé une étrange machine d’une technologie inconnue : une sorte de phare de métal et d’électricité, dont le style ne ressemblait bizarrement pas aux bidules des Martiens — il n’y avait pas partout des bougies, des têtes de mort, des symboles d’écrou ou des sceaux collés à la cire sur cette machine. C’était un engin plus… Pur. Brut. Original.

Nu comme l’Empereur l’avait fait, Wullis s’avança. Les galets écharpaient la plante de ses pieds, mais l’atmosphère n’était pas froide, aussi, il n’avait même pas de chair de poule alors qu’il était dégoulinant d’eau.
Il découvrit très vite qu’il n’était pas seul.


Des hommes attendaient à genoux. Pas ceux de sa planète — ils ressemblaient plutôt à des militaires de la Garde Impériale. Il jurait avoir déjà vu ce régiment : Gendarmerie Malfienne, le même équipement que l’adjudant-chef Peyrillhac. Des soldats roturiers issus d’un riche monde-ruche, dirigés par des officiers compétents mais avec peu d’égards pour les pertes humaines. Tous avaient une posture de prière : un genou sur le sol, les mains sur l’autre relevé, les épaules bien en arrière. Ils regardaient en direction de la lumière, où une grande silhouette se tenait droite.
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Une femme d’or et de violet. Plus grande que Wullis (Et pourtant Wullis était très grand…) mais fine comme une aiguille, elle portait une étrange armure chitineuse de pourpre, qui semblait se confondre avec sa peau, comme si elle portait naturellement une étrange carapace de scarabée à la place d’un tendre épiderme — on devinait bien ses formes sous l’attirail. Autour des épaules, elle avait une immense cape blanche de soie, reliée par un solide harnais d’or, de même que son visage lui-même était recouvert d’un immense masque cuivré qui semblait encastré dans son crâne. Elle avait à sa main droite une immense lance, plus grande encore qu’elle, si bien que l’armement semblait complètement démesuré aux yeux de Wullis — on aurait dit une sarisse, qu’elle manipulait quand même avec l’agilité du bâton.

L’un des militaires Malfiens se mit debout. Il posa ses deux genoux à terre, juste aux pieds de la grande dame. Avec sa main qui ne tenait pas l’arme, elle caressa les cheveux du soldat qui fermait les yeux. Elle utilisa alors un de ses ongles pour griffer son front. Elle l’entailla fortement, jusqu’à en faire couler le sang. Elle dessina un symbole cubique.
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Wullis n’avait aucune idée de pourquoi, mais il lui semblait que ce symbole sanguinolent, tailladé dans la chair, était une lettre. Peut-être le symbole d’un mot. Les lettres avaient un étrange pouvoir, quelle bizarrerie de pouvoir contenir des pensées dans un écrit…

Le Malfien serrait des dents et gémissait alors qu’on entaillait sa chair. Mais après, il expira tout l’air de son corps, et il souriait d’extase.

Alors, la femme violette leva la tête, et découvrit enfin Wullis. Elle fit un pas de côté, et se saisit de sa sarisse à deux mains, y comprit celle qui dégoulinait maintenant de rouge. Le masque d’or ouvrit ses « pupilles », et à l’intérieur, tout au fond, Wullis découvrit des yeux parfaitement humains, à la rétine mauve. Une voix se fit alors entendre : une très jolie voix de femme, douce, même si portée avec l’écho du masque, comme si ses poumons eux aussi étaient de métal.

« Es-tu venu ici chercher quelque chose, pèlerin ? »


Le « non » sec et simple d’Enkidu sembla gagner l’approbation complète de Masteel, qui lui répondit avec un hochement de la tête appuyé. En revanche, il sembla un peu agacé par l’analyse de Mora, puisqu’il serra des dents avant de tourner son regard vers le simple explorator. Les rétines optiques de l’adepte s’illuminèrent de bleu et dilataient leur focale, tandis qu’avec une voix sèche, il répondit :

« J’espère que les technaugures de l’Indomptable Ravel seront prudents dans leur analyse des servitors. »

C’était une réponse qui n’en était absolument pas une. Pourtant, il semblait que Masteel l’imaginait satisfaisante, puisqu’il ne dit rien de plus.

