[Reinhard Faul] Grande galère

Nuln est la seconde ville de l’Empire et du Reikland. Nuln centralise tout le commerce du sud, c’est là que convergent les voyageurs du Wissenland, du Stirland, d’Averland et des régions plus à l’est. Nuln est le siège de l’Ecole Impériale d’Artillerie, où les canons sont fondus et où les artilleurs apprennent la balistique. Ils y étudient les nombreux problèmes pratiques liés au déplacement et à la mise en œuvre des pièces d’artillerie. Grâce à leurs efforts, l’Empire bénéficie d’un vaste et efficace corps d’artillerie, de loin supérieur à tous ceux des pays frontaliers.

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[MJ] Le Grand Duc
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Re: [Reinhard Faul] Grande galère

Message par [MJ] Le Grand Duc » 27 août 2019, 13:23

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Rédigé par Armand de Lyrie, Assistant MJ


Une lignée d’arquebusiers s’approchaient des quais. Six hommes, leurs armes en joue, ils se tenaient à bonne distance du navire : Les militaires avaient beau être disciplinés, certains d’entre eux probablement des vétérans, absolument aucun ne semblait à l’aise près de cette galère. Ils empestaient la trouille, ça se voyait dans leurs yeux et sur leurs visages livides. Ils se tenaient à une distance telle qu’il était peu probable qu’ils puissent tirer sur quiconque atteindrait le navire.
Ils apportèrent le matériel réquisitionné par le répurgateur Anton Gunof. De grands sacs en toile, ainsi que des chiffons imbibés de solutions médicinales pour qu’ils puissent en recouvrir leur nez, et leurs bouches. Le capitaine-quartenier, malgré tout, semblait passablement mal à l’aise à les voir aussi peu équipés :

« Heu… ça… ça regarde que moi, messeigneurs, mais…
Les prêtres de Shallya sont montés sur le navire avec tout un attirail. Ils camouflaient leurs visages derrière des sortes de… de masques étanches, et des tenues très rigides. Est-ce que vous êtes sûr que vos… Vos protections seront suffisantes ? »


Max haussa les épaules.

« Cette pestilence est d’un genre étrange. Sombre, et… Contre-nature. C’est pas les miasmes que l’ont craint, et ce sera la foi envers Sigmar qui nous protégera !

– Certes, oui-oui, certes… Je, heu… Je vais prier pour vous, messeigneurs. »

Deux militaires attrapèrent une grosse planche de bois. Ils trottaient aux côtés du trio de faux-répurgateurs qui traversaient le quai pour s’approcher le plus possible de la galère, quand bien même ils s’éloignaient des braseros pour ne plus être que dans l’obscurité nocturne la plus noire. Juste devant son pont, les deux militaires jetèrent la planche de bois, puis s’enfuirent au pas de course, à grandes enjambées de footing. Quand ils furent partis, Max, Frida et Reinhard purent monter sur le pont, la planche grinçant sous leurs poids alors qu’ils grimpèrent un par un.

Toute la galère semblait instable. Elle tanguait très doucement sur l’eau, et l’ont pouvait distinctement entendre un crépitement de bois, comme si la masse de trois êtres humains suffisait à faire souffrir la charpente du navire. Le pont portait les stigmates d’une bataille : Les voiles étaient arrachées, le château de poupe était creusé par d’énormes trous, deux boulets de canon en fer encastrés ça et là, et une pluie de pointes de flèches hérissaient à présent la proue. Sur le bois, on pouvait voir beaucoup de sang séché. Mais pas la trace d’un cadavre, d’un morceau d’organe, ou de quoi que ce soit de vivant.
Comment ce navire-fantôme avait pu quitter la Bretonnie, traverser la mer des Griffes, atteindre Marienburg, et remonter le fleuve Reik jusqu’à Nuln dans cet état ? Comment l’avait-il pu sans le moindre équipage ? Frida et Max regardaient tout autour d’eux en tremblant. S’ils avaient pu paraître fiers et pressés de grimper un instant auparavant, à présent qu’ils se tenaient pour de vrai sur ce bateau fantasmés, ils observaient tout d’un œil hagards, incapables de réagir.
Contrairement à Reinhard. Reinhard, lui…
Corruption de Nurgle : 200 % (Maximal)
Tant que Reinhard se tient sur le navire, il :
– obtient +10 à ses jets de MAG.
– obtient +4 en END.
– obtient +40 PV.

Reinhard gagne +1 point de folie. Pour chaque cinq minutes passée sur le navire, il gagne +1 en folie supplémentaire.

Max et Frida gagnent tous deux +1 point de folie. Ils perdent 5PV. Pour chaque 5 minutes passée sur le navire, ils perdront 5PV supplémentaires. Une fois qu’ils auront atteint 40PV, ils cesseront de perdre de la vie, mais devront rouler une maladie de Nurgle dont ils seront victimes jusqu’à ce qu’ils sont soignés, ou jusqu’à ce que Nurgle accepte de les muter.
Reinhard, lui, était en pleine forme. Même un peu plus que ça : Il avait de quoi sautiller. Jamais, jamais de toute son existence, avait-il était si heureux. Ressentir les vents magiques lui avait attiré durant toute sa vie des tas d’ennuis ; ici, il était à sa place. Ici, il était dans un paradis terrestre, sa conscience volant plus fortement que s’il avait prit toutes les drogues du monde en même temps. Il se mit à entendre des bourdonnements, il sentait sous ses pieds une immonde corruption gangrener toute la structure du navire, et l’appelant à le rejoindre.
C’est comme s’il était rentré chez lui, sans même savoir qu’ici était chez lui.
Ses deux collègues, dans son dos, se mirent à tousser. Max vomit par terre. Frida se couvrait le nez. Alors que Reinhard se retournait pour voir comment elle allait, la voleuse se raidit, posa sa main sur son arme à feu, et l’éleva aussitôt.

