[Reinhard Faul] Grande galère

Nuln est la seconde ville de l’Empire et du Reikland. Nuln centralise tout le commerce du sud, c’est là que convergent les voyageurs du Wissenland, du Stirland, d’Averland et des régions plus à l’est. Nuln est le siège de l’Ecole Impériale d’Artillerie, où les canons sont fondus et où les artilleurs apprennent la balistique. Ils y étudient les nombreux problèmes pratiques liés au déplacement et à la mise en œuvre des pièces d’artillerie. Grâce à leurs efforts, l’Empire bénéficie d’un vaste et efficace corps d’artillerie, de loin supérieur à tous ceux des pays frontaliers.

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[MJ] Le Roi maudit
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Re: [Reinhard Faul] Grande galère

Message par [MJ] Le Roi maudit » 05 sept. 2019, 11:21

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« Plus beau ? »

Candiano se releva du sol sur lequel il était avachi. Difficile de lire ses émotions sur son visage, tant il était muté et boursouflé. Comment pouvait-on lire la haine, la peur ou la tristesse sur une espèce de morceau violacé parcouru de kystes, de bubons, et d’yeux de mouche ? Le Tiléen se contenta de répéter cette phrase avec un air hargneux, puis, il exulta.

« Plus beau ?! PLUS BEAU ?! Je suis un PUTAIN DE MONSTRE ! »

Il se jeta sur Reinhard. Il posa ses… Ses mains autour de son cou. Il pressait fort tout en le secouant, quand bien même le cultiste était solidement encastré, voire même attiré dans le mur par de la chair et des tentacules. Reinhard était en train de mourir. Non seulement l’air n’était plus en train de passer, mais l’étranglement était si fort que Candiano lui brisa presque la nuque net.
Puis, Candiano s’arrêta subitement. Il fut pris d’un hoquet. Il tituba en arrière. Il passa ses mains sur son crâne, arrachant par la même occasion les toutes dernières touffes de cheveux qu’il lui restait. Sa bouche s’ouvra en grand. Et il vomit. Il vomit une bile marron, avec des morceaux d’excrément dedans. Un long vomissement qui vint par trois poussées nauséeuses.
En pleurant, il s’éloigna. Les mains et les tentacules autour de Reinhard l’enfoncèrent, de plus en plus fort, de plus en plus loin. Elles le firent passer derrière le mur. Dans le noir.

Reinhard ne pouvait plus bouger. Il était strictement incapable de se mouvoir, dans quelque direction que ce soit ; Ni ses jambes, ni sa taille, ni même se tête ne pouvaient pivoter. Pire : Même ses yeux restaient scotchés tout droits, ses pupilles incapables du moindre mouvement. De minuscules petits asticots s’étaient glissés sous ses paupières afin de les coller et de les maintenir ouverte, sécrétant un petit jus pour garder les yeux ouverts encore humidifiés.

Il était posé sur une petite colline. Devant lui, un petit fleuve était parcouru par une douzaine de canots, des petites embarcations sur lesquelles des hommes d’âges variés, aux uniformes bouffants, et équipés de hallebardes et d’arbalètes remontaient lentement à contre-courant. Candiano était là, à regarder lui aussi. Mais pas le Candiano muté : Le beau Candiano à cache-oeil de ses rêves précédents.

« Je suis venu où la sorcière m’a dit d’aller… Moussilon. Ça n’a pas été facile. Échapper à la vigilance des galions Bretonniens de patrouille m’a demandé toute mon expertise. Et, sa magie... »

Il pointa du doigt l’un des canots, le plus gros des petits bateaux remontant le fleuve. Sur celui-ci, les soldats semblaient beaucoup mieux équipés : Ils étaient vêtus tout de noir, de chausses rayées, d’une demi-armure orfévrée, et de magnifiques arquebuses dorées. Mais surtout, il pouvait noter, au milieu, que se trouvaient une petite bande de secrétaires, de sous-fifres à collerettes, et, autour d’eux, un Candiano dédoublé, qui sirotait un verre de vin en riant. Une main lui caressait le visage. Mémé Gâteuse, mais jeune, sûrement grâce à l’action d’un charme comme celui qu’avait utilisé Reinhard pour se rendre jusqu’ici.
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« Elle m’a fait mille promesses… Et la plus importante de toutes : Celle de retrouver mon fils, Raffaele.
En venant ici, au Moussillon, je savais ce que je risquais. J’étais devenu un ostracisé dans mon propre pays. Lorsque je suis parti avec mes clients, et une bande de forbans qui avaient épousé ma cause, la ville de Remas a voté mon bannissement par contumace.
Je n’étais pas inquiet. Parce que elle m’avait promit que ces vieux imbéciles plieraient facilement devant moi, lorsque je me serai nourri de nouveaux pouvoirs.
C’est elle qui a camouflé ma flotte par une brume obscure. C’est elle qui nous a permit de remonter le fleuve sans être aperçu par les prêtres de Verena. Jusqu’à notre prix... »