Mais le pire, ce fut l’intervention de Séphone. Masteel, alors, pivota comme une chouette pour foudroyer du regard Rorich. Le militaire croisa les bras en affrontant le regard brillant de loupiotes lumineuses du bureaucrate, qui décida de faire face à la sœur en liant ses mains.

« Les servitors sont très sensibles aux fusils à plasma et aux grenades krak, deux équipements que possède et manipule régulièrement l’adjudant-chef.
Il arrive effectivement, très rarement, mais ce n’est jamais une impossibilité complète, que des servitors désobéissent aux ordres de leurs maîtres. Le technoprêtre Mora pourra confirmer mes dires : les machines ont parfois une volonté propre et dangereuse qui peut les animer. Si c’est un manquement aux rites de l’Esprit de la Machine qui est responsable de cette attaque, ou bien s’il y a un complot plus global, il s’agit dans les deux cas de la responsabilité de la capitaine de ce navire. J’ai entendu que des prévôts du navire sont en ce moment même en train d’interroger les ouvriers de cette section du navire — nous aurons donc bientôt un rapport en bonne et due forme qui fera, je l’espère, la lumière sur ce qui vient de se passer. Et s’il y a des personnes à châtier, elles le seront bien évidemment.
Tranquillisez-vous. C’est le genre d’événements qui arrive parfois sur un navire, encore plus sur un navire de libre-marchand. Ce n’est pas comme si des gens que vous connaissiez étaient morts. »


Et là-dessus, le lexiconographe fit quelque chose d’horrible : il sourit, d’un immense sourire narquois, comme s’il jugeait que la pitié qu’on pouvait avoir envers des cadavres encore frais d’ouvriers n’était qu’une plaisanterie. Jamais la sœur de bataille n’avait vu un visage aussi froid que le sien… Mais c’était la faute d’avoir été élevée toute sa vie autour de sœurs trop empathiques et trop aimantes envers l’Humanité.




Masteel cessa sa conversation, se tourna, et s’arrêta devant la carte interactive. Il l’alluma en appuyant sur un bouton, et alors s’affichèrent en 3D des paramètres écrits à toute vitesse. Pianotant sur le clavier, Masteel fit défiler différents modèles, avant que ne se génère, après un court écran de chargement, la maquette illuminée et volant en l’air de planètes orbitant autour d’un soleil.


« Je vous présente le système Neustralien — un ensemble mineur des marches de Markayn, à la limite de la périphérie du secteur Calixis, et perdu dans le vide noir de l’espace. Découvert par Solomon Haarlock au 36e millénaire comme beaucoup d’autres mondes, il fut acquis et colonisé par la-dite dynastie durant la croisade Angevine. La disparition de la dynastie Haarlock a permis aux Selleniz de s’en emparer, et ils sont aujourd’hui les suzerains de ce secteur.
Le secteur comprend onze planètes, dont trois habitées et terraformées, ainsi qu’une station orbitale autour d’une géante gazeuse. Les trois planètes habitables sont dans l’ordre : Mecoptedus, agri-monde, producteur alimentaire d’importance grandissante dans le sous-secteur. Créhange, monde féodal, en cours de recatégorisation en agri-monde — cultivateur massif d’heveum, arbre permettant de secréter un latex essentiel pour la fabrication de caoutchouc : ces deux mondes sont considérés comme vassaux et liés au gouvernement du troisième, Neustralia Prime. »


La carte zooma donc sur la-dite planète. Les lignes de code vertes en surbrillance, flottant en l’air, permirent de deviner la surface d’un monde, de ses océans, de ses continents et de ses reliefs.
Puis, lisant sur une plaque de données accrochée au module de la carte, Masteel dégagea sa gorge et commença une longue lecture d’une page pré-formatée pour décrire le lieu qui l’intéressait.

« Position Galactique : 104/40/CS/E.

Classification : Monde civilisé.

Satellites : Trois lunes sphéroïdes, faites de roches, non-habitables.

