[Darn] Le monde perdu

Les Terres du Sud relient le sud et la terre des morts Khemri et sont principalement composées de marécages et de forêts tropicales. Les habitants des terres du sud sont les Hommes-lézards, les Orques sauvages et les gobelins des forets, et quelques tribus humaines qui sont appelé par les aventuriers hommes sombres, lesquelles vivent en paix avec la nature et semble protégés par les Hommes-lézards. On y retrouve également des colonies pygmées, et les légendaires Amazones.

Modérateur : Equipe MJ

Répondre
Avatar du membre
[MJ] Le Djinn
Warfo Award 2019 du Gardien du Temple
Warfo Award 2019 du Gardien du Temple
Messages : 884
Profil : FOR / END / HAB / CHAR / INT / INI / ATT / PAR / TIR / NA / PV (bonus inclus)
Localisation : Dans ma lampe...

[Darn] Le monde perdu

Message par [MJ] Le Djinn » 20 mars 2020, 13:35

Aventure précédente: viewtopic.php?f=192&t=6710
Encore des mois de bateau, en pleine mer, à foncer droit devant soi sans réellement comprendre si le navigateur savait ce qu'il faisait ou si les navires partaient s'abimer dans le funeste océan, loin et oubliés de tous. Sur un ton plus positif le trajet s'était trouvé plus calme que sur sa première partie. Pas de monstre marin à l'horizon et les quelques navires aux formes effilées qui les avaient croisés n'avaient pas tentés un abordage. Pour un des vieux officiers du bord il n'y avait pas de doute: c'étaient des corsaires elfes noirs, une sale engeance qui pillait et capturait des convois entiers pour transformer leurs occupants en esclaves. Sans doute que le nombre de bateaux de l'expédition les avait dissuadés de lancer l'abordage, il y avait des proies moins coriaces après tout.

Il fallait dire que les douze bateaux, quoiqu'à l'équipage amoindri par la longue durée de la traversée et les dangers rencontrés, avaient de quoi terrifier même les assaillants les plus courageux. Six caravelles vives entourées de quatre galions plus solides et enfin deux lourdes frégates qui avaient bien du mal à suivre la cadence mais dont la puissance de feu ahurissante ferait frémir n'importe qui. Du côté des marins eux-mêmes, l'arrêt à la Forteresse de l'Aube avait permis de récupérer bien de la pitance, fort utile pour garder la bonne humeur des hommes. Bien sûr elle avait fondue comme neige au soleil et à présent un mois la troupe en était retournée à son quotidien de biscuits secs arrosé d'huile d'olive et encore pas tous les jours. L'ennui était revenu et même les parties de dés n'intéressaient plus grand-monde. Heureusement certains mercenaires avaient leur chic pour inventer et réinventer des jeux avec les mêmes outils, offrant quelques jours de distraction de temps à autre.

Autant dire que le soulagement fût immense quand, par un beau matin, les vigies de tous les navires hurlèrent à l'unisson:


-"TERRE EN VUE! TERRE EN VUE!"

A l'horion venait d'apparaître une terre verte surmontée d'une montagne solitaire qui se dessinait au loin. Tous les hommes s'étaient précipités sur le bastingage pour essayer de voir quelque chose, n'importe quoi qui puisse les sortir de leur quotidien. On s'interrogeait: était-ce l'objectif? Etaient-ils arrivés? Les officiers navigateurs de chaque navire attrapèrent leurs cartes, comparèrent les horaires et les tracés, la position du soleil et des lunes qui disparaissaient à l'horizon. Un après l'autre sortirent et annoncèrent: ils étaient arrivés!
Alors ce fût une effervescence, une joie immodérée et partagée par tous! Au diable les inimités qui naissaient dans le cloaque étroit d'un pont de bateau! On s'enlaçait, on s'embrassait, on dansait toutes les danses du monde connu! Seuls les plus vétérans des guerriers s'assombrissaient, car ils ne comprenaient que trop bien que la partie facile était terminée.
Si devant le convoi, au Nord, se dévoilait une île probablement gigantesque car on en voyait pas la fin à l'horizon, l'Est permettait également de distinguer des formations de moindre importance. Rien d'étonnant à vrai dire: les îles du Dragon étaient un archipel, comme le pluriel laissait le deviner, et beaucoup d'îlots plus ou moins permanents jaillissaient des flots même s'ils faisaient pâle figure devant les îles centrales, bien plus grandes. Pour autant la géographie du lieu était très mal connue, les expéditions s'étaient succédées sans jamais vraiment pouvoir s'installer. Ni les elfes, ni les nains, ni les hommes n'étaient parvenus à poser un pied durable sur ces îles, laissant vague le savoir qu'on avait rassemblé à leur sujet.