L’univers s’obscurcit à nouveau, et une nouvelle scène apparut. Cette fois, le jeune cultiste était bloqué devant un vieux château sombre, au milieu d’une plaine désolée où même l’herbe refusait de pousser : tout juste une terre grisâtre qui ne collait même pas aux bottes.
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« Le chemin jusqu’au château nous a beaucoup coûté. J’ai perdu le quart de mes effectifs. Un tiers tomba malade. Nous étions harcelés et assaillis. Par des zombies, par des goules, par la faune et la flore du Moussillon qui nous attaquaient la nuit… Mais le concept même de « nuit » devenait étrange à mesure que nous nous enfoncions dans le duché maudit. Nous n’apercevions même plus la lueur du soleil. Juste cette brume épaisse, à toute heure de la journée.
J’entendais de plus en plus des voix. Comme tous mes hommes. Ils se mirent à devenir paranoïaques. À s’accuser les uns les autres de conspirations et de crimes. Certains quittèrent les campements chaque nuit pour s’enfuir dans les plaines, à la recherche de je-ne-sais-quoi. Ceux qui demeuraient loyaux à ma cause, ils étaient atteints de dysenterie, de scorbut, d’épidémies foudroyantes.
Mais je n’étais pas inquiet. Parce qu’elle me disait de ne pas m’inquiéter. »


À nouveau le ciel s’obscurcit. Et cette fois-ci, Reinhard fut transporté dans ce qui semblait être l’intérieur de ce château. Mémé et Candiano se baladaient main dans la main, solidement escortés par les gardes en tenues noires, dont les lames étaient recouvertes de sang et de bile verte. Et un Candiano dédoublé, mais au visage marqué par des cernes et des veines violacées très apparentes, invisible aux yeux des acteurs qui entraient dans le donjon, continuait de faire la narration au serviteur de Nurgle.
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« Furug’ath est un des plus loyaux et des plus puissants serviteurs du Père-Pestilent. Le Moussillon, pour lui, était un projet. Ce duché, assailli par les morts-vivants, devait devenir un foyer par lequel la corruption Chaotique pouvait grandir et gangrener la Bretonnie. Furug’ath s’y installa par l’intermédiaire de ses cultistes. Il recruta dans la belle chevalerie de ce pays de fidèles serviteurs. Et il repoussa les assauts de vampires et de nécromanciens attirés par sa sombre magie noire.
Pendant une centaine d’années, le château que tu observes grandit. Castel-Briac… Un jardin de Nurgle miniature. Une immondice vivante et matérielle, qui grossit d’années en années. Assez pour attirer l’œil d’aventuriers… »


Les gardes noirs, dans le donjon, s’éloignèrent. Et le Candiano du passé s’agenouilla, la jeune Mémé commençant alors à le déshabiller.

« De temps à autres, de preux chevaliers de la Quête apprirent de la bouche d’une jeune femme qu’ils prenaient pour une jolie Damoiselle du Graal, l’existence de Furug’ath, et qu’ils étaient l’élu chargés par la Dame du Lac de mettre fin à la pestilence. Et c’est ainsi que, régulièrement, de braves combattants nobles et forts chargèrent vers leur propre mort, grossissant les rangs de l’armée de Furug’ath, devenant ses champions une fois des milliers d’infections et de bactéries inoculées. »

Une fois Candiano, l’autre, déshabillé, Mémé disposa des bougies sur le sol, pour former trois cercles liés les uns les autres. Reinhard devina très bien qu’elle reproduisait le symbole de Nurgle.

« Jusqu’à ce que ce soit le mauvais chevalier qu’on envoya… Un qui fut assez fort d’esprit pour résister à la séduction de la fausse Damoiselle, et assez fort de corps pour endurer malgré les afflictions qu’il recevait. Ce preux chevalier massacra toute la secte. Il parvint à vaincre Furug’ath avant qu’il ne se matérialise complètement dans ce monde : Mais il craignait qu’en se contentant de le bannir, sans un ost pour surveiller Castel-Briac, d’autres cultistes viennent ensuite pour le ramener à la vie.
Alors, aidé de Damoiselles du Graal – de vraies cette fois – il décida d’avoir recourt à une astuce très bête, mais en réalité bien maligne. Plutôt que de bannir Furug’ath, il le noua à objet, une gargouille qu’il brisa. Ainsi, Furug’ath ne put jamais totalement se matérialiser ici, ni totalement battre en retraite dans le royaume où règne la magie pour se restaurer et prétendre revenir. Perpétuellement condamné à être enfermé dans deux états.
Jusqu’à ce que je vienne. »


