[Écrit Libre] Panzer

Où s'écrivent les histoires, hors du temps et des règles compliquées du monde réel...
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Armand de Lyrie
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Re: [Écrit Libre] Panzer

Message par Armand de Lyrie » 23 juil. 2019, 14:30

« Vous les aurez ! »

Todbringer coupa presque la parole à Obsidre avec sa dernière phrase. Un grand sourire découvrait ses dents, mais cela ne l’empêchait pas de serrer ses poings et de les poser contre la table.

« Je souhaite éprouver ce blindé colonel. Je veux voir ce dont il est capable ! Il sera bien escorté. Le capitaine Stross et les bandes de Carroburg assureront sa protection, tandis que le capitaine Katzbulger s’assurera de bien ouvrir sa voie. »


Les deux concernés écarquillèrent les yeux.

« Sire, pardonnez-moi, je croyais que le but de ce char était de défendre mes hommes, pas l’inverse !

– D’accord avec lui. J’m’en fous qu’on passe trois ans dans le Drakwald, on va pas sacrifier des hommes pour gagner du temps.
– Ce n’est pas à vous de prendre cette décision. C’est à moi et au colonel.
– Fils de…
– Pute ? »

Katzbulger se raidit. Il devenait fixe. Le début d’insulte avait glissé tout seul, entre ses dents, incontrôlé. Mais le fils du Grand Duc se contentait de lui sourire en coin, et de lui faire un signe de tête, marquant un petit silence pour laisser au patrouilleur l’occasion de terminer sa phrase.

« Allez-y, Katzbulger. Dites-le. « Fils. De. Pute ? ». Je ne le prend pas mal, c’est un constat. J’entends cette phrase ordurière à mon encontre depuis que je suis en âge de comprendre. Autrefois elle me blessait. Aujourd’hui je n’en ai cure.
Je suis un fils de pute, Katzbulger, mais malheureusement pour vous, je suis un fils de pute nommé TODBRINGER. Mon père compte sur moi pour faire sortir Khazrak de son trou à rat, il compte sur moi pour venger tous les hommes, toutes les femmes, et tous les enfants que ces chiens du Chaos ont assassiné, pour anéantir ce foyer de corruption qui nous gangrène et qui fait souffrir notre pays depuis plus d’une décennie à présent. Vous feriez bien de garder cet objectif à votre esprit : Vos hommes se battent pour l’Empire, et pour leurs familles. Tout sacrifice est nécessaire pour parvenir à la réalisation de cette mission.
Colonel, vous acceptez les modifications ? »


Le colonel-ingénieur se contenta de hocher la tête de bas en haut.

« Alors c’est décidé.
Capitaine Knispel, capitaine Obsidre, nous comptons sur vous. »
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Stats :
FOR 9 / END 8 / HAB 8* (9) / CHAR 10 / INT 8 / INI 9 / ATT 10* (11) / PAR 8* (9) / TIR 8 / PV 65/65
*Malus à cause du port du Gilet de cuir bouilli

Compétences :
- Anticipation : +1 en ATT et +1 en PAR à partir du 3e round face au même ennemi
- Coup précis (1) : Malus atténué de 1 lors de la visée d'une partie précise
- Coups puissants : +1d3 de dégâts
- Dégainer l'épée : +1 en INI lors du premier round
- Parade : Valeurs de parade doublées
- Sang-froid : +1 lors d'actions réalisées sous stress

- Alphabétisé : Capable d'écrire et de lire le Bretonnien
- Danse : Excellent danseur
- Étiquette : +1 lors des interactions avec la haute société
- Empathie : Capable, sur un test, de lire les émotions sur le visage de quelqu'un.
- Monte : Ne craint pas de chutes lors d'une montée normale
- Héraldique : Capable de reconnaître les blasons des familles nobles, et d'en savoir plus sur eux sur un test
Équipement de combat :
- Épée bâtarde : 2 mains / 24+1d10(+1d3)*/ 24** (12) parade
- Poignard "miséricorde" : 1 main / 12+1d6(+1d3)* / 12** (6) parade / "Rapide" (-2 PAR et/ou -2 HAB pour esquiver pour l'adversaire) / Peut être lancée
*Avec la compétence Coups puissants
**Avec la compétence Parade


Tête : 3 protection (Capuchon en cuir)
Torse/Dos : 7 protection (Gilet en cuir bouilli)
Bras : 7 protection (Gilet en cuir bouilli)
Mains : 3 protection (Gants en cuir usés)
Jambes : 1 protection (Pantalon en lin)

- Cheval de selle : FOR 8 ; END 8 ; SAU 9 ; RAP 9 ; INT 7 ; DOC 9 ; ATT 6
Équipement divers :
0 Co

- Un beau doublet
- Un grand manteau
- Des bottes neuves
- Une jolie écharpe

- Nourriture
- Hydromel

- Insigne argenté marqué du blason de Lyrie
- Pendentif monté en clou
- Feuilles de brouillon, stylet et encrier
- Bague affichant un lion
- Un flacon à l'odeur immonde
- 4 bouteilles de tonique miraculeux

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Skrig Trancheface
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Re: [Écrit Libre] Panzer

Message par Skrig Trancheface » 23 juil. 2019, 15:26

-A vos ordres sire. C'est dépité que je demande la permission de retourner à mon char alors que la réunion s'achève sur une ambiance glaciale.

Chacun se disperse pour aller s'occuper de ses troupes, j'interpelle le colonel Falk avec tout le respect dû à un homme de sa hiérarchie et lui offre le salut militaire comme il se doit. C'est un peu anxieux que je lui demande une entrevue.

-Mon colonel, pourrions-nous parler en privé à propos du char s'il vous plaît? Une fois que nous sommes à l'abri d'oreilles indiscrètes, je me permets de vider mon sac. Mon colonel, je suis inquiet à propos de toute cette histoire ; les diffuseurs seront peut-être effectifs et le défoliant du magistère efficace, mais c'est un affront à l'autorité de l'école impériale d'artillerie. C'est quand même grâce à eux que je suis plus qu'un simple paysan du fond de la campagne hochlandaise. Non seulement ce sont des ingénieurs d'Altdorf qui vont installer les diffuseurs, mais en plus tout le sang versé pour défendre le char va nous être jeté au visage ; cela risque de ternir la réputation de notre école et surtout, les ingénieurs pourraient tenter de récupérer l'entretien des chars en justifiant des exploits des diffuseurs ou du bain de sang en nous accusant d'incompétence. Si... Je ne sais vraiment pas comment aborder ce point avec lui, bordel, c'est quand même quelque chose de gros que je vais proposer. Il risque de ne pas apprécier. S'il devait... arriver un incident avec les diffuseurs, l'école d'ingénierie d'Altdorf s'en mordrait les doigts et comprendrait qu'on ne peut pas marcher sur nos plates bandes, nous pourrions quand même tester le défoliant avec la serpentine. Mais ce n'est pas rien et je voulais votre avis sur la question ; c'est votre char ultimement et je ne ferais rien sans votre autorisation mon colonel. En obstruant un peu la tuyauterie des lance-vapeur avec de la suie, les diffuseurs manqueront de pression pour être efficaces et personne ne pourra rien prouver. Le char ne sera pas affecté et à sa deuxième sortie il sera opérationnel comme si de rien n'était avec un peu d'entretien.

