Re: [Piero] Mourir, c'est partir beaucoup.

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[MJ] Le Djinn
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Re: Re: [Piero] Mourir, c'est partir beaucoup.

Message par [MJ] Le Djinn »

A la table de jeu, un silence de mort s'installa à peine Piero eut-il annoncé son intention de participer au jeu. Un des probables tricheurs, un jeune loufiat à peine sorti du caniveau, manqua de s'étouffer et leva les bras en protestant. Son acolyte, qui avait sans doute deux fois son âge et une fois et demi sa carrure, le repoussa du plat de la main avant de se tourner vers le garde du corps et de lui lancer un rictus aigri accompagné d'un regard venimeux. Tout dans la posture le rapprochait du charognard furieux qu'un prédateur vienne lui disputer la carcasse si âprement gagnée. S'il y avait une chose que tous connaissaient pourtant en Tilée, c'était la tendance des éboueurs de la nature à se regrouper avant de dévorer une victime.
Test de détection pour Piero: 7, réussite.
Test de détection pour Alejandro: 3, réussite.
Dans la salle, personne ne manqua de remarquer que trois hommes à l'aspect pour le moins agressif s'étaient levés en même temps tout au fond de la salle. Trois truands à n'en pas douter, comme leurs bras ravagés par la gale et leurs visages mangés par des cicatrices mal soignées le laissaient deviner. Des poignards peu discrets à la ceinture accompagnés de matraques, des habits très sombres mais peu adaptés aux métiers manuels. Ces gens-là n'étaient pas que des tire-bourses avec la morve au nez mais bien d'authentiques bandits, avec expérience et attirail. Le patron les couvait d'un regard complaisant et peut-être même complices, accentuant davantage encore leur culpabilité. Ils avancèrent jusqu'à une table proche de celle des joueurs et en chassèrent les clients avant de s'asseoir à leur place, surveillant le déroulé de la partie.

C'était d'ailleurs l'heure de placer les mises, ce que Lorenzo fit avec bien trop de célérité pour son propre bien. La jeune damoiselle lui ayant proposé sa couche et ses cuisses le regarda repartir, un poil vexée, dans les bras du démon du jeu. Bredouille, elle repartit vers sa mère qui la houspillait de loin, se jurant de l'avoir la prochaine fois.

Le dernier obstacle levé, les cartes pouvaient claquer sur la table.

Piero doit alternativement réussir 3 jets d'INT et 3 jet d'HAB pour découvrir les supercheries des tricheurs! Si le tricheur principal (pour simplifier) y arrive avant lui, Lorenzo et Piero se feront plumer...

On commence avec Piero: INT: 2, HAB: 12, 20, 13, 1 / INT: 2, HAB: 13, 18, 13, 18, 17, 18, 8 / INT: 13, 17, 14, 3, HAB: 15, 8.

Piero aura dû effectuer 19 jets.

On continue avec le tricheur: INT: 4, HAB: 1 / INT: 17, 7, HAB: 5 / INT: 4, HAB: 10.

Le tricheur aura dû effectuer 7 jets.

Piero a perdu 5 pistoles.
Plus qu'une déculottée, ce fût une leçon. Le maître eut toute l'attitude pour apprendre aux pigeons ce que cela faisait d'être déplumé. Alors certes, Piero n'avait pas une grosse somme à perdre sur lui et ce fût Lorenzo qui en eut pour ses frais, mais tout de même. Les séries s'enchainaient à chaque tour alors que la mise était maximale, sans doute à coup de cartes cachées dans les manches ou les chausses. Du côté du fils de riche, une forme de colère froide commençait à arriver. Sans doute s'imaginait-il assez malin pour vaincre le truand. Douce naïveté. En face, le rictus du joueur s'agrandit en un grand sourire et il tira une pipe de son sac qu'il alluma avec beaucoup de tabac pendant que son complice comptait les pièces d'or et d'argent.

Piero devait faire quelque chose ou la situation allait dégénérer.
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Piero Orsone
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Re: [Piero] Mourir, c'est partir beaucoup.

Message par Piero Orsone »

Le problème quand des tricheurs jouent avec des tricheurs, c'est qu'ils ne peuvent pas accuser l'autre.
Bien entendu qu'ils trichaient ces affreux corniauds, ces abjects scélérats de bas-fonds si innommables qu'ils devaient bien plus partager avec la boue qui en maculait le sol qu'avec l'humanité. Mais sans pouvoir le prouver, c'était jeter des accusations en l'air, et l'air du Cul-de-Morr était profondément vicié.

Il lorgna vite fait sur les trois autres gaillards au fond. C'était pas des plaisantins, de la petite vermine débauchée pour quatre sous afin d'intimider. C'était du tueur ça. Du bon bandit bien bourru. Le genre à saigner un type pour une bière renversée sur les chausses. Dans ses vertes années, ce genre de tarés avait parfois fait un bout de route avec sa petite troupe. Ils restaient jamais longtemps. L'Appel du sang les foutait irrémédiablement dans un fossé à pourrir avec les vers ou à s'enfoncer sur une spirale de violence. Ils étaient trois. Plus les deux connards. Et peut être d'autres. Ils étaient trois. Et Lorenzo devait se battre comme un noble. Dignement, en saluant son adversaire. Pas la baston des rues, celle où tu apprends à broyer les couilles d'une main et à frapper dans la glotte avec l'autre.