Cela dit aucune expédition non plus n'était arrivée avec une telle puissance. Car sur les deux mille marins et mercenaires présents au départ c'était tout de même mille quatre cent d'entre eux qui mettaient pied à terre sur une plage immense de sable fin. Les caisses de bois et de cordages allaient pouvoir servir et pour le moment les guerriers étaient mis à contribution pour sortir ce matériel de construction et commencer à bâtir le campement, qui aurait sans doute des allures d'immense forteresse. En un certain sens le lieu n'était pas très différent des Terres du Sud, mais sa jungle semblait plus agressive. La chose était dure à décrire mais les plantes s'entortillaient entre elles comme pour former une muraille, les arbres prenaient des postures hautes d'où émanaient des branches couvertes de pointes, des cris d'oiseaux émanaient de la forêt, entrecoupés par les grognements agressifs de larges animaux dont les pas résonnaient dans le lointain.

Après avoir donné un petit coup de main avec les autres ogres pour descendre du bois, Darn dû se rendre à l'évidence: il faisait faim par ici. Qu'allait-il faire pour inaugurer son arrivée? Être sage et aider à la construction du camp ou s'aventurer sur la plage ou dans la jungle, comme il avait pu le faire?
Enfermé dans une lampe pendant des siècles, cloisonné dans une pièce de métal par une malédiction... Puis un jour un naïf est venu, me libérant dans sa sottise... Tant pis pour lui... Et pour tous les autres.

Avatar du membre
Darn le Grossier
PJ
Messages : 52
Profil : 12 FOR /12 END /6 HAB /6 CHAR /6 INT /8 INI /10 ATT /9 PAR /6 IR /1 NA /130PV (bonus inclus)
Lien fiche wiki : wiki-v2/doku.php?id=wiki:fiche_darn_le_grossier

