[Le Coësre] « Ce n’est pas la fin du monde. Mais tu peux la voir d’ici. »

Nuln est la seconde ville de l’Empire et du Reikland. Nuln centralise tout le commerce du sud, c’est là que convergent les voyageurs du Wissenland, du Stirland, d’Averland et des régions plus à l’est. Nuln est le siège de l’Ecole Impériale d’Artillerie, où les canons sont fondus et où les artilleurs apprennent la balistique. Ils y étudient les nombreux problèmes pratiques liés au déplacement et à la mise en œuvre des pièces d’artillerie. Grâce à leurs efforts, l’Empire bénéficie d’un vaste et efficace corps d’artillerie, de loin supérieur à tous ceux des pays frontaliers.

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[MJ] La Fée Enchanteresse
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Re: [Le Coësre] « Ce n’est pas la fin du monde. Mais tu peux la voir d’ici. »

Message par [MJ] La Fée Enchanteresse »

L’archi-lecteur leva bien haut un sourcil, en entendant les « justifications » du prévôt des marchands. Difficile de savoir ce à quoi un homme comme lui pouvait penser en un tel instant. Mais enfin, le voilà qui souffla du nez, et qui continua avec son même ton acerbe :

« Je crains que les détritus de son dragon ne sont que les derniers de ses soucis. Elle a installé sa bête dans le jardin du château comtal. Et même si j’aimerais beaucoup, tout comme vous, qu’il dégage… Je me demande comment virer le dragon. »

Il soupira sec. Puis, il croisa une jambe l’une sur l’autre, avec le bout de son pied, recouvert d’une pantoufle, qui dansait dans le vide.

« Pour tout vous dire, si je savais que vous alliez me parler d’Elspeth von Draken, je pensais que c’était moi qui allais vous poser des questions. Vous siégiez régulièrement au conseil de la comtesse — mais il n’y a plus de conseil de la comtesse. Avez-vous été informé de son arrivée ? Est-ce que quiconque à l’hôtel de ville l’a été ?
Cela fait des mois que je n’ai pas pu me rendre au château, je ne suis même pas certain que la comtesse y réside encore. Et voilà qu’un monstre sorti des romans fait des cabrioles au-dessus de Nuln… »


Il grogna.

« Quelle est votre vision des choses, monsieur le bourgmestre ? Je suppose que vous êtes venu me voir parce que vous vous demandez si je vous soutiendrais, au cas où vous vous opposeriez aux ordres de la comtesse.
Si tel est le cas, sachez que je n’apprécie pas plus la présence de la sorcière et de sa créature que vous. Mais que voudriez-vous que nous fassions ? Qu'on lui mette une contredanse ? »

Il pouffa un peu de rire à sa blague pas drôle. Un homme comme Kaslain devait bien avoir une idée derrière la tête. Mais peut-être voulait-il entendre Maximale avant.

« D’ailleurs, je suis sot… Mes plus sincères condoléances pour la mort de votre échevin. C’est un crime abominable. Je serai évidemment là pour ses funérailles.
Est-ce que votre police a identifié une piste ? »
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Reinhard Faul
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Re: [Le Coësre] « Ce n’est pas la fin du monde. Mais tu peux la voir d’ici. »

Message par Reinhard Faul »

Je n’ai pas à me forcer pour afficher un rictus de colère, et je réponds :

« Non, je ne sais pas qui est le meurtrier. J’ai retourné la ville et je ne mets pas la main dessus ! »

Le chagrin dans ma voix est absolument sincère. Je n’ai pas le choix. J’ai aimé Steiner, parce que Mémé nous a collé une laisse à tous et que j’ai bêtement participé à la mettre autour de mon cou. Elle a manipulé mes sentiments les plus intimes pour son sort. Même si je deviens de plus en plus monstrueux, éloigné de l’humanité, ce harnais m’étrangle et m’oblige à en avoir quelque chose à foutre. J’ai conscience du côté artificiel de mon attachement pour mes compagnons, et ça me fait mal. Mais passons à autre chose, le plus important. Maximale reprend sa comédie, j’affiche une expression de bête traquée et j’explique :

« À vrai dire, je ne sais pas où est la comtesse non plus. »

Je ferme les yeux de douleur, comme le ferait un brave marchand de bestiaux qui soupçonne un complot de forces maléfiques et qui se sent un peu dépassé dans ses compétences. Puis je continue :

« De par mon épouse, j’ai mes entrées au château. Et je sais qu’elle ne s’y trouve pas, que personne parmi mes cercles d’influence ne sait où elle est. Et j’apprends que vous ne le savez pas non plus. »

C’est le moment de passer le petit coup de brosse à reluire :

« Je ne suis qu’un roturier, et un laïc. Nombreuses sont les choses que j’ignore. Néanmoins, grâce à la police, je sais que les serviteurs du… du Serpent Rose sont actifs dans la bonne société. Ne m’en demandez pas plus. »

Là encore, sans avoir à me forcer, je frissonne de dégoût. Ce pauvre Maximale Leistung, à cause de son physique, s’est tellement fait pincer le cul qu’il doit avoir du mal à s’asseoir. Viens pas me dire que cette fureur à harceler sexuellement les gens provient d’esprits non corrompus. Mais bref, la vérité on s’en fout parce que c’est pas elle dont je parle. J’ajoute le dernier coup de vis, celui qui est censé mener Kaslain dans la bonne direction :

« Et maintenant une sorcière qui ne séjourne pas dans l’Académie des mages, qui n’est surveillée par aucun pair, prend tranquillement ses quartiers au château après cinquante ans d’absence ? »

Et ce brave Maximale Leistung, qui a quand même l’habitude de gérer la pression et les imprévus, qui est maître de lui-même comme tout homme digne de ce nom, cède à la plus vulgaire des nervosités et se met à se ronger un ongle. Il marmonne entre deux coups de dent :

« Je crois que quelque chose ne va pas, quelque chose que je ne peux pas comprendre. »

Je ne sais pas si l’imagination de Kaslain va travailler dans le sens que je souhaite.
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État temporaire :
Clairvoyance : +1 en Magie et en Intelligence
Nuages de mouches : -1 ATT/PAR/TIR/INI pour toutes les personnes à moins de 6m
Plaies suppurantes : 1d3 dégâts retranchés à chaque blessure
Pourriture de Neiglish : Porteur sain
Protection de Papy : 2d4 PdC à chaque critique en incantation


Grimoire :

- Lumière : À appliquer sur un objet ; Fait de la lumière pendant 1h
- Flammèche : Petite étincelle au doigt pendant une minute
- Météo : Connaît la météo prochaine
- Repos : Peu faire se détendre quelqu'un

- Infestation de Nurglings : 24m / 1d4 tours / Projectile magique. Une fois qu'une personne est touchée, elle subit 10+2d10 dégâts magiques par tour / Dès la fin du sortilège ou la mort de l'ensorcelé, des bubons explosent, libérant 2d3 amas de chair, qui sont autant de nurglings
- Fontaine putride : 6m / Instantané / 30+2d10 dégât devant lui + gain de 7 armure temporaire magique / +5 dégât par point de MA
- Gerbe corruptrice : 12m / 10+1d10 dégât dans une zone de 6m, esquivable ; métal rongé après 1d4 tours / -1 esquive par MA

- La multitude fait le tout : Se change en nuée de mouches
- Prodigieuse santé : Contact / Devient ultra bogosse et ultra chad
- Grande invocation de petits amis : Invoque des insectes pour servir d'ingrédients
- Immonde messager : Peut envoyer des messages twitter (Caractères limités)
- Allégresse fétide : Supprime toute douleur mentale ou physique
- Divine urgence : Force la cible à faire un jet d'END. Diarrhée en cas d'échec.
- Paludisme dévorant

- Invocation : Nurglings
- Invocation : Bête de Nurgle
- Invocation : Porte Peste
- Octogramme de conjuration


Compétences :
- Résistance accrue : +1 END aux jets testant la résilience physique (Fatigue, drogue, alcool, torture...)

- Vol à la tire : +1 pour escamoter quelque chose
- Baratin : +1 pour endormir la vigilance de quelqu'un
- Déplacement silencieux : +1 pour fureter quelque part
- Déguisement : +1 pour s'infiltrer en étant déguisé
- Alphabétisation
- Autorité

- Sens de la magie : Sur un test, détecte les événements magiques
- Incantation (Domaine de Nurgle)
- Maîtrise de l'Aethyr (Nurgle) : 2
- Contrôle de la magie
- Divination (Oniromancie) : Sur un test au cours de son sommeil, peut découvrir la destinée de certains personnages
- Langue hermétique (Langue Noire) : Parle la langue immonde du Chaos
- Confection de maladies : Peut fabriquer des maladies communes et rares


Équipement de combat :
- Bâton démoniaque : 2 mains ; 10+1d8 dégâts ; 8 parade ; Assommante & Utilisable seulement par les classes magiques. +1 PAR
- Pistolet à répétition : 46+1d8 dégâts, malus -2 TIR/8 mètres, peut tirer cinq fois à la suite avec un malus de -1 TIR par chaque nouveau canon qui fait feu
- Agaga (Épée à une main) : 18+1d10 dégâts ; 13 parade ; Rapide, Précise, Perforante (2) ; +1 INI
- Cocktail Molotov (x4) : Dans un rayon de 1m, toute personne qui est touchée par la bouteille prend trois états de « Enflammé ». Dans un rayon de 2m, c'est 2 états seulement. Dans un rayon de 3m, un seul état.

- 15 balles et poudres

- Tenue de cultiste de Nurgle : 5 protection ; Tout le corps sauf tête

- Anneau d'Ulgu : Lorsque porté, vous pouvez faire croire à ceux qui vous entourent que vous êtes un humain lambda (sans mutation aucune ni trait particulier) pendant 1 heure. Vous ne pouvez utiliser cette capacité qu’une fois par jour. Vous ne pouvez pas prendre l’apparence d’une personne en particulier.