Bon. On faisait quoi ? Le petit bourge bouillait à coté comme une marmite de tisane sauf qu'il était pas prêt de s'apaiser. Si il sortait son flingue là, c'était lui l'agresseur, un coup à se faire descendre par la moitié de ce tas de cloportes.
Piero inspira profondément. Son plus beau sourire vint éclaircir sa mine de salaud joli-cœur.

"Une bien belle partie je l'admets. Que diriez vous de partir sur un autre jeu ? Dés ? Bras de fer ? Le choix est à vous messieurs. Et de faire tinter la bourse avec ses récentes acquisitions.
En rejouant, il va essayer de prouver qu'ils trichent, en baissant leur manche au bras de fer ou une autre manipulation, via l'ambidextrie. Si ça dégénère... On verra sur le forum :siffle:
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Re: Re: [Piero] Mourir, c'est partir beaucoup.

Message par [MJ] Le Djinn »

Entre les différents lascars, frères dans l'arnaque, il y eut ce regard de complicité typique de ceux qui, ayant déjà gagné, voulaient encore empocher davantage. Le plus âgé et sans doute le chef de cette petite bande observa le plafond quelques secondes dans un semblant de réflexion, bien que sa décision était prise depuis le départ.

-"Allez, au bras de fer. Hé Julio, pointe-toi. Si tu gagnes, on rend l'argent. Si tu perds, toi et ton pote vous nous laissez vos armes et vos bijoux, vous allez voir ça servira."

Un des hommes de main assit à la table derrière celle des joueurs se leva, rangea le poignard avec lequel il se curait les ongles et s'assit sur un tabouret, claquant son coude sur la table dans un geste de défi. Laissant Piero s'installer à son tour, Lorenzo parut à court d'argument et se contenta de siffler à son protecteur de leur faire rendre les gains. Le dénommé Julio amorça un sourire édenté sur sa face d'ivrogne et sa chevelure grasse d'adulte ayant grandi sur le pavé. Sa main s'agita dans une provocation vaseuse et parfaitement immonde. Le temps semblait venu de faire parler les biceps.
Le duel de bras de faire se passe de la façon suivante: les participants commencent à la position 0, si Piero gagne une manche, la position gagne +1, s'il perd la position gagne -1. Si Piero arrive à +3, il gagne. S'il arrive à -3, il perd.

Julio était un humain normal quoiqu'un peu costaud, il a une force de 10.
Toutes les manches sont sur le mode: Piero vs Julio.

1ère manche: 9 vs 14. Victoire de Piero, position 1.
2ème manche: 16 vs 12. Victoire de Julio , position 0.
3ème manche: 15 vs 2. Victoire de Julio, position -1.
4ème manche: 18 vs 17. Victoire de Julio, position -2.
5ème manche: 3 vs 2. Victoire de Julio, position -3.
L'affaire fût pliée en une poignée de secondes à peine. Piero parut prendre l'avantage au début, mais il perdit soudainement son équilibre et se retrouva poing contre la table en un instant, sans avoir eu le temps de comprendre ce qu'il se passait. Sa défaite était totale. Les parieurs, goguenards, souriaient de toutes leurs dents pendant que le nobliau, estomaqué, ne savait plus à quel dieu se vouer ni ne croyait ce qui se passait sous ses yeux. Dans toute sa vie jamais il n'avait connu d'humiliation pareille ou de défaite plus totale! C'était un désastre, un désastre! Sauf si...
Test d'observation d'Alejandro: 3, bonne réussite.
Doucement, la puissante silhouette du vieux diestro qu'était Alejandro se leva et s'avança d'un pas lent vers la table où les reîtres essayaient d'arracher à Lorenzo un bracelet d'argent oublié sur son poignet. Il leur déclara dans un calme absolu:

-"Messieurs, il me semble bien que le combat n'a pas été équitable. J'ai observé que votre compère avait la main, disons, aidée par votre petite compagnie. La table légèrement penchée, par exemple?"

La réponse ne se fit pas attendre. Les trois larrons armés se tournèrent vers lui d'un coup, Julio compris, le faciès traversé par une expression désagréable.

-"'Y'a pas de triche ici, l'poivrot. T'as trop bu et t'imagines des trucs, c'est tout."

La main du vétéran glissait doucement plus bas, se rapprochant subrepticement de la garde son épée.

-"C'est que je suis encore très sobre. Et je ne me trompe jamais. Rendez cet argent."

-"T'as rien vu et ce blé est à nous."

Eux également commençaient à se rapprocher de leurs armes. La situation pouvait dégénérer à n'importe quel moment. Le risque était multiple: si la bagarre éclatait, le sang maculerait le plancher comme les traces brunes prouvaient que cela avait été le cas. Si au contraire Piero choisissait de fuir, Lorenzo ne lui pardonnerait sans doute jamais, vu comme il jubilait à l'idée d'une véritable bagarre de taverne. Qui savait aussi si ces brigands s'arrêteraient là et les laisseraient partir? Quels risques Piero serait-il prêt à prendre?
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Piero Orsone
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Re: [Piero] Mourir, c'est partir beaucoup.

