Nowel, joyeux Nowel! [Fin le 10/01/2024]

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Le Voyageur
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Nowel, joyeux Nowel! [Fin le 10/01/2024]

Message par Le Voyageur »

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Le froid gagne le Vieux Monde, forçant les ours dans leurs cavernes et les ulricains dans leurs temples. Les enfants se réjouissent de batailles factices tandis que les soldats apprécient la trêve annuelle, mettant fin pour un temps du moins aux conflits parsemant les terres. Même dans les bois étranges d’Athel Loren, un phénomène s’opère, endormant quelque peu les esprits belliqueux, que les plus farceurs s’empressent de farcir de guirlandes et de décorations.

Et si dans l'empire souterrain les dagues prennent courbures de cannes, si les prophètes du Chaos annoncent Sa venue, ceux ayant foi en leurs actes de l'année se rassure, car il vient pour eux.

Sa longue barbe blanche flotte au vent, son livre portant le nom de chaque être vivant de ce monde, recensant le moindre acte, le moindre geste. Il juge et dispense sanctions et bénédictions. Où que vous soyez, qui que vous soyez, quoi que vous fassiez, il saura vous trouver et de sa hotte sortira votre destinée...

Minuit sonne, la cheminée grince et ploie sous la tempête qui gronde dehors. Un claquement sec et au pied de la cheminée, un sac. Ne reste plus que l’expectative, l’ouverture pour mettre fin au doute.

Alors, cadeau ou morceau de charbon?
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Abominables pour certains. Fabuleux pour d'autres: les avis fusent sur la nature des cadeaux du Vieux Nain de Nowel ! La seule chose qui intéresse vraiment les badauds, ce sont les fabuleux trésors pouvant être obtenus, mais à quel prix ? Il arrive en effet que les "cadeaux" soient tout sauf sympathiques, voire.. mortels !

Image Vous ! Oui, vous là ! Oserez-vous tenter l'expérience ? Oserez-vous tendre la main vers la fortune ou vers le trépas ? Allez, venez .. Et ouvrez donc un des cadeaux du Vieux Nain de Nowel !
Déroulement de l'activité
Il est très simple ! Il vous suffit de venir poster un petit RP si vous l'osez. Je tirerai alors 1d100 qui aboutira à un résultat entre 1 et 100. Il existe différents lots/effets néfastes, octroyés via un chiffre ou via des plages de chiffres (toujours entre 1 et 100. Bien évidemment, la table de résultats reste inconnue .. Suspense et chance sont au rendez-vous ! A moins que ce ne soit la mort dans d'atroces souffrances ?
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1 résultat positif = Le cadeau tiré !
1 résultat néfaste = Un cadeau de consolation

NB1: il y a plus de "chance" de tomber sur un effet néfaste que sur un cadeau !
NB2: les "perdants" à savoir, ceux qui reçoivent un effet néfaste, auront un lot de consolation: un Sap-biscuit restaurateurs de PV !
Je ne suis qu'un voyageur
Sous le soleil et la pluie
Je ne suis qu'un voyageur
Et je retourne au pays

Je n'ai plus que mon cheval
Mon cheval et mes habits
Des habits qui me vont mal
Et je retourne au pays

J'ai couru le monde, mais ma raison
M'a dit que le monde, c'était ma maison

Je ne suis qu'un voyageur
Qui chemine dans la nuit
Et je sens battre mon coeur
Car je retourne au pays

J'ai quitté ma blonde, qui m'avait dit
Va courir le monde si c'est ça ta vie

Je ne suis qu'un voyageur
Elle ne m'a jamais écrit
Et maintenant ah j'ai peur
De retourner au pays

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Nola Al'Nysa
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Re: Nowel, joyeux Nowel! [Fin le 10/01/2024]

Message par Nola Al'Nysa »

La campagne enneigée s'étendait à perte de vue, une plaine glacée de tranquillité éternelle sous un ciel nocturne. La nuit était tombée depuis plusieurs heures, enveloppant le paysage dans un manteau d'obscurité. Tout était désert, et le silence régnait en maître. Les arbres, dépouillés de leurs feuilles, se dressaient comme des sentinelles muettes dans cette immensité gelée. La neige tombait en gros flocons du ciel étoilé, scintillant à la lueur de la lune. Chacun d’eux apportait une touche de magie à cet endroit isolé, couvrant la terre d'un blanc immaculé. Le vent glacial sifflait faiblement à travers les branches des arbres, créant une mélodie douce mais solitaire.

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Au milieu de ce paysage désert, une grande ferme se dressait comme un phare de chaleur et de vie. Son bâtiment principal, une imposante structure de bois solide, diffusait des éclats de lumière à travers ses fenêtres éclairées par des lanternes. De l'extérieur, on pouvait percevoir des bribes de discussions joyeuses et le doux son de rires. De temps en temps, la porte d'entrée s'ouvrait, laissant échapper un rai de lumière chaleureuse dans la nuit glaciale. Des silhouettes vêtues de manteaux et de chapeaux s'affairaient à l'intérieur, se préparant pour une célébration spéciale. Des cris et des éclats de voix éclataient sporadiquement, réchauffant l'atmosphère autour de la ferme.
À travers les fenêtres, on pouvait apercevoir une grande table décorée de guirlandes et de bougies, prête à accueillir les convives pour un festin somptueux. Les flammes dansaient dans les cheminées, créant une ambiance chaleureuse et accueillante qui contrastait avec le froid mordant de l'extérieur.
Des enfants couraient en riant dans la cour de la ferme, laissant des traces de pas dans la neige fraîche. Leurs joues étaient rougies par le froid, mais leurs sourires étaient radieux, porteurs de l'excitation de la soirée à venir. À l'intérieur, la famille se rassemblait autour d'un immense sapin orné de morceaux de verre colorés qui étincelaient à la lumière de l’âtre. Les chants résonnaient doucement, créant une atmosphère magique qui enveloppait tous les gens présents

À l'abri des arbres bordant la propriété de la ferme, juste à la lisière de la lumière chaleureuse qui émanait de la maison, se tenait une âme solitaire, une ombre silencieuse.
C'était Nola Al'Nysa, la tueuse implacable, la main vengeresse d'un maître vexé par le fils d'un des paysans de la ferme. Nola avait reçu une mission sombre. Son maître, un homme riche et puissant, avait été l'objet d'une offense de la part du fils d'un des paysans. L'insulte avait été profonde, la fierté du maître gravement écorchée, et il avait juré une vengeance sans merci. C'est ainsi que Nola avait été envoyée pour accomplir cette tâche sordide. Là, dans le noir, elle attendait le moment propice pour agir. Elle était vêtue de noir, se confondant avec les ombres des arbres. Ses yeux acérés scrutaient la ferme, surveillant chaque mouvement, chaque son qui provenait de l'intérieur. Elle était une prédatrice, une chasseuse de la nuit, prête à accomplir sa sinistre mission.

À l'intérieur de la ferme, les festivités de Nowel se déroulaient avec joie et insouciance. Personne ne se doutait de la menace qui rôdait à l'extérieur. Les rires des enfants et les chants résonnaient dans la nuit. Mais Nola, elle, était enfermée dans sa propre solitude, sa propre obscurité. Elle n'était pas une personne cruelle, mais elle avait appris à être impitoyable dans un monde impitoyable. Sa loyauté envers son employeur était inébranlable, et elle accomplissait sa mission sans hésitation.
Le froid piquant de la nuit se faisait sentir, et chaque expiration de Nola créait un nuage de fumée qui se dissipait rapidement dans l'air glacial. Elle était parfaitement immobile, dissimulée dans les ténèbres de la forêt, observant la ferme avec une vigilance implacable. Son souffle se mêlait au silence de la nuit. Ses sabres étaient solidement attachés dans leur fourreau, reposant dans son dos, prêts à être dégainés en un éclair. Sa dague était cachée dans sa botte, à portée de sa main libre, tandis que sa petite hache pendait à sa ceinture.
Elle était une professionnelle, une guerrière aguerrie qui avait survécu à d'innombrables batailles et avait appris à maîtriser l'art de la patience. Elle savait que le moment propice pour agir pouvait mettre du temps à arriver, et elle était déterminée à attendre, peu importe les conditions.
La nuit avançait lentement, et la fête à l'intérieur de la ferme se poursuivait sans se douter du danger qui rôdait à l'extérieur. Les étoiles brillaient toujours dans le ciel nocturne, indifférentes aux machinations de Nola.

