[Nola Al'Nysa] La plus sauvage des vies

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Les Zones Maritimes représentent l'ensemble des mers et océans du globe. Les mers peuvent être calmes et propices à milles découvertes, ou être traîtresses...

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[MJ] Le Roi maudit
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Re: [Nola Al'Nysa] La plus sauvage des vies

Message par [MJ] Le Roi maudit »

Sacrifice pour Kalith : +3 PdCs
Jet d'observation : 19
Son sanglant forfait à la déesse accompli, Nola n'avait plus qu'à s'occuper des Sentinelles, et en vitesse. Plus vite le gros des troupes arriverait, plus vite Matorca serait livré aux déprédations des pirates. Sans laisser le temps à ses défenses de s'organiser. L'escalier en colimaçon se resserrait en arrivant au sommet. Une porte entrouverte. Un arbalétrier surveillait en contrebas la mer. Passablement nerveux, mais avec une arme passablement mortelle. Bien nombreuses furent ses sœurs qui s'écroulèrent dans la boue de la jungle, un carreau fiché dans l'abdomen, la gorge ou le crâne après un accrochage avec les Qharis. C'était la spécialité des Tiléens.

Mais l'amazone avait un plan en tête. Ruser, comme toujours. Et comme le jaguar en tapinois qui approche sa proie, elle s'avança en douceur, mimant la créature apeurée :
« Aidez-moi, s’il vous plaît, les rebelles… c’est le chaos en ville. Tout le monde se bat. Ils… ils sont en train de prendre le contrôles des rues. Ils arrivent en bas… Je suis blessée… »
"T'es qui toi encore ? Bon, Hank, va voir, manquerait juste qu'un con de pécore foute le feu aux tapisseries."
Jet de charisme : 4, réussite

Jet de force, pour pousser Garde 1 : 15, échec

Jet de force, opposé de Garde 1 : 14, échec

Les deux autres gardes arment leurs arbalètes

Jet de force de Nola : 1, réussite critique

Jets cachés

Nola charge les gardes restants, Garde 2 a une attaque d'opportunité : 9, réussie, Nola rate ses parades, elle perd 20 pv

Elle attaque le garde 2, 4, réussite, sa parade échoue, il perd 25 pv

Sa seconde attaque réussie aussi, 8, sa parade réussie, il perd 19 pv

L'Attaque de Garde 3 échoue, 10

L'Attaque de Garde 2 échoue, 13

L'Attaque de Nola sur Garde 2 réussie avec 9, sa parade échoue, il est mort

Sa seconde attaque réussie, la parade de garde 3 réussi, il perd 19 pv

Garde 3 attaque, il réussit avec un 9, Nola perd 24 PV

Elle attaque, réussite critique, il est mort

Jet d'inté pour fermer la porte : 8, réussite
Derrière elle, un des gardes déguerpit en contrebas. Ils n'étaient plus que trois, celui en face d'elle, les deux derrière, elle continua son numéro jusqu'à être à portée...
Et il était sacrément fort le bougre. Sa prise rata et l'effet de surprise évanoui, le milicien et elle, impossible de savoir qui était le plus confus, se retrouvèrent dans un tango contre le parapet, un grand plongeon imminent pour l'un des danseurs. Mais malgré les efforts effrénés de l'arbalétrier, l'Amazone tint bon, écrasée par la pierre. Une manœuvre de la guerrière porta ses fruits de manière incongrue lorsque l'homme poussa un "gluck ?!" au moment où deux carreaux se fichèrent dans son dos. Elle en sentit les pointes lui chatouiller le ventre d'une façon bien trop désagréable.

Cependant, elle venait de gagner un temps très précieux. Attrapant l'épée courte à la ceinture du corps encore chaud, sa dague dans l'autre main, elle se précipita sur les deux soudards qui troquèrent leurs arbalètes pour leurs lames. Le premier frappa, venant lui entailler la cuisse. Mais comme un crotale, elle vint le planter de ses deux lames, dansant autant avec la mort qu'avec eux deux. Elle mordit à nouveau, l'envoyer s'écrouler au sol. L'autre en profita pour l'attaquer aussi. Mais l'Amazone était une véritable furie. Son épée vint lui ouvrir la gorge jusqu'aux os de la nuque. En moins de temps qu'il en fallait à son sang pour circuler dans tout son corps, elle venait d'ôter trois vies.
Mais une voix rugit dans les escaliers :
"Merker est mort les gars ! Attrapez-moi cette garce avant qu'elle... "
Elle avait fermé la porte. Merci les clés de l'autre animal. Nola gagnerait un temps précieux, il ne restait plus qu'à avertir l'Aslevial. Et à rendre hommage aux dieux du pillage et de la rapine. La fumée rougissait déjà la nuit au-dessus de Matorca.
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Nola Al'Nysa
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Re: [Nola Al'Nysa] La plus sauvage des vies

Message par Nola Al'Nysa »

Le dos plaqué contre le lourd battant de bois, je tentais de reprendre ma respiration. Derrière moi, j’entendais l’homme qui s’échinait en vain à cogner de l’épaule contre la porte. En l’espace d’une poignée de secondes, j’avais tué les trois gardes qui restaient au sommet de la tour. La voie était maintenant libre pour que l’Aslevial vienne s'amarrer dans le port sans que l’alerte ne fût donnée. J’avais fait ma part du boulot, créant le chaos en ville et réduisant au silence la seule tour de guet des environs et je sentais maintenant la fatigue me gagner, à mesure que la tension qui habitait chaque muscle de mon corps me quittait.

Dans le port, je voyais impuissante un grand vaisseau que j’identifiais comme étant le Sangre Azul se préparer au départ. Sur son pont, j'apercevais des dizaines de petites silhouettes s’agitant en tous sens dans un balais plus ou moins coordonné. Je savais qu’il n’y avait aucune chance pour que l’Aslevial se détourne de sa cible pour s’intéresser à un simple navire, alors qu’une ville entière s’offrait maintenant au capitaine Syrasse et à ses hommes et je ne pouvais que regarder, la rage au ventre, le navire emmenant l’une de mes sœurs me filer sous le nez. « Fait chier » dis-je tout bas, donnant un coup de pied rageur dans le corps du soldat le plus proche de moi tandis que l’amer goût de la déception emplissait ma bouche.

