[Écrit Libre] Panzer

Où s'écrivent les histoires, hors du temps et des règles compliquées du monde réel...
Avatar du membre
Armand de Lyrie
Warfo Award 2019 du meilleur PJ - RP
Warfo Award 2019 du meilleur PJ - RP
Messages : 78

[Écrit Libre] Panzer

Message par Armand de Lyrie » 13 juil. 2019, 16:47

2529 : Disparitions de villages de bûcherons dans le Middenland. Recrudescence de passages d’hommes-bêtes dans la forêt du Drakwald.
2530 : Scheinfeld est rasée par une comète. Les répurgateurs Sigmarites arrivent à la cour de Middenheim, suspectant que des cultistes du Chaos gangrènent la région. Tensions entre les cultes d’Ulric et Sigmar.
2531 : Mittelweg et Basdhal sont ravagées par des tribus d’hommes-bêtes.
2532 : Bataille de Malstedt. Le Graf Boris Todbringer ne parvient à gagner la bataille qu’au prix de très lourdes pertes.
2533 : Boris Todbringer demande l’aide de l’École Impériale d’Artillerie, ayant besoin de soutien pour une large opération de contre-attaque dans le Drakwald.

Le Grafs Liebsling
Image
L’un des huit chars à vapeur encore en état de marche, le Grafs Liebsling, « Favori du Graf », est un véhicule qui a été profondément modifié et modulé pour être utilisé dans les milieux boisés de la Drakwald. Il est pensé pour l’accompagnement de l’infanterie et l’engagement à courte portée.

Armement principal : La « Serpentine Incandescente », nom officiel peu utilisé par son équipage, est une arme terrifiante, copie des Dracs-de-feu employés par les Nains. Il a été réalisé par un partenariat entre l’École Impériale d’Artillerie, l’École d’Ingénierie d’Altdorf, et le Collège Doré des magistères de Chamon. C’est une arme lourde et encombrante, qui crache une poudre alchimique incandescente couplée à une mèche. Une fois crachée, la poudre enflamme n’importe quoi, et rien ne peut l’éteindre : Même les rivières s’enflamment à son contact. Cette arme extrêmement dangereuse pour ses utilisateurs est le meilleur moyen de raser les denses forêts dans lesquelles se cachent les hommes-bêtes.
Armement secondaire : – Canon à répétition de modèle « Feu d’Enfer » placé dans la tourelle : Un canon-orgue composé de dix demi-couleuvrines montées sur fût. Elles tirent une par une et se rechargent automatiquement grâce au système de pistons actionnés par la vapeur du véhicule, ce qui permet de fournir un tir nourri.
– Fusil long du Hochland : Monté sur la tourelle, cette version améliorée permet de tirer jusqu’à six cent mètres. Son servant doit néanmoins s’exposer en sortant de l’écoutille pour tirer.
– Lances-vapeurs : Tout autour du char se trouvent des jets de vapeurs qui peuvent s’actionner au cas où l’assaillant attaque le char au corps-à-corps.
– Arquebuses, pistolets, grenades à main en quantité, rangées dans des caisses pour les servants.
Équipage : 7 hommes
Puissance : 150 chevaux
Vitesse : 8km/h maximum
Autonomie : 80km
Blindage : 16 millimètres d’acier sur le front, 12 sur les flancs, 8 sur le toit
Honneurs religieux : Petit autel avec cierges dédié à Morr (Prière conseillée avant chaque utilisation du canon-orgue), croix de Sigmar gravée sur la cuirasse, bénédiction d’Ulric en attente, il faudra la recevoir une fois arrivé à Middenheim.
Modifié en dernier par Armand de Lyrie le 13 juil. 2019, 22:58, modifié 1 fois.
Fiche : wiki-v2/doku.php?id=wiki:fiche_armand_de_lyrie
Image

Échiqueté d'or et d'azur à la bordure de gueules à la guivre de gueules halissante
Stats :
FOR 9 / END 8 / HAB 8* (9) / CHAR 10 / INT 8 / INI 9 / ATT 10* (11) / PAR 8* (9) / TIR 8 / PV 65/65
*Malus à cause du port du Gilet de cuir bouilli