Au fil du temps, la file des convives qui arrivaient sur la propriété de la ferme sembla se tarir, puis finalement cessa définitivement. Tous les invités semblaient être enfin arrivés pour célébrer le Mondstille, la nuit silencieuse de Nowel. À l'intérieur de la ferme, la fête battait son plein. Les convives étaient réunis autour de la grande table décorée, partageant des rires, des histoires et des mets festifs. La chaleur de l'amitié et de la famille contrastait avec la froideur de la nuit extérieure.
Dans l'obscurité glaciale, Nola Al'Nysa, l'amazone au cœur de glace, quitta sa cachette et s'avança silencieusement vers la ferme avec la discrétion d'une prédatrice. La neige crissait doucement sous ses bottes, mais le son était étouffé par le bruit festif qui s'échappait de la ferme. Elle avait également pris soin d'avancer contre le vent pour ne pas laisser son odeur trahir sa présence aux chiens de garde, bien que ceux-ci semblaient déjà trop occupés par l'atmosphère festive pour prêter attention à autre chose. Ses sens étaient en alerte, ses yeux perçants scrutaient les environs tandis que ses oreilles capturaient le moindre son. La ferme se rapprochait lentement, et Nola se tenait prête à passer à l'action. Ses sabres étaient toujours solidement attachés dans leur fourreau, mais elle savait qu'il serait bientôt temps de les dégainer.

Elle passa telle une ombre proche du corps de ferme où tous les convives étaient réunis puis traversa silencieusement la cour, observant furtivement les enfants qui riaient ensemble et les anciens qui partageaient des histoires autour du feu. L'atmosphère du Mondstille régnait en maître à l'intérieur de la ferme, où tous étaient heureux de se retrouver, de partager des moments de joie et d'oublier les soucis de la vie quotidienne.
Pourtant, Nola restait seule dans le froid de la nuit, consciente que son rôle était de gâcher cette joyeuse fête. Les rires des convives résonnaient dans ses oreilles, créant un contraste frappant avec la solitude qui l'entourait. Elle était une étrangère dans cette scène de bonheur, une intruse dans l'intimité chaleureuse de la famille. Sa détermination était inébranlable, mais elle ne pouvait s'empêcher de ressentir une pointe d'amertume. Mondstille était une période de réconciliation et de paix, mais pour elle, c'était une nuit de violence et de vengeance.

Toujours dissimulée derrière la fenêtre, Nola apercevait sa proie, le jeune homme, beau avec des yeux rieurs et un sourire sincère qui s'amusait à faire danser une jeune enfant sur ses genoux. La scène était touchante et il était difficile de croire que cet homme, en cet instant, puisse être l'objet d'une telle vendetta.
Lorsqu'un groupe d'hommes sortit de la ferme pour aller chercher des denrées supplémentaires, Nola réagit avec la rapidité et la discrétion d'une ombre. Elle se plaqua contre le mur, se fondant dans un renfoncement sombre, dissimulée à la vue de ceux qui étaient dehors. Son souffle était calme malgré l'adrénaline qui montait en elle. Elle savait qu'elle ne pouvait pas se permettre d'être découverte maintenant, alors que la mission était sur le point de s'achever. Les hommes parlaient entre eux, inconscients de la présence de la guerrière dissimulée à quelques pas seulement. Les ombres de la nuit lui offraient une couverture suffisante pour rester invisible.

Après une longue attente, le moment que Nola attendait semblait enfin arriver. Elle observa avec une attention implacable le jeune homme se lever de sa place à l'intérieur de la ferme et se diriger vers la sortie. Les battements de son cœur s'accélérant légèrement alors qu'elle suivait chaque mouvement de sa proie. Une fois dehors, il expira lentement, profitant de l'air froid qui l'entourait. Il se dirigea ensuite vers une grange déserte de l'autre côté de la cour, ignorant le danger qui se cachait dans l'obscurité. Nola, telle une ombre silencieuse, le suivit pas à pas, restant invisible et inaudible.

Une fois arrivé à la grange, le jeune homme la contourna et commença à se soulager, le bruit de l’urine résonnait dans la nuit glaciale, mais soudain, un son léger se fit entendre, presque imperceptible. Il s'interrompit, se redressa brusquement et tourna la tête vers l'origine du son. C'est alors qu'il la vit. Nola Al'Nysa, belle et terrifiante, se tenait là, émergeant des ténèbres de la grange. Son œil mort contrastait de manière frappante avec la profondeur de son autre œil bleu, et son regard était fixé sur lui, pénétrant comme une lame. Un sourire cruel étira ses lèvres, soulignant le contraste entre sa beauté et son intention sombre. Le jeune homme resta figé, la terreur se lisait dans ses yeux. Il comprit que sa légèreté avait été sa perte, qu'il avait été suivi par cette mystérieuse étrangère. La nuit de Mondstille se transformait en cauchemar.

Nola sortit l'un de ses sabres de son fourreau et en appuya la pointe contre la gorge du jeune homme. La lame froide contre sa peau lui fit frissonner l'échine, et il sentit le danger imminent. Le regard de la guerrière était impitoyable alors qu'elle lui dit d'une voix glaciale :
- « Tu as insulté la mauvaise personne, et maintenant tu dois en payer le prix. » Le jeune homme, les larmes aux yeux, sentit la terreur monter en lui. Il savait qu'il était entre la vie et la mort, et il supplia Nola avec des paroles désespérées.
- « S'il vous plaît, je vous en prie, ayez pitié ! C'était une erreur, une parole en l'air, je n'aurais jamais dû offenser qui que ce soit ! Pensez à l'esprit de Nowel, à ma famille ici dans la ferme, nous sommes si proches ! »

La jeune femme parût soudain hésitante, un dilemne intérieure la saisie, une lueur de compassion qui tentait de percer son cœur de pierre. Ses yeux se perdirent un instant dans ceux du jeune homme, et elle sentit le poids de sa décision.
- « Tu as gagné cette nuit en sursis. » dit-elle finalement en reculant d’un pas dans l’obscurité.
Les yeux du jeune homme s'emplirent de larmes, et un soupir de soulagement s'échappa de ses lèvres tremblantes. Il savait qu'il avait échappé de justesse à la mort. « Merci, merci infiniment. Je ne sais pas ce qui m'a pris, je le regrette tellement. »
Nola, retrouvant en partie sa détermination : « Mais n'oublie pas que ta dette envers moi n'est pas effacée. Demain, à l'aube, tu me retrouveras dans la clairière proche de la ferme. Si tu n’es pas là, toute ta famille périra. »
Le jeune homme, bien que pétrifié par la peur, acquiesça, reconnaissant la chance qui lui était offerte « D'accord, je serai là. Je ne vous décevrai pas. » Nola retira son sabre de la gorge du jeune homme, le laissant en vie pour cette nuit de Nowel. Elle s'éloigna dans l'obscurité, laissant derrière elle un homme à genoux, les larmes mêlées de gratitude et de terreur. La nuit silencieuse du Mondstille avait pris une tournure inattendue, et le jeune homme savait qu'il devrait affronter son destin au lever du jour.