Tandis que l’Aslevial lâché sur la ville une première bordée, j’entendis de l’agitation derrière la porte me séparant de l’escalier de la tour. Tendant l’oreille, je reconnus un bruit de lutte, puis le son d’un sabre transperçant un corps. Après quelques instants de silence, la voix de Kidd retentit
« Je crois bien que la diversion a fonctionné ! »
Je déverrouillais la lourde porte et l’ouvris, révélant Kidd accompagné de deux autres pirates de notre petit groupe, l’air fatigué, mais souriant.
« Ça a marché Nola, la ville est en plein chaos, les soldats se battent entre eux » puis il avisa les trois corps derrière moi et émit un long sifflement
« hé beh, tu t’es encore pas fait d’amis apparemment.»
Malgré la lassitude et la tristesse de voir ma cible m'échapper alors que je la tenais presque, je ne pus retenir un sourire face au perpétuel entrain du jeune mousse. Un rugissement retentit derrière nous, et me retournant pour regarder par-dessus le parapet de la tour, je vis nos hommes se jeter à l’assaut du port et des premiers faubourgs de la ville. L’aube serait rouge sur Matorca dans quelques heures, et les cales de l’Aslevial elles, seraient pleines. « Je t’ai rapporté ça » dit Kidd en me tapant l’épaule. Il me tendit mon harnais avec mes deux sabres ainsi que mon pistolet. Tandis que je terminais de les enfiler, il repartit vers l’entrée de l’escalier et lança par-dessus son épaule :
- « Dépêche-toi si tu ne veux pas louper les festivités ! »
- « Partez devant, je vous rattraperai » lui répondis-je, ne souhaitant pas lui dire que je n’avais aucun attrait pour le pillage d’une ville.

J’attendis un long moment, assise en haut de la tour, bien après que le bruit de leurs pas dans les escaliers se fût éteint avant de me décider à mon tour à descendre. Au rez-de-chaussée de la capitainerie, la panique générale régnait et je passais de pièces en pièces au milieu de serviteurs et de filles de chambre terrorisaient ou occupaient à piller l’argenterie et les richesses de la demeure avant de quitter les lieux. Utilisant le lourd trousseau de clefs que j’avais subtilisé dans les effets personnels de feu le capitaine Merker, j’explorais une à une les pièces de la capitainerie. Je traversais une série de chambres, de bureaux et de petites salles toutes plutôt confortablement meublées. Dans chacune d’elles, je fouillais de manière assez sommaire les meubles s’y trouvant, mais je dus rapidement me rendre à l’évidence qu’il n’y avait pas de trésors dans cette partie du bâtiment. Je trouvais essentiellement de beaux vêtements qui ne m’intéressaient guère, quelques armes ainsi que des bibelots et des livres dont j’étais incapable de déchiffrer le contenu et des cartes plus ou moins complexes que j’estimais être des représentations des environs de Matorca. Néanmoins, lorsque j'atteignis la dernière chambre, j’avais récolté une coquette petite somme de 15 couronnes ainsi que quelques bandages propres que je comptais bien utiliser rapidement.

Cette dernière chambre était plus petite que celle où m'avait emmené le capitaine Merker, mais elle était accueillante et joliment meublée. Je notais que dans cette partie du bâtiment le calme était total, les domestiques restant avaient dû finir par déserter les lieux et on entendait même plus les bruits de la lutte qui devait faire rage en ville. Dans l’angle de la pièce, un petit feu brûlait encore dans la cheminée et à côté, une vasque d’eau était posée sur un tabouret, une partie de son contenu répandu par terre, témoignage de l’urgence avec laquelle l’occupant avait fui les lieux. Déposant mes affaires sur le lit, je m’occupais de remettre une partie de la vasque dans le petit récipient accroché au-dessus du feu pour faire chauffer de l’eau, et avec la partie restante, j’entrepris de me nettoyer le visage et les bras du sang et de la sueur qui les recouvraient. Cette première toilette effectuée, j’utilisais l’eau chaude pour nettoyer ma plaie à la cuisse avant de la bander le plus soigneusement possible, tentant de me rappeler comment procéder Hertzog pour faire un bandage propre, bien serré pour contenir le sang, mais assez lâche pour ne pas gêner la cicatrisation.

Quand je ressortis dans la rue, un long moment plus tard, je fus surprise par le calme qui y régnait. J’avais pris le temps de faire un saut par les cuisines de la capitainerie pour calmer les grondements de mon estomac et j’y avais trouvé un placard rempli de bouteilles dans lequel j’avais prélevé celle qui m’avait semblé la plus précieuse. J'avais également récupéré la lance de mon peuple accrochée dans l'entrée du bâtiment et je l'avais précieusement enroulée dans un grand morceau de tissus que j'avais découpé dans les draps d'une des chambres et je cherchais maintenant ou mes compagnons étaient installés pour célébrer le succès de ce pillage. Alors que je remontais la grande rue principale en direction de la place où j'avais, plus tôt dans l’après-midi, aperçu l’homme pendu, un bruit dans une petite ruelle adjacente attira mon attention. Je m’approchais discrètement, tâchant de rester au maximum dans l’ombre que m’offrait cette nuit sans lune et je tendais l’oreille. Les sons qui me parvenaient étaient ceux d’une femme visiblement apeurée ainsi que des rires d’hommes, ce qui ne me laissa guère de doutes sur ce que j’allais découvrir. Tournant à l’angle d’une petite maison, je débouchais sur une impasse sombre et étroite. Au fond, je pouvais voir deux hommes me tournant le dos ainsi qu’une jeune femme blottie contre un mur, ses mains devant elle dans une tentative ridicule et vaine de se protéger. Je m’approchais discrètement dans le dos des deux hommes qui, totalement concentrés sur leur proie, ne prêtaient pas la moindre attention à leur environnement. Arrivée à quelques mètres d’eux, je les reconnus, ils faisaient tous les deux partie de l’équipage de l’Aslevial. Rejetant toute prudence, je sortis l’un de mes sabres pour le poser délicatement sous le menton de l’un des deux lascars. Il ne bougea pas, mais son compagnon lui se retourna d’un bond, sur la défensive, avant de me reconnaître.
- « Par Manann Nola ! Tu m’as foutu une peur bleue ! » dit-il avec un sourire.
- « Laissez la partir les gars, il y aura largement assez de putains pour tout le monde ce soir pour ne pas s’en prendre aux fillettes. » lui répondis-je d’un ton froid et tranchant.
Un silence gêné emplit la petite ruelle, les deux marins me jugeant du regard, cherchant sans doute à savoir s’il s’agissait d’une plaisanterie ou si j’étais sérieuse.
- « Depuis quand c’est toi qui décide ce qu’on peut faire ou non ? » reprit celui qui avait la pointe de mon sabre sur sa gorge, d’une voix où perçait la colère.
- « J’ai eu une nuit compliquée, donc je vous conseille de ne pas abuser de ma patience. »
Encore un silence, ils semblaient évaluer jusqu'où j'étais prête à aller pour défendre la jeune fille à qui ils voulaient s’en prendre. Enfin, après un temps de réflexion, ils arrivèrent visiblement à la conclusion que le jeu n’en valait pas la chandelle, et ils se détournèrent de la jeune fille, s’éloignant en direction des festivités.
« De toute façon les rousses ça porte malheur » dit l’un d’eux en crachant par terre.