Compétences :
- Anticipation : +1 en ATT et +1 en PAR à partir du 3e round face au même ennemi
- Coup précis (1) : Malus atténué de 1 lors de la visée d'une partie précise
- Coups puissants : +1d3 de dégâts
- Dégainer l'épée : +1 en INI lors du premier round
- Parade : Valeurs de parade doublées
- Sang-froid : +1 lors d'actions réalisées sous stress

- Alphabétisé : Capable d'écrire et de lire le Bretonnien
- Danse : Excellent danseur
- Étiquette : +1 lors des interactions avec la haute société
- Empathie : Capable, sur un test, de lire les émotions sur le visage de quelqu'un.
- Monte : Ne craint pas de chutes lors d'une montée normale
- Héraldique : Capable de reconnaître les blasons des familles nobles, et d'en savoir plus sur eux sur un test
Équipement de combat :
- Épée bâtarde : 2 mains / 24+1d10(+1d3)*/ 24** (12) parade
- Poignard "miséricorde" : 1 main / 12+1d6(+1d3)* / 12** (6) parade / "Rapide" (-2 PAR et/ou -2 HAB pour esquiver pour l'adversaire) / Peut être lancée
*Avec la compétence Coups puissants
**Avec la compétence Parade


Tête : 3 protection (Capuchon en cuir)
Torse/Dos : 7 protection (Gilet en cuir bouilli)
Bras : 7 protection (Gilet en cuir bouilli)
Mains : 3 protection (Gants en cuir usés)
Jambes : 1 protection (Pantalon en lin)

- Cheval de selle : FOR 8 ; END 8 ; SAU 9 ; RAP 9 ; INT 7 ; DOC 9 ; ATT 6
Équipement divers :
0 Co

- Un beau doublet
- Un grand manteau
- Des bottes neuves
- Une jolie écharpe

- Nourriture
- Hydromel

- Insigne argenté marqué du blason de Lyrie
- Pendentif monté en clou
- Feuilles de brouillon, stylet et encrier
- Bague affichant un lion
- Un flacon à l'odeur immonde
- 4 bouteilles de tonique miraculeux

Avatar du membre
Skrig Trancheface
PJ
Messages : 7

Re: [Rp Libre] Panzer

Message par Skrig Trancheface » 13 juil. 2019, 22:47

L'équipage du Graf Liebsling.

Mécano : Dirke Freunwald, fraîchement sorti de l'école impériale d'artillerie et considéré comme un bon mécanicien par tout ceux avec qui il a travaillé, originaire d'une famille modeste qui n'a eu accès à une telle éducation que via les bourses délivrées par l'Empire, Freunwald est heureux quoique un peu anxieux de retourner dans son pays de naissance pour affronter les hommes bêtes. De petit gabarit, Dirke est le nabot de l'équipage même s'il n'en n'est pas moins l'élément le plus indispensable et est quelqu'un d'étonnamment tenace pour sa taille. Son bon caractère l'incite à faire des excès de zèle dans l'entretien du moteur à vapeur, quitte à (souvent) amocher la transmission du char.

Chef de char : Série Obsidre, survivant de l'explosion de son précédent char qu'il pilotait, le "Baudoin", Série a été nominé chef d'équipage suite à ses performances relativement correctes et par pistonnage de son oncle, Eldwin Obsidre qui était déjà tankiste quand son neveu est entrée à l'école impériale d'artillerie. Grande perche, Série a le compas dans l'oeil et déprécie de faire prendre des risques à sa troupe ou à l'ogre de métal qu'ils dirigent et préfère laisser passer l'infanterie devant lors de trajets en terrains inconnus. Ce qui lui vaut souvent des tensions avec les autres capitaines avec qui il doit coopérer, dommage pour un type qui déteste les conflits. Série n'est guère familier avec la région puisqu'il vient du Hochland et que l'unique souvenir qu'il en emporte est une arquebuse que son père lui avait offerte.

Tireur canon orgue : Heide Blundergraff, deuxième fille d'une famille noble appauvrie du centre de l'Empire, ses études représentent dans quoi sont passés les derniers deniers de sa dynastie et elle compte bien faire honneur aux enseignements qu'elle a reçu. Vétéran de quelques exercices avec un autre char trop abîmé pour servir au front, le "ognevoi de Kislevie", Heide n'en reste pas moins une néophyte et cette expédition contre les hommes-bêtes est sa toute première mission en situation réelle. Loin des leçons d'escrime qu'on lui a inculqué durant sa jeunesse, manier un canon orgue s'avère une expérience assez jouissive pour elle, même si sa tempérance peut l'inciter à mettre du temps à exécuter un ordre.