Au petit matin, Nola, n'ayant pas dormi, se tenait en attente à l'endroit convenu pour le rendez-vous. Adossée contre un tronc d'arbre, elle fumait tranquillement sa pipe, la fumée s'élevant doucement dans l'air frais du matin. Son regard perçant scrutait les environs, surveillant chaque mouvement, prête à agir si le jeune homme ne respectait pas sa parole. Soudain, un étrange bruit perça le silence de la clairière. Un son léger et cristallin, semblable à celui d'un grelot, s'éleva dans l'air. Nola se redressa instantanément, alerte, son sens de la méfiance aiguisé par des années d'expérience. Elle connaissait l'importance de rester sur ses gardes. Intriguée, elle s'avança discrètement vers le son mystérieux. La neige fraîche sous ses bottes ne produisait aucun bruit, sa silhouette se fondant dans l'obscurité de la clairière. Son cœur battait plus vite, anticipant l'inconnu qui se cachait derrière ce son étrange. Elle était prête à découvrir la source de cette mélodie inattendue.

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Elle s'attendait à trouver le jeune homme accompagné de quelques compagnons venus en découdre avec elle. Cependant, ce qu'elle découvrit la saisit totalement par surprise. Au lieu du garçon de ferme, elle se retrouva face à un gros nain habillé de velours rouge, qui fouillait avec empressement dans un traîneau à l'arrêt. À ses côtés, six rennes majestueux étaient attachés, leurs naseaux expirant de la vapeur dans le froid matinal. Nola était bouche bée, ne comprenant pas ce qu'elle voyait. Elle se demanda si elle avait été suivie, si cet étrange nain était un allié du jeune homme ou s'il s'agissait de quelque chose de bien plus étrange. Les événements avaient pris une tournure inattendue, et elle était désormais confrontée à une énigme qu'elle ne pouvait pas résoudre. Elle resta là, dans l'ombre de la clairière, observant le nain et se demandant quel rôle il jouait dans cette histoire étrange qui se déroulait sous ses yeux.
Le nain se retourna soudainement, surpris par la présence de Nola. Cependant, au lieu d'exprimer de la colère ou de la méfiance, il lui sourit chaleureusement. Ses yeux pétillants semblaient en savoir long sur elle. Il parla d'une voix douce et aimable : « Nola, mon enfant, je voulais t'offrir ce présent, pour te remercier d'avoir épargné la vie de ce pauvre garçon innocent. La période de Noël n'est pas propice aux vengeances, les hommes s'entretuent déjà tout le reste de l'année. »

Nola resta silencieuse, incrédule face à la tournure des événements. Elle n'avait jamais imaginé qu'une telle rencontre surviendrait. Le nain semblait en savoir beaucoup sur elle, sur sa mission, et sur son dilemme. Elle ne put s'empêcher de ressentir un mélange d'inquiétude et de curiosité.
- « Qui es-tu, et comment sais-tu tout cela ? » demanda-t-elle, méfiante.
- « Je suis un ami de la nuit de Nowel, un gardien des traditions et des valeurs de cette période. Je t'ai observée, Nola, et je sais que tu as un cœur qui peut faire des choix justes, même dans les circonstances les plus sombres. » répondit-il de manière énigmatique en souriant.

Le nain tendit à Nola un petit paquet soigneusement emballé de papier bleu et jaune, orné de motifs festifs. Nola fut surprise par le poids inattendu de l'objet et intriguée par son contenu. Elle prit le colis avec précaution, sentant une étrange tension dans l'air alors qu'elle commençait à défaire l'emballage. Sous le papier coloré se trouvait une petite boîte en bois finement sculptée. Les détails complexes semblaient raconter une histoire, mais Nola ne pouvait pas en saisir la signification. Elle ouvrit la boîte avec prudence et découvrit à l'intérieur un objet étonnant.

Une heure plus tard, le jeune garçon arriva à la clairière, le cœur lourd, marchant vers ce qu'il pensait être sa condamnation. Sa démarche était lente, comme celle d'un condamné à mort marchant vers la potence. Il s'attendait à trouver Nola dans l'ombre, prête à exiger son dû. Cependant, à son grand étonnement, la clairière était déserte. Il se retrouva seul, entouré par la quiétude de la nature enneigée. Puis, son regard tomba sur quelque chose d'étrange : un papier coloré qui gisait sur le sol. Intrigué, il se pencha et le ramassa. Soudain, un bruit lointain attira son attention. Le son d'un fouet claquant dans l'air, de sabots frappant le sol et de grelots qui chantaient à l'unisson se rapprocha rapidement. Le jeune homme se releva d'un bond, son cœur battant à tout rompre, ne sachant pas à quoi s'attendre.
Une voix grave et rieuse raisonna derrière les arbres : « Oh, oh, oh ! Joyeux Nowel » et un grand attelage tiré par six rennes somptueusement harnachés fila dans le ciel du petit matin, quelques mètres au-dessus de sa tête.
La vie est un chemin qui se parcourt dans un seul sens. On peut choisir sa destination, réfléchir quand on arrive à une intersection, ralentir, accélérer, décider de ne plus refaire les mêmes erreurs, mais on ne revient jamais en arrière.

Nola Al’Nysa, Voie du Forban
Profil: FOR 11 / END 8 / HAB 9 / CHAR 8 / INT 9 / INI 8 / ATT 11 / PAR 11 / TIR 9 / FOI 0 / NA 1 / PV 65
Mon histoire : ici
Quelques récits sur la vie de Nola : ici

Awards :
  • Meilleur PJ - Etoile Montante : 2022
  • Bourrin en chef : 2022 & 2023
  • Incitation aux voyages : 2023


Dessins de Nola Al'Nysa réalisés par NmForka :
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Diederick von Bildhofen
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Re: Nowel, joyeux Nowel! [Fin le 10/01/2024]

Message par Diederick von Bildhofen »

Par une froide nuit hivernale, la famille Bildhofen de Carrobourg s'était réunie en son manoir familial. Diederick retrouvait ainsi ses frères Léopold et Siegfried, ainsi que leurs compagnes et enfants. Et la tablée était présidée par la matriarche du clan, dame mère.
Petra Tussen-Hochen, du haut de ses années, observait son sang s'attabler et se sustenter. Il y avait son fils, le bon Luitpold. L'exilé. Qui pour avoir suivit son cœur, dû quitter leurs terres des années durant. Siegfried, éternel second, vivant dans son ombre, assistait loyalement son aîné. Doté de la physionomie du parfait guerrier, il était l'opposé par son aspect de ses frères. Luitpold était le parfait courtisan et mécène des arts. Sans doute le résultat de ses années en Tilée. Et les enfants de ce côté là de la famille étaient des déceptions. Quand au côté de ses filles, elles avaient réalisées des mariages intéressants... Mais aucun matrilinéaire. Le nom n'était pas passé à leur engeance, aussi digne soit elle.
Puis il y avait le petit dernier. Diederick. Dire qu'elle avait des sentiments contrastés à l'égard du benjamin eut été bien faible.

Son dernier enfant avait été une souffrance à porter. Il lui avait fait si mal, si longtemps. À cause de lui, la sage femme avait eu à ouvrir son ventre pour le faire sortir. À la suite de cela elle était devenue stérile. Et alitée. Pendant des mois. Et les années suivantes étaient pénibles, la simple vue du tortionnaire ravivant les souvenirs de ces souffrances horribles.
Aussi fut-ce avec bonheur qu'elle observa son époux envoyer le bout de viande au loin, pupille auprès de ses cousins de Middenheim. Loin des yeux, loin du cœur. Et cela s'était révélé valide. Oh, bien sûr, il avait essayé de lui écrire. Des lettres naïves et dégoulinantes d'espoirs déplacés et d'affections puériles. L'infâme gobelin cherchant certainement par ces lettres à endormir sa personne pour mieux la faire souffrir. La première de ces lettres, avec ses caractères tellement malhabiles, enfantins, qu'elle l'avait jetée au feu immédiatement. Que ce crapaud puisse entretenir pareilles affections était certainement un écran de fumée, une conspiration comme seul un bâtard en était capable. Un complot qu'elle ne subirait pas.
Très rarement répondait elle à ces courriers. Car plus exécrable encore, ce scion semblait à chaque fois heureux à chacune de ses réponses, si elle devait tout du moins en croire ses lettres.
Aussi, lorsqu'elle apprit que ce misérable avorton avait prit la mer, elle se félicita de son manque de perspicacité. Le gobelin allait très probablement passer par-dessus bord ou mourir dans une terre lointaine.