Re: [Darn] Le monde perdu

Message par Darn le Grossier » 27 mars 2020, 09:13

Le grand océan du sud. Région aussi peu explorée et autant hostile que le légendaire continent de Lustrie. La petite flotte qui conduisait la « Mission de Luccini » traversait un désert d’eau salée qui avait la réputation d’être le territoire de chasse favori des pirates et des esclavagistes de la pire espèces, c’était la mer aux tempêtes violentes et destructrices et la demeure de monstres marin plus grands qu’un navire de premier rang. Le voyage dura de longues semaines sans la moindre escale, ni le plus petit problème. Il y eut bien un jour ou le matelot en poste dans le nid de pie du bateau le plus avancé de l’expédition signala des voiles noires en approche. Une flottille de navires d’elfe noir approchait des bâtiments de guerre à une vitesse folle. L’intégralité des marins et des mercenaires se mirent instantanément en position sur les ponts, prêt à taillader, écraser, trouer, harponner et canonner, mais les vaisseaux aussi noir qu’une nuit sans astres changèrent de cap avant d’être à portée des canons et ils se contentèrent de longer, à bonne distance, la petite armada venue du vieux monde pour le plus grand soulagement des humains, des elfes et du halfelin, et au grand damne des nains et des ogres qui rêvaient de taper sur quelque chose.
Le reste du trajet fut d’un ennui mortel pour les voyageurs. Les jeux étaient répétitifs et lassants, malgré les nombreuses innovations que les plus imaginatifs pouvaient y apporter, les séances d’entraînements avaient été espacées à cause de la tension provoquée par le voyage qui grandissait chez les guerriers qui infligeaient des blessures de plus en plus graves à leurs camarades durant les séances qui ressemblaient plus à des bagarres violentes cas des vrais exercices, les discussions s’étaient arrêtées depuis bien longtemps et les chants ne soulageaient plus les cœurs. Même la boustifaille et la boisson ne faisaient qu’accentuer la frustration des passagers.
Les mois avaient pris la place des semaines et Darn commençait à ne plus supporter ce long trajet. Son caractère, toujours enjoué devant l’aventure et l’inconnue, avait disparu, effacé par la faim, la soif de combat et le regret d’avoir signé. Il avait fini par se dire, à longueur de journée, qu’il aurait peut-être mieux fait de rester dans l'empire et d'affronter la colère des chefs de gang et le jugement des autorités d’Altdorf plutôt que de moisir sur ce rafiot. Il ne supportait plus la plupart de ses camarades. Il continuait à parler et à s’entrainer avec ses deux frères ogres, avec les jumeaux impériaux et le gamin de bretonnie dont il s’était fait des amis, il lui arrivait même de supporter l’un des nains en armures lourde, un certain Gurthum, avec qui il sympathisa lors d’un entrainement musclé et il se fit une bonne pote de la femme rousse lorsque cette dernière sortie de son isolement habituel pour venir remercier le colosse de lui avoir sauvé la vie, mais tous les autres passagers le gonflai par leurs simples présence. Darn passait donc le plus clair de son temps dans la cale, seul avec son gnoblard, à faire remonter des souvenirs des terres qui l’avaient vue naître, ou de l’époque où il venait juste d’arriver dans le vieux monde. Il parlait souvent à son gnoblard et à ses gros camarades des chasses et des combats qu’il avait livré chez lui, des épreuves qu’il avait dû surmonter pour survivre et pour être reconnu comme un buffle adulte, en particulier la fois ou il avait étranglé à main nu un ours géant qui avait failli l’éventrer. Il se berçait dans une nostalgie apaisante, mais qui laissait toujours place à la déception et à une frustration amplifiée.

Finalement, le voyage arriva à son terme le jour ou un cri sorti de leurs songes les pauvres hères qui peuplaient les navires, des mots que tout le monde souhaitait entendre un jour sans réellement croire à son arriver.

TERRE EN VUE !

Il fallut que les guetteurs répètent ses mots plusieurs fois avant que les passagers ne les croient. Une foule s’agglutina rapidement sur les rebords des navires, tous cherchèrent des yeux cette terre promise qu’ils appelaient de leurs vœux et des hurlements de joie, des vivats et des hourras se firent entendre quand les fameuses îles apparurent au loin. Le bonheur éclata sur les bateaux, on y dansait, chantait et s’enlaçait en poussant des cris d’allégresse. Darn sautillait sur le point, reproduisant les pas d’une danse de chez lui en chantant une prière à son dieu. Il mettait tellement d’énergie dans ses mouvements et dans ses paroles que Volding dû s’accrocher comme un fou aux lanières de la plaque ventrale de son maître pour ne pas finir à la mer. L’espoir était de retour, mais certains ne semblaient pas avoir le cœur à faire la fête. Les vétérans et les officiers savaient très bien que des dangers inconnus les guettaient depuis l'immense forêt tropical qui recouvrait l'île et que leur enfer ne faisait que commencer.