La serpentine ne va servir à rien s'il y a des soldats devant, autant qu'elle serve à projeter l'herbicide. Les lance-vapeurs eux, par contre, sont indispensable pour soutenir l'infanterie et ne pas transformer le char en poids mort.

-Cent mètres de portée me paraît être beaucoup pour de simples diffuseurs ; la serpentine ne peut pas atteindre cette distance alors qu'elle mobilise la moitié de la pression du char, qu'un système auxiliaire qui n'en consomme qu'un cinquième puisse achever un tel exploit me laisse songeur. Pour ne pas dire suspicieux à l'égard de nos rivaux ingénieurs.

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Armand de Lyrie
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Re: [Écrit Libre] Panzer

Message par Armand de Lyrie » 28 juil. 2019, 19:58

Le colonel-ingénieur accepta d'aller à l'écart. Il regardait constamment dans son dos, inquiet à l'idée que quelqu'un les écoutes. La proposition de Série Obsidre fleuretait très dangereusement avec l'insoumission : Le sabotage est un crime grave dans les armées impériales.

Et pourtant.

« Je ne doute absolument pas des capacités du collège des ingénieurs... Mais je doute de leur efficacité militaire. Je pourrais leur dire « non », mais ça serait mettre l'EIA en bien mauvaise posture : Nous sommes dépendants de nos alliés du collège doré et d'Altdorf. »

Il serra ses dents, et pinça ses lèvres. Puis il émit un très long soupir.

« Très bien. Sabotez les asperseurs d'herbicide, capitaine. Mais faites ça discrètement, il faut pas que cette garce vous voit. Vous tenterez de lancer le défoliant, ça marchera pas : Cette idiote demandera à faire des vérifications, mais je parie que Todbringer sera énervé et ne voudra pas accuser de nouveaux retards dans les opérations, alors vous reprendrez vos lances-vapeurs.
Si nous sommes découverts, je prendrai la responsabilité de vos actes, tout naturellement. Mais j'aimerais d'autant plus éviter cette situation gênante pour tout le monde. Donc faites au mieux, d'accord ? »
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Équipement de combat :
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Tête : 3 protection (Capuchon en cuir)
Torse/Dos : 7 protection (Gilet en cuir bouilli)
Bras : 7 protection (Gilet en cuir bouilli)
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Skrig Trancheface
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Re: [Écrit Libre] Panzer

Message par Skrig Trancheface » 29 juil. 2019, 01:40

-A vos ordres mon colonel, merci mon colonel.

Je le salue puis m'éclipse avant de rejoindre l'équipage de mon char, pour saboter les diffuseurs il faut encore que tout le monde soit d'accord avec le fait de garder le silence, ou même de pouvoir faire ça en discrétion. Sans compter qu'il faut du matériel pour ça, on ne trafique pas du matériel de l'école d'ingénierie sans rien, mais j'ai déjà une petite idée de comment m'y prendre avec l'aide de notre mécano. De retour au char, je siffle tout l'équipage qui se réunit devant moi en vitesse ; Dirke est déjà recouvert de cambouis et Flavio aussi, les filles sont prêtes, Sigmar et Shou me regardent avec un air peu amène, ils ont flairé la mauvaise nouvelle avant tout les autres.

-Messieurs, mesdames, mauvaise nouvelle ; l'école d'ingénierie nous colle des diffuseurs sur nos lances vapeurs et...
-Oh les enculés.
-J'avais pas terminé Alyonna.
-Une perfidie qui met en lumière toute la ruse de nos concurrents.
-Heide...
-C'est... c'est fourbe! C'est nous qui prenons tous les risques pour leurs expérimentations. H... hein Sigmar?
-Oui.
-Tu n'as rien fait Série?
-Si j'ai tenté. Mais ils ne veulent rien savoir.
Shou fait la grimace. Dirke lève poliment la main pour prendre la parole.
-La chaudière risque de ne pas apprécier. Comme si la chaudière appréciait son existence même.

Si c'était une femme, elle se suiciderait je suis sûr. On a l'impression qu'elle lutte continuellement contre le char par moment, même si je soupçonne Dirke d'y être pour quelque chose avec ses bricolages, mais tant que la machine tient le choc, je n'ai rien à dire la dessus. Au moins je suis rassurée de savoir que les réactions aux diffuseurs sont les mêmes que la mienne et celle du colonel Falk, les choses n'en seront que plus simples pour la suite des événements. Le soleil monte encore dans le ciel, il va bientôt être midi et si les analyses de l'ingénieure d'élite sont justes, demain à la même heure nous serons partis, voire après le repas si nous avons de la chance.
Plus qu'à espérer que le sabotage se passe bien.

-Bref, nous devons pallier à l'absence de lance vapeur et préparer le char au pire ; Dirke, avec moi pour surveiller les ingesclaves. Shou et Alyonna, vous allez faire le plein de bougies pour le petit autel, des bougies en graisse animale, je veux quelque chose qui brûle fort et sale, on va en avoir besoin vu comment on va se recommander à lui, Sigmar et Flavio, allez me chercher du charbon et du bois humide, Heide... Ça va être réducteur mais techniquement c'est à son tour. Corvée de popote? Elle m'offre de grands yeux ronds avant d'adopter une attitude un brin belligérante, toujours dans le calme et la politesse.
-Série, mon cher, serais-tu en train de me demander de cuisiner pour l'équipage, mais aussi pour les ingéspions d'Altdorf?
-Euh... Oui?
-Je refuse de la manière la plus véhémente, plutôt danser à un sabbath du chaos.
Elle rajuste une mèche rebelle. Un répurgateur présent à proximité du char nous fait un mauvais regard. Je ne vais pas faciliter la vie à ces gens.

J'imagine que nous nous contenterons de la viande séchée qui traîne dans le sac de Dirke, ça ne sera pas très nourrissant mais au moins, nous aurons de quoi tenir jusqu'au repas du soir. J'ai l'impression que c'est encore moi qui vais devoir cuisiner pour les autres. Après une petite engueulade avec Heide, nous arrivons finalement à un compromis ; elle tâchera de nous trouver deux ou trois fruits à chacun pour ce midi, ce soir j'assumerai la corvée de popote en espérant que les échanges avec Altdorf ne soient pas trop houleux.

-Dirke! Avec moi dans le char. On s'isole.

Tout les écoutilles fermés, les trappes verrouillées, la coupole bouchée, j'allume un cierge et on se pose à côté de la chaudière, le courtaud a une grimace en comprenant que la conversation qui va suivre est tout sauf légère et détendue. De mon côté je ne suis pas heureux de la tournure des événements, plutôt soulagé de savoir que nous avons un moyen de nous défendre des machinations de nos rivaux.