Il y avait en effet des gargouilles dans cette grande salle de vieux château Bretonnien. Et l’une d’elle était brisée. Et c’est là que, soudain, tout parut clair à Reinhard, lorsque son Candiano narrateur se changea progressivement en sa forme infâme actuelle :
Il ressemblait comme deux gouttes d’eaux à ces gargouilles démoniaques. Il était en train de se transformer en l’une d’elles. Il était en train de devenir le vecteur par lequel Furug’ath comptait se matérialiser et enfin sortir dans ce monde.
Mémé Gâteuse chanta en langue démonique. Elle commença la cérémonie. Les bougies allumées s’éteignirent. Le Candiano du passé se mit à convulser sur le sol, en hurlant de douleur. Sa bouche vomissait. Son anus déféquait. Il urinait sur lui-même. Les gardes noirs se retournèrent, et pointèrent leurs armes sur Mémé Gâteuse, qui, recouverte d’une jolie robe blanche, et aux cheveux blonds qui descendaient jusqu’à ses fesses, ressemblait comme deux gouttes d’eaux à ces descriptions de Damoiselles du Graal dans les petits contes marrants que les parents de Reinhard lui lisaient enfant.
Tout paraissait plus clair à présent.

De l’ombre sortirent de preux chevaliers en harnois. Mais des preux chevaliers mutés, obèses, dégoulinants de bile et de suie. Tirant des armes couvertes de pus et de boutons d’acné, ils tuèrent un par un, en les faisant souffrir, les gardes noirs.

« Furug’ath est en moi ! Il arrache ma peau ! Je le sens GRATTER mon cerveau ! Il grossit… Et il veut sortir, par tous mes orifices ! »

Obscurité. Reinhard se retrouvait à nouveau sur le bateau. Les mains et les tentacules le vomirent hors du mur, et le jetèrent sur le sol.
Candiano leva sa main et se prépara à attaquer Reinhard en hurlant. Mais le cultiste eut juste à se relever et à se mettre en position défensive, armé de son bâton démoniaque, et le capitaine glissa sur le sol et tomba à terre.

« Qu’est-ce que je suis censé faire ?! Qu’est-ce que tu me veux ?! » répéta-t-il.
La gloire...Le pouvoir...La Légende...L'Estalie ! À tout prix...

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Reinhard Faul
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Re: [Reinhard Faul] Grande galère

Message par Reinhard Faul » 11 sept. 2019, 12:45

Candiano a l'air très en colère. Il avance ses appendices vers moi. Je ne peux pas bouger.
Il enroule ses mains autour de mon cou. Je n'aime pas être étranglé, évidemment, et je ne m'en cache pas. Je n'ai pas beaucoup de moyen d'expression, bien sûr, alors je me contente de tirer une longe langue et d'avoir les veines des yeux qui explosent. Puis je deviens peu à peu violet, pour faire bonne mesure. J'ai quelque flashbacks de situations semblables. C'est fou comme on peut apprécier respirer. La magie s'agite autour de moi mais je ne peux rien en faire. Parce que je suis en train de mourir.

Le Capitaine finit par me lâcher pour vomir et pleurer. Pendant ce temps je tousse et je bave. Un sale moment pour tout ce qui est O.R.L., pour l'un comme pour l'autre. La vie revient dans ma cervelle en hypoxie, mais je n'ai même pas le temps d'apprécier que je me fais aspirer dans le mur.

Et voilà, le continuum espace-temps se barre en couilles encore une fois. Je vois les épisodes du passé qui ont conduit le capitaine tiléen jusqu'à Nuln. Il me fait lui même la narration d'une voix douce, l'expression fatiguée, il se tient debout à coté de moi. Je reconnais assez bien Mémé, malgré son apparence très altérée de petite nymphette blonde. Berk. Mais j'ai même pas le temps de mater le Capitaine-du-passé et Mémé le faire ensemble que le décor change déjà.

Le Moussillon donc... sale architecture étrangère. Ça a été un long voyage pour arriver jusque là, pour des humains normaux. J'ai regardé Candiano s'allonger de lui même à place de l'agneau sacrificiel, entre des cercles de bougie qui auraient alerté la vigilance de quelqu'un de plus versé dans les coutumes de la partie chaotique du monde. Les trois cercles qui composent la marque de Papy s'étalent devant moi dans toute leur gloire.

