[Déchirure][Ori & Ætinis] Voyage diplomatique

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Depuis la Déchirure jusqu'à la création de l'Empire et de la Bretonnie, revivez ces âges passés de légendes.

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Ætinis Verteflèche
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Re: [Ori & Ætinis] Voyage diplomatique

Message par Ætinis Verteflèche » 04 janv. 2017, 13:00

L’ennemi était arrivé vite, beaucoup trop vite sur notre héroïne. Celle-ci espérait compter sur sa plus longue allonge pour tenir en respect le tueur, mais l’homme était aussi habile qu’intrépide. Il n’hésita pas à la charger, et sa dague évita facilement l’épée en or marin d’Ætinis pour venir se ficher entre ses côtes, sur son flanc droit. L’effet fut immédiat.

-AAAaaïïïïeeee !!!

Tandis que près d’une dizaine de centimètres de lame pénétraient la chair tendre de la jeune elfe forestière, Verteflèche ressenti une douleur plus intense que jamais qui lui arracha un hurlement incontrôlable. Si l’archère n’avait pas déjà armé son coup, elle aurait sans doute reculé ou lâché son arme sous la violence de l’attaque qu’elle venait de subir. Au lieu de cela, sa lame tomba avec force sur le bras qui la meurtrissait, comme pour la libérer de ce mal.

Et elle fit mouche, car après elle, ce fut au tour de l’ennemi de crier ! Sauf que lui ne pouvait plus utiliser son bras directeur, maintenant. Il tomba à genoux en portant la main à son bras gauche qui saignait terriblement.

Encore debout, mais tremblante et nauséeuse, Ætinis n’osait pas regarder son propre torse. Juste en dessous du sein droit, elle sentait avec horreur son sang couler, imbibant et souillant son uniforme déchiré. Instinctivement, la jeune fille porta sa main gauche, celle qui ne tenait rien, sur la plaie et la pressa pour éviter de perdre trop de sang, espérant vainement que sa main retiendrait le fluide vital en elle.

Pâle, terrifiée, le visage tordu par la souffrance, et l’esprit tétanisé par la perspective de mourir ici, bientôt, Verteflèche n’avait pourtant pas lâché son arme qu’elle serrait plus fort que jamais, comme si s’agripper de toutes ses forces à la fusée en bois de l’épée paternelle pourrait la sauver.

La vue d’Yrin qui accourait redonna en parti ses moyens psychologiques à la blessée. Elle pensa immédiatement qu’il fallait qu’elle continue sur sa bonne lancée, parce qu’elle ignorait si elle allait mourir ou non, mais que si c’était le cas, elle voulait une mort d’héroïne ! Pointant son bras armé dans la direction de l’assassin, elle parvint à formuler quelques mots :


-Pas un geste, tu es pris.

L’objectif était uniquement de l’empêcher de fuir en restant vigilante, mais autrement, il était hors de question de blesser davantage ce personnage et encore moins de le tuer. Par chance, il semblait suffisamment hors de combat pour qu’elle n’ait pas trop de difficultés à s’en occuper.

Dès qu’Yrin arriverait à sa portée et prendrait en charge le prisonnier, Ætinis se retournerait vers la cour, toujours la main gauche rivée sur sa blessure et la droite sur la fusée de son arme. Découvrir que Vanir était mort ne l’étonna pas, même si elle avait espéré intervenir à temps pour le sauver. Elle n’avait jamais aimé cet elfe, mais il s’était tout de même sacrifié pour elle, à son grand étonnement ! Adressant une prière silencieuse à ses dieux et déesses pour qu’ils daignent protéger son âme, l’elfe blessée et encore trop choquée pour savoir qu’elle survivrait s’adressa non pas à Miraï de Caledor –elle avait appris la leçon-, mais à un de ses hommes juste derrière elle, en lui disant depuis le haut du toit, où elle s’agenouilla ostensiblement :


-Eh, vous, là ! Veuillez s’il vous plaît transmettre à son altesse Miraï de Caledor que nous tenons le responsable de tout ceci et que nous sommes disposés à coopérer pleinement et à le lui livrer si notre seigneur le permet. Quant à moi, qu’elle sache que je m’excuse humblement pour lui avoir si insolemment manqué de respect, et que je suis prête à supporter les conséquences de mes actes de ses mains si elle estime qu’une punition est nécessaire pour cet affront.

Ætinis sentait encore le sang couler sur elle, elle tremblait de tout son corps et la perspective de mourir la terrifiait plus que jamais. En ce moment, faire savoir qu’elle était prête à recevoir des coups de fouet pour son insolence à Miraï était le cadet de ses soucis. Et puis, comparer quelques coups de fouets potentiels à la douleur qu’elle ressentait actuellement, ça ne serait rien, probablement. A vrai dire le plus difficile, croyait-elle, serait surtout de survivre jusque là…
Modifié en dernier par [MJ] Le Gob' le 24 déc. 2018, 15:52, modifié 1 fois.
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Ætinis Verteflèche, voie de l'archère elfe
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Equipement et compétences de combat:
Equipement de combat:
-Lame en or marin : 14+1D8 dégâts, 15 parade
-Arc elfique : 30+1D8 dégâts Malus de -2 TIR tous les 36 mètres, précise : (quand vous utilisez une telle arme lors d'une attaque localisée, vous gagnez un bonus de +2 ATT/TIR. Vous pouvez combiner ce bonus avec celui qui est associé au talent Coups précis/Tir précis...)
-Coutelas : 12+1D6 dégâts, 6 parade.

Compétences de combat :
-Adresse au tir (arcs) : +1 en TIR quand utilise un arc.
-Tir en mouvement : annule le malus pour les tirs en mouvement.
-Tir à déclenchement rapide : Sur un test d'HAB réussi, permet de tirer deux projectiles par round au lieu d'un seul (maximum 2), avec un malus de -1 à chaque tir dans ce cas.
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[MJ] Le Gob'
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Re: [Déchirure][Ori & Ætinis] Voyage diplomatique

Message par [MJ] Le Gob' » 24 déc. 2018, 15:30

Le regard envoûteur de l’archimage Vanora se posa sur ses deux invités, et elle acquiesça imperceptiblement, manifestement satisfaite de la tournure prise par la conversation. Puisque le sujet semblait dorénavant épuisé entre les deux princes, la maîtresse des lieux reprit bientôt la parole, ôtant ses doigts longilignes de l'orbe, s'adressant à Daruil et Ori d'une voix calme quoique grave :
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« Vous êtes les bienvenus à Tor Velanor pour y trouver repos et paix de l'esprit.

Mais pour l'heure, les graines de la discorde sévissent en ces lieux, divisant ceux-là mêmes avec qui vous êtes venus jusqu'ici.

Il vous revient à tous deux d'y mettre fin avant que ne se produise l'irréparable. »
La gravité avec laquelle Vanora avait prononcé ces mots n'avait d'égale que l'intensité de son regard alors même qu'elle les dévisageait tour à tour. Daruil et Ori réagirent comme un seul elfe, comprenant dans un frisson ce dont l'archimage venait de les avertir. Ayant échangé un bref regard, ils prirent congé, Daruil s'éloignant d'un pas rapide loin devant Ori et Cyrielle. Cette-dernière, ayant saisi l'urgence de la situation, s'adressa bientôt à Ori d'un ton pressant, resserrant l'étreinte de ses doigts fins sur la main de son nouveau prétendant :
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« Je vous en prie, seigneur Ori, partez devant. Je vous rejoindrai sans délai. »

***

La situation dans la cour était en effet tendue, et le cours des événements aurait aisément pu basculer avant même que les princes ne puisse rejoindre leurs compagnies, n'eût été l'intervention opportune d'Orion le Lucide. Le noble au sobre accoutrement sortit de la tour d'un pas décidé, son visage n'exprimant aucune émotion particulière alors qu'il se dirigeait vers la princesse de Caledor. S'immobilisant à quelques mètres d'elle, il l'interpella d'une voix sonore et déterminée :
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« Princesse Miraï de Caledor. Toute violence est strictement prohibée en ces lieux.

La maîtresse de ces lieux, Dame Vanora Velanor, exige que cesse cette sordide rixe. »
Une tension presque palpable s'installa entre les deux personnages, Miraï jaugeant du regard, sa redoutable épée à la main, un Orion au visage impassible. Un silence pesant s'installa, tous les regards se tournant vers eux, leur face à face étant devenu le centre de l'attention générale. Finalement, un rictus moqueur vint tordre les lèvres de la princesse, dont la voix fière retentit en réponse :
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« Décline ton identité, petit nobliau, avant de prétendre commander ceux dont le sang remonte aux origines de l'Ulthuan.

D'aucuns t'auraient coupé la langue en punition de ton irrévérence. »
Orion prit le temps d'embrasser du regard l'ensemble de la place, constatant le désordre ambiant, et l'imminence d'un affrontement. Une ombre passa sur son visage à la vision du corps sans vie de l'oeil de faucon Vanir, et c'est avec une expression désolée qu'il affronta de nouveau le regard de Miraï, rétorquant d'un ton admirablement calme :
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« Je parle pour Dame Vanora Velanor. »
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« Nous allons y remédier, de sorte que tu ne parles plus jamais. »
Par la grâce d'Asuryan, une nouvelle voix se fit alors entendre, autoritaire, depuis le perron de la tour :
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« Il suffit, Miraï.

Vous faites honte à cette délégation. Nous discuterons de cela plus tard. Retirez-vous. »
Et, aussi vite que tout avait commencé, la tension retomba. Lorsque Ori arriva à son tour, quelques instants plus tard, la troupe de Daruil finissait de quitter la cour. Un peu plus loin, Yrin revenait, soutenant une Ætinis gravement blessée, tandis que des soldats de la troupe des Aen Elle se saisissaient de l'infiltré que la brave archère avait grièvement blessé. Orion le Lucide proposa à nos aventuriers de prendre un repos réparateur dans des quartiers séparés de l'autre troupe, afin que la nuit porte paix et conseil.
***

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Quelques heures plus tard, les esprits étaient déjà moins tourmentés. Le rez-de-chaussée du bâtiment proposé par Orion pour leur servir de quartiers était bien entretenu, quoique chichement meublé, de sorte que la petite compagnie s'était installée comme pour un bivouac, à même le sol dans la pièce principale. Les deux étages étaient pourtant largement pourvus en chambres de qualité, convenant tout à fait à l'hébergement de nobles de passages. La troupe, dont Yrin avait de manière informelle repris le commandement, se cantonnait néanmoins au rez-de-chaussée, laissant implicitement le bénéfice des étages supérieurs aux personnes de noble lignée. Seule exception, Ætinis Verteflèche, dont les blessures avaient été atténuées par la magie de combat du mage Valeth, puis soigneusement pansées par un Nalthaël mortifié, avant qu'on ne la laisse se remettre dans une chambre du premier étage. Cyrielle avait quant à elle été installée dans une chambre du deuxième étage, et s'y reposait depuis, sous la garde du vigilant Urian Vivelame.

Lorsque Ætinis reprit connaissance, elle était capable de se mouvoir, voire de marcher si elle le désirait, sans ressentir de douleur trop cuisante. La présence de bandages autour de la partie inférieure de sa cage thoracique lui confirmait qu'elle n'avait pas rêvé les derniers événements. Elle était toutefois étonnamment leste au vu de la gravité de la blessure initiale, et serait capable de se déplacer sans l'aide de Nalthaël, qui attendait son réveil à son chevet, ajustant nerveusement son arc dans son impatience.

Quant à Ori, il avait eu fort à penser depuis sa discussion avec le prince Daruil Il'Ithar...
Cadeau de Noël 2018 : on relance ce sujet, à votre demande et pour mon plus grand plaisir.

N'hésitez pas à reprendre certains éléments que j'ai couvert ici, voire à insérer certaines actions à faible impact sur le déroulement des événements si vous le désirez.

Ætinis a été la cible d'un sort Aide de la Vie pour 19 PV restaurés, tu es donc à 48/55 si je ne m'abuse.