« DERRIERE-TOI ! »
Compétence TIR Emma : 13.
Jet : 14. Échec.
Reinhard se jeta sur le côté de justesse suite à l’avertissement de sa collègue. Toute recouverte de sa tenue de protection, la répurgatrice s’était jetée en avant, arme en main, et avait fait feu dans sa direction : La détonation avait illuminé la nuit un court instant, et la balle venait de siffler juste à côté de l’oreille du cultiste.
Dans son autre main, Emma tenait un encensoir allumé, qui commençait à disperser dans l’air une inquiétante fumée verdâtre.

« Serviteur des Mouches, c’est toi qui a amené cet chose immonde ici ?!
Ferdi, tue-le ! »


Emma se jeta en arrière, derrière un tonneau dispersé ici en guise de bien maigre et bien inefficace couverture. À ses côtés, un autre prêtre tout aussi bien armuré quitta le château de proue, pistolet à la main, pour faire feu.
Image

Voilà à quoi ressemble la galère Tiléenne sur laquelle tu te trouves, même si elle est amochée, réduite en pièce.
En guise de couverture, tu peux trouver des tonneaux égarés, le gros mât au centre, ou des pièces d’artillerie en cuivre qui jonchent le sol. Toute la structure du navire semble à deux doigts de s’effondrer.
Il n’y a que deux prêtres à bord, ils viennent de sauter hors du château de proue, c’est à dire la grosse structure devant truffée de canons qui est surélevée.
À toi de décider comment tu souhaites les affronter.
Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois. Je vis avec mes gens, loin de la folie des hommes. La nuit je vole dans les sombres profondeurs de la forêt. Mon regard d'acier partout se pose, et sans bruit, comme le vent, je file entre les branches des arbres séculiers. Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois.

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Reinhard Faul
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Re: [Reinhard Faul] Grande galère

Message par Reinhard Faul » 29 août 2019, 21:48

En approchant du bateau, je me suis senti tout drôle. J'ai commencé à entendre les gens autour de moi comme si ils parlaient à l'envers, les couleurs sont devenues bizarres. Je me suis senti comme un très petit enfant en train de suivre sa mère dans une foule, tout perdu. On est monté tous les trois sur le bateau, j'ai l'impression que l'eau est bizarre. C'est plus de l'eau en fait, c'est devenue une boue brumeuse qui apparaît et disparaît autour de la coque (c'est difficile de décrire le chaos tu vois). Et puis on a passé comme un mur de brillance qui flotte autour du navire, une espèce d'aura compressée. C'était le bordel ça. On a fait qu'un seul pas pour le passer, mais moi j'ai eu l'impression que ça durait beaucoup plus longtemps. Les jours de la semaine sont devenus bordéliques à l'intérieur (tu vois quand t'es tellement défoncé que Wellentag devient Wel-bentag, avant de retourner en arrière et monter vers le haut un peu à droite ? C'était de la bonne putain). Je déteste sentir le temps s'écouler dans plusieurs directions différentes, vu que je suis une créature qui vit normalement à l'intérieur de son courant c'est pas très agréable. C'est sans doute pour ça que j'ai l'impression que mes bras s'envolent.

Et puis une fois à l'intérieur tout ça disparaît.
Ça va beaucoup mieux. Plus que mieux.

Là, j'ai récupéré l'intégralité de mon corps (et d'autres trucs qui traînaient). C'est... grisant. Mais curieux. Les Vents sont tellement puissants ici que j'en deviens autre chose. Mais j'ai pas le temps de faire l'inventaire. Alors que je tourne triomphalement vers mes collègues, les yeux écarquillés à en faire disparaître mes paupières, je les entends dégueuler comme des perdus. J'ai le temps d'apercevoir leur teint un peu vert que Frida ne me hurle dessus.

Il ne me faut pas mille ans pour comprendre. J'ai vu son regard par dessus mon épaule. Ça m'a suffit pour me jeter derrière des gros morceaux de cuivre qui traînaient là. J'ai entendu un bruit monstrueux qui a occupé tout mon univers pendant un bref instant, comme chauffé à blanc.
J'ai pas mal. J'ai pas mal nul part. Oh putain oh putain. Je déteste qu'on me fasse de la violence ! C'est imprimé dans mon cerveau en grosses lettres que je suis sûr de savoir lire. Hélas, ce sont des choses qui arrivent dans la vie.

Le temps que je me remette à couvert comme il faut, j'entends Emma hurler des paroles à son collègue, comme quoi il faut me tuer. Je feule. Sa question n'a aucun sens, elle m'apprend seulement qu'elle m'a parfaitement identifié.

Je ne réfléchis pas vraiment, je panique trop vite, je vais chercher la seule arme de mon arsenal. Un sort que Grand Père m'a montré en rêve il y a longtemps, mais dont je ne me suis jamais servi.
Jet demandé à Armand :
Lancement du sort "Gerbe corruptrice"
MAG Reinhard : 12
Bonus : +10 (Navire)
Malus : -2 (Sort moyen)
Jet : 12, réussite
Le bateau rend ça très facile. Je rampe à quatre pattes comme un lézard par dessus le couvert des pièces d'artillerie oxydées, pour ouvrir grand la bouche, plus grand qu'aucun être humain (ou nain ou un des machins bizarres) ne pourrait normalement le faire. Je déploie une longue et belle langue rouge pour faire la place à tout ce vomi qui va passer, puis je me contracte très fort comme un oiseau sur le point de rendre son repas, ou un canon qui va tirer. Puis en avant pour la fontaine.

C'est une fontaine qui vient des chiottes par contre. Des chiottes d'un mouroir. D'un mouroir de démons. Le liquide se déploie dans les airs comme aucun liquide ne devrait jamais le faire selon les lois de la physique, pour retomber comme un espèce de drap très corrosif.

