[Écrit Libre] Panzer

Où s'écrivent les histoires, hors du temps et des règles compliquées du monde réel...
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Armand de Lyrie
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Re: [Écrit Libre] Panzer

Message par Armand de Lyrie » 15 juil. 2019, 20:58

L'Ulricain fit un geste de la main, comme s'il chassait l'air, au refus de Série. Il s'installa plus profondément dans sa chaise en bois, tandis qu'il approchait une petite pipe de sa bouche. Il la chauffa avec une petite allumette, et en souffla des petits cercles de fumée à l'aspect bleuté.

« Les Loups Blancs partent lorsque les Loups Blancs le veulent. Nous sommes au feu depuis des temps immémoriaux, nous anéantissons les ennemis de l'Empire au nom d'Ulric : Ce n'est pas à nous d'arrêter une date pour aller au combat, c'est aux Hommes-Bêtes de profiter de ce répit, car ils ne savent que trop bien que la terre tremble et le Chaos hurle chaque fois que nous montons sur nos selles. »


Derrière lui, un collègue à la barbe un peu plus courte et un peu plus blonde se tourna sur son tabouret, posant une main sur l'épaule de son frère d'armes.

« Il veut dire que nous partons demain.
– Et ne crois pas que nous ayons bien profité d'un petit repos, Sigmarite ! Alors que tu étais perdu dans tes livres d'études, nous on était en train de ferrailler contre Khazrak !
T'es sûr que tu veux pas un peu de tabac ? »


Le loup blanc sur le tabouret lui tapota l'épaule, puis se retourna dans sa propre discussion avec d'autres chevaliers d'autres ordres. L'Ulricain face aux deux tankistes put donc reposer sa pipe et descendre une partie de sa bière blonde mousseuse, lorsqu'on lui posa une question sur les Bretonniens qui lui fit hausser un sourcil.

« Oui, je vois de qui vous voulez parler. Il est facilement reconnaissable. C'est le seul Bretonnien qui parle Reikspiel ici. »

Il siffla et leva son verre à l'attention des Bretonniens buveurs de vin à l'autre bout de la salle.

« Pas vrai que vous savez pas parler un seul mot de Reikspiel, enculés bouffeurs de grenouilles, connards insignes poudrés et parfumés ?! »

Les Bretonniens levèrent leurs verres de vins et rigolèrent en cœur avec l'Ulricain. Ils devaient être persuadés que celui-ci leur portait un toast, et non qu'il était en train de les couvrir d'insultes.

« Mais bon, je suis taquin, mais au moins ce sont des braves gars. Complètement abrutis : Ils se sont ramenés comme volontaires dans un pays qui est pas le leur, juste parce qu'ils aiment tuer des créatures du Chaos : Ulric garde donc ces sales étrangers.
Un peu comme les Nains d'ailleurs. Vous les avez croisés ? Les Karak ont aussi amené des Dawi pour nous aider, avec leurs pompes à feu. Ils veulent brûler le Drakwald. Ils veulent brûler cette magnifique forêt, le capitaine Katzbulger a envie de hurler. C'est un patrouilleur du Drakwald, dans sa jeunesse il a tué un minotaure avec son sabre. Avouez que ça a plus de classe que tuer un minotaure caché derrière une machine d'enfer, pas vrai, Sigmarites ? »


Il leva dédaigneusement sa bière.

« Porte un toast, Sigmarite. Vas-y. »

Derrière l'Ulricain, des chevaliers impériaux levaient leurs museaux et retroussaient leurs lèvres dans des sourires narquois.
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Skrig Trancheface
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Re: [Écrit Libre] Panzer

Message par Skrig Trancheface » 15 juil. 2019, 21:35

-Pourquoi pas au final. On est tous dans la même galère.

Je reçois une petite portion que je m'empresse de tester ; il n'y a pas à tergiverser, il y a une nette différence de qualité entre ce qu'on nous fournit et le tabac de Moot, même si j'éviterai de trop en consommer. Je n'ai pas envie de m'endetter auprès de chevalier d'Ulfric pour une pauvre histoire de politesse. Par contre impossible de retenir un fou rire lorsque mon interlocuteur insulte ouvertement les bretonniens qui rigolent et lèvent leurs verres, persuadés d'êtres complimentés par le type à peau de loup. Mais je dois avouer toutefois ne pas être aussi compréhensif de nos amis dogmatiques que l'Ulricain ; s'ils sont tous comme le barde, je ne regrette pas qu'ils forment une nation à part, l'amour de la guerre c'est une chose, mais se battre pour le plaisir de se battre sans autre motivation derrière c'est frôler la folie à mon opinion. Même s'il y a quelque chose d'enivrant à avoir son instant de gloire et d'avoir la certitude qu'on sera dans les livres d'histoires.

-J'imagine bien que le capitaine doit être fou de rage ; c'est quelque chose le Drakwald. Personnellement ça ne me gênerait pas qu'on paie les nains pour qu'ils fabriquent un gros tunnel en dessous pour ne pas avoir à s'emmerder à franchir les forêts, mais...

Brûler le Drakwald c'est un gros morceau et les hommes bêtes seraient chiches de dévaster tout le middenland si le projet était mis à exécution ; ce n'est pas rien. Bouter le feu à toute cette forêt c'est comme tenter de nettoyer les égoûts des Skavens ; c'est beau comme projet, mais cela nécessiterait des ressources effroyables à mon avis. Est-ce que c'est seulement faisable?
Mais le chevalier m'interrompt dans mes pensées avec une incitation à boire.

-Au capitaine?
-Au capitaine.
Confirme Heide sur un ton assuré, plus franc que le mien assez timoré.

Nos bières s'entrechoquent.

-Au final, les hommes bêtes, ils craignent le feu ou alors les nains veulent foutre le feu à la forêt pour ne pas trop s'exposer?

J'ai quand même un lance-flamme en casemate en guise d'arme principale ; si on me dit que je ne peux pas l'utiliser parce que sinon les chevaliers vont êtres froissés, je vais avoir un sacré problème sur les bras, peut-on seulement isoler la valve de pression du lance-flamme pour qu'il crache de la vapeur au lieu du combiné incendiaire? Ce serait une bonne solution et on pourrait réserver le grégeois pour les instants critiques, mais je ne peux m'empêcher de penser qu'un bon coup de flamme résoudrait bien des soucis, en particulier face aux minotaures.

-Plus important encore ; le feu ne risque-t-il pas d'agiter les hommes bêtes? Si nous commençons à incendier la forêt je crains que ni les Dawis, ni notre char n'aient assez de carburant pour griller tout ce qui sortira des bois. A supposer que l'on puisse se servir de notre bouche de l'enfer en premier lieu ; s'il pleut ce sera assez simple de s'en servir sans incendier toute la forêt, par contre si le temps reste sec, il risque d'y avoir des accidents avec.