Je reportais mon regard sur la pauvre fille, allongée en boule par terre, le corps secoué de sanglots.
- « Mer… Merci » me dit-elle, tournant son visage couvert de larmes vers moi. Elle était jeune et avait la peau pâle avec de beaux cheveux roux qui tombaient en cascade désordonnée sur ses épaules.
- « Tu devrais prendre tes affaires et te tirer d’ici avant que d’autres ne viennent » dis-je en réponse « et arrête de pleurer, les femmes doivent être fortes, surtout dans ce monde dirigé par les hommes. » et sans plus de cérémonies, je me détournais d’elle pour me diriger moi aussi vers le lieu où mes compagnons fêter notre victoire.

Je débouchai quelques minutes plus tard sur la plus grande place de Matorca où la grande majorité de notre équipage était en train de festoyer. De grands feux avaient été allumés avec des morceaux de volets, des bouts de charrettes et toute sorte d’objets en bois. Ils avaient sorti des tables et des bancs des maisons qui encadraient la place et les avaient réunis en son centre ou de gros tonneaux de bière éventrés avaient déjà été copieusement entamés. Les hommes criaient, chantaient, se congratulaient en se tapant dans le dos et en tirant des coups de pistolet vers le ciel. Cette bonne ambiance m’arracha à mes pensées moroses et me fit oublier l’incident avec la jeune fille rousse, m’arrachant un sourire. Sur la droite de la place, j’avisais une grande table où se trouvait le vieux Gindast en train de raconter une histoire à plusieurs marins. Je me dirigeais vers eux et m’installais à côté du vieux pirate, me laissant tomber lourdement sur le banc de bois.
« Ah Nola ! Je commençais à me demander ou c’est que t’étais parti promener ton cul. » dit le vieil homme pour m’accueillir. Sans lui répondre, je lui montrais la bouteille que j’avais récupérée dans la capitainerie.
« Oh, qu’avons-nous la ? Une bouteille de Cognac de Bordeleau ! Tu partageras bien ce précieux nectar avec un pauvre vieillard comme moi ? » et joignant le geste à la parole, il vida d’un trait son verre pour me le tendre. Je le servis puis portais le goulot de la bouteille à mes lèvres pour goûter le breuvage. La boisson me réchauffa la gorge dans un premier temps, puis je sentis l’arôme délicat, subtil et fruité du raisin maturé. C’était effectivement une boisson d’un tout autre acabit que la mauvaise liqueur que l’on avait l’habitude de boire dans les ports du vieux monde et qui nous brûlait les cordes vocales, ici le mélange, bien que fortement alcoolisé était bien plus doux et agréable.

La soirée se poursuivit ainsi, dans la nuit déjà bien avancée, au rythme des chants de marins de plus en plus alcoolisés. À un moment, un Kidd à l’aspect particulièrement éméché vint s’asseoir à notre table, à quelques places de moi. Le jeune garçon semblait avoir largement profité de sa soirée et son regard semblait lointain tandis qu’un sourire un peu nié flottait sur ses lèvres. Il loucha sur la bourse contenant les couronnes que j’avais trouvé dans la capitainerie, posée sur la table à côté de la bouteille de cognac quasiment vide et s’exclama « Hé Nola, tu vas partager ça avec moi j’espère ! »

J’étais adossé contre un gros tonneau vide, les pieds posés sur la table et son injonction me tira de la torpeur somnolente dans laquelle la boisson fruitée m’avait plongée. Fixant mon attention sur lui, je me rendis compte qu’il portait de nouvelles bottes ainsi qu’un manteau de belle qualité un peu grand pour lui, ce qui lui donnait l’air encore plus juvénile et un collier apparemment de belle facture que je ne lui avais jamais vu. « J’ai l’impression que tu as déjà pris ta part ailleurs non ? » lui rétorquais-je sèchement, peu désireuse de poursuivre cette conversation avec lui au vu de son ébriété. « Peut-être, mais j’ai participé à ton plan, donc j’ai aussi droit à une récompense. » Le gamin semblait de toute évidence décidé à me gâcher la fin de la soirée. Je me redressais lentement et, portant mes mains sur les côtés de ma poitrine, je la pressais en me penchant en avant pour la présenter de manière avantageuse au jeune garçon en lui disant avec un sourire narquois « Hé Kidd, pourquoi tu dis pas simplement que la vraie récompense que tu voudrais, c’est d’avoir ce joli p’tit lot rien que pour toi ? » et je me ré-adossais à mon tonneau. Le résultat ne se fit pas attendre et le gamin piqua un fard, ses joues et ses oreilles virant au cramoisie tandis que l’ensemble des pirates autour de nous explosaient de rire, certains allant même taper sur l’épaule du jeune mousse qui semblait pétrifié. Finalement, il reprit ses esprits et essaya de faire comme si de rien était, avant de terminer son verre puis de quitter la table. Je le regardais s’éloigner avec une pointe de remords, que je chassais finalement rapidement de mon esprit.

Aux premières lueurs de l’aube, je pris congé de mes compagnons et me dirigeais vers les quais, déserts à cette heure matinale. Là, je m’assis et restais un long moment à regarder le soleil dorer le ciel et à écouter le fracas des vagues sur la grève. Le vent frais venu du large dissipait l’odeur de fumée qui régnait dans la ville suite aux pillages et aux incendies et je me sentis l’esprit plus en paix. En entendant des pas derrière moi, je me retournais et vis avec surprise le capitaine Syrasse s’avancer dans ma direction. Je me fis alors la réflexion que je ne l’avais pas vue de la nuit. Il arriva à ma hauteur et s’assit à côté de moi sans rien dire, regardant lui aussi vers l’horizon.
- « Je suis tellement fatiguée » dis-je à voix haute « tellement fatiguée… »
- « J’imagine que tu n’as pas trouvé ce que tu étais venue chercher ici ? » Me répondit-il de sa voix grave et posée.
- « Si, pendant un bref instant… Mais je l’ai laissé échapper. »
Il ne répondit pas et nous restâmes à côté de longues minutes à contempler un point invisible au large. Puis il reprit :
- « C’est du beau boulot ce que tu as fait hier soir. Sans toi nous n’aurions jamais pu faire une aussi belle prise avec si peu de pertes. Comment t’es tu débrouillée ? »
- « Je préfère ne pas rentrer dans les détails, j’ai fais ce que j’avais à faire. »
Il acquiesça lentement de la tête, et posa sa main sur mon épaule « Tu es une vraie sorcière Nola. La sorcière de l’Aslevial ! »

Je le dévisageais du coin de l'œil et nous partîmes d’un petit rire avant que le calme ne revienne définitivement, seulement troublé par les cris des goélands et le bruit des incendies se mourant derrière nous. Je laissais le vent jouer dans mes cheveux tandis que mon regard était braqué sur le point où avait disparu le Sangre Azul la nuit dernière.

Quand elle chasse, une panthère n’abandonne jamais la traque.