Ori, si tu souhaites avoir discuté brièvement avec quelqu'un pendant les quelques heures d'ellipse, envoie moi un MP afin que nous définissions la teneur de ces discussions. Sinon, tu peux agir normalement.
Un gobelin inspiré a écrit :Pour toute réclamation ou problème, traversez la forêt et rendez-vous à la Caverne aux Champignons. Mais prenez garde aux vapeurs de bonnet-de-fou...
A l'entrée de la grotte se tient le gobelin : ses vêtements sont crasseux, et ses yeux vitreux. Plusieurs champignons d'une taille impressionnante pendent en grappes à sa ceinture. Dans l'une de ses mains, il tient une feuille d'arbre roulée en cylindre, dont l'extrémité fumante dégage les même fumerolles que celles qui planent lourdement au-dessus de sa tête. Il tire une bouffée de son étrange et longue cigarette, expire ensuite tranquillement par le nez, tout en dévisageant son interlocuteur d'un air rêveur. Puis, il prend la parole, d'une voix cassée, grave et enrouée, comme s'il avait quelque chose de très important à vous chuchoter :


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"Pourquoi cet air si sérieux ?
Écoute-moi bien, voyageur égaré.
Il y a quelque chose dont je voudrai te parler.
En tout temps, en tout lieu, tu dois bien être conscient que :

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En cas de non-respect de ces quelques règles,
Tu serais confronté à cet étrange animal,
Qui du forum régit le Bien et le Mal :
Le Modo, en vérité, créature fort espiègle."

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Un gobelin douteux a écrit :

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Ori Aen Elle
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Re: [Déchirure][Ori & Ætinis] Voyage diplomatique

Message par Ori Aen Elle » 29 déc. 2018, 03:42

Sous le regard de l'archimage, Ori savait que les quelques minutes qui venaient de s'écouler dans cette salle, en compagnie du prince Daruil, avait été déterminante pour l'avenir de la région. Si le jeune héritier des Aen Elle n'aurait osé dire qu'il pouvait être en mesure de mettre un terme définitif à la guerre opposant les Asurs, il savait que le terrain d'entente obtenu avec son homologue serviteur du roi Phoenix, pourrait peut être éviter un carnage et une guerre total dans les régions de l'Ouest… Un premier pas vers la paix avait été fait, et au fond de lui même, Ori ne pouvait que sans féliciter, même si il restait encore beaucoup à faire…
Car oui, l'heure de la phase d'apprentissage était terminée pour lui, désormais il était temps d'agir, et de jouer ses cartes, et il en avait beaucoup à jouer… Encore fallait il pouvoir en user intelligemment et au bon moment. En réalité, ce délai d'une nuit demandé au prince Daruil, n'avait été qu'un prétexte pour se préparer aux prochains jours, car concernant l'idée énoncé par Ori et Daruil, d'un potentiel ambassadeur de l'Ouest, le jeune prince Aen Elle se sentait totalement capable de jouer ce rôle. En effet, même si cela l'obligeait à se rendre lui même à Tiranoc, avec tous les risques que cela pouvait représenter… Cette option lui laissait au moins une liberté total de manœuvre, là où si il optait pour l'option d'emmener Daruil à Tor Aethil… Il se retrouverait alors à devoir rendre des comptes de toutes potentiels négociations à Nahël et aux autres grands prince des grandes familles...

Désormais le jeune Ori allait devoir quitter la protection des ombres pour se montrer sous le joug des projecteurs…

Mais, comme si le destin avait décidé de le mettre d'office à l'épreuve, l'archimage maitresse de ces lieux, les invita à rejoindre au plus vite leur troupe, attendant dans la cour de la forteresse magique, le ton de la voix de la mage ne trompait pas… Quelque chose de grave était en train de se passer, et ce fut sans plus de cérémoniale, que Daruil, devançant le prince Ori, s'élança en direction de la sortie.
Le jeune Aen Elle, qui s'apprêta à faire de même, fut retenu quelques secondes par la douce Cyrielle, dont la beauté était toujours aussi rayonnante et envoutante aux yeux du fils de Azüro.


"Une nouvelle fois… me voila obligé de vous quittez à la hâte. Le temps de régler quelques potentiels problèmes, et je vous retrouve ensuite princesse."

C'est alors qu'il quitta le contacte de la douce main de la descendante des Nagaril, pour rejoindre ses hommes.

*******

Arrivant après le seigneur Daruil, Ori Aen elle le vit alors quitter la cours intérieur en compagnie de sa troupe, tandis que le Aen Elle semblait avoir raté quelques graves évènements. S'approchant de ses patrouilleurs, il vit au sol, le corps du dénommé Œil de faucon, gisant dans une marre de sang, tandis que sa protectrice Aetinis, à peine consciente, était gravement blessé. Enfin, un homme vêtu de noir semblait avoir été fait prisonnier… Cherchant à comprendre ce qui avait pu se passer ici, il vit Yrin s'empresser de lui conter les récents évènements...

Ainsi donc... Une femme du nom de Miraï, semble il bras droit du prince Daruil, avait lancé quelques hostilités, à travers un duel à mort avec Œil de Faucon, qu'il avait perdu de sa vie... Dans le même temps, un assassin avait semble il été repéré et traqué par Aetinis, avant d'être capturé non sans mal vu les blessures que portait l'archère...
Si le jeune prince faisait tout pour rassembler et comprendre au mieux la situation, quelque chose le marqua directement... A travers le regard des patrouilleurs à sa charge, il voyait en eux de la colère, et surtout le désire d'une vengeance... Immédiate et sanglante. Le jeune prince se devait d'agir maintenant et d'asseoir son autorité, pour éviter tout nouveau drame.


"Il semble que la situation soit flou... La mort d'œil de faucon... est une tragédie. Mais que tous ici présent prennent en compte mes mots : La colère mène à la vengeance, et la vengeance à la guerre... Et ici en ce lieu, faire couler le sang est un affront en plus d'être en total désaccord avec les raisons qui nous ont poussé à rencontrer Dame Velanor : la paix...
Après ma rencontre avec le prince Daruil... Un potentiel projet de paix à vu le jour... Celui ci est fragile, mais c'est un premier pas dans la bonne direction. De fait... Le prince Daruil et ces hommes... Même cette dénommé princesse Miraï... Sont de fait à l'heure actuel des alliés..."


Marquant une pause dans ces propos, il s'attendait déjà à entendre quelques protestations de la part de ses soldats, mais dans le but de calmer les esprits, il ajouta :

"Je ne doute pas que le prince Daruil prendra les mesures nécessaire contre l'assassin d'Oeil de Faucon. Et si celui ci avait une éventuel famille... Je vais m'assurer que celle ci ne manque de rien... Cela ne le ramènera pas je le sais bien... Mais c'est le mieux que je puisse offrir pour ces services. Sa mort ne sera aucunement veine... Et si tous ici veulent réellement lui rendre hommage... Alors qu'ils ne gâchent pas, cette chance qui nous est offerte : Installez une paix durable dans les régions de l'Ouest, pouvant épargner des milliers de vie..."

Il termina là dessus, indiquant à deux patrouilleurs d'emporter le corps d'Oeil de faucon, puis le jeune prince Aen Elle s'approcha de Yrin, lui murmurant quelques instructions à l'oreille.

"Vois avec Valeth pour que Aetinis puisse recevoir les soins dont elle à besoin... Quand au prisonnier... Je veux savoir, par tous les moyens possibles, pour qui il travaille... Peu de gens connaissait notre venu ici... Et j'ai peur de croire, que l'employeur de cette assassin ne soit un des grand seigneur séjournant à Tor Aethil..."

Posant un regard bienveillant sur son archère, Ori posa alors sa main sur la joue de Aetinis, la jeune femme étant à peine consciente.

"Je suis fière de toi sache le... Repose toi, je viendrai te voir plus tard..."


******

Cantonné dans un des bâtiments de Tor Velanor prêté pour que Ori et ses troupes puissent y passer la nuit, le jeune prince eut le loisir de par son rang de bénéficier d'une chambre individuel, dont le confort était plus que suffisant pour lui. Soucieux et plongé dans une longue réflexion, il avait fait installer une garde devant sa porte, étant donné les récents évènements de la journée, et qui avait mené à la capture d'un potentiel assassin...
N'arrivant pas à s'enlever la mort d'œil de faucon de l'esprit... Le jeune Aen Elle devait pourtant faire face à ce terrible évènement, tout en le faisant passer en secondaire, car devant se focaliser pleinement sur les résultats obtenu de sa discussion avec Daruil...

Si il s'était déjà décidé concernant son futur voyage vers Tiranoc... Il devait maintenant songer à l'équipe qui pourrait l'accompagner. Si certains noms lui semblaient logiques, d'autres en revanche, méritaient réflexion... De plus, il devait aussi songer à qui il allait devoir renvoyer en direction de Tor Aethil, ainsi que du rôle qu'ils allaient jouer... Si il avait des idées pour chacun, une de ses cartes maîtresse lui posait encore problème... Cyrielle...
En effet, si il était impossible pour lui de l'emmener à Tiranoc... Le jeune homme devrait dès ce soir obtenir ces faveurs... Car le soutient des Nagaril était une condition indispensable à la réussite de son entreprise, et était aussi le seul moyen qu'il avait pour faire face à l'influence politique de Nahël Aethil... Mais comment arriver à de tels fins ? Epouser la jeune femme était la solution la plus évidente, mais Ori n'avait rien à offrir... Chez les Aen Elle, le jeune homme n'avait que peu d'influence, commençant tout juste à se faire un nom dans le cercle des grandes familles... Il n'avait non plus aucune armée sous ses ordres, même ses patrouilleurs avec lui ici à Tor Velanor, étaient en réalité à la solde de son oncle Tyrosh...
Se creusant les méninges, il lui faudrait au plus vite trouver une idée, car il avait demandé à la princesse des Nagaril, de bien vouloir le recevoir dans ces appartements privés, d'ici une petite heure maintenant...

Mais pour l'heure... Un autre rendez vous devait se tenir pour le prince... Et celui ci vint à point nommé, lorsqu'il entendit toquer à sa porte, avant de voir entrer une sombre et inquiétante silhouette, qui cachait en réalité, une jeune femme aux cheveux aussi sombres que la nuit, et dont la beauté n'avait rien à envier à Cyrielle... La mage Melhira était désormais présente.


"Te voila enfin Melhira... J'ai demandé cette rencontre et pourtant... Quelque chose me dit que tu l'as désirais bien plus encore que moi ai je tort ?"

Ori faisait alors référence à leur première rencontre, où la mage avait pu sonder son esprit, en lui indiquant que c'était le destin qui l'avait mené à lui, qu'elle était ici pour le mener à la grandeur, et surtout pour le protéger de ces ennemis et des hypocrites l'entourant...
Si la jeune femme n'avait pas la confiance d'Ori, elle avait su faire naître en lui quelques désirs... Une sorte de fascination pour ce qu'elle représentait... Le mage Valeth lui même semblait la craindre, face aux pouvoirs dont elle semblait être détentrice... Qui était elle vraiment ? Et que voulait elle ? La discussion qui allait se dérouler ici à huit clos allait sans aucun doute déterminer la place que le jeune prince allait donner dans sa vie à la mage aux cheveux noirs.


"Tous ceux autour de moi non cessez de me le dire... Que me débarrassez de toi serait la chose la plus judicieuse à faire. Ils ont tous peur de toi... Pourtant... Quelque chose en toi me fascine pour ma part... C'est sans aucun doute cela qui m'interdit de te chasser."

Il s'approcha de la jeune femme, avant de se tenir devant elle.

"Dois je avoir peur de toi Melhira ? Après tout, j'ai vu de mes yeux de quoi tu étais capable... Tu as tué aisément les hommes qui ont tenté de te faire du mal." Il afficha un sourire d'ironie en repensant à la scène. "Enfin bien sûre... Peut être que tout ceci n'a été qu'une simple mise en scène dans le but d'attirer mon attention ? Mais est ce vraiment important de le savoir maintenant... Aucunement... "

Il plongea son regard dans celui de la jeune femme, l'observant sans un mot comme tentant de déceler les pensées qui pouvaient à l'instant T lui traverser l'esprit, mais il ne put les deviner.