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Armand de Lyrie
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Re: [Écrit Libre] Panzer

Message par Armand de Lyrie » 15 juil. 2019, 23:31

« Au capitaine Katzbulger. »

Seul l'Ulricain en face d'eux répondit au toast. Les autres chevaliers derrière lui se dépêchèrent de se tourner et de recommencer leur discussion commune. L'un d'eux, un des chevaliers-panthères, avait sorti un petit jeu de cartes qu'il installa sur la table, plaçant une pioche et distribuant à d'autres.

« Si ça vous intéresse de le rencontrer, il est ici, dans ce bar. Il est avec les Hochlanders. Vous les reconnaîtrez facilement : C'est les types avec des longs manteaux et des fusils plus longs encore.
Pas sûr qu'il soit très ravi de vous parler, mais en règle générale, très peu de gens sont ravis de parler avec vous tout court. Les gosses de l'EIA, je veux dire : Vous, les artilleurs, les pistolkorps, les flancs-de-fer... Vous comprenez, avec vos arquebuses flambant neuves et votre haleine de poudre à canon... Vous êtes un peu à part.
Je me demande comment vous ferez quand votre grosse machine tombera en panne au milieu de la Drakwald. Vous allez courir vous réfugier derrière-nous ? Vous avez bien un couteau à beurre avec vous pour terrifier Khazrak, pas vrai ? »

Il termina sa bière. Puis il siffla en direction de l'autre pièce, celle beaucoup plus peuplée d'où émanaient des rires et des cris, pour qu'on lui amène à nouveau de quoi boire. Une jeune fille rondelette se pressa et alla ramasser sa choppe sans dire un mot.

La question de Série sur le lance-flamme lui fit froncer les sourcils et poser un doigt sur sa tempe, comme si l’imbécillité du chef de char lui avait donné une migraine. En revanche, la réflexion plus poussée de Heide le dérida, et il ne put s'empêcher de faire apparaître un sourire taquin sur ses lèvres.

« Ah ! Enfin ! Une question intelligente ! Comme quoi, filer un uniforme à des grognasses a parfois un modicum d'intérêt.
Oui, mam'zelle, les hommes-bêtes ils sont véners, et si cramer le Drakwald avait été une solution logique ça fait un moment qu'on l'aurait fait. Mais vous avez pas idée d'à quel point cette forêt est gigantesque... C'est terrifiant. Elle est terrifiante, une horreur végétale, une terreur boisée. Vous croyez que j'exagère ? Je suis pas comme ce poète bien précieux qui sort des lignes de poésie avec sa gueule qui pue le fromage. Je suis même pas sûr que vous ayez de forêts dans le Wissenland ? Tout juste quelques petits sous-bois.
Le Drakwald c'est pas chez nous. Je sais que fut un temps c'était une province impériale, et paraît qu'on a même eut quelques Empereurs de là-bas – je vous avoue j'ai pas trop suivi les cours d'Histoire – mais maintenant c'est fini. Khazrak il est chez lui. Les flammes feront rien pour changer ça. »


Derrière, un des chevaliers écoutait la conversation, et devait se sentir concerné. À en juger à son armure totalement noire décorée de feuilles d'or, il était un chevalier du Soleil Irradiant, son armet à ses genoux était décoré d'un magnifique cimier de soie, un plumeau extravagant qui n'aurait pas été de trop dans un banquet noble de la comtesse de Nuln, la ville-lumière d'où venait Série. Les chevaliers de Sol Invictus étaient très étranges : Bien qu'ils soient en majorité des impériaux pur jus, ils faisaient le choix de se mettre au service d'une Déesse étrangère, la Myrmidia des Royaumes du Sud.
Alors qu'Ulric était un Dieu guerrier belliqueux et fou furieux, Myrmidia la vierge de fer croyait bon de gagner par l'usage de la ruse, et de stratégiques élaborées. Et cela se ressenti dans les paroles de cet élégant quarantenaire bronzé, dont la moustache blonde disparaissait par endroits de ses lèvres à cause de brûlures qu'il devait avoir subit au front il y a des années.

« Je ne crois pas que le but des Nains soit de brûler toute la forêt, mais au contraire de provoquer une réaction : Ces dernières années, Khazrak a excellé dans le harcèlement et les attaques d'opportunité. N'oublions pas que Malstedt, la seule bataille qu'il a mené en force avec toutes ses tribus, a été une défaite pour lui.

– Tu parles d'une défaite. Les Loups Blancs ont eut deux compagnies décimées presque entièrement, et avec les survivants qu'il reste, on a plus de quoi en former trois...
– Et maintenant nous avons des renforts.
– Tu parles de renforts. C'est lui nos renforts ? Ce peigne-cul qui aime pas fumer et sa bonnasse ?
Heureusement on a les Nains. Eux c'est une valeur sûre les Nains. »


Il tapota la table tandis que la petite aubergiste rondouillette lui apporta une nouvelle choppe de bières. Le chevalier de Myrmidia haussa les épaules derrière l'Ulricain.

« Boris Todbringer est persuadé que ses meilleures chances consistent à affronter les Hommes-Bêtes en terrain ouvert. Mais pour ça il a besoin de supprimer les lieux où ils se cachent. Les Nains sont là pour incendier minutieusement la forêt et créer des zones de vides dans lesquelles on peut avancer en établissant des campements avancés.
– Mais Boris est pas seul, malheureusement. Le baron du Nordland, Gausser, veut s'en mêler : Une partie de la Drakwald lui appartient.
– Et si Gausser est de la partie, alors le baron du Hochland en sera forcément : Les deux se détestent et ont failli entrer en guerre civile il y a quelques décennies.
– Sans oublier Sa Majesté Impériale Karl Franz, qui commence à en avoir marre d'entendre parler du Chaos dans son Empire. Mais ça, c'est pour ça que vous êtes là, Sigmarites, pas vrai ?
Putain de guerre de merde. »
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Skrig Trancheface
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Re: [Écrit Libre] Panzer

Message par Skrig Trancheface » 16 juil. 2019, 00:42

-Si le char tombe en panne, il faudra bien le défendre jusqu'à ce qu'on puisse le réparer où le tirer d'affaire. Dans les deux cas nous avons pour ordre de tenir à tout prix.