Chargeur canon-orgue : Sigmar von Schwartzland, bâtard d'un membre du clergé de Nuln qui l'a envoyé faire ses études très loin pour éviter d'avoir des problèmes, Sigmar est un bourricot dont on peut bien se demander comment il a pu sortir autrement de l'académie impériale d'artillerie que d'un coup de pied aux fesses par la porte arrière. Pas franchement malin et assez effacé, Sigmar manque singulièrement d'esprit et de conversation, préférant docilement suivre les instructions qu'on lui donne plutôt que de remettre en cause la hiérarchie ou d'essayer de comprendre les consignes. Certaines mauvaises langues disent qu'il est insensible aux risques de rester à proximité d'un canon-orgue et que c'est ça qui l'a préservé jusqu'à aujourd'hui d'un incident de tir.

Tireur lance flamme : Kohl Mackenzen, orphelin de naissance et trimbalé d'école religieuse en école religieuse jusqu'à finalement réussir à se traîner par un miracle à l'école d'artillerie, Kohl est un grand romantique et un charmeur du dimanche qui ne réussit que rarement à s'obtenir les faveurs des dames, même avec son prestigieux grade. Excessivement optimiste et jamais découragé par la tournure des événements, cette façade s'effrite assez vite lorsque la situation commence à atteindre personnellement ses camarades et le rend prompt à paniquer. Même s'il n'aime pas l'admettre, c'est aussi un soldat qui a beaucoup de mal à faire la part des choses entre le travail et la vie privée, tendant souvent à confondre les deux. Tout juste diplômé, c'est celui qui a le moins d'expérience et n'a même pas eu l'occasion de faire partie d'un exercice avant d'être envoyé dans le Middenland, sa seule consolation étant d'être avec Alyonna, qu'il connait de plus ou moins loin puisqu'ils se sont déjà croisés à l'école impériale.

Chargeur lance flamme : Alyon "Alyonna" de Kislev : Alyon est une femme, ce qui est plus ou moins facile à comprendre une fois qu'on regarde un peu plus précisément l'uniforme. Alyonna a passé une grande partie de ses études d'artillerie à se faire passer pour un homme pour éviter les commentaires acerbes et la pression sociale inhérente à l'institution la plus machiste de l'Empire. Forte tête, Alyonna vient tout juste de quitter l'école, minus un exercice mort dans l'oeuf quand le lance-flamme qu'elle opérait à eu un problème de pression et à commencer à cramer sur place. Heureusement pour elle sa veste en cuir a brûlé assez longtemps pour qu'elle puisse l'enlever sans être blessée. Quid de l'arme ou de la servante prendra feu en premier lors du raid au Middenland?

Conducteur : Flavio Lambardi, troisième fils d'une famille immensément riche qui prend le thé à la cours de l'Empereur et côtoie les huiles du collège d'alchimie, il était tout naturel que Lambardi soit envoyé dans l'artillerie pour s'illustrer. Mais il y a eu un hic ; Flavio est quelqu'un de profondément humble et compatissant qui se sent profondément mal à l'aise dans la vie en haute société, même s'il a techniquement toujours l'étiquette des gens de sang bleu, il n'en n'est pas moins un fils de riche qui aspire à une vie plus modeste. Très intelligent mais assez craintif du jugement des autres, il se murmure que ses parents auraient tenté de le faire affecter à un char confiné à la défense de la capitale, la vérité est qu'il a préféré trafiquer les registres pour être envoyé le plus loin possible sa famille et se cherche encore un peu. Peut-être que le confort du manoir familial lui manquera plus tôt qu'il ne le pense face aux hommes bêtes.
Modifié en dernier par Skrig Trancheface le 10 août 2019, 23:56, modifié 1 fois.