Message par Piero Orsone »

Bon. Le Julio il était pas taillé en manche de pioche l'engin. C'était plutôt du solide. Bon. Lui même n'étant pas taillé dans du Gorgonzola, il avait ses chances.

Allez. On y va. On inspire et... Bon sang il a de la poigne l'animal. Allez. Allez. Ah non, c'est pas le bon sens pour lequel se plier. Allez... Et mierda.

Piero regarda tour à tour les truands, Lorenzo. Ses affaires. Ses yeux s'écarquillèrent. Puis son propre homme de main, à lui, tout à lui tout beau et tout efficace se leva. Parfait.
Presque à égalité là. Il appuya du regard et des gestes les dénonciations du vieux Alejandro. Dans les dents bande d'escogriffes !
La tension monta. Ils avaient clairement pas envie de rendre le blé. Et l'aventurier n'avait clairement pas envie de leur laisser leurs biens.
Alors parfois, il faut marquer le coup. Ou juste le tirer.

"Vous voulez nos armes faquins ? Alors prenez celle-ci." Il leva le pistolet de sa ceinture et pointa la tête de Julio. "Qu'on vous y reprenne à jouer sur notre honneur, ordures." Et il tira.
Piero Orsone da Trantio, explorateur
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Re: Re: [Piero] Mourir, c'est partir beaucoup.

Message par [MJ] Le Djinn »

Tir de Piero: 4, réussite. Julio ne peut évidemment pas parer ou esquiver et subit donc les dégâts bruts: 42 points de dégâts. Il n'est pas mort mais ça pique.
La surprise dans l'assemblée fût totale. On se préparait certes à tirer le poignard ou, au pire, lever le sabre. La balle de Piero fila droit dans la tête de Julio, qui s'effondra en hurlant sur la table derrière-lui, se tenant ce qui restait de sa joue gauche avec les deux mains. Le temps flotta jusqu'à ce qu'Alejandro, en ancien soldat, ne dégaine sa rapière d'infanterie et une main gauche qui pendait à sa ceinture. Les deux tiléens jaugèrent les canailles face à eux avant que tous ceux qui ne l'avaient pas fait sortent leurs armes. Le mauvais acier parlerait ce soi et bien malin qui pourrait dire qui en sortirait vainqueur.
Le profil d'Alejandro:

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Il est équipé d'une rapière, d'une main gauche et d'un pourpoint matelassé. Il a aussi une compétence de spécialisation en rapière et de la compétence Parade.

La salle est remplie de clients et de mobiliers. Il faut réussir un jet d'HAB pour pouvoir attaquer une cible ayant déjà été visée par un combattant allié.
Tenu à l'arrière, Lorenzo exultait d'assister enfin à une de ces rixes mortelles dont on lui avait tant parlé! D'une main tremblante il dégaina un petit style qu'il cachait dans une de ses bottes, une technique apprise par un maître-d'armes. Piero l'empêcha pourtant d'avancer et se prépara plutôt à recevoir la charge d'Antonio, le compagnon du pauvre Julio ainsi que de Justiniani, son comparse. Sur sa gauche, Alejandro, les yeux rivés sur le chef des arnaqueurs, ne semblait plutôt penser qu'à celui-ci et à son malfaisant compère.
Les combats seront donc formés de : Piero vs Antonio & Justiniani ainsi que d'Alejandro vs Paco le Hundo & Pedro.

Tour 1:

Alejandro va donner deux attaques sur Paco, son objectif est de se débarrasser du chef le plus vite possible.

Alejandro attaque: 18 & 19. Double échec.

Paco attaque: 16.

Pedro attaque: Jet d'HAB pour pouvoir attaquer: 19, il ne peut pas.

--

Piero va attaquer Antonio, qui le lui rendra bien.

Piero attaque: 7, réussite. Parade d'Antonio: 5, réussite. Antonio subit 29 dégâts.

Antonio attaque: 2, réussite. Parade Piero: 10, échec. Piero subit 28 dégâts. Il reste 42 Pvs à Piero.

Justiniani attaque: Jet d'HAB: 13, échec.

Tour 2:

Même chose pour Alejandro.

Alejandro attaque: 2, réussite. Parade de Paco: 13, échec. Paco subit 23 dégâts.

Paco attaque: 2, réussite. Parade d'Alejandro: 6, réussite. Alejandro subit 12 dégâts. Il reste 63 Pvs à Alejandro.

Pedro attaque: Jet d'HAB pour pouvoir attaquer: 9, il ne peut pas.

Alejandro attaque: 10, réussite. Pas de parade pour Paco. Paco subit 25 dégâts.

--

Piero attaque: 3, réussite. Parade d'Antonio: 18, échec. Antonio subit 31 dégâts. Antonio est mort.

Justiniani attaque: 20, échec critique. Il passera le prochain tour.

Tour 3:

Alejandro attaque: 13, échec.

Paco attaque: 10 échec.