C'est en grande partie pour ça que nous avons des arquebuses, des grenades et tout un tas de matériel défensif à l'intérieur du tank ; pour le défendre s'il tombe en rade. Sans les systèmes automatisés pour punir toute notion de courage dans notre proximité directe, il faut bien avoir recours aux vieilles méthodes et pour ça le plus simple reste encore d'emporter un sacré paquet d'armes à poudres. Quatorze arquebuses, une caisse de grenades, quelques pistolets à poudre noir et des haches.
Même si les haches sont conçues pour couper du bois et pouvoir approvisionner la chaudière sur le terrain. Toutefois un bon coup de cognée peut suffire à décourager un gobelin, j'en suis à peu près certains même si je n'ai jamais testé cette hypothèse directement sur le champ de bataille, en espérant ne jamais avoir à le faire.

***

-C'est le Graf qui ouvre la marche, désolé pour vous les gars. Le mécanicien du Fluch der Grünhäute nous annonce ça un peu gêné, alors que Knispel est déjà en train de réunir sa troupe.

Je l'imite en sifflant mon groupe à l'exception de Dirke qui est déjà à l'intérieur en train de pelleter. On enfile notre équipement de protection avant de se glisser à l'intérieur du char, une fois n'est pas coutume, je me faufile jusqu'à l'arrière du monstre pour aider le maître des machines à mettre en branle le générateur de vapeur. Ensuite la prière générale, puis les vérifications de routine avant de se mettre en marche ; inspection du lance-flamme, contrôle de la jauge de pression du moteur et des munitions pour le canon orgue, on s'assure que la poudre n'est pas mouillée et qu'on a assez d'eau pour tenir. Parce que l'eau constitue sans doutes l'élément indispensable à la bonne conduite du char, autant pour le moteur que pour l'équipage ; il fait une chaleur infernale dedans et se pose le premier choix pour les tankistes, enfilé les épaisses protections en cuir et en maille qu'on nous fournit quitte à cuire à l'étouffée ou alors au contraire se mettre à l'aise quitte à mourir au premier incident technique?
Pour ma part j'évite le malaise sous mes protections uniquement grâce au linge humide autour de mon visage et d'être toujours à l'extérieur, en train de guetter le champ de bataille par la trappe de la tourelle automatique.
Flavio joue un peu avec le levier d'accélération avant de finalement trouver le bon rythme à l'oreille ; si le moteur tourne trop vite il risque de casser, trop lentement et on ne sera jamais à l'heure. Théoriquement on peut avoir la vitesse d'un chevalier qui marche vite avec ce bestiau, en pratique une marche normale si on tient au moteur, vu l'absence de personnel qualifié là où nous allons, je privilégie le moteur à la rapidité. Comme si de toute façon nous pouvions faire autrement. Avec ces bocages j'ai l'impression que la transmission peut nous lâcher d'une minute à l'autre, depuis quand passer une vitesse est censée être si laborieux.
J'échange un regard avec notre pilote qui est déjà anxieux, manœuvrer dans les rues de la ville s'avère un cauchemar et il faut redoubler de prudence avant de parfois finalement nous détendre un peu quand on aboutit sur la route principale ; des pavés comme on les aime. Enfin, nous, nous aimons les pavés, eux ne nous aiment pas ; autant le Graf avec ses chenilles répartit assez bien la pression pour éviter de fissurer la route, autant le Fluch est déjà en train de bousiller le chemin. Dirke en profite pour râler un peu.

-Évitez de me marcher dessus en haut. Alyonna a un air un peu embarrassé alors qu'elle surgit de la trappe adjacente à la cheminée ; normalement c'est l'itinéraire de sortie pour le mécanicien s'il doit s'enfuir du char en urgence. Mais en l'absence d'incident catastrophique, c'est aussi la trappe de choix pour loger deux guetteurs sur les côtés. Attention à ma chaudière. Attention à Alyonna et son chargeur oui, c'est eux qui risquent le plus en étant debout sur la chaudière ; même si elle peut supporter leurs poids, s'ils touchent sa surface sans gants ils vont se brûler.
-Alors, tu vois quelque chose à l'avant? Me demande finalement la Kislévite en rajustant la mèche de son arquebuse. Les routes sont toujours aussi sûres maintenant que c'est nous qui ouvrons la marche? Son sourire ironique en dit assez sur ce qu'elle pense.
-Pour l'instant oui. J'ai bon espoir pour que ça soit comme ça jusqu'au campement. Elle a une moue approbatrice. Sigmar s'en sort? Il m'offre un air serein d'inconscient.
-C'est un bon chargeur. Voilà voilà.
-Je vois.
Elle a un rire.
-Et du côté du canon orgue?
-Comment ça?
-Ta petite idylle.


Du temps bien investi.

-J'aime bien avoir des chemises bien ajustées.
-J'espère pour vous que ça durera.
-Merci, j'espère que tu trouveras ce que tu cherches auprès de Shou.
-Hein?
Elle vire au rouge. Le même que celui de l'intérieur de la chaudière. Comment tu sais ça?
-Ça se voit, on peut pas se cacher grand chose dans un char.
Hélas, ou heureusement?

On arrive à la bifurcation vers l'intérieur de la forêt, le chemin abandonne la pierre pour devenir une simple allée en terre battue avec des panneaux griffonnés à la main et des symboles obscurs. On abandonne la surveillance à la surface pour revenir dans notre sauna privé, on zieute l'extérieur par les trappes de tir et les meurtrières coulissantes du char. Je partage une promiscuité aussi intime que désagréable dans la tourelle du canon orgue, serré à côté d'Heide et surtout des mâchoires de la mort tout autour de nous.

-J'ai cru voir quelque chose à droite. Tu pourrais aller voir avec la lunette du Hochland? Je surveille la gauche avec l'orgue, si tu vois quelque chose redescends. Aussitôt dit, aussitôt fait, je me risque à la surface et observe un peu avant de repartir bredouille.

Même s'il n'y a théoriquement aucune menace, le luxe de respirer de l'air pur est peu de choses face à une flèche bien ajustée, je ne m'attarde pas en haut très longtemps.

-Ca ne te rappelle pas chez toi? Le Hochland est assez rural non?
-Beaucoup plus de champs, c'est pour ça que chaque famille a un fusil et non pas une arquebuse, nous avons le temps puisque nous avons la distance avec nous. Ici je ne ferais pas long feu avec mon cadeau paternel. Et toi? La noblesse?
Heide secoue la tête.
-J'aimerais ne pas en parler si cela te convient, je n'aime pas me souvenir de ma jeunesse. C'est compréhensible, si elle se complaît dans sa nouvelle vie, l'ancienne devait être cauchemardesque.

