[Felix Finsternis] Nous entrons dans la carrière...
Posté : 29 avr. 2025, 20:46
Le monde change, à l’hiver succède le printemps et aux invasions venant du nord, la paix et la reconstruction. Beaucoup de reconstruction, surtout pour les parties les plus septentrionales de l’Empire et dans les terres du Kislev. Middenheim avait tenu, les races de l’ordre avaient prévalu.
Et pour les mercenaires, la poule aux œufs d’or avait été occise par ce même choc frontal devant les portes. Certes la Compagnie du Corbeau n’a jamais eu le nombre, la qualité de mercenaire ni même la volonté nécessaire pour aller combattre au nord mais ce reflux allait mettre du désordre dans les affaires. Ne serait-ce que parce que les contrats auxquels ils pouvaient prétendre allaient fondre comme neige au soleil devant le retour d’une concurrence féroce. Féroce et probablement plus dangereuse que d’ordinaire, la Tempête laissant sa marque sur les corps comme les esprits.
Cela faisait trois bonnes semaines que la compagnie descendait vers le Sud de l’Empire, dans le Wissenland mais loin des grands centres urbains. Nuln pouvait apporter richesse et gloire pour les audacieux mais c’est par centaines que ces derniers se pressaient dans la ville de la comtesse. Dans l’ancien Solland toutefois, bien que la paye soit maigre, au moins la concurrence le serait tout autant. Du moins c’était l’idée qui avait prévalu au moment de se mettre en marche.
“Capitaine, je vais pas vous mentir, on a de quoi tenir encore deux semaines, trois si on commence à se serrer la ceinture dès aujourd’hui. Après nous n’aurons même plus de quoi payer la nourriture. Ah et il va falloir laisser tomber toute idée d’entraînement au feu, on n’a plus la poudre nécessaire pour, même avec aussi peu de monde dans la compagnie.”
Ce dernier grogna avant de s’essuyer un mince filet de sueur du front. La saison n’était pas très avancée mais déjà le soleil de plomb commençait son office. Ils étaient arrivé dans ce petit village la veille et encore une fois ils avaient fait chou blanc. Des rumeurs inquiétantes à propos de statues religieuses et de vieux temples dans le secteurs, quelques bandes d’orcs et de gobelins maraudaient dans la région mais dans les deux cas, la récompense ne valait pas les risques. Toutefois, si la situation venait à continuer ainsi, il allait bien falloir s’en charger, ne serait-ce que pour ne pas devoir crier famine ou se résoudre à d’autres solutions.
“Arf, je ne voulais pas tellement en arriver là mais va falloir se scinder au moins pour un temps. Je veux trois paires pour explorer les alentours et ces fameuses statues, même si à tous les coups un péquenaud du coin aura vu un mouton de loin et couru plus vite qu’un estalien devant sa femme. Pendant ce temps, je vais essayer de persuader l’ancien du village d’améliorer un peu la récompense, ne serait-ce que pour avoir de quoi se nourrir aux frais de la comtesse. Si j’avais su que la région était aussi vide, on aurait tenté le coup directement à Nuln bon sang. Ah et prenez le petit avec vous, si on a du pot, sa chance est contagieuse et vous trouverez un trésor. Tâchez juste de rentrer avant que la nuit tombe, qu’on ne vous paume pas dans les champs.”
Le soleil était à son zénith, tirant doucement sur le début d’après midi et leur laissant encore cinq à six bonnes de lumière. Restait maintenant à se mettre en marche…
Et pour les mercenaires, la poule aux œufs d’or avait été occise par ce même choc frontal devant les portes. Certes la Compagnie du Corbeau n’a jamais eu le nombre, la qualité de mercenaire ni même la volonté nécessaire pour aller combattre au nord mais ce reflux allait mettre du désordre dans les affaires. Ne serait-ce que parce que les contrats auxquels ils pouvaient prétendre allaient fondre comme neige au soleil devant le retour d’une concurrence féroce. Féroce et probablement plus dangereuse que d’ordinaire, la Tempête laissant sa marque sur les corps comme les esprits.
Cela faisait trois bonnes semaines que la compagnie descendait vers le Sud de l’Empire, dans le Wissenland mais loin des grands centres urbains. Nuln pouvait apporter richesse et gloire pour les audacieux mais c’est par centaines que ces derniers se pressaient dans la ville de la comtesse. Dans l’ancien Solland toutefois, bien que la paye soit maigre, au moins la concurrence le serait tout autant. Du moins c’était l’idée qui avait prévalu au moment de se mettre en marche.
“Capitaine, je vais pas vous mentir, on a de quoi tenir encore deux semaines, trois si on commence à se serrer la ceinture dès aujourd’hui. Après nous n’aurons même plus de quoi payer la nourriture. Ah et il va falloir laisser tomber toute idée d’entraînement au feu, on n’a plus la poudre nécessaire pour, même avec aussi peu de monde dans la compagnie.”
Ce dernier grogna avant de s’essuyer un mince filet de sueur du front. La saison n’était pas très avancée mais déjà le soleil de plomb commençait son office. Ils étaient arrivé dans ce petit village la veille et encore une fois ils avaient fait chou blanc. Des rumeurs inquiétantes à propos de statues religieuses et de vieux temples dans le secteurs, quelques bandes d’orcs et de gobelins maraudaient dans la région mais dans les deux cas, la récompense ne valait pas les risques. Toutefois, si la situation venait à continuer ainsi, il allait bien falloir s’en charger, ne serait-ce que pour ne pas devoir crier famine ou se résoudre à d’autres solutions.
“Arf, je ne voulais pas tellement en arriver là mais va falloir se scinder au moins pour un temps. Je veux trois paires pour explorer les alentours et ces fameuses statues, même si à tous les coups un péquenaud du coin aura vu un mouton de loin et couru plus vite qu’un estalien devant sa femme. Pendant ce temps, je vais essayer de persuader l’ancien du village d’améliorer un peu la récompense, ne serait-ce que pour avoir de quoi se nourrir aux frais de la comtesse. Si j’avais su que la région était aussi vide, on aurait tenté le coup directement à Nuln bon sang. Ah et prenez le petit avec vous, si on a du pot, sa chance est contagieuse et vous trouverez un trésor. Tâchez juste de rentrer avant que la nuit tombe, qu’on ne vous paume pas dans les champs.”
Le soleil était à son zénith, tirant doucement sur le début d’après midi et leur laissant encore cinq à six bonnes de lumière. Restait maintenant à se mettre en marche…