- Miroir de la Demoiselle d'Acques
- Cor de la harde des Museaux Annelés



Équipement divers :

- Marque de Nurgle
- Caresse de la vipère (poison) : Un sujet blessé par une arme enduite de ce venin doit réussir un jet d'END-4 sous peine de mourir dans END minutes. Chaque minute avant sa mort, le sujet subit 5 points de dégâts non sauvegardables, et un malus cumulable de 2 à ses caractéristiques.


- Couverts en bois
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- Couronnes dentaires en bois
- Tatouages
- Porte-bonheur

- Sap-biscuit

- Costume de répurgateur + Fleuret (Déguisement)



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Re: [Le Coësre] « Ce n’est pas la fin du monde. Mais tu peux la voir d’ici. »

Message par [MJ] La Fée Enchanteresse »

Kaslain reçut les propos de Reinhard avec une certaine colère. L’archi-lecteur s’était mis à froncer fort des sourcils. Il soupira longuement, agacé, avant de s’enfoncer un peu plus dans son fauteuil.

« Deux ans que nous avons mis, à être testés par les Dieux de la pire des façons. Nous nous en sortons tout juste, nous avons enfin contenu l’épidémie et les violences urbaines — plus d’émeutes, plus de crises, plus d’hôpitaux remplis à ras-bord…
Mais non. Voilà que le Mal refait surface. L’hôtel de ville victime d’un attentat à la bombe. Des corrompus dans l’aristocratie. Et la comtesse qui fuit et nous amène… Une… Un dragon. »


Il agita la main en l’air.

« Je suis heureux que vous soyez venu me voir avec ces informations. Par tradition, les répurgateurs de Sigmar n’aiment pas coopérer avec le guet de Nuln — tout comme les magiciens des collèges ne collaborent jamais avec nous deux. Mais s’il y a des ennemis dans l’ombre, il est dans notre intérêt à tous les deux de les trouver et de les éteindre.
Et je commence à douter de la bonne foi de la comtesse. Elle aurait dû nous consulter. Au lieu d’envoyer son agent s’emparer du château d’où elle a fui. Nous n’avons même pas reçu la politesse d’une simple lettre, vous et moi. »


Il regarda dans le vide.
Une idée très, très vilaine commençait à germer dans son esprit.

« Peut-être que… Que nous devrions… Reprendre le château. »

Son regard croisa vite celui de Leistung. Et comme s’il avait dit quelque chose de très choquant, le prêtre de Sigmar se rattrapa très vite.

« Je veux dire — c’est nous le conseil de Nuln. Nous deux, et puis le recteur de l’École d’Artillerie, et les chefs de guildes — nous devrions être consultés. Merde, la comtesse a le devoir de nous laisser entrer au château et discuter avec elle, ou avec ses représentants si elle n’est plus là. On a pas à être dans le noir comme ça, n’est-ce pas ?! »

Il s’avança sur son fauteuil, et essaya de convaincre Leistung — sans se rendre compte qu’il jouait exactement au jeu que le Nurglite voulait le faire jouer.

« On pourrait, tenter… Un coup de force. Le recteur de l’EIA est mon ami, vous vous êtes populaires auprès des gens des guildes…
Cette semaine, on… On rassemble des hommes. Vos flics. Mes chevaliers du Cœur Ardent. On se rend au palais, directement. Et on demande à entrer dans la salle du conseil. Et on demande à parler avec Elspeth von Draken.
Qu’est-ce qu’elle va faire ? On ne peut pas l’expulser, certes. Mais elle ne va pas utiliser sa bestiole pour nous faire flamber non plus… »
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Reinhard Faul
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Re: [Le Coësre] « Ce n’est pas la fin du monde. Mais tu peux la voir d’ici. »

Message par Reinhard Faul »

Kaslain va dans le sens que je veux, il y fonce même. Quel régal. Pendant un instant je partage le plaisir d’un Tzeentchie à prendre mon interlocuteur pour une andouille. Quoi ? Qu’est ce que j’ai dit ? Non ! Je veux dire… quelle horreur ces horribles contingences politiques, vivement que je retourne me rouler dans du caca blablabla.

« Si vous estimez cela nécessaire. Votre logique est sans défaut, mais… bon sang. »

Je pousse la coquetterie jusqu’à grimacer un peu d’embarras.

« Je suis soulagé de pouvoir rentrer chez moi en me disant que j’aurais des réponses à mes inquiétudes, et que je ne vais pas rester dans le noir - comme vous dites. »

À partir de là, la suite de l’entretien se déroule tout seul. Nous fixons les détails techniques de l’affaire telle que la date, les gens à contacter, ça roule assez vite. Il faut avouer que je suis assez pressé de partir. Ce bienheureux Kaslain a été touché par la magie et il ne s’en rend pas compte, toute sa maison pue les influences de son faux-dieu. Il faut que je lutte bec et ongles pour ne pas dégobiller sur ses chaussures.

Finalement je repars chez moi dans ma boîte à chaussure, avec mon valet qui connaît pas sa chance d’être encore en vie. Je peux me changer – car même si maintenant je suis plein de fric je déteste bousiller les vêtements de Maximale avec des fluides nurglites – et reprendre ma véritable apparence. Je suis pas beau à voir – encore moins que d’habitude – parce que j’ai passé trop de temps chez l’Ennemi. Les traits tirés par la souffrance, des asticots grouillant qui me dégoulinent de la bouche, je pense déjà à mes prochains mouvements.

J’irais aux funérailles de Steiner, les fausses – puisque j’ai déjà officié raide bourré celles qui concernent sa véritable allégeance. J’aurais pu envoyer mon sosie, mais je veux voir de mes yeux les gens qui viendront. Son assassin sera forcément parmi eux, il ne pourra pas résister. Peut-être que nous parviendront à lui tendre un piège. Avec Irmfried et le nouveau chef de la sécurité, nous prévoirons de quoi le recevoir.
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Re: [Le Coësre] « Ce n’est pas la fin du monde. Mais tu peux la voir d’ici. »

Message par [MJ] La Fée Enchanteresse »

Après avoir comploté pour reprendre le contrôle de Nuln, Reinhard Faul pouvait retourner chez lui pour un repos bien mérité. Redescendant dans les boyaux des égouts, passant devant quelques cultistes en train de travailler dans tous les sens — beaucoup étaient en train d’appliquer la recette finale pour créer le plus de miasmes possibles à ranger dans des bombes — il put retrouver son petit laboratoire qui lui servait de chambre, avec ses affaires et ses souvenirs. Quelle ne fut pas sa surprise, de voir quelque chose d’inhabituel au milieu de ce capharnaüm ; un colis. Alors que Reinhard put craindre, un instant, une mauvaise surprise d’Eva Seyss, que quelqu’un serait encore capable de tromper sa sécurité et de tenter ainsi de lâchement l’assassiner, toutes ces mauvaises idées disparurent en voyant qu’une petite carte était attachée au-dit colis.

C’était un petit dessin, d’un petit poussin jaune à moitié dans son œuf, et d’une poule qui utilise son bec pour lui faire un « bisou » sur le « front ». Il retira l’écrin de la boîte, et vit à l’intérieur un cadeau — une paire de bottines, noires avec une semelle rouge, un nom Bretonnien sur la boîte qui sonnait chic. Et il y avait une lettre, parfumée, comme d’habitude.
Il n’y avait qu’elle qui avait le droit de tromper la sécurité de Reinhard. Ce n’était pourtant pas conseillé, d’ainsi faire tant confiance à une servante de Tzeentch. Mais serait-elle encore capable de le trahir ? Après tout ce qu’ils ont vécu ensemble ?

Mon Reinhard,

Je t’ai trouvé ce joli cadeau alors que j’étais de passage à Kemperbad — depuis la guerre contre les Bretonniens, leurs commerces sont vilipendés un peu partout dans le Reikland, et je me suis souvenue de la première fois où nous nous étions rencontrés, et que je les portais ; j’espère que tu te le remémores comme moi.

J’ai bien utilisé tes conseils, alors que je travaillais pour mon maître dans la province de Karl-Franz, m’efforçant de régler quelques problèmes traînants — je te dois une fière chandelle pour cela. Tu m’inspires, comme personne d’autre sur Terre n’est capable de m’inspirer, tu es un regard neuf, un œil qui me permet d’observer des choses en dehors de la boîte dans laquelle je me sens parfois piégé — ma curiosité pour toi et ta façon d’être est une soif inextinguible. Mon Reinhard.

J’ai bien réfléchi à ton problème, et j’espère pouvoir te rendre la pareille en t’inspirant en retour ; du temps où j’étais à Nuln, la secte des serviteurs du Serpent me paraissait être un ennemi assez mineur, car très divisé, mais les morts que nous avons semés dans leurs rangs toi et moi a probablement pu les rassembler ensemble. Tu me demandais si les von Bedernau pouvaient servir le Serpent, et après avoir consulté mes anciennes notes et utilisé mes quelques oreilles qui traînent encore par là, je peux te répondre positivement — en effet, le père de ta Heidemarie fait quelques soirées étranges dans les bas-fonds de la ville. Il n’est pas très élevé dans la hiérarchie et je doute qu’il y ait gagné beaucoup de place ; trop conservateur, trop froid, trop inutile… Mais il est riche, et sa présence doit être utile à l’Esthète, le chef de la secte.
Mon conseil, tout de même, c’est de ne pas utiliser ta secte pour lui tomber dessus. Trop dangereux, et ça diviserait trop tes forces. Tu as la police de ton côté ; demande à tes sbires de foncer sur lui, en offrant aux flics un « tuyau » venu de nulle part. Ils pourront s’occuper eux-mêmes de remonter la piste.

