[Mini-jeu] [Règles et organisations] Rampdecennium : La ville doit survivre !
Posté : 21 sept. 2024, 13:04
Rampdecennium : Marienburg doit survivre.
Un mini-jeu de politique et de survie, dans l’univers de Warhammer Fantasy…
Contexte : Un monde en perdition

L’Empire est en flammes. Marienburg est au bord du gouffre. Partout, tout n’est plus que chaos et désespoir.
Nous sommes en l’An de Sigmar 1979. Depuis maintenant six siècles, l’Empire s’est progressivement désintégré, divisé entre grandes provinces et villes indépendantes — la guerre est partout, pour des motifs religieux et ethniques mêlés.
En 1360, refusant de reconnaître le vote du collège des Électeurs, la duchesse Ottilia du Talabecland s’est auto-proclamée Impératrice, et a fait interdire dans toutes les terres du nord-Empire la pratique du culte de Sigmar Dieu, pour ne juger le premier Empereur que comme un grand homme saint et non un monarque céleste et divin. Six siècles plus tard, cette violence théologique et politique a éclaté, et aujourd’hui, pas moins de sept personnes se réclament à travers toutes les terres de l’Ancien Empire comme Empereur.
Un espoir était né. Une jeune aristocrate, descendante des barons du Westerland, et élevée au sein d’un couvent par le mystérieux ordre religieux des Sœurs de Sigmar, était parvenue à obtenir auprès d’elle suffisamment de soutien de princes, clercs, et bourgmestres de l’Empire pour peut-être parvenir à enfin réunifier l’Empire. Mais le Grand Théogoniste, Vilgrim III, refusa d’honorer le vote des nouveaux Électeurs et de la couronner, arguant que jamais une femme ne devrait porter le saint-marteau et la couronne donnant le droit à hériter de la fédération sigmarite. Magritta de Marienburg, n’est donc devenue que la septième prétendante au port de Ghal Maraz, et au lieu de régner sur l’Empire, elle ne règne faiblement que sur Marienburg.
Marienburg est la plus grande ville du Vieux Monde. Elle est riche. Elle est puissante. Elle est peuplée. Cet ensemble d’îlots marécageux est une fourmilière habitée par plus de deux cent mille âmes, et elle est capitale de toute une province, l’imposant Westerland occidental de l’Empire. Mais aujourd’hui, avec une Impératrice à sa tête, elle semble attaquée par des dizaines de défis, qui menacent de la voir s’effondrer et perdre à jamais sa primauté…
La guerre : Le Westerland est aujourd’hui entouré d’ennemis — tandis que du côté Impérial, les terres de Middenheim, Nordland et Reikland sont toutes occupées par d’autres prétendants au trône de l’Empire qui souhaitent mater les prétentions de leur voisin. Le royaume de Bretonnie, lui, est plus dangereux encore — depuis des siècles maintenant, les relations avec ce puissant voisin sont hostiles.
Marienburg est en danger, tant sur terre, où des escarmouches ont régulièrement lieu aux frontières, que en mer : il arrive régulièrement que les vaisseaux de la ville soient coulés par des pirates de Sartosa, Brionne, ou de la lointaine Arabie ; tandis que les comptoirs et les colonies du Westerland à l’étranger sont en permanence sous le risque d’être envahies par les forces marines du roi Louis XIV de Bretonnie…
La criminalité : Cet état de guerre permanent force Marienburg à entretenir d’énormes régiments mal payés et indisciplinés de ses Troupes d’État. Retenir toutes les saisons de violents mercenaires n’est pas au goût du peuple, surtout dans les polders des campagnes, et les rébellions et la criminalité sont devenus plus fréquents que jamais — chaque année, les crimes de sang augmentent avec une proportion très inquiétante.