Puis ce fut le silence complet pendant des années. Son époux périt. Le fils prodigue, Luitpold, prodige, rentra d'exil. Moins prodige que dans ses souvenirs, encore plus si comparé au duc de Middenheim, mais tout de même capable, encore plus lorsqu'assisté de son loyal frère. Un bon duo durant ces années là.
Puis, le temps passant, les quelques tentatives de Luitpold pour essayer de retrouver son frère, les dernières traces de celui ci se trouvant quelque part dans les terres du Sud, elle redécouvrit certaines des lettres de Diederick, lors de l'instruction de la tenue de maison de sa belle fille tiléenne. Certains courriers étaient vieux de plus d'une décennie. La tentation de jeter une bonne fois pour toute ces paperasses était forte. Mais tout aussi forte était la tentation de les relire. Ce qu'elle fit.
Et quelle erreur que ce fut-ce alors. Quelle réalisation horrible avait été la relecture de cette correspondance. Elle avait été une personne horrible, à passer des années à haïr un enfant, à le mépriser, éprouver du bonheur à l'idée de ses souffrances... Son propre sang ! Comment avait elle pu être aussi cruelle dépassait l'entendement ! Et ce alors qu'elle adorait ses propres petits enfants !? Chaque relecture de ces courriers, de cette écriture naïve et maladroite, de plus en plus affectueuse et élégante au fil du temps.... C'était souffrir que de lire.

Puis d'apprendre, plus tard, qu'Il était de retour. Et aussitôt qu'il était en passe de plonger dans les bras de Morr, quelque part dans ce pays arriéré qu'était le Nordland. À ces nouvelles, son cœur semblait lourd et ravi. Lourd qu'il meurt, et ravi qu'il ne soit pas mort.
Puis, depuis Middenheim, ils reçurent un fusain, de sa personne, mais également du reste de sa famille. Il s'était marié. Sans elle. Ni l'autorisation de son époux. Et en plus ils avaient eut des enfants. L'outrecuidance du gobelin dépassait l'entendement. Et qu'il lui écrive une lettre. À nouveau. Pleine d'espoirs, d'affection de regrets, avec cette naïveté qui lui était propre.... C'était dégoûtant. Comment pouvait il être aussi... Gentil ? Avait elle accouchée d'un idiot ? C'était là une question sérieuse.
La correspondance de ses fils à sa disposition avec leur frère corrigea cette crainte, mais tout de même...

Et quand vint le jour maudit où ses yeux se posèrent à nouveau sur le misérable rebut qu'était devenu la chaire de sa chaire... Un squelette branlant, atrophié, n'ayant que de la peau sur les os. Loin de l'image de l'athlète peinte par Siegfried de Middenheim lors de ces courriers des années précédentes. Qu'était-ce que des années de mépris mal-placé, une haine imaginée, face à pareille détresse ? Pareille faiblesse ? Qui avait fait cela !? Qui avait donc bien pu nuire pareillement à son sang !? Et il avait osé se laisser faire !? Avait osé souffrir dans pareille détresse !?

À peine Diederick avait il fait quelques pas en dehors de la voiture, aidé de sa canne... Une canne ! À son âge ! Était il devenu un vieillard !? Un infirme !? Comment pouvait il oser présenter pareil spectacle.... Ne pouvant plus se tenir, elle cessa sur le moment de retenir ses larmes pour marcher et enfin se jeter sur son fils.

Et la première chose qu'elle fit fut de le gifler. Fort. Parce qu'il les avait laissés sans nouvelles pendant fort longtemps, et qu'elle était en passe de mourir d'inquiétude au vu de son état. Et qu'elle s'était sentie mal à l'aise à l'idée d'avoir été quelque part responsable de sa mort.
La seconde chose qu'elle fit fut de lui donner un câlin et de pleurer à chaudes larmes dans son épaule – et par les dieux qu'est ce qu'il avait grandit – et marmonner les reproches qui lui passaient par la tête.
Puis, après une éternité, elle s'était reprise, mouchée dans un mouchoir gentiment offert par Diederick, et avait été présentée au reste de sa famille, découvrant au passage la montagne qu'était son épouse, et ses petits enfants adorables.


Repoussant ces mémoires passées, Petra Tussen-Hochen décida de se concentrer sur l'instant présent, pour mieux en profiter. Elle observa à nouveau sa famille, assise, le long de la table familiale. Les adultes assis, les jeunes enfants jouant autour de celle ci, avec les chiens, ou bien le chat noir qui semblait être attaché à Hans et Tiana. Les deux petits derniers se montraient curieux tant vis à vis des mets à tables, que de leur famille étendue, faisant le tour de la table pour proposer à chacun assis de caresser Kondrad. La bestiole était douce comme la soie, même si ça restait une saloperie de chat. Dame Maria restait gardait en permanence un œil sur eux, tandis que son époux essayait maladroitement de reprendre langue avec ses sœurs, ses beaux-frères et belles-filles, neveux et nièces, avec toute cette gentillesse horripilante.

Quand vint enfin l'heure d'aller retrouver les cadeaux déposes près de l'âtre du hall, les convives se levèrent et, par rang, s'en allèrent ouvrir leur présent... Les enfants encore trop jeunes pour cela étant bien entendu exemptés du protocole.
Bien entendu, étant la matriarche présente, c'était à elle d'ouvrir le bal. Mais à peine s'était elle levée qu'un grand vent froid s'introduisit par une fenêtre violemment ouverte, une rafale violente venant forcer une ouverture mal fermée. Quelque domestique négligent sans doute.

Puis toutes les bougies de la pièce s'éteignirent, et la lumière tant la chaleur de l'âtre commencèrent à diminuer, alors qu'un rire spectral vint résonner dans les lieux, accompagné par le bruit de clochettes sinistres.

C'est là, sous la lumière maudite de la lune, qu'un fantôme se manifesta. Et l’ectoplasme, dans chacun de ses pas, venait déposer de la neige. Il traversait les meubles sur son chemin, faisant crier le bois, comme frappé par un froid si glacial qu'il parvenait à se faire fendre les arbres morts. Les dalles sur lesquelles il passait chantaient à mesure qu'elles se fendillaient. Et les malheureux à travers lesquels il passait se mettaient à grelotter de manière sinistre. Et un brouillard de glace suivant la silhouette du monstre.

Et cette créature se dirigeait indubitablement vers elle.

Le silence macabre qui s'était installé dans le hall ne fut rompu que par le vacarme d'une chaise jetée en désespoir sur la créature, pour la traverser comme si de rien n'était, et s'éclater sur le sol en mille morceaux comme une porcelaine. Puis cet idiot de Diederick se mis à incanter en classique, épée au point, cherchant à s'interposer entre elle et le spectre. Et de s'effondrer au sol, prit de convulsions lorsque l'apparition le traversa comme dans du beurre. Maria, qui n'était pas loin de l'âtre, prit une bûche partiellement consumée par le feu, pour la jeter sur l'apparition.... Qui sembla grogner lorsque les flammes la rencontrèrent, et ralentit quelque peu. Mais c'était tout. Et c'était trop tard.

Car voilà que le spectre était devant elle, dégageant un froid arctique de tout son ectoplasme. Sa stature plutôt petite, celle d'un nain, la regarda droit dans les yeux du haut de toute la hauteur qu'elle était capable de manifester, avant de lui tendre quelque boite, rouge, avec des rubans, tout à fait solide et thermiquement neutre.