Évidemment, le Capitaine tiléen s'en est mordu les doigts. J'ai vu son lui du passé convulser et souffrir.

Il est devenu l'espèce de gargouille qui empêche Furuga'th (Furuga'th Furuga'th Furuga'th Furuga'th Furuga'th Furuga'th) de venir parmi nous. Il est son passage. Sale destin. J'aurais pas aimé non plus. C'est qui le chevalier qui a initialement vidé le démon de notre monde ? Il faudrait que je pense à poser la question, quand je pourrais bouger à nouveau.
Des serviteurs de Papy sont venus buter les collègues du Capitaine pendant qu'il était en train de finir de perdre son corps, puis la vision est devenue de plus en plus floue, jusqu'à l'obscurité.

Le mur du bateau m'a dégueulé sur le sol de la cale. Plus d'asticots qui me maintiennent les yeux ouverts, je roule sur le parquet et j'ai à peine de temps de faire barrière avec mon bâton pour empêcher le tiléen de me tuer. Après cette attaque, il s'est laissé couler sur le sol pour gémir. Lui ne sait pas que Mémé l'a transformé en porte géante pour gros démon.

« Bah écoute... moi je suis là parce que des types dehors veulent vous brûler, toi et le bateau. Je voudrais te faire sortir. Tu peux arrêter d'essayer de me tuer ? »

Je cogite dur. C'est quand même un sacré morceau de psychologie de convaincre un type victime de rituel satanique qui le transforme en sac de pus géant de pas te tuer. Un sacré morceau. Il s'est passé beaucoup de choses d'un coup. Je ramasse mes membres pour m'asseoir dans une position plus confortable, j'ai mal partout.

« Il est où Raffaele ? Si on pouvait... si on pouvait aller chez Irmfried ou quoi, le temps que je réfléchisse... »
Reinhard Faul, Voie du Sorcier de Nurgle
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Re: [Reinhard Faul] Grande galère

Message par [MJ] Le Grand Duc » 12 sept. 2019, 15:09

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Rédigé par Armand de Lyrie, Assistant MJ


Le mutant se releva lentement du sol. Il pleurait d’angoisse. Son visage immonde aux yeux de mouches se tourna pour regarder droit dans ceux de Reinhard Faul.

« Raffaele est mort. Il est mort. Il est mort ! Il est mort ! Et Nurgle le bouffe ! Il a prit mon Raffaele ! Il l’a volé, et il se repaît de sa chair ! »

Il n’osa pas fermer la distance avec Reinhard. Le monstre se tenait plutôt soigneusement à l’écart, gardant plusieurs pas loin du cultiste. Il semblait étrangement horrifié par la présence du serviteur de Nurgle.

« Peut-être… Peut-être que brûler vivant serait pour le mieux. Ma souillure… Ma souillure ne peut pas se répandre dans le monde. »

Une voix, alors, se mit à grogner dans l’oreille gauche de Reinhard. Une voix bien grasse, qui semblait être régulièrement arrêtée par des quintes de toux.

Mh. Pathétique. Rejeter ainsi les cadeaux de Grand-Père ; Ne sait-il pas que c’est impoli ? Dommage, il est mon creuset. Mais pas éternellement. Tu le terrifies. Tu es bien assez puissant pour lutter contre lui. Et je peux invoquer des soldats pour t’aider, tant que tu te tiens sur ce navire : Il est persuadé qu’il peut le contrôler, mais tu es bien plus fidèle et puissant que lui pourra jamais l’espérer.
Attaque-le. Frappe-le. Assomme-le. Ensuite, tu pourras traîner sa carcasse loin d’ici. Laisse les dégoûtants infidèles brûler ce navire ; Pour l’heure, j’ai tout simplement besoin de ce pleutre.


Mais avant que Reinhard ne puisse réagir, une nouvelle voix se fit entendre, celle-ci dans l’oreille droite. Une voix beaucoup plus familière. Une voix de vieille femme qui vivait avec des chats.

Non ! Il faut que tu me le ramènes ! Je saurai l’utiliser ! Montre-lui ta marque, parle-lui de moi, convaincs-le de t’écouter, d’une manière ou d’une autre. N’utilise pas la force comme une brute : Tu vaux mieux que ça, petit poussin. N’écoute pas l’autre méchante voix.
– Quoi ?! Comment oses-tu ?!
– Ramène-moi Candiano, Reinhard. Ramène-le moi, et je t’offrirai tous les cadeaux dont tu puisses rêver…
– Je te brûlerai, Mémé, je te brûlerai pour qu’il n’y ait pas un seul tissus de ta chair qui puisse pourrir et nourrir Nurgle!
Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois. Je vis avec mes gens, loin de la folie des hommes. La nuit je vole dans les sombres profondeurs de la forêt. Mon regard d'acier partout se pose, et sans bruit, comme le vent, je file entre les branches des arbres séculiers. Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois.