Pedro attaque: Jet d'HAB pour pouvoir attaquer: 2, il peut! Jet d'ATT: 9, il rate.

Alejandro attaque: 8, réussite. Parade de Paco, 8, échec. Paco subit 29 dégâts. Paco est mort

--

Piero attaque: 7, réussite. Parade d'Antonio: 20, échec critique, il perd son arme. Justiniani subit 29 dégâts.

Jet d'INT de Justiniani : 18. Il se barre.

Tour 4:

Alejandro attaque: 1, réussite critique, dégâts doublés. Parade de Pedro: 11, échec. Pedro subit 62 points de dégâts. Pedro est mort.
Le combat fût bref mais intense. Les sabres, dagues et rapières s'entrechoquèrent entre les tabourets et les tables de jeu. On renversa le mobilier, les chopes filèrent dans les airs alors qu'on prenait pari sur les gagnants dans la salle. Malgré un début difficile, Alejandro montra qui il était: un ancien soldat, vétéran de dizaines de bataille et ayant tiré de celles-ci un savoir militaire précieux et une grande compétence. Il te débarrassa sans mal de Pedro, malgré un coup reçut en estoc et vainquit son acolyte sans aucune difficulté, d'un simple revers de la rapière en direction de la gorge. Le pauvre laquais s'effondra dans un flot de sang.

Du côté de Piero, la bataille ne fût pas bien difficile. Malgré un mauvais coup de sabre qui lui coûta bien une côtte, il sut tirer parti du terrain pour vaincre ses deux adversaires, notamment le pauvre Justiniani qui sembla paniquer au point de lâcher son arme et de s'enfuir en courant.

La victoire était totale: l'argent toujours sur la table, les tricheurs gisant dans leur sang. Julio lui-même, après un nouveau cri de souffrance se releva pour filer en direction de la sortie arrière.

Le problème étant désormais que la salle semblait de plus en plus hostile au trio. Pendant que Lorenzo applaudissait à tout rompre en félicitant les champions, beaucoup grinçaient des dents à voir du sang sur le sol, surtout le patron. Cela ferait des problèmes et personne n'aimait ça, les problèmes. Est-ce que Piero pouvait tirer parti de cette situation?
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Piero Orsone
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Re: [Piero] Mourir, c'est partir beaucoup.

Message par Piero Orsone »

Une arme à feu n'est pas dangereuse, le danger vient de celui qui la manie.

Et Piero était dangereux. Julio aussi. Mais Julio avait actuellement la moitié des dents répandue entre la table et le sol, les rats s'acharnant déjà sur ses gencives explosées. Il hurlait. Et Piero lui avait déjà dégainé sa lame.

Deux contre quatre. Pas question que Lorenzo ne se fasse mal en essayant de faire le malin avec son cure-dent. C'était une chose que d'énerver les loufiats du Cul-de-Morr. Énerver la famille Davanzati et même les Désolations boréales seraient à la merci de leur colère. Il avait trop trainé dans les bas-fonds, vu trop d'avis de recherches, fait face à bien trop de gens en fuite pour le savoir. Les nobles de Tilée avaient la rancune facile et la bourse lourde pour ce qui était de se venger.

Mais là, le noble de Tilée il resta sagement assis pendant que les pendards s'égorgèrent dans l'allégresse.
L'Adrénaline plein la gueule, Piero chargea l'un des truands. Les lames crissèrent mais d'un mouvement du bras il se dégagea pour mordre. La chemise de l'horrible ruffian s'empourpra. Mais il ne fallait jamais crier espoir trop vite. C'est avec son autre main qu'il frappa. Une main renforcée par des bagues pointues. Le genre de saloperie de rue que l'Estalo-Tiléen ne connaissait que trop bien. Là, c'était son pancréas qui en faisait les frais. Bordel, ça faisait un mal de chien. Il avait des glaires sanguinolents plein la bouche. Et il ne se priva pas de les balancer dans la gueule de son assaillant.
C'est crade une bagarre de taverne. Y a du graillon partout, des tripes à l'air et des ratiches cassées. Alejandro se démenait de son côté, il n'arrivait à voir ça que de loin. Le torse en feu. Sa main libre à tâtonna derrière son dos, sur la table saccagée. De son autre bras, il résistait à la charge d'un Antonio bien décidé à le tuer. Ses doigts s'enroulèrent autour d'un cruchon. Et il frappa. Les lèvres d'Antonio devinrent pâteuses. Le pauvre bougre regarda en bas. Les tessons de poterie fichés dans son bas ventre. L'aventurier frappa, encore, et encore. Jusqu'à ce qu'un corps ramolli et encore tout ébahi s'écroule par terre entre les flaques de pisse et les tâches de moisi.

Son pote dérapa d'ailleurs sur la bidoche bien chaude et s'écroula connement, l'aventurier était trop affairé à reprendre son souffle pour s'en préoccuper. Il regarda Alejandro faire. Et il faisait fort. Il utilisa toutes les bottes de diestro connues, toutes les malices à avoir pour enfoncer trente centimètres d'acier dans le torse de son adversaire. Celui qui avait la lueur d'intelligence la plus brillante dans le regard rampait par terre, le poumon perforé, sifflant plus qu'il ne soufflait dans son malheur. L'autre se fit désarmer, et égorger. Comme un goret. Il s'écroula dos au pied de table. Alejandro acheva l'autre d'un coup de sabre sans ciller. Piero se redressa, fit glisser l'arme du dernier rat du quatuor en vie au loin. Le barbare se redressa et détala sans demander son reste, suivi de Julio qui tenait sa gueule ravagée à deux mains en chialant.