Troposphère : Azote 79 %, Oxygène 17 %, Argon 1 %, Ozone 1 %, Dioxyde de Carbone 1 %, reste 1 %.

Gravité : 1.6 G.

Géographie : Continent principal sous forme d’île dominante politiquement, où se situent les ruches les plus importantes. Majorité d’océans, couvrant la surface de la planète à 70 % — réserves halieutiques encore importantes, mais en baisse massive. Masse continentale autre couvrant le reste de la planète, faite de colonisations humaines plus éparses et distendues. Endroit d’intérêt : lac géant au milieu de la masse continentale. Volcan en éruption près du pôle nord.

Climat : Variable. Continent principal tempéré avec précipitations abondantes. Masse continentale secondaire allant du climat polaire jusqu’à un équateur aride.

Population : 3 milliards 500 millions.

Économie : Monde en grand développement — l’augmentation substantielle de la population ces dernières décennies a amené à une « ruchisation » de la société. La recatégorisation en monde-ruche est un projet important de la planète, qui devrait être atteignable dans deux siècles selon estimations de l’Officio Medicae — interdiction de la contraception et de l’avortement renforcés religieusement. Manufactures exportant de nombreux biens transformés, y comprit une importance particulière donnée à la fabrication de pneus, d’accessoires de conduites, de véhicules militaires et civils. Développement économique florissant, mais la planète ne compte pas encore dans les mondes les plus importants du sous-secteur.

Type de gouvernement : Monarchie indigène absolue. Neustralia-Prime était autrefois un monde-chevaleresque, dirigé par une dynastie encore représentée sur l’île, qui dirigeait depuis un fort à l’aide d’antiques machines de guerre, la Maison Mouzay. Les Mouzay ont pris en mariage les Haarlock puis les Selleniz, liant ainsi la dynastie de la terre avec la dynastie des étoiles. Le gouverneur planétaire est appelé « Roi », est issu de la maison Mouzay-Selleniz.

Gouverneur planétaire : Roi Sesil XVIII.

Société : Continent principal ressemblant à un monde-ruche. Constitué de sujets du roi et de familles nobles. Masse continentale principale constituée de populations indigènes considérées comme sujets sans liberté, à statut spécial — esclaves du roi. Importantes présences de bandits sur cette masse.

Présence Adepti : Moyenne. Administratum — locaux variés, centrés autour du Palais de la Louve. Ministorum — siège depuis la cathédrale Sainte-Maëlle. Telepathica — la Maison-Étincellante recueille des psykers et abrite des astropathes. Arbites — possède la Bastille-de-Cuivre. Inquisition : [CLASSIFIÉ]. »


Masteel arrêta sa lecture. Il grogna. Pianota sur quelque chose. Et reprit.

« Inquisition : Officio Neustralia. Base secrète sur la masse continentale. Un seul acolyte permanent.

Force de Défense Planétaire : Armée Royale Neustralienne. Nombreuse, qualité acceptable. Neustralia participe à l’Imperium en levant des régiments de la Garde Impériale, appelés les Chasseurs Neustraliens — régiments nombreux équipés d’un armement moderne, spécialisés dans l’infanterie de première ligne et l’artillerie fixe.

Contact avec d’autres mondes : Routes warps stables avec Kulth : 12 années-lumières. Avec Fedrid, distance : 20 années-lumières. Avec Kalf : 20 années-lumières. Avec Valon-Urr : 32 années-lumières.
Mise à jour récente : Vigilance Navigateurs Rouge. Tempête Warp en cours. Distances approximatives.

Dîme de l’Empereur : Exactus Extremis. »




Enfin fini. En de longues lignes factuelles et dirigistes, Masteel avait résumé toute l’histoire et toute la vie de milliards d’individus cachés au fin fond des étoiles de l’Empereur.


« Ouverture du briefing. Dénomination de l’opération : Jacob-17. Accréditation : Acolytes Ordo Hereticus, Inquisitour Skane. Classification : Secreto Prima.