Mais même malgré l'éclairage blafard fourni par le bocal de lucioles au centre du char, la lumière qui filtre par les meurtrières se fait de plus en plus faible, un petit coup d’œil par la coupole au sommet de la tourelle dévoile une canopée de plus en plus épaisse et hostile. Mais bon, au moins il ne pleut pas ; le Graf se transforme en baignoire quand il pleut.
Puis les premiers symptômes de la guerre contre les bêtes apparaissent ; le chemin s'élargit, des gros pieux en bois enfoncés dans le sol pointe dans notre direction et dévoile un gros talus qui monte un peu avant de s’aplatir, des palissades en bois et hérissées de piques à leur base délimitent clairement la frontière entre forêt et forteresse de terrain. Des trombes noires de fumées trahissent l'activité humaine du camp et les amas de tentes ainsi que les baraques en rondins de bois assemblées à la hâte en disent assez sur le nombre de gens qui crèchent ici.

-Combien d'hommes campent ici?

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Re: [Écrit Libre] Panzer

Message par Armand de Lyrie » 17 juil. 2019, 23:00

C’est l’été dans le Middenland. D’ordinaire, c’est une saison de pléthore et de cocagne ; Les difficultés de la guerre ont malheureusement ruiné les possibilités de célébrer des fêtes de villages et d’honorer les Dieux avec quantité de processions et de jours fériés. Sous une chaleur étouffante, de gros nuages s’amassant en prévision d’un orage, de maigres hameaux que traversent les convois de militaires s’empressent de terminer les moissons. L’année dernière, les hommes-bêtes ravageaient tout sur leur passage, et les exodes répétés ont empêché nombre de ces villages d’ensemencer les graines. L’agriculture, c’est des dégâts à long terme : Loin d’être couverts de blés dorés, la plupart des campagnes paraissaient stériles et misérables.

Là où l’herbe fraîche s’arrêtait, commençait la terre battue. Des milliers de petites fourmis avaient ruiné l’environnement, coupé les troncs des arbres et défriché tout ce qu’il y avait de végétal sur leur passage, pour y dresser des tentes, des bannières et des fanions. Les deux véhicules blindés, accompagnés par une lourde escorte de cavaliers des Pistolkorps et d’artillerie-à-cheval, suivirent les grands gestes et les mouvements de drapeaux de fantassins portant la livrée du Middenland pour enfin se garer en plein air, au milieu de nul part. Lorsque le capitaine Knispel quitta sa Terreur des Peaux-Vertes, il était torse-nu, dégoulinant de sueur, et héla un valet de l’EIA qui s’approchait pour qu’on lui envoie une serviette avec laquelle se sécher. L’atmosphère avait beau être caniculaire et étouffante, quitter le char à vapeur était un réconfort.

« Remettez ma bête en état ! Je veux que tout soit flambant neuf ! »

L’EIA était venue avec de grands renforts pour aider Todbringer : Bondissant d’une charrette tractée par 24 chevaux, dont les roues avaient anéanti le pavé et creusé des sillons dignes d’une charrette d’ogres, des ingénieurs se ruèrent vers les deux véhicules avec des outils et des pièces de rechange, et de grands seaux d’eaux pour adoucir l’ardeur de leur moteur. Toujours torse-nu, Knispel s’éloigna un peu pour monter sur un talus, devant lequel six hommes bien habillés encerclaient une table sur laquelle on avait disposé une table.

Le premier à se retourner était très reconnaissable. C’était le colonel-ingénieur Jubal Falk, commandant des opérations de l’EIA sur ce secteur. Un héros de la Tempête du Chaos, il avait commandé les Flancs-de-Fer lors de la défense de Talabheim. Il salua les chefs de chars qui s’approchaient.

« Capitaine Knispel, ravi de vous revoir. C’était quand la dernière fois ?

– Frontière du Kislev, on s’était battu aux côtés des chevaliers ailés.
– Oui… Il paraît que vous vous êtes illustré à Erengrad ? Un honneur de vous voir toujours en service.
Capitaine Obsidre. Comment se porte le Grafs ? Venez, approchez. »


Autour de la table se trouvaient d’autres têtes. Une autre était connue : Laurent d’Acquigny, le troubadour, était là, mais au lieu de son beau doublet fait sur-mesure, il portait à présent un harnois de chevalier scintillant, son grand bascinet posé sur la table ; il sourit et fit un signe de tête à Série. À son côté se trouvait un homme très jeune, sans la moindre ride et qui pourtant semblait avoir déjà beaucoup vécu, à en croire ses nombreuses cicatrices déformant son visage, son œil manquant, et sa grosse barbe blonde : vu le loup qu’il portait sur ses épaules, il était certain qu’il faisait partie de l’ordre des chevaliers-Ulricains. Au milieu, Série reconnut une figure un peu étrange qu’il avait croisé sur le balcon de Middenheim ; un homme en robe dorée très large, et le visage camouflé par un masque de plomb ; c’était le magicien du collège doré. Ensuite, un officier pimpant et flegmatique, plus jeune que ses collègues, avec un uniforme bleu et une épaisse cuirasse décorée de médailles, une rapière à sa ceinture. Enfin, le tout dernier était un homme un peu étrange, un barbu à l’œil manquant, qui portait des bottes très sales, un manteau rapiécé à capuche qui tombait jusqu’à ses genoux, et un énorme Fusil Long du Hochland entre ses mains aux doigts sales.

« Messieurs, je vous présente Sire Laurent d’Acquigny, volontaire de Bretonnie ; Herr Keiner Reizfeld, capitaine de la Compagnie Rouge des Loups Blancs d’Ulric ; Tobias Manteuffel, magistère représentant de l’Ordre Doré ; Théodore Stross, capitaine du régiment des fantassins de Carrobourg ; Et enfin, le capitaine Karl Katzbulger, chef d’une patrouille du Drakwald.
Soldats, messeigneurs, maître-magistère, je vous présente les capitaines Obsidre et Knispel : Ils ne sont pas les seuls renforts de notre École, mais ils en représentent le plus impressionnant. »


Keiner Reizfeld approuva d’un hochement de tête, puis prit la parole.

« Comme je disais à votre colonel, vous allez vous séparer. L’un de vos blindés ira rejoindre l’armée du Grand Duc Boris Todbringer et de sa garde Teutogen, tandis qu’un autre restera ici sous les ordres de son fils adultérin, le baron Heinrich Todbringer.
– C’est Obsidre et le Grafs qui continueront les opérations ici, Knispel, vous aurez l’honneur de vous battre aux côtés du comte-électeur du Middenland.
– À vos ordres, mon colonel. »

Keiner Reizfeld, le tout jeune mais déjà-vétéran loup blanc, se pencha sur la table pour désigner une large bande de la forêt de la Drakwald du bout du doigt.