-Les diffuseurs, il faut les saboter. Dirke approuve d'un hochement de tête.
-Ça vient de toi ou de...
-Le colonel est au courant.
Mon mécanicien a un sourire. Une idée pour empêcher les diffuseurs de fonctionner? J'avais songé à entraver le tuyau d'alimentation principale avec de la graisse, pour empêcher les diffuseurs d'avoir une pression suffisante. Dirke hausse les épaules.
-C'est une manière de procéder, mais je dois avouer que je préférerai travailler directement sur les diffuseurs plutôt que de bricoler l'alimentation en pression des lance vapeur. Il faudra que j'inspecte la nouvelle lubie des ingénieurs d'Altdorf. Honnêtement, ils pourraient êtres utiles pour autre chose si seulement ils n'avaient pas des idées à la con en matière de produits. D'ailleurs, ils vont servir à quoi ces diffuseurs?
-Projeter du défoliant autour du char, tu t'imagines bien que les soldats chargés de défendre le Graf sont ravis de savoir qu'ils vont mourir pour du désherbant.
-Tu m'étonnes.
On tape sur le char, j'ouvre la trappe d'observation.
-Nous... Nous avons le combustible Série. Parfait.

On sort du tank, charge le matériel (et Flavio s'est surpassé, il nous a trouvé du sapin mouillé), avec ça et la graisse dans la tuyauterie, le char va avoir une jolie chute de pression si on ne peut pas attaquer directement les diffuseurs. De quoi saper l'efficacité de ce cadeau empoisonné, en particulier si nous pouvons en plus perturber leur bon fonctionnement. Puis on le groupe se reconstitue et c'est un repas à base de pommes, de viande séchée et d'un peu de pain qui nous attend, rien de bien folichon mais en comparaison des privations que pouvait nous infliger l'école pour mauvais comportement ou des performances misérables avec l'artillerie, cela reste tout à fait acceptable.
Au moins on mange sans avoir à payer, la nourriture gratuite reste la meilleure. Réunis en demi cercle autour du tank, on profite de nos derniers instants de repos avant l'arrivée des ingénieurs qui a été programmé pour un peu après le repas.

-J'avais une idée, pour contrer la Drakwald. Lance Sigmar avec le même ton monocorde que d'habitude. On devrait planter de l'eucalyptus. Silence dans l'assemblée.
-Une proposition fort originale. Se contente de grincer Heide, ne sachant guère comment réagir à cette affirmation.
-C'est quoi un eucalyptus? Shou c'est toi qui a déjà visité le zoo impérial, tu dois savoir non? Le chargeur lance-flamme a un petit éclat rêveur dans ses yeux.
-Je sais ce qu'est de l'eucalyptus ; c'est un arbre qui a été importé du Sud lointain par des marchands. Il a un bois très solide, mais surtout il semblerait qu'il consomme beaucoup d'eau.
-Vous êtes des champions, vous voulez raser la Drakwald en donnant soif aux arbres! C'est incroyable, comment avez-vous pu seulement décrocher une bourse pour...
l'étrangère cherche ses mots. L'école d'artillerie impériale?
-En vérité, l'idée n'est pas si bête, je me souviens d'une anecdote du botaniste du zoo qui expliquait que l'eucalyptus était le seul arbre qui occupait les plaines lointaines parce qu'il emmagasine de l'huile dans son tronc et ses branches portent loin autour de lui et touchent les autres arbres. Quand il y a un feu de forêt, l'huile explose et transforme les eucalyptus en bombes incendiaires qui foutent le feu tout autour d'eux. Leurs graines ne risquent rien puisqu'elles sont enrobées dans une coque très épaisse.
J'échange un regard avec ma tireur canon-orgue.
-Donc si je comprends bien le fil de pensée de Sigmar, pour détruire des arbres, il faudrait planter des arbres pyromanes pour qu'ensuite au prochain feu de forêt il y ait toute la forêt qui brûle grâce à nos arbres pyromanes. A supposer que ça marche et que nos arbres ne meurent pas de froid en hiver, qu'est-ce que vous faites ensuite?
-Bah on est heureux parce qu'il y a plus de Drakwald.
Commente mollement Sigmar en mâchant un morceau de pain.
-Bande de patates! Non seulement votre plan prendra des siècles à fonctionner, mais en plus de cela, s'il marche on va avoir une Drakwald sans hommes bêtes mais qui chaque été explose et prend feu, ce n'est pas une idée lumineuse! Vous voulez que le centre de l'Empire brûle chaque année ou quoi? On dirait que c'est Tzeentch qui t'a murmuré ces idées stupides à l'esprit Sigmar. L'intéressé ne relève pas la pique et hausse les épaules, indifférent à tout sauf à son repas.
-Euh... Série?
-Flavio? Ah, oui, ils arrivent.
Tout le monde se lève pour faire bon accueil aux experts venus d'Altdorf.

Même si un froid polaire peut se lire dans le regard de la Kislevite et de notre mécanicien. Les autres font à peine mieux.

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Re: [Écrit Libre] Panzer

Message par Armand de Lyrie » 29 juil. 2019, 11:44

Ils étaient une petite douzaine. Quatre d’entre eux en beaux vêtements, tous les autres avec de grosses tuniques, des gants rembourrés et de solides bras qui servaient à transporter du bordel. Et tout à leur tête, le beau visage de l’ingénieure-en-chef que Série avait déjà croisé plus tôt autour des commandants de l’opération du Drakwald.

« Magda Heldenscheen, je vous présente mon équipe, le maître d’œuvre Haan Lümpen, les ingénieurs Paul von Tillen, Lupio di Pezzela, le cadet... »

Tous s’approchèrent pour serrer les mains de l’équipage, avec des sourires et des « bonjours » amicaux. Derrière les noms très sonores en Reikspiel, pouvaient parfois être ouïs des patronymes plus chantants : L’École d’Altdorf accueillait un très grand nombre d’étudiants Tiléens, et il ne faudrait pas oublier que c’était bien un Tiléen qui avait inventé les chars d’assauts que l’EIA avait l’honneur de pouvoir sortir de leurs arsenaux aujourd’hui.

Haan Lümpen, un solide gaillard aux cheveux roux et à la moustache fine fit un grand sourire à Série.

« Un honneur de bosser sur votre Grafs. Vous inquiétez pas, on lui fera pas de mal. Je suis content qu’on puisse collaborer ensemble.
J’ai toujours trouvé que la gué-guerre entre nos deux écoles était vraiment débile. »

***
Magda Heldenscheen paraissait impassible. Revêche, sévère. Son visage était de marbre. Mains dans le dos, lèvres retroussées, elle ne laissait pas paraître la moindre émotion : Ni honte, ni gêne, ni colère, ni surprise. Elle regardait le spectacle d’un air tout à fait passif et neutre ; Un peu comme Tobias Manteuffel, mais le maître-magistère pouvait se permettre un air aussi stoïque que parce qu’il couvrait constamment son visage d’un masque de plomb.

