Traîtresses brumes

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L’île d’Ulthuan est la demeure des Hauts Elfes. Le continent insulaire des elfes est situé dans le Grand Océan de l’Ouest, entre le Vieux Monde et le Nouveau Monde. C’est un anneau de terres, entouré d’archipels dispersés. Durant la guerre civile entre les Hauts Elfes et les Elfes noirs, plus connue sous le nom de Déchirure, Ulthuan perdit une grande partie de ses terres nordiques.

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Le Voyageur
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Traîtresses brumes

Message par Le Voyageur » 17 avr. 2018, 22:37

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Le vaisseau elfique filait paisiblement sur l'onde, quelque part le long du littoral sauvage d'Yvresse. Les falaises brumeuses se découpaient en fond, ponctuées de criques secrètes et de mouillages discrets. C'est vers l'une de ces calanques blanches que le fin navire se dirigea, masqué par le brouillard épais qui enserrait constamment ces côtes accidentées. A son bord, un équipage réduit travaillant pour une grande maison de Lothern. La cale contenait probablement des marchandises à destination de la capitale d'Ulthuan, comme en témoignaient les manuscrits que le capitaine montra à la patrouille maritime qui avait abordé le navire plus tôt dans la matinée.

L'esquif aux œuvres blanches entra dans la crique au fond de laquelle se trouvait un vieil embarcadère en pierre grise. Un sentier partait de ce quai étroit et visiblement abandonné et formait des lacets contre l'escarpement abrupt de la falaise, jusqu'aux forêts de pins d'Yvresse qui surplombaient la mer. Des goélands, qui nichaient dans les corniches des hauteurs, s'élançaient dans le vide en écartant leurs grandes ailes. L'air était vif et iodé, porté par des embruns frais. Le navire s'approcha doucement de l'embarcadère tandis que l'équipage ramenait les voiles, les ordres claquant dans le calme de la anse. L'un des marins sauta sur le quai et on lui lança des cordes qu'il noua prestement aux bittes d’amarrage. Puis le capitaine ordonna à ses hommes de s'aligner sur le pont et d'étranges silhouettes montèrent depuis la cale, l'épais brouillard cachant la scène aux regards indiscrets.

Ils étaient une dizaine, vêtus de longues pèlerines noires dont les capuches larges masquaient leurs visages. Un par un, ils sortirent sur le pont du navire. L'un d'eux s'avança vers le capitaine qui se tenait droit et raide, visage fermé. Si ce dernier s'attendait à recevoir un payement pour son service de transport, il fut fort déçu car il ne reçu qu'un coup de poignard dans le cœur en guise de dédommagement. Les autres silhouettes encapuchonnées massacrèrent le reste du petit équipage en quelques secondes à peine, ne laissant à personne le temps de fuir. Les lames cachées eurent à peine le temps de briller dans la lumière pâle que tous les marins étaient morts, la gorge tranchée.

Les assassins lestèrent les corps et les jetèrent par dessus bord. Ils terminaient leur sinistre besogne au moment où une dernière elfe sortait de la cale pour monter sur le pont. La tenue affriolante qu'elle portait sous sa cape noire, son fin diadème en fer et son bâton magique la désignaient comme une sorcière du Couvent Noir de Ghrond. Ses long cheveux d'ébène s'agitaient autour de son visage aux traits fins tandis qu'elle regardait distraitement les derniers cadavres couler au fond des eaux sombres de la baie. Deux assassins retournèrent dans la cale pour y quérir ce qui semblait être des sacs de matériel, dont des cordages et deux grosses arbalètes à répétition de facture druchii.

Puis la sorcière et sa coterie descendirent prestement sur cette jetée oubliée et s'élancèrent sur le sentier qui montait le long de la falaise, disparaissant rapidement dans les brumes qui baignaient la côte et ses forêts de pins. Seul restait le navire, se balançant mollement contre l'embarcadère au gré de la houle.
Je ne suis qu'un voyageur
Sous le soleil et la pluie
Je ne suis qu'un voyageur
Et je retourne au pays

Je n'ai plus que mon cheval
Mon cheval et mes habits
Des habits qui me vont mal
Et je retourne au pays

J'ai couru le monde, mais ma raison
M'a dit que le monde, c'était ma maison

Je ne suis qu'un voyageur
Qui chemine dans la nuit
Et je sens battre mon coeur
Car je retourne au pays

J'ai quitté ma blonde, qui m'avait dit
Va courir le monde si c'est ça ta vie

Je ne suis qu'un voyageur
Elle ne m'a jamais écrit
Et maintenant ah j'ai peur
De retourner au pays

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