« Messieurs, bienvenue dans le Schadensumpf. Avec les landes remplies de fer des marais, Khazrak ne peut pas nous atteindre ici. Ce camp de base établi il y a trois jours est fortement renforcé avec des talus truffés d’artillerie, et nous sommes proches de nos lignes de ravitaillement.
C’est donc très logiquement que nous allons abandonner cette position et nous avancer en territoire ennemi où nous risquons la mort. »

Karl Katzbruger profita du petit silence d’une seconde pour reprendre :

« Khazrak n’a pas à gérer la moindre logistique. Il n’a pas de lignes de ravitaillement : Il est chez lui, et il peut attendre. Et il sait attendre, il est patient, l’enfoiré. Il peut se permettre d’attendre l’hiver, que le sol gèle et que la bouffe mette du temps à arriver : puis il recommencera à harceler nos positions moins renforcées. Chaque meurtre qu’il commet, chaque sacrifice envers les puissances de la ruine le renforce ; et c’est pire encore quand Morrslieb se lève et qu’il en appelle aux forces des ténèbres.
– Sans oublier les rumeurs de cultes chaotiques, ajouta soudain le poète Bretonnien. Que ces accusations soient fondées ou non, il reste que la présence de répurgateurs auprès de presque tous les généraux de nos armées porte gravement atteinte à la cohésion de l’ensemble.
– Todbringer et le gros de l’armée se déplaceront vers le sud, pour occuper Fintel, où il laissera une garnison, puis il descendra jusqu’à Delberz, une ville qui a été lourdement renforcée. De là, il protégera la route de Middenheim, et pourra intervenir dans n’importe quelle direction : nord, sud, ou ouest.
– C’est à nous qu’il revient de faire sortir Khazrak de sa tanière, reprit Stross avec une voix rauque. Nous avons enrôlé de force des bûcherons et des villageois, en plus de profiter de l’aide qui nous a été envoyé par les Karaks Nains. Sous les ordres d’Heinrich Todbringer, nous monterons jusqu’à Bokel, où nous ferons la jonction avec les troupes du baron du Nordland, Theoderic Gausser : Les troupes du Nordland verrouilleront ainsi la forêt de Laurelorn, en priant pour que les Elfes Sylvains ne les engages pas. Chaque jour, nous allons avancer, brûler, raser les arbres, et faire déplacer le campement qu’il faudra monter tous les soirs avant la tombée de la nuit et démonter aux aurores. Ce sera long et éreintant, mais nous devons procéder ainsi pour rester proches de nos lignes de soutien qui nous suivront continuellement.
– Nous avons tracé trois objectifs, rajouta le colonel-ingénieur. Winsen, Kastof, Rosche. Comme vous voyez, à chacune de ces étapes, nous avons de larges bandes de terrain à couvrir, qu’il faut méthodiquement raser, écraser, et renverser. Nous espérons terminer la majorité de l’anéantissement avant l’hiver, si ça ne va pas, il faudra se replier et rentrer à Middenheim et reprendre l’année prochaine.
– Le gros de la guerre a été gagné à Malstedt, assura le Loup Blanc. Là ce qu’on fait c’est du nettoyage. Nous faisons en sorte que Khazrak ne se relève pas.
Rien de passionnant, je vous assure. Rien qui puisse mal tourner. »


C’est alors que le mage doré, qui jusqu’ici n’avait pas pipé mot et était resté bien droit, les mains dans le dos, prit la parole. Toutes les paires d’yeux se dirigèrent vers lui.

« Savez-vous, capitaine Obsidre, que je suis très familier avec le Grafs ? J’ai eu l’honneur de participer à l’élaboration du composant alchimique que votre Serpentine Incandescente utilise au combat. Avec votre permission, je souhaite enrôler le Grafs pour une mission qui serait d’intérêt au Middenland et à ces opérations. Le collège doré a mit au point un herbicide défoliant qui fonctionne par dispersion. J’aimerais pouvoir appliquer quelques modifications sur votre véhicule afin de remplacer vos lances-vapeurs, qui sont, au final, un armement assez secondaire et peu nécessaire, avec des engins de dispersion qui ont été fabriqués sur-mesure par l’École des Ingénieurs d’Altdorf, et tester cet herbicide dans le Drakwald.
– Comment ça, « sur mesure » ? L’École des Ingénieurs a perdu l’entretien des chars à vapeurs, ils sont la propriété de l’École d’Artillerie !
– Certes, mon colonel. Mais cela n’empêche pas les recherches techniques. Nuln, Altdorf : Votre rivalité inter-École n’a d’importance que pour vous, pas pour le Collège Doré.
Capitaine Obsidre, ai-je la permission de vous enrôler ? »
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Skrig Trancheface
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Re: [Écrit Libre] Panzer

Message par Skrig Trancheface » 18 juil. 2019, 00:12

Quand je regarde toutes ses campagnes mortes, j'ai un petit pincement au cœur ; j'ai toujours vu mon Hochland natal comme un pays d'or, avec tout son blé et les cultures chaque année, mon père m'en parlait souvent avant que je n'aille à Nuln faire toutes ses choses, aujourd'hui l'école me manque autant que les champs. Les moissons, le silence de fer, les fêtes du village, la semaine de la poudre noire, le salut quotidien et toutes ces choses. La discipline était draconienne et les entraînements physiques éreintants, mais j'en garde de bons souvenirs.
Quelque chose me dit que ça ne va pas être la même ici.
Une fois le char garé, on ouvre tout les écoutilles avant que le reste du groupe ne s'attarde sur l'entretien du matériel ; rien n'a sauté, une chance mais très honnêtement j'aurais préféré un accident ici et maintenant plutôt que de rester dans l'éventualité d'une panne. Shou s'occupe de régler des petits détails avec les techniciens pendant que je m'extraie de mon carcan de cuir ; c'est peut-être une veste qui va me sauver la vie, mais en dehors du four roulant qu'est le graf, je tombe volontiers ce quasi-gambison. Le capitaine Knispel et moi sommes mandés pour la suite des opérations, juste le temps de m'essuyer le front d'un revers de main et j'arrive.

-Bonjour mon colonel, le Graf se porte à merveille aujourd'hui. Demain, pas sûr qu'il n'y ait pas la transmission qui nous ait lâché, si ce n'est que ça je serai soulagé.