Puis de se dissiper immédiatement, non sans se fendre d'une rire spectral propre à glacer le sang.
Le savoir c'est le pouvoir. Et savoir quand le garder, le cacher, le partager, cela est la véritable épreuve de ceux le détenant.

Diederick Maria Reichenbach Bruno "Ruichen" von Bildhofen, Voie de l'étude de la connaissance
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« Alors que tu défiais le couvre-feu, tu découvres une vertu trop zélée. »

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Yan Xishan
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Re: Nowel, joyeux Nowel! [Fin le 10/01/2024]

Message par Yan Xishan »

Du haut de son trône, la cheffe de guerre Fatandira recevait pétitionnaires et marchands divers, en ce jour de Nowel.

Nombreux étaient ceux qui venaient se présenter à elle pour rechercher un jugement équitable. Son jugement. Untel fermier accusait son voisin de faire paître ses troupeaux sur ses terres, un autre paysan dénonçait sa voisine comme sorcière et faisant tourner le lait de ses chèvres et ainsi de suite. Il y avait également les marchands, cherchant à écouler leurs biens, la difficulté de la tâche venant du fait qu'il faille trier le bon grain de l'ivraie. Entre camelote, escrocs, voleurs professionnels, espions et véritables itinérants, la tache était dure. Le dernier pétitionnaire de la journée à se faire entendre devant son trône se révéla être un homme d'un âge moyen, au teint buriné, bronzé, frappé de yeux en amandes et verts.

Celui ci s'introduisit comme un artisan, et porte parole de plusieurs chefs de villages, à plusieurs semaines du col du feu noir. D'un ton humble et posé, il entama sa requête.

Dame Fatandira. La réputation de votre force et votre sens de la justice est parvenue jusque dans notre lointaine contrée. La renommée de vos exploits et votre valeur morale ont motivées mon périple jusqu'à vous. Il y a une lune de cela, nous nous sommes débarrassés du tyran qui violait nos filles et nos femmes, mais voilà qu'avec sa mort, nous sommes assaillis d'esclavagistes. Longtemps sous l'égide du brigand, nous avons oubliés comme nous battre et sommes désarmés. Nous vous implorons d'envoyer auprès des nôtres des hommes et femmes de valeur, capable de nous apprendre à nous défendre et nous armer, conclut il sur un ton où perçait sa détresse.

Bien sûr, nous ne venons pas les mains vides. Nous avons parmi nous de bons artisans. Et comme gage de la qualité de notre art, nous vous prions de bien vouloir accepter cet modeste présent, en ce jour de Nowel, fit il en sortant lentement de sa besace un plateau de bois finement sculpté. Puissiez vous passer nombre de soirée divertissantes avec ce jeu de go. Nous pouvons vous enseigner les règles, si cela est votre souhait.

Une fois l'objet de son artisanat passé entre les mains de la cheffe de guerre, il poursuivit son plaidoyer d'une voix désespérée.

Les récits de vos combats, quelqu'en soit la source, font égard de votre justice. De l'importance de la parole donnée. Afin de garantir que nous nous acquittions pleinement de l'aide que vous consentirez à nous prêter, je suis prêt.... Je requiert, reprit il en ravalant un sanglot, que vous acceptiez de prendre comme pupille, mon seul enfant. Jusqu'à ce que nous nous acquittions de notre dette envers vous.

Baissant les yeux au sol pour ne pas laisser voir les pleurs qui commençaient à échapper à ses paupières, Yan Xishan attendit avec crainte le jugement de la cheffe de guerre. Le désespoir de son peuple était trop grand. Ils en étaient aux dernières extrémités. Puis il entendit le pas de la cheffe de guerre, celle ci quittant son trône pour descendre à son niveau. Lorsqu'il s'essuya le visage d'un coup de manche, avant de relever la tête, ses yeux tristes tombèrent sur une boite rouge que Fatandira lui tendait....
Si un est supérieur à d'autres, alors il doit protéger ceux lui étant inférieur. Et si un est inférieur, alors il doit uniquement s'acquitter de sa tâche diligemment. Le rang ne fait pas l'individu, mais les individus font leur rang.
Ceux qui changent selon leur rang sont de petits hommes. A l'inverse, ceux qui s'acquittent de leur tâche - qu'elle soit aisée ou difficile - diligemment, peu importe leur rang, sont ceux qui sont nommés "nobles". Pour parvenir à un but, il n'y a pas une méthode mais plus de dix.
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Re: Nowel, joyeux Nowel! [Fin le 10/01/2024]

Message par Martin »

Au soir de Nowel, le duc de Hargendorf, Borric, avait réuni les siens. Se trouvait son ‘’aîné’’, le charismatique et téméraire Lyam. À son côté, son cadet, Arutha, pas moins courageux mais certainement plus perspicace, qui était revenu de Marienbourg avec un navire empli de colons jutones et bretonniens , afin de repeupler le duché et ses villages touchés par la tempête du chaos. La belle et espiègle Carline, leur sœur, jetait de vilains regards au barde qui jouait pour l’auditoire, mais aussi au longues oreilles Alcaas, invité d’honneur à la table du maître des lieux.
Puis, en bas du dais où se trouvait le seigneur et sa famille, étaient réunis au bord d’une longue table proche de l’âtre, les vassaux du duc. Sur la table centrale se trouvaient ensuite les champions, hommes liges, notables et bourgeois locaux. Enfin, sur la dernière et moins prestigieuse tablée se trouvaient les artisans de talent, les voyageurs, hommes d’armes, marchands et divers religieux. Martin, en tant que membre de la maisonnée du duc, se trouvait sur la table centrale, comme l’exigeait son rang de maître de chasse.
Le jeune chasseur était revenu du pays jutons avec Arutha, armé d’une hache de facture naine, et porteur de prestigieux trophées de chasse.
Et depuis un moment déjà, une question flottait dans l’air : pour qui était réservée la dernière chaise à la table d’honneur ? Car il y avait en effet une dernière place au côté d’Alcaas depuis le début des festivités. Les paris semblaient favoriser un émissaire du comte électeur ou un Nikse. Le marchand bretonnien à son côté, lui, penchait pour un noble du Kislev.

Lorsque vint le moment de porter un toast, le duc Borric se leva enfin ;

Sires ! Honorables invités ! Amis !

Ayant leur attention et leur silence, il continua après une petite pose.

C’est avec regret que je dois vous annoncer que vous allez devoir me supporter une année de plus !

À ces mots, nombres des invités connaissant le duc se mirent à pouffer de rire avant de lever leur coupe en réponse.

Nous avons eut une bonne année, et d’autres encore à venir, si les dieux le veulent ! Mais malgré la douceur de Rhya, mes vieux os ne cessent de s’alourdir, et il est clair que chaque année, mon temps parmi vous se réduit.

Des dénégations pour la plupart sincères s’élevèrent des bancs, avant que le duc ne les fasse taire de la main.

Il est temps pour moi de corriger certaines fautes, et de mieux préparer ma succession. Et vous êtes là pour en être témoins.

Un ‘’AYE !’’ fut rugit collectivement par les convives.

Je nomme comme mon héritier du duché mon fils bien aimé, Lyam, fit il en plaçant une main sur son épaule. Puisse-t-il être servit par vous mêmes avec la même loyauté et ferveur par laquelle vous m’avez tous honorés au long des ans. Offrez lui services et conseils, comme vous l’avez fait pour moi.

AYE !

Par ailleurs, je nomme mon fils Arutha mon régent. Je le sais capable, et si le pire venait à arriver alors que Lyam servait nos intérêts à la capitale, sachez qu’il saura agir au mieux dans l’intervalle.

AYE !