Je me remets à couvert avant que quelqu'un ne me tire dans la tête. En paiement de tous ces effets spéciaux, je me contente de tousser. Je fais le malin mais j'en ai les larmes aux yeux. Je n'aime pas être un mortier humain, c'est trop le foutoir de l'intérieur pour que j'en apprécie le spectaculaire. Je crie pourtant de ma voix la plus rauque (à cause du vomi) :

« Emma la cocue ! Youhou ! Zella aussi ? »

OK j'ai pas d'inspiration, mais moi si j'entendais un monstre démoniaque me parler de ma vie affective en utilisant mon prénom, ça me foutrait une trouille à me chier dessus.
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Re: [Reinhard Faul] Grande galère

Message par [MJ] Le Grand Duc » 29 août 2019, 22:59

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Rédigé par Armand de Lyrie, Assistant MJ


INI Emma : 12
Bonus : +2 (à couvert)
Jet : 6, réussite.
INI Ferdi : 11
Jet : 12, échec.

Ferdi subit [10+(8) dégâts – (Chemise de maille : 9) – (END : 9) = 0 dégâts.]
Possessions métalliques de Ferdi : Ruinées dans (1) round.

Ferdi perd le pistolet avec lequel il allait tirer !
L’immonde vomi de Reinhard doucha le navire. Tourbillonnant, comme porté par les vents de magie, il pulvérisa le vaisseau, s’attachant à un morceau de voile du mât, et sur un canon de fer forgé couché sur le sol. Emma eut le réflexe de se jeter au sol avec son encensoir, mais Ferdi qui venait de charger avec son pistolet fut beaucoup moins chanceux. La bile se jeta sur lui. Il bondit adroitement en arrière avec un simple râle rauque, et releva à nouveau son arme pour faire feu dans la direction des cultistes.
Mais il baissa vite son bras. Il râla de nouveau. Puis se mit à carrément hurler. Un cri de panique, atroce, aigu, alors qu’un voile voluptueux de fumée s’échappait du canon de son arme pour s’élever en l’air. Son vêtement de cuir recouvrait des anneaux de maille, qui se mirent alors à être rongés, à traverser la fabrique de ses vêtements, et, inévitablement, à attaquer son corps.
Il se mit à hurler de terreur en laissant tomber son flingue. Et tout en fuyant pour retourner à couvert, il hurla, d’un cri strident et qui trahissait clairement sa panique :

« IL M’A EUT ! J’DOIS- DOUCE SHALLYA, EMMA, IL M’A EUT ! »
Tentative pour les cultistes de Reinhard de résister à la douleur :
(END+INT)/2 Frida : 12
Jet : 5, réussite.
(END+INT)/2 Max : 11
Jet : 15, échec.

Frida reste capable de se battre.

TIR Frida : 10
Jet : 3, réussite.

Frida inflige [50+(3)-(END:9)] 44 dégâts à Ferdi. Il lui en reste 21.

TIR Emma : 13
Jet : 1. Réussite critique.
Emma est capable de faire un tir particulièrement précis. Elle touche la jambe gauche (10) de Reinhard, directement dans la rotule : Reinhard souffre de -4 en HAB jusqu’à ce qu’il ait soigné sa jambe.

Emma inflige [50+(1)-(Tenue répurgateur en cuir : 5/Perforante : 4 = 1) – (END Reinhard : 12)] 38 dégâts. Il lui en reste 67.
Frida profita immédiatement de l’occasion sans tarder. Se relevant adroitement, elle mit en joue le jeune prêtre en train de s’enfuir ; Déjà Ferdi était en train de retirer son vêtement, d’arracher son masque de son visage et son armure de son corps. La voleuse lui tira une balle en pleine forte. Il hurla d’autant plus de douleur et retraita à l’abri.
Emma, elle, fut bien plus adroite. Alors que la fumée de son encensoir commençait à la recouvrir, la répurgatrice leva son bras, et fit feu dans la direction de la jambe du cultiste. Reinhard fut foudroyé sur place. La balle traversa sa rotule, et en un éclair, il s’écrasa sur le pont du navire. Max rampa vers Reinhard en crachant du sang, attrapa le vêtement de son camarade, et le tira de toutes ses forces pour le mettre à couvert.

« Ferdi ! Planque-toi ! »

Emma rangea son pistolet dans son étui. Elle plaça son main sur le fourreau attaché à sa ceinture, et adroitement, elle tira un magnifique fleuret qu’elle fit ondoyer par un jeu de poignet. Lame dans sa main droite, encensoir retenu par une chaîne à la gauche, elle s’approcha lentement en balançant lentement l’objet de gauche à droite, chaque bascule envahissant le navire d’une épaisse fumée colorée qui chassait les vents de magie sur son passage.
Frida, elle aussi, rangea son arme, et tira un couteau édenté qu’elle gardait auprès d’elle. Elle semblait se tenir prête à charger, tandis que la répurgatrice commença à s’adresser directement à Reinhard, en rugissant :

« Créature immonde… Pestilent ! Comment connais… Comment connais-tu mon nom ?! »
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Re: [Reinhard Faul] Grande galère

Message par Reinhard Faul » 30 août 2019, 15:25

J'ai vu ma jambe se faire brutalement propulser sur le coté avant de ressentir la douleur. Y a du sang qui s'est mis à voler partout. J'ai hurlé. Y a de la grosse pulpe de viande à la place de mon genou. Oh non ! Grand Père ! Ma pauvre petite jambe ! Pendant quelques secondes affreuses, rien d'autres n'a existé que la douleur. Et puis j'ai repris mes esprits recroquevillé autour de ma blessure comme un petit animal agonisant. J'ai horriblement mal, mais je suis au milieu d'une bataille, je n'ai pas le temps de rester immobile. J'ai plus peur de mourir qu'envie de me plaindre.