Je ne peux pas trop te parler de mon travail, en ce moment. Je suis dans une situation très compliquée, comme tu le sais. La loyauté envers mon maître commence lentement, mais certainement, à entrer en conflit avec mon amour pour toi. Te parler et conspirer avec toi m’excite, mais je suis encore trop lâche pour te dévoiler l’essentiel de nos projets. Pour te donner un indice, néanmoins — nous attendons l’arrivée de quelqu’un à Altdorf. Il est arrivé à Marienburg il y a peu. Les choses vont donc certainement s’accélérer par ici…

Comment vas-tu ? Penses-tu toujours à moi ? J’attends de tes nouvelles. Envoie-moi un cadeau.


Elle n’avait même pas signé.


Frida était dans le laboratoire, avec Sigrid et Reinhard. Elle venait d’écouter les prochains ordres du Coësre, mais quelque chose semblait la déranger.

« Si l’umbramancienne a tué… Si elle a tué ton échevin, c’est qu’elle doit se douter que le prévôt de Nuln est un de ses ennemis.
Je ne pense pas qu’on puisse assurer ta sécurité entièrement si tu te montres en public, devant tout Nuln, à prononcer un discours devant des milliers de personnes. »

Sigrid sembla agacée.

« Ton patron t’as donné un ordre. Tu le feras.
– D’accord, mais… Mais on a un acteur pour ça, non ? Un gars qui te ressemble, qui a même une voix qui te ressemble…
– Nous préparons quelque chose avec l’archi-lecteur Kaslain, et quelques autres personnes très importantes de Nuln. Le comédien, peu importe à quel point il est bon, ne saurait pas quoi répondre à de tels sujets. »

Frida soupira, en passant une main dans ses cheveux courts.

« T’es vraiment sûr de toi, patron ? Je veux dire… Que tu veuilles te mettre en danger pour dénicher Seyss, d’accord, je comprends — c’est sûr que cette pute rôdera dans le coin…
Mais… Pourquoi ne pas te faire passer pour… Pour un mendiant ? Juste errer autour du rassemblement, il y aura tellement de monde. Mes sbires, en tout cas, surveilleront les allées et les ruelles autour de la procession. Si tu es parmi nous, avec Sigrid, ça nous aiderait beaucoup. »

L’Umbramancienne haussa des épaules.

« C’est une idée. Mais si tu es sur une estrade à parler devant Nuln, je te protégerai aussi. Avec ma magie, et même avec mon propre corps.
Seyss sait que Maximale Leistung roule pour Nurgle. Mais elle n’a aucune raison de croire que tu es Leistung. Je sais que ça peut sembler fou, mais je suis certaine que là où tu seras le plus en sécurité, c’est à la vue de tous. »
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Reinhard Faul
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Re: [Le Coësre] « Ce n’est pas la fin du monde. Mais tu peux la voir d’ici. »

Message par Reinhard Faul »

Avec Irmfried on a fait une réunion pour décider des prochaines manœuvres de la police envers les Slaaneshis. Ils vont fouiner du côté du chef du parlement – je sais qu’il en est -… et de la nièce de la Comtesse. Pour cette dernière, c’est sous réserve de trouver un petit indice, un nom écrit quelque part, une preuve quelconque afin que Maximale Leistung puisse se cacher derrière. C’est que c’est pas n’importe qui la nièce, la justice civile peut pas débouler comme ça avec ses gros sabots. Puis je suis pas certain qu’elle soit une collègue Chaotique, c’est juste que je l’ai vue souvent traîner avec la bande.

Bref ça faisait beaucoup de trucs à expliquer, de décisions à prendre. Je cligne des yeux plusieurs fois de fatigue en louchant sur une liste de Slaneeshis potentiels. J’ai besoin d’avoir des notes à propos de tous ces trucs là, entre ce qu’on croit savoir, ce que Machin à entendu dire par Truc… y a mes souvenirs sur le bateau là, avec Emma – c’est là où j’ai vu le chef du parlement faire des trucs louches par exemple – mais entre la bagarre, la drogue, Valitch… enfin c’est le bordel, j’ai mal à la tête, il est tard. Je déclare :

« Pfff… écoute, on en reparle demain, si j’ai une idée je te dis. Là je vais aller me coucher. »

Je m’enfuis avant qu’on me tire par la manche pour me demander autre chose. Je m’enferme dans ma chambre officielle, celle avec un lit gigantesque et des babioles accrochées partout. Et le colis est là, qui m’attend.

Comment Valitch fait pour m’envoyer des trucs à l’insu de tous ? Aucune idée. Le plus fort, c’est que mes réponses repartent aussi mystérieusement.
Je jette un coup d’œil à un petit cône d’encens posé sur une soucoupe en or à côté de mon lit. À l’odeur, c’est un mélange de merde de mourant, de l’urine de rat, et un soupçon du cadavre pourrissant d’une prêtresse de Sh… de la connasse. J’aime l’encens, car il est porteur de la dévotion des fidèles, et ça m’est agréable. La fumée rend les couleurs de la magie plus douce, plus harmonieuse. Mais bref. Ce cône-là a été changé il y a peu. Pourtant, les serviteurs n’ont pas vu le paquet qui trônait en plein milieu de la chambre – et après l’assassinat de Steiner, crois-moi qu’ils auraient dû réagir.
Voilà une petite surprise qui illumine une journée par ailleurs plutôt merdique. Je ne soupçonne même pas un complot. Comme à chaque fois que j’ai du courrier de la sorcière, j’applique le même petit rituel. J’enfile un peignoir confortable, j’attrape quelques confiseries puis je m’enroule dans ma couverture pour lire à mon aise.

Cette fois, la lettre est accompagnée d’un cadeau. Je déballe avec joie une paire de bottes, que je pose soigneusement devant moi sur le lit pour les observer. J’envisage une seconde de les essayer… puis mes yeux se posent sur mon pied droit. Une mouche boit sur une flaque de pus provoquée par un quelconque furoncle, plaie infectée, qui a envahi le creux de ma voûte plantaire. Ce n’est absolument pas douloureux mais… salissant. Tout ce que je touche fini souillé. Je regarde les bottes. Elles aussi finiront corrompues, tout ce qui existe connaîtra ce destin, mais… ça me plaît de les conserver telles que Valitch me les a envoyées pendant un petit moment. J’ignore la raison de ce désir.

J’ouvre la lettre. Encore une fois, je suis envahi de sentiments confus. Je ressens un immense plaisir à lire mon propre prénom, celui que m’a donné ma mère, alors que je devrais être horrifié de voir une potentielle ennemie connaître un tel détail. C’est un outil puissant pour me lancer des maléfices. Pourtant, j’ai une chaleur douce dans les tripes en voyant « reinhard » sur la feuille. C’est le bordel dans ma tête, tu n’as pas idée.

Sur le bateau avec Emma, j’aurais pu laisser mourir Valitch. Le devoir me le commandait, ma sécurité aussi. J’aurais peut-être même pu y prendre du plaisir. Mais pourtant, je ne l’ai pas fait. Nurgle sait que j’avais tué et que je tuerais encore, que j’avais assassiné des enfants, des vieilles femmes désarmées, jusqu’au dernier de ceux qui me gênaient dans la poursuite du bonheur, mais là en dépit du bon sens j’avais sauvé une ennemie. C’était incompréhensible. Et maintenant on en est là. Je me sens… bizarre.

Je pose à nouveau les yeux sur les bottes. Je suis sûr qu’elles sont à ma taille. Valitch est très forte pour ce genre de détail. Et moi, je sais qu’elle sait. Nous avons eu des tas de conversations stupides sur nos petites excentricités personnelles. Un jour, elle m’a demandé mon plat préféré de quand j’étais normal ! Incroyable ! Qui me demanderait mon plat préféré maintenant ? Personne. Mais ce jour-là j’ai dû lui avouer, penaud, que je ne m’en rappelais plus. Maintenant je mange de la merde et des trucs comme ça, et c’est très bien. Je me rappelle vaguement avoir eu d’autres préférences, il y a longtemps, mais je ne me souviens pas de ce que c’était. Quelques fois, ça me rend triste d’oublier des trucs comme ça.
Valitch a compati. Elle comprenait. C’est la seule personne que je connaisse à vivre la même chose.

Mais après, mon analyse de la chose s’arrête là. On entre dans le domaine de la guimauve, que je maîtrise très mal. J’ai jamais vraiment eu de grand amour, ou même d’amis, dans ma vie d’avant. Seulement des camarades de circonstance. Genre compagnon de beuverie tu vois ? Un truc viril quoi. Y a rien dans la vie qui m’a préparé à répondre à des lettres qui comportent des phrases comme « tu m’inspires ».

Avec un soupir j’attrape mon nécessaire à écriture. Il comprend du papier et de l’encre, évidemment, mais aussi un épais dictionnaire et quelques manuels scolaires pour enfant. J’ai fait beaucoup de progrès pour discuter avec des nobles, lire des trucs, mais écrire reste… pénible. Laborieux. C’est très frustrant, j’aimerais expliquer des choses à Valitch, mais je n’ai pas les moyens de le faire et j’en ai honte.

Un jour, malgré mes efforts, j’ai commis un impair grossier lors d’une réunion mondaine. Au cours de la conversation, j’ai lâché une remarque étourdie laissant entendre que je n’avais appris à lire qu’une fois adulte. Je me souviens des sourires moqueurs de quelques convives. Bref, je sais que j’ai l’air d’un abruti sur ce domaine là, et que je dois écrire à une dame qui provoque des sentiments si confus en moi alors que je dois déjà batailler avec la conjugaison des verbes au présent simple.

Je mordille ma plume en considérant mon brouillon. Il n’y a qu’une phrase dessus : « merci pour les bottes ». Pour le reste, ça coince. L’inspiration me souffle de rajouter quelque chose de gentil. Je me creuse les méninges un bon moment avant d’écrire en tirant la langue de concentration « elles me plaisent beaucoup ».