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Reinhard Faul
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Re: [Reinhard Faul] Grande galère

Message par Reinhard Faul » 15 sept. 2019, 14:23

« Papy n'a rien volé. Tout finit par lui appartenir de toute façon. »

J'ai peur que ça énerve Candiano, mais je subis la conversation de toute façon. Je ne m'attendais pas à ce que ce soit un mécréant. Dans mon rêve il avait un physique... qui allait bien avec le boulot de cultiste, disons. Je le croyais déjà convaincu. Maintenant je me sens con.
Et voilà qu'il veut brûler vif maintenant.

A ce moment là, Furuga'th décide que c'est le bon moment pour venir parler dans ma tête, puis Mémé vient y mettre ses objections. J'attrape mon crâne à deux mains. Je me mets à saigner du nez. Encore de la magie. C'est un putain de relais poste dans ma cervelle, tout le monde a son mot à dire, sa petite histoire à raconter. Ça me rappelle quand j'ai rencontré Mémé.
La magie c'est une putain de maladie, et j'en étais au stade terminal à ce moment là. Après avoir été sauvé du typhus, Papy est devenu mon seul ami, le seul capable de me comprendre. Je errais dans les rues, je n'arrivais plus à dormir ou à manger, tout entier occupé à mes révélations. Pourtant, j'en avais encore besoin, de ces fichues fonctions vitales. Pourtant, j'en étais à un stade d'incurie où je faisais sous moi.

Je me souviens de cette vieille dame qui s'est arrêté devant moi en pleine rue, qui m'a fixé en faisant « c'est pas possible ». Je ne sais pas ce qui était impossible. Elle m'a ramassé, et voilà. Elle me fait peur, mais je ne serais pas allé loin sans elle. Et elle veut que je lui ramène Candiano.

Furuga'th il me fait très peur, lui. Je n'ai pas envie de le contrarier. Il m'a fait du mal quand j'étais dans son royaume, en me montrant la magie. Là il parle très fort. Les deux se disputent tellement dans ma tête que je révulse les yeux jusqu'à ce qu'ils deviennent blancs. Puis ils disparaissent aussi brutalement qu'ils venus gueuler sous mon crâne.

Je n'ai pas très envie d'obéir au démon. Il me fait peur. Il veut tuer Mémé. Je m'étreins la poitrine à deux mains.

« Papyyy... »

Mais je me ressaisis. Nous sommes là pour une raison. Le Capitaine tiléen semble découragé de l'idée de me tuer, parce qu'il est trop dans la merde pour que ça arrange quoi que ce soit. J'essuie mon nez d'un revers de manche de Répurgateur. Ils ont vraiment des uniformes cons. Ça me fait penser...

« Ils t'ont dit des trucs les trois pignoufs ? Les prêtres, là. »

Je me gratte. Je trouve que c'est un geste apaisant, j'en use beaucoup.

« Il faut que je te montre un truc. »

Je soulève mon uniforme déchiré pour dévoiler mon nombril. Tout autour s'étale la marque de Grand Père.

« Je peux t'amener à Mémé, il faudrait que tu sois un peu coopératif. Putain, personne a envie de mourir brûlé vif par des fanatiques religieux. Non ? Je peux... je peux essayer de rêver de Raffaele sinon. J'ai des visions tu sais. »

Je hoche la tête, comme pour me convaincre moi même que c'est une bonne chose.
Reinhard Faul, Voie du Sorcier de Nurgle
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Re: [Reinhard Faul] Grande galère

Message par [MJ] Le Grand Duc » 15 sept. 2019, 15:33

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Rédigé par Armand de Lyrie, Assistant MJ


Reinhard : +1 point de folie
Frida : +1 point de folie
Max : +1 point de folie.

Reinhard est à 9 points de folie. Au prochain, il devra tirer une affliction chaotique.
Reinhard Faul se rangea donc à l’opinion de Mémé Gâteuse. Mais tandis qu’il se dépatouillait pour tenter de convaincre le capitaine Candiano, la voix grasse toussante se fit à nouveau entendre, d’un grognement rauque.

Qu’est-ce que tu fais ?! Quelle déception… Tu souhaites égaler la magnificience d’un pestilent ? Ou demeurer à jamais une petite crotte ?!
Je continuerai de t’observer… Mais sache que tu me déçois énormément, Reinhard Faul ! Gare au chemin que tu commences à emprunter !