Mais pour ne pas me faciliter le chose, le barde de la fois dernière est ici, en armure, je lui fais un signe de tête après qu'il m'ait salué discrètement, un peu gêné ; je ne m'attendais pas à le recroiser ici, même s'il avait annoncé son envie de suivre l'action au plus près et si j'avais su, j'aurais dis à Heide et aux autres d'être un peu plus discret. Il côtoie des puissants et ça ne me plaît pas, ou plutôt, il côtoie des puissants et mon équipage l'a quasiment envoyé chier la dernière fois. Mais surtout, le fait de croiser le capitaine Karl Katzbulger et son excellence le magistère Manteuffell en personne ici me fait réaliser doucement à quel point les choses sont plus coriaces que je ne pouvais le penser. Evidemment la présence du capitaine Knispel aurait dû me mettre la puce à l'oreille, mais par Sigmar et Ulfric réunis, tant de légendes sont autour de cette table alors que je suis juste un vétéran d'une explosion de char.
Ce qui en fait est déjà pas mal compte tenu de l'exploit que cela représente, mais peu en comparaison des péripéties et des actes héroïques entrepris par chacun ici. C'est comme si j'étais un gosse de retour sur les bancs de l'école d'artillerie. Mais sommes-nous réellement autre chose quand on sait que la plupart aspirent à devenir des maîtres d'exercice, d'artillerie ou de fonderie? Si mon grade complet est "capitaine étudiant d'artillerie", je me sens beaucoup plus "étudiant" que "capitaine" entouré de toutes ces personnalités, je me surprends même à regretter les températures volcaniques du Grafs à vrai dire. Ils discutent de la stratégie globale qui a été adoptée, savoir que le capitaine Knispel va être au front directement avec le gros de la troupe m'arrache une petite grimace, c'est peut-être un type très particulier mais j'aurais apprécié que le Graf ne soit pas le seul char dans le secteur compte tenu des propos élogieux tenus sur notre ennemi.
Khazrak ne peut pas être aussi dangereux que ça non? C'est un simple chef de guerre particulièrement retors, mais j'ai du mal à l'imaginer aussi retors. D'après les dires du chef des loups blancs, cette campagne ne sera qu'une simple opération de routine si l'on fait preuve de discipline alors...

« Savez-vous, capitaine Obsidre, que je suis très familier avec le Grafs ?
-N... Non? Je n'ai jamais aimé ces intrigues politiques entre les écoles, tout le monde sait que l'artillerie est la meilleure, les ingénieurs sont des poliorcètes du dimanche qui griffonnent des plans et s'acclament des génies alors qu'ils font une bonne découverte une fois l'an quand ils ont un grand esprit parmi eux.
-J’ai eu l’honneur de participer à l’élaboration du composant alchimique que votre Serpentine Incandescente utilise au combat. Avec votre permission, je souhaite enrôler le Grafs pour une mission qui serait d’intérêt au Middenland et à ces opérations. Le collège doré a mit au point un herbicide défoliant qui fonctionne par dispersion. J’aimerais pouvoir appliquer quelques modifications sur votre véhicule afin de remplacer vos lances-vapeurs, qui sont, au final, un armement assez secondaire et peu nécessaire, avec des engins de dispersion qui ont été fabriqués sur-mesure par l’École des Ingénieurs d’Altdorf, et tester cet herbicide dans le Drakwald.

La suite de la discussion entre le colonel et le mage doré confirme mes craintes ; le colonel Jubal Falk n'apprécie pas que l'école des ingénieurs puisse modifier le char, même si techniquement elle est en la progénitrice. En particulier s'ils ont fait ça de mèche avec un mage de l'école d'alchimie même si pour ma part, le mélange incendiaire que les magistères nous fournissent est une bénédiction. Ça brûle plus longtemps que l'huile de combat, ça flambe bien et ça ne prend pas feu par inadvertance contrairement aux précédents mélanges.
J'ai signé pour diriger un char lance-flamme, pas pour être pris dans les tourmentes politiques des généraux moi, qu'est-ce que j'en sais subir ces modifications? Ce char est encore la propriété de l'école d'artillerie, je n'ai que le droit d'en faire usage.

-Eh bien si le char reste en disponibilité ici... Le regard noir du colonel ne m'aide pas à prendre une décision. Je ne vois aucun inconvénient à ce qu'il fasse l'objet d'une expérience militaire, toutefois sans vouloir excéder ma fonction de chef de char, ne serait-il pas pas possible de relier le défoliant directement à la pompe de la serpentine? Les lances vapeurs sont un peu faiblards et risquent de manquer de pression s'ils doivent projeter du défoliant dans toutes les directions sur une zone moyenne ou grande, alors que la serpentine pourrait en projeter beaucoup plus loin et avec une meilleure précision puisqu'elle est directement reliée à la pression émise par la chaudière. En plus de pouvoir facilement changer de réservoir chimique si l'on doit utiliser le lance flamme à un moment donné, mais cela reste entièrement à votre expertise, selon la mission donnée. Enfin, pour ce que j'en sais... Toutefois, si les diffuseurs de l'école d'ingénierie pallient à ce problème, je n'ai aucune objection à l'égard de l'installation d'un tel dispositif sur les lance vapeur, pourrais-je néanmoins savoir à quel point ce changement sera invasif pour le char votre excellence? Ainsi que les risques que présentent le défoliant pour les soldats qui accompagneront probablement le char? S'il vous plaît colonel, ne brisez pas ma carrière à cause d'un mage un peu joueur. Mon colonel? Puisqu'il représente la plus haute autorité de l'école d'artillerie, autant le consulter non? Ai-je votre aval pour cette mission et les modifications sur le char?

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Armand de Lyrie
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Re: [Écrit Libre] Panzer

Message par Armand de Lyrie » 20 juil. 2019, 01:10

Le mage doré agita la tête de bas en haut à la réflexion du capitaine Obsidre. Il était impossible de savoir quelle micro-expression se cachait derrière son masque de plomb qui lui camouflait le visage tout entier, mais il sembla approuvé d’un air hautain et satisfait :

« Je suis ravi de votre suggestion, capitaine Obsidre. Malheureusement, l’on m’a rapporté que vous priver de votre Serpentine ne serait pas une bonne chose à cause de son importance tactique ; Soit. Il faudra que je modifie vos lances-vapeurs par les jets spécialement conçus par l’École d’Ingénierie, cela ne retardera pas trop les opérations : J’aurai besoin de vingt-quatre heures tout au plus. Cela vous privera de vos lances-vapeurs, aussi vous devrez compter sur l’expertise de votre escorte pour tenir l’ennemi éloigné de votre véhicule. Mais vous verrez : L’un des ingénieurs d’Altdorf montera avec vous et pourra aider votre mécanicien à l’emploi de cette arme, si vous doutez de son efficacité.
– Si nous acceptons. »

Le colonel-ingénieur serrait les dents en même temps que les poings. Mais à sa réflexion, le mage doré se contenta de hausser les épaules.
Contrairement à Katzbulger, qui se retournait et profitait de sa haute taille pour tenter d’impressionner le sorcier.

« Il fait une remarque intéressante : C’est quoi que vous allez cracher dans l’air ? C’est dangereux ?
– Un herbicide veut dire « tueur de plantes », capitaine, se contenta de dire le mage avec un ton de persiflage, comme s’il prenait le Hochlander pour un demeuré. Il n’y a pas de danger pour les troupes d’escorte, ni pour les servants du char, vous en avez ma parole.
– Et que vaut votre parole ? »

Il ne répondit pas à cette question. Le colonel-ingénieur, lui, avait l’air bien plus pensif.