La famine : Marienburg est incapable de subvenir à ses besoins alimentaires. Les polders du Westerland tentent de produire, le plus possible, pour remplir les ventres de toute la ville, mais les conditions climatiques sont terribles — les sécheresses une année sont suivies par de terrifiantes crues celle d’après, et on a l’impression que Taal a maudit partout la Terre…
La crise : L’importation de vivres à l’étranger est une solution temporaire, mais difficile, car empirée par une grave crise économique : la spéculation, les taxes pour les armées, la tension sur les voies maritimes, tout cela fait violemment grimper les prix, et chaque jour, à la Bourse du Suiddock, on voit le prix du grain galoper.
Plus personne n’est sûr que Marienburg pourra tenir longtemps, et même si c’est le Vieux Monde dans sa totalité qui est touché par cette terrible crise, la ville ressent plus qu’une autre les effets du chômage et de l’appauvrissement des masses et des élites.
La peste : Les mouvements des armées, la mauvaise alimentation, les catastrophes climatiques semblent empirer le contexte épidémiologique. Régulièrement, un navire venu de l’étranger sera mis en quarantaine car des pestiférés y sont découverts — chaque fois qu’un foyer épidémie commence, l’État de Marienburg est forcé de réagir avec diligence pour éviter un désastre plus grand encore, mais ceci est fort coûteux, et personne ne sait si cette politique de sûreté pourra durer encore longtemps.
La haine : Chacun est prompt de désigner un responsable de toute cette situation. Partout, à Marienburg, les communautés se renferment, des doigts sont pointés, des rumeurs lancées à tout va, empirées par des agitateurs ambitieux ou criminels. La défiance est absolue, on craint ses voisins et tout Marienbourgeois qui souhaite survivre sait qu’il doit s’équiper d’une dague pour se défendre d’autrui — mais comment faire quand on imagine qu’il y a des ennemis partout ?
Récemment, un crime terrible a été commis : le maire de la ville de Leydenhoven a été destitué et traduit devant les tribunaux pour avoir fait de la spéculation sur les grains et profité de son office pour obtenir des pots-de-vin. Mais à la déception générale, il fut condamné simplement à une lourde amende. Le peuple de Leydenhoven, pressuré par l’impôt, affamé par le manque de nourriture, atteint par une maladie, a trouvé le jugement comme trop modéré.
Alors, harangués par un agitateur, et permis par la milice locale qui les a laissés faire, une foule enragée s’est saisie du maire et de son frère, et ils furent attachés à un poteau, lynchés, et mangés crus par des hommes ordinaires transformés en bêtes enragées…

Ce lynchage barbare fut la goutte de trop pour les dirigeants de Marienburg. L’Impératrice Magritta ordonna aux deux chambres du parlement, le Burgerhof (La « Cour citoyenne ») et le Rijkskamer (La « Chambre du Reik ») de se réunir au sein du Staatsraad (Le Conseil d’État, le lieu unique sur l’île du Paleisbuurt où se regroupent les parlementaires) pour une session d’urgence extraordinaire. Le but du Staatsraad est d’épauler l’Impératrice et le Directoire de Marienburg afin de trouver des solutions urgentes et pressantes à la crise, et de prendre toutes les lois qui seront nécessaires au rétablissement de l’ordre public et de la prospérité de la cité.
Vous, êtes les députés du Bugerhof et les sénateurs du Rijkskamer réunis au sein du Staatsraad. Vous êtes issus de milieux différents, vous avez des opinions contraires, et vous subissez autant que vos concitoyens l’horreur et l’ampleur d’une crise sans précédent.
Vous, avez la responsabilité de guider Marienburg à travers cet enfer. En formant des partis, en utilisant vos privilèges et les pouvoirs de l’assemblée, vous allez pouvoir influencer le gouvernement de la ville, donner les moyens aux administrateurs du Westerland d’accomplir une politique — ou les leur retirer s’ils ne vous conviendraient pas.
Vous avez le destin de votre nation entre vos mains, et il appartiendra à vous, et à vous seul, de diriger Marienburg pour qu’elle redevienne la capitale heureuse, douce et tolérante qu’elle était… À moins que vous ne pensiez qu’elle doive puiser dans ses traditions ou observer vers son futur un destin absolument différent ?