Notre grand héros sortait de la mer avec difficulté. Les deux matelots qui l’avaient amené jusqu’à la plage étaient déjà en train de faire demi-tour avec leur barque pour poursuivre le rapatriement de la petite armée et du matériel nécessaire à sa survie. L’ogre rejoignit la petite centaine d’hommes qui étaient déjà sur place et qui commençaient à construire le camp. Les mercenaires s’agitaient dans toutes les directions pour installer le camp, ouvrant les caisses et les sacs de matériaux, installant les tentes qui étaient recouvertes de poussière et ils commençaient à abattre des arbres pour dégager le terrain et pour rassembler un stock suffisant de bois pour que des fortifications puissent être érigé rapidement, tout cela sous le regard attentif des officiers. Notre héros jeta son œil rapidement sur cette cohue et il se rendit compte que Rousbif n’avait pas encore mis pied à terre, il n’y avait que quelques ogres qui s’attelaient avec les humains et les nains qui étaient présents. Le Gueule-de-Givre s’éloigna de cette foule agitée. Ses nerfs, toujours à vif, palpitaient rien qu’à la vue de toute cette agitation, le bon sens voudrait qu’il aille les aider, mais à cet instant il préférait envoyer balader la raison et céder à ses pulsions. Il était ici pour explorer, pour sentir, goûter et voir des nouvelles choses, des choses que bien peu de personnes avaient eu la chance d’admirer et de survivre suffisamment longtemps pour s’en vanter. Il rejoignit la lisière de la jungle épaisse et sauvage, c'était un véritable mur d’arbres, de plantes grimpantes et de lianes qui semblaient impénétrable. Un petit groupe d’elfe l’avait devancé, trois oreilles pointues en armure et le danseur à moitié nu observaient le rempart végétal avec un regard attentif et perçant dans une immobilité et un silence quasi-total. Ils se contentèrent de regarder Darn pénétrer dans la végétation insondable pendant que son larbin essayait de lui faire changer d’avis.

C’est vraiment pas une bonne idée boss ! N’importe quoi peu nous attendre là-bas.

M’en fou ! J’ai b’soin d’m’isoler ! J’en peu plus de toutes ses têtes de cons !

Je n'veux pas crever ici boss ! S’te plait, fait d’mi-tour et pose-toi sur la plag…

La petite créature fut interrompue par une claque sur son visage.

Ta gueule ! J’ai envie d’écraser que’que chose et j'préfère qu'ce n'soit personne d'la troupe, alors ferme là si tu veux rester entier.

L’ogre continua son chemin avec difficulté pendant quelques minutes dans un silence qui se faisait grandissant à mesure qu’il s’éloignait de l’expédition. L'épaisseur de la végétation rendait la marche difficile et le colosse potelet dû briser un grand nombre de branches et arracher plusieurs lianes et il manqua de tomber à plusieurs reprises à cause ses pieds qui se faisaient piéger par des racines. Il regarda son gnoblard qui était toujours perché sur son épaule et il constata qu’elle était inquiète. Volding semblait prêt à bondir pour s'enfuir et se cacher, elle faisait clairement de gros efforts pour ne pas céder à son instinct de survie, mais il était clair qu'il ne faudrait pas grand-chose pour que sa volonté s'effondre.

T’inquiète, ont n'va pas loin. Planque-toi dans mon sac si ça t'rassure et souviens-toi qu'si tu t’éloignes d'moi sans permission, j'te foutrai une raclée comme tu n’en as jamais eu !

À ses mots, Volding sauta dans le sac de voyage de son maître et il se blottit contre la bannière sale et déchiré qui traînée dedans, il n’osait qu’à peine sortir la tête pour observer, d’un regard inquiet, ce nouveau monde qui n’attendait qu'à être exploré.
Darn le Grossier, Voie du Buffle Errant
Profil: For 12 | End 12 | Hab 6 | Cha 6 | Int 6 | Ini 8 | Att 10 | Par 10 | Tir 6 | Foi | Mag | NA 1 | PV 126/130 (bonus inclus)
► Afficher le texte
Lien Fiche personnage: wiki-v2/doku.php?id=wiki:fiche_darn_le_grossier
"Tavernier ! Apporte moi d'la graille et d'la bière ! ET PAS TA PISSE DE GOBELIN ! SINON J'CASSE TOUT DANS LA CABANE ! ET AVEC TA TÊTE ! Haha."