"Tu m'as dis que les Dieux t'ont mit sur mon chemin... Que tu pouvais m'apporter protection face à mes ennemis, mais aussi face à ceux qui se disent mes amis... Qu'attends tu réellement de moi Melhira ? Devenir ma mage "officiel" c'est cela ton idée ? Après tout c'est un rôle prestigieux et des plus importante, tu deviendrais dès lors ma conseillère la plus proche, celle qui chuchote à mon oreille... Mais un tel rôle nécessite de ma part une confiance aveugle à ton égard, que tu n'as pas pour l'heure... Après tout, je ne sais rien de toi."

Puis comme pour oberser sa réaction, il termina par ces propos :

"Et puis... Même si Valeth est un des mage de mon oncle, je ne doute pas qu'il accepterait de rester à mes cotés quelques temps. C'est un homme sage et talentueux... Qu'as tu de plus à m'apporter Melhira ?"
Modifié en dernier par [MJ] Le Gob' le 29 déc. 2018, 09:24, modifié 1 fois.
Raison : +6 xp (total 27).
Ori Aen Elle, Voie de l'aristocrate
Profil: For 8 | End 8 | Hab 10 | Cha 14 | Int 11 | Ini 10 | Att 10 | Par 9 | Tir 9 | NA 1 | PV 55/55
Lien Fiche personnage: http://warforum-jdr.com/wiki-v2/doku.ph ... i_aen_elle
Liste compétences :
• ACUITE VISUELLE (B)
• ALPHABETISATION
• CONNAISSANCE TACTIQUE (E)
• DIPLOMATIE (B)
• ELOQUENCE (E)
• ETIQUETTE (B)
• INTRIGUE DE COUR (B)
• SEDUCTION (B)
• VISION NOCTURNE (E)

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Ætinis Verteflèche
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Re: [Déchirure][Ori & Ætinis] Voyage diplomatique

Message par Ætinis Verteflèche » 30 déc. 2018, 12:48

Sans doute la petite elfe n’avait-elle pas parlé assez fort à cause de sa blessure, à moins que les protagonistes favorables à Calédor dans la cour n’aient délibérément choisi de ne pas l’écouter. Que ce fût pour l’une ou l’autre de ces raisons, ou même pour une autre encore, l’intervention d’Ætinis Verteflèche fut purement et simplement ignorée par Miraï et ses sbires. Etait-il déjà trop tard ? La forestière aurait-elle échoué, la capture du véritable coupable, maintenant pris en charge par Yrin, se serait-elle produite trop tardivement pour influer sur les évènements ?

Pourtant, quelle raison y avait-il de continuer à s’entre-tuer ? Maintenant qu’il y avait un mort dans chaque camp, cela ne suffisait-il pas ? Faudrait-il donc verser tout le sang des Nagarythiens présents pour assouvir la soif de vengeance injustifiée de la princesse Calédorienne ?

L’archère commençait à perdre espoir. Les larmes coulaient sur ses joues, dues à la fois à la douleur et à un sentiment d’impuissance. Dépitée, désespérée, incapable d’imaginer autre chose et ne voulant pas être spectatrice d’un bain de sang, elle lâcha son épée qui tomba sur les tuiles sur lesquelles elle se trouvait avait un « clank » métallique sonore, puis leva sa main droite et supplia d’une petite voix que nul n’entendit :


-Stop ! S’il vous plaît, arrêtez !

Fort heureusement, ce fut à ce moment que le mage étudiant qui s’était présenté à eux sous le nom d’Orion le Lucide fit son apparition. Son objectif devint clair, lorsqu’il se plaça entre les deux groupes, face à la fière et impitoyable princesse Miraï qui le toisait avec mépris. Le Lucide devait parfaitement maîtriser ses émotions, car il garda un calme olympien en tentant de l’apaiser par des mots pleins de sens. En vain ! L’homme ne réussit par cette manœuvre qu’à s’attirer les foudres de la petite déesse de la guerre qui régnait en maîtresse sur la cour.

Orion le Lucide aurait sans doute pu finir comme le pauvre Œil de Faucon Vanir sans l’intervention in extrémis d’un nouveau venu. L’elfe, qui venait de sortir de la tour, parlait d’une voix forte, sur le ton du commandement. Lui aussi avait l’accent chantant et merveilleusement raffiné qui était si agréable aux oreilles de notre héroïne. L’accent des nobles et des gens de la ville ! Le sien était légèrement différent de celui de Miraï d’une part, et des nobles Nagarythiens comme Ori ou Nahel d’autre part. Ætinis n’aurait su deviner de quelle province il était, n’ayant pas assez entendu de nobles étrangers à sa province parler pour faire de pronostics. Ce qui était sûr, c’est qu’il était vêtu princièrement et écouté par tous, y compris par la magnifique noble de Calédor que l’on (ou plutôt qu’elle) avait offusqué.

Une sensation de vertige surprit soudain notre fille de menuisière. L’espace d’un instant, le monde lui sembla tournoyer autour d’elle tandis que le volume sonore était atténué. Quelle sensation étrange ! Le vide sous elle était si attirant, c’était si fatiguant de se maintenir debout… Juste un instant, fermer les yeux et se coucher par terre, là...

L’archère secoua la tête en se sentant vaciller sur ses appuis, son instinct de survie lui ayant évité une chute dans la cour à plusieurs mètres en contrebas. Elle ressentait de nouveau la douleur lancinante, affreusement présente sous son sein droit. Malgré sa main gauche fermement pressée contre la profonde plaie pour tenter de limiter l’hémorragie, le sang s’écoulait toujours sans discontinuer entre les doigts serrés de l’elfe.

Il fallait redescendre d’ici, et vite, lui criait son cerveau. Si elle restait sur ce toit et perdait connaissance, elle risquait une chute mortelle. Mais en aurait-elle la force ? Pourrait-elle simplement se pencher pour ramasser son épée ? Jamais elle ne s’était sentie aussi faible. Tremblante comme une feuille morte au vent, elle frissonna en sentant un froid étrange l’envahir tandis qu’une mystérieuse brume lui envahissait l’esprit, l’empêchant de penser normalement.

C’est alors qu’une personne, qu’elle reconnut vaguement comme étant Yrin, vint la soutenir, ramasser la lame de son père et la mener en sécurité d’abord dans le bâtiment, puis elle ne savait pas comment, dans la cour. Verteflèche était si mal en point qu’elle avait du mal à suivre ce qui se passait. L’adrénaline du combat s’étant dissipée, la souffrance et la peur envahissaient tous ses sens. Elle était en plein contrecoup du choc. La perte de sang, importante, n’arrangeait rien, et son cerveau, insuffisamment oxygéné, commença à légèrement délirer.

Ce dont elle se souvint, c’est que quand elle arriva dans la cour, toujours portée par Yrin, Ori Aen Elle était là, lui aussi. Comment et quand était-il arrivé là ? Mystère. Mais le beau jeune noble aux yeux violets était en train de discourir et de donner des ordres. Il était là, le torse bombé, le port altier, tel une statue majestueuse ! Oui, d’ailleurs c’était sûrement pour cela que seuls les nobles avaient des statues, puisque seuls eux avaient des poses aussi charismatiques ! Que disait-il ? Elle n’en savait rien et n’en avait cure. Mais son accent était si charmant, si raffiné, si irrésistible ! Debout dans ses beaux habits, devant tous ces benêts réunis pour l’écouter. Ces nobles ! Ils croyaient vraiment que le petit peuple comprenait simplement ce qu’ils disaient ? Mais ce n’était pas grave, car ils le disaient tellement bien, que les roturiers les auraient suivi n’importe où pourvu qu’ils continuent à parler ! Béatement, elle se laissa bercer par les notes à la fois fières, charmantes et un peu plus rudes que celles des elfes plus austraux qu’étaient Miraï et son chef. L’accent de la noblesse de Nagarythe.

Puis, à son grand regret, le noble cessa de parler à sa troupe et se tourna vers elle ! Que lui voulait-il, celui-là ? Ah non, il s’adressait à sa porteuse… Tant mieux ! Une elfe bizarre cette Yrin, qui voulait se donner un genre et jouer aux espionnes importantes, mais pas méchante dans le fond, pensa-t-elle, juste totalement marteau !

Enfin, alors qu’Ætinis avait de plus en plus de mal à voir, comprendre, entendre ou même penser à quoi que ce fut, son seigneur s’adressa à elle et rien qu’à elle, na ! Rassemblant tout ce qui lui restait de forces et de concentration, l’archère écouta ce qu’il avait à lui dire. Elle sourit benoitement en entendant le compliment de son supérieur. Il était fier d’elle, il viendrait la voir après qu’elle se soit reposée ! A moins qu’elle n’eut rêvé ? Alors qu’elle ouvrait la bouche pour répondre un complètement décalé : « Eh quoi m’reposer, j’ai pas b’soin de repos moi j’suis pas fatiguée ! », la seule chose qui sortit de ses lèvres à peine entrouvertes fut un mince filet de sang avant que la fatigue ne la terrasse et qu’elle ne s’effondre et sombre dans un monde de rêves et de cauchemars, avec pour seule constante une douleur qui émanait de son flanc droit.

***
Elle se réveilla en sursaut, le front en sueur. Le souvenir de la douleur qui la hantait était encore bien trop prégnant. Elle avait dû cauchemarder. Un simple regard vers son compagnon la rassura. Il était toujours là, à veiller sur elle, à son chevet. Elle ne lui avait jamais dit, mais au fond d’elle-même, elle savait qu’il était celui qui la rendait heureuse, qui lui donnait le sourire, la force de continuer. Oui, si un jour les temps étaient meilleurs, alors elle lui avouerait en retour ce que lui, lui avait déjà dit, et peut-être qu’ils pourraient partager une vie simple et remplie de bonheur, ensemble.

Jusqu’à présent, elle s’était refusée à envisager cette hypothèse ou à lui donner une réponse claire sur ses sentiments. Il y avait trop de responsabilités, de dangers et d’ombres sur leurs épaules pour qu’elle accepte d’y rajouter cette inquiétude mutuelle qu’impliquait la vie en couple. Ils n’étaient même pas sûrs de survivre, ni l’un, ni l’autre d’ailleurs, et ils avaient une mission, qui devait être prioritaire sur tout, y compris leurs propres sentiments et leur bonheur potentiel. Si elle ne lui avait rien dit, c’était pour éviter qu’il ne souffre trop si elle devait disparaître prématurément, ce qui était hélas une possibilité, voire même une probabilité car ils allaient au devant de temps sombres et de dangers terribles. Mais ils le faisaient pour le bien, et parce que leur cause était juste.

Si l’information était exacte, elle n’aurait plus longtemps à attendre le seigneur. Il devrait passer bientôt. Pour passer le temps, elle vérifia son arc, en testa la corde, puis inspecta ses flèches.

Enfin, du bruit, au loin. Oui, ça ne pouvait être que lui, qui d’autre en cet endroit ? Son compagnon, à ses côtés, était aux aguets. Il semblait tendu, conscient de l’ampleur de la tâche. Elle lui adressa un sourire rassurant. Tout se passerait bien…





La première volée, parfaitement tirée. Le cocher hors de combat et sa coéquipière qui hurlait quelque chose, désemparée. Plus qu’à viser les deux gardes à cheval et la fille en vert à côté du cocher, et il serait à eux ! Mais, c’était que cette petite avait un arc. Et ripostait avec rapidité et précision. Et Aaaarrgh. Par Asuryan cette douleur ! Impossible d’ôter la flèche, profondément fichée dans sa poitrine, juste sous son sein droit. C’était horrible cette souffrance.