En bref, on s'en sortait bien. Piero regarda l'assemblée. Bon, ils avaient toujours des trognes à faire peur. Et en plus ils avaient l'air de plus en plus remonté contre leurs frimousses. L'air digne, il essuya sa lame sur le corps d'un des bandits avant de se tourner vers Lorenzo et d'indiquer la sortie d'un signe de tête. Puis, négligemment, il s'approcha de la pile de monnaie. Il glissa tout dans une grande sacoche sauf deux pistoles. Un regard en coin vers le tavernier, un sobre : "Pour la vaisselle."

Il incita Lorenzo et Alejandro à le suivre. Si le premier n'était pas des plus motivés à partir dès le début, les regards des deux diestros fatigués ainsi que l'ambiance devenu plus que glaciale dans la taverne furent des arguments suffisants. Et sans manquer de surveiller leurs arrières, ils s'en allèrent du Cul-de-Morr. Après avoir soulagé le monde de quelques enfoirés.

Un peu plus loin après une bonne marche dans le froid de la nuit, ils s'arrêtèrent à une fontaine. Pour se débarbouiller du sang, des glaires, et de l'odeur plus que tenace de ce rade de malheur. Là, Piero regarda l'argent. Méthodiquement, il sépara l'argent de la mise du jeune noble. "Voici votre argent. Gardez le pour ce soir. En prime, un bonus pour la forme. Alejandro et moi nous occuperons des sous de ces enflures. Ils n'en n'auront plus besoin après tout."
Piero Orsone da Trantio, explorateur
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Re: Re: [Piero] Mourir, c'est partir beaucoup.

Message par [MJ] Le Djinn »

Le tas d'argent contenait pour 38 pistoles. 20 appartenant à Lorenzo lui ont été rendues, il en reste 18.
Le tintement du métal se fit entendre quand les vingt pistoles d'argent glissèrent dans la bourse de bon cuir du jeune noble. Une jolie somme, que vingt pistoles, avec on pouvait s'offrir quelques repas plus que décents ou vivre chichement pendant plusieurs mois. Pour un homme du peuple, surtout ceux des ruelles inférieures de la ville, près des murailles, cette somme représentait jusqu'à six mois de salaire. Comment des parieurs, des brigands pouvaient-ils laisser passer une occasion pareille? Même en supposant qu'ils aient à le partager, ils pourraient dormir paisiblement pendant quelques semaines.

Et pour un noble, qu'est-ce que cela représentait? La réponse de Lorenzo fût éloquente alors qu'il riait à moitié en passant la bourse à sa ceinture.


-"Merci bien, merci bien! Ah, à vrai dire je leur en voulais plus de me rouler que pour l'argent, vous savez? Enfin, je suppose que je n'aurais pas à renier de la laine sur ma prochaine paire de bottes fourrées grâce à vous! J'ai horreur quand je n'ai pas chaud jusqu'aux chevilles, voyez-vous? Enfin! Vous leur avez montré à ces types là qu'on ne devait pas s'amuser aux dépends de Lorenzo Davanzati!"

Soudainement fier de sa dernière phrase, il ne put s'empêcher de la répéter, pensif.

-"Ne pas s'amuser aux dépends de Lorenzo Davanzati... Pas mal, je la ressortirai tiens."

A côté de lui Alejandro semblait arriver au bout de sa patience. Il regardait de droite à gauche, la main sur la lame, craignant l'arrivée de renforts pour les bandits. Il n'en doutait pas une seconde: ceux qu'ils avaient affronté à l'intérieur n'était que du menu fretin mais la pègre de Trantio comptait dans ses rangs des vétérans des guerres entre cités, bien plus aguerris et bien plus adroits avec leurs lames. On murmurait même sur la présence dans leurs rangs de véritables maîtres bretteurs, capables d'en remontrer à la garde princière.

-"Nous allons à présent vous raccompagner, mon seigneur. Il se fait tard et les rues ne sont plus sûres."

-"Vous êtes bien rabat-joie, homme dont je n'ai pas le nom! Vous connaissez Piero Orsone, mon garde du corps?"

-"En effet mon seigneur. Je suis Alejandro di las Campos de Aceitunas, j'ai servi sous les ordres du prince Félipé Guardanzi pendant quinze ans au sein du régiment des Vives Lamas. Avec moi et le señor Orsone, vous êtes en sécurité, aussi je vous demande de nous croire quand je dis qu'il faut que vous rentriez"
Jet d'INT de Lorenzo: 5. Il est plus malin qu'on ne le pense.
Plus malin sans doute que son pédigré ne le laissait entrevoir, Lorenzo hocha positivement la tête après une moue contrarié. Il se contenta d'ajouter:

-"Bien, bien. J'aurais voulu m'amuser, mais bon! Votre agressivité aura gâché la soirée, je suppose!"