Avatar du membre
[MJ] Le Djinn
Warfo Award 2019 du Gardien du Temple
Warfo Award 2019 du Gardien du Temple
Messages : 884
Profil : FOR / END / HAB / CHAR / INT / INI / ATT / PAR / TIR / NA / PV (bonus inclus)
Localisation : Dans ma lampe...

Re: [Darn] Le monde perdu

Message par [MJ] Le Djinn » 31 mars 2020, 20:29

En l'absence de matériel adapté, test de FOR pour pénétrer plus avant dans la jungle: 4, réussite.
Pullulantes et agressives, les lianes semblaient barrer volontairement le passage à l'ogre et son compagnon à longues oreilles. Passer n'était pas une mince affaire: chaque coup de poing terminait enchevêtré dans un tas de nœuds, chaque pas s'achevait dans un bourbier ou une flaque profonde. Même au niveau du ventre les plantes tropicales s'agglutinaient comme autant de bras souhaitant barrer le passage. Mais que pouvaient ces faibles végétaux devant la détermination et la violence des ogres? Darn arrachait à son passage les grimpantes et les fleurs qui tentaient vainement dans le retenir, le tout sous l'œil admiratif de Volding qui comprenait enfin la vraie puissance de son maître.

Après une progression lente et compliquée mais soupoudrée de violence gratute, le duo finit enfin par atterrir quelque part, enfin si on pouvait appeler cela quelque part: sur une clairière marécageuse dotée en son centre d'un petit édifice pyramidal d'environ cinq ou six mètres de haut. Sans escalier apparent il était doté au centre d'une ouverture partiellement cachée par des broussaille qui ne suffisaient pourtant pas à la cacher réellement. Dans les larges flaques autour du bâtiment grouillaient des petites sangsues noires dérivant paresseusement au gré de leur envie du moment.
N'écoutant que son courage et sa soif d'aventures, Darn chercha à pénétrer le lieu oublié, mais avant d'avancer dans le marécage...

Test d'HAB de Darn: 16, échec. Darn perd 4 Pvs. Il lui en reste 126.
Et ce fût pour le grand plaisir des sangsues qui se régalèrent de ses chairs fermes! Bien sûr elles ne purent pas pénétrer loin dans les mollets à cause du pantalon, mais en sortant de l'eau notre ogre fût forcé d'en arracher une paire. Ce désagrément terminé il put entrer. L'endroit avait dû être un fortin à une époque au vu de sa configuration étroite et anguleuse, très appréciée des militaires. Prendre ce bâtiment n'avait pas dû être une partie de plaisir pour les assaillants. Elle était constituée de deux couloirs qui se croisaient en croix et menaient tous au même escalier en colimaçon montant vers le haut de la pyramide à degrés. Le premier étage, quasi-entièrement troglodyte, ne laissait filtrer la lumière que via des minces meurtrières filtrant la luminosité déjà faible de la forêt. Darn devrait se fier à ses sens pour s'orienter.
Test d'HAB+INT de Darn: 19, échec.
Impossible de s'orienter dans ce fichu étage! Darn marchait sur des matières craquantes qui devaient être des os, mais impossible de trouver l'escalier pour monter au sommet ou quoi que ce soit d'utile. Fort déçu de sa découverte, notre énorme héros redescendit vers le rez-de-chaussée. C'est à la sortie que Valding remarqua quelque chose d'étrange. Une des statues en forme de lézard... N'était plus là!
Enfermé dans une lampe pendant des siècles, cloisonné dans une pièce de métal par une malédiction... Puis un jour un naïf est venu, me libérant dans sa sottise... Tant pis pour lui... Et pour tous les autres.