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Modifié en dernier par [MJ] Le Roi maudit le 10 juin 2022, 16:14, modifié 1 fois.
Raison : xp : 6 / total xp : 178
La vie est un chemin qui se parcourt dans un seul sens. On peut choisir sa destination, réfléchir quand on arrive à une intersection, ralentir, accélérer, décider de ne plus refaire les mêmes erreurs, mais on ne revient jamais en arrière.

Nola Al’Nysa, Voie du Forban
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Mon histoire : wiki-v2/doku.php?id=wiki:fiche_nola_al_nysa

Dessins de Nola Al'Nysa réalisés par NmForka :
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Re: [Nola Al'Nysa] La plus sauvage des vies

Message par [MJ] Le Roi maudit »

Le volatile tout de noir plumé se regarda dans l'iris devenu vitreux avant d'y plonger le bec goulument. Insensible aux déprédations du charognard, le pendu continua de se balancer au gré de la brise marine qui longeait les côtes du golfe noir.
Mais il n'était plus seul désormais. Toute une rangée de bourreaux devenus les condamnés l'avait rejoint.

Lorsque l'on attaque une ville, des comptes se règlent en son sein. Et bien des comptes furent réglés, raturés comme sur un registre en cette nuit où Matorca succomba aux pirates. La tactique des autres membres de l'équipe de Nola avait payé. Les insignes et les clés de la caserne dérobés par Kidd avaient servi à Spatz pour libérer les pauvres âmes enfermées dans le cul-de-basse-fosse. Ces charmants gredins avaient accentué la diversion en multipliant les foyers d'incendie et en se débarrassant des sentinelles. Dans le chaos du pillage, bien des lames se retournèrent en direction d'un ancien créancier, d'un marchand trop cupide ou d'un rival.
La plupart des simples ouvriers avaient fui ou s'étaient cachés, ne cherchant pas à mourir pour du sel et de l'argent qu'ils ne possédaient déjà pas. Et au petit matin, les bourses pleines d'or, le ventre plein de rhum, de vin et de bière, les pirates contemplaient ces mêmes gens retournant déblayer les débris fumants des casemates ou trainer les corps de la milice de leur perron.

Dans ce paysage de dévastation, Nola pu voir quelques pirates tenaient en joue les gardes de la ville qui s'étaient rendu. Il n'y avait aucun doute que les forbans fileraient au plus vite, car les survivants ne manqueraient pas de rallier à eux le Seigneur des environs. D'autres marins par ailleurs faisaient charger le précieux butin dans l'Aslevial plus loin.

Pour le Sangre Azul malheureusement, le capitaine lui expliqua que lui donner la chasse était impossible dans l'immédiat. L'autre problème étant que son équipage ne manquerait pas de donner l'alerte dans tous les ports jusqu'à Myrmidens. Il allait falloir repartir bientôt et quitter le golfe noir avant d'y être une figure un peu trop connue. Durant ses déambulations dans la petite ville, elle souffrit de l'invective d'une mère serrant bien fort contre elle ses deux marmots maigrichons. La souillonne lui gueula, aux abois : "Comment pouvez-vous vivre ainsi ? En brûlant, tuant et pillant sur notre dos ! Une femme d'autant plus !"
Des comptes s'étaient réglés, mais bien des rancunes et des peines avaient été écrites à l'encre rouge.

Près de la taverne, seul bâtiment sanctuarisé, bien des marins cuvaient à l'ombre du toit bas. Spatz, Kidd et d'autres jouaient aux cartes. Et le mousse proposa à la jeune femme de les rejoindre. Le soleil n'était pas encore haut dans le ciel, pourtant ces hommes de rien avaient eu en une nuit plus d'or et d'argent que dix années de travail honnête ne leur en aurait rapporté. C'était un choix de vie, décrié, dangereux, que les Royaumes de cette rive-là de la Flak punissaient de mort, tant il en séduisait des matelots désespérés. C'était toutefois la leur, la plus sauvage des vies.
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Nola Al'Nysa
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Re: [Nola Al'Nysa] La plus sauvage des vies

Message par Nola Al'Nysa »

La conversation avec le capitaine Syrasse avait rapidement pris une tournure moins agréable, et le soleil qui montait par-delà l’horizon, donnant un éclairage nouveau sur les événements de la veille à mesure qu’il révélait les résultats de la violence qui s’était déchaînée dans la petite ville portuaire durant la nuit, ne parvenait pas à m’empêcher de frissonner en entendant les mots prononcés par mon protecteur.

Pour lui, il était hors de question de donner la chasse au Sangre Azul, d’une part, parce que le temps que nous chargions notre navire du fruit de notre pillage, il aurait déjà pris bien trop d’avance pour espérer le rattraper en pleine mer, et d’autre part, il était impossible pour l’Alsevial de se rendre dans le port de Mymridens sans se faire prendre pour cible par l’entièreté des navires qui y serait présent. Comme je ne trouvais rien à répondre à ces arguments, le capitaine se leva et, après avoir posé une main réconfortante sur mon épaule, il se détourna pour aller superviser les opérations de chargement en prévision du départ. Je restais là, pétrifiée et abattue durant de longues minutes. Je ne pouvais pas en vouloir au capitaine, ce que je demandais reviendrait à mettre tout l’équipage en péril, et en bon commandant, il devait faire passer le bien commun avant l’intérêt personnel de qui que ce fut.

Finalement, je m’ébrouais, la piste de ma sœur se refroidissait d’heure en heure, et si je voulais éviter de la perdre, il fallait que je prenne une décision. Je me relevais, parcourant les alentours du regard, avant de prendre la direction de l’Aslevial. Il faisait encore relativement frais, la matinée n’étant pas très avancée, mais le soleil qui montait depuis l’horizon laissait apparaître la promesse d’une journée très chaude. Je traversais les quais sans prêter attention aux débris et aux corps qui avaient nonchalamment étaient repoussés sur les côtés de la route pour dégager la voie, humant l’air sec et salé avec l'intensité de quelqu'un qui est sur le point de prendre une décision irréversible.


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Mon choix était fait, si le capitaine ne pouvait pas me permettre de poursuivre la chasse de ceux qui s’en étaient pris à mon peuple, j’allais devoir lui demander de quitter, un temps au moins, son équipage pour assouvir ma vengeance, comme la vieille femme dans mes rêves me l’avait ordonné, et comme toute fille de Lustrie l’aurait fait. Cependant, avant de lui demander la permission de le quitter, je voulais prendre quelques précautions. Je montais donc sur le pont de l’Aslevial, qui était encore plutôt calme à cette heure matinale, le gros de l’activité se passant encore sur la place principale de la ville et les abords des quais. Essayant d’être la plus discrète possible, je descendis dans les entrailles du géant de bois, en direction de la petite pièce de travail de Saleh, le maître des cartes.