Après, je passe de longues minutes à m’arracher les cheveux en tentant de trouver une suite plus… poétique ? Littéraire ? J’aimerais qu’elle ressente des… des trucs en lisant tu vois ? Comme moi j’ai ressenti en lisant mon prénom. Mais je sais pas faire. Découragé, je passe à la suite.
Retour à la ligne. Je griffonne sur mon brouillon « merci pour les informations et les conseils. Je suis déjà en train d’envoyer la police chez les sbires du S. ». C’est redondant avec le « merci » au début mais bon…

Pour la suite, je décide de ne pas répondre aux mentions à propos de son plan. Nos loyautés opposées, c’est un sujet délicat… lui laisser croire que le sujet m’intéresse, c’est risque une crise de paranoïa de sa part. Et elle ne me parlerait plus, et cette idée me donne légèrement envie de pleurer.

Ensuite, ensuite… bah je sais pas. De rage, je vais même jusqu’à me verser un verre de vin, alors que j’ai promis de plus boire. En vrai je ne sais pas pourquoi la sorcière persiste à répondre à mes lettres, parce que je ne le mérite pas. Je suis bête et je sens mauvais. Je jette un regard triste sur le dessin joyeux de la poule et du poussin. Je n’ai pas de papier à en-tête de ce genre. Comment j’aurais pu savoir qu’il en fallait ?! Par quelle magie exceptionnelle Valitch peut mener sa petite vie de Magus et penser à acheter du papier mignon et assorti au thème ? Je ne sais pas.
Bon, finalement, je me lance dans le corps du texte, en une seule fois. C’est un brouillon, je pourrais trier la majorité des bêtises après hein ?
« J’ai d’autres problèmes. Elspeth est revenue. La Comtesse a disparu. Les rats qui n’existent pas sont venus me trouver pour une « alliance ». Peut-être que je serais mort pour ta prochaine lettre. »

Là je fais une pause, j’ai failli écrire à propos de ma peur de mourir et de ce que ça impliquerait, mais elle le sait probablement déjà. J’ai pas besoin de m’humilier davantage en parlant de sentiments ! Je l’ai déjà trop fait. Ému par le verre d’alcool et l’ouragan intérieur que je vis, j’ajoute comme un testament :

« Merci pour tout ce que tu m’as expliqué. Merci de me demander comment je vais. Personne ne le fait. Si je suis mort tu me manqueras. »

Visiblement trop ému aussi pour la concordance des temps, je m’arrête là pour mes efforts héroïques.

Maintenant faut que je trouve un foutu cadeau. Là encore, ça doit être un talent Tzeentchie, parce que je n’ai pas d’idée. J’aimerais trouver un truc qui lui fasse plaisir, ou qui la fasse rire, ou qui la protège de ses ennemis, ou alors une référence piquante à un souvenir commun, mais je suis un nul. Tout ce que je produis c’est du caca, des déchets. Je regarde avec frustration le joyeux bazar autour de moi. On dirait le nid d’une pie, plein de guano et de trucs brillants. Rien qui pourrait intéresser une femme de cette qualité. Et si… ? Oh, j’oserais pas. Ça serait complètement dingue. Mais…

D’une main tremblante, je me mets à recopier mes notes sur la saxitoxine. Voilà quelque chose propre à impressionner Valitch. Pas seulement pour son utilité, mais aussi… pour la confiance. Pour exprimer mes sentiments, même si ça me tue. C’est complètement cinglé de donner les plans d’une arme à une ennemie, mes collègues s’étrangleraient s’ils me voyaient faire. Le démon me tuerait peut-être. J’ajoute sur ma lettre :

« PS : Gros bisous. »

En vrai je ne sais pas ce que veut dire « PS », je le mets à la fin seulement pour faire classe. J’imagine un type dans une ruelle qui siffle « psst » pour attirer l’attention. Ça correspond assez bien à ce que je veux communiquer.

Ensuite je cachette la lettre, puis fait un petit paquet avec les pages de note. Je procède comme d’habitude : Valitch m’a donné des plumes. Je dois poser une de ces plumes sur le paquet, le laisser dans un coin… et il part. Je sais pas trop comment, mais au bout d’un moment il n’est plus là et la sorcière a reçu mon colis. Je suis resté une fois pour espionner le procédé, mais il ne s’est rien passé. J’ai gâché un après-midi à regarder une enveloppe comme une andouille. Je sens bien la magie qui imprègne les plumes, mais impossible de dire comment ça marche. J’aime bien les renifler, cependant, ce que je n’avouerais pas sous la torture à la pauvre Tzeentchie. Ça ne m’apporte rien, mais j’aime bien sentir son ouvrage. C’est un peu… pervers. L’équivalent occulte de renifler ses sous-vêtements. Avec honte, j’abandonne là ma relation épistolaire et je retourne gérer mon domaine.

Après j’ai fait une messe noire qui s’est bien passé, on a fait une farandole et on a cramé un type. J’ai prié très fort Grand Père pour qu’il me pardonne d’être un petit fils médiocre. Encore après, j’ai fait une autre réunion avec Sigrid et Frida à propos du faux éloge funèbre de Steiner, petite comédie qu’on doit donner devant les notables de la ville. Mes journées sont longues et décousues, mais la lumière du soleil ne parvient pas jusqu’ici. Je ne me rends pas réellement compte du rythme auquel je mange et je dors si je ne sors pas.
Pour l’instant en nage et épuisé par le poids de mes robes de cérémonie, j’accueille les suggestions de Frida en fronçant les sourcils. Mon esprit est pour l’instant plus préoccupé par la tasse de chocolat chaud qu’est en train de me servir un valet plutôt qu’à un énième ergotage d’un de mes conseillers. C’est un truc que m’a fait découvrir Valitch. Une boisson amère mais très savoureuse, il faut dépenser un fric fou pour en avoir. J’affiche un sourire sans joie en entendant Frida suggérer de me déguiser en mendiant alors qu’on me sert un verre de truc qui vaut une année de salaire brut. Ah oui, c’est vrai qu’on faisait des trucs comme ça à une époque. Je propose :

« Frida aura qu’à faire barrière avec son gros cul. »

C’est dit machinalement, mais l’inspiration n’y est pas. J’ai pas envie de jouer la comédie en mimant mon ancienne vie, c’est humiliant… mais j’ai pas non plus envie d’être coincé sur une estrade à prononcer un discours. Puis c’est vrai que je peux sentir la magie et qu’on cherche une magicienne, ça serait pas mal que je sois en mesure de fouiner. Je conclus :

« Bah je vote pour le plan de Frida. J’espère que je vais pas me manger trop de coups de pied. »

Je dis ça avec une lassitude sincère, c’est ce qui avait tendance à m’arriver si je m’installais à côté d’une foule. Les gens ne sont pas gentils. Avec embarras, je me dis que je vais devoir emprunter des fringues à quelqu’un, il ne me reste pas beaucoup d’affaires qui datent de l’époque de Mémé. C’est humiliant ! C’est vrai que je suis le roi des mendiants je sais pas quoi, mais ai-je mentionné une seule fois vouloir garder une authenticité avec mes racines profondes ? Me souvenir d’où je viens ? Absolument pas. J’adore le pognon, avoir des domestiques et manger quand je veux, foutez-moi la paix.

À à partir de là, j’estime avoir donné mes ordres. Je balaie de la main le début de protestation de Sigrid, je suis fatigué, je n’ai pas envie d’écouter de nouvelles chouineries sur ce qui bien ou pas bien pour ma sécurité. J’appelle un valet pour qu’il fasse chercher Heidemarie, j’ai des trucs à lui dire. Pendant l’inévitable interlude entre deux interlocuteurs, je mange et fais une courte sieste.

Quand mon « épouse » arrive, je suis en train de me faire servir un café, les yeux bouffis par le sommeil. Elle me jette des regards intrigués, mais attend que je formule moi-même la raison de sa convocation. Je lui explique, mal à l’aise :

« Faut que je te vois, c’est à propos de ton oncle. »

Le visage de la jeune noble se crispe. Ça l’a prise à revers. Je décide de crever tout de suite l’abcès :

« J’ai de bonnes raisons de penser qu’il fait partit du culte du Serpent. Pas à un rôle important, visiblement, une espèce de contremaître. »

D’un ongle sale, je gratte la croûte de crasse sur la table devant moi en évitant soigneusement de regarder Heidemarie. Je poursuis pour en finir le plus vite possible :

« Je ne peux pas envoyer la police chez eux comme pour les autres, ils font partit de ma « belle-famille » - je fais les petits lapins avec mes doigts pour indiquer les guillemets -, ça me compromettrait. Je crois que lui et ses proches vont mourir d’une… attaque terroriste. Tous ou en parti. Je voulais t’en parler avant, euh… »

Enfin tu vois le délicat de l’affaire.
Natus est cacare et abstergere coactus est.
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Si vous vous y connaissez en latin pitié aidez moi.