Fichu ! L’information était bonne, mais ils avaient raté leur coup c’était clair maintenant. Elle souffrait le martyr, elle n’irait pas plus loin. Elle cria à son compagnon de partir, qu’elle la rejoindrait. Elle savait pertinemment qu’elle mentait, derrière eux les bruits des sabots des deux chevaux lancés au galop dans leur charge se rapprochaient inexorablement. Mais il ne l’abandonnait pas. C’était touchant de le voir se retourner et tirer flèche sur flèche pour la couvrir, de savoir à ce moment précis avec certitude que quelqu’un était prêt à mourir pour vous. Touchant et navrant à la fois, parce que se faisant, il sacrifiait ses propres chances de survie, là où elle savait n’en avoir aucune. Qu’une personne l’aime à ce point était réconfortant au moment de passer dans l’au-delà. Elle serait bien restée en arrière pour lui donner le temps de partir, mais elle savait qu’il n’aurait jamais accepté de la laisser seule derrière, voilà pourquoi encore maintenant elle clopinait, espérant lui donner la possibilité de fuir assez loin devant elle. Si seulement il ne s’était pas arrêté pour la couvrir ! Son souffle était court, la douleur lui coupait la respiration, du sang moite et chaud coulait de son torse meurtri. C’était fini, elle n’en pouvait plus, elle n’avait plus la force de courir. Elle planta son regard dans celui de l’elfe avec lequel elle avait rêvé de partager sa vie. Elle aurait tant aimé… Mais trop tard, tant pis, maintenant, hélas plus aucun de ses projets n’avait d’importance, elle avait échoué. Elle sentit le vent sur sa nuque un dixième de seconde avant la lame de l’épée. Une douleur déchirante. Des images floues, de son propre corps qui s’effondrait au loin, une flèche empennée de vert dans la poitrine. Puis lui... Lui ! Même dans la mort, il venait la narguer. Il lui avait tout pris : sa famille, son bonheur, sa ville, son avenir et maintenant sa vie. Alors qu’elle basculait dans le néant, sa dernière pensée fut pour son compagnon et les regrets qu’elle nourrissait à son égard… Et cette archère vêtue de vert au visage livide et terrifié qui fut sans doute la dernière chose qu’Ælynn vît.


***



Quand notre Ætinis reprit conscience, le front en sueur, elle se souvenait vaguement avoir cauchemardé en rêvant qu’elle était à la place d’Ælynn. Sans doute le désespoir et la douleur ressenties à la poitrine avaient-elles contribuées à ce parallèle effectué par son inconscient avec cette elfe encore si présente dans son esprit, une elfe qui était morte à cause d’elle, la première et, Isha soit louée, pour l’instant la seule.

La première chose que la petite archère remarqua était qu’elle avait moins mal à la poitrine. Beaucoup moins mal. Par réflexe, elle tenta de se redresser et de toucher la plaie avec sa main, et constata avec soulagement qu’elle avait été bandée, que le sang ne coulait et qu’elle pouvait se mouvoir sans ressentir trop de douleur. Même si elle resterait précautionneuse dans un premier temps, prudence obligeait, Vertflèche pourrait se déplacer et agir plutôt normalement. Une telle rapidité de guérison était étrange : une blessure aussi profonde aurait dû mettre des jours à cicatriser, au rythme naturel. A moins qu’elle n’ait été inconsciente durant des jours ?

La réponse à sa question lui fut rapidement apportée. En effet, c’est avec émotion et réel plaisir qu’elle constata que Nalthaël avait veillé sur elle et se trouvait actuellement à son chevet. Un grand sourire empli de tendresse illumina son visage tandis qu’elle contemplait son expression mortifiée. Le pauvre s’en était fait pour elle ! Cela la toucha et lui fit plaisir de savoir que qu’elle comptait en tant que personne pour quelqu’un, quelqu’un d’autre que sa famille.

Ætinis le gratifia d’une salutation enjouée, toujours fortement empreinte de son accent rustre et forestier, mais où perçait sans conteste la joie :


–Bonjour Nal’, ça me fait plaisir de te voir ici ! J’ai dormi longtemps ?

Super content de reprendre ! Un post enthousiaste encore qu'il n'y ait pas grand chose à dire/faire pour moi.^^
Modifié en dernier par [MJ] Le Gob' le 30 déc. 2018, 12:53, modifié 1 fois.
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Ætinis Verteflèche, voie de l'archère elfe
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Equipement et compétences de combat:
Equipement de combat:
-Lame en or marin : 14+1D8 dégâts, 15 parade
-Arc elfique : 30+1D8 dégâts Malus de -2 TIR tous les 36 mètres, précise : (quand vous utilisez une telle arme lors d'une attaque localisée, vous gagnez un bonus de +2 ATT/TIR. Vous pouvez combiner ce bonus avec celui qui est associé au talent Coups précis/Tir précis...)
-Coutelas : 12+1D6 dégâts, 6 parade.

Compétences de combat :
-Adresse au tir (arcs) : +1 en TIR quand utilise un arc.
-Tir en mouvement : annule le malus pour les tirs en mouvement.
-Tir à déclenchement rapide : Sur un test d'HAB réussi, permet de tirer deux projectiles par round au lieu d'un seul (maximum 2), avec un malus de -1 à chaque tir dans ce cas.
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Re: [Déchirure][Ori & Ætinis] Voyage diplomatique

Message par [MJ] Le Gob' » 01 janv. 2019, 01:42

Melhira lance Action Secrète, elle réussit (10).
Ori a droit à un test d'INT pour déceler la supercherie, sans quoi les prochaines actions de Melhira sont potentiellement masquées par une illusion. Tu fais 9, on compare au degré de réussite de Melhira, c'est une égalité. Tu éprouves au moins un frisson dans l'échine, et tu es donc méfiant (intérieurement du moins), ce qui fait que je t'autorise un jet d'INT sur les éventuelles actions suivantes (1D3+1=2).

Melhira lance en effet Charme variant sur elle-même, pour booster son CHAR (effet purement rôliste pour la discussion à venir). Elle obtient 16, échec simple. Tu fais 20 sur ton jet d'INT pour détecter cette première action, ce que j'interprète comme le fait que tu ne vois pas DU TOUT au travers de l'illusion, ni pour cette action ni pour la suivante.

Elle retente Charme variant sur elle-même et obtient 4, réussite simple.

TL;DR : Libre à toi de jouer comme tu l'entends, je te demande juste de rester cohérent avec les deux points suivants :
- Tu es à peu près certain d'avoir senti de la magie, comme cela t'est déjà arrivé plusieurs fois dans différents contextes. En revanche, tu n'as surpris aucune action qui s'apparenterait au lancement d'un sort. Peut-être est-ce simplement son aura ?
- Avec son bonus de charisme, elle est quand même très sédui... convaincante.
Melhira était demeurée silencieuse, sans tenter d'interrompre Ori dans ce qui devait s'apparenter pour elle à une réflexion à voix haute. Le regard rivé aux yeux de son interlocuteur, elle arborait une expression indéchiffrable. La scène était certes singulière, bien que dénuée de témoin : un jeune prince de Nagarythe, dans les atours seyant à son rang, s'entretenant avec une elfe à l'intimité partiellement voilée par un maigre oripeau... Il est vrai qu'Ori avait eu fort à faire depuis qu'il avait secouru l'inconnue au détour d'un sentier forestier, mais s'il devait un jour être accompagné de Melhira, il lui faudrait pallier ce manque. Si tant est qu'il n'ait pas d'ores et déjà résolu de se séparer d'elle, ce qui était justement l'objet de la présente conversation.

Lorsque Ori se fut tu, une flamme nouvelle habitait les yeux de la séduisante inconnue. Elle répondit d'une voix langoureuse, la mine soucieuse :

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« Je n'ai que faire de la reconnaissance d'autrui, seigneur Ori.

Votre confiance vaut plus que tout prestige à mes yeux.

La simple idée que vous puissiez me craindre... »
Un frisson parcourut la chair dévêtue.
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« Les dieux ont voulu que nous œuvrions de concert.

Je puis vous apporter conseil, persuasion, dissimulation...

Pour peu que nous soyons en confidence. »
Sur ces mots entendus, la joue fendue d'un sillon humide, Melhira se tut, dévorant Ori de son regard enfiévré.


***


Nalthaël parut extrêmement ému du réveil d'Ætinis. Les yeux humides tant son soulagement était grand, l'archer
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« Je suis... sincèrement ravi que tu ailles mieux.

J'étais très inquiet concernant ta blessure, mais le mage de ton seigneur a... »
La gorge manifestement serrée, Nal' peinait à finir ses phrases, en proie à une vive émotion.
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« Tu n'es restée inconsciente que quelques heures, mais j'ai craint que...

Isha soit louée, tu es saine et sauve. »
Le pauvre Nal' semblait terriblement hésitant quant aux mots et gestes à adopter en une telle situation, sa timidité naturelle hachant son propos.

Mais la lueur de joie ravivée dans ses yeux, elle, en disait peut-être plus long encore.

Un post de réponse court vaut mieux que pas de réponse du tout. Période de nouvel an oblige.
Un gobelin inspiré a écrit :Pour toute réclamation ou problème, traversez la forêt et rendez-vous à la Caverne aux Champignons. Mais prenez garde aux vapeurs de bonnet-de-fou...
A l'entrée de la grotte se tient le gobelin : ses vêtements sont crasseux, et ses yeux vitreux. Plusieurs champignons d'une taille impressionnante pendent en grappes à sa ceinture. Dans l'une de ses mains, il tient une feuille d'arbre roulée en cylindre, dont l'extrémité fumante dégage les même fumerolles que celles qui planent lourdement au-dessus de sa tête. Il tire une bouffée de son étrange et longue cigarette, expire ensuite tranquillement par le nez, tout en dévisageant son interlocuteur d'un air rêveur. Puis, il prend la parole, d'une voix cassée, grave et enrouée, comme s'il avait quelque chose de très important à vous chuchoter :


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"Pourquoi cet air si sérieux ?
Écoute-moi bien, voyageur égaré.
Il y a quelque chose dont je voudrai te parler.
En tout temps, en tout lieu, tu dois bien être conscient que :

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En cas de non-respect de ces quelques règles,
Tu serais confronté à cet étrange animal,
Qui du forum régit le Bien et le Mal :
Le Modo, en vérité, créature fort espiègle."

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Un gobelin douteux a écrit :

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Ori Aen Elle
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Re: [Déchirure][Ori & Ætinis] Voyage diplomatique

Message par Ori Aen Elle » 01 janv. 2019, 16:05

Toujours face à face avec la jeune femme, le jeune prince se sentit l'espace d'un instant tressaillir, comme parcouru d'un léger frisson qui lui rappela une sensation bien familière, qu'il avait en effet déjà connu en voyant le prince Nahël user de magie… Le corps de Ori réagissait il toujours de cette façon face à un utilisateur des vents de magie ? Comme pour le mettre en garde ? Quoiqu'il en soit, là où normalement, le jeune Ori malgré son âge agissait bien souvent plus avec sa tête qu'avec son instinct, baissa sa garde face à la jeune mage Melhira…
Etrangement bien trop peu méfiant envers elle, malgré qu'il ne la connaissait que depuis peu de temps, une sensation s'empara du jeune prince… La fièvre du désir… Oui… Pour une raison totalement obscur, de nombreuses pensées lui traversèrent l'esprit : Colère, jalousie, désir de la chair… Voila ce que faisait naitre en lui la jeune femme aux cheveux aussi sombres que l'obscurité. Elle se tenait là face à lui, si mystérieuse… Si sombre… Si belle... Etant comme un fruit défendu, aussi attirante et fascinante que le feu lui même, mais n'en restant pas moins tout aussi dangereuse…
Dans l'esprit du prince, il n'y avait plus de Cyrielle, plus de politique, plus de paix… Non… Seulement Melhira… Il voulait cette femme, pour lui seul, et ce même si il devait pour cela faire s'embraser les régions de l'Ouest entière. Etranges pensées quand on savait à quel point le descendant des Aen Elle s'était jusque là toujours prétendu être un ardant défenseur de la paix… Melhira avait commencé à faire germer en lui le poison de la haine, réveillant une petite parcelle de noirceur chez le jeune prince au cœur encore innocent.
Devant lui, la mage à la voix envoutante, et au parfum enivrant, joua son rôle de femme prête à tout pour obtenir ces faveurs à la perfection, ne recherchant que le bon désir de son prince pour le satisfaire comme il le voudrait : comédie ou vérité, Ori s'en moqua totalement, tant qu'il obtenait cette attention de Melhira, qui semblait être à l'instant T son seul et unique objectif.
Voyant une larme couler le long d'une de ces joues, le prince approcha sa main pour la poser sur le visage de la jeune femme, désormais leur lèvres n'étant plus qu'espacé que de quelques centimètres, il murmura sans jamais détacher ses yeux de ceux de la mage :


"Tu es… D'une beauté à la fois troublante et si fascinante. Tellement belle… Que tu fais naître en moi… Un tel désir..."