Lorsque je poussais le battant de bois, je poussais un soupir de soulagement en constatant que la petite pièce était déserte. En son centre, sur une lourde table, un grand parchemin était déplié, retenu en chacun de ses coins par des petits clous de fer plantés dans le bois. C’était justement cette carte que je voulais consulter et je m’approchais rapidement du précieux document. Quelques nuits plus tôt, au cours d’une soirée alcoolisée, j’avais finis par atterrir dans la cabine du capitaine Syrasse ou lui, Hertzog et Saleh m’avaient présenté ce même document représentant les frontalières et le golf noir, me montrant les divers possibilités de cible et m’expliquant quels étaient les intérêts de chacune d’elles. Sur le parchemin, une petite pièce en fer était posée sur l’emplacement d’une ville portuaire, et je devinais qu’il s’agissait de notre position, et donc de la ville de Matorca. Parcourant des yeux le reste du document et faisant appel à ma mémoire capricieuse, je finis par identifier avec une quasi-certitude la ville de Myrmidens, bien que je fus incapable d’en lire le nom. Suivant du doigt les différentes routes qui en partaient, représentées sous la forme de petits traits discontinus, je finis par trouver le chemin reliant Myrmidens et Matorca. Avec un petit sourire satisfait, je fouillais dans les affaires du maître navigateur pour y trouver un morceau de parchemin vierge et je commençais à recopier de manière grossière, la forme de la route reliant les deux villes ainsi que leur nom, tentant d’imiter les caractères que je ne comprenais pas. Ceci étant fait, je rebouchais la petite fiole d’encre, rangeais l’ensemble des affaires que j’avais touché et je quittais les lieux, mon précieux morceau de parchemins dans la main. Je débouchais sur le pont du navire avec un peu plus d'optimisme que quelques minutes plus tôt, j’avais maintenant une nouvelle option à ma disposition, et si le capitaine Syrasse refusait d’accéder à ma demande de me débarquer proche de Myrmidens, je n’aurais qu’à partir de moi-même directement depuis Matorca.

En attendant de pouvoir discuter de cela avec lui, je repris donc la direction du centre de la ville ou les pirates s’affairaient à trier et ranger les différentes marchandises issues de notre pillage sous l'œil sévère du quartier-maître. Je remarquais qu’après les réjouissances de la nuit, une certaine tension était revenue parmi les membres de l’équipage. Tous savaient que le temps était compté, car, bien que la plupart des gardes eussent été tués ou s’étaient rendus, il fallait bien sûr se douter que certains avaient dû réussir à s’enfuir à la faveur de la nuit pour aller prévenir le seigneur local de l’attaque qui venait d’avoir lieu. Le temps que ce dernier ne mette en place une force armée pour venir reprendre la ville, nous avions encore un peu de temps, mais chaque heure passée augmentait le risque de voir des renforts arriver.

En plus des pirates, je croisais aussi beaucoup de locaux qui, contrairement aux militaires, avaient pour la plupart choisi de rester en ville, certains ayant d’ailleurs profité de l’opportunité des affrontements que nous avions déclenché la veille pour régler leurs comptes avec d’anciens ennemis. Ainsi, beaucoup de dettes avaient été payées par le sang, et nombre de vengeances avaient été assouvies durant cette sombre nuit. Certains des locaux se tenaient en retrait, se contentant de nous jeter des regards hostiles, tandis que d’autres se montraient franchement amical envers nous, et il était facile de savoir lesquels avaient profité du pillage de la veille et lesquels l'avaient subi. Alors que je passais sous un porche de bois, je fus, à ma grande surprise, prise à partie par une vieille femme, visiblement scandalisée quant à la condition de pirate, et encore plus quant au fait qu’une femme se livre à se genre d’activité. Je m'arrêtais quelques instants, plongeant mon unique œil dans son regard, sentant la colère monter en moi tandis que je la sentais se tasser sur elle-même, regrettant visiblement sa propre colère qui l’avait poussé à s’en prendre à plus forte qu’elle. Puis, mon œil fut attiré par la jeune fille qui se tenait à ses côtés, la tirant par la manche, et je cillais en reconnaissant la fillette rousse que j’avais sauvée d’un bien triste sort la veille. Elle ne disait rien, et quand nos regards se croisèrent, elle baissa les yeux. Reportant mon regard sur celle qui devait être sa mère, je décidais de laisser impuni cet acte de rébellion aussi futile que désespéré. J’aurais pu bien sûr lui expliquer de quel mauvais pas j’avais tiré sa fille la veille, j’aurais pu lui décrire ce que les envahisseurs du vieux monde, son monde, faisaient lorsqu’ils venaient piller les richesses de ma terre et de mon peuple, j’aurais pu lui dire qu’il valait mieux vivre dangereusement mais libre, que dans une soi-disant sécurité, mais prisonnière d’un destin tout tracé misérable, mais pourtant, je ne dis rien, et je me détournais simplement, poursuivant mon chemin.

Après avoir errée encore quelques instants dans les faubourgs de Matorca, je finis par déboucher sur la petite place ou la taverne, un des rares bâtiments encore fonctionnel, se tenait. Sur l’espace en terre battue devant l’établissement, j'aperçus Kidd, Spatz et d’autres marins en train de jouer aux cartes. Quand il se rendit compte de ma présence, le jeune mousse m’interpella avec un grand sourire pour me proposer de me joindre à eux, et je me rendis compte avec surprise que j’étais soulagé qu’il ne manifeste pas de rancoeur à mon encontre suite à ma petite blague de la nuit précédente qui lui avait valu tant de moqueries. Je lui souris en retour, me dirigeant dans sa direction, quand mon regard fut attiré par une figure connue. À l’autre bout de la place, sous l'œil vigilant de quelques pirates, se tenaient les soldats qui avaient été fait prisonnier durant la bataille et je venais de reconnaître l’un d’entre eux.

Alors que je m’avançais dans sa direction, d’une démarche féline, il me reconnut et sur son visage, je vis la surprise et la fureur se livrer un terrible duel. Arrivant près de lui, je lui fis un sourire au moins aussi beau que celui que je réservais à cet enfant de putain de capitaine Merker la nuit précédente, mais cette fois-ci teinté d’ironie. Il s’agissait en effet de l’autre soldat qui s’était trouvé dans la salle de réception privée de la capitainerie la veille au soir, tandis que je tentais de séduire son camarade.
- « Espèce de chienne, t’étais dans le coup toi aussi ? » me dit-il d’une voix rauque avant de cracher à mes pieds. Il y eut un court silence que je laissais volontairement traîner, puis je lui décochais un violent coup de poing sur le côté de sa mâchoire.
- « Tu sembles bien sûr de toi pour un homme défait et entravé. » lui répondis-je d’un ton froid, toute trace de sourire ayant quitté mes lèvres.
- « Et le capitaine Merker ? T’en as fait quoi sorcière ?! » dans ses yeux, une sorte de folie rageuse semblait danser, alors qu’il tirait sur ses liens à s’en faire saigner les poignets .
- « Ce cher capitaine… Il voulait se… vider hier soir. Disons que je l’y ai aidé… en quelque sorte... » Il frissonna alors que je prononçais ces mots, comprenant bien le lourd sous-entendu qui pesait derrière.
- « Shallya vient moi en aide » murmura-t-il doucement.
- « Si tu veux t'éviter le même sort que ton bon ami, je te conseille de répondre à ma question. Il y avait un navire dans le port hier, le Sangre Azul. Il a mis les voiles au début de l’attaque, vers ou est-il parti ? »
- « Va te faire foutre salope » dit-il, crachant à nouveau au sol.
- « C’est à peu près ce qu’à dit Merker hier soir, avant que je ne lui délie la langue… » répondis-je, sortant ma dague et m’avançant à quelques centimètres de lui.
- « C’est bon ! C’est bon ! » dit-il précipitamment, en tenant de reculer « pour ce que j’en ai à foutre de toute façon. Il est parti pour Myrmidens, et aussi bon navigateur que vous soyez, vous risquez pas de la rattraper à l’heure qu’il est. »
Son sourire goguenard me donnait envie de le frapper jusqu’à ce que l’intégralité de ses dents aient quitté sa bouche, mais j’avais eu la confirmation que j’étais venu chercher, le Sangre Azul se dirigeait bel et bien vers Myrmidens, et donc moi aussi j’allais devoir prendre cette direction.