Et pourtant, la réalité était là : Alors qu’il était parti sur le front il n’y a même pas deux heures, le Grafs revenait, encore flambant neuf, sans aucun impact de balle ou rayure sur sa carrosserie. Heinrich Todbringer, tout recouvert de son harnois et accompagné d’une solide escorte de Loups Blancs, exultait. Le bâtard du duc du Middenland avait viré cramoisi.
L’écoutille du char s’ouvrit. Et en sorti Haan Lümpen, ingénieur d’Altdorf, qui s’approcha des officiels. Il était blanc, livide, il tremblait de tout son corps, et il ne parla qu’en balbutiant.

« Messeigneurs, je… Je suis terriblement confus…
Il y a eu… Il y a eu un léger défaut sur les asperseurs, et… Et la poudre n’a pas… Elle n’a pas pu être- »


Heinrich Todbringer leva sa main pour qu’il cesse de parler. Lümpen ne se fit pas prier.

« Votre seigneurie, avec votre permission, je souhaite que mes ingénieurs puissent désosser le Grafs, afin de voir quel est le problème avec les-
– Combien de temps ça va prendre ?
– Une journée ou deux. Pas plus. »

Todbringer tourna sa tête à droite. Le colonel-ingénieur de l’EIA était accompagné de pistoliers en armes. Il se contenta de hocher de la tête, de gauche à droite, pour signifier son refus.

« Je suis désolé, estimée professeure, mais je n’ai pas le temps d’accuser d’autres délais. Remettez en place les lances-vapeurs pour qu’il redevienne opérationnel.
– Je vous demande pardon ? »

Manteuffel avait beau avoir un masque de plomb, une note de hargne apparut distinctement dans sa voix. Le magistère doré brisa les rangs pour se mettre juste à côté du cheval du bâtard.

« Avez-vous la moindre idée des années de travail que représentent le composé que j’ai amené jusqu’ici ? J’ai l’autorisation de votre père pour l’employer, j’ai l’autorisation de l’Empereur !
– Je doute pas de l’efficacité de votre herbicide. Mais si les asperseurs sont-
– Les asperseurs fonctionnent ! Vous pensez que nous aurions amené un prototype qui n’est pas éprouvé sur le champ de bataille, face à des Hommes-Bêtes qui menacent l’Empire lui-même ?!
Il est évident qu’ils ont été sabotés ! »


Magda ouvrit la bouche et leva sa main. Le colonel-ingénieur posa son poing sur la hanche et rugit.

« Comment osez-vous ?! Cette attaque diffamatoire est-

– Oh, fermez-la, vous.
– Tobias !
Votre seigneurie, ce que le maître-magistère veut-

– Magda, tais-toi toi aussi.
Votre Seigneurie, nous magistères sommes sujets de l’Empereur. Et de l’Empereur uniquement. J’ai autorisation d’opérer dans le Drakwald, et j’opérerai. Je suis venu ici pour tester un herbicide, et je le testerai.

– Peut-être, mais sans le Grafs.
– Sans le Grafs, alors ! »

Il tourna les talons et fit un signe outrancier de la main, puis parti de plus belle avec un grand pas. Le colonel-ingénieur semblait pester.

« J’espère qu’on va pas s’en mordre les doigts…
Capitaine Obsidre, vous avez vos quartiers pour toute la nuit. Dès demain, vous partez en guerre. Pour de vrai, cette fois. »
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Skrig Trancheface
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Re: [Écrit Libre] Panzer

Message par Skrig Trancheface » 31 juil. 2019, 13:11

-Nous ferons au mieux mon colonel. Je vais aller préparer le Graf avec votre permission. Une fois les salutations d'usages terminées, je m'éclipse pour aller rejoindre les autres.

D'un signe de tête, Dirke comprend qu'il va pouvoir virer les asperseurs et se met directement au travail pour dégager les affreuses tumeurs qui ont poussé tout autour de notre char. Je rassemble les autres pour distribuer les instructions pour le reste de la journée et la nuit.

-Heide, Sigmar ; préparez le canon orgue pour demain, fabriquez des munitions rouges. Ma tireuse a un rictus ; elle n'apprécie pas trop de devoir envelopper des balles dans un linge trempé dans le mélange de la serpentine. Pourtant, les dieux savent que c'est encore le meilleur moyen d'intimider les êtres vivants : personne ne reste indifférent à une rafale de munitions incendiaires. Shou, Alyonna, nettoyez la serpentine, faites en sorte que tout soit prêt pour demain et vérifiez les allumeurs. Les deux hochent simplement la tête avant de partir entretenir notre lance-flamme. Flavio, vérifie que nos armes embarquées sont prêtes au combat et fait les test de routine sur le char.
*** -Section, rassemblement! Tout le monde se traîne devant le char, certains avec encore des traces d'oreiller sur le visage. Je ne dis rien, ce n'est plus l'heure de râler sur les uniformes. -Tout le monde à son poste, commencez déjà à faire chauffer la chaudière, je vais aller prendre nos instructions. Dirke, tout a été remis en place? L'intéressé confirme d'un signe de tête. Alors je n'ai rien d'autre à ajouter, rompez. Chacun se disperse, sauf ma tireuse canon-orgue qui reste sur place.
-Série?
-Heide?
-Attention à toi la haut.
-Ca vaut pour toi aussi.
-J'ai une tourelle contrairement à toi.
Il est vrai.

Mais j'ai toujours mon fidèle fusil long du Hochland pour me défendre, lui ne risque pas de me trahir et j'ai pleine confiance en lui et sa baïonnette pour pouvoir repousser une bête un peu trop curieuse. C'est d'ailleurs avec deux pistolets à la ceinture que je me rends à la table des officiers pour recevoir mes instructions plus en détail de la part du colonel Falk.

-Capitaine-étudiant Série Obsidre, affecté au Grafs-Liebsling, à vos ordre mon colonel. Salut militaire.

J'attends les ordres pour aujourd'hui.

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Armand de Lyrie
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Re: [Écrit Libre] Panzer

Message par Armand de Lyrie » 11 août 2019, 11:11

L’armée se jetait sur les vieilles routes de la Drakwald. Mille ans de torpeur et d’oubli les avaient rendues défoncées et impraticables, recouvert les sentiers d’herbes touffues et de ronces qui empêchaient les roues des chariots de pouvoir s’engager. Et plus ils s’enfonçaient dans cet environnement hostile, plus la dangerosité des lieux se faisait patente.

La journée de retard provoquée par le sabotage de Série Obsidre avait laissé les troupes d’Heinrich Todbringer créer de l’avance au milieu de cette voie. Des centaines de Middenlanders avaient été enrôlés de force avec leurs serpes et leurs haches pour déraciner et élaguer des passages suffisamment larges pour y faire passer le matériel. Mais même avec ce lourd renfort, la route restait cabossée, humide et boueuse, et les ralentissements étaient fréquents : Les charrettes ne s’engouffraient dans la Drakwald qu’une par une, et dans un seul sens, droit devant.
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La forêt brûlait. Alors qu’ils grimpaient sur un petit mont pour pouvoir mieux observer l’épaisseur de la forêt qu’il fallait défricher, ils pouvaient observer comment, à des lieues de leur position, de terrifiantes colonnes de flammes s’élevaient en haut des sapins centenaires, provoquant un lent et inévitable feu de forêt qui avalait tout sur son passage.