Sans pouvoir terminer sa phrase, il approcha son visage de la jeune mage, comme poussé par quelques sombres puissances, le convainquant de satisfaire ce désir de l'embrasser… Mais ce fut au moment fatidique, que le jeune prince se stoppa et recula d'un pas, lorsque une pensée lui traversa l'esprit : Cyrielle Nagaril…
Repensant à celle qui devait être sa prétendante, la pensée et le sentiment de bien être qu'amenait la jeune femme chez Ori, ainsi que l'idée de la vue d'un de ces sourires rayonnants, évapora les idées de désir qui s'étaient emparées du jeune Ori. Désormais séparé d'un bon mètre de Melhira, Ori se secoua la tête, comme cherchant à reprendre pleinement ses esprits, de la même façon qu'on pouvait le faire en sortant du lit après une mauvaise nuit.
Regardant autour de lui, il lui fallu quelques secondes pour se souvenir où il était, c'est alors que tout devint à nouveau clair : Tor Velanor… Le prince Daruil, la paix… Et… Melhira…
Reposant ses yeux sur la jeune mage, il ne porta pour autant aucun jugement sur elle, comme si les quelques minutes qui venaient de s'écouler en sa compagnie n'avaient jamais existé. Avait il déjà tout oublié ? La magie de Melhira y était elle pour quelque chose ? Personne n'aurait su le dire. En tout cas le jeune prince reprit la discussion, comme si se rapprochement avec elle n'avait été qu'un rêve.


"Je..." Il mit quelques secondes à se ressaisir"Ton dévouement me semble des plus honorable et des plus sincère… L'heure est venu pour moi de me détacher du nom de mon père, où encore des enseignements de mon oncle. Et pour cela… Je me dois de composer avec des gens de confiance, et aux … talents uniques…"

Il s'apprêta alors à officialiser seul la fonction qu'il comptait offrir à Melhira, sans même avoir prit le temps d'une éventuel concertation avec Valeth ou Yrin, ou même Aetinis… Le jeune prince savait qu'ils ne pourraient comprendre pourquoi il décidait aussi soudainement de nommer cette jeune femme, encore inconnu il y a peu, et croisé sur la route alors qu'elle avait causé la mort de quelques Asurs… Mais le jeune Ori, avait la sensation que la mage avait un rôle à jouer dans son destin… Et il n'arrivait pas à se faire l'idée d'être obligé de se séparer d'elle…

"Si les Dieux ont décider de te mettre sur ma route, alors je vais faire confiance à leur jugement… Melhira… Tu seras donc à partir de maintenant, ma mage et l'une de mes conseillère les plus proche. De grands projets nous attendent, et si tu m'aides à les atteindre… Tu auras tout ce que tu désires… Je te le promet."

Il s'approcha alors à nouveau de la jeune femme, et l'espace de quelques instants, on pouvait lire dans le regard du jeune prince : la soif d'ambition.

"Restes à mes cotés Melhira, et tu deviendras une mage crainte et respecté de tous… Capable d'attirer la jalousie des femmes, de part ta beauté, et la peur dans le cœur de mes ennemis et de ceux de ma famille."

Puis comme pour démontrer l'importance du rôle qu'elle venait d'obtenir, ainsi que pour première preuve d'un début de dialogue où la confiance mutuelle était de mise, il délivra à Melhira le fruit de son entretien avec Dame Velanor, ainsi que le plan qui avait été mit en place en collaboration avec Daruil.

"Tu es la première à qui j'en parle sache le… Le prince Daruil et moi même nous sommes mit d'accord sur les termes d'une entente pour l'avenir des régions de l'ouest. Nous nous devons de désigner un ambassadeur, pour une paix durable et saine… Mais… Cela ne pourra se faire que si moi même et le prince de Tiranoc nous faisons pleinement confiance. Deux choix étaient proposés : A savoir laissé le prince Daruil nous accompagner à Tor Aethil comme négociateur… J'ai oublié cette option dès le départ, je ne peux prendre le risque de devoir justifier chacun de mes actes auprès des autres grandes familles… J'ai besoin d'une liberté total de manœuvre, et pour cela … Ce sera moi qui irait directement à Tiranoc, en qualité de messager de paix…"

Il marqua une pause, laissant à Melhira le temps de réfléchir à ce qu'il venait d'annoncer.

"Je sais que cela représente un risque, celui de tomber dans un piège et de finir dans les cellules de Tiranoc… Mais je suis obligé de prendre ces risques, si nous voulons voir l'avancer de la situation… De plus, je ne pense pas que le prince Daruil cherche à me duper… Nous capturer en temps que négociateur, solderai pour lui, la fin de toutes ces chances pour rallier les territoires neutres à la cause du roi Phoenix… La moindre erreur, suffirait à embrasser l'ouest entier… Quoiqu'il en soit, nous devrons nous en remettre à la protection du prince Daruil, et pour ce voyage… Je veux que tu m'accompagnes Melhira… Ainsi que Aetinis, Yrin, et Godion. Le autres retournerons à Tor Aethil avec des consignes strictes…"

Puis, il enchaina sur un autre sujet, voulant connaître les pensées de Melhira sur la question, à savoir le rôle que pourrais jouer les Nagaril dans ses plans.

"Mais... La réussite de notre entreprise dépendra aussi d'un facteur majeur : Cyrielle Nagaril… J'ai besoin du soutient de son père, et donc de sa famille, pour appuyer mes choix auprès de la cours des grandes familles durant mon absence et qui devraient d'ailleurs encore se trouver à Tor Aethil. Mais rien n'est gratuit… Et pour se faire…"Il poussa un soupir, comme s'étant résigné à son propre choix."Je devrais sans aucun doute, demander la main de Cyrielle à mon retour à Tor Aethil. Je n'ai jamais pensé à me marier si jeune mais… Une telle union m'offrirait des ressources et une armée dont j'ai besoin, en plus du prestige lié au nom de leur grande famille. Si je parviens à me placer comme l'ambassadeur des terres de l'Ouest, je pense que le père de Cyrielle ne pourra me refuser sa fille… J'ai déjà son amitié, et elle semble m'apprécier."

Il termina alors ses révélations, attendant l'avis de Melhira sur les évènements.

"Je n'ai que peu de temps à t'accorder désormais, je dois aller à la rencontre de Cyrielle d'ici peu. Mais si tu as un avis à me donner sur les sujets énoncés, je t'écoute…" Puis, en observant l'accoutrement de la jeune femme, quelque chose le frappa, et ce fut avec une certaine gène qu'il commanda :"Oh et… Pour notre voyage vers Tiranoc, il te faudrait de nouveau vêtement, moins… léger… Il doit sûrement nous rester quelques vêtements de voyages. Cela sera passagé, le temps que je te trouve une tenue plus en adéquation avec ton nouveau rôle à mes cotés."
Modifié en dernier par [MJ] Le Gob' le 01 janv. 2019, 17:20, modifié 1 fois.
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Ori Aen Elle, Voie de l'aristocrate
Profil: For 8 | End 8 | Hab 10 | Cha 14 | Int 11 | Ini 10 | Att 10 | Par 9 | Tir 9 | NA 1 | PV 55/55
Lien Fiche personnage: http://warforum-jdr.com/wiki-v2/doku.ph ... i_aen_elle
Liste compétences :
• ACUITE VISUELLE (B)
• ALPHABETISATION
• CONNAISSANCE TACTIQUE (E)
• DIPLOMATIE (B)
• ELOQUENCE (E)
• ETIQUETTE (B)
• INTRIGUE DE COUR (B)
• SEDUCTION (B)
• VISION NOCTURNE (E)

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Ætinis Verteflèche
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Re: [Déchirure][Ori & Ætinis] Voyage diplomatique

Message par Ætinis Verteflèche » 06 janv. 2019, 20:09

Les réponses de Nalthaël procurèrent un grand plaisir à notre héroïne blessée. Son cœur en fut comme réchauffé, comme lorsqu’elle se tenait près du foyer de la cheminée de la maison familiale en hiver, quand elle était petite, alors que le froid et la neige régnaient dehors. Elle se sentait tout simplement bien, protégée, dorlotée, aimée. Si elle avait été une féline, Ætinis aurait sans doute ronronné. Au lieu de cela, notre archère se redressa encore plus, passant en position assise quant elle s’aperçu que la blessure ne semblait pas prête de se rouvrir de sitôt. Et pour cause, Nal’ lui apprit qu’elle avait été soignée par le mage Valeth : ceci expliquait donc la rapidité extrême de sa guérison. Dans des conditions normales, elle aurait dû attendre des jours avant de pouvoir atteindre ce stade avancé de cicatrisation.

Malgré tout, Verteflèche se sentait tout de même un peu faible, et préférait se montrer prudente. Pas question pour elle de prendre de risques ou de s’agiter en tous sens ! N’eut été son sens du devoir et sa curiosité, la jeune elfe serait restée dans cette pièce à discuter avec Nal’. Elle se sentait bien ici, avec son seul ami, car depuis qu’elle avait quitté son foyer, elle n’avait vécu que de rares moments de calme où elle se sentait parfaitement à l’aise et en sécurité, et celui-ci en était un. Non pas qu’elle s’en plaignit, d’ailleurs. Ætinis savait très bien qu’en s’engageant elle avait de fait renoncée à son petit confort et à la chaleur d’un foyer accueillant, l’amour d’une famille et d’amis protecteurs. Les yeux pleins de tendresse et de nostalgie, un grand sourire aux lèvres, sur un ton enjoué et rieur, qu’elle n’avait plus eu depuis une éternité, elle répondit à Nalthaël :


–Ca me touche beaucoup Nal’, que tu te sois inquiété pour moi, et je suis si heureuse que tu sois resté à mon chevet. Après une courte pause, durant laquelle elle se contenta de profiter de l’instant présent en regardant l’homme, le seul, qui s’était soucié d’elle, qui était là pour elle. Elle se dit que oui, définitivement, Nalthaël était quelqu’un de bien, et surtout son ami. Puis elle reprit, non sans manifester sa surprise : –Quelques heures seulement !? Et bien je suppose que je devrai remercier le mage Valeth. Décidément, nous autres les soldats avons beaucoup de chance de pouvoir compter parmi nous des guérisseurs de talent, sans quoi…
Oui, tu as raison, Isha soit louée, elle a été miséricordieuse avec ses enfants, comme toujours. J’irai faire une offrande et une prière à son temple ou autel pour la remercier, si j’en ai l’occasion.


Ætinis aurait bien continué la discussion plus longuement, mais son devoir devait passer avant tout. Elle était là parce qu’elle croyait en une cause plus grande qu’elle. Une cause qui valait bien des sacrifices. Une cause qui avait déjà pris des vies innocentes, dont celle de la pauvre Ælynn, et en prendrait sans doute bien d’autres. Une cause qui avait causé l’esclavage de nobles comme Godion et sa sœur, et le massacre de leurs parents.