Drapé dans la plus pure mauvaise foi, il s'engagea dans la rue, suivi de près par ses deux protecteurs qui surveillaient les environs à la recherche d'un guetteur, d'une balance ou d'autre chose du même acabit qui pourrait les menacer. Heureusement rien, du moins à ce qu'ils apercevaient. Rapidement ils sortirent des rues les plus dangereuses pour rejoindre les allées plus festives mais moins létales des parties moyennes de la cité. Ici on ripaillait et on riait sans s'égorger en public ni vomir sur la table du voisin, un gain de décence considérable comparé aux bouges miteux du bas.
Jet d'INT de Lorenzo: 20, échec critique. J'ai rien dit, il est con comme un manche à balais.

Jet de choix du lieu: caché.
-"Oh bah parfait, j'aime beaucoup cet établissement! Allez, je vous invite, mes braves."

D'un virement de bord en angle droit, Lorenzo se retrouva à l'intérieur d'un lieu bien plus riche que le Cul-de-Morr, puisqu'il s'agissait ni plus ni moins que du Blason Secret de Shallya, un joli nom pour désigner... Un bordel. Et pas n'importe lequel bordel, d'ailleurs, ni plus ni moins que le concurrent direct de la Rose. Depuis que Piero était tout petit, les deux endroits de débauches faisaient tout pour prendre la clientèle de l'autre et il y avait parfois eu du vilain, voire du très vilain. Mieux valait faire profil bas.

Une dame entre deux âges ne tarda pas à arriver, dans une tenue richement décorée de verroterie et aux trous bien placés pour donner l'envie au client d'en voir plus. En bonne matrone des lieux, elle s'exclama


-"Oh, signore Davanzati! Voilà bien longtemps qu'on ne vous avait pas vu ici! Vous recherchez de l'amusement avec vos deux amis? Mais... Ils sont blessés?"

-"Oh ce n'est rien, ce sont des gaillards solides! Justement, apportez leurs quelques bandages, du vin et des seins bien volumineux! Ils en ont vu de toutes les couleurs.
Piero tente de se rappeler de quelque chose: 18, outch.
Outre la situation, particulièrement frustrante, quelque chose d'autre chagrinait Piero. Il lui semblait avoir oublié un élément sur ce bordel, un élément important. Sous ces murs d'un violet sombre et ces fauteuils blancs et rouge sur lesquels s'étiraient des damoiselles affriolantes, quelque chose clochait. Par ailleurs, à sa grande surprise, il semblait bien qu'il y ait peu de clients dans la boutique pour une soirée comme celle-ci, bien qu'ils puissent être dans les chambres à cette heure.
A ses côtés, Alejandro refusait sèchement qu'on le sépare de son épée. Pas par méfiance mais par habitude, quoiqu'il semblait surtout avoir envie de rentrer se coucher.
Enfermé dans une lampe pendant des siècles, cloisonné dans une pièce de métal par une malédiction... Puis un jour un naïf est venu, me libérant dans sa sottise... Tant pis pour lui... Et pour tous les autres.

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Piero Orsone
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Re: [Piero] Mourir, c'est partir beaucoup.

Message par Piero Orsone »

Ce soir encore, il était en vie. C'était rassurant de sentir l'air glacé des nuits de tout début printemps vous remplir les poumons. Surtout après la bonne couche de graillon et de mauvais tabac qui s'y était logé.

Les sous rendus à l'aristo, il coupa la poire en deux. Neuf d'argent frappées de la gouge et du marteau de sculpteur, et des deux longues vues de l'autre. Un beau butin pour une soirée à faire le planton et à empêcher Lorenzo de mourir. Ça et d'avoir charcuté quelques loufiats.

La main sur sa blessure, le souffle un peu rauque, il regarda ses deux compères fortunés ou d'infortune se chamailler. Ou plutôt le plus fortuné chamailler le pauvre Alejandro qui était décidé à leur éviter le sort funeste des ennemis de la pègre.

C'est de se faire ouvrir la gorge pour en ressortir la langue si vous vous demandiez. On est inventif à Trantio.

"Le Signore de Aceitunas a raison. Nous allons vous raccompagner au palais."

Sous l’œil lunaire impassible, ils remontèrent vers de plus agréables placettes, où l'air puait moins la merde. Piero sentit la fatigue l'étreindre. Maman et Susanna allaient encore l'engueuler en rentrant. En disant qu'il coutait cher en fil à rôti et en alcool à panser. Là il ne pensait plus trop. Tuer ça vide l'esprit comme ça leur vide les tripes.

Seulement, y en a qui avait pas besoin de tuer pour ne penser à rien. Le bourge s'arrêta devant eux comme un chien de chasse qui a sentit un canard. Il allait les embarquer dans quoi encore ?
Dans un beau bordel, littéralement.