Je lui tapotais doucement la joue, puis, devant sa mine d’incompréhension, je tournais les talons sans rien ajouter de plus, et me dirigeais vers la taverne pour me joindre à Kidd, Spatz et les autres, en attendant de pouvoir discuter en privé de mon désir de départ avec le capitaine Syrasse.

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La vie est un chemin qui se parcourt dans un seul sens. On peut choisir sa destination, réfléchir quand on arrive à une intersection, ralentir, accélérer, décider de ne plus refaire les mêmes erreurs, mais on ne revient jamais en arrière.

Nola Al’Nysa, Voie du Forban
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[MJ] Le Roi maudit
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Re: [Nola Al'Nysa] La plus sauvage des vies

Message par [MJ] Le Roi maudit »

Beaucoup de jets cachés
Les marins aimaient les cartes et les dés. Ils aimaient tellement ça qu'on interdisait d'en user à bord tant cela pouvait déchainer les passions. Il faut dire que l'on pariait ici les pièces d'or comme s'il s'agissait de menues cuivrées. Les pièces frappées au nom de l'Empereur, d'un roi d'Estalie ou des ducs de Bretonnie. Tout l'argent du monde était valable dans les frontalières. Mais c'était surtout l'acier et le fer qui primaient.
Spatz retourna les premières cartes. Deux matelots se couchèrent en grognant. C'était un jeu intriguant que celui-ci. Un jeu où l'on devait dissimuler ses émotions pour tromper l'adversaire. Et certains étaient doués. Nola n'avait qu'une paire. Pas terrible. Kidd quant à lui regardait son jeu avec dégout. Mauvaise pioche sans aucun doute.
"Par bleu, si un jour j'avais pensé retourner à Matorca. Et pour me faire rendre les deux années de salaire qu'ils me d'vaient aha."
"Seulement deux ans ?"
"J'avoue que j'ai un peu rogné ma prime de retraite là. M'enfin. Ce sont les affaires. Beau boulot les jeunes d'ailleurs. Quelques coups comme ça et le capitaine va pouvoir se construire un manoir au sommet de Sartosa."
L'amazone elle, était plus silencieuse, perdue dans ses pensées. Cependant, à la mention du capitaine, elle releva son unique œil barré d'une cicatrice vers Spatz. "Je relance" dit-elle, joignant le geste à la parole. Tandis que les autres joueurs réfléchissaient à leur prochain coup, pesant le pour et le contre, elle ajouta : "Dis-moi Spatz, toi qu'est du coin, tu sais à combien de jours de marche, on se situe des grandes villes les plus proches ? Par exemple Myrmidens ?"
Il se gratta le crâne avant d'estimer : "En longeant les côtes... Neuf à dix jours. Un peu plus si tu traines du cul. Un peu moins avec un canasson."
"Hum… je pensais qu'on pouvait couper par l'intérieur des terres. En tout cas je comprends mieux qu'ils fassent passer leurs routes commerciales par voies maritimes dans ce cas."
"Bah l'intérieur des terres, c'est des brigands, des ruffians, des loufiats et pire que tout, des traines-savates. Je vois pas pourquoi tu voudrais te perdre dans le coin."
Kidd rétorqua : "On est des pirates, des truands ça ne nous changera pas tant que ça."
Le plus vieux des trois ricana avant de lui tirer la joue, le mousse de protester : "Un mignon comme toi ? Tu ne tiendrais pas longtemps sans qu'un bougre essaye de te culbuter. La mer a ses règles, la terre les siennes."
"Simple curiosité..." répondit-elle d'un ton faussement désintéressé avant de s'adosser confortablement contre la lourde poutre de bois qui soutenait l'appenti de l'auberge sous lequel ils s'étaient réfugiés pour échapper au soleil, visiblement peu désireuse de s'étendre sur le sujet.
Spatz haussa les épaules, piocha les autres cartes. Nola avait maintenant un brelan. Parfait. On montra son jeu. Spatz n'avait rien, un matelot avait une paire... Et Kidd avait une quinte. Empochant la mise avec un sourire goguenard, il lança : "Vous allez faire quoi avec part ? Au prochain port, je m'offre les plus belles fringues que puisse rêver un marin."
La jeune pirate eut un temps d'hésitation un peu long, alors que tous semblaient avoir déjà réfléchi maintes et maintes fois à ce qu'ils feraient s'ils devenaient riches, elle n'avait jamais vraiment considéré cette question.
"J'aimerais bien acheter une arme de meilleure facture que celle-ci" dit-elle finalement, désignant du doigt son pistolet à silex posé non loin d'elle. "La première fois que je l'ai aperçus, c'est quand son ancien propriétaire me l'a braqué sur le visage. Depuis, j'ai jamais réussi à totalement m'y faire" ajouta-t-elle, déclenchant les rires de ses camarades.
Spatz de commenter : "Bien des marins ici aimeraient te braquer avec leur calibre, tu trouveras plus gros et plus efficace j'en suis certain."
Sans se démonter, elle commençait à connaitre l'humour gras de ses compagnons, elle rétorqua "Ils peuvent toujours essayer, au risque de repartir eunuque en revanche !"
"C'est pas la pire des vies, Eunuques, j'en ai rencontré en Arabie. Je veux dire, tout vaut mieux qu'être Marienburger." Un pirate au carré de jeu d'à côté protesta en disant être de la fameuse ville sur le Reik. Tandis que ça s'époumonait sur ces futilités, Kidd regarda à droite et à gauche, faisant un signe à Nola l'air de dire "On s'éclipse ?"
Elle fit un petit signe de tête à peine perceptible au jeune homme, lui indiquant son accord, puis tandis que les marins continuaient leurs débat passionné sur les différentes contrées dont ils étaient issus, elle récupéra ses maigres gains et se leva à la suite du mousse.