A cette pensée, une ombre traversa son regard. Et elle, jusqu’où serait-elle prête à aller pour préserver l’ordre indispensable à l’avènement d’une nouvelle ère de paix et de prospérité ? Jusqu’à présent, elle avait toujours réussi à se tirer des dilemmes par des biais détournés qui avaient pu préserver sa morale et les intérêts de son camp. Mais si un jour on lui demandait de torturer ? De prendre en esclavage ? De tuer des innocents ? Pourrait-elle obéir à de tels ordres ? Sa raison lui disait qu’elle le devrait, car il lui fallait penser plus globalement, accepter que l’intérêt commun dépasse largement ses états de conscience individuels. En effet, dans son esprit, il était clair que si par malheur le camp de l’usurpateur Calédor l’emportait, ce serait la fin d’Ulthuan. Un cataclysme sans nom. La généralisation de l’esclavage des opposants au traître, dont sa propre famille faisait partie. Le règne de la tyrannie, de l’injustice, du meurtre. Et alors, ce seraient beaucoup plus de vies qui seraient impactées, et ce sur un temps beaucoup plus long. L’avènement de cet « âge de sang », il fallait l’éviter à n’importe quel prix, et pour cela, soutenir le légitime prétendant au trône, le Roi Malékith, qui s’était toujours montré bon et juste, loyal envers son peuple plus que tout, allant jusqu’à dénoncer sa propre mère. S’il gagnait, alors ce serait le début d’un « âge d’or » qui durerait des millénaires et n’aurait de comparaison que le règne d’Ænarion en personne. Le pâle interlude du règne de Bel Shaanar n’aurait été qu’une parenthèse terne entre deux âges d’or mythiques. Voilà qui justifiait tous les sacrifices.
Mais son cœur n’était pas d’accord. A son grand regret, Ætinis savait qu’elle aurait énormément de mal à aller contre ses principes, sa morale, ce qu’on lui avait toujours enseigné comme étant le bien. Choisir sciemment de faire le mal, même pour parvenir à un plus grand bien, était-ce juste ?
Sa fierté s’ajoutait à ce problème mental, complexifiant l’équation. Elle avait toujours rêvé d’être un jour une héroïne reconnue, aimée par le peuple. Si elle acceptait de faire le mal, une fois l’âge d’or retrouvé, ne serait-elle pas alors une paria ? Une assassine, une fille que l’on éviterait, dont on dirait d’elle qu’elle était mauvaise jusqu’à la moelle, qu’on haïrait ? Si ce genre de sacrifices étaient indispensables en temps de guerre, une fois la paix revenue et les générations de pacifistes typique de l’ordre et du bonheur retrouvé, que penseraient-ils d’une fille qui avait été capable des pires horreurs ? Autrement dit, quelque chose lui disait que si elle agissait comme elle le devait, ou du moins croyait le devoir, elle se condamnerait elle-même à n’avoir plus sa place dans le monde idéal qu’elle était prête à tout pour bâtir, paradoxalement.

Repoussant rapidement ses sombres pensées, car après tout à rien ne servait de s’apitoyer sur un problème qu’elle n’avait pas encore rencontré, ou du moins avait jusqu’à présent pu éviter d’affronter de face, notre archère demanda à Nal’ de se tourner pendant qu’elle enfilait ses vêtements de voyage, verts, ceux-là même qui avaient été cousus par sa mère. En effet, l’habit à la livrée des Aen Elle qu’elle avait reçu de son seigneur Ori, aurait sans doute besoin d’être rapiécé et lavé du sang qui l’avait maculé avant qu’elle ne puisse décemment le porter de nouveau. Une fois revêtue de ses habits, Verteflèche jeta son éternelle cape sur ses épaules, et, à regret, prit congé de Nal’.


–Je suis désolée, Nal’, mais je dois y retourner. Mon seigneur et maître a le don de se jeter dans les pires pétrins quand je ne suis pas là pour au moins limiter la casse.

En effet, elle devait rejoindre au plus vite son seigneur. Cela faisait trop longtemps que celui-ci était parti gérer des affaires loin d’elle. Comment pouvait-elle, dans ces conditions, remplir la mission de surveillance qui lui avait été confiée par Eredin Aen Elle pour le compte du patriarche Azurö ? Elle fronça les sourcils d’exaspération à l’idée qu’Ori la maintenait parfois sciemment à l’écart mais qu’elle ne pouvait rien y faire. Sa mission étant secrète, elle ne pouvait bien évidemment pas lui dire « laisse moi t’espionner ce sont les ordres de ton père et de ton grand frère ». D’autant que sa loyauté était tiraillée, car techniquement, elle était sous les ordres d’Ori. Elle était « son cadeau », sa première soldate, sa servante dévouée, sa garde du corps, son âme damnée. Quelle que soit la mission confiée par Azurö ou Eredin, son destin serait liée à celui d’Ori, elle en avait parfaitement conscience. Mais c’était une raison de plus pour lui éviter de faire des bêtises ! Car si son seigneur était supérieurement intelligent, fort, charismatique et avait toutes les qualités à ses yeux, il avait cependant un grand défaut qu’elle n’avait pas, et avait donc pu identifier. Ah, les femmes ! Se dit-elle en maugréant sur la façon dont certaines représentantes de son sexe, plus belles, plus riches et plus intelligentes qu’elle, certes, exploitaient ces qualités pour faire perdre la tête à son seigneur.

Cette frustration de ne pouvoir accomplir correctement son devoir se mua en franche contrariété quand elle fut arrêtée par les gardes à l’entrée de la pièce où on lui avait dit qu’il se trouvait actuellement. Ces derniers refusèrent catégoriquement de la laisser passer, en dépit de ses protestations et récriminations indignées :


–Hééé, mais laissez-moi passez, vous voyez bien que je suis sa garde du corps, Ætinis Verteflèche.

-Je regrette mademoiselle, mais les ordres de votre seigneur ont été clairs, nul ne doit le déranger.

–Mais bon sang puisque je vous dis que j’ai le droit, ça ne s’applique pas à moi, je ne le dérange pas, il me fait confiance comme à son ombre.

-Désolé mademoiselle, aucune exception mademoiselle.

Il était tout simplement impossible de passer la barrière des gardes à la porte de son seigneur. Elle était sciemment tenue à l’écart ! Elle fut d’autant plus courroucée quand elle apprit que la magicienne Melhira, elle, avait pu entrer. Avec un dernier regard noir et furibond en direction des deux gardes qui la toisaient avec mépris, Ætinis se résigna à abandonner. Elle perdait cette partie. Mais elle ne comptait pas rester les bras croisés dans le couloir en attendant que son seigneur ait l’obligeance de bien vouloir l’autoriser à le côtoyer de nouveau. Aussi resta-t-elle renfrognée, sourcils froncés, regard assassin, dents et poings serrés, et se dirigea-t-elle vers l’endroit où se trouvait le prisonnier, qui d’après les gardes et serviteurs qu’elle croisa et qui purent la renseigner, se trouvait également en présence d’Yrin, la main de l’Oncle d’Ori, le nommé Tyrosh Aen Elle qu’elle avait pu brièvement rencontrer dans le manoir familial à A’vallach. D’ailleurs, en y repensant Verteflèche se souvint de l’avertissement donné par ce dernier lorsqu’elle avait quitté le manoir. Se méfier de Nahel Æthil, qui était dangereux… Sur le coup, l’avertissement lui avait paru fou, voire ignoble même, uniquement lié à une inimitié politique. Elle considérait alors le petit-fils du noble Valarion comme au dessus de tout soupçon. Mais Godion et le prisonnier lui avaient prouvé le contraire, et finalement, il s’était avéré que Nahël Æthil, en dépit de son sang et de son ascendance glorieuse, s’était comporté comme un monstre. Tyrosh était-il au courant de tout cela, ou avait-il simplement perçu un danger chez cet elfe de prime abord si avenant ? Elle l’ignorait, ne connaissant pas assez l’oncle d’Ori pour se permettre de conjoncture fiable à son sujet. En revanche, Yrin, elle, le savait probablement. Elle était la main de son Tyrosh, son agente la plus fidèle, et peut-être, -peut-être- un aperçu de l’avenir d’Ætinis auprès d’Ori.

C’est en ruminant ces pensées, qu'une Verteflèche morose d'une humeur massacrante, encore la rage au cœur d'avoir été repoussée sur les ordres d'Ori, arriva à l’endroit où se trouvaient Yrin et l’assassin capturé. Les choses sérieuses allaient commencer…
Modifié en dernier par [MJ] Le Gob' le 07 janv. 2019, 12:17, modifié 2 fois.
Raison : +6 xp (total 58).
Ætinis Verteflèche, voie de l'archère elfe
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Equipement et compétences de combat:
Equipement de combat:
-Lame en or marin : 14+1D8 dégâts, 15 parade
-Arc elfique : 30+1D8 dégâts Malus de -2 TIR tous les 36 mètres, précise : (quand vous utilisez une telle arme lors d'une attaque localisée, vous gagnez un bonus de +2 ATT/TIR. Vous pouvez combiner ce bonus avec celui qui est associé au talent Coups précis/Tir précis...)
-Coutelas : 12+1D6 dégâts, 6 parade.

Compétences de combat :
-Adresse au tir (arcs) : +1 en TIR quand utilise un arc.
-Tir en mouvement : annule le malus pour les tirs en mouvement.
-Tir à déclenchement rapide : Sur un test d'HAB réussi, permet de tirer deux projectiles par round au lieu d'un seul (maximum 2), avec un malus de -1 à chaque tir dans ce cas.
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Re: [Déchirure][Ori & Ætinis] Voyage diplomatique

Message par [MJ] Le Gob' » 09 janv. 2019, 20:08

Un candide étonnement illumina le visage de Melhira à l’annonce de son nouveau rôle, qui dépassait visiblement ce qu’elle avait imaginé. Cette innocente surprise laissa rapidement place à un élan de reconnaissance, qui se traduisit par un pas vers Ori. Mais alors même que la mage opérait ce rapprochement, elle fit mine d’hésiter, et interrompit son mouvement, dévorant Ori du regard.
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« Soyez loué pour cette décision, mon prince.

Votre confiance m’honore. »
Les mots qui suivirent furent prononcés à mi-voix, si bas que le prince se demanda aussitôt s'il ne les avait pas aussi perçu dans son esprit, bien que Melhira ai cessé de s'adresser à lui de cette façon.
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« Allez donc, doux seigneur, et ne craignez pas.

Je serai désormais comme l'ombre de vos pas. »

***
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Pour rejoindre Yrin, Ætinis avait donc du redescendre au rez-de-chaussée du bâtiment, vaste hall dans lequel la troupe envoyée par l'oncle d'Ori pour escorter ce-dernier avait prit ses quartiers. Les lueurs crépusculaires du jour faiblissant baignaient la pièce depuis la verrière en fond de salle. A l'ombre de l'une des colonnes, Ætinis repéra bien vite la silhouette accroupie d'Yrin, penchée sur celle, inerte, du mystérieux assassin. Comme notre archère s'approchait, elle constata que la blessure de son adversaire à l'épaule gauche avait en effet mauvaise allure, la profondeur de l'entaille compromettant sérieusement sa stabilisation. Mais l'air préoccupé, pensif, affiché par Yrin ne semblait pas renvoyer à cet état de fait.

Comme Ætinis parvenait enfin à leur niveau, elle finit par déceler le détail susceptible de causer cet air pensif : la lame de l'archère avait mordu à l'emplacement d'un curieux tatouage noir, déformant son motif initial. A l'approche d'Ætinis, Yrin finit par lever les yeux vers l'archère, émergeant de ses pensées :

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« Te voilà donc rétablie.

Malheureusement, Valeth était éreinté après avoir traité ta blessure, et devait se reposer.