Acolytes, je vous présente la cité de Salbris. Capitale de Neustralia Prime, ainsi que du continent principal, l’île de Hourtin, sur laquelle régnait autrefois une maison de chevaliers Impériaux dirigeant la planète depuis d’immenses machines militaires du Moyen-Âge Technologique. Salbris est une cité portuaire qui ressemble à s’y méprendre à une cité-ruche, dont la population est évaluée entre 34 et 35 millions d’individus.
C’est le joyau de la planète. C’est ici que se trouvent tous les locaux de l’Adeptus Terra, ainsi que le palais du monarque qui y réside la majorité de l’année. C’est ici que se décide le gouvernement. On y trouve d’importantes manufactures, ainsi qu’une immense plate-forme orbitale liée avec la lune de Neustralia-III, afin de faciliter le transit, l’exportation et l’importation de marchandises spatiales. Même si le reste de la planète est beaucoup plus arriéré, la société de Salbris est parfaitement rucharde.

L’Inquisitrice Astrid Skane a envoyé avant vous sur la planète son équipe d’acolytes principale. Raison de leur présence : Classifié. Nom des acolytes : Classifiés. Vous n’êtes pas ici pour eux.

Contexte : Une série d’homicides volontaires touche un quartier important de Salbris — l’arrondissement Lutèce, regroupant la majorité des manufactures, des dépôts industriels et des sites classés selon la directive de l’Administratum 841/99/AU dit « Seveso », risques d’accidents majeurs impliquant des substances dangereuses de la planète.

Dix-huit corps ont été liés par la « police nationale de Neustralia », dénomination des prévôts planétaires Neustraliens. Sexe : Hommes et femmes. Condition sociale : Ouvriers d’endenture, employés d’endenture, marginaux, aucun avec un revenu mensuel supérieur à 50 trônes par mois. Âge : De 14 à 40 ans. Liens familiaux : Variables. Certains isolés, d’autres appartenant à une famille nucléaire.
Condition : Plusieurs des victimes ont fait l’objet de disparitions préalables notifiées à la police nationale.

Lien principal entre les crimes : Tous les corps ont été retrouvés couverts de lésions chirurgicales. Après autopsie, il a été découvert qu’à chaque fois des organes étaient manquants. Organes en question : Très variables. Œil, cœur, poumon, reins, rates, oreilles. Chacun en avait plusieurs retirés avec précision. Suspect : très probablement quelqu’un avec des connaissances médicales étendues.

La police nationale a ignoré l’enquête depuis le début des meurtres, commencés il y a huit mois — temps Terrien suffisamment similaire du temps Neustralien. La répétition des meurtres a provoqué des troubles. Plusieurs conspirations accusent un réseau de familles nobles cherchant à obtenir des organes. Des émeutes ont commencé à Salbris. Il y a un mois, ces émeutes ont mené à la mort de neuf personnes suite à une opération de police jointe des prévôts planétaires et des arbitres de l’Adeptus Arbites.

Objectif : Les acolytes doivent officiellement aider la police nationale et l’Adeptus Arbites. Motivation : Astrid Skane est à Neustralia pour d’autres raisons, elle profite de ce déplacement pour régler cette affaire d’importance secondaire.
Secret : Il est très probable que si les rumeurs plébéiennes sont vraies, quelques nobles puissent être accusés raisonnablement d’hérésie. Il vous est demandé de vous méfier fortement des prévôts locaux et de ne pas hésiter à enquêter sur les agissements des nobles. Astrid Skane souhaite punir les aristocrates qui utiliseraient leur propre population comme réservoirs à organes. Cet objectif est secret et ne concerne que votre inquisitrice de rattachement.

Manière de procéder : Un clarificateur-medicae de l’équipe originale d’Astrid Skane est sur place. Désignation : Sand, nom de code. Vous le rencontrerez accompagnés du magos biologis Ziegler, Adeptus Mechanicus. Sand et Ziegler mèneront l’enquête sur le point scientifique. Vous devrez obéir à leurs ordres sur le terrain, servant d’agents pour la recherche d’indice, l’interrogation de suspects, et l’appréhension des éventuels criminels. »

La situation avait été adressée brièvement. Mais à présent, ils connaissaient les enjeux. Masteel se détacha de la carte pour faire face aux trois acolytes.