Lien Fiche personnage: Ici

Stats :
Voie du sorcier de Nurgle (Profil avec empreintes occultes et mutations)
For 8 | End 11 | Hab 9 | Cha 8 | Int 13 | Ini 9 | Att 9 | Par 8 | Tir 8 | Foi 8 | Mag 16 | NA 2 | PV 100/100

État temporaire :
Clairvoyance : +1 en Magie et en Intelligence
Nuages de mouches : -1 ATT/PAR/TIR/INI pour toutes les personnes à moins de 6m
Plaies suppurantes : 1d3 dégâts retranchés à chaque blessure
Pourriture de Neiglish : Porteur sain
Protection de Papy : 2d4 PdC à chaque critique en incantation


Grimoire :

- Lumière : À appliquer sur un objet ; Fait de la lumière pendant 1h
- Flammèche : Petite étincelle au doigt pendant une minute
- Météo : Connaît la météo prochaine
- Repos : Peu faire se détendre quelqu'un

- Infestation de Nurglings : 24m / 1d4 tours / Projectile magique. Une fois qu'une personne est touchée, elle subit 10+2d10 dégâts magiques par tour / Dès la fin du sortilège ou la mort de l'ensorcelé, des bubons explosent, libérant 2d3 amas de chair, qui sont autant de nurglings
- Fontaine putride : 6m / Instantané / 30+2d10 dégât devant lui + gain de 7 armure temporaire magique / +5 dégât par point de MA
- Gerbe corruptrice : 12m / 10+1d10 dégât dans une zone de 6m, esquivable ; métal rongé après 1d4 tours / -1 esquive par MA

- La multitude fait le tout : Se change en nuée de mouches
- Prodigieuse santé : Contact / Devient ultra bogosse et ultra chad
- Grande invocation de petits amis : Invoque des insectes pour servir d'ingrédients
- Immonde messager : Peut envoyer des messages twitter (Caractères limités)
- Allégresse fétide : Supprime toute douleur mentale ou physique
- Divine urgence : Force la cible à faire un jet d'END. Diarrhée en cas d'échec.
- Paludisme dévorant

- Invocation : Nurglings
- Invocation : Bête de Nurgle
- Invocation : Porte Peste
- Octogramme de conjuration


Compétences :
- Résistance accrue : +1 END aux jets testant la résilience physique (Fatigue, drogue, alcool, torture...)

- Vol à la tire : +1 pour escamoter quelque chose
- Baratin : +1 pour endormir la vigilance de quelqu'un
- Déplacement silencieux : +1 pour fureter quelque part
- Déguisement : +1 pour s'infiltrer en étant déguisé
- Alphabétisation
- Autorité

- Sens de la magie : Sur un test, détecte les événements magiques
- Incantation (Domaine de Nurgle)
- Maîtrise de l'Aethyr (Nurgle) : 2
- Contrôle de la magie
- Divination (Oniromancie) : Sur un test au cours de son sommeil, peut découvrir la destinée de certains personnages
- Langue hermétique (Langue Noire) : Parle la langue immonde du Chaos
- Confection de maladies : Peut fabriquer des maladies communes et rares


Équipement de combat :
- Bâton démoniaque : 2 mains ; 10+1d8 dégâts ; 8 parade ; Assommante & Utilisable seulement par les classes magiques. +1 PAR
- Pistolet à répétition : 46+1d8 dégâts, malus -2 TIR/8 mètres, peut tirer cinq fois à la suite avec un malus de -1 TIR par chaque nouveau canon qui fait feu
- Agaga (Épée à une main) : 18+1d10 dégâts ; 13 parade ; Rapide, Précise, Perforante (2) ; +1 INI
- Cocktail Molotov (x4) : Dans un rayon de 1m, toute personne qui est touchée par la bouteille prend trois états de « Enflammé ». Dans un rayon de 2m, c'est 2 états seulement. Dans un rayon de 3m, un seul état.

- 15 balles et poudres

- Tenue de cultiste de Nurgle : 5 protection ; Tout le corps sauf tête

- Anneau d'Ulgu : Lorsque porté, vous pouvez faire croire à ceux qui vous entourent que vous êtes un humain lambda (sans mutation aucune ni trait particulier) pendant 1 heure. Vous ne pouvez utiliser cette capacité qu’une fois par jour. Vous ne pouvez pas prendre l’apparence d’une personne en particulier.

- Miroir de la Demoiselle d'Acques
- Cor de la harde des Museaux Annelés



Équipement divers :

- Marque de Nurgle
- Caresse de la vipère (poison) : Un sujet blessé par une arme enduite de ce venin doit réussir un jet d'END-4 sous peine de mourir dans END minutes. Chaque minute avant sa mort, le sujet subit 5 points de dégâts non sauvegardables, et un malus cumulable de 2 à ses caractéristiques.


- Couverts en bois
- Sac à dos
- Couronnes dentaires en bois
- Tatouages
- Porte-bonheur

- Sap-biscuit

- Costume de répurgateur + Fleuret (Déguisement)



Divers divers :

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[MJ] La Fée Enchanteresse
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Re: [Le Coësre] « Ce n’est pas la fin du monde. Mais tu peux la voir d’ici. »

Message par [MJ] La Fée Enchanteresse »

Étonnamment, Sigrid ne contredit pas Reinhard une fois qu’il décida de se grimer en clochard — bien au contraire.

« C’est aussi simple. Je serai sur l’estrade avec ton double, tout de même — il est certes moins essentiel de le protéger, mais si c’est lui que Seyss vise… Autant que je sois au plus proche pour l’arrêter.
Si elle se montre.
– Oui oui, si elle se montre. »

Frida hocha de la tête.

« C’est tellement cool d’avoir la police de son côté. On sait déjà exactement quelles rues seront fermées et où ira le cortège, avec les horaires précis. Comment c’est plus facile notre boulot depuis que t’es devenu maire…
Je vois quelques endroits où Seyss serait susceptible de jouer à la conne. Le discours aura lieu sur la Reikplatz, juste devant la mairie. On errera autour de la Sidenstrasse. »

Tous ces noms rappelaient bien son ancienne vie à Reinhard — la Reikplatz, c’était là où les contremaîtres des fonderies et les gars des compagnies de transport recrutaient des travailleurs. Tous les matins, une foule de marchands attendaient devant le vieux chêne, en faisant la queue pour être les premiers à être embauchés à la journée.
C’était devant ce chêne que Reinhard avait rencontré Kaslain pour la toute première fois. Et aujourd’hui, ils préparaient un coup d’État ensemble. Comme les choses changeaient, oui.

« Et puis peut-être qu’il ne se passera strictement rien, aussi, et il faudra juste supporter les horribles cornemuses des gars de la police.
– On est prêts. Tout se passera bien. On a plus urgent que ça à régler, de toute façon. »



Les deux femmes congédiées, Reinhard put se retirer dans sa chambre, pour préparer la suite des opérations. C’est ainsi qu’il appela la noble qui, dès qu’elle fut disponible, monta dans ses appartements pour le rejoindre.


En entendant de quoi il s’agissait, la jeune noble demeura sidérée un instant sur place. Trois bonnes secondes, où elle regardait dans le vide, les mains serrées devant elle. Puis, elle prit une grande inspiration en fermant les yeux, et elle eut l’air triste.

« Je comprends.
Tu souhaites faire du ménage dans Nuln, te débarrasser des obstacles gênants et secondaires avant le Grand Soir. C’est une décision rationnelle. »

Elle tordit ses lèvres.

« Peux-tu me servir à boire ? »

Cela faisait tellement longtemps que Reinhard n’avait pas servi un verre à quelqu’un. Il y avait toujours un petit valet dans ses pattes pour obéir au moindre de ses caprices : ni s’habiller, ni se raser, ni préparer son propre repas était de son ressort. C’était un moyen de marquer sa majesté, quand bien même c’était une majesté des bas-fonds. Ça avait ses avantages — ça impressionnait le quidam, ça maintenait une cohésion dans la secte, ça permettait aux petits nouveaux de savoir exactement qui était le patron et ce qu’il représentait.

Mais avec Heidemarie, c’était différent. La jeune fille avait été son soutien indéfectible, envers et contre tous. Si Max avait déjà trahi une fois, si Irmfried était devenu distant et froid après la mort de sa sœur, si Frida était toujours très indépendante et Steiner… Perdu, Heidemarie était vraiment fusionnelle avec le Coësre.

Alors, une fois son verre de vin servi, elle s’installa sur une chaise.

« Je ne t’ai jamais demandé aucune faveur depuis que je te connais. »

Ceci, c’était le genre de phrase qui sous-entendait qu’elle allait en réclamer une…

« Et ça ne sera jamais le cas. »

Ah non.

« J’aimerais avoir le courage de te dire que j’ai rêvé de ce moment. Que depuis que je suis toute petite, je rêve de le confronter, de le regarder souffrir, de le tuer…
…Mais c’est faux. C’est tout l’inverse. Je ne veux rien avoir à faire avec lui. Je ne veux même pas savoir ce qui lui arrive. Cet homme… Ne fais pas partie de ma vie. Je veux l’oublier. »

Elle prit une rasade de vin. Puis, elle offrit un petit sourire.

« Fait ce que tu dois faire avec lui, puisque c’est ton ennemi. Mais le reste de ma famille…
Avant le Grand Soir, j’aimerais que toi et moi leur rendions visite. J’aimerais leur proposer l’absolution, la possibilité de te servir. Ils pourront accepter. Ou refuser. Et si c’était la seconde option…
J’accepterais que tu les punisses comme sœur Lise. »


Les souvenirs de la pauvre Shalléenne remontaient à l’esprit de Reinhard.

Sa charogne était encore suspendue à la cale du Pellagra.

« Je peux donner rendez-vous à mon oncle, au nom de Maximale Leistung, et tu lui tendras un piège, à l’endroit de ton choix. Qu’en penses-tu ? »



Plus de trente-six heures étaient passées depuis le complot avec l’archi-lecteur Kaslain et la lettre à Valitch. L’échéance fatidique s’approchait, lentement, mais hélas, Reinhard Faul devait se plier à l’horrible frustration de l’attente. Une fois ses ordres donnés, son organisation quasi-tentaculaire devait les recevoir et surtout les exécuter, tandis que toute la ville bougeait dans ses quartiers et ses sous-sols. Skavens, Slaaneshis, Sigmarites, Seyss — et ce putain de dragon, le danger le plus horrible de tous, qui tous les matins s’envolait dans le ciel en battant de ses ailes et en poussant des cris stridents plus forts que les cloches des Temples ou les sifflets des fonderies ; cette créature antique, particulièrement dangereuse, paraissait être la chose la plus terrible qui pouvait menacer Faul et sa destinée.