Enfin, il est temps pour moi de corriger une grande injustice. Pendant des années, j’ai négligé mon propre sang. Un sang s’étant illustré encore et encore. Je vous parle d’un homme que je déclare comme étant mien. Un homme honorable. Capable. S’étant acquitté de services inestimables. Qui sauva non seulement la vie de mon fils Lyam, mais également la mienne. Qui identifia un vaincu un démon insidieux en voulant à nos sujets. Un homme qui raviva la longue et précieuse amitié de nos ancêtres et les premiers habitants de ces terres. Ceux là même qui accueillirent nos pères, leurs enseignèrent comment survivre et prospérer dans ces bois. Qui saignèrent à nos côtés contre les norses ! Un homme qui fit preuve de valeur comme tout bon fils de l’Empire, pourfendant ces monstres ! fit il en désignant l’une des têtes d’araignées géantes qui trônait comme trophée sur l’un des murs. Cet homme est loyal et brave. Il n’est que justice que je nomme le maître de chasse, Martin, fils de moi même et Emma Eisenberger, comme mon fils légitime ! Qu’on se le dise, il est de mon sang et porte fièrement mon nom. Martin ! Je te convoque !

Surpris, le Nordlander quitta son banc pour se présenter devant le dais.

À genoux, lui lança son père de sa voix de duc.

Confus, l’archer s’exécuta.

Martin von Austrog. Pour ta valeur, pour tes multiples exploits dont ne cessent de nous rabattre les oreilles le petit peuple et les troubadours, je te reconnais comme champion d’HArgendorf. Connais tu les mots ?[/b]

Champion…. Si les bretonniens et le sud avaient la chevalerie, les vrais fils de Sigmar, eux, avaient les champions, oins dans la foi des anciens dieux. Un titre prestigieux pour un homme de rien, et respectable pour tout vassal.

Tût un instant, peut être quelques secondes, Martin se mis alors à réciter son serment.

À Hargendorf, je prête serment. Mon âtre et mon cœur et mes récoltes sont vôtres. Ma lance, ma hache et mes flèches sont à votre ordre. Je jure solennellement d’accorder la pitié aux faibles, d’aider les misérables, accorder la justice à tous, et ne jamais faillir la confiance par laquelle vous m’honorez, mon seigneur. Je le jure par la terre et le sel. Je le jure par le bronze et le fer. Je le jure par la glace et le feu. Je le jure par les dieux Anciens et Nouveaux.

Et je jure que tu auras toujours une place auprès de mon âtre, et viande et bière à ma table. Et je jure de ne te demander aucun service ne pouvant te porter déshonneur. Je le jure sur les Dieux de l’Empire. Et maintenant, lèves toi, Martin von Austrog, champion d’HArgendorf et Gardien du Bois aux Daims ; Et rejoins nous, finit il en désignant le dais.

Sur ces mots, les tablées explosèrent sous le bruit des coupes et choppes de bières que l’on frappait contre les tables.

La soirée continua, banquet, danses… Puis chaque invité présenta au dais un présent, et en recevait souvent un autre. Ainsi, Martin présenta-t-il au duc une nouvelle canne, faite d’os et de crocs d’araignées géantes, celles là mêmes qu’il avait pourfendu dans les Pâles Sœurs. Et de Carline, il reçut une boite rouge. Celle ci étant d’un naturel espiègle, il se mis à l’ouvrir avec prudence, et fut surpris de découvrir...
Gamin, un jour ou l'autre tes plans foireux feront de nous des morues salées. Et tu sais quoi ? Je regretterais même pas car je me serais sans doute amusé comme un fou avant d'y passer.
35 — « Quand la langue fourchue et l’œil de chouette se rencontrent, Morrslieb sourit. »
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Isabelle Breitenbach
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Re: Nowel, joyeux Nowel! [Fin le 10/01/2024]

Message par Isabelle Breitenbach »

Le manoir Breitenbach, situé en périphérie d'Altdorf pour éviter l'agitation de la ville, était une demeure somptueuse. Isabelle n'y mettait que rarement les pieds, trop occupée par la gestion des comptes du Collège. Mais ce soir, comme tous les ans, elle recevait le gratin de la noblesse de la capitale, étalant ainsi ses richesses aux yeux de tous.

Ces soirées lui coûtaient une petite fortune, mais la magistère ne rechignait pas trop pour ce genre de dépenses. Car en plus d'en mettre plein la vue à tout ce beau monde, elle en profitait aussi pour étoffer son réseau. Riches commerçants, Hauts fonctionnaires, militaires gradés et même des membres de la famille régente, tant de personnalités qui seraient redevables à la Dame de Fer. Elle en profitait pour négocier des contrats, étendre son influence, rendre des faveurs en échange de services rendus.
Bref, les caisses se renflouaient rapidement après seulement quelques semaines.

Tout le monde portait son plus bel attirail, faisant presque offense au froid glacial qui s'arrêtait sur les vitres du manoir. Breitenbach savait se faire remarquer, tant bien par son corps que par la radiance contenue de ses vêtements. Elle se couvrait d'une robe à col composée de différents riches métaux pour rappeler son appartenance au vent jaune.
Malgré les matériaux qui la composaient, l'ensemble était léger, flottant et accompagnait parfaitement ses formes. Bagues, bracelets, bijoux, boucles d'oreilles harmonisaient l'ensemble. Sa chevelure, structurée en un complexe chignon ondulant, faisait pleuvoir encore plus de richesses : de fines chaînes d'or y étaient savamment fixées pour décorer la coiffure.

Élégamment installée dans son sublime fauteuil au centre de la pièce, son porte cigarette entre ses doigts aux extrémités plongées dans l'or, la baronne observait l'assemblée. Devant elle, un autre fauteuil se tenait, vide, mais encore chaud de son précédant occupant. Elle venait de renégocier une douane sur l'importation de certaines de ses exotiques marchandises. Boris Helmedinger, un bureaucrate versé dans le domaine, avait accepté de grandement réduire (disons-le, de faire disparaître) ces taxes, en échanges de quelques-unes de ces curiosités mystérieuses.

Le fauteuil ne restait pas longtemps vide, Isabelle étant beaucoup demandée. Hermaan confirma la règle en venant combler la place. Un bel homme, élégant, qui devait avoir la quarantaine à en juger par ses rides et ses cheveux poivre-et-sel ; une jolie peau blanche, un costume cintré, avec une canne en beau bois verni pour se soutenir. Il avait tous les atours du dandy du Volkshalle, car il était un petit aristocrate qui s’était assuré une place dans la bureaucratie byzantine de l’Empire. Un homme bien informé, d’une intelligence rare, même s’il employait trop souvent un vocabulaire ordurier, preuve qu’il n’était pas d’aussi bonne naissance qu’on voudrait bien croire.

La baronne aimait bien ses discussions avec Hermaan. Conservateur, il s'alignait rarement sur les opinions de la Dame de Fer et n'hésitait pas à lui faire savoir. Leurs débats, généralement mouvementés, étaient un bon entraînement, et ses conseils avisés pouvaient s'avérer utiles. Les rares fois où il avait partagé sa chambre, il avait fait preuve de performances satisfaisantes.


« Ma mie, avez-vous seulement touché à ce fabuleux festin que vous nous avez préparé? »

Parmi les originalités des soirées de Breitenbach, le repas en faisait partie. Pas de dîner conventionnel où chacun s'asseyait pour subir ses uniques voisins de table pendant des heures. Chaque pièce à vivre de la demeure offrait un banquet différent, incitant ainsi les invités à circuler et à rencontrer de nouvelles personnes. Pour ceux qui voulaient s'asseoir pour savourer l'un des plats, il y avait plusieurs tables disponibles. Beaucoup se gavaient debout et certains même faisaient porter leurs assiettes par des serviteurs prévus à cet effet.

Évidemment, le meilleur festin se trouvait dans la pièce où Isabelle s'était installée.