Comment fonctionnent les pouvoirs de Marienburg ? (Optionnel)
Une Histoire accélérée de Marienburg et du Westerland (Optionnel) :
Les Sept Empereurs revendiquant la couronne de Sigmar et Ghal Maraz (Optionnel) :

Description du jeu et des mécaniques
Rampdecennium est un mini-jeu maison qui se déroulera sur le discord du warforum, même s’il y aura un suivi sur le forum, notamment lorsque j’aurai besoin de poster des textes et mettre à jour la situation de Marienburg et de vos personnages. Ce mini-jeu est inspiré de pas mal de jeux différents dont je me suis inspiré, à la fois des jeux de plateau style « Council City » et des jeux vidéos comme Frostpunk, vous en sentirez peut-être l’inspiration, même si je privilégierai le jeu de rôle au pur gameplay et système de jeu. Le but est d’essayer de faire un petit truc marrant, pas vraiment de faire une vraie partie fair et équilibrée de jeu de société
Dans Rampdecennium, vous incarnez des députés et des sénateurs de Marienburg et du Westerland, au milieu d’un monde en plein chaos. Issus de milieux différents, avec vos propres opinions, vous vous retrouvez tous avec un seul but commun : Faire survivre Marienburg. Mais vous n’êtes pas des décisionnaires, vous n’êtes pas des diplomates séduisants, des chefs d’entreprise industrieux ou des militaires volant de victoire en victoire — ceci est le rôle d’autres personnes, des personnages non-joueurs qui vivent et réagissent à vos décisions.
Votre rôle de parlementaire est de trancher entre des décisions des ministres du Directoire, de nommer les futurs héros de Marienburg, et de tenter de prendre des décisions raisonnables (Ou non) pour modeler Marienburg à votre image. Problème : vous n’êtes pas tout seul, et il va vous falloir convaincre vos collègues de voter comme vous et d’éviter que la ville ne s’effondre. Si Marienburg tombe, s’effondre, ou est envahie, vous perdrez tous ensemble automatiquement
En revanche, si vous pouvez tous perdre ensemble, certains d’entre vous peuvent essayer de gagner bien plus que juste le futur de Marienburg… Peut-être jugez-vous que mieux qu’un autre, vous êtes capable de définir l’avenir de la ville ? Vous commencez absolument tous égaux, chacun d’entre vous valant une seule et unique voix, la même que vos camarades, et les lois ne peuvent être votées que si le Staatsraad parvient à les passer avec une majorité de 101 voix — mais peut-être certains d’entre vous vont finir chefs de partis, voire directeurs, et participer plus franchement à l’avenir de la cité. Il ne tient qu’à vous d’être convaincants et de voter correctement
Les indicateurs de la ville
Pour connaître la situation de Marienburg, sera mis à jour entre chaque tour de jeu (Qui séparent les sessions parlementaires où vous votez) quelques gros indicateurs thématiques, qui vous donneront la situation actuelle de la cité et vous permettra de montrer la situation de la cité. Ainsi, vous verrez les conséquences de vos lois, et les défis urgents que vous devez relever :Budget de l’État : Ce nombre montre l’argent qui reste encore à Marienburg pour agir et prendre des décisions. Lorsque vous choisissez de financer quelque chose ou de faire des réductions d’impôt, le budget sera amputé.