« Ah bah, sourit Kohl, les Nains se mettent au boulot. Ils font pas les choses à moitié.
– Béni soit le peuple ami de l’Empire », rajouta Sigmar.

Ils s’engouffraient dans une clairière artificielle et récente. Un terrain herbu, cabossé, où on avait dû passer une journée entière à abattre et arracher les arbres : On en voyait encore les troncs et les ronces. Et tout autour, dans une sorte d’étoile, on avait posé des barricades, empilé des planches de bois, et placé de lourds chariots reliés les uns aux autres par des chaînes. Sur ces chariots, de grandes ouvertures permettaient d’y faire passer des bouches à feu et des arquebuses : Une ligne de défense au cas où les Hommes-Bêtes leur tomberaient dessus. Le Grafs Liebsling entra péniblement dans ce campement de fortune, où des sapeurs et de la main d’œuvre civile s’attelait à monter des tentes et à préparer de la bouffe sur leurs grandes cuisines mobiles.
Encore une étape à attendre. Sauf que cette fois-ci, ils étaient le dernier char encore sur le théâtre d’opération, Knispel étant parti rejoindre Boris Todbringer et le gros des forces dans le sud.

Heinrich Todbringer et sa garde rapprochée d’Ulricains s’approcha du char d’assaut. Série Obsidre lui fit un salut militaire, que le bâtard du Middenland lui rendit. Puis, d’un ton sec, il lui donna des dispositions :

« Le colonel Falk est resté sur le haut-plateau avec la réserve de l’EIA et l’artillerie. En l’absence d’autres officiers, c’est vous qui commanderez les unités de votre École pour notre manœuvre.
J’espère que vous serez à la hauteur. »

Le bâtard donna deux coups d’étriers, tira les rênes de son cheval, puis s’éloigna avec toute son escorte de gradés et de gardes du corps, à l’autre bout du campement.
Il est vrai que l’on enseignait beaucoup de choses à l’EIA : Les mathématiques, l’ingénierie, le tir et les exercices physiques… Mais la mission la plus primordiale de cette école était de former des officiers. Nuln entretenait à grands frais des terrains militaires grandeur natures, où, chaque année, les jeunes promotions de cadets devaient diriger des bataillons entiers de soldats et de miliciens mobilisés pour jouer à la guerre, en imitant des formations et des mouvements de troupes sous les ordres des apprentis-officiers. Mais si Série Obsidre avait déjà participé avec excellence à ces entraînements, il n’en avait encore jamais dirigé de troupes pour de vrai.

Un jeune homme à pied arriva pour le saluer. Un brave type plutôt bel homme, la vingtaine, avec une petite moustache incomplète sous son nez.

« Mon capitaine ! Bonjour, je suis le lieutenant-cadet Aart von Blündel. On m’a chargé d’être votre second, mon capitaine.
Sur ce théâtre d’opération, le colonel Falk a fait le choix de confier à Heinrich Todbringer, en plus de votre char, deux compagnies du Pistolkorps, une compagnie des Flancs-de-Fer et trente-six bouches à feu. Le gros de nos forces est descendu dans le sud avec son altesse Boris du Middenland. »

L’artillerie n’aurait pas beaucoup de marge de manœuvre : C’était impossible de manœuvrer et de déployer alors qu’ils étaient coincés dans une forêt si dense, elle ne servirait qu’à défendre le campement. En revanche, il était plus intéressant de savoir comment disposer de l’infanterie et de la cavalerie de l’EIA.
Les Flancs-de-Fer de Nuln sont les meilleurs arquebusiers de l’Empire. Formée de gardes, d’apprentis, et même de personnel administratif de l’École, ses membres étaient équipés de grosses arquebuses à répétition et formés à la rigueur du tir. Les Pistolkorps étaient eux composés majoritairement de toute la jeune noblesse intrépide du Wissenland : des idiots têtes-brûlées, inexpérimentés, qui foncent au combat sur leurs chevaux avec des paires de pistolets. Néanmoins, pour garder et canaliser ces pistoliers, le Pistolkorps entraîne à grands frais des Escorteurs, des chevau-légers recrutés au sein des vétérans des armées impériales, et qui combattent en tête des pistoliers avec des arquebuses ou des lances-grenades, armes rares et expérimentales.

Tandis que Série Obsidre réglait cette question avec son subalterne, le reste de l’équipage profitait enfin d’un peu d’air frais. Ils observaient d’un œil plutôt inquiet cette fumée noire très éloignée provoquée par les Nains et leurs dracs-de-feu. Alors qu’ils se détendaient, Dirke mobilisait quelques sapeurs de l’EIA pour aller surveiller le moteur et remplir à nouveau les bacs de charbon et les réserves d’eau.
C’est là que les Ulricains arrivèrent.

Ils avaient de quoi faire peur. C’était une grosse bande de bûcherons, avec des cheveux sales qui descendaient jusqu’en dessous de leurs épaules, et des barbes hirsutes. Leur chef portait une magnifique armure de plate gothique avec une épée scintillante à la ceinture, et pourtant, il ne paraissait pas plus civilisé qu’eux : Il avait recouvert son harnois d’une peau d’ours fendue, sa tête était recouverte d’un chapeau en peau de loup, et il avait des crocs de diverses bêtes en guise de collier. Il observa le blindé d’un air dédaigneux, puis se présenta.

« J’suis prêtre d’Ulric. On m’a demandé de bénir votre char. Je ne pense pas que le Dieu-Loup apprécierait qu’on l’associe à cette énorme machine fumante et puante, mais j’ai pas l’habitude de questionner mes supérieurs, alors je vais me mettre au boulot. »

Il siffla à ses fidèles. Ceux-ci commencèrent donc à poser sur l’habitacle du char des fleurs de la campagne et des plantes des bois. Quatre d’entre eux se déshabillèrent, entièrement, découvrant ainsi des corps musclés et recouverts de tatouages. Le spectacle attirait alors des fantassins et des soldats des autres unités.

Sigmar et Kohl s’étaient approchés de Série. Le premier avait l’air étrangement remonté, lui qui d’habitude était si impassible et sympathique.