Le mutant pleurait tout le long du discours du cultiste. Mais lorsqu’il entendit le nom de son fils cadet résonner, il se souleva subitement. En rugissant.

« NE DIS PAS SON NOM ! JE TE L’INTERDIS ! »

Le mutant se jeta en avant avec l’un de ses énormes bras de chair nécrosée. Adroit, Reinhard parvint à se jeter en arrière et à reculer pour éviter le coup. Le bras passa à travers le bois du navire, et le défonça d’un coup : Alors, une nuée de cafards s’éleva en l’air.

Contrôle-le, mon poussin ! Contrôle-le !
Si tu n’ y arrives pas tout seul… Mes amants peuvent t’aider...


Dans la crevasse que Candiano venait de créer en explosant le pont avec son bras, il se mit à percevoir une force, brûlante, mais d’une brûlure bizarrement délicieuse… Quelque chose semblait vivre juste en-dessous. Des âmes. Des âmes qu’il pouvait presque toucher, quand bien même elles semblaient cachées dans une abysse de ténèbres sans fins au fond de ce trou d’où sortaient des milliers de cafards volants.
CHAR Reinhard : 8
Bonus : +2 (Rafaelle évoqué)
Jet : 18, échec.

ATT Vitale Candiano : 13
Jet : 19, échec.

INT Reinhard : 8
Jet : 6, réussite. Reinhard débloque les Paladins Purulents.
Les Paladins Purulents : Les serviteurs du Moussillon

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Les Paladins Purulents sont les âmes de treize chevaliers Bretonniens qui ont chacun, tour à tour, tenté d’occire Furug’ath à l’époque où il tentait d’apparaître en chair et en os dans le monde matériel. Chacun d’entre eux a échoué dans sa quête, et ont été réduits à l’état de serviteurs torturés, dont la chair est reconstruite par Magie Noire temporairement.

Les Paladins Purulents peuvent servir à Reinhard de gardes du corps temporaires, qui sont invoqués en dépensant des Points de Croyance de Nurgle.
Actuellement, Reinhard a accès aux 13 Paladins. Ce ne sera plus le cas lorsqu’il aura quitté le bateau : Il faudra tenir des rituels et provoquer des profanations pour y avoir à nouveau accès.

Coût d’invocation des Paladins (Pour 15 rounds) :
Paladin rang 1 : 10 PdC de Nurgle
Paladin rang 2 : 15 PdC de Nurgle
Paladin rang 3 : 20 PdC de Nurgle
Paladin rang 4 : 25 PdC de Nurgle
Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois. Je vis avec mes gens, loin de la folie des hommes. La nuit je vole dans les sombres profondeurs de la forêt. Mon regard d'acier partout se pose, et sans bruit, comme le vent, je file entre les branches des arbres séculiers. Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois.

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Re: [Reinhard Faul] Grande galère

Message par Reinhard Faul » 15 sept. 2019, 19:50

« Mais arrête ! »

Je me jette en arrière alors que Candiano essaye de me tuer. Comme on peut le constater, je ne suis pas un fou furieux du meurtre et de la rancune, au point que les voix dans ma tête sont obligées de me disputer pour que je cherche à neutraliser le monstre maudit. Mémé me hurle de faire appel à une aide extérieure, et le savoir pour le faire me coule direction dans le cerveau sans passer par mes oreilles ou mes yeux. Je déteste ça. Maintenant j'ai des souvenirs que je n'ai jamais vécu. Ça fout le bordel dans mon hippocampe des trucs comme ça.

J'agite mon bâton pour ramasser un peu de « barbe à papa » (je sais que ça s'appelle le dhar, mais je t'emmerde). Une grande partie de moi se réjouit de jouer avec la magie, mon cerveau animal y trouve entièrement son compte. Les autres parties, celles qui paient les factures (enfin qui aimeraient bien), sont horrifiées. Pas de bol, le siège de ma conscience est logée dans les zones chiantes de mon cerveau. Je préfère pas trop penser à ce que je suis en train de faire.
Reinhard invoque un Paladin rang 1
J'enfonce mon bras dans le trou dans la coque. Y a des milliers de tas d'âmes là dedans, mais comme c'est la magie j'attrape celle que je veux du premier coup. Pauvre petit chose gémissante sans corps. Candiano ne peut sans doute pas la voir, mais moi j'ai comme un petit fœtus en train de me dégouliner dans la main. Un homoncule, si t'aimes bien le vocabulaire de péteux. Elle n'a pas de voix mais elle hurle d'horreur devant l'aberration que constitue son existence.