« Mon pauvre Hermaan, êtes-vous donc aveugle? Vous avez mon repas sous les yeux. »

Elle fit tinter son index d'or sur son porte cigarette. Le tube qui l'occupait n'était pas seulement occupé par du tabac, mais aussi d'une formule alchimique dont la magistère avait le secret. Sa fumée avait d'étranges capacités nutritives et coupaient la faim. Tant des convives allaient se tacher ce soir, mais la baronne n'en ferait pas partie. Elle prenait bien soin d'établir un menu avec quelques plats "coulant". Ainsi, lors des négociations, la honte d'une maladresse visible incitait souvent au compromis.
Si la Grande Trésorière était satisfaite, alors proposerait-elle au convive l'accès à une pièce discrète où d'autres serviteurs feraient leur maximum pour faire disparaître la salissure.

Isabelle tira une longue bouffée sur son accessoire, puis souffla vers le plafond. Elle s'égara un moment sur l'immense lustre qui pendait du plafond. Sa contemplation du lustre s'éternisa un peu plus. La sorcière remarqua qu'une pièce de cristal manquait à l'ensemble. C'était inacceptable.

Ce soir, elle n'était pas d'humeur à festoyer. La soirée s'éternisait et la baronne devait fournir un effort monumental pour paraître concernée. La barbe des contrats, des fourberies, des phrases à double sens et des tons mielleux. La barbe de tous ces gens!
Mais la soirée était jeune et le dernier des convives - probablement un male éméché faisant des ronds de jambes en espérant pitoyablement se farcir la maîtresse des lieux - ne quitterait le manoir que bien des heures plus tard, la queue entre les jambes.

"Par Sigmar, qu'ils s'en aillent!"

Isabelle baissa enfin les yeux vers le fauteuil d'en face, mais Hermaan avait disparu. À la place se tenait un jeune garçon n'ayant pas encore passé son septième anniversaire. Timide, il osait à peine regarder la personne qui lui faisait face.


« Wilfried?! Que fais-tu hors de ta chambre?! »

Sous la colère glaciale de sa mère, le gamin se tassa sur lui-même. Ses petites joues s'empourprèrent comme s'il venait de recevoir un aller-retour. Breitenbach était furieuse.
Les règles étaient pourtant simples! Interdiction que quitter la chambre lorsque des convives étaient présents. Par sa simple existence dans la pièce, ce morveux craquelait l'image autoritaire, rigide et indépendante de la Dame de Fer. Il l'humanisait, ce qui était terrible pour les affaires!

S'apprêtant à saisir son fils par l'oreille et le traîner vers sa chambre, la magistère s'arrêta avant même de se lever. Wilfried se tournait pour prendre quelque chose derrière lui.
Faisant de nouveau face à sa mère, le garçon tenait dans ses petites mains un paquet emballé avec la maladresse d'un jeune enfant.

La sorcière jaune resta figée, les yeux fixés sur le présent, une étrange émotion ravageant son cœur de fer.

Elle cligna des yeux.

Le paquet était toujours là, mais ce n'était plus Wilfried qui le tenait. Tink reposait à sa place, inanimé, son petit corps de ferraille recouvert de toiles d'araignées. Chamon l'ayant quitté depuis bien longtemps.

Toute vie avait quitté la demeure. Les murs étaient décrépits. Le mobilier, moisi. Le sol était recouvert de taches, de fientes d'oiseau et de neige. Cette dernière s'était infiltrée par les trous béants de la toiture. Le lustre gisait un peu plus loin sous un monticule de blancheur, donnant l'air d'un sapin morbide. À la place des riches convives, des statues humanoïdes hideuses fabriquées à partir de ferraille rouillée étaient réparties un peu partout dans le salon. Certaines se tenaient debout, d'autres assises. D'autres encore avaient une posture nonchalante ou semblaient participer à une conversation.
Il faisait si froid, le pitoyable feu dans la cheminée noire de suie parvenant à peine à réchauffer une partie de la pièce.

Dans son fauteuil usé, la Dame de Plomb gisait sous ses couvertures rapiécées. Ses vêtements, ses fourrures, n'avaient rien de noble après des années de rafistolage. Les rides formaient des tranchées sur son visage squelettique et son chignon rappelait davantage un tas de serviettes qu'une coiffure.
Elle se tenait là, silencieuse, plusieurs fioles vides de laudanum à ses pieds.

Après un long moment, Isabelle se pencha enfin en avant pour saisir le paquet. Elle hésita, les doigts tremblant sous l'émotion et la substance.


« Joyeux Nowel, ma vieille... »

Mais aucune joie n'existait dans cet immense manoir en ruine.


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Isabelle Breitenbach, Voie du Sorcier des Collèges de Magie
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Re: Nowel, joyeux Nowel! [Fin le 10/01/2024]

Message par Hagin Duraksson »

Au cœur de l’hiver les neiges s’intensifient sur les reliefs montagneux de l’empire des nains et l’immense majorité des nains n’en a que faire, loin dans les profondeurs de la montagne. Mais au moins, le cycle des permissions avait permis à Hagin de rentrer à Kazad Grimazul, la demeure ancestrale du clan, pour l’assemblée traditionnelle. S’ajoutait à cela la GotAngril, la Marche de l’Argent, la réunion décennale des représentants de toutes les branches de la famille. En espérant que cette fois-ci personne n’en vienne à nouveau aux mains.

La rivalité entre les conservateurs et les novateurs du clan avait semblé se stabiliser après le départ des plus extrémistes de ces derniers avec le vieux Svenn. Puis lors de la dernière assemblée, le vieux Bordram avait fait l’erreur de critiquer l’usage des foreuses à vapeur, ce à quoi l’oncle Andrem lui avait répondu que si il aimait tant les vieilles méthodes, qu’il retourne boire du jus de céréales et qu’il laisse la bière aux vrais nains qui ont su apprécier l’invention de la fermentation. Autant dire que la foire d’empoigne ayant suivi avait été mémorable. Mais au moins personne n’était mort et si les banquets avaient l’air un peu déplacés au milieu des bandages et des yeux noircis, les fractures s’étaient faites rares et peu graves.

Rêver de jours passés n’allait pas l’aider pour autant à satisfaire ses réflexes. Vérifier chacun des murs et des sols extérieurs, par l’apparence et par la résonance, s’assurer que rien n’était creux sans raison ni suspicieusement endommagé. Les proverbiaux murs d’acier s’avéraient particulièrement utiles pour l’aspect sonore de la chose. Ensuite une discussion avec les gardes, puis avec les nains rentrant progressivement des mines. Rien de notable ces derniers temps, tout est calme mis à part l’occasionnel gobelin se perdant trop près des couloirs du clan. Même la restauration de l’Ungdrin localement se passait bien.

Un mauvais sentiment serra le cœur du nain, une ambiance à laquelle il n’était pas, plus, habitué. Même lors des festivités, la tension restait, sourde et lancinante. Que ce soit pour la bière ou pour coucher son neveu en lui promettant que le nain de Nowel allait sans doute lui apporter un cadeau, en plus de ceux fournis par la famille. Hagin était curieux de voir la tête du petit Thorak lorsqu’il découvrirait ses premiers outils. Pour l’amour de Valaya, le brise-fer allait finir par devoir se rendre à l’évidence comme disait Sanda, et remiser ses armes pour le reste de la grande fête. Et force était d’admettre que sa belle-sœur semblait avoir raison, il n’y aurait pas d’attaque aujourd’hui.