Une fois loin des yeux et des oreilles des autres gaillards, entre deux tas de débris calcinés, le jeune homme demanda : "T'as l'air ailleurs. C'est les combats d'hier qui t'ont laissé ainsi ? Pourtant c'est pas notre première..."
Elle braqua sur lui son œil d'un bleu intense, rappelant les eaux calmes et chaudes des océans du sud. "Écoute, j'ai…" elle marqua un temps d'arrêt, semblant réfléchir à jusqu'où elle pouvait se dévoiler "Il faut que je vois le capitaine, j'ai besoin qu'il me libère de mon engagement, j'ai une tâche à accomplir à Myrmidens, et je ne pourrai pas avoir l'esprit tranquille tant que cela ne sera pas fait."
Avant que le mousse n'ait le temps de répondre, elle l'attrapa par le col de sa chemise et approcha son visage à quelques centimètres du sien, scrutant ses traits "Tu es le seul au courant pour le moment, car je ne sais pas pourquoi, je te fais confiance. Si cela s'ébruite, je serai donc d'où vient la fuite, Kidd, et crois-moi, tu ne veux pas me mettre en colère."

Le mousse déglutit, sa voix monta d'une octave. "Bien compris. Le capitaine est monté au-dessus de la ville sur le roc, il me l'a dit ce matin."

Elle le relâcha, un peu gênée de s'être emportée ainsi. Elle commençait à bien comprendre les hommes, mais elle avait encore parfois des réactions un peu étranges ou déplacées qui pouvaient interpeller.
"Merci."dit-elle simplement.
"Je te laisse aller le voir hein, je serais au bateau."

Elle se détourna en direction de la pointe rocheuse qui dominait la ville.
Nola avançait vite malgré la pente raide et la chaleur, se mouvant silencieusement entre les arbres et les herbes hautes. Pour certains l’ascension aurait relevé d’une vraie épreuve physique, mais pour une personne en aussi bonne forme, cela n’était qu’une formalité. Animée par l’impatience d’exposer sa demande au capitaine Syrasse, elle grimpait à vive allure, ses jambes puissantes et musclées là portant sans faiblir, toujours au même rythme. Elle parvint au sommet en quelques minutes, le souffle légèrement court et aspira de grandes goulées d’air, plus frais à cette hauteur. Le capitaine était là, l’épaule appuyée contre les vestiges d’un mur de pierre ayant appartenu autrefois à ce qui devait être une petite tour de guet. Il ne l’avait pas entendu arriver, elle avait l’habitude de se déplacer silencieusement dans la jungle, et visiblement elle n’avait pas perdu la main.
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"Il ne tient qu'à nous de trouver notre soleil"

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Nola Al'Nysa
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Re: [Nola Al'Nysa] La plus sauvage des vies

Message par Nola Al'Nysa »

Je m’approchais, silencieusement, puis comme l’homme ne semblait pas vouloir se retourner, totalement absorbé par ses pensées je dis à voix haute « Ta vigilance s’émousse avec l’âge ! »
Le capitaine tourna la tête, et réprima un sourire sincère pour se contenter de ce demi rictus narquois. « Nola. Comment l'instigatrice de cette bataille se porte-t-elle ? »
J’eus un sourire crispé, sachant que ce que je m’apprêtais à dire risquait d’être mal accueilli. « Je ne dirais pas non à un peu de repos pour être honnête. » j’hésitais encore un instant, mais, comme s’il avait compris que je n’étais pas monté le trouver juste pour parler de récupération, il attendit que je poursuive, et je me jetais à l’eau :
- « Capitaine… Thorne, j’ai besoin de te demander une faveur… »
- « J’écoute. »
- « Il faut que tu me libère de mon serment, pour un temps au moins, je dois me rendre à Myrmidens pour y poursuivre ceux que je chasse depuis des mois. Si je n’y vais pas maintenant, tout ce que j’ai entrepris aura été vain. »
- « Le Sangre Azul j'imagine. » Il regarda l’océan bleu. Celui qui attirait les marins comme s’ils se perdaient dans le ciel. « Pourquoi voudrais-je me séparer de ta compagnie ? Tu es efficace, peu dispendieuse. Fidèle. Et même tes insubordinations se révèlent utiles par la suite. »

Je ne m'attendais pas à cette question. Tout bien réfléchi, je me rendis compte que je ne m'attendais à rien, car dans la précipitation, je n'avais du tout envisagé notre conversation plus loin que ma demande. « Je n'ai pas grand chose à t'offrir, à part te retourner ce que tu viens de me dire. Je t'ai toujours servi fidèlement depuis le premier jour, n'hésitant jamais à mettre ma vie en danger pour rembourser la dette que j'avais envers toi, pour que jamais tu regrettes de m'avoir sauvée. Aujourd'hui j'ai besoin que tu me laisses poursuivre mon propre but, le Sangre Azul est la piste la plus concrète que j'ai jamais eu, et il n'est qu'à quelques lieues de nous... » je m'approchais jusqu'à être toute proche de lui et continuais d'un ton plus bas « Si tu as réellement de l'affection pour moi, laisses-moi accomplir ma destinée. Je te jure que dès que j'en aurais fini, je te rejoindrais et jamais plus je ne te demanderai quoi que ce soit ! »
Il laissa sa main glisser le long de mon bras, celui-là même que j’avais manqué de perdre de nombreux jours auparavant.
« Je comprends. Mais le monde est cruel. Dangereux. Comme nous. Mais dans cet équipage nous veillons les uns sur les autres. Dehors, tu seras seule et à la merci de choses qui te dépassent. Et qui me dépassent aussi. »
Je fixais mon regard dans le sien, dans les profondeurs de ces yeux intelligents et calculateurs où perçait une sincère lueur d'affection :
- « Je le sais... » dis-je dans un souffle « je le sais mais je n'ai pas le choix. Et puis tu le sais mieux que quiconque, je suis loin d'être sans défense ! »
- « Les princes de ce monde ont du souci à se faire." Il vint l'enlacer tendrement. "Fais attention à toi. Prends des provisions pour ta route. Et méfie toi de tous et de tout. »
- « Merci Thorne » lui dis-je, acceptant ses bras ouverts et posant la tête sur son torse. Nous restâmes ainsi quelques longues secondes, avant de nous décoller. Nous ne prononçâmes pas de mots supplémentaires, ils auraient paru superflus et inutiles, alors que tout ce que nous voulions nous dire c’était déjà exprimé à travers notre étreinte. Puis, sans rien ajouter, je me détournais et repris la direction de la ville.

Quelques heures plus tard, je me trouvais à nouveau en haut de la petite colline surplombant Matorca, mais cette fois j’étais seule, prête au départ. La perspective d’un tel voyage aurait dû me décourager, mais non, je ressentais au contraire de l’exaltation à l’idée de l’avoir enfin entamé.