« Mon capitaine. On est vraiment obligés d’avoir à subir ça ?
Le culte d’Ulric enseigne qu’il faut honnir les armes à distance. C’est pas comme si leur Dieu allait avoir la moindre influence sur notre blindé.
– Hey, Sigmar, on va se battre contre le Chaos. Franchement, un Dieu qui nous protège en plus, ça sera pas du luxe, pas vrai mon capitaine ? »
Fiche : wiki-v2/doku.php?id=wiki:fiche_armand_de_lyrie
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Échiqueté d'or et d'azur à la bordure de gueules à la guivre de gueules halissante
Stats :
FOR 9 / END 8 / HAB 8* (9) / CHAR 10 / INT 8 / INI 9 / ATT 10* (11) / PAR 8* (9) / TIR 8 / PV 65/65
*Malus à cause du port du Gilet de cuir bouilli

Compétences :
- Anticipation : +1 en ATT et +1 en PAR à partir du 3e round face au même ennemi
- Coup précis (1) : Malus atténué de 1 lors de la visée d'une partie précise
- Coups puissants : +1d3 de dégâts
- Dégainer l'épée : +1 en INI lors du premier round
- Parade : Valeurs de parade doublées
- Sang-froid : +1 lors d'actions réalisées sous stress

- Alphabétisé : Capable d'écrire et de lire le Bretonnien
- Danse : Excellent danseur
- Étiquette : +1 lors des interactions avec la haute société
- Empathie : Capable, sur un test, de lire les émotions sur le visage de quelqu'un.
- Monte : Ne craint pas de chutes lors d'une montée normale
- Héraldique : Capable de reconnaître les blasons des familles nobles, et d'en savoir plus sur eux sur un test
Équipement de combat :
- Épée bâtarde : 2 mains / 24+1d10(+1d3)*/ 24** (12) parade
- Poignard "miséricorde" : 1 main / 12+1d6(+1d3)* / 12** (6) parade / "Rapide" (-2 PAR et/ou -2 HAB pour esquiver pour l'adversaire) / Peut être lancée
*Avec la compétence Coups puissants
**Avec la compétence Parade


Tête : 3 protection (Capuchon en cuir)
Torse/Dos : 7 protection (Gilet en cuir bouilli)
Bras : 7 protection (Gilet en cuir bouilli)
Mains : 3 protection (Gants en cuir usés)
Jambes : 1 protection (Pantalon en lin)

- Cheval de selle : FOR 8 ; END 8 ; SAU 9 ; RAP 9 ; INT 7 ; DOC 9 ; ATT 6
Équipement divers :
0 Co

- Un beau doublet
- Un grand manteau
- Des bottes neuves
- Une jolie écharpe

- Nourriture
- Hydromel

- Insigne argenté marqué du blason de Lyrie
- Pendentif monté en clou
- Feuilles de brouillon, stylet et encrier
- Bague affichant un lion
- Un flacon à l'odeur immonde
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Skrig Trancheface
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Re: [Écrit Libre] Panzer

Message par Skrig Trancheface » 11 août 2019, 12:19

L'odeur, définitivement le pire ici.
Ou du moins, c'est ce que je croyais jusqu'à ce que le lieutenant-cadet ne vienne me voir ; Blundel, rien que ça, il était dans la promotion juste après moi, je l'ai connu le temps d'un exercice et quelque part je me sens soulagé de l'avoir à mes côtés, même si ce n'est pas forcément une bonne nouvelle que je sois le chef de toute cette opération. Diriger le char va déjà être assez complexe, si en plus je dois m'occuper de l'infanterie on risque de courir au désastre ; comme si de toute manière j'avais la capacité de hurler assez fort pour couvrir le bruit du moteur et sa chaudière des enfers.

-Bonjour Blundel, on va faire simple si je suis en charge ; je te délègue le commandement des unités au sol, j'aurais trop à faire avec le char pour en plus mener au combat les flancs de fer et les pistolkorps. En attendant voilà les consignes ; toutes les bouches à feu en position défensive, préparez les boulets et des boîtes à mitraille, attendez un tir d'illumination ou un fumigène de couleur rouge, si vous en voyez les canons doivent bombarder la position. Si l'infanterie et les pistoliers doivent se replier, vous pouvez couvrir leur retraite avec les canons si ça ne pose pas trop de risque, une fois qu'ils sont derrières vous dans le camp, tirez à la mitraille sur les hommes bêtes. Le Grafs ne va pas apprécier mais il a vu pire, l'arrière du char peut encaisser plus violent que de la grenaille. Les pistoliers restent derrière l'artillerie prêts à partir au combat ; ils viennent uniquement pour soulager l'infanterie et attaquer les unités en déroute, ils ne s'enfoncent pas dans la forêt, ils restent dans les zones carbonisées. Ils vont se faire tuer s'ils entrent dans la forêt ; la cavalerie c'est bien pour les zones ouvertes, ils attendront un fumigène vert pour intervenir. Les flancs de fer doivent rester derrière le char en toute circonstances ; ils sont la pour le soutenir, le Grafs fera le gros du travail, les fantassins protègent les flancs et restent à bonne distance de la forêt. Le char est important mais les effectifs de l'EIA aussi. Allez distribuer les consignes aux autres, rompez et... J'hésite.

C'est moi le chef de cette opération mais j'ai connu Blundel quand c'était encore un gamin, à une époque ou tirer à l'arquebuse nous semblait quelque chose d'incroyablement dangereux et stupide, maintenant... Maintenant on est à la guerre, ça fait toujours un petit choc. De se dire qu'on a connu quelqu'un à l'époque ou on était innocent tout les deux et là aujourd'hui, ça va être la bataille, encore et si ça se trouve je vais devenir un Knispel et lui un Jubal Falk un jour. C'est toujours une sensation étrange, de voir quelqu'un évoluer.
Surtout quand c'est un noble, j'ai l'impression que le changement est plus brutal.

-Ne prenez pas trop de risques hein?

Je retourne à mon char juste à temps pour la cérémonie ; honnêtement si je n'apprécie pas les ingénieurs d'Altdorf, je crois que je les préfère encore aux prêtres d'Ulric, des fleurs sur le char et de la mousse des forêts, pourquoi pas encore des nids d'oiseaux sur les trappes tant qu'on y est? J'évite toutefois de trop aborder le sujet, n'étant pas particulièrement religieux je préfère ne pas choquer les autres en ayant le mot de travers.
Puis Sigmar et Dirke décident de le faire à ma place.

-A vrai dire Sigmar, on a un crève bocage, j'imagine qu'Ulric daignera nous sourire si un jour on doit emboutir une haie ou un arbre, en attendant je préfère rester neutre à tout cela ; tant que les fleurs et les arbustes qu'ils déposent ne gênent pas le fonctionnement du char je ne vois guère de raison de les virer. Si par contre ils incommodent, vous avez le droit de sortir le râteau.

Sigmar a l'air de se contenter de cette réponse, Dirke reste relativement neutre à ce sujet et on observe la cérémonie tandis qu'Heide vient discrètement se joindre à nous.

-Je vois que nos amis Ulricains bichonnent le char. Gloussement amusé par la scène. Attention à ce qu'ils ne mettent pas le char enceinte. Je retiens un fou rire alors que Dirke pâlit à vue d'oeil.
-Pas de ça dans ma chaudière putain.
-Mais quelqu'un aurait-il vu Alyonna? C'est surtout elle qui pourrait nous éclairer sur ce genre de choses, ou Série vu qu'il nous vient du Hochland.
-Nous ne sommes pas aussi proches de la nature que nos amis du Middenland, on préfère les champs aux forêts.