En attendant, Reinhard ne pouvait rien faire d’autre que demeurer planqué sous la terre, à continuer de lire les livres de Mémé Gâteuse, et en surveillant régulièrement la production de saxitoxine avec laquelle il comptait neutraliser en une nuit l’académie de magie. Si cette seconde partie se passait fort bien, l’horrible écriture des parchemins maudits de la vieille mamie n’aidaient pas beaucoup le Coësre, et il n’était pas certain de trouver grand-chose d’utile là-dedans.



Heureusement, ce soir allait être différent. Peut-être que c’était secrètement un désir du Coësre, d’ailleurs ; enfin faire baisser la pression autour de lui en redevenant acteur de ses œuvres. Tous ces mois passés à donner des ordres et des discours allaient pouvoir être rattrapés. Ce soir, il allait tuer Karl-Werner von Bedernau, un des aristocrates les plus puissants de la ville, un des derniers représentants de la comtesse de Nuln en ville, un séide de Slaanesh, et, surtout, l’horrible homme qui avait abusé de sa nièce Heidemarie alors qu’elle était une enfant. Reinhard pourrait évidemment justifier son assaut par dévotion religieuse, et par intérêt stratégique ; mais il n’était pas interdit de lier un peu l’utile à l’agréable…


Le plan avait été prévu par Sigrid. Il était tout simple — inutile de trop prévoir pendant des semaines pour quelque chose d’aussi simple. Heidemarie avait invité son oncle à un repas. Il était attendu dans un restaurant du district Kaufmann. Il n’y avait qu’à le tuer lui et toutes les personnes qui pouvaient l’accompagner, en pleine rue, en pleine ville, en plein trajet. Les retombées seraient bien sûr énormes ; mais de toute façon, demain à la première heure, une rafle généralisée des quelques Slaaneshis de Nuln connus était prévue, et selon les dires de Sigrid, pelleter un étron de plus dans un tas de merde reviendrait au même.


Reinhard se fit beau pour la soirée avec Karl-Werner. Il revêtit son corps de ses haillons putrescents qui l’avaient si bien servi. Il attrapa son pistolet à cinq coups qui avait tué une Vampire, et vérifia, comme Irmfried lui avait appris, comment chaque canon était impeccable et chargé. Il sortit de son linge l’immonde bâton de magie qui l’accompagnait depuis le tout début de ses aventures, et bénit par Furug’ath pour qu’il puisse plus facilement en canaliser la magie. Enfin, sur sa tête, il attrapa un horrible casque cornu, dont la visière en bois servait à représenter un visage horriblement déformé ; c’était le casque de Taal qu’il avait volé sur un autel dédié au Dieu des Bêtes, qu’il avait profané afin de mieux le servir.


Il quitta sa chambre, en laissant derrière lui ses trois jeunes valets qui lui souhaitèrent bonne chance. Puis le Coësre prit un ascenseur, et descendit vers les boyaux de son domaine. Quelques portes ouvertes sur son passage plus tard, et il se retrouva dans un vieux tunnel de service, où il tomba nez-à-nez avec son équipe de choc.



Le chef de la bande était le nouveau responsable de la sécurité de Reinhard — Wilhelm Werner zu Holswig-Nikse, impeccable scion d’une dynastie noble. Il avait l’air tellement plus en forme que la toute première fois qu’ils s’étaient vus : le chevalier était dans une plate impeccable, si ce n’est que ses épaulières et ses ailettes, qui étaient flanquées de symboles de comètes-à-deux-queues, avaient été écorchées violemment pour en faire disparaître toute trace de signe religieux. Autrement, ce preux guerrier était costaud, grand, et tout armé comme il fallait.

« Mon Coësre, nous sommes là pour vous escorter. Le reste de l’équipe est à l’endroit de l’embuscade. Nous allons les rejoindre prestement. »

Le reste des sbires, une petite bande d’une demi-douzaine, étaient tous des hommes, vêtus de tenues disparates, mais avec un sacré bon équipement : cuirasses, manteaux de mailles, arquebuses et plusieurs pistolets en bandoulières — ils auraient rendu jaloux des militaires. C’était ça l’avantage, de contrôler la Faulestadt, et de pouvoir convertir facilement des flics, des hommes des Troupes d’État, en plus de faire tomber du bateau les munitions nécessaires…
Seul tâche à ce tableau : Kurt. Le malade mental était là, en tripotant entre ses doigts son immense tromblon qu’il remplissait de tous les projectiles qu’il pouvait trouver par terre : cailloux, tessons de bouteilles, une fève qu’il avait eue dans une galette… ça lui avait très bien servi contre les Hommes-Bêtes, au Stirland. Restait à voir s’il pouvait réitérer l’exploit.


Sous les ordres de Wilhelm, tout le monde se mit en file indienne, et traversa les égouts. Un guide, qui tenait la seule source de lumière de la bande, une lanterne tendue à bout de bras, ouvrit la voie à travers des passerelles et quelques échelles ; il arrivait à se repérer grâce à de simples graffitis écorchant la brique à chaque virage, indiquant les refuges et les lieux avec des pièges. Autrefois, les égouts étaient un monde hostile, appartenant aux mutants et aux rats ; les premiers roulaient maintenant pour le Coësre, et les seconds avaient signé un pacte avec lui. Même les égoutiers n’étaient plus un risque — Irmfried avait tellement coupé dans leur budget qu’il n’y avait quasiment plus aucune patrouille. Les sous-sols tout entiers de Nuln appartenaient à Reinhard, et il pouvait les utiliser pour voyager d’un coin à l’autre de la cité, ignorant toutes les habitations comme s’il s’agissait d’un portail alimenté par la magie. Même Seyss ne serait pas assez suicidaire pour risquer sa peau dans son domaine…



À un moment, ils s’arrêtèrent devant une échelle. Le guide posa sa lanterne par terre, permettant ainsi à chacun de l’escalader pour pousser l’écoutille et sortit dehors. Reinhard passa le 4e ; une fois dehors, il vit qu’il était dans un jardin au milieu de l’arrière-cour d’un immeuble. Au-dessus de lui, la nuit illuminée par les mille lampadaires de Nuln — on devait être aux alentours de vingt-deux heures. Quelqu’un lui tendit sa main pour l’aider à grimper, et le Coësre n’eut qu’à taper dedans pour ensuite être amené jusqu’à une porte de service.

Le groupe de guerriers grimpa au milieu d’un bâtiment habité. Les cloisons trop fines des appartements laissaient entendre des bribes de conversation — un bébé qui pleurait, un couple qui s’engueulait, une famille qui récitait les grâces avant de manger, ces derniers provoquant une très légère migraine fort passagère au sorcier. N’importe qui d’autre aurait éprouvé soudain des incertitudes à bientôt se battre au milieu d’autant de risques de dégâts collatéraux.
Mais depuis quand des serviteurs du Chaos se souciaient des dégâts collatéraux ?


Tout le monde monta jusqu’au premier étage. Là, un des sbires sortit un trousseau de clés, et ouvrit une des portes. Ils entrèrent alors dans un appartement où il y avait des meubles, et un chat sur le rebord de fenêtre. Le sbire expliqua :

« C’est la baraque d’un des secrétaires à la mairie. Il rentrera jamais chez lui. »

Plus de détails n’était pas nécessaire.

Le preux chevalier désigna les ouvertures sur la façade de l’appartement.

« Ouvrez les fenêtres, mais tirez les rideaux.
Vous deux, renversez cette table, postez-la contre ce mur. Pareil avec le canapé. Faites de la place. »

Tout le monde obéit et se mit à faire bruyamment du déménagement dans la pièce, tandis que Kurt fermait la porte et se tenait devant, des fois qu’un voisin viendrait.


En s’approchant d’une des fenêtres, Reinhard put jeter un œil dehors. Il y avait une grande rue, assez exiguë, qui passait devant des appartements et de grandes cloisons en bois menant à des jardins. Le district Kaufmann était un quartier riche, mais les gens qui habitaient ici n’étaient que de la classe moyenne — un quartier de petits bourgeois, de clercs de notaires, de scribes.
Le chevalier pointa son doigt vers le virage.

« Deux gars à moi vont bloquer cet espace, puis juste derrière. De là où on est, on pourra foudroyer toute l’escorte de von Bedernau.
Même en payant les flics, ça fera un tel grabuge que du renfort viendra bien au bout de dix minutes. Vous vous taillerez le plus vite possible par là où on est arrivés. Mais moi et quelques gars, on ira vers une autre voie pour fuir, histoire d’entraîner les policiers avec nous. Mieux vaut ça que les laisser sur vos basques.
En attendant… Karl-Werner roule dans une putain de charrette ferrée comme la vôtre, alors j’ai réquisitionné un gros ouvre-boîte. »

Un grand sourire vicelard naquit sur sa bouille, tandis qu’un des sbires déploya une sorte d’immense tube en fonte devant la fenêtre : Un lance-grenade. La secte était tellement riche qu’ils avaient un lance-grenade, maintenant.

On entendit des cliquetis de métal, des arquebuses se mirent à pointer derrière les rideaux, et alors, il y eut juste une attente, tandis qu’on voyait défiler dans la rue quelques personnes qui rentraient tard du travail, et une dame qui promenait son chien.

Le chevalier se mit à l’écart, en trifouillant quelque chose dans sa poche.

« On est là pour patienter quelques minutes, si vous voulez faire quelque chose en attendant…
Autrement, on peut s’en griller une. Et puis…
Discuter ? »

C’est vrai que Reinhard n’avait pas eu trop l’occasion de faire connaissance avec ce beau bonhomme. Il était tout récent dans la secte, mais il semblait avoir pris ses marques assez rapidement.
Jets d’intelligence : 17, 17 et 19, enfin des échecs de la part de Reinhard. Tu trouves rien d’utile dans les bouquins.