Je doute néanmoins que ce séide de l'ennemi passe la nuit. »
Un gobelin inspiré a écrit :Pour toute réclamation ou problème, traversez la forêt et rendez-vous à la Caverne aux Champignons. Mais prenez garde aux vapeurs de bonnet-de-fou...
A l'entrée de la grotte se tient le gobelin : ses vêtements sont crasseux, et ses yeux vitreux. Plusieurs champignons d'une taille impressionnante pendent en grappes à sa ceinture. Dans l'une de ses mains, il tient une feuille d'arbre roulée en cylindre, dont l'extrémité fumante dégage les même fumerolles que celles qui planent lourdement au-dessus de sa tête. Il tire une bouffée de son étrange et longue cigarette, expire ensuite tranquillement par le nez, tout en dévisageant son interlocuteur d'un air rêveur. Puis, il prend la parole, d'une voix cassée, grave et enrouée, comme s'il avait quelque chose de très important à vous chuchoter :


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"Pourquoi cet air si sérieux ?
Écoute-moi bien, voyageur égaré.
Il y a quelque chose dont je voudrai te parler.
En tout temps, en tout lieu, tu dois bien être conscient que :

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En cas de non-respect de ces quelques règles,
Tu serais confronté à cet étrange animal,
Qui du forum régit le Bien et le Mal :
Le Modo, en vérité, créature fort espiègle."

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Un gobelin douteux a écrit :

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Ori Aen Elle
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Re: [Déchirure][Ori & Ætinis] Voyage diplomatique

Message par Ori Aen Elle » 12 janv. 2019, 14:47

La surprise et la satisfaction purent dès lors se lire sur le visage de la belle et mystérieuse Melhira quant à l'obtention de son nouveau prestigieux titre. Elle devenait donc, sous ordre de Ori, sa mage personnelle, sa conseillère, et avec le temps l'une de ses plus proches confidentes. Désormais, elle était sous la protection de la famille Aen Elle, en échange de ses capacités et dons magiques… S'approchant du jeune prince, elle fut hésitante quand à sa façon de le remercier, et s'arrêta net, ne voulant sans aucun doute pas se montrer trop avenante envers son nouveau seigneur et maître.
Le son envoûtant de sa voix raisonna alors dans son esprit… Elle serait désormais son ombre… Jusqu'à la fin...


"Merci pour ton temps Melhira… Tu peux dès lors disposer. Un long voyage va nous attendre et il te faut te préparer."

D'une gracieuse révérence, la mage quitta alors la pièce, arborant un sourire satisfait et triomphant. Dès lors après cette discussion des plus intenses, il fallait au jeune Ori mettre en place la suite de son plan… Et c'était avec Cyrielle Nagaril qu'il allait devoir négocier dès ce soir. Ayant demandé plus tôt à être reçu par la belle princesse, celle ci avait répondu favorablement à sa demande, et ce fut donc sans perdre plus de temps que le jeune Aen Elle quitta sa chambre, pour se mettre à déambuler dans les immenses et somptueux couloirs de la cité de Tor Velanor.
Croisant au passage les deux sentinelles responsable de sa protection, l'un des hommes du défunt œil de faucon, interpella alors le jeune prince, en lui rendant compte que sa protectrice : Aetinis, avait demandé à le voir plus tôt dans la soirée. A cette annonce, le jeune prince arbora un sourire, heureux de savoir que son archère, malgré ces blessures, avait pu semble il, récupérer rapidement, à tel point qu'elle s'était mise à déambuler dans les couloirs dès son réveil. Si l'idée de la voir traversa l'esprit du jeune prince, il dû réfréner cette envie, ayant pour l'heure un rendez vous qu'il ne pouvait se permettre de rater.


"Merci pour cette nouvelle… Si jamais elle devait repasser ici, dîtes lui que je viendrai la trouver une fois mon entrevue avec la princesse Cyrielle Nagaril terminée."

Sur ces ordres, le soldat hocha la tête en signe d'affirmation et le fils de Azurö Aen Elle se retira, en direction de la chambre de la princesse.
Déambulant dans les couloirs, le jeune homme aux yeux violets ne put s'empêcher de faire quelques haltes dans les long corridors de la demeure de l'archimage Vanora. Si il avait vu des endroits bien plus magnifiques, comme Tor Aethil… Il y avait en ce lieu quelque chose de particulier… Une sensation qui accompagnait chacun des pas du jeune prince. Si cela n'était nullement agréable ou gênant, cela n'en restait pas moins intrigant. Était ce lié à la magie protégeant ces lieux ? Peut être… En tout cas, Ori ne pouvait en être sûr.

Ce fut alors qu'il arriva enfin devant la porte donnant accès à la chambre de la belle princesse, mais devant elle se tenait le dénommé Urian, garde du corps de la jeune femme aux cheveux d'or… Se tenant l'un devant l'autre, les deux protagonistes n'échangèrent sur le moment aucun mot. Urian observa le jeune prince, le dévisageant, sans pour autant s'écarter de sa trajectoire. Depuis le départ, le protecteur ne semblait aucunement porter le prince dans son cœur, comme totalement opposé à tout éventuel rapprochement entre lui et sa protégée. Ori se demanda alors qu'elle était le lien qui unissait Urian à la famille Nagaril… Peut être un jour pourrait il le découvrir, mais sûrement pas ce soir.
Ce fut après une longue minute à se jauger, que le garde du corps se résigna, s'écartant de la porte, en laissant entrer Ori.

Pénétrant dans la pièce il vit alors la gracieuse silhouette de la jeune femme qui depuis leur rencontre hantait son esprit. Elle se tenait là à quelques mètres de lui, regardant à travers la fenêtre de sa chambre tandis que la lumière lunaire se reflétait sur ses cheveux d'or, ne faisant que rendre encore plus hommage à sa beauté presque divine. A cet instant, Ori se demanda même si il n'était pas en train de rêver face à la grâce qui émanait de la jeune femme.
S'inclinant alors, il ne se décida à relever la tête que sur ordre de la descendante des Nagaril.


"Ma dame… Merci d'avoir accepté de me recevoir en cette heure tardive. J'ai dû vous quitter plus tôt à la hâte aujourd'hui, et je m'en excuse… Je me suis langui de votre compagnie princesse."

Se relevant et s'approchant d'elle, le cœur du jeune prince battait alors la chamade, car si il n'avait pas oublié les raisons qui l'avaient poussé à cette rencontre, il était venu ici sans aucun réel plan pour parvenir à ses fins. Le stress était en train de s'emparer de lui, si bien qu'il en perdit l'espace de quelques instants, l'éloquence dont il savait si bien faire preuve face à la noblesse.

"Si je suis ici… C'est… Je… Voyez vous…"

Se comportant comme un enfant terrorisé, il se trouva sur le moment totalement idiot face à cette soudaine perte de moyen. Cherchant à se reprendre, il poussa alors un long soupir pour se calmer, chose qui n'échappa pas à son interlocutrice, qui semblait se demander quelles nouvelles pouvaient bien mettre le jeune prince dans tel état.
C'est alors que se jetant à l'eau, le jeune prince se saisit avec délicatesse de la main de la princesse, avant d'enfin pouvoir aligner les mots qui lui traversaient l'esprit.


"Cyrielle... J'ai pu rencontrer le prince Daruil ainsi que Dame Vanora… Et nous nous sommes mis d'accord : la guerre de notre peuple n'est ni une solution, ni une fatalité… De fait, je compte me faire messager et négociateur de notre peuple en me rendant personnellement à Tor Anroc dès demain, malgré les risques que cela peu représenter… Pour le bien commun, je suis près à mettre ma vie en jeu pour le peuple des Asur, et pour notre roi."

Il inspira un bon coup, pour reprendre son souffle et continuer sur sa lancée :

"Mais dans ce voyage, je ne peux risquer de vous mettre en danger, et ne peut donc pas vous emmener avec moi… Comprenez bien ma dame, que l'idée de me séparer de vous, est un déchirement. Mais… J'aime mieux vous savoir en sécurité, même si pour cela je dois vous éloigner de moi… Cyrielle… Je…"

Ce fut alors que le ton de la voix du jeune prince changea du tout au tout, trahissant une sincérité totale concernant ce qu'il allait dire maintenant. Pour plus d'impact, il se laissa même à tutoyer la jeune princesse, comme signe du rapprochement auquel ils s'étaient livrés ces derniers jours.

"Je me dois de jouer franc jeu avec toi Cyrielle… Depuis le premier instant de notre rencontre, tu as fait naître en moi… Une passion… Si forte et me dévorant l'esprit… Que mon cœur s'emballe à chacun de tes sourires, et ton doux visage illumine mes journées…

Oh je ne le sais que trop bien… Sans aucun doute bon nombre de prince t'ont déjà tenu de tels discours… L'idée d'un mariage avec toi a embrasé bien des esprits, j'ai pu le constater à Tor Aethil, et tous cherchent à obtenir les faveurs de ton père pour pouvoir obtenir ta main."


Posant le genou à terre, tout en continuant à maintenir la main de la jeune femme, il plongea son regard dans le sien, sans jamais pouvoir sans détacher.

"Je ne suis qu'un petit prince, cherchant à se faire un nom face aux grandes lignées de notre peuple. Je n'ai encore rien accompli, et je n'ai rien à offrir, omis cette sincérité dont je me dois de faire preuve avec à toi. L'idée d'un jour pouvoir partager ma vie avec toi… m'a bien sûr traversé l'esprit de nombreuses fois. J'ai alors longuement réfléchi quant à savoir comment m'attirer les faveurs de ton père, et au final j'en suis arrivé à cette conclusion : je me fiche de ce que ton père peut bien penser de moi, ou ce qu'il attend de moi… La seul chose qui compte Cyrielle… C'est le jugement que tu portes à mon sujet...
Si je parviens à établir une paix durable dans l'ouest, et à devenir l'ambassadeur de ces terres… J'aurais alors la possibilité de demander ta main, non pas pour un jeu d'alliance ou quelques manœuvres politiques… Non… La réponse à une telle demande devra venir de toi, vivre à tes cotés non pas à cause de nos noms de famille, mais bien pour un amour véritable et partagé…

Dans mon entreprise, j'offrirai l'ouest entier à tes pieds, pour faire de toi une reine aimée et respectée de tous. Et dans ce monde, je ne demande qu'une place à tes cotés, dans l'espoir de pouvoir te rendre heureuse, comme tu es capable de le faire en ne m'offrant qu'un simple sourire."


Se relevant alors, il chercha à cerner les pensées qui pouvaient bien traverser l'esprit de la jeune femme, face à tant de révélations quand aux sentiments pour Cyrielle qui rongeaient le jeune Aen Elle

"Je sais que ma démarche peut sembler précipitée... Mais je me devais de t'ouvrir mon cœur, au cas où... Il devait m'arriver quelque malheur...

Je ne te demande aucune réponse, ni même de t'exprimer face à mes propos mais... Néanmoins... J'ai quelque chose à te demander, une faveur... A toi de la satisfaire ou non que se soit par simple amitié, ou plus encore... Comme je te l'ai dis, je te renvoie en direction de Tor Aethil, sous bonne garde de mon escorte, je ferai demander au prince Daruil et à dame Vanora, quelques documents qui devraient servir à te donner le rôle d'émissaire politique, aucune troupe ennemi ne devrait alors pouvoir te barrer la route sur l'itinéraire retour. Or donc, il ne faudra pas longtemps pour que les grandes familles ne soient mis au courant de mes projets, et sans aucun doute certaines refuseront toute initiative de paix venant de ma part... C'est donc pour cela... Que j'ai besoin que tu puisses me représenter auprès de la cour : ton soutien, et celui de ton père et de ta famille, m'est indispensable. Les Nagaril étant respectés et craints, je ne doute pas qu'avec votre appui, de nombreuses familles se rallieront à mon projet.

Dans mon plan, cette condition est obligatoire, car sans appui... Aucune de mes paroles en tant que émissaire n'aura de poids à Tor Anroc... M'aidera tu Cyrielle ?"