Avec un regard aussi complice que fatigué envers son comparse estalien, il s'aventura sous la lanterne rouge. Lorenzo était excité comme une puce. Seulement, ce lupanar là c'était pas le Rideau Bleu, la Loche crémeuse ni même au Giron Doux du Bord de l'eau. C'était... Ce foutu Blason Secret de Shallya.
Les fils de putain d'ici devaient bien se souvenir de lui. Faut dire qu'ils s'y mettaient jamais à moitié quand les bandes se croisaient à l'époque. C'est méchant un gosse. Surtout un gosse sans père. Les Dieux savaient toutes les crasses que se faisaient les marmots de la Rose et ceux du Blason. Et parait qu'entre les Maquerelles c'était pire.

L'aventurier déglutit en espérant que de l'eau ait coulé sous les ponts depuis qu'il les avait coupé avec la Ville de Trantio avant de regarder les murs, les fauteuils, les quelques filles. Bon. Bon.
Bon.

Lorenzo était déjà les deux mains entre des miches, autant le laisser s'amuser. C'était pas le genre d'établissement à laisser se faire égorger l'héritier présomptif d'une famille qui possédait plus de biens que tout le quartier artisan.
Pour lui par contre. La douleur, la mauvaise vinasse du Cul-de-Morr qui vous bourrait même sans l'avoir bu, et la fatigue. Pardon aux âmes sensibles, mais là il avait la tour de Verezzo en berne.
Résigné à ne pas pouvoir rentrer tant que l'autre s'amusait avec ses pintades, il finit par s'assoir près des filles en poussant un bruit entre le verrat et le greffier fatigué. "Avec le compagno, on va juste prendre un pichet de vins. Et si vous avez de quoi éponger ça."
Les minettes le regardaient curieusement, entre professionnalisme, répulsion et inquiétude en voyant le sang répandu. Il laissa sa main glisser dans le dos de l'une d'elle. À défaut de faire de la concurrence au commerce familial, il pouvait se permettre de louvoyer sur l'étal du concurrent pas vrai ? Et il était bien garni celui là d'étal.

Tout ça pour le boulot, quel monde jura-t-il.
Piero Orsone da Trantio, explorateur
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"Ma qué ?!"

Tu vuo' fa' ll'americano
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[MJ] Le Djinn
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Re: Re: [Piero] Mourir, c'est partir beaucoup.

Message par [MJ] Le Djinn »

Du vin rouge, brillant comme le sang versé. On leur en versa deux bons verres et le pichet laissa là, en forme de femme lascive, implorait de son regard blanc qu'on le but au cruchon. La rombière venue servir à la table devant le petit canapé agita ses fesses sous les yeux d'Alejandro, avec une patience bien trop calculée pour que cela ne soit que le hasard des flottements de sa robe fendue aux cuisses. Un verre à la main, liquide aux lèvres, le vétéran fit celui qui ne voyait pas puis, se laissant aller à une plaisanterie, il se pencha pour claquer ce derrière rebondi de sa pogne de bûcheron. Elle sursauta sous la puissance du coup avant de se retourner et de lui tirer la langue en même temps que cligner de l'œil. Il lui rendit son sourire en se replaçant dans son fauteuil pour trinquer avec Piero. Une certaine nostalgie dans la voix, il conclut:

-"Si j'avais deux sous vaillants, je lui rendrais sans doute la monnaie de sa pièce. Quel malheur d'être sans argent dans une ville comme Trantio."

Non-loin d'eux, dans un salon tout peint de rouge mat sur lequel ils avaient une vue parfaite, Lorenzo amusait la galerie en racontant des plaisanteries aux belles roucoulant à ses chausses, désireuses de savoir laquelle gagnera sa soirée dans les bras d'un bellâtre. A la Rosa, les avis se partageaient souvent entre le traitement infligé par et l'apparence du client, mais une majorité s'accordait quand bien à dire qu'il valait mieux se faire pincer les seins par un bel homme ardent qu'offrir une cravate à un grabataire obèse. Si les filles du Blason étaient du même acabit, cela expliquait aisément pourquoi elles lui tournaient autour comme des corneilles autour d'une carcasse.
Quand il fût clair à chacun que les deux gardes du corps ne participeraient pas aux festivités de la nuit, les dames les laissèrent à leur pain à l'huile d'olive et à leur vin. Les autres clients les ignoraient également, craignant bien trop ces deux rustres ensanglantés pour s'en approcher. Lorenzo, le nez rendu rouge par le mélange des alcools qu'il engloutissait depuis le début de la soirée, était étendu sur un divan dans leur périphérie de vision, occupé à se laisser chevaucher par une amazone aux longs cheveux noirs qui ne possédait plus comme vêtement qu'un serre-tête. Autour on riait, on applaudissait ou on agrippait d'autres catins pour se joindre à la grande fête. La matrone, que cette scène gênait tant elle défrayait le quotidien tranquille de l'établissement, proposait sans cesse qu'il daigne monter dans une chambre, ne serait-ce que pour ne pas salir le parquet, ce à quoi il répondait d'une voix hésitante:


-"Loin de mes gardes du corps? Tu plaisantes Camilla! Je ne me sens plus en sécurité sans ces deux-là, alors je reste!"