Ta secte bosse dur et tes plans continuent.
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Reinhard Faul
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Re: [Le Coësre] « Ce n’est pas la fin du monde. Mais tu peux la voir d’ici. »

Message par Reinhard Faul »

Je reste bêtement planté au milieu de l’appartement plongé dans le noir pendant que les soldats déplacent les meubles autour de moi. On me demande rarement de porter des trucs lourds, et puis mon casque est pas très pratique pour circuler dans un espace réduit. Les sbires me contournent largement en tentant de ne pas être éborgné par une des cornes.

C’était autrefois un crâne de cerf dédié à Taal dans mon village natal, mais aujourd’hui si contrefait et corrompu que je pouvais le mettre sur ma tête et passer les portes avec. Il a sans doute d’autres vertus, étant dans ce récit depuis un bout de temps, mais je ne les connais pas exactement. Je sais seulement qu’il me donne un aspect terrifiant, ne laissant visible que mes yeux qui en paraissent plus large. Jaunes, dégoulinant de pus, avec des pupilles aussi rétrécies que des têtes d’épingles, ils se tournent pour l’instant vers la rue déserte visible par la fenêtre.

Heidemarie a été très brave en me disant que sa famille pouvait mourir. Son oncle, c’est autant un plaisir qu’une manœuvre d’attaque envers les Slaaneshis. Qui n’aime pas mettre à mort un violeur ? J’aimerais que toutes mes décisions soient aussi simples à prendre ! Mais les autres, ça demandait un courage que je n’avais pas eu en étant à sa place. Mon village, je l’ai fui, je n’ai dit à personne que j’y étais né, et je n’en ai jamais reparlé à quiconque. Ils ne méritaient pas moins les cadeaux de Grand Père que les parents d’Heidemarie à présent. J’espère pouvoir les convaincre de nous rejoindre, l’alternative sera pénible.

Un bruit violent dans un des appartements voisin me fait sursauter ; ça doit être le couple bruyant qui en est à balancer des meubles. Mon attention se porte du coup sur ce qui se passe dans l’appartement, et j’écoute le noble m’expliquer son plan et me montrer un objet curieux, comme un énorme fusil aux proportions contrefaites. Il dit que ça s’appelle un lance-grenade. Je ne sais pas comment ça fonctionne, mais le nom est assez explicite et je frissonne d’appréhension devant le boucan et le chaos que va provoquer ce truc.

Je pourrais tuer tout le monde par magie, mais on aimerait faire passer ça pour attentat, d’où la petite équipe. Bien sûr, la police est de notre côté, « l’enquête » ne sera pas très minutieuse, mais si quelqu’un qui passe par là pouvait ne pas être alerté par des monceaux d’excréments et des nuées de mouches… enfin ça reste un slaaneshis évidemment, on peut s’attendre à une vacherie de leur goût, même si l’oncle d’Heidemarie n’est pas un gros poisson.
À ce moment là, le noble me parle. Il dit qu’on a le temps de glandouiller un peu et qu’on devrait « discuter ». Je bafouille bêtement :

« Que quoi ? »

Je crains une mauvaise nouvelle annoncée solennellement, un retournement de situation incroyable, mais l’homme me tend seulement un petit paquet de cigarillos. J’en prends une du bout de mes doigts gantés.

« Merci. »

J’abaisse la mandibule inférieure de mon casque maléfique, l’homme me donne son briquet, sans doute dissuadé par l’ampleur de mon équipement de sorcier démoniaque de m’allumer directement. J’aspire une bouffée. Les autres sbires se sont tous mis à se rouler une cigarette – sauf Kurt qui refuse de lâcher son tromblon quand il a l’occasion de tuer. Je regarde le noble, je trouve que c’est un drôle de moment pour discuter de trucs, mais bon… c’est vrai que c’est dur de me choper en tête-à-tête en ce moment, et le gars a obtenu un poste important après tout. Je devrais être sympa. On a plus souvent des clodo invalides qui se pointent que des types avec une éducation militaire.

D’ailleurs j’examine le gars plus attentivement. Il a pas l’air d’avoir de problèmes pour se mêler à la piétaille et en griller une avec les hommes, mais bon, ça reste un noble. C’est pas le plus haut gratin, sans doute un petit hobereau de campagne, mais il a jamais dû parler de sa vie à une Ebba ou à un Kurt. Je demande en chuchotant à moitié :

« Votre séjour parmi nous se passe bien ? Notre hospitalité… doit être différente de celle que vous connaissez. »

Je grimace en faisant références aux nombreux miséreux qui hantent les égouts et que le pauvre Wilhelm doit nécessairement fréquenter. J’ajoute, comme un rappel :

« J’espère néanmoins que vous vous sentez mieux. »

C’est une référence aux affres de la maladie qui l’ont quitté. La douleur, la faiblesse, l’humiliation, qui se sont envolé d’un seul coup en donnant si peu à un Grand Père si généreux.
Natus est cacare et abstergere coactus est.
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Voie du sorcier de Nurgle (Profil avec empreintes occultes et mutations)
For 8 | End 11 | Hab 9 | Cha 8 | Int 13 | Ini 9 | Att 9 | Par 8 | Tir 8 | Foi 8 | Mag 16 | NA 2 | PV 100/100

État temporaire :
Clairvoyance : +1 en Magie et en Intelligence
Nuages de mouches : -1 ATT/PAR/TIR/INI pour toutes les personnes à moins de 6m
Plaies suppurantes : 1d3 dégâts retranchés à chaque blessure
Pourriture de Neiglish : Porteur sain
Protection de Papy : 2d4 PdC à chaque critique en incantation


Grimoire :

- Lumière : À appliquer sur un objet ; Fait de la lumière pendant 1h
- Flammèche : Petite étincelle au doigt pendant une minute
- Météo : Connaît la météo prochaine
- Repos : Peu faire se détendre quelqu'un

- Infestation de Nurglings : 24m / 1d4 tours / Projectile magique. Une fois qu'une personne est touchée, elle subit 10+2d10 dégâts magiques par tour / Dès la fin du sortilège ou la mort de l'ensorcelé, des bubons explosent, libérant 2d3 amas de chair, qui sont autant de nurglings
- Fontaine putride : 6m / Instantané / 30+2d10 dégât devant lui + gain de 7 armure temporaire magique / +5 dégât par point de MA
- Gerbe corruptrice : 12m / 10+1d10 dégât dans une zone de 6m, esquivable ; métal rongé après 1d4 tours / -1 esquive par MA

- La multitude fait le tout : Se change en nuée de mouches
- Prodigieuse santé : Contact / Devient ultra bogosse et ultra chad
- Grande invocation de petits amis : Invoque des insectes pour servir d'ingrédients
- Immonde messager : Peut envoyer des messages twitter (Caractères limités)
- Allégresse fétide : Supprime toute douleur mentale ou physique
- Divine urgence : Force la cible à faire un jet d'END. Diarrhée en cas d'échec.
- Paludisme dévorant

- Invocation : Nurglings
- Invocation : Bête de Nurgle
- Invocation : Porte Peste
- Octogramme de conjuration


Compétences :
- Résistance accrue : +1 END aux jets testant la résilience physique (Fatigue, drogue, alcool, torture...)

- Vol à la tire : +1 pour escamoter quelque chose
- Baratin : +1 pour endormir la vigilance de quelqu'un
- Déplacement silencieux : +1 pour fureter quelque part
- Déguisement : +1 pour s'infiltrer en étant déguisé
- Alphabétisation
- Autorité

- Sens de la magie : Sur un test, détecte les événements magiques
- Incantation (Domaine de Nurgle)
- Maîtrise de l'Aethyr (Nurgle) : 2
- Contrôle de la magie
- Divination (Oniromancie) : Sur un test au cours de son sommeil, peut découvrir la destinée de certains personnages
- Langue hermétique (Langue Noire) : Parle la langue immonde du Chaos
- Confection de maladies : Peut fabriquer des maladies communes et rares


Équipement de combat :
- Bâton démoniaque : 2 mains ; 10+1d8 dégâts ; 8 parade ; Assommante & Utilisable seulement par les classes magiques. +1 PAR
- Pistolet à répétition : 46+1d8 dégâts, malus -2 TIR/8 mètres, peut tirer cinq fois à la suite avec un malus de -1 TIR par chaque nouveau canon qui fait feu
- Agaga (Épée à une main) : 18+1d10 dégâts ; 13 parade ; Rapide, Précise, Perforante (2) ; +1 INI
- Cocktail Molotov (x4) : Dans un rayon de 1m, toute personne qui est touchée par la bouteille prend trois états de « Enflammé ». Dans un rayon de 2m, c'est 2 états seulement. Dans un rayon de 3m, un seul état.

- 15 balles et poudres

- Tenue de cultiste de Nurgle : 5 protection ; Tout le corps sauf tête

- Anneau d'Ulgu : Lorsque porté, vous pouvez faire croire à ceux qui vous entourent que vous êtes un humain lambda (sans mutation aucune ni trait particulier) pendant 1 heure. Vous ne pouvez utiliser cette capacité qu’une fois par jour. Vous ne pouvez pas prendre l’apparence d’une personne en particulier.

- Miroir de la Demoiselle d'Acques
- Cor de la harde des Museaux Annelés



Équipement divers :

- Marque de Nurgle
- Caresse de la vipère (poison) : Un sujet blessé par une arme enduite de ce venin doit réussir un jet d'END-4 sous peine de mourir dans END minutes. Chaque minute avant sa mort, le sujet subit 5 points de dégâts non sauvegardables, et un malus cumulable de 2 à ses caractéristiques.


- Couverts en bois
- Sac à dos
- Couronnes dentaires en bois
- Tatouages
- Porte-bonheur

- Sap-biscuit

- Costume de répurgateur + Fleuret (Déguisement)



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[MJ] La Fée Enchanteresse
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Re: [Le Coësre] « Ce n’est pas la fin du monde. Mais tu peux la voir d’ici. »

Message par [MJ] La Fée Enchanteresse »

Sire Werner ricana à la blague du Coësre.