« Je ne sais pas… Le lance-vapeur est important, c’est une assurance très utile en combat rapproché… Mais il est vrai que pouvoir terminer le travail rapidement dans la Drakwald serait un grand avantage pour tout le monde…
– Je ne peux pas vous donner d’avis là-dessus. Le char appartient à l’EIA et à l’Empereur ; Vous êtes bien assez aimable de nous l’avoir apporté, on ne va pas se plaindre que vous le modifiez, assura le jeune Loup Blanc.
– Mais si je puis me permettre : Nous Bretonniens sommes ici pour tuer des Hommes-Bêtes, comme les Middenlanders sont ici pour libérer leur pays. Nous escortons votre véhicule parce qu’il est nécessaire à cette mission, mais nous n’allons pas sacrifier nos vies en masses pour le garder en entier. Si vous retirez les lances-vapeurs, nous ne ferons pas du zèle juste pour les lubies de ce magistère. »

Le colonel tiqua à la réflexion du poète. Il se retourna vers Obsidre.

« La décision finale me revient, mais je peux difficilement faire sans votre avis. Vous connaissez le Grafs, vous connaissez son équipage, et c’est vous qu’on va envoyer au casse-pipe.
Vous voulez le matériel du mage ou vous gardez les lances-vapeurs ? »
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Re: [Écrit Libre] Panzer

Message par Skrig Trancheface » 20 juil. 2019, 14:22

Je pince les lèvres lorsque j'entends la remarque du barde ; ce sera donc lui et d'autres volontaires qui seront notre escorte, une bien mauvaise nouvelle puisqu'ils n'ont pas été formés à se battre en présence d'un tank aux dernières nouvelles. Les lances vapeurs risquent de s'avérer indispensable si ce sont bien eux pour la très simple et bonne raison qu'ils ne sauront pas comment se placer pour protéger le véhicule et surtout, en l'absence des projecteurs, c'est les grenades qui serviront à la défense rapprochée. Inutile de tergiverser longuement sur le carnage que ça pourrait être avec des chevaliers à côté ; trop près du tank et ils se feront grenader avec les bêtes, trop loin et nous serons à la merci d'un abordage par les monstres. D'autant plus que le défoliant, ou herbicide, ça reste une belle saloperie qui tue toute forme de vie végétale, je crains le risque pour mon équipage (par principe, on est exposé à bien pire mais par principe je ne peux accepter un énième poison pour nous) et pour les soldats autour.
Le capitaine Katzbulger (la légende!) se permet d'intercéder en défaveur du défoliant, assez sceptique quant aux risques que cela pourraient faire prendre aux hommes, dans la même lignée que le barde.

-Mon colonel je souhaiterais garder les lances vapeurs ; si c'est bien les chevaliers de Bretonnie et non pas des flancs de fer qui vont défendre mon char, il paraît plus aviser de laisser les lances vapeurs puisque nos amis volontaires n'ont pas forcément l'habitude de combattre avec un soutien aussi atypique. De plus si mon équipage est roué à l'usage défensif des grenades, s'en servir alors que nous sommes en proximité immédiate avec les chevaliers risque de provoquer des accidents regrettables, se reposer entièrement sur les grenades est une idée folle et les arquebuses n'auront pas assez de vitesse pour soutenir efficacement les bretonniens, en particulier dans un environnement restreint et traître comme la Drakwald où l'ennemi peut arriver d'à peu près n'importe où. Ce sont les projecteurs de vapeur et le canon orgue qui assureront le plus gros de la défense du char, le lance-flamme puisqu'il est en casemate ne peut pas tourner hors de son cône de tir, s'il peut servir à brûler les arbres et incendier des ennemis qui attaquent de front, il est inutile si des ennemis arrivent sur le côté. Je préférerais honnêtement opérer dans cette forêt sans lance-flamme plutôt que sans lance-vapeur. Si cet herbicide est aussi efficace que vous le dites, je maintiens que le charger dans la serpentine ne changera pas grand chose à la façon dont le char devra combattre. Le Grafs peut tenir le choc sans lance-flamme puisqu'il pourra encore attaquer et se défendre à toutes les distances, sans lance-vapeurs ça sera virtuellement impossible de faire un quelconque usage correct du char ; les bretonniens ne vont pas mourir pour nous défendre si on s'approche trop de manière à tester les diffuseurs, si on reste derrière eux on ne pourra faire aucun usage du lance-flamme sans avoir du tir allié.

Mais derrière tout ce baratin, il y a une façon beaucoup plus simple de formuler les choses.

-Je ne peux pas tester les diffuseurs du magistère ET soutenir efficacement nos alliés. Je vous laisse déterminer la priorité du Grafs mon colonel, mais sans les lance-vapeurs, je ne peux pas garantir l'efficacité du char dans la Drakwald, en particulier puisque apparemment personne ne connait la zone d'effet des diffuseurs. L'école des ingénieurs d'Altdorf aurait-elle oublié de nous spécifier ce détail important? Avec la pression d'une serpentine, je peux envoyer ce défoliant jusque 80 mètres devant le char, avec les diffuseurs je n'ai aucune idée de la distance à laquelle je dois me rapprocher de la forêt pour qu'ils soient réellement efficaces.

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Re: [Écrit Libre] Panzer

Message par Armand de Lyrie » 21 juil. 2019, 16:49

Katzbulger agita la tête de bas-en-haut d’un air satisfait. D’Acquigny et le Loup Blanc restaient impassibles. Stross, lui, regarda à nouveau la carte en croisant les bras, d’un air peiné. Quand au mage doré, il était strictement impossible de savoir quelle réaction il pouvait avoir, tant il était fixe derrière son masque en plomb.

« Maître-Magistère… Quelle est l’efficacité de votre herbicide ?
– Nous ignorons encore ses capacités, mais les tests dans le zoo Impérial ont été très concluants. Le produit a été capable de raser net des lianes de la jungle de Lustrie. Le gérant du zoo était très énervé, d’ailleurs. »

Le regard du capitaine Stross s’éleva. Il regardait les nuages et le ciel. Au loin, une colonne de fumée noir s’élevait de la Drakwald. Il la pointa du doigt.

« Depuis une semaine maintenant des Nains avec des Dracs-de-Feu crament la forêt. Et ils sont lents. Ce n’est pas un bois comme les autres.
On pourrait pas… Tester ce machin ? Cet herbicide ? Au moins pour voir, pour le début des opérations. Si on est partis pour être mobilisés jusqu’à l’hiver, qu’est-ce que sont quelques semaines à l’utiliser ? »


Le colonel serra ses crocs en même temps que ses poings.