Mais pour le cas Alyonna, la réponse vient bien assez vite puisque la trappe du tireur lance-flamme s'ouvre pour dévoiler sa tête de Kislévite invétérée, l'étrangère tire la gueule en voyant quatre mâles le sexe à l'air sur son char. Puis en réalisant les bénédictions qu'ils font elle se fend d'une remarque on ne peut plus directe.

-Parfait. La bénédiction du seigneur des loups pour aller ex... Elle bute sur un mot. Exterminer les hommes chèvres, pile au bon moment. Oy Blyat. La fleur sur la serpentine c'est visiblement de trop pour elle.

Elle retourne à l'intérieur du char en verrouillant la trappe sans demander son reste, le lance-flamme rentre à l'intérieur de son casemate quelques secondes plus tard et l'écoutille refermé promptement.
Il va être l'heure de partir à la guerre.

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Armand de Lyrie
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Re: [Écrit Libre] Panzer

Message par Armand de Lyrie » 11 août 2019, 16:57

Ils entonnaient des chants. Ils dansaient dans tous les sens, avec de grands mouvements amples, tandis que le prêtre d’Ulric jetait sur la carcasse de métal du char des gouttes de sève d’arbre. Au début, les ingénieurs et les sapeurs de l’EIA qui assistaient au spectacle ne pouvaient pas s’empêcher de ricaner, ou de les pointer du doigt d’un air dédaigneux.
Mais ça ne dura pas longtemps. Parce que, autour du blindé, les militaires du Middenland s’agglutinaient. Les miliciens de Carroburg et les soldats de Middenheim se jetaient à genoux, et accompagnaient eux aussi les chants gutturaux en vieux-Reikspiel des cultistes fous furieux. Certains d’entre eux plantèrent leurs Zweihanders dans le sol, posaient leurs chapeaux à plumes dessus, et fonçaient autour du char pour accompagner la farandole, entrant dans une transe inhumaine tandis que l’on battait des tambours et que le prêtre, avec une voix immensément puissante, faisait trembler ses cordes vocales en guise de mélodie.

Les hommes de l’EIA étaient soit admiratifs, soit apeurés, soit demeuraient quelconques mais silencieux. Une longue danse d’une demi-heure, qui se conclut par des cris et des applaudissements.
Le prêtre d’Ulric tourna alors des talons, et s’approcha tout droit de Série Obsidre. Il pinça ses lèvres, observa le tankiste des pieds à la tête, et conclut laconiquement :

« Agenouille-toi. »

Le capitaine du char obéit lentement, en posant un genou à terre. Le prêtre attrapa le menton du tankiste, et l’obligea à regarder en l’air. Il tira quelque chose de sa bouche, un petit réceptacle en terre cuite dans laquelle il trempa le doigt. Il le sorti ensanglanté. Il posa son index sous l’œil droit de Série, et lentement, en atteignant les lèvres puis en repartant vers l’œil gauche, dessina un « U » de sang sur sa face.

« Ulric te donne les crocs du Loup. Ulric te donne les griffes du Loup. Ulric te donne le manteau du Loup. Alors, en échange, donne à tes ennemis la pitié du Loup. »

Le prêtre tapa virilement dans les épaules de Série, et lui décrocha enfin un sourire amical. Puis, il se détourna et alla rejoindre ses fidèles, laissant enfin Série tranquille.
Heide ne pouvait pas s’empêcher de sourire d’un ton narquois. Sigmar pinçait ses lèvres d’un air dégoûté. Le reste de l’équipage, en revanche, se taisait et observait avec respect et solennité les Ulricains terminer leur cérémonie.
Seule Alyonna avait l’air totalement enjouée. Un grand sourire carnassier s’était dessiné sur son visage, et au cours de la demi-heure de danse, elle avait même décidé de rejoindre les Ulricains fous furieux qui dansaient en tirant les langues et en hurlant au ciel comme des loups.

Les bandes de fantassins se mettaient en rangs serrés. Hallebardes en l’air, en colonne sur le chemin trop étroit, ils ne pouvaient être que quatre côtes-à-côtes. Les sous-officiers sur leurs chevaux les guidèrent avec cors et baguettes, puis, une voix rugit, tonnante et puissante : Le capitaine Théodore Stross de Carroburg.

« Pour une marche au pas cadencé en direction de l’avant-poste Falberg : En avant, marche ! »

Les tambours retentirent, les trompettes avec, et, au pas adroit, ils foncèrent en avant. Dans les arbres, sur les côtés, des arbalétriers de Middenheim avançaient en tirailleurs, accompagnés de quelques archers coureurs des bois. Stross fit un signe au char d’assaut, et attendit que Série Obsidre se lève et sorte de l’écoutille pour lui parler.

« Katzbulger et ses patrouilleurs ont établi un camp de bûcherons, ça s’appelle l’avant-poste Falberg. C’est là qu’est l’objectif du gros de notre armée.
Une fois qu’on y sera, vous pouvez cramer absolument tout ce que vous voulez. Perdons pas de temps ! »

Le capitaine de Carroburg fit un signe respectueux à Série, puis chargea rejoindre ses hommes. Il fut vite suivi par les Loups Blancs, par l’état-major de Todbringer, et d’autres troupes diverses et variées. Les flancs-de-fers chargèrent leurs arquebuses, puis se situèrent prêts du char d’assaut, parés à l’escorter à travers la forêt.

Dirke, pourtant, ne démarrait pas le moteur. Cela eut le don d’alerter Kohl, qui se souleva de sa serpentine pour voir ce qui était en train de se passer.

« Hé, Dirke, qu’est-ce que tu fous ? »

Il était avachi devant « l’autel » de Morr du véhicule. Autel était un nom bien impropre : Il s’agissait en fait d’un crâne gravé de lettrines d’or qui était posté devant une porte de sortie du char. Le mécano était en train d’allumer deux petites bougies aux côtés du crâne, dont le doux parfum de l’encens tranchait bien avec la puanteur du charbon qui brûle. Le mécano lia ses mains, fit une courte prière, et embrassa le crâne du bout de ses lèvres.

« Tu crois pas qu’on a assez prié ?!
– Tu sais à qui appartient ce crâne, Mackenzen ?
– Bien sûr que je sais à qui appartient ce crâne ! Walther Wenck, héros des guerres de l’Empereur Magnus !
– Il a déjà commandé ce char. On pourrait profiter de sa sagesse et de ses conseils.
– Ouais, ou alors on ira le rejoindre dans le Jardin de Morr ! »

Dirke se tourna alors enfin vers le moteur. Et, comme un alchimiste qui pratiquait une étrange magie, en réalité totalement scientifique et rationnelle, il insuffla la vie dans ses pistons et ses réservoirs, et il provoqua les réactions chimiques et thermiques nécessaires pour projeter une dangereuse fumée noire hors du véhicule. Alors, Flavio put se mettre aux commandes, et faire bouger l’engin de presque trente tonnes sur le chemin boueux et couvert de ronces. Le renforcement d’un brise-bocage ne fut franchement pas de trop, alors qu’il « s’élançait » à la vitesse d’un homme au pas sur la route, escorté par les Flancs-de-Fer qui furent obligés de recouvrir leurs visages de draps pour ne pas être étouffés par la fumée noire.