Avatar du membre
Armand de Lyrie
Warfo Award 2019 du meilleur PJ - RP
Warfo Award 2019 du meilleur PJ - RP
Messages : 78

Re: [Rp Libre] Panzer

Message par Armand de Lyrie » 14 juil. 2019, 12:25

« Voici une arme qui peut gagner une guerre. »

Sur le mont fortifié de Middenheim, la ville était solennelle. La porte sud du quartier Ostwald avait été grande ouverte, ses courtines et ses bastides toutes entières décorées de rubans, de fleurs et de petits insignes religieux. D’ordinaire, les rues étroites étaient bondées de marchands et de chalands ; aujourd’hui, on avait forcé les passants à faire place nette. Sur chaque côté de la voie, une mince bande de soldats du Middenland se tenaient au garde-à-vous, avec leurs piques et leurs hallebardes, leurs musiciens et leurs drapeaux régimentaires. Si certains de ces visages avaient un aspect bien juvénile, où seuls quelques poils peinaient à former une moustache, d’autres avaient au contraire une face marquée, couturée de cicatrices, et il suffisait de plonger son regard au fond de leurs pupilles pour se rendre compte de leur aura de vétérans ; Cela allait faire plusieurs années maintenant que les hommes-bêtes ravageaient leur pays, et avant eux, c’était à Archaon et à la Tempête du Chaos qu’était revenu le déshonneur de piller et violer chaque hameau qui se tenait ici. Les fils d’Ulric n’avaient presque jamais été en paix ces deux dernières décennies, et on ne le sentait que trop bien. La ville était remplie de réfugiés, de bâtiments-bidonvilles construits n’importe comment, empilés les uns sur les autres dans l’insalubrité la plus totale.

Une solution directe et violente était nécessaire. Une solution qui remontait l’Ulricsmund, qui dépassait le monument commémorant la Peste Noire, et qui faisait trembler la terre sur son passage. Deux énormes monstres aux jupes d’acier, qui crachaient derrière eux une fumée noire et odorante. Dans les cœurs des habitants de Middenheim, un mélange de stupeur, d’anxiété, et de bonheur se remplissait tout à la fois à la vue de ces deux béhémoths de fer qui marchaient tout au bout du défilé militaire, comme clou du spectacle.

Les renforts étaient arrivés.

« Observez, votre excellence : Le premier, c’est le « Fluch der Grünhäute », dont le service auprès de nos amis Nains a été exemplaire, et le second, derrière, c’est le « Grafs Liebsling », le préféré de votre grand-père. »


Son Excellence Boris, de la famille Todbringer, comte-électeur du Middenland, grand-duc du Middenland, graf de Middenheim, prince de Carroburg, protecteur de la Drakwald, gardien des monts-du-milieu, aimé d’Ulric, assistait au défilé depuis le palais de Middenheim, perché sur un balcon avec le reste des officiels au-dessus de l’immense place d’armes à présent remplie de régiments, de drapeaux et de musiciens tonitruants. Des chevaux, des chiens, des chariots portant artilleries et bannières sacrées s’étaient tous réunis ici au cours de la dernière heure, sous les yeux de l’immense foule pressée aux fenêtres de leurs bicoques et sur les rues solidement gardées par des miliciens aux bâtons ferrés. Boris serrait les dents et les poings. Il n’y avait en lui nulle joie d’enfin voir ses demandes d’aides écoutées, et un tel nombre d’armes et de guerriers répondre à son appel : Il aurait préféré que la guerre ne vienne pas, plutôt que d’à nouveau voir sa province à feu et à sang. C’était inévitable. On ne négocie pas avec le Chaos, on ne raisonne pas, on ne traite pas. La seule détermination qu’on puisse avoir, c’est l’extermination.

« Ce ne sont pas les armes qui gagnent les guerres, mein Herr, ce sont les hommes qui les tiennent. »