« Le véhicule est à la disposition de l’EIA. Vous devriez être satisfaits de l’avoir tout court. Nous n’allons pas en plus le modifier tout ça pour correspondre aux lubies de ces hurluberlus de l’École Impériale d’Ingénierie ! Cette bande de névrosés ont-
– Cent mètres, capitaine Obsidre ! Cent mètres de portée ! »

Toutes les paires d’yeux autour de la table se retournaient. Le capitaine des Loup Blancs se mit instinctivement au garde-à-vous, tout comme le capitaine de Carroburg qui posa un poing contre son cœur. Le poète-troubadour fit une petite révérence de la tête, et le colonel-ingénieur s’écarta, les yeux écarquillés. Seul Katzbulger restait parfaitement impassible.

S’approchait de l’équipe d’officier quatre chevaliers des Loups Blancs tout en armure, qui escortaient deux personnes : L’un d’eux était un homme jeune, bien barbu, musclé, portant une jolie armure armoriée du blason du Middenland. C’était Heinrich Todbringer, fils bâtard du Grand-Duc Boris. À sa gauche immédiate, une femme âgée, aux cheveux blonds un peu grisonnants, qui s’habillait comme un homme avec un pantalon de cavalerie et un doublet cintré, mais qui avait malgré tout poudré ses cheveux et s’était légèrement maquillée ; Elle paraissait très élégante, et fit un grand sourire charmant au capitaine Obsidre.

« L’École des Ingénieurs a beaucoup planché sur ce système, ne vous inquiétez pas. Nous ne porterons même pas atteinte au moteur ou à la Serpentine, nous allons mettre en place un réservoir auxiliaire comportant l’herbicide développé par l’honorable Collège Doré, et modifierons en grande partie les systèmes de pression hydraulique. Je ne peux pas vous en dire plus, car la technologie est brevetée est soumise au Secret de l’Empereur, mais vous n’avez aucun soucis à vous faire pour la portée, capitaine.

– Magda… Que fais-tu ici, je pensais que quelqu’un de talentueux comme toi aurait fini directrice ? Demanda le colonel-ingénieur avec un sourire narquois.
– Jubal, toujours en première ligne ? Je pensais qu’un esprit éclairé comme toi aurait bien sorti un livre depuis le temps.
– Maîtres, s’il vous plaît, s’interposa Heinrich d’un ton las. Nous sommes là pour anéantir Khazrak, veuillez vous recentrer sur cette mission, je vous prie. »

Le bâtard contourna la table. Il se plaça bien au centre, maître des opérations. Il fit un signe de tête et un petit sourire au capitaine Obsidre.

« Vous allez être mon fer-de-lance, étudiant-capitaine. Je compte sur le Grafs, comme mon arrière-grand-père a compté dessus il y a bien longtemps pour anéantir les mêmes Hommes-Bêtes. Mais il faut que vous compreniez : Cette forêt est incomparable. Je sais que je ne suis pas censé avoir de mot à dire que la manière dont l’EIA équipe ses véhicules, mais dites-moi, qu’avez-vous besoin pour pallier aux lances-vapeurs ? »


Dans son dos, il pouvait voir le colonel-ingénieur Falk virer au rouge, alors qu’il foudroyait du regard sa rivale. À la droite de Todbringer, le mage doré mettait ses mains dans son dos : Même derrière son masque, Obsidre pouvait devenir qu’il devait se fendre d’un sourire narquois.
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Re: [Écrit Libre] Panzer

Message par Skrig Trancheface » 21 juil. 2019, 18:29

La dispute s'enlise, un peu comme les roues d'un char dans la raspoutitsa, je me retrouve à être pris entre le marteau et l'enclume avec le colonel qui refuse toute modification sur le char et les autres qui commencent à pencher en faveur de l'herbicide, mauvaise journée pour être un tankiste. Je commence déjà à regretter de ne pas avoir été sous la direction du capitaine Knispel tiens ; au moins j'aurais su à quoi m'en tenir au lieu de devoir faire des choix qui vont me poursuivre pendant un long moment je le sens.
Je salue bien bas messire Heinrich Todbringer et la femme qui l'accompagne ; une courtisane? Une soldate? Je ne me permets aucune remarque avant d'entendre l'échange entre lui et le colonel avant de réaliser avec horreur qu'elle doit être à l'école d'ingénierie ce que le colonel est à l'école d'artillerie impériale. Je suis en présence des esprits brillants les plus pratiques de tout l'Empire, vraiment ! Je baisse instinctivement les yeux lorsque mon regard croise le sien, écrasé par son aura et trop gêné pour avoir songé que c'était une femme comme les autres ; Sigmar me préserve de ma connerie. J'ai tout juste le temps de me recomposer pour écouter les paroles du maître de la bataille.
Je vais être le fer de lance, mais justement sans protection rapprochée je suis sceptique.

-Ce dont j'aurais besoin pour y pallier? Le colonel est si énervé que s'il mordait dans du métal, je serais prêt à parier qu'il réussirait à arracher un morceau du blindage du Grafs en se cassant les dents.

Mais si je ne peux pas militer contre le désherbant, je peux présenter l'addition comme elle sera. Elle va être salée, hélas pour les ingénieurs, les soldats et nous.

-Beaucoup d'hommes d'armes ; à proximité de la forêt les hommes bêtes auront le bénéfice de pouvoir s'approcher au plus près sans que nous ne puissions les voir arriver. Sans défense de proximité directement sur le char, il faudra un écran humain pour que le Grafs puisse exploiter les diffuseurs au mieux. Seul notre canon orgue et les arquebuses à bord pourront êtres utilisées sans trop de risques de faire des blessés parmi ceux qui nous défendront. C'est là le problème ; on ne pourra pas soutenir l'infanterie avec les diffuseurs, nous serons une pièce d'artillerie un peu plus blindée que les autres, il n'en reste que foutre de l'artillerie en première ligne, c'est une idée de merde. Le Grafs sera un fer de lance qui va soutenir les soldats à pieds plus que l'inverse je ne le crains ; sans les lances vapeurs les hommes bêtes seront libres de grimper sur le char. A l'instant où ils seront dessus nous ne pourrons plus rien voir parce que les fentes d'observations permettent de viser mais pas de voir autour de nous. Je me racle un peu la gorge, mal à l'aise de devoir me prononcer en défaveur de ce que souhaiterait le fils du duc électeur. Si cette tactique peut marcher pour la lisière de la forêt, plus nous nous rapprocherons des camps de Khazrak, plus elle sera coûteuse en hommes. Il y a une différence aussi entre tester du défoliant sur des lianes et un chêne centenaire, mais je crains surtout que le prix en ressources humaines ne dépasse largement les bienfaits du défoliant ; défendre le Grafs et ses diffuseurs va être un bain de sang.

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