Plus ils s’avançaient hors de la clairière, plus ils voyaient des arbres. Il n’y a aucune forêt dans l’Empire aussi dense que la Drakwald. Petit à petit, il apparut clairement qu’il faisait nuit, alors qu’ils étaient en début de matinée : Les feuillages étaient anormalement épais, sûrement par malédiction chaotique, et un voile d’obscurité camouflait leur vue.
Des cavaliers chevauchaient derrière eux, couvrant leurs arrières. Sigmar en tourelle se tourna et ouvrit une petite fente pour prévenir son capitaine.

« Mon capitaine, c’est des Bretonniens. »

Leur chef de tête frappa fort dans ses éperons, et se mit à atteindre le flanc du char, où il ralenti pour garder sa même vitesse. Le chevalier dégaina son épée, et frappa la tourelle par deux fois, comme pour toquer, avant de ranger adroitement son arme. Série se redressa à l’écoutille, et le bassinet du chevalier se releva pour dévoiler un Laurent d’Acquigny tout sourire.

« Vous avez une bonne tête avec votre « U » ensanglanté ! Vous amusez les soldats. J’espère que vous allez leur prouver que même derrière cette machine, et avec votre flegme étudiant, vous savez vous aussi être un enragé.
J’aime beaucoup les Ulricains, vous savez. Une fois, j’en ai vu deux se mordre mutuellement leurs mains jusqu’au sang, puis se serrer d’une poigne pour sceller leur amitié. C’est quand même très différent des conventions sociales de Nuln, n’est-ce pas ? »

Le troubadour fit un très discret signe de tête derrière lui, à peine perceptible.

« Ne vous retournez pas. Contentez-vous de juste jeter un tout petit coup d’œil. Vous voyez le type sur un cheval blanc, avec un grand chapeau, qui est escorté par des types en noir sinistres avec des arbalètes ? »

Il y avait effectivement un homme qui répondait à cette description.

« Je vous présente le Templier Bruno von Sayn, répurgateur de Sigmar. Les yeux et les oreilles du Grand Théogoniste ici.
Je vous suggère de faire très attention à lui. Je crois qu’il soupçonne qu’il y aurait des corrompus au sein de l’armée du Graf Boris Todbringer…
Vous avez déjà eu affaire à la corruption, capitaine Obsidre ? Qu’est-ce que vous savez du Chaos ? »
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*Malus à cause du port du Gilet de cuir bouilli

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- Coup précis (1) : Malus atténué de 1 lors de la visée d'une partie précise
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- Dégainer l'épée : +1 en INI lors du premier round
- Parade : Valeurs de parade doublées
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- Empathie : Capable, sur un test, de lire les émotions sur le visage de quelqu'un.
- Monte : Ne craint pas de chutes lors d'une montée normale
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Équipement de combat :
- Épée bâtarde : 2 mains / 24+1d10(+1d3)*/ 24** (12) parade
- Poignard "miséricorde" : 1 main / 12+1d6(+1d3)* / 12** (6) parade / "Rapide" (-2 PAR et/ou -2 HAB pour esquiver pour l'adversaire) / Peut être lancée
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- Cheval de selle : FOR 8 ; END 8 ; SAU 9 ; RAP 9 ; INT 7 ; DOC 9 ; ATT 6
Équipement divers :
0 Co

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Re: [Écrit Libre] Panzer

Message par Skrig Trancheface » 11 août 2019, 17:58

-C'est différent oui, je trouve ça plus vrai et sincère que les coutumes de Nuln honnêtement, même si un peu barbare. Quant au U... Je ne peux pas vraiment dire que j'apprécie cette initiative mais je suis rassuré de savoir qu'au moins les prêtres d'Ulric m'apprécient au moins un petit peu. J'espère surtout que tout se passera bien ; si je m'enrage alors que je suis les yeux du char, ça risque de tourner au vinaigre pour le char et mes hommes. J'aimerais éviter d'avoir à écrire des lettres de condoléances. Même si techniquement Kohl et Sigmar n'ont pas de famille, j'aimerais ne pas avoir à les enterrer tout court.

Mais un léger coup d'oeil comme il me le suggère de faire me permet de distinguer brièvement la silhouette en noir dont il parle, celui sur le cheval blanc qui suit en étant un brin en retrait. Un répurgateur ici ne veut rien dire de bien.
Je n'ai rencontré qu'une seule fois dans ma vie, un type inquiétant qui était passé à l'école impériale d'artillerie à cause d'un suicide-homicide, il avait interrogé tout le monde et avait menacé de me torturer si je ne lui disais pas toute la vérité. Même si je n'avais rien fait, c'était presque s'il m'accusait de ne pas avoir reporter mes observations aux autres, alors même que toute la chambrée était au courant des manies du type.

-Oui, un type à Nuln dans mon dortoir de huit. Un gars étrange qui parlait tout seul, à son lit, à son arquebuse quand il l'entretenait, tout le monde le considérait comme un simple d'esprit. Puis un jour il a commencé à parler dans son sommeil, des babillages inintelligibles, on a bien essayé d'en parler à un responsable mais tout le monde mettait ça sur le compte de sa connerie. Un jour en cours il s'est jeté sur un type à côté d'une fenêtre et ils sont tombés de deux étages. Tout les deux morts. Dans son journal on a découvert qu'il s'était mis à prier Tzeentch pour avoir plus de ruse et d'esprit.

Mais est-ce que le dieu du chaos a répondu à ses requêtes?
Ou alors justement était-ce à cause du silence assourdissant qu'il a reçut qu'il a fait ça?
Je m'accoude à ma trappe de chef de bord.

-Le chaos est quelque chose de très insidieux et je m'inquiète honnêtement de ce que pourrait faire ce répurgateur ; parfois la frontière entre l'hérésie et la vérité est très mince, je me demande comment il pourrait réagir face à certaines superstitions. Chaque unité et chaque région a ses propres coutumes non? En Bretonnie vous devez bien avoir quelque chose qui ferait grincer des dents un répurgateur j'imagine.
-Répu-quoi? Ah, Priviet, chevalier. Alyonna a manifestement décidé de profiter d'un peu d'air frais avant les combats. C'est quoi un répurgateur?
-Un enquêteur du culte impérial.
-Ah.
Elle se penche un peu sur le côté pour mieux le distinguer avant que ma main sur son épaule ne la dissuade de trop regarder. Juste un enquêteur? Il n'a pas l'air commode. Je ne pense pas qu'il le soit, en effet. Il n'est pas là pour nous quand même, si?

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