C'est alors qu'il s'enferma dans le silence, laissant la parole à la descendante des Nagaril.
Modifié en dernier par [MJ] Le Gob' le 12 janv. 2019, 15:04, modifié 2 fois.
Raison : +6 xp (total 39). Wikifié.
Ori Aen Elle, Voie de l'aristocrate
Profil: For 8 | End 8 | Hab 10 | Cha 14 | Int 11 | Ini 10 | Att 10 | Par 9 | Tir 9 | NA 1 | PV 55/55
Lien Fiche personnage: http://warforum-jdr.com/wiki-v2/doku.ph ... i_aen_elle
Liste compétences :
• ACUITE VISUELLE (B)
• ALPHABETISATION
• CONNAISSANCE TACTIQUE (E)
• DIPLOMATIE (B)
• ELOQUENCE (E)
• ETIQUETTE (B)
• INTRIGUE DE COUR (B)
• SEDUCTION (B)
• VISION NOCTURNE (E)

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Ætinis Verteflèche
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Re: [Déchirure][Ori & Ætinis] Voyage diplomatique

Message par Ætinis Verteflèche » 13 janv. 2019, 04:01

La première pensée qui traversa l’esprit de Verteflèche lorsqu’elle aperçu Yrin et le prisonnier dans la grande salle fut de se demander ce qu’ils faisaient là. N’y avait-il donc pas de lieu plus adapté à la rétention d’un captif dangereux qu’un large hall au rez-de-chaussée ? Qui plus était, le lieu servait également de quartiers pour l’ensemble de la troupe d’Ori Aen Elle.

Avec un haussement de sourcil interrogateur, notre héroïne s’approcha du corps de l’assassin. Celui-ci se trouvait au fond de la pièce, dissimulés aux regards derrière une colonne. L’elfe blonde, Yrin, était penchée sur lui, accroupie, et paraissait absorbée par la contemplation du corps inerte qui gisait là. En s’approchant davantage, Ætinis constata ce qui était probablement la cause de cette inspection de sa compatriote : un mystérieux tatouage dessiné à l’encre noire se trouvait à hauteur de l’endroit où elle avait porté son coup, à l’épaule gauche. Malheureusement, son motif avait été altéré par la violence de l’attaque qui avait tranché et déchiré violement chair et muscles, de sorte que Verteflèche ne put, à première vue, identifier un quelconque motif.

Se plaçant à la hauteur d’Yrin, Ætinis s’éclaircit la gorge d’un léger «
Hum hum... » pour annoncer sa présence, bien qu’elle fut sans doute déjà repérée depuis longtemps. Cela eut pour effet de tirer la main de Tyrosh de ses pensées. La blonde aux cheveux courts releva la tête vers la forestière et lui adressa la parole. Son accueil ne fut guère chaleureux, mais Ætinis ne s’en formalisa pas. Elles n’étaient ni amies, ni même liées par une quelconque affection, elles étaient simplement collègues de travail et membres du même camp, pour l’instant du moins. Notre héroïne apprit ainsi que le mage Valeth était allé se reposer après l’avoir soignée, et qu’il paraissait peu probable que l’assassin voie un nouveau jour se lever.

Pour autant qu’Ætinis se souvînt, Yrin était la sœur de Valeth. Elle semblait protectrice envers lui, peut-être était-elle l’aînée, à moins qu’il ne s’agisse seulement de son caractère. L’archère prit donc cet élément en compte avant de répondre à son interlocutrice, d’un ton néanmoins un peu sec et toujours haché par son accent rustaud :


–Lors de notre première rencontre, vous aviez décrit votre frère comme étant un mage expérimenté il me semble, et peut-être l’est-il. Toutefois, et sans vouloir vous manquer de respect ni me montrer ingrate envers celui qui m’a soigné… Il ne me semble guère puissant.

Je n’entends pas grand-chose à la magie, mais je remarque tout de même que ça fait plusieurs fois en peu de temps qu’il manque de tourner de l’œil, et qu’il se dit constamment épuisé, dépassé ou incapable d’identifier des choses magiques. Même cette Melhira me paraît plus douée que lui, bien qu’elle ne m’inspire aucune confiance.


Il n’y avait pas de volonté de blesser Yrin dans ce qu’avait dit Ætinis. C’était un simple constat qu’elle faisait. Cependant, elle était parfaitement consciente que la blonde pourrait mal le prendre à cause de ses liens de parenté avec Valeth, à moins que, comme Verteflèche l’espérait, elle ne se livre à des confidences à son sujet pour tenter de le faire remonter dans son estime ? Pourrait-elle en apprendre plus sur eux par une approche aussi osée qu’inattendue et impolie ? C’était son pari, car elle se doutait qu’une interrogation classique sur Yrin et Valeth n’aurait rien donné : c’était une agente bien trop expérimentée pour livrer des informations personnelles ou concernant son frère comme cela. Quoi qu’il en soit, pour tenter d’obtenir des informations et aussi (même si elle ne se l’avouait qu’à moitié) passer ses nerfs et sa frustration récente sur une victime innocente, elle venait peut-être aussi de se faire une terrible ennemie, et avec un frère non moins dangereux, car aussi faible mage soit-il, il restait mage.

Après avoir écouté une éventuelle réponse d’Yrin à ce sujet, Ætinis continua sur le fil de ses pensées et s’intéressa au cas, plus intéressant, de l’assassin. L’archère ne cacha pas son étonnement sur la manière dont l’affaire avait été menée à ce sujet en son absence. Elle avait pris tous les risques pour capturer cet homme, et voici qu’on le laissait traîner par terre, gisant sur le sol de pierre d’une salle commune et en piteux état ! L’elfe semblait être durablement inconscient, mais s’il se réveillait, ce qui paraissait improbable, il aurait pu tenter quelque chose, voire se faire taire définitivement. C’était d’ailleurs ce qu’il risquait d’arriver tout simplement par la faute de ses gardiens qui jusqu’à présent semblaient l’avoir totalement ignoré ! Il fallait empêcher cela. Ce tueur avait de manière certaine des informations intéressantes en sa possession. Pour qui agissait-il ? Qui était sa cible ? Quel était son but ? Y en avait-il d’autres comme lui ? Que signifiait ce tatouage ? Etait-ce le signe d’un groupe ? Comment avait-il fait pour pénétrer dans Tor Velanor et y perpétrer ses méfaits sans être détecté ni empêché par les sorts de protection que le mage Valeth disaient présents et puissants en ces lieux ?

Tout cela, cet elfe le savait, et il était pour l’instant l’unique accès à ce savoir possible en leur possession. De plus, et cela pouvait paraître anodin, mais cela comptait énormément pour notre héroïne, elle se refusait totalement à tuer un elfe de sang froid. Hors, cet elfe, c’était en partie elle qui l’avait mis dans cet état en le blessant. Même si la blessure qu’elle lui avait infligée n’était pas mortelle, l’absence totale de prise en charge et de traitement du prisonnier risquait de causer sa mort ! Il était hors de question qu’elle ait une nouvelle mort sur la conscience. C’était déjà assez terrible avec Ælynn, pour qu’Ætinis accepte de supporter le fardeau d’une nouvelle part de responsabilité dans un décès, encore plus grande que la précédente.

Rien que le lieu où il se trouvait actuellement laissait énormément à redire : ouvert au passage, occupé par de nombreux elfes, laissant la possibilité à d’autres éventuels tueurs infiltrés de le faire taire. Non, il fallait l’isoler dans un cachot où nul ne pourrait accéder à lui sans passer devant des gardes et être identifié et autorisé, lui attacher les mains et les pieds de manière à éviter qu’il ne puisse se faire de mal à lui-même et surtout, surtout urgemment le soigner avant qu’il ne leur claque entre les doigts !

Sans compter un élément que tous ici semblaient avoir omis plus ou moins volontairement. La princesse Miraï de Caledor les tenait encore maintenant pour responsables d’une tentative d’assassinat sur sa personne et de la mort d’un de ses hommes. Et le seul à pouvoir établir de manière certaine leur innocence et désamorcer le conflit se trouvait être le prisonnier. Il était l’unique preuve de la véracité de leurs dires, et rien qu’à ce titre, il était indispensable qu’il reste en vie au moins le temps de témoigner et de dire tout ce qu’il avait à dire. Sinon, le groupe d’Ori Aen Elle, et probablement par ricochet le seigneur Ori lui-même, seraient accusés (même non officiellement, par la simple rumeur) d’avoir fomenté une tentative d’assassinat et cette accusation, ou du moins ce soupçon, leur nuirait grandement, sapant leur crédibilité et leur chances de préserver la paix.

Passablement énervée par le traitement du prisonnier, et beaucoup plus nerveuse que d’habitude à cause de tous les évènements de la journée qui l’avaient mise à fleur de peau et l’avaient épuisée, Ætinis reprit donc d’une voix forte, lourdement chargée de reproche et toujours avec son rude accent bûcheron :


–Cet elfe passera la nuit, Yrin. Et il vivra même bien plus longtemps. S’il venait à mourir, je m’arrangerai personnellement pour que mon seigneur vous tienne pour responsable et que vous passiez le restant de vos jours derrière des barreaux vous et votre frère, tous serviteurs privilégiés de Tyrosh que vous soyez. Ou à tout le moins, puisque je ne doute pas que votre maître s’arrangerait tôt ou tard pour vous tirer de votre trou, je prendrais un plaisir tout particulier à briser vos mains pour vous empêcher à jamais de reprendre vos activités.

Une lueur malsaine traversa l’espace d’un instant les yeux verts de l’habituellement si gentille Ætinis. Elle venait de menacer une autre elfe et d’y prendre plaisir. Ne laissant qu’un instant à Yrin pour digérer son avertissement, Verteflèche reprit :

–Faites comme vous voulez, allez réveiller votre bon à rien de frère si vous voulez pour qu’il soigne cette personne, ou allez donc trouver un mage puissant dans ce palais, ça doit courir les rues d’après ce qu’on en a vu ! Mais remuez-vous un peu et soignez-moi ça fissa ! Bon sang de bois !

Dans son village natal, où toute la vie tournait autour de l’exploitation forestière, les expressions autour du bois étaient monnaie courante, et Verteflèche les utilisait sans même y penser. Elle continua, après avoir repris de nouveau son souffle, maintenant rouge de colère et la main droite serrée sur la fusée de son épée glissée dans sa ceinture tandis qu’elle hurlait presque sur Yrin, perdant toute contenance :

–Et je veux aussi qu’on me l’amène au plus vite dans un cachot souterrain, sans aucune ouverture extérieure et à une seule entrée, qui devra être gardée jour et nuit par plusieurs hommes de confiance qui répondront de sa vie sur la leur ! Il y sera fouillé de manière très approfondie, magiquement s’il le faut, et attaché mains et pieds écartes afin de n’avoir aucune liberté de mouvement et de ne pouvoir mettre fin a ses jours en aucune façon ! C’EST BIEN CLAIR ?

Complètement hors d’elle, Ætinis ne put s’empêcher de rajouter à voix basse, pour elle-même, mais de manière à être entendue par Yrin :

–Par Asuryan quelle plaie cette fille, et ça ce dit expérimentée... Faut vraiment que je fasse tout le travail pour elle !
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Ætinis Verteflèche, voie de l'archère elfe
Profil: For 8 | End 7 | Hab 11 | Cha 9 | Int 9 | Ini 11 | Att 9 | Par 9 | Tir 11 | NA 1 | PV 55/55
Lien Fiche personnage: http://warforum-jdr.com/wiki-v2/doku.ph ... ertefleche

Equipement et compétences de combat:
Equipement de combat:
-Lame en or marin : 14+1D8 dégâts, 15 parade
-Arc elfique : 30+1D8 dégâts Malus de -2 TIR tous les 36 mètres, précise : (quand vous utilisez une telle arme lors d'une attaque localisée, vous gagnez un bonus de +2 ATT/TIR. Vous pouvez combiner ce bonus avec celui qui est associé au talent Coups précis/Tir précis...)
-Coutelas : 12+1D6 dégâts, 6 parade.

Compétences de combat :
-Adresse au tir (arcs) : +1 en TIR quand utilise un arc.
-Tir en mouvement : annule le malus pour les tirs en mouvement.
-Tir à déclenchement rapide : Sur un test d'HAB réussi, permet de tirer deux projectiles par round au lieu d'un seul (maximum 2), avec un malus de -1 à chaque tir dans ce cas.
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Verrouillé

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