J’avais passé les dernières heures à préparer discrètement mon voyage vers Myrmidens par l’intérieur des frontalières, ayant obtenu la bénédiction du capitaine Syrasse et je n’avais maintenant plus qu’une hâte, me mettre en route. J’avais effectué quelques achats qui me semblaient nécessaires avant de me lancer dans un tel périple, achetant des outres d’eau et de vin auprès d’un des rares marchands encore présent après le pillage, des herbes pour faire de la tisane à une vieille femme habitant proche de la petite place du marché et quelques morceaux de pain sec, de viande séché et de fromage à pâte dure enveloppés dans du tissu. J’étais ensuite retournée dans la capitainerie ou j’avais récupéré quelques bandages dans lesquels je m'étais déjà servis la veille, un pot d’onguent pour appliquer sur ma blessure à la jambe et du tabac pour confectionner mes habituels cherooth. J’avais rangé le tout dans un gros sac de voyage en toile huilé que j’avais trouvé l’atelier abandonné d’un artisan avant de me diriger vers le port où je m’étais procuré deux couvertures de laine épaisse dans la petite embarcation d’un pêcheur, ainsi qu’un grand morceau de toile de lin étanche que j’avais découpé dans la voilure.

Enfin, je m’étais de nouveau rendu dans le bureau de Saleh, mais cette fois sans me dissimuler pour lui demander de me fournir quelques explications et un schéma plus précis que celui que je lui avait subtilisé de la route à suivre pour me rendre à Myrmidens de la manière là plus direct possible. Fidèle à lui-même, le natif d’Arabie n’avait pas posé de question, se contentant de répondre à mes demandes avec calme et patience. Alors qu’il finissait de me préparer une petite carte avec la route à suivre, il me la tendit avec un sourire entendu et je compris qu’il n'ignorait rien de mon intrusion dans son bureau en début de journée. Gênée, je ne su que dire et je me contentais d’attraper le document qu’il me tendait avant de le saluer et de sortir.

J’étais partie en milieu d’après-midi de Matorca, je savais que l’Aslevial devait quitter le port en début de soirée et je ne souhaitais pas demeurer en ville une fois que mes compagnons en auraient rendu le contrôle aux habitants, leur vengeance risquant d’être sanglante. De plus, je ne voulais pas que certains d’entre eux s’aperçoivent que l’un des pirates les ayant attaqué la nuit précédente était parti à pied vers le sud, car j’étais sûr qu’ils ne manqueraient pas d’en avertir le seigneur local et ses hommes à son arrivée et je voulais éviter d’être prise en chasse.

C’est donc seule depuis le sommet de la petite pointe rocheuse, adossée contre les vestiges de la tour ancienne que j'assistais au départ de l’Aslevial et de son équipage, sans moi. Je fus surprise de constater à quel point les voir partir en m’abandonnant derrière eux me faisait mal, et j’eus pendant un court instant l’envie de dévaler la pente en leur criant de m’attendre. Ces hommes étaient ma famille depuis maintenant de longs mois, les premiers à m’avoir montré de l’affection depuis que j’avais été arraché à ma terre et à mon peuple. Les voir partir, me laissant seule au milieu d’une terre dont j’ignorais tout me serra le cœur. Pourtant, alors que le vaisseau diminuait dans le soleil couchant, l’optimisme et l’espoir s’emparèrent de moi, et je murmurais ces quelques mots, inaudibles, mais je l'espérais, porté par le vent jusqu’aux marins « Puissions nous nous retrouver un jour. »

Il y a ainsi des instants qui changent une existence, et souvent, nous n'en mesurons l'importance que bien plus tard, mais à ce moment, j’avais pleinement conscience de l’importance de la décision que je venais de prendre. Je fus tiré de mes réflexions par le bruit caractéristique du craquement d’une branche derrière moi. D’un bond, je me retournais, la main dans mon dos sur la garde de l’un de mes sabres, prête à affronter l’ennemi qui se présenterait à moi, mais en lieu et place d’un potentiel assaillant, je tombais nez à nez avec Kidd, tirant derrière lui un mule chargée de quelques affaires.
- « Putain Kidd, tu fous quoi ? Le navire est déjà en train de partir ! »
- « Je sais Nola, mais j’ai décidé de rester. J’voulais pas que tu te paumes toute seule dans les frontalières » répondit le jeune mousse, un grand sourire au lèvre.
- « Le capitaine Syrasse ne va pas apprécier… »
- « Au contraire, quand j’ai vu le capitaine revenir au navire sans toi je suis allé le trouver. Je lui ai dit que je me portais volontaire pour assurer ta sécurité. Il a rigolé mais il a accepté que je vienne avec toi, et me voilà. C’est même lui qui a eu l’idée pour Gaillou. »
- « Gaillou ? » répétais-je en haussant un sourcil interrogateur.
- « Bah oui ! Gaillou notre fidèle porteur. » renchérît-il en posant la main sur la mule à côté de lui.

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Il y eut un court silence avant que nous n’éclations de rire. La dévotion du jeune marin à mon égard me touchait et, bien que je sois beaucoup trop pudique pour le lui avouer, j’étais très heureuse qu’il se joigne à moi pour la suite de l’aventure. Sa bonne humeur et son optimisme permanent ne seraient pas de trop face aux épreuves qui ne manqueraient pas de se présenter à nous.
« La voie que j’ai choisi d'emprunter est semée d'embûches Kidd, c’est un choix dangereux que tu as fait, mais je suis contente que tu sois là. » Nous échangeâmes un sourire complice, puis je lui mis une petite claque sur le sommet du crâne.
« Allez, ne traînons plus. J’aimerais mettre autant de distance que possible entre nous et Matorca avant que la nuit ne soit totalement tombée » dis-je en chargeant mes affaires sur le dos de l’animal.

Il nous restait encore au moins de bonnes heures avant que la nuit ne tombe, et je comptais bien mettre à profit chaque minute possible pour me rapprocher de Myrmidens. La route s’ouvrait devant nous, pleines d’inconnues et de promesses et je m’avançais dessus d’un pas, sûr heureuse d’affronter le destin en si bonne compagnie.

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Liste d'équipements pour le voyage :
  • outres d'eau et de vin
  • herbes à tisanes
  • du pain de voyage et du fromage à pâte dure
  • viande sêchée
  • couverture de laine
  • toile de lin huilé
  • tabac
  • un récipient pour faire bouillir de l'eau
  • bandage trouvé dans la capitainerie et un pot d'onguant pour ma blessure à la jambe
  • une feuille de route / carte sommaire dessinée à la va vite par Saleh
La vie est un chemin qui se parcourt dans un seul sens. On peut choisir sa destination, réfléchir quand on arrive à une intersection, ralentir, accélérer, décider de ne plus refaire les mêmes erreurs, mais on ne revient jamais en arrière.

Nola Al’Nysa, Voie du Forban
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Re: [Nola Al'Nysa] La plus sauvage des vies

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"Il ne tient qu'à nous de trouver notre soleil"

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