Je fais un saut de coté pour m'éloigner de Candiano.

« Laisse moi ! Est ce que c'est moi qui t'ait foutu dans ce bateau ? Non ! Et tu veux même pas me parler en plus. Sale bourge va. Comme si personne avait jamais vu un gamin crever. »

Je remets mon attention sur la petite chose misérable. Elle se tortille, c'est la seule résistance qu'elle peut opposer à toute l'ignominie de sa situation.
Je l'écrase dans mon poing, un espèce de pus qui sent comme l'intérieur de mon nombril se met à dégouliner sur mon avant bras. La petite créature hurle sa souffrance en silence, parce qu'elle est incapable de faire du bruit, même si je l'entends.

A la même seconde, un homme monstrueux sort du sol juste derrière moi. Son corps évoque la puissance et la lourdeur, à cause des plis de graisse jaune qui pendent par dessus ses muscles. Il y a quelques pièces d'armure encore accrochées à lui, rongées par la rouille. On ne voit pas son visage, parce qu'un lourd casque est vissé dessus. Et quand je dis vissé c'est vissé, on voit bien les boulons qui ont été enfoncés dans son crâne. Je sais que c'est un chevalier bretonnien à la base, mais j'avoue que je mélange allègrement la Bretonnie, la Tilée et l'Estalie tout ensemble. J'arrive jamais à me rappeler qui fait quoi. Qu'est ce qu'on à foutre de toute façon ? C'est des étrangers fofolles. Sauf mon Paladin, qui est très beau et très viril. Il tient un hachoir gigantesque plein de tétanos. Ça c'est du bonhomme comme on en fait plus. Je le préfère comme ça à son apparence d'avant. Un blondinet tout maniéré là. Je me demande comment Mémé peut coucher avec des gens comme ça.

« Immobilise le, je vais l'ensorceler. »

Je me concentre sur ma main droite, qui commence à briller.
Reinhard lance Allégresse fétide sur Candiano.
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Re: [Reinhard Faul] Grande galère

Message par [MJ] Le Grand Duc » 18 sept. 2019, 21:18

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Les arcanes de l’immatériel hurlent. La réalité se déforme. Et un monstre de chair animé par le Dharr reprend vie, une insulte aux Dieux de l’ordre...

Jérôme d’Angrenelles, le Septième Paladin Purulent

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Candiano hurla, et se jeta en avant, paré à tuer Reinhard Faul sur place. Mais juste en face de lui, le Paladin dégoulinant de morve et de gras s’interposa et reçut à la place du cultiste le plus gros des dégâts. Une étrange mêlée s’engagea alors. Le Paladin ouvrit grand sa gueule pour que sorte de son gosier un nuage de cafards, puis frappait à l’aide de son hachoir, tailladant la chair du mutant massif qui lui barrait le chemin. Le capitaine Tiléen encaissait et rendait coup pour coup, avec ses énormes muscles hypertrophiés qui éclataient le bois des mâts et des bancs de rame dans des tas d’échardes volantes.

Candiano hurlait, probablement des jurons et des blasphèmes dans sa langue du sud. Jérôme, lui, demeurait plus-ou-moins silencieux. Ce ne fut que quelques phrases dans un patois différent mais bizarrement similaire à celui du capitaine qu’il se fit parfois entendre, et toujours d’une voix gutturale et rieuse. La rixe épique continua durant de longs instants, instants durant lesquels la fine limite entre le monde réel et la folie chaotique de l’autre dimension semblait de plus en plus troublée. Le pont du bateau sous les pieds de Reinhard tremblait, et il entendait comme des gargouillements de ventre qui émanaient de l’abysse aux cafards en plein milieu du bateau.
Toute la structure était branlante et changeante. Les mats semblaient se déplacer tout seul. Des rames volèrent et se jetèrent dans le décor. Des squelettes aux tissus nécrosés roulaient sur le sol. Les lois de la physique avaient bel et bien décidé de se casser et de rentrer chez elles.

Le Bretonnien s’avéra être un magnifique serviteur. Brisant la garde de Candiano, il parvint à lui trancher net l’une de ses jambes mutées, un geyser de pus et de merde coulant à toute vitesse une fois le membre sectionné. Le preux chevalier se jeta sur lui, lui asséna un grand coup du manche de son hachoir, et le maintint solidement en place. Reinhard n’eut alors aucun problème à s’approcher, à attraper le visage du Tiléen entre ses mains, et le calmer aussitôt par un sortilège.