« Je n’ai aucun doute sur le fait que vous avez beaucoup de questions. À tout le moins, j’espère que vous en avez. Il est donc temps pour vous de vous exprimer. »
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Reinhard Faul
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Re: [Dark Heresy] Le tranchant des ténèbres

Message par Reinhard Faul »

Des organes…

Je connais les organes, j’en ai vu souvent. Rouges, qui palpitent. Je peux les sentir. Et quelqu’un en vole ? Ça peut être des nobles pour un trafic, évidemment, même si c’est pas si compliqué que ça d’en avoir des légaux. Bizarre mais possible. Masteel a parlé d’hérésie, mais ça veut tout et rien dire. Je pense à des organes, du sang. Oh, et pendant une seconde…

Je détourne rapidement la tête en me tortillant sur mon siège, comme si j’avais vu pendant un bref instant quelque chose d’horrible, à droite. Ou peut être que c’est le repas de midi qui me donne des gaz. C’est pas une réaction violente en tout cas. J’ai l’habitude de me cacher.

Comment les organes ont été enlevés ? Le lexiconographe laisse entendre que ça a été fait par un médecin, mais… était-ce dans une cave bizarrement décorée ? Y avait-il des couleurs étranges au mur ? Est-ce que ça sentait quelque chose d’interdit ? C’est quand même bizarre de voler des oreilles, non ? Ça a aucun intérêt.

Je garde un visage impassible, mais intérieurement je suis déchiré. Là j’ai très envie de poser des questions, et ça serait sans doute bien que je le fasse, mais je ne veux pas passer pour instable. Déjà pour pas me faire accuser de quelque chose d’horrible, ensuite parce que ça gâcherait mes relations avec les collègues. La Soeur a dit quelque chose de gentil sur moi (ce qui m’a fait beaucoup plus de bien que ce que je pourrais l’admettre) et Krypto… bon clairement il a pas les écrous vissés à tous les étages, pour pas dire que le pauvre garçon semble psychotique, mais il m’a donné sa lime avec un air tellement penaud… ça se voyait qu’il voulait bien faire. Et y a toujours une petite place dans mon cœur pour les gens tellement maboules qu’ils se croient dans une autre réalité. Évidemment, si ça avait été un Psyker, on l’aurait déjà abattu (un acte miséricordieux et nécessaire), mais lui il peut se permettre. J’ai des souvenirs de gens à la Scholastica Psykana, on croyait qu’ils allaient tenir le coup, et puis…

Enfin bref. Je cherche comment tourner ma question sans mentionner des sujets qui fâchent. Sans parler des… ceux qui sont Ailleurs, il y a beaucoup de secrets autour de cette mission. Le mystérieux Sand, les activités de l’Inquisitrice… Ah ! Facile, celle-là en fait. Je lève la main pour prendre la parole :

« Monsieur ? Est-ce qu’un autre Psyker a vu les cadavres ? »
Natus est cacare et abstergere coactus est.
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Lien Fiche personnage: Ici

Stats :
Voie du sorcier de Nurgle (Profil avec empreintes occultes et mutations)
For 9 | End 14 | Hab 10 | Cha 6 | Int 15 | Ini 10 | Att 10 | Par 9 | Tir 9 | Foi 8 | Mag 18 | NA 3 | PV 140/140

Mutations/marques :
Nuages de mouches : -1 ATT/PAR/TIR/INI pour toutes les personnes à moins de 6m
Plaies suppurantes : 1d3 dégâts retranchés à chaque blessure
- Morsure Venimeuse : Poison hallucinogène
- Hideux (Effet : Peur)
- Organe du Chaos (-1 CHA/HAB, +1 END, +5 PV)
Pourriture de Neiglish : Porteur sain
Protection de Papy : 2d4 PdC à chaque critique en incantation
Grimoire :

- Lumière : À appliquer sur un objet ; Fait de la lumière pendant 1h
- Flammèche : Petite étincelle au doigt pendant une minute
- Météo : Connaît la météo prochaine
- Repos : Peu faire se détendre quelqu'un