J'ai déjà rampé pour ma survie. Ce sont des souvenirs portés au rouge dans mon esprit, qui m'envahissent et m'enveloppent. J'ai une petite fuite urinaire à cause de la trouille et de la douleur. Je suis tellement mauvais en bagarre... je peux m'agiter, dire des grossièretés, mais une bonne tarte dans la truffe me ramène à ma condition de petite merde gémissante. Emma me hurle des insultes. Je réponds d'une une voix rendue beaucoup plus aiguë par l'hystérie :

« C'est toi qui veut me tuer alors que j'ai rien fait ! Connasse ! »

Pire cri de guerre du monde. Mais même les petits animaux merdeux ont une féroce volonté de ne pas se faire boulotter. Je hurle :

« Max ! Essaye de faire quelque chose pour l'encensoir ! »

J'imagine que Frida va continuer la tactique qu'on attend d'elle : tirer sur des trucs et les tuer. Moi je me prépare à de nouveau propulser une gerbe corruptrice.
Reinhard Faul, Voie du Sorcier de Nurgle
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Re: [Reinhard Faul] Grande galère

Message par [MJ] Le Grand Duc » 31 août 2019, 14:47

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L’ordre n’eut aucun effet. Frida vomit une gerbe de sang. Max roula sur le sol. Tout seul, Reinhard dû faire face à une répurgatrice hurlante qui se jeta dans sa direction, sa lame dégainée, prête à anéantir l’ennemi qui se tenait devant elle.
Reinhard leva sa canne, en réalité un immonde bâton qui lui permettait de sensiblement canaliser les vents de magie se baladant tout autour de lui. Ouvrant grand sa bouche, il dégueula un flot de gerbes directement sur la jeune femme ; Mais contrairement à son collègue, elle ne fut pas immédiatement paralysée par cet atroce mélange qui ronge les métaux. Adroitement, elle se jeta dans la direction du sectateur, brisa sa garde, et lui arracha son poitrail, lui laissant une atroce estafilade douloureuse.

Mais ça c’était pas le pire.

Le pire, c’était sa saleté d’encensoir. La fumée envahit Reinhard. Elle entra dans sa bouche hurlante et ses naseaux ouverts. Reinhard fut paralysé. Il devint subitement incapable de respirer. En plus de lui brûler ses bronches et ses poumons, un sentiment d’horreur l’envahit, lorsqu’il sentit que tout autour de lui, les vents magiques disparaissaient, comme s’il était devenu instantanément aveugle.
Ferdi, l’amant d’Emma, se jeta pour protéger sa collègue, et gratifia Reinhard d’un magnifique coup dans les côtes qui acheva de le paralyser.

Probablement apeurés par le danger de leur collègue, Frida et Max se levèrent soudainement. La voleuse se jeta sur la répurgatrice, tandis que Max s’occupait du cas de Ferdi. Leur aide fut bien salvatrice : Alors que les blessures que subissait Reinhard l’approchaient du trépas, un trépas d’autant plus terrifiant qu’il ressemblait plus au noir éternel qu’au jardin de Papy dont il venait d’être coupé, Max fut capable de trancher Ferdi à travers sa peau exposée, le serviteur de Shallya n’ayant plus ses grosses mailles rongées par la morve et le mucus qu’on avait projeté sur lui. Il parvint à planter la lame de son fleuret directement dans la gorge de Ferdi, qui s’écroula à terre.
Emma fut bloquée un court instant. Elle vit son camarade s’écraser à terre. Avec toute la folie dont elle était capable, elle tenta de tuer Reinhard sur le coup. Cette fois-ci, comme s’il était insufflé par l’instinct, et alors même qu’il ne ressentait même plus ses pouvoirs, l’enfant de Nurgle parvint à lui donner un énorme coup dans sa jambe. Derrière, la voleuse planta son épée à travers le masque protecteur d’Emma, le perforant net.

Emma tituba en arrière. Le vomi dont elle était couvert continuait de ronger son armure. Ensanglantée, grièvement blessée, elle tomba à terre. Derrière elle, les trois cultistes, tous blessés, titubèrent légèrement. Dans un dernier élan de force, Frida eut le réflexe de se saisir de l’encensoir fumant, et, en râlant, elle le jeta par-dessus bord, le plus loin possible de son chef. Seulement après, ayant tout donné pour le sauver, elle s’écroula par terre.

À quatre pattes, le visage exposé, Emma rampa vers Ferdi. Elle posa une main vers la gorge de son amant, pour tenter d’arrêter le flot de sang. Une aide bien inutile. Son camarade convulsait sur le sol, incapable de parler, ses dents maculées de rouge, sa gorge obstruée par la blessure ouverte. Emma le tint le plus fort possible contre elle. Pas bien longtemps. En à peine quelques instants, Ferdi cessa de bouger.

Emma releva son visage. Frida lui avait arraché la joue gauche. La morve de Reinhard lui brûlait le menton. Deux grosses larmes coulaient de chaque côté de ses yeux, mais c’est avec toute la haine qui l’animait qu’elle prononça ces mots directement à Reinhard :

« Tue-moi. »

Test d’END pour tenter de résister à la douleur.
Frida : 12
Jet : 16, échec.
Max : 11
Jet : 19, échec.
Ferdi : (INT:9+END:9) : 9
Jet : 7, réussite.

Emma charge. Reinhard se soulève hors de sa couverture et balance son vomi au visage d’Emma.

MAG Reinhard : 20
Jet : 5, réussite.
INI Emma : 12
Jet : 18, échec.

Emma subit [10+(10)-(Masque : 5)-(END:9)] 6 dégâts. Il lui en reste 59.
Les possessions métalliques d’Emma seront anéanties dans (4) rounds.

Emma charge Reinhard, sacrifiant ainsi sa demi-action.

ATT Emma : 13
Bonus : +2 (Charge)
Jet : 13, réussite.

Reinhard a le choix entre se battre avec le fleuret que lui a offert Irmfried, ou bien avec le bâton qu’il utilise comme canne. Après consultation, Reinhard décide de soulever son bâton et de l’utiliser comme arme.