Lorsque le budget passe en négatif, cela veut dire que Marienburg est obligé d’emprunter pour lever des fonds, soit auprès des banques locales, soit auprès de l’étranger — il n’est peut-être pas grave d’être légèrement endetté, mais si Marienburg se retrouve en complet défaut de paiement, la totalité des autres indicateurs seront complètement ruinés, et probablement pour longtemps…
Situation militaire : Le Westerland est entouré d’ennemis, tant sur terre que en mer. Cette catégorie montre l’état actuel des forces militaires du Westerland, ce qui inclut les différentes marines privées pouvant être armées par la stathouderin ainsi que les régiments des Troupes d’État. Une situation militaire faible risque d’encourager les ennemis de Marienburg de s’en prendre à elle, mais donner trop de pouvoir aux militaires risque également de provoquer un coup d’État ou faciliter les révolutions…
Situation civique : Cette catégorie vous montre la situation de Marienburg au niveau de son organisation civique, le respect de ses institutions, et l’efficacité de sa justice. Bien que cela paraisse secondaire, les Marienbourgeois ont tous des idées différentes de ce qu’est un bon gouvernement, une bonne organisation de la société, et une bonne religion — tout autour de vous, les provinces de l’Empire sont en guerre pour des raisons religieuses ou politiques, et vous ne pouvez pas sous-estimer les rancœurs et les idéologiques qui traversent la Nation…
Situation économique : Cette catégorie montre comment se portent les chiffres importants du pays : l’inflation, le chômage, la croissance, l’investissement, la situation des infrastructures et de l’agriculture… Marienburg est à la fois un carrefour commercial et un centre industriel du tissu et des biens de luxe, tandis que la province du Westerland a une grande production de laine et de céréales grâce à ses polders. Mais la crise est passée par là, et vous allez devoir batailler dans tous les sens pour assurer la prospérité de tous les rouages sensibles et s’activant entre eux du pays.
Situation sociale : Marienburg est une cité profondément inégalitaire. Dans les mêmes murs, et sur les différentes îles, se côtoient des ultra-riches à la fortune insolente et des marginaux qui n’ont aucun autre bien que les vêtements sur leur dos. Ces inégalités provoquent des tensions, qui peuvent dégénérer en révolution — l’horrible mise à mort du maire de Leydenhoven devrait être un avertissement pour vous tous… Il est du devoir du Staatsraad d’assurer la santé, l’éducation, l’assistance publique, l’aide envers les mal-logés. Mais comment les aider au mieux, ça, c’est le débat que vous allez devoir résoudre…
Situation de l’ordre public : Cette catégorie regroupe toute la situation au niveau du combat contre la criminalité, les troubles à l’ordre public, l’immigration, la salubrité et les différentes mesures de police. Il est du devoir premier du Directoire de combattre le crime organisé, les fauteurs de troubles en tout genre, et d’assurer la tranquillité et la propreté de la ville… Mais elle ne peut le faire sans un budget, et surtout, des lois pour encadrer sa politique.
Situation diplomatique : Bien que la stathouderin nomme les ambassadeurs à l’étranger, le parlement doit ratifier les traités et a un droit de regard sur les décisions du pouvoir exécutif. Il revient au Parlement d’approuver les recherches d’alliés de Marienburg, mais aussi de gérer la politique en outremer : la cité est propriétaire de comptoirs et de colonies sur d’autres continents, certes en plein développement, mais qui permettent à la cité d’assurer les voies commerciales de denrées rares et exotiques, des royaumes Nains jusqu’au lointain Nippon.
Et c’est aussi à vous de trouver des moyens pour que les voisins n’envahissent pas Marienburg…
Les factions du Westerland
Il n’y a pas, à Marienburg, de « parti politique » au sens moderne du terme : il n’y a pas d’organisation avec un logo, un slogan, et qui a une discipline avec des militants et des chefs de bureaux locaux qui font de la propagande.
En revanche, on désigne par « partis » ou « factions » les divers groupes d’intérêts qui peuvent exister dans la cité — les gens votent pour des gens comme eux, et on voit des citoyens pauvres ou riches se retrouver à partager des opinions communes…
Chacune des factions cherche à gagner du pouvoir sur les autres, et ce sont ces factions qui peuvent influencer le cours de Marienburg : certaines peuvent se retrouver à soutenir massivement le pouvoir et tout faire pour l’aider, tandis que d’autres vont au contraire provoquer des manifestations, des grèves, voire des émeutes et pourquoi pas une révolution, si on les laisse faire…
…Votre personnage peut très bien décider de rejoindre ou soutenir l’une ou l’autre de ces factions. Ce ne sont pas des blocs monolithiques, et on peut s’approcher d’une faction tout en n’étant pas d’accord avec la totalité de ses préceptes.