À l’heure dite, et comme chacun, Hagin découvrit un paquet emballé au milieu du petit monceau qui était apporté chaque année. Et avant même de l’ouvrir, l’alarme sonnait déjà. Encore un nowel dont il ne profiterait pas.
Hagin Duraksson, Voie du défenseur des tunnels

Sans matériel, ni compétence: FOR 10/ END 13/ HAB 10/ CHAR 08/ INT 09/ INI 07/ ATT 10/ PAR 13/ TIR 09/ NA 2/ PV 34/95
Avec matériel et compétences: FOR 10/ END 13/ HAB 10/ CHAR 10/ INT 09/ INI 05/ ATT 09/ PAR 11/ TIR 09/ NA 2/ PV 34/95
Matériel de combat couramment usité (plus sur la fiche) et compétences:

- Hache équilibrée de maître: 18+1d8 dégâts ; 14 parade ; Percutante, Rapide et Précise.
-Bouclier en acier: 6+1d6 dégâts ; 16 parade ; Déstabilisant
-Armure de gromril: 20 points de protection sur tout le corps à l'exception de la tête. Malus de 2 INI, ATT et PAR mais +2 CHA.
-Casque de gromril: 20 points de protection sur la tête. Malus de 2 en Perception mais +2 CHA.

-Alphabétisation: Votre personnage est capable de lire et d'écrire les langages utilisant l'alphabet des nains.

-Arme de prédilection, Hache: Votre personnage, grâce à la pratique continue d'une même arme, en a acquis une maîtrise technique telle qu'il peut ajouter un bonus de +1 en ATT lorsqu'il l'utilise en combat. Cette compétence reflète le fait que votre personnage possède une arme “préférée” qu'il utilise avant toute autre, si possible. Par contre, lorsqu'il utilise une autre arme que son arme de prédilection, il reçoit un malus de -1 en ATT et en PAR pendant les 1D3 premiers combats qu'il livrera avec cette arme, le temps qu'il s'y adapte.

-Chant de guerre nain: Votre personnage, en tant que nain, connait les nombreux chants de guerre qui honorent les hauts faits d'arme, la fierté naturelle et la bravoure du peuple nain. Cela permet à tous les nains se trouvant dans un rayon de 100 mètres de gagner un bonus de +1 en ATT tant que le chant continue.

-Chant Nain, Chant de Mort: Votre personnage, lorsqu'il réalise que le combat qu'il est en train de mener sera sûrement son dernier (à moins d'un miracle), entonne son chant de mort. Dès cet instant, il peut enlever 1D10 points de blessures à tous les dommages qu'il reçoit, pour représenter le fait qu'il n'en tient plus compte: la seule chose importante est de retenir l'ennemi le plus longtemps possible, et d'entrer dans la légende. Il ne peut entonner son chant qu'à partir du moment où il est réduit à 15 points de vie ou moins. Le retrait des points de dégâts ne signifie pas qu'il évite de perdre des points de vie : une attaque réussie de votre adversaire et non parée par votre personnage enlèvera toujours au moins 1 point de vie.

-Chirurgie: Votre personnage détient les connaissances médicales requises pour “raccommoder” des blessures ou réduire des fractures. Il connaît également les critères de risque d'infection et sait les éviter. S'il possède le matériel nécessaire, il peut pratiquer un geste médical adéquat.

-Coriace: Votre personnage fait preuve d'un résistance aux coups bien supérieure à la moyenne. Il peut retrancher 1D3 points de dégâts lors d'un coup pouvant occasionner une blessure.

-Couverture: Votre personnage est capable de défendre l'un de ses compagnons en exécutant une parade pour lui. Le compagnon devra se trouver aux cotés de votre personnage. La couverture est réussie sur un test de parade concluant. Cette compétence ne peut être utilisée qu'une seule fois par tour et compte comme une action de parade pour celui qui l'utilise. Par contre la personne qui jouit de la couverture de votre personnage peut toujours utiliser sa parade pour elle-même. Enfin, il est possible de protéger d'un tir si le tireur est vu au bon moment par le protecteur.

-Déplacement silencieux en souterrain: Votre personnage, ajoute un bonus de +1 lorsqu'il cherche à se déplacer et réaliser des actions silencieusement.

-Parade: Votre personnage a appris comment se servir d'une arme à son plein potentiel pour réussir à parer une attaque rendant les parades bien plus efficaces. La valeur de parade des armes et boucliers est ainsi doublée.

-Résistance à la magie: Votre personnage est particulièrement résistant aux effets de la magie. Contre les sorts de dégâts, son endurance est multipliée par le nombre de point qu'il possède dans cette compétence. En cas de test à effectuer sous une caractéristique pour résister aux effet de la magie, il peut faire autant d'essai qu'il a de point dans cette caractéristique.

-Vision Nocturne: Votre personnage est doué de cette faculté de voir dans l'obscurité. Cependant cette obscurité ne devra pas être totale, comme celle des profondeurs de la terre ou les des souterrains d'un château etc. (Il doit au moins exister une source de lumière.)

-Volonté de fer: Votre personnage a une force morale bien au-dessus de la normale. Cette compétence lui permet d'augmenter sa résistance aux effets psychologiques. Dans l'une de ces situations, il a un bonus de +1 sur ses tests de volonté.
Moi, Hagin, je fais serment d'être un Veilleur des Profondeurs.
Merci à Djinn pour ce cadeau ^^
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Le Voyageur
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Re: Nowel, joyeux Nowel! [Fin le 10/01/2024]

Message par Le Voyageur »

Image Ho Ho Ho
Tirage de cadeaux !

Retrouvez le descriptif des effets des objets sur vos fiches (classé avec vos anciennes récompenses de Nowel quand présentes)

Nola :
Un vieux bouquin rouge où est dépeinte la glorieuse existence du Petit Père des Peuples de Nowel, le Petit Papa en personne ! Mais aussi le secret de la vie éternelle et de la richesse facile! Malheureusement vous ne savez pas lire…

Gain:
Image Autobiographie commerciale de Santa Klaus (et surtout un Sap-biscuit) (sera ajouté à l'inventaire)

Diederick von Bildhofen :
Vous avez fait pitié à un être multi-millénaire. C’est un exploit je suppose mais ne faites pas attention au goût de larmes dans le biscuit.

Gain:
Image Sap-biscuit de Nowel ! (sera ajouté à l'inventaire)

Yan Xishan :
Un anneau pour les gouverner tous, un anneau pour les trouver et et mauvais univers, bon tu peux garder le cadeau

Gain:
Image Anneau de Nowel (effets secondaire non garanti)(sera ajouté à l'inventaire)

Martin :
Votre dieu là, Taal machin, c’est comme un renne non? Bah c’est cadeau alors.

Gain:
ImageAmulette Porte-Chance en bois de renne (sera ajouté à l'inventaire)(utiliser la compétence chance 1D3 fois)

Isabelle Breitenbach :
Visiblement vous avez été tellement méchante cette année que vous ne méritez même pas un morceau de charbon.

Gain:
Image Une bougie de suif (sera ajouté à l'inventaire) (et surtout un Sap-biscuit, serieusement c’était tellement immangeable que même lui l’a laissé là)

Hagin :
Un combattant qui passe sa vie sous terre dans des tunnels étroits? J’ai le cadeau parfait: une longue-vue!

Gain:
Image Une longue-vue (sera ajouté à l'inventaire)(et le traumatisme du visage hilare du nain de Nowel)

Vos fiches vont être mises à jour :)

Fin de l'activité, merci à toutes et tous :)
Je ne suis qu'un voyageur
Sous le soleil et la pluie
Je ne suis qu'un voyageur
Et je retourne au pays

Je n'ai plus que mon cheval
Mon cheval et mes habits
Des habits qui me vont mal
Et je retourne au pays

J'ai couru le monde, mais ma raison
M'a dit que le monde, c'était ma maison

Je ne suis qu'un voyageur
Qui chemine dans la nuit
Et je sens battre mon coeur
Car je retourne au pays

J'ai quitté ma blonde, qui m'avait dit
Va courir le monde si c'est ça ta vie

Je ne suis qu'un voyageur
Elle ne m'a jamais écrit
Et maintenant ah j'ai peur
De retourner au pays

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