PAR Reinhard : 8
Bonus : +1 (Bâton)
Maus : -2 (Arme d’Emma « Rapide »)
Jet : 10, échec, Reinhard se prend les dégâts de plein fouet.

Emma inflige [(FOR Emma : 9x2 = 18) +10+(2)-(Tenue:5/Perforante:1=4)-(END:12)] 14 dégâts. Il reste 53 PV à Reinhard.

ATT Reinhard : 8
Jet : 11, échec.

Ferdi rejoint le combat en courant à travers le navire pour creuser la distance. Je considère qu’il charge, mais sans bonus d’attaque ; à la place, la charge lui permet de rejoindre immédiatement le combat et de soutenir Emma.
Toutes ses armes métalliques ayant été rongées, il décide à la place de frapper Reinhard et de l’assommer.

ATT Ferdi : 11
Jet : 2, réussite.
PAR Reinhard : 8+1
Jet : 18, échec.

Ferdi inflige [(18)+0-(5)-(12)] 1 dégât. Il lui en reste 52 PV.

L’encensoir d’Emma empoisonne Reinhard ! Test de (END+INT)/2 de Reinhard pour tenter de résister.
Reinhard : 9
Jet : 16, échec.

Reinhard est PARALYSÉ. Il perd momentanément les avantages que lui offrent la corruption du navire. Il subit également [5+(1d10:1)-(END:8)] 0 pertes de PV. Il lui en reste 13!

NOUVEAU TOUR

Frida : 12
Jet : 1, réussite critique. Frida résistera à ce tour et au suivant.
Max : 11
Jet : 2, réussite.
Ferdi : 9
Jet : 3, réussite.

Frida se jette sur Emma pour la forcer à se désengager de Reinhard.

ATT Frida : 15
Jet : 8, réussite.
PAR Emma : 13-2(Fleuret de Frida « rapide »)
Jet : 13, échec

Frida inflige [(10x2=20)+10+(6)-(Chemise : 9)-(END :9)] 18 dégâts. Emma en a encore 41.

Frida attire Emma. Emma attaque donc Frida.
ATT Emma : 13
Jet : 18, échec.

Max attaque Ferdi pour le forcer de se désengager de Reinhard.

ATT Max : 8
Jet : 3, réussite.
PAR Ferdi : 10-2 (« Rapide »)
Jet : 20, échec critique. Ferdi offre une attaque d’opportunité supplémentaire imparable à Max !
Max : 8
Jet : 18, échec.

Max inflige [(FOR:9x2=18)+20+(3)-(END:9)] 32 dégâts à Ferdi. Ferdi est tué!

NOUVEAU TOUR

Max : 11
Jet : 15, échec.

Emma attaque immédiatement Reinhard pour tenter de tuer le cultiste.

ATT Emma : 13
Jet : 14, échec, à un poil de fesse.

ATT Reinhard : 8
Jet : 5, réussite.
PAR Emma : 13
Jet : 3, réussite.

Reinhard inflige [(8x2:16)+10+(3)-(Jambières:4)-(END:9)] 16 dégâts, il lui en reste 25.

ATT Frida : 15
Jet : 4
PAR Emma : 13-2
Jet : 3, réussite.

Frida inflige [20+10+(4)-(Masque : 5/Perforante (1):4)-(END:9)] 21 dégâts. Il lui en reste 4.

Emma est grièvement blessée. Elle se désengage du combat.
Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois. Je vis avec mes gens, loin de la folie des hommes. La nuit je vole dans les sombres profondeurs de la forêt. Mon regard d'acier partout se pose, et sans bruit, comme le vent, je file entre les branches des arbres séculiers. Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois.

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Re: [Reinhard Faul] Grande galère

Message par Reinhard Faul » 02 sept. 2019, 10:05

La fumée rentre ma gorge, mes yeux, mon cerveau, animée d'une volonté propre. Je ne vois plus rien. Je n'entends plus rien. Je ne sais plus où je suis. Je suis allongé sur le coté comme un chat qui vient de se faire renverser par une charrette. Emma s'avance pour me tuer. Je ne sais pas quoi faire, c'est comme si on m'avait arraché les bras et les jambes sans que je ne comprenne rien. L'encensoir me paraissait menaçant de loin, maintenant je le vois comme un objet de torture qui rempli mon univers entier. Je ne sais pas quoi faire mais je ne veux pas mourir...

J'ai mis un coup de pied à mon assaillante. Ça ne servait à rien, ça l'a seulement ralenti, mais Frida a su saisir ce moment de fragilité pour lui mettre un coup de fleuret dans la truffe. Après ça, la prêtresse fait beaucoup moins la maligne. Elle s'est écroulée pour rejoindre Ferdi. Beaucoup moins charmante avec un gros morceau de visage en moins. Je suis trop amoché pour m'en émouvoir.

Dans un effort héroïque, Frida balance l'encensoir par dessus bord avant de s'évanouir. Un grand calme s'installe. La vie revient en moi tandis que la fumée honnie se disperse à cause du vent. Je cligne des yeux plusieurs fois, le ciel et les gens reprennent leurs couleurs habituelles. J'arrive de nouveau à réfléchir. Emma me demande de la tuer. Je sais pas trop quoi dire. Ça va finir par s'imposer, si jamais quelqu'un vient la récupérer dans notre dos ou quoi... mais je n'ai jamais tué personne. Je ne sais pas comment on fait. En plus ça va être affreusement lent, elle va me regarder avec ses petits yeux tout du long... oh là là.
Après, le fait que ce soit une prêtresse de l'autre pute devrait aider. Je lui dis d'une voix chevrotante :

« Je n'entends pas Shallya pleurer ici... »

J'essuie le sang et la morve de mon visage d'un revers de la manche. J'ai une blessure à la poitrine, le coup a arraché la moitié du bordel qui se trouvait sanglé dessus – l'uniforme de répurgateur est beaucoup plus confortable comme ça.