Série Obsidre était debout, écoutille ouverte, droit au garde-à-vous. Bien que son corps tout entier tremblait à cause de l’immense moteur rugissant dans lequel Dirke n’avait cesse de jeter plus de pelletées de charbons et de manipuler des valves pour contrôler la pression, le chef de char posa sa main contre sa tempe pour saluer tous les chefs militaires devant lesquels le Grafs Liebsling passait : Il y avait là un commandeur des chevaliers Panthères, sa selle décorée de la peau d’un fauve tachetée, et le crâne d’un Bestigor décapité ornant son cimier. Juste après se trouvait un chevalier des Loups Blancs, la tête nue, ce qui permettait de découvrir son immense barbe rousse qui rappelait celle des nains, et ses cheveux aux tresses nouées qui tombait jusqu’en dessous de ses épaules ; il portait une immense peau de loup nouée aux épaulières noircies de son armure de plates. L’élite de l’infanterie du Middenland était présente : les plus en vue étaient les Joueurs d’Épée de Carroburg, des doubles-soldes aux gueules rapiécées et aux moustaches fines, qui portaient des Zweihander plus grandes qu’eux, alors qu’ils étaient déjà assez gigantesques pour presque égaler les chevaliers à leurs côtés. Mais d’autres volontaires d’autres provinces étaient également là ; L’École Impériale d’Artillerie avait répondu présent, et sur un bout de la place, Série put saluer avec un petit sourire des jeunes cadets qu’il reconnaissait ; Sur des chevaux plus légers et plus rapides que ceux des chevaliers, se tenaient assis les reîtres armés de pistolets et de lances-grenades, habitués aux escarmouches et aux actions coup-de-poing. Plus exotique encore, on croisait sur la place d’honneur, à côté des bandes d’infanterie d’Alhenhof et de Holzbeck, des Nains avec de gigantesques marteaux et des fusils à canon scié. Les Dawi avaient apparemment fourni des contingents de volontaires pour prêter main-forte à leur allié menacé, même si les fidèles d’Ulric n’étaient pas aussi zélés dans la défense de leur serment d’entraide que les enfants de Sigmar.

Depuis le balcon du château, Boris pouvait voir toute la force et la grandeur des armées impériales. Et pourtant, son ventre était noué ; et pas seulement de crainte de devoir composer avec les Sigmarites, avec l’Empereur Karl Franz, avec le recteur de l’EIA et les répurgateurs qui depuis maintenant des mois espionnaient son entourage à la recherche de corrompus infiltrés, ce qui ne manquait pas de provoquer des rixes et des tensions au bord du meurtre avec les prêtres d’Ulric. Non. La vraie raison pour laquelle Boris était nerveux, même s’il tachait de ne pas le montrer en camouflant sa trouille derrière un masque de gravité, c’est qu’il craignait que toutes ces bouches-à-feu, toutes ces arquebuses, tous ces braves guerriers habitués au sang et à la fureur, ne seraient peut-être même pas suffisants pour anéantir Khazrak le Borgne.

Lui aussi il se prépare, se dit son excellence Todbringer à lui-même, et uniquement à lui-même, craignant qu’un répurgateur trop curieux ne puisse écouter le plus inaudible de ses murmures. Lui aussi il défile et rassemble ses brigades et ses guerriers. Une dernière fois. Cette guerre, ça doit être la dernière.

Série Obsidre salua le balcon devant lequel le char à vapeur, qui tentait d’être aussi gracieux que possible sous les efforts de son conducteur, faisait maintenant face et se plaçait en rang, aux côtés des Flancs-de-Fer de Nuln et des Chasseurs de la Drakwald portant des arcs longs en bois d’if : Le monstre d’acier utilisant une arme expérimentale et des demi-couleuvrines sur fût mobile côtoyait à présent des petits hommes trapus, sales, équipés uniquement d’une cape rapiécée et se battant avec des flèches dardées, parfois empoisonnées. Série put jurer que l’un d’eux le foudroya du regard. La scène pourrait sans doute inspirer un peintre Tiléen à en faire un tableau.
Et sur ce balcon, deux dizaines de nobles, de prêtres et d’hommes aux tenues étranges et variées se pressaient pour observer. Si Série n’eut aucun mal à découvrir parmi eux le comte Boris et l’Ar-Ulric, d’autres protagonistes lui demandèrent plus de réflexion. Il vit des chevaliers bien en armes, des petits hommes qui étaient habillés comme ses instituteurs de l’École, des chapeaux longs de répurgateurs, et même un homme portant une longue robe fine de drap d’or et un masque de plomb sur son visage : ce devait être un mage du collège doré, le plus puissant depuis que Balthasar Gelt avait remporté le duel des patriarches il y a bien longtemps à présent.
Ses chefs. Ses supérieurs.
Quelle importance, du moment qu’il fallait aller cramer des trucs ?
****
Le Favori du Graf et la Terreur des Peaux-Vertes étaient à l’abri. Boris Todbringer avait fait réquisitionner un abattoir entièrement vidé pour servir de garage aux deux gigantesques chars à vapeurs. Le chef de char de la Terreur des Peaux-Vertes s’approcha de Série. C’était un homme qu’il connaissait bien : Cinquante-sept ans, une moustache relevée extravagante, et un front dégarni qui n’était plus couvert que de cheveux blancs collés à son front avec de la mousse et des produits capillaires qui devaient coûter une fortune. Le très désagréable Herr Erwin Knispel venait encore l’ennuyer.