- Infestation de Nurglings : 24m / 1d4 tours / Projectile magique. Une fois qu'une personne est touchée, elle subit 10+2d10 dégâts magiques par tour / Dès la fin du sortilège ou la mort de l'ensorcelé, des bubons explosent, libérant 2d3 amas de chair, qui sont autant de nurglings
- Fontaine putride : 6m / Instantané / 30+2d10 dégât devant lui + gain de 7 armure temporaire magique / +5 dégât par point de MA
- Gerbe corruptrice : 12m / 10+1d10 dégât dans une zone de 6m, esquivable ; métal rongé après 1d4 tours / -1 esquive par MA

- La multitude fait le tout : Se change en nuée de mouches
- Prodigieuse santé : Contact / Devient ultra bogosse et ultra chad
- Grande invocation de petits amis : Invoque des insectes pour servir d'ingrédients
- Immonde messager : Peut envoyer des messages twitter (Caractères limités)
- Allégresse fétide : Supprime toute douleur mentale ou physique
- Divine urgence : Force la cible à faire un jet d'END. Diarrhée en cas d'échec.
- Paludisme dévorant
- Vent de Nurgle
- Torrent de corruption

- Invocation : Nurglings
- Invocation : Bête de Nurgle
- Invocation : Porte Peste
- Octogramme de conjuration
Compétences :
- Résistance accrue : +1 END aux jets testant la résilience physique (Fatigue, drogue, alcool, torture...)
- Vol à la tire : +1 pour escamoter quelque chose
- Baratin : +1 pour endormir la vigilance de quelqu'un
- Déplacement silencieux : +1 pour fureter quelque part
- Déguisement : +1 pour s'infiltrer en étant déguisé
- Alphabétisation
- Autorité
- Humour
- Empathie
- Coriace

- Sens de la magie : Sur un test, détecte les événements magiques
- Incantation (Domaine de Nurgle)
- Maîtrise de l'Aethyr (Nurgle) : 3
- Contrôle de la magie
- Divination (Oniromancie) : Sur un test au cours de son sommeil, peut découvrir la destinée de certains personnages
- Langue hermétique (Langue Noire) : Parle la langue immonde du Chaos
- Confection de maladies : Peut fabriquer des maladies communes et rares
- Connaissance des démons
Équipement de combat :
- Bâton démoniaque : 2 mains ; 10+1d8 dégâts ; 8 parade ; Assommante & Utilisable seulement par les classes magiques. +1 PAR
- Pistolet à répétition : 46+1d8 dégâts, malus -2 TIR/8 mètres, peut tirer cinq fois à la suite avec un malus de -1 TIR par chaque nouveau canon qui fait feu
- Agaga (Épée à une main) : 18+1d10 dégâts ; 13 parade ; Rapide, Précise, Perforante (2) ; +1 INI
- Cocktail Molotov (x4) : Dans un rayon de 1m, toute personne qui est touchée par la bouteille prend trois états de « Enflammé ». Dans un rayon de 2m, c'est 2 états seulement. Dans un rayon de 3m, un seul état.

- 15 balles et poudres

- Tenue de cultiste de Nurgle : 5 protection ; Tout le corps sauf tête

- Anneau d'Ulgu : Lorsque porté, vous pouvez faire croire à ceux qui vous entourent que vous êtes un humain lambda (sans mutation aucune ni trait particulier) pendant 1 heure. Vous ne pouvez utiliser cette capacité qu’une fois par jour. Vous ne pouvez pas prendre l’apparence d’une personne en particulier.

- Miroir de la Demoiselle d'Acques
- Cor de la harde des Museaux Annelés
Équipement divers :

- Marque de Nurgle
- Caresse de la vipère (poison) : Un sujet blessé par une arme enduite de ce venin doit réussir un jet d'END-4 sous peine de mourir dans END minutes. Chaque minute avant sa mort, le sujet subit 5 points de dégâts non sauvegardables, et un malus cumulable de 2 à ses caractéristiques.


- Couverts en bois
- Sac à dos
- Couronnes dentaires en bois
- Tatouages
- Porte-bonheur

- Sap-biscuit

- Costume de répurgateur + Fleuret (Déguisement)
Divers divers :

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