Jérôme d’Angrenelles se souleva. Il attrapa la tête de Candiano et le frappa solidement par trois fois contre le banc du navire. Aussitôt, le Tiléen fut assommé. Le Paladin Purulent s’agenouilla devant Reinhard, posa son poing contre son cœur, et disparut immédiatement dans une courte révérence, son devoir entièrement rempli.

Ne restait plus qu’à Reinhard Faul d’extraire Candiano hors du vaisseau…
Résumé du combat :
ATT Vitale : 13
Jet : 12, réussite.
PAR Jérôme : 11
Jet : 3, réussite.
Jérôme subit une perte de ((FOR : 11x2=22) + (Bras muté : 12)+(1d8:1) – (Harnois puant : 12) – (END : 10) – (Coriace : 1d3 : 3) 10 PV, il lui en reste 65.

Jérôme sacrifie sa demi-action pour tenter d’aveugler Vitale avec l’attaque Vomi de Cafards

ATT Jérôme : 12
Jet : 8, réussite.
END Vitale : 13
Jet : 14, échec.
Vitale subit -1 en ATT et en PAR jusqu’à la fin du combat.

ATT Jérôme : 12
Jet : 12, réussite.
PAR Vitale : 14-1
Jet : 14, échec.
Vitale subit ((FOR : 10x2=20) + (18) + (1d8:6) – (END : 13) + (Très coriace : 1d12 : 5)] 26 PV, il lui en reste 49.

ATT Vitale : 13-1
Jet : 15, échec.

ATT Jérôme : 12
Jet : 13, échec.

ATT Vitale : 13-1
Jet : 18, échec.

ATT Jérôme : 12
Jet : 1, réussite critique. Il gagne une attaque d’opportunité gratuite.
Jet : 2, réussite.
PAR Vitale : 14-1
Jet : 4, réussite
Jet : 15, échec.
Vitale subit (24) et (13) PV de dégât. Il lui reste 12 PV.

ATT Vitale : 13-1
Jet : 5, réussite.
PAR Jérôme : 11
Jet : 4, réussite.
Jérôme subit 15 PV de dégât, il lui en reste 50.

Vitale est assez affaibli. Jérôme sacrifie son action et sa demi-action pour tenter une action d’immobilisation.

FOR Jérôme : 10
Jet : 5
FOR Vitale : 11
Jet : 8
Différentiel : 5>3. Vitale est maîtrisé par Jérôme et devient incapable de s’en sortir.

MAG de Reinhard Faul : 20
Jet : 9, réussite.
Vitale subit le sort et est pacifié.

Jérôme d’Angrenelles disparaît et retourne dans le domaine de Furug’ath, sa mission accomplie.
***
Max et Frida entrèrent dans la cale. Ils se saisirent chacun d’un des bras de Vitale Candiano, et leur secours mutuel ne fut pas de trop : Max avait beau avoir un brave physique de travailleur de force, et Frida être habituée à l’exercice, les deux comparses suaient et soufflaient tandis qu’ils tiraient la carcasse hors de son navire. Une fois en sécurité sur le pont, ils observaient ce corps immonde et muté sous leurs yeux, complètement hagards. Incapables de savoir quoi faire à partir de là.

« Il est gros. Ça va être chiant de le faire sortir d’ici. »

Frida posa ses poings sur ses hanches. Ses yeux coulaient des larmes de sang. Il fallait réagir vite.

« Faut… Faut qu’on aille chercher la chariote. Bon sang. On a pas pensé à ce qu’on était censés faire à partir de là. Finalement venir jusqu’ici, c’était facile. »


Frida enjamba le cadavre du prêtre Ferdi, et s’approcha du bout du navire. Elle regarda les quais. Ils étaient illuminés de torches, et on pouvait voir au loin des soldats courir partout.

« Ils ont l’air nerveux… Ils ont entendu des tirs…

– Mais ils ont aucune idée de ce qui s’est passé ici. On est trop loin. Ils osent pas approcher. »

Max toussa. En posant ses doigts sur sa langue, il découvrit qu’une bille noire était sortie de ses poumons.
Les deux collègues de Reinhard étaient clairement en train de mourir à petit feu. Alors que Reinhard Faul semblait petit à petit se régénérer et panser ses plaies, ses compagnons, probablement trop humains, étaient eux aux portes de la fin. Il fallait vite partir les mettre en sécurité.

« Qu’est-ce qu’on fait, patron ? »
Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois. Je vis avec mes gens, loin de la folie des hommes. La nuit je vole dans les sombres profondeurs de la forêt. Mon regard d'acier partout se pose, et sans bruit, comme le vent, je file entre les branches des arbres séculiers. Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois.

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