« Tu veux voir un truc ? »

Je tire un peu sur un lambeau de tissu pour montrer mon nombril. J'espère qu'elle apprécie de voir la marque de Grand Père dans toute sa gloire. J'élève un peu la voix pour demander aux alentours :

« Max ? »

J'ai des mèches de cheveux coagulés de sang devant les yeux, et puis je voix encore un peu trouble. Il faut que je les sorte de là putain. J'ai pas eu le temps de m'inquiéter de l'effet délétère du bateau sur mon escorte, mais t'inquiète pas que je vais faire des cauchemars où ils dégueulent du sang partout. Il faut que je les sauve.

« Prends le masque de Ferdi. Tu... tu vas... cherche dans le château de poupe si il y a un coffre qui dégueule des trucs verts ou brillants. Essaye de le mettre dans un sac si tu peux, mais touche rien directement. Si tu trouves pas, prends Frida et... et essayez de vous trouvez de l'air frais. »

Je veux pas qu'ils m'accompagnent dans la cale, je ne sais pas quel effet cela aurait sur eux. Je rampe pour m'approcher d'Emma – même si je ne suis plus empoisonné par la fumée, j'ai toujours un genou en rade. Je prends maladroitement le fleuret en main. Je ne sais pas m'en servir, mais ça coupe.

« Où est Zella ? Sinon c'est l'option lente ! »

Je ne sais pas c'est quoi l'option lente, je n'ai jamais tué quelqu'un alors je me vois mal torturer une femme agonisante. J'ai été dans sa tête en plus. Bon sang. On pourrait être tous copains et jouer gentiment aux cartes ensemble... je délire un peu tout seul, la fatigue :

« Non non, y a pas d'option lente en vrai, c'est dégueulasse... moi je voulais juste qu'on me laisse tranquille, et puis tout le monde s'énerve et arrête pas de s'agiter... Grand Père il est gentil lui.. »

[HJ/ Reinhard va pas tergiverser six ans. Si Emma est pas coopérative elle se prend un coup maladroit de fleuret à la gorge, puis il va ramper vers la cale chercher le Capitaine.]
Reinhard Faul, Voie du Sorcier de Nurgle
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Re: [Reinhard Faul] Grande galère

Message par [MJ] Le Roi maudit » 02 sept. 2019, 20:57

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CHAR Reinhard : 8
Malus : -4 (Haine du Pestilent)
Jet : 1, réussite critique.
Emma se redressait légèrement. Toujours agenouillée, le cadavre encore chaud de son camarade enserrée solidement dans ses bras, elle parvint néanmoins à remonter son dos et ses yeux pour affronter directement les mirettes du cultiste, malgré ses lèvres tremblantes et ses yeux humidifiés.
Étais-ce la haine qui la déstabilisait ainsi ? La frousse ? La terreur même, qu’elle cachait derrière un visage noir de colère ? Toujours est-il qu’elle se mit à rager à l’encontre de Reinhard, sa voix rauque et étranglée.

« Zella est restée sur la rade. Je lui ai donné pour ordre de fuir au cas où nous échouions à notre mission. Nous savons ce qui se trouve sur ce navire, Pestilent. Nous savons qui est Furug’Ath. »

Le nom, prononcé en langue noir, eut un écho dans les oreilles de Reinhard, comme si on venait de faire sonner une cloche au fond de son crâne. Et ce fut comme mille voix de mille personnes différentes pleuraient, hurlaient, ou riaient en chuchotant dans ses tympans ce même mot :

Furug’ath, Furug’ath, Furug’ath...
Reinhard : +1 point de folie
« Et bientôt, toutes mes sœurs et mes frères le sauront également. Savoure ta victoire, Pestilent. Vient récupérer ton maudit prix, puis enfuis-toi dans le caniveau d’où tu es sorti. Nous viendrons t’y déterrer pour t’anéantir. Ta sale race n’a pas sa place dans ce monde.
Nous sommes des dizaines. Des centaines, même. Et je te promet : On fera passer l’archilecteur Kaslain pour un modéré quand on s’occupera de ton cas et de celui de toutes les personnes que tu as connues. »


Un sourire mauvais se dessina sur son visage. Un sourire sardonique, sans doute plus nerveux qu’autre chose. Elle pouffa d’ailleurs, peut-être pour conjurer la nervosité qui s’emparait d’elle. Elle pencha sa tête pour faire un petit baiser sur le front de Ferdi, puis elle pencha sa tête en arrière pour bien exposer sa gorge à l’estoc du fleuret de Reinhard.

« Enfonce, et te rate pas ! »

Dès qu’elle prononça cette phrase, Max émergeait du château de poupe. Il avait recouvert sa bouche avec le mouchoir couvert de vinaigre que le capitaine-quartenier lui avait offert sur le quai : Le tissus était maculé de sang, et il en toussa une nouvelle gerbe. Dans sa main, il tenait le masque malheureusement troué de frère Ferdi. Max eut tout juste le temps d’annoncer, d’une voix tremblante :

« T’avais raison, y a des coffres avec… Avec des… Des motifs étranges. Des dessins, comme chez Mémé. Mais, heu... » il toussa à nouveau. « Y sont… Y sont tous ouverts, et vides.
Désolé… »


Emma resta de marbre, la tête toujours en arrière.

Ne la tue pas. Mourir c’est facile. Mourir c’est la chose tranquille à faire. Tu la tues, ça fera un témoin en moins, quelqu’un qui connaît ton visage disparaissant soudainement. En quoi est-ce que cela me sert MOI ?!
Épargne-la, Reinhard. Assomme-la et laisse-moi lui offrir tous mes cadeaux en l’exposant à ma marque sur ce navire. Tu te feras un ennemi pour l’éternité… Mais moi, ça me permettra de partager mon amour avec quelqu’un d’autre.
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Re: [Reinhard Faul] Grande galère

Message par Reinhard Faul » 03 sept. 2019, 14:37

J'ai frappé Emma à la tempe avec la poignée du fleuret. Elle m'a fixée éberluée, du sang plein la tête. Je n'ai pas réussi à l'assommer du premier coup ! J'y ai mis toute ma force la seconde fois et elle s'est écroulée sur le coté.