Les Seigneurs : « L’Homme a le droit de rebâtir le monde qui s’est effondré. »
On nomme assez péjorativement « Seigneurs » les membres du parti qui soutient le status-quo et la conservation du monde actuellement en place — ce parti est en effet soutenu par beaucoup de nobles, de prêtres, mais aussi des notables de province, des officiers, et en général la classe supérieure de Marienburg. On voit aussi souvent des boutiquiers ou des artisans d’art soutenir les Seigneurs.
Les Seigneurs sont des conservateurs, des modérés attachés aux traditions et institutions actuelles, qui veulent régler la crise de Marienburg sans pour autant provoquer de révolutions ou de changements conséquents — ils sont prêts bien sûr à faire évoluer la ville pour qu’elle puisse rebondir, mais ils sont pour le faire pas-à-pas, en maintenant le cérémonial, le fonctionnariat, et les nombreux organes de pouvoir créés par le passé. À quoi cela sert d’encore inventer des nouveautés si déjà par le passé on a mal appliqué des règles ?
Les Seigneurs sont profondément attachés au passé, et certains fantasment de revenir à une Marienburg « meilleure »… Quoi que cela veuille dire pour eux.
Les Seigneurs sont actuellement le parti majoritaire au Parlement.
Les Manœuvres: « Toutes les mains sur le pont, il n’y a qu’unis que nous survivrons ! »
Les Manœuvres regroupent toutes les formations travaillistes et corporatistes de la ville — votent pour ces représentants les gens de peu qui vivent de leur travail : les artisans des guildes, les ouvriers des grandes manufactures, mais surtout, les matelots des navires, qui ont donné leur nom éponyme au parti.
Les Manœuvres sont un parti travailliste, qui souhaite la protection et le soutien au prolétariat urbain et à la classe moyenne, ceux qui font tenir Marienburg par leur travail ou subissent le plus les impôts. Ils cherchent à lutter contre la pauvreté, et à améliorer le sort de tous. Mais certains accusent les Manœuvres d’être des populistes, qui promettent mille choses, sans se rendre compte des impôts qu’il faudra augmenter derrière…
Les Manœuvres sont très divisés sur les questions sociétales et sur le juridique — globalement, beaucoup des Manœuvres sont tout de même attachés aux traditions et à la défense de Marienburg, mais ils cherchent aussi une voie modérée et accueillante ; après tout, nombre des travailleurs de Marienburg sont issus de l’immigration. On observe de très nombreuses opinions dans ce large parti, des centristes progressistes jusqu’aux syndicalistes radicaux qui rêvent de voir des conseils de travailleurs remplacer l’autorité des patrons.
C’est le second parti de Marienburg, et le principal mouvement d’opposition.
Les Entrepreneurs : « Que chacun ait son labeur — ceux qui méritent s’élèveront. »
Les Entrepreneurs sont les patrons d’entreprises, les capitaines de navires, les marchands au long-cour, mais aussi des ingénieurs et des inventeurs de toutes sortes. Ainsi nommés parce qu’ils entreprennent, c’est un parti constitué de gens qui croient dans le progrès technologique, l’innovation, le succès des entreprises et de la prise de risque… Mais aussi la vision Darwinienne du futur, où seuls les méritant peuvent s’élever, et où le meilleur moyen de réduire la pauvreté, c’est de laisser-faire le marché et croire dans les gains de productivité des machines et de la croissance.
Les Entrepreneurs en ont assez des traditions de Marienburg. Pour eux, ce qui a fait la richesse de la ville, ce sont ceux qui se sont débarrassés des règles contraignantes, et qui ont bravé l’immense océan — comme Marius Fenrir a bravé les marais il y a deux millénaires pour fonder la cité. Les Entrepreneurs soutiennent la libéralisation de l’économie, la baisse des taxes, la fin des réglementations contraignantes. Ils veulent des lois rapides, décisives, et qui aident les producteurs plutôt que de soutenir les privilèges particuliers qui empêchent Marienburg de relever la crise et les défis du prochain siècle.