« En voilà un sacré euphémisme, oui. C’est sûr que votre cour n’a pas autant de dorures que celles de l’Empereur Karl-Franz, mais vous êtes tout de même un sire. »

Il tapa son poing contre son poitrail.

« Je vais beaucoup mieux. Des semaines entières à souffrir le martyr… Mais depuis votre bénédiction, je me sens plus puissant et plus endurant que jamais. J’ai l’impression que je pourrais affronter l’univers. Je voulais vous remercier pour ça d’ailleurs.
Je… Je vais pas chialer en vous racontant ma vie, ça serait bien chiant pour vous, mais ouais, je me sens à ma place, ici.
Surtout… Que vous êtes parti pour gagner. Je veux dire, gagner au vrai jeu. »

Il eut un beau sourire à pleines dents, comme s’il se lançait dans une confidence entendue.



Quelques minutes de conversation plus tard, un des sbires fit un signe du doigt.

« Signes dans la rue. On est partis. »

Wilhelm Werner se décrocha de son mur. Il écrasa le fond de sa pipe, et la rangea à sa besace. Il replaça sur la tête son gros casque, alors qu’il se dirigeait vers la fenêtre.

« Baissez la tête, monseigneur. On va pouvoir s’en occuper nous-mêmes… »

Les hommes d’armes se collèrent tous aux fenêtres, à genoux, leurs arquebuses derrière les rideaux. Il y eut un silence complet dans la pièce, tandis qu’on éteignait toutes les bougies de la chambre pour ne laisser qu’une complète obscurité dans laquelle le vent magique des ombres, Ulgu, se mit à flotter…


Dans la rue, en contrebas, il n’y avait plus qu’une personne seule qui marchait les mains dans les poches. Et plus loin, on entendit tout un vacarme ; des claquements de sabots, le gros roulis d’un véhicule. Enfin, l’objectif de la soirée apparut. Une immense diligence au bois renforcé de fer, si volumineuse qu’elle occupait les deux sens de la chaussée, et, devant et derrière, une petite escorte de cavaliers légers. Wilhelm Werner fit une remarque à voix basse :

« Il a pas autant d’hommes, d’habitude…
Peu importe. »


Il est vrai que c’étaient là de sacrées précautions de sécurité, juste pour aller à un déjeuner en ville. Mais les forces de Reinhard étaient bien plus supérieures en nombre, et fin prêtes.

Il y eut un grand silence, tandis que le vacarme des cavaliers et de la carriole assourdissaient les oreilles, résonnant à travers toute l’allée.

Le convoi passa tout proche de la fenêtre, à même pas 15 mètres en contrebas, quand, d’un coup, tout se mit en route.


D’une ruelle juste à côté, un wagon rempli de paille se mit à rouler. Il y eut un fracas, des hennissements stridents des chevaux en tête, alors que l’immense obstacle roula, tomba, et se fracassa juste devant l’escorte — bloquant net toute la voie de devant.

« MAINTENANT ! »

Deux sbires tirèrent très fort sur les rideaux de la chambre pour les arracher des tringles. Et alors, les arquebusiers visèrent et se mirent à appuyer fort sur les détentes de leurs armes. Détonations. Explosions dans tous les sens. Éclairs dans la nuit. Reinhard devient soudainement sourd, alors qu’une immonde odeur de soufre, de poudre en train de brûler, lui envahit les narines.

Les cavaliers de l’escorte sont foudroyés et glissent de leurs selles, d’autres balles ricochent sur la voirie, cassent des fenêtres ou traversent des murs dans les immeubles en face. Le lance-grenade expulse son projectile ; la grenade rebondit sur le toit de la carriole, et ricoche derrière. Les cavaliers de l’escorte dégainent des pistolets, et se mettent à tirer au hasard vers le bâtiment d’où proviennent les tirs : des billes de plomb fusent au-dessus des têtes des arquebusiers qui se mettent à recharger à toute vitesse, ça casse du mobilier et des vases à l’intérieur. Seul le chevalier Wilhelm Werner s’obstine à rester debout — il dégaine un pistolet, tire, puis un autre, et tire à nouveau, faisant tomber de leurs chevaux les hommes.

Alors, la grenade explose. Un gros souffle s’empare de la rue, une boule de feu et de projectiles dans tous les sens, qui arrache net les pattes des chevaux. Les derniers hommes de l’escorte encore en vie, sonnés, choqués, se relèvent en panique, et tentent de s’enfuir en courant à pied par là d’où ils sont venus : quelques arquebusades dans leur dos suffisent à les faire tomber un par un.


Et puis, le silence revient presque. De la fumée de poudre vole dans la pièce. Au loin, on entend des aboiements de chiens. On devine le gargouillement et les plaintes agonisantes de ceux qui sont encore en vie. Des chevaux renâclent et hurlent au martyr. Tellement de morts. Tellement de souffrances.

La carriole blindée est arrêtée net au milieu de la rue, son cocher avachi sur la banquette avant.

Wilhelm Werner fait un signe de main aux hommes qui ont fait tomber le wagon de paille. Un trio armé de petites carabines à poudre, ils se mettent en file indienne, et s’approchent à pas vif du véhicule, tenant en joue chacune des portes.


Un des chevaux encore en vie se met soudain à se calmer. Il se tourne. Ses yeux sont devenus tout blanc. La bête baisse son encolure, et charge le trio. L’un des sbires tente de s’écarter du passage : il est trop lent, et le voilà qui passe sous les sabots de la bête qui charge à toute vitesse.

« Bordel ! »

La bête fait demi-tour, et se prépare à attaquer de nouveau.

C’est là que le 6e sens de Reinhard s’agite ;

Derrière le fer de ce véhicule blindé, maintenant complètement à l’arrêt, il y a quelqu’un comme lui. Un sorcier de Slaanesh.

La soirée devenait soudain plus intéressante.
Jet randomisé du wagon à foin : 4 — légèrement trop tôt. Le convoi adverse est bloqué !

Tour de surprise, réaction ennemie interdite :

Quatre arquebusiers me roulent chacun quatre jets de tirs avec +2 (Viser) : 17, 13, 13, 3 → un des cavaliers de l’escorte est tué.

Le mortier à main tire une grenade : 14, échec. La bombe rebondit sur le toit du carrosse. Glisse derrière (d100 : 52).


Tour 1, commence pour de vrai :

Les quatre arquebusiers qui ont tiré commencent le rechargement.

Wilhelm Werner tire au pistolet : 3, plein dans le mile.
Deux arquebusiers tirent en visant : 4 et 13 (Pourquoi je sors autant de 13?) : un autre homme de l’escorte tué.

Les hommes de l’escorte restants dégainent leurs pistolets et tentent des tirs très difficiles (-8) : 5 et 8, une réussite insuffisante, un fumble qui empêche le tir.

De derrière le wagon, des sbires à Reinhard interviennent et déchargent également : 18, 4, 20 → un fumble sans importance (Feu partiel).

La bombe du lance-grenade explose. Les chevaux de l’escorte derrière ont leurs jambes découpées. 4 chutes et 4 jets de peur de derrière.

Tour 2 :

Tous les arquebusiers rechargent.

Wilhelm Werner dégaine un autre pistolet et tire : 4, comment il est trop BG.

Les hommes de l’escorte paniquent et tentent des trucs.

Tour 3 :

Quatre arquebusiers tirent : 11, 7, 7, 17 → full effect, trois hommes de von Bedernau sont foudroyés sur place.

Les hommes de l’escorte sont ou en fuite, ou morts, ou blessés grièvement.

Tour 4 :

Deux arquebusiers tirent dans le dos des fuyards : 19 et 9.

Le lance-grenade est rechargé et paré.

Plus aucune hostilité de la part de la charrette.


Tous les sbires rechargent leurs armes tandis qu’une petite équipe de trois hommes s’approchent du véhicule.



Tour 5 : Un des chevaux se met soudain à se tourner, et à charger le trio :

Charge : 7
Esquive : 16, échec

L’un des sbires de Reinhard est piétiné par un cheval.

Sens de la magie de Reinhard : 12, tu piges ce qui se passe :

Il y a un Sorcier de Slaanesh dans la charrette, en plus de von Bedernau.
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Reinhard Faul
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Re: [Le Coësre] « Ce n’est pas la fin du monde. Mais tu peux la voir d’ici. »

Message par Reinhard Faul »

« Merde. »

Je dis ça en sentant la présence du sorcier de Slaanesh à l’intérieur de la charrette ferrée. J’aurais préféré un ennemi moins prestigieux. C’est toujours génial de tuer un confrère, mais les serviteurs du Serpent ne sont pas du tout rigolo. Personne n’aime affronter un ennemi qui fonce vers l’entrejambe à la première occasion. Je transmets l’information à mes compagnons :

« Y a un sorcier du Serpent à l’intérieur de ce truc. Lui laissez pas le temps de réfléchir. »

Je m'entends même pas parler à cause de ce foutu lance-grenade ! Si Wilhelm me répond, j'entends rien. Je me mets à marmonner en Langue Noire. Mes yeux se mettent à briller d’un éclat vert, mes mouches s’agitent, mon bâton semble plus suintant que jamais, et secrètement je suis heureux de sentir le Dhar danser pour moi.

Je prévois de lancer un sort défensif qui fera éclore des bubons protecteurs sur un des deux sbires en contrebas, le temps que nos compagnons se réorganisent pour accueillir l’invité imprévu. J’essaie de viser celui qui a le plus de chance de subir une charge du cheval – malgré son regard aveugle, l’animal a l’air d’étudier le terrain pour foncer sur sa prochaine victime.
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Équipement de combat :
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- Agaga (Épée à une main) : 18+1d10 dégâts ; 13 parade ; Rapide, Précise, Perforante (2) ; +1 INI
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