Avatar du membre
Darn le Grossier
PJ
Messages : 52
Profil : 12 FOR /12 END /6 HAB /6 CHAR /6 INT /8 INI /10 ATT /9 PAR /6 IR /1 NA /130PV (bonus inclus)
Lien fiche wiki : wiki-v2/doku.php?id=wiki:fiche_darn_le_grossier

Re: [Darn] Le monde perdu

Message par Darn le Grossier » 01 avr. 2020, 14:39

Cette jungle était d’une grande beauté. Son aspect sauvage et primitif aurait pu inspirer bons nombres de peintres, de dessinateurs et de poètes et la grande variété de plantes, d’herbes et d’arbres inconnus aux formes, tailles et mélanges de couleurs originaux auraient rendus fous d’excitations les alchimistes, les herboristes et les passionnés de nature. Mais pour notre héros, toute cette verdure n’était rien d’autre qu’un obstacle à arracher et à piétiner. Son sale caractère, dû aux longs mois de voyage en mer, le poussait à avancer en ignorant les splendeurs qui l’entouraient. Ses envies étaient simples, s’éloigner de l’agitation du camp et trouver quelque chose sur lequel se défouler à grands coups de poings et de dents. Il fallait qu’il tue quelque chose qu’il puisse dévorer pour lui faire passer ce goût écœurant d’huile d’olive qu’il avait dans la bouche depuis des semaines et qui refusait de disparaître et pour combler le creux dans son estomac qui ne pouvait être combler par les rations insipides qu’il mangeait depuis trop longtemps.
Son esprit, embrumé par la faim et par la colère accumulée, lui avait fait perdre la notion du temps. Depuis combien de temps marchait-il ? Quelques minutes ? Quelques dizaines de minutes ? Une heure ? Il ne le savait pas et il s’en fichait bien. Seul l’arrachage des lianes et des branches, ainsi que le piétinement des racines et des plantes qui lui barraient le chemin était important, tout cela sous le regard impressionné et les applaudissements du gobelinoïde qui était toujours à moitié caché dans le sac de l’ogre.

Les deux compères finirent par arriver devant quelque chose d’assez surprenant. Un petit marais aux relents nauséabonds au milieu duquel se trouvait une haute bâtisse en pierre. La structure était très sobre, aucune forme de décoration était visible sur sa façade, les plantes grimpantes qui la recouvraient en partie et les hautes fougères qui avaient poussés sur les rares parties de terre meuble qui l’entourait laisser supposer que la petite pyramide était à l’abandon depuis de nombreuses décennies.
Darn s’approcha de la seule ouverture visible, à peine cachée par des fougères et gardée par deux statues impressionnantes. Ses dernières représentaient des créatures de grandes tailles que les experts en légendes et en monstres auraient qualifiés de petits dragons. Le mangeur-d’homme avait l’impression que les deux sentinelles l’observaient, qu’elles pourraient lui sauter dessus s’il s’approchait d’un peu trop, c’est donc avec prudence qu’il avançait vers elles, les poings serrés et le corps tendis, mais rien de fâcheux ne se passa et notre obèse aventurier arriva devant l’entrée sans peine. Il ressentait une drôle de sensation dans ses mollets, comme une sorte de pincement désagréable, et c’est en jetant un coup d’œil dessus qu’il vit deux vilaines sangsues accrochées à son pantalon rapiécé. Les bestioles s’étaient glissées entre les morceaux d’écailles, d’os et d’obsidiennes pour atteindre le cuir épais de l’ogre et elles étaient toutes les deux en train de se creuser un chemin vers la chair coriace, mais grasse, du gros. Ce dernier se débarrassa des parasites en râlant, puis il rentra son ventre et pénétra dans la construction à l’ouverture et aux couloirs étroits.