Malgré cela, les Entrepreneurs sont aussi des libéraux sociétaux, qui sont pour l’immigration, l’ouverture des frontières, et le progrès des mœurs — ce qui fait la richesse de Marienburg, c’est d’attirer le monde à elle, et les Entrepreneurs trouvent le conservatisme comme appartenant à un autre temps.
Les Légionnaires : « Tout. Pour. Le. Westerland. »
Les Légionnaires sont ceux qui pensent que Marienburg est dans l’état actuel à cause des paresseux, des lâches, des couards, et de traîtres qui se cachent dans tous les endroits de la société. Ils pensent qu’on ne laisse pas les policiers correctement bastonner les criminels, que les juges sont trop laxistes, les militaires pas assez payés — et qu’on choie beaucoup trop tous ceux qui aiment faire grève ou se cacher derrière d’anciens privilèges plutôt qu’aider ceux qui relèvent les défis qui touchent aujourd’hui Marienburg.
Les Légionnaires croient en l’importance du maintien de l’ordre, et au retour dans les traditions. S’ils sont prêts à piquer certaines idées des travaillistes ou des humanistes (Il est vrai que beaucoup de vieux aristocrates ou de rentiers bien cachés dans leurs manoirs empoisonnent la société…), ils sont globalement attachés au conservatisme sociétal, à la tradition, mais aussi au mérite et à la défense de Marienburg.
Ultranationalistes, loyalistes jusqu’au sang pour Marienburg et le Westerland, ils pensent que la cité doit retrouver sa pleine puissance par tous les moyens, quels qu’ils soient — et s’il le faut, Marienburg ne doit pas avoir peur d’être aussi agressifs avec ses voisins qu’ils le sont avec elle.
Certains des Légionnaires les plus fanatisés vont jusqu’à vénérer d’anciens Dieux semi-interdits du passé, comme Solkan ou Olovald. Ésotériques, et obsédés par le virilisme et l’ordre, les Légionnaires pensent qu’il faut régénérer la société et ré-encourager le sport, la culture classique, et l’esprit de sacrifice dans les masses populaires… Et à assimiler, ségréger, ou réduire les étrangers, selon à qui vous demandez.
Les Colombes : « Les hommes sont tous égaux quand on les regarde depuis le ciel. »
Ce parti est ainsi surnommé car il regroupe tous ceux qui sont inspirés par la philosophie du culte de Shallya (Mais aussi celui de Véréna et des autres divinités modernes et civilisées). Les Colombes sont des prêtres, des humanistes, des gens de toutes les classes sociales qui sont unis par leur volonté de justice, d’amour des Dieux, et leur espoir de pouvoir fonder un nouveau monde qui permettrait de constituer un prochain paradis sur Terre.
Les Colombes sont pour le secours aux pauvres et aux miséreux, la fin de la torture et des châtiments violents. Ils veulent réhabiliter les prisonniers, et améliorer la condition populaire. En même temps, ils sont très attachés aux traditions ancestrales, et sont des religieux qui veulent conserver le système en place, même s’ils veulent le changer progressivement et le plus pacifiquement possible, afin que chacun puisse se réaliser en suivant les préceptes des Saintes Écritures.
Les Bohémiens : « Aucune semence ne pousse dans un sol d’espoir. Alors nous grandirons par nous-mêmes. »
Le parti qu’on surnomme « Bohémien » regroupe tous les libre-penseurs, libertins, et gens de progrès et d’anarchie de Marienburg. Les Bohémiens sont des philosophes, des étudiants de l’université, des nobles contestataires, des artistes riches ou pauvres qui sont tous unis par de grandes valeurs : La bonté du genre humain, l’horreur de la superstition, et la volonté de créer un monde meilleur. Les Bohémiens soutiennent toutes les lois qui permettent de soutenir le peuple, améliorer la condition humaine, et casser les inégalités, quelles qu’elles soient. Ils veulent une liberté totale de la presse et de la conscience humaine. Ce sont des anti-militaristes qui pensent que plus de soldats ou de policiers ne permettront pas de régler la criminalité et les conflits qui empoisonnent le Westerland depuis des siècles maintenant — il est nécessaire de combattre le mal par la diplomatie et la main tendue.