Minuit approchait au rythme des reins des belles femmes de Trantio, les bordels fermeraient bientôt leurs portes à la clientèle pour laisser se reposer les employées. Le calvaire d'Alejandro et Piero prendrait bientôt fin, la chose était d'autant plus importante que le plus âgé semblait épuisé et sa blessure lui demanderait bien du repos. La fatigue gagnant tout le monde, même les professionnelles, Lorenzo gisait maintenant sur le sol, sa partenaire allongée sur lui, trois autres filles rouges de sueur et fort peu vêtues laissant les derniers présents terminer leur tâche.

-"Eh bien, Orsone, il semble que ça va être notre heure."

Comme soulagé, il se leva et vérifia bien sa ceinture. Sa maigre bourse et sa rapière toujours à ses flancs, il s'avança vers Lorenzo pour le faire se relever. Il tenait dans ses bras ce nobliau nu quand la porte claqua et qu'une voix tonitruante perça la salle:

-" Est-ce que le seigneur Davanzati est ici?"

Un trio entièrement vêtu de noir entra, sans armes aux mains mais beaucoup à la ceinture. Des pourpoints gris, des chausses légèrement gonflées comme c'était la mode dans la bourgeoisie, des chapeaux courts et des demi-masques qui leur cachaient le visage sous le nez. Des yeux perçants et à l'affût vérifiaient chaque recoin. Les trois hommes, tous bien bâtis, paraissaient remontés comme des ressorts et prêts à tout pour accomplir leur tâche, quelle qu'elle soit. En les voyant Lorenzo dessaoula instantanément et ses yeux s'élargirent d'horreur.

-"Oh non, pas eux! Pas eux! Gardes du corps, défendez-moi!"

Alejandro le laissa retomber en se levant, main sur la garde son arme. Le jeune noble, paniqué, rampait plus qu'il ne courrait vers l'arrière de la pièce pour se cacher derrière un buffet. Le regard du premier des trois gaillards se porta sur ses nouveaux opposants. Il posa également la main sur la fusée de son sabre/i]

-"On ne bouge pas, mes perdreaux. Son père, le prince de Davanzati, veut qu'on le récupère. Laissez-nous faire et on aura pas à plus vous amocher que vous ne l'êtes déjà.

Entendant cela, Lorenzo paniqua d'autant plus et il hurla tout en cachant sa virilité:

-"Je triple! Non je quintuple votre solde si vous les empêchez de me ramener! Par Myrmidia, je saurai me venger si vous me trahissez!"

-"Alors, qu'est-ce que ce sera?"

Les yeux d'Alejandro partirent en coin sur Piero. La décision lui reviendrait donc.
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Piero Orsone
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Re: [Piero] Mourir, c'est partir beaucoup.

Message par Piero Orsone »

On n'était pas bien là ? Du vin, des jolies ribaudes, un cul ou deux à claquer en passant, un bougre du même acabit que lui pour discuter chiffons et rapières. Piero en était presque aux anges.
Si on exceptait le seigneur Lorenzo Davanzati qui troussait ses poulardes à quelques encablures d'eux comme si ils n'étaient pas au milieu d'un lupanar.

Quel moment... à passer. Après ça on le ramenait fissa au palais, et les deux pourraient se faire recoudre par les douces filles de l'entreprise familiale. Puis l'aventurier aviserait.
Après une interminable attente et tandis que Piero jura sentir le vin lui couler de ses hématomes et de ses plaies, son protégé en avait eu pour son compte. Les prunes à sec et un sourire idiot sur le visage, plus qu'à lui mettre ses bottines fourrées, son vison et le reste et hop. Arrivederci. Ciao. Basta.

Bien entendu les quelques dizaines de divinités qu'il avait dû offenser dans sa grise vie décidèrent de lui mettre le nez dans la boue jusqu'à la moustache. À peine Alejandro avait fini de relever l'autre zigue que trois gaillards de compétition leur tombèrent sur le groin. Impeccablement habillés, des dégaines de tueurs. Du spadassin bien qualitatif qui se fait payer qu'en pièces dorées. Mierda. Et c'était bien pour eux qu'ils étaient là. Enfin, pour le mioche.

-"Alors, qu'est-ce que ce sera?"

Il se craqua la nuque. Glissa sa bourse et ces mots à Alejandro : "Assure toi que les filles de la Rosa aillent bien si il m'arrive quelque chose." Puis affirma sérieusement et fort : "En premier lieu, peut on laisser le seigneur Davanzati se rhabiller ? Bien. Messieurs, c'est lui même qui nous a réquisitionné pour l'escorter jusqu'ici. Il n'y a aucun mal à ce qu'un Gentilhomme de son rang cherche un peu de protection pour sa promenade." Piero tendit son gilet à l'infortuné nobliau fortuné. "Mon collègue est blessé. Il va rester. Le Seigneur Davanzati est entre de bonnes mains après tout." Intérieurement il était bouffé par le doute. C'était le courroux du père ou le courroux du fils. Contre sa trogne, mais surtout contre ses proches, c'est ainsi que ça fonctionnait chez les nobles après tout. Bordel. "Nous allons s'assurer tous les quatre qu'il rentre sain et sauf au palais une fois prêt n'est ce pas ?"
Piero Orsone da Trantio, explorateur
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"Ma qué ?!"

Tu vuo' fa' ll'americano
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