L’exploration du bâtiment ne fut qu’une nouvelle source de frustration. L’intérieur était vide, aucun objet à piler, aucune gravure ou statue à admirer, pas même une colonie de rat ou d’autre rongeur à attraper et à dévorer. Pire encore, Darn se perdit dans l’étage, lui faisant perdre son temps et sa patiente. Ce fût avec grand-peine qu’il parvint à retrouver l’escalier en colimaçon qu’il avait emprunté et c’est en donnant des coups sur les murs et en grognant des injures qu’il ressortit. Son inspection lui avait donné à penser qu’il devait s’agir d’une sorte de caserne, peu étonnant qu’il n’y ait trouvé aucun objet de valeur, mais il avait espéré pouvoir y récupérer quelque chose de peu commun à ramener au camp, comme des armes, des pièces d’armures un peu exotique, ou au moins une statuette d’un dieu oublié, mais il n’y avait rien d’autre que des vieux os et de la poussière à l’intérieur. Il décida alors de s’en prendre à l’une des deux statues. Il voulait se défouler sur l’une d’entre elle, en faire du gravier et emporter la tête comme souvenir.

Une fois à l’air libre, Darn se tourna vers la représentation de créature reptilienne qui était à sa gauche. Il arma son poing, prêt à frapper, mais il fut interrompu par un cri de surprise et par les mots de Volding.


Boss ! Boss ! Regarde derrière toi ! Elle n’est plus là !

Darn avait complètement oublié la présence de son larbin. La petite créature l’avait tiré de ses pensées pour des broutilles et c’est pour cette raison qu’il allait la punir, mais il se ravisa quand il se retourna et qu’il vit que la deuxième statue avait disparu.

Par réflexe, le buffle se mit immédiatement sur ses gardes. Son œil inspectait le marais et la jungle qui l’entourait, guettant la moindre trace, le moindre mouvement, le moindre bruit. Il avait déjà entendu parler de monstre de pierre qui restait immobile pour leurrer leurs proies avant de les attaquer pour les dévorer. Les anciens et les aventuriers de sa tribu avaient une grande quantité d’histoires sur ses créatures et la morale était toujours la même : si ça ne se mange pas et que ça ne saigne pas, tire-toi ! Car les bêtes de pierre et les morts-vivants, eux, peuvent te becter.

Darn patienta quelques minutes, toujours à guetter les environs. La nature était silencieuse, seul le bruit du vent dans les branches se faisait entendre. Ce n’était pas une très bonne nouvelle pour notre bon-ogre, car cela si voulait généralement dire que la bête était encore dans les parages, certainement en train d’observer le gros qui avait osé entrer dans ce lieu interdit aux étrangers. Le Gueule-de-Givre devait faire quelque chose, il ne pouvait rester là à attendre son ennemie. Il inspecta le mur d’arbres et de lianes qui lui faisait face, cherchant le passage par où il était arrivé pour retourner auprès de la troupe de mercenaires et les prévenir de sa découverte. Une fois le chemin retrouvé, il comptait se précipiter en dehors du marais, à fin d’éviter que d’autres parasites ne s’accrochent à ses jambes, puis il avancerait d’un pas prudent jusqu’à la jungle en restant sur ses gardes et prêt à se défendre à la moindre attaque.

L’ogre ordonna à Volding de ne pas sortir du sac et il se lança alors que le gnoblard était maintenant totalement invisible, caché au beau milieu du bazar que son propriétaire avait accumulé.

► Afficher le texte
Darn le Grossier, Voie du Buffle Errant
Profil: For 12 | End 12 | Hab 6 | Cha 6 | Int 6 | Ini 8 | Att 10 | Par 10 | Tir 6 | Foi | Mag | NA 1 | PV 126/130 (bonus inclus)
► Afficher le texte
Lien Fiche personnage: wiki-v2/doku.php?id=wiki:fiche_darn_le_grossier
"Tavernier ! Apporte moi d'la graille et d'la bière ! ET PAS TA PISSE DE GOBELIN ! SINON J'CASSE TOUT DANS LA CABANE ! ET AVEC TA TÊTE ! Haha."

Répondre

Retourner vers « Terres du Sud »