« Demandez à vos mécaniciens de bien réviser les patins des chenilles, et faites installer des pointes d’acier pour arracher les haies et les arbustes. La Drakwald c’est un enfer de se déplacer dedans, les soldats du Middenland comptent sur vous. »


Il fit un signe de tête à Série, puis tourna les talons et s’éloigna aussitôt. Son gigantesque char, la Terreur, était modulé différemment du Grafs : Il était pensé uniquement pour faire exploser des trucs. La caisse accueillait un énorme mortier, tandis que la tourelle, rapetissée et placée plus en arrière qu’à l’ordinaire pour offrir un plus grand angle de tir au mortier, avait été équipée de deux lances-grenades en coaxiale. Sur l’écoutille, le Fusil Long du Hochland avait été remplacée par une arquebuse à répétition de douze canons. Une véritable artillerie motorisée, plus rapide d’emploi que les canons tractés par chevaux habituels.

Série commença à donner des ordres aux mécaniciens de l’EIA, tandis que le reste de son équipage se détendait en profitant d’une belle caisse remplie de bouteilles de bière fraîche achetée lorsqu’ils étaient de passage dans le Talabecland : Ramener le monstre d’acier de Nuln jusqu’à Middenheim avait voulu dire traverser plus de la moitié de l’Empire, avec le cauchemar logistique qu’on imagine. Ils se détendaient, tranquillement, tellement habitués au vacarme des machines qu’ils n’étaient absolument pas dérangés, lorsqu’ils entendirent la voix éthérée et grandiloquente d’un homme qui entrait dans l’abattoir.

« Le sang, la destruction seront des choses si communes, et les objets effroyables deviendront si familiers, que les mères ne feront plus que sourire à la vue de leurs enfants déchirés des mains de la guerre. »

Un homme élégant, portant un beau doublet de cuir décoré, et des chausses colorées un peu bouffantes. Un bellâtre trentenaire, au fin sourire et à la moustache bien taillée, ses cheveux bruns mi-longs gominés derrière sa tête. Bien qu’il était en train de réciter une connerie, apparemment du théâtre, on ne pouvait que noter l’accent bien distinctif de son pays d’origine.

« Toute pitié sera étouffée par l’habitude des actions atroces ; et conduisant avec elle Myrmidia, sortie brûlante de l’enfer, l’ombre de Morr promènera sa vengeance, criant d’une voix puissante dans l’intérieur de nos frontières : CARNAGE!, et alors seront lâchés les chiens de la guerre, jusqu’à ce qu’enfin l’odeur de cette action exécrable s’élève au-dessus de la terre avec les exhalaisons des cadavres pourris, gémissant après la sépulture. »

L’homme ne dévisageait aucun des membres de l’équipage. Il se dirigeait tout droit vers le Grafs Liebsling : il le dévorait de ses pupilles, avec un mélange de peur et de fascination morbide au fond de ses rétines. Il s’approchait tout droit, son regard d’autant plus émerveillé que le travail des mécaniciens permettait de mettre à nu le moteur endormi du complexe moteur à vapeur, de ses pistons et de ses réservoirs auxiliaires, ainsi que le fonctionnement incompréhensible du lance-flamme au repos. Ce n’est qu’en arrivant juste à côté du chef de char que l’intrus tendis sa main et se présenta avec un petit sourire.

« Laurent d’Acquigny, troubadour Bretonnien. Je suis désolé de vous déranger ; Je suis un invité à la cour de Son Excellence Boris Todbringer, depuis un moment maintenant. J’ai pus assister ces dernières années au ravage des hommes-bêtes, et à présent que j’ai vu ces machines infernales défiler dans Middenheim, je n’ai pas pu m’empêcher de venir satisfaire ma curiosité…
Pouvez-vous un peu me présenter cette horreur d’acier qui est censée vaincre une bonne fois pour toute les hordes du Chaos ? »
Fiche : wiki-v2/doku.php?id=wiki:fiche_armand_de_lyrie
Image