Je l'ai fait parce qu'une personne dans ma tête m'a dit de le faire. Elle n'a même pas eu besoin de finir sa phrase. T'as vu comme sa voix est verte et floue ? Si c'est pas un signe de puissance ça.
Enfin puissance ou pas, c'est difficile de prendre de la distance avec des hallucinations. Elles ne se laissent pas faire. Même leur répondre c'est déjà adhérer au délire, et donc se compromettre.

Je me tiens le crâne à deux mains pendant que la voix parle. Ma pauvre petite carcasse blessée fait office d'antenne pour tout ce qui a envie de passer faire un brin de causette. Je ne hurle pas, j'ai l'habitude. La moitié de ma vie sociale se déroule avec des choses qui n'existent pas. Mais je reste néanmoins impressionné. La personne qui parle dans ma tête prend de la place. D'accord, d'accord, madame la voix, on va faire comme tu veux.

J'abandonne donc Emma vivante.

« Max... occupe toi de Frida, je vais chercher le Capitaine. »

Je rampe donc vers la cale en agrippant vaillamment un sac. Si Vidale Candiano n'est pas gentil... ben y a pas grand chose que je puisse y faire. En fait j'espère même qu'il va monter les escaliers tout seul et se mettre le sac autour de lui. Pourquoi il ne serait pas de notre coté ? Il est envoyé par Papy.

D'ailleurs, je lui adresse une petite prière. Pas selon une forme spécifique, plus comme on s'adresse à un parent quand on est un petit enfant dépendant (« Papy je suis tombé j'ai mal à mon genou... regarde Papy ce que je vais faire... Papy... »). Descendre les marches va être une sacrée purge. Je serre les dents.
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Re: [Reinhard Faul] Grande galère

Message par [MJ] Le Roi maudit » 04 sept. 2019, 18:25

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Rédigé par Armand de Lyrie, Assistant MJ


Emma est laissée vivante, exposée à la corruption de Nurgle.
Une étrange voix semble rire depuis les gouffres aethyriques de l’Immatériel.
Au fond, quelqu’un semble porter un amour agrandit pour Reinhard…

Max et Frida se réunirent. Ils tentèrent de se soutenir mutuellement, tandis qu’ils s’éloignaient légèrement pour s’approcher de la planche en bois qui permettait de descendre et retourner sur le quai. Ils lancèrent un dernier regard, par-dessus leurs épaules, vers Reinhard. Ce qui se trouvait en-dessous de la cale, cela n’appartenait à lui, et qu’à lui seul. Tout autre être aurait été sans doute déchiré par la puissance du Dhar qui grattait la structure en bois de l’ensemble.

La porte de la cale résista à Reinhard. Tout comme Ferdi dans son rêve divinatoire, une sorte de mélasse constituée de chair putride et d’asticot attachait solidement la trappe. Il fallut la désencastrer dans un déchirement de tissus et de bubons qui explosèrent. En-dessous, ténèbres. Un carré de noir, à travers lequel même la lueur de Mannslieb dans le ciel refusait de passer. Et pourtant, ce noir cauchemardesque, ce noir à l’état pur, semblait étrangement doux et accueillant. Reinhard se jeta dedans. Il fut absorbé, ailleurs.

+1 point de folie

Reinhard marchait dans le noir. Étrangement, il n’entendait plus du bois craquer sous ses pas. Il ne sentait plus le léger mouvement de ballottement d’un navire sur l’eau. Il était simplement dans un noir complet, où tous ses sens s’étaient volatilisés. Il régnait un tel silence, que dans ses tympans, il pouvait ouïr les battements de son propre cœur.
Il marchait dans le noir, jusqu’à ce qu’il le quitte. Et qu’il entre dans quelque chose de… D’autre.

Ce n’était pas la cale d’un bateau. Pourtant, il y avait bien des éléments qui faisaient penser à la cale d’une galère Tiléenne : Des bancs espacés les uns aux autres, des rames, des petits drapeaux d’une cité Tiléenne. Mais tous avaient été disposés dans un capharnaüm qui ne répondait à aucune loi de la physique. Certains bancs volaient en l’air. Ils flottaient au-dessus de sa tête. Un boulet de canon n’arrêtait pas de tourner sur lui-même. Au plafond, des rameurs mutés s’activaient à faire bouger le navire : Ils avaient des corps boursouflés, verdâtres, au gros ventre ouvert sur des tripes pendantes. Ils ramaient dans le ciel, tandis que derrière eux, une tentacule leur fouettait le dos.
Rien n’avait de sens. L’Immatériel avait contaminé le monde réel et logique. Il n’était ni clairement ici, ni véritablement là-bas. Une sorte d’immonde passage entre les deux mondes.

Et pourtant, ici, Reinhard ne pouvait que se sentir bien. À l’aise. Pour peut-être la première fois de sa vie, quelque chose d’incroyable se produisit : Il n’entendait plus rien. Il n’entendait plus de chuchotements au fond de ses oreilles. Il n’entendait plus ces voix désarticulées, multiples, qui l’appelaient pour lui dire tout et n’importe quoi. Plus fort encore que lorsqu’il planait grâce à la mandragore, il se sentait ici parfaitement détendu et à sa place, au milieu de ces milliers d’asticots, de ces mouches qui volaient par nuées, et de ces cadavres puants qui mutaient avec le bois de chêne des bancs et des parois de la cale. Certains des marins avaient commencé à pourrir en formant des tas, des monstres à plusieurs bras, plusieurs jambes et plusieurs yeux, qui déployaient leurs membres pustuleux pour attraper des rames qui volaient dans tous les sens.