Les héros des factions (Optionnel) :
Création d’une fiche de perso
Maintenant que je vous ai balancé plein de lore et de texte à la figure, peut-être avez-vous une idée plus précise du type de député ou sénateur que vous aimeriez jouer. Hé bien, c’est l’heure de bosser
La « fiche » de perso est votre petit guide. Pas besoin de se casser la tête à faire long — une histoire clichée, un concept ou un descriptif très sommaire suffit. Une ligne suffit. Vingt ça commence déjà à faire trop

Si vous voulez jouer, copiez-collez le code ci-dessous puis postez à la suite de mon message, dans ce topic, votre personnage :
Code : Tout sélectionner
[b]Avatar (Optionnel) :[/b] [img]URL[/img]
[b]Nom du personnage :[/b]
[b]Race :[/b]
[b]Histoire du personnage :[/b]
[b]Processus d’élection :[/b]
[b]Faction :[/b]
[b]Commission :[/b]
[b]Richesse personnelle :[/b] 0
[b]Influence personnelle :[/b] 0
L’avatar, le nom et l’histoire de personnage sont donc à faire à votre sauce.
La Race de votre personnage sera dans la majorité des cas un humain ; mais vous pouvez aussi jouer un Nain, un Halfelin, ou un Elfe de Laurelorn qui a émigré à Marienburg — les Elfes Noirs et Haut-Elfes ne sont pas jouables, car ils n’ont pas encore commencé leur retour dans le Vieux Monde en l’An 1979. De même qu’évidemment les Ogres feraient de très mauvais députés. Les Gnomes sont trop secrets pour être aperçus si ils sont sur les bancs de l’assemblée.
Le « processus d’élection » désigne la manière par laquelle votre personnage a réussi à entrer au Staatsraad. Vous devez le choisir parmi cette liste, et cela pourra un peu modifier la situation de départ de votre personnage (Mais pas énormément non plus, on va essayer de faire en sorte que ce soit un peu rigolo et pas du vrai RP 100 % impliqué
La « Faction » désigne si votre personnage fait partie de l’une des six factions électorales de Marienburg — mais votre personnage n’est pas du tout obligé d’en faire partie, et vous pouvez indiquer « Indépendant » si votre personnage préférera voter selon ses propres convictions.
Rejoindre une faction entraînera forcément un bonus et un malus secrets, alors qu’être indépendant ne vous donnera rien
La « Commission » désigne la commission que vous voulez rejoindre, c’est-à-dire ces organes parlementaires qui contrôlent comment le gouvernement fait son travail ; faire partie d’une commission vous donne un privilège assez grand — quand une loi est proposée sur une des six situations de la cité, vous avez le pouvoir de proposer un Amendement : ainsi, vous pouvez affiner la loi, voire en proposer une toute inverse, pour trouver un moyen original de changer les choses.
Par exemple, si vous faites partie de la Commission des Finances, et que le Directoire vous propose une nouvelle taxe sur les fenêtres à 10 % de sa valeur, les députés peuvent voter pour ou contre — mais vous pouvez amender la loi pour proposer une taxe de 5 %, ou une taxe sur les portes
Les six commissions sont les suivantes :
La Richesse personnelle de votre personnage commence à 0 — elle montre ses capacités financières et ses biens qu’il peut mobiliser. La richesse personnelle vous servira peut-être à avoir certaines actions, comme acheter des voix dans les votes
De même, l’Influence est une monnaie qui montre l’importance qu’a votre personnage — c’est une accumulation de son prestige, de sa popularité dans sa circonscription, des amis et obligés qu’il a pu se faire… Comme la richesse, l’influence pourra être dépensée pour certaines actions.