Échiqueté d'or et d'azur à la bordure de gueules à la guivre de gueules halissante
Stats :
FOR 9 / END 8 / HAB 8* (9) / CHAR 10 / INT 8 / INI 9 / ATT 10* (11) / PAR 8* (9) / TIR 8 / PV 65/65
*Malus à cause du port du Gilet de cuir bouilli

Compétences :
- Anticipation : +1 en ATT et +1 en PAR à partir du 3e round face au même ennemi
- Coup précis (1) : Malus atténué de 1 lors de la visée d'une partie précise
- Coups puissants : +1d3 de dégâts
- Dégainer l'épée : +1 en INI lors du premier round
- Parade : Valeurs de parade doublées
- Sang-froid : +1 lors d'actions réalisées sous stress

- Alphabétisé : Capable d'écrire et de lire le Bretonnien
- Danse : Excellent danseur
- Étiquette : +1 lors des interactions avec la haute société
- Empathie : Capable, sur un test, de lire les émotions sur le visage de quelqu'un.
- Monte : Ne craint pas de chutes lors d'une montée normale
- Héraldique : Capable de reconnaître les blasons des familles nobles, et d'en savoir plus sur eux sur un test
Équipement de combat :
- Épée bâtarde : 2 mains / 24+1d10(+1d3)*/ 24** (12) parade
- Poignard "miséricorde" : 1 main / 12+1d6(+1d3)* / 12** (6) parade / "Rapide" (-2 PAR et/ou -2 HAB pour esquiver pour l'adversaire) / Peut être lancée
*Avec la compétence Coups puissants
**Avec la compétence Parade


Tête : 3 protection (Capuchon en cuir)
Torse/Dos : 7 protection (Gilet en cuir bouilli)
Bras : 7 protection (Gilet en cuir bouilli)
Mains : 3 protection (Gants en cuir usés)
Jambes : 1 protection (Pantalon en lin)

- Cheval de selle : FOR 8 ; END 8 ; SAU 9 ; RAP 9 ; INT 7 ; DOC 9 ; ATT 6
Équipement divers :
0 Co

- Un beau doublet
- Un grand manteau
- Des bottes neuves
- Une jolie écharpe

- Nourriture
- Hydromel

- Insigne argenté marqué du blason de Lyrie
- Pendentif monté en clou
- Feuilles de brouillon, stylet et encrier
- Bague affichant un lion
- Un flacon à l'odeur immonde
- 4 bouteilles de tonique miraculeux

Avatar du membre
Skrig Trancheface
PJ
Messages : 7

Re: [Rp Libre] Panzer

Message par Skrig Trancheface » 14 juil. 2019, 13:26

-A vos ordres. Le vieux s'éclipse pour aller choyer son équipage.

Je ne dis rien tant qu'il est à portée de voix avant de siffler les mécaniciens venus avec nous ; une petite dizaine de spécialistes qui travaillent d'arrache pied pour entretenir le monstre de métal quand ce n'est pas Dirke et Shou qui sont à la manœuvre.

-Messieurs, mesdames, installez à l'avant des pics métalliques pour pouvoir emboutir les bocages et la végétation ; assez haut pour éviter qu'ils ne gênent la progression s'il y a des reliefs à franchir. Mettez les sur les côtés de la proue pour éviter de diminuer l'axe de rotation du lance flamme. Faites une inspection détaillée des roulis. C'est tout pour le moment, rompez. Nos assistants s'en vont travailler sur le char, les autres sont encore en train de prendre la pause. Dirke. Dirke! Notre mécanicien en chef finit par arriver un peu en retard, sa bière toujours à la main. Vérifie la transmission s'il te plaît, nous allons avoir besoin de puissance moteur, je n'ai pas envie d'avoir un pépin sur le terrain. Notre mécano en chef rougit un peu, conscient que ses bricolages pourraient nous coûter cher.