Quelqu’un se jeta sur Reinhard en hurlant. Par surprise. D’où sortait-il ? La cale du navire n’avait strictement aucune logique rationnelle : Il n’y avait nul couverture d’où son assaillant aurait pu se cacher pour le surprendre. Mais comme s’il venait juste d’apparaître de nul part, un monstre se balança sur le dos du cultiste en hurlant. Reinhard tomba à terre : Il ne se fit pas mal en tombant. À l’inverse, il sembla chuter, infiniment, comme si on l’avait jeté du haut de la cathédrale de Sigmar de Nuln. Il sentit qu’il n’arrêtait pas de tomber dans du vide, jusqu’à ce qu’une main lui attrape son costume au poitrail et le frappe contre une masse de chair. Des dizaines de mains attrapèrent Reinhard et le saisir de toutes leurs forces, des poings et des bouches d’asticots géants qui enfoncèrent leurs dents sur lui. En un instant, il fut ceinturé.
Et quelqu’un l’observait, droit devant.
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Un homme étrange. Plus grand que lui. Ses deux globes oculaires étaient manquants, et à la place, au fond des trous, on pouvait observer des centaines de petits trous, comme des yeux de mouche. Seul son visage avait encore un semblant d’humanité, car tous ses membres avaient disparus, pour être remplacés par des tissus nécrosés et boursouflés, sur lesquels poussaient à leur tour d’autres cancers et des muscles gonflés. Il hurla sur Reinhard, disant des mots incompréhensibles, mais qui sonnaient trop humain pour lui faire penser à la langue du Chaos. Des mots humains chantants, exotiques.
L’homme attrapa son propre visage avec ses doigts boudinés de tailles différentes. Il se retourna, et se fracassa la tête trois fois contre un gros bout de bois au milieu de la cale. Puis il fit à nouveau face à Reinhard, et lui cria dessus en Reikspiel – mais un Reikspiel très accentué. Très clairement Tiléen.

« TOI ! C’est… C’est elle qui t’envoies ?!
Regarde… Regarde ce qu’elle m’a fait ! REGARDE-MOI ! »


Il s’agenouilla en sanglotant. Il semblait victime d’une horrible crise de panique. Il approcha ses mains pour attraper l’uniforme de Reinhard, et lui hurla à nouveau dessus.

« QU’EST-CE QU’ELLE ME VEUT ?! QU’EST-CE QUE TU ME VEUX ?! »
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Reinhard Faul
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Re: [Reinhard Faul] Grande galère

Message par Reinhard Faul » 04 sept. 2019, 20:53

Alors que je me baladais dans un beau bordel kaléidoscopique, où le haut et le bas peuvent se retrouver à droite ou à gauche, quelque chose a sauté dans mon dos puis je me suis mis à tomber, à tomber, très longtemps.

Des tas de mains se sont accrochées à moi, un peu partout. Je les ai regardé faire tranquillement. Coquines. Les trucs du chaos c'est souvent tendancieux hein ? Les doigts et les asticots remontent le long de mes membres pour affermir leur prise. Je rejette la tête en arrière, elles se baladent dans mes cheveux, me tapotent la mâchoire, caressent mes oreilles. Je finis par flotter les bras en croix devant un être qui vit la situation moins bien que moi.

On va dire « être » parce que « humain » est un peu prématuré à ce stade de la rencontre. C'est quand il s'est mis à parler avec un fort accent tiléen que j'ai compris que c'était pas une des bestioles cheloue de d'habitude. Enfin j'espère que tu comprends ma confusion : ça n'a ni mains ni pieds identifiables, ni yeux, ni rien. C'est un gros tas de tumeur en train de ramper dans son pus. Si je devais m'arrêter de vivre chaque fois que je vois un truc comme ça on en sortirait pas. Mais ça s'est quand même mis à m'engueuler.

Du coup je suis comme un con à flotter devant lui pendant que des mains m'agrippent l'entrejambe, et ça me braille dessus, c'est pas socialement facile. J'imagine que c'est le capitaine tiléen, et qu'il n'est pas très content de ce qui lui arrive. Je me sens un peu crétin. Je n'avais pas imaginé ce cas de figure. C'est pas avec des doigts sans corps en train de me malaxer le trou de balle que je vais prendre le contrôle de la situation. Je réponds un peu bêtement :

« Bin je te trouve plus beau comme ça moi. »

La créature se contorsionne misérablement vers moi pour tendre deux appendices vers ma poitrine. Le Capitaine a l'air très démuni. J'imagine que « elle », dans sa bouche (enfin le trou d'où sa voix sort), c'est Mémé Gâteuse. Je crois qu'il ne sait pas ce qu'il fout là, alors il me le demande à moi. Je lui réponds d'un ton calme, un peu blasé en fait :

« J'aimerais bien le savoir aussi. T'as dû vraiment la faire chier. »

Je regarde autour de moi, même le néant absolu c'est assez fascinant à regarder, ça n'arrive pas souvent d'en voir en fait. On se rend pas compte. J'ai du mal à compatir avec le Capitaine parce que je vois pas trop le problème avec le fait d'être un gros paquet de merde en train de ramper. Moi ça fait un moment que je pratique, et on survit. Y a pas besoin de se donner en spectacle et de chouiner au beau milieu de l'éther comme si y avait pas mieux à foutre. En parlant de ça, j'adresse quelques paroles à la main qui m'empoigne l'entrejambe :

« Ça te dit qu'on se retrouve plus tard ? Je rêve souvent dans le coin. »

Je relève le nez vers le Capitaine :

« Tu veux pas me dire ce dont tu te souviens ? Moi je déboule comme ça au milieu, c'est pas simple. Si tu savais le bordel que c'est de venir ici en plus. »
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