Le problème des chars à vapeur n'est pas tant le blindage ou l'armement offensif ; quand un char est sur le champ de bataille, c'est un béhémoth d'acier qui ne craint pas grand chose si ce n'est peut-être l'artillerie lourde naine et les armes spécialisées Skavens. Non, le plus problématique reste encore l'environnement et la distance à parcourir ; le Grafs Liebsling est une machine asthmatique et lente, qui si elle peut franchir n'importe quelle tranchée ou relief grâce à ses chenilles, n'en reste pas moins un monstre qui a du mal à s'ajuster rapidement aux changement de situation. Pour être plus précis même, il ajuste la situation à sa convenance avec son armement et quelque chose me dit qu'il risque de manquer de force de frappe dans cette forêt maudite ; évidemment le lance flamme suffira largement pour se ménager un passage et tout illuminer, mais je suis plus sceptique quant aux armements auxiliaires. Puis une voix.
Une belle voix chantante, qui arrache à Alyonna un "oh" d'approbation et de contemplation, un barde de brétonnie, pour nous! Ou plutôt, pour la bête que nous dirigeons.

-Mes respects, Série Obsidre pour vous servir, je suis le chef de char. Je ne peux toujours empêcher une grimace un peu vexée quand il apostrophe le Grafs Liebsling comme une horreur d'acier. Le Grafs Liebsling est l'un des huit derniers chars de l'Empire actuellement en service ; c'est aussi un modèle qui a été conçu pour faire la guerre aux côtés des soldats avec une bouche à feu à l'avant dans la coque. 1800 L de mélange incendiaire pour environ une minute et demie de tir jusque 75m. Au dessus de l'armature d'acier vous pouvez voir une tourelle qui abrite un canon orgue ; il est censé pouvoir abattre un minotaure d'une rafale, directement relié au système de rechargement à vapeur du char. C'est probablement le char dont vous entendrez le plus parler puisqu'il est le plus à même d'accompagner les soldats dans les forêts, le canon automoteur du capitaine Knispel étant plus à même d'attaquer de loin que notre blindé. Au niveau du déplacement, le Liebsling utilise une grosse machine à vapeur pour se déplacer et alimenter les systèmes de défense du char. Sur les côtés de la coque, vous pouvez voir des petits tuyaux qui servent à cracher de la vapeur brûlante sur ceux qui voudraient escalader le colosse d'acier. Mais je doute qu'un barde soit plus intéressé par les détails techniques. En marge de toute la machinerie qui ne siérait pas forcément bien dans un poème, il est dirigé par un équipage de sept hommes et peut franchir à peu près tout les obstacles qu'on peut rencontrer dans une forêt ou sur un champ de bataille, minus un chêne centenaire. Et...
-Et évidemment, pour des raisons militaire, nous vous serons gréés de garder vos récits en parlant secrets tant qu'il n'y aura pas eu d'affrontement avec les forces du chaos. Nous ne sommes pas à l'abri d'un curieux à la solde du chaos et je ne souhaite pas que nos adversaires découvrent ce qu'ils ont en face avant l'heure.
Heide croise mon regard. Si cela convient au chef de char évidemment. j'hoche la tête, un peu honteux de ne pas y avoir pensé avant.
-C'est du bon sens, oui. Et Heide, que fais-tu avec ces poivrières? Ma tireuse d'orgue montre bien évidence les deux grosses poivrières qu'elle a dans les mains.
-Ironiquement, une poivrière remplie de poudre noire s'avère encore le meilleur moyen de délivrer une quantité précise de poudre dans une arquebuse sans risquer de se faire exploser. Deux tours et on peut tirer sans crainte d'un accident, alors je fais le plein avant que nous partions. Oh, au passage Série, j'ai raccommodé ton haut d'uniforme depuis la dernière fois, il t'attend dans l'engrenage de l'anneau de tourelle. Je vais me dépêcher de le prendre alors, je n'ai pas envie que ma chemise de combat et mon masque facial soit dans les mâchoires de la mort quand le char va démarrer. D'un signe de regard, la blonde me fait signe.
-Ah, oui. Monseigneur barde, peut-être voudriez-vous visiter l'intérieur du char? Vous n'avez pas l'air bien grand, vous aurez grande facilité à vous mouvoir à l'intérieur contrairement à moi.

Avatar du membre
Armand de Lyrie
Warfo Award 2019 du meilleur PJ - RP
Warfo Award 2019 du meilleur PJ - RP
Messages : 78

Re: [Rp Libre] Panzer

Message par Armand de Lyrie » 14 juil. 2019, 15:12

Laurent croisa les bras, une main placée sous son menton. Il buvait les paroles de Série. Un petit sourire avait naquit en coin à chaque fois que le chef de char se penchait pour lui indiquer de quelle partie du véhicule il parlait. Bien sûr, il n’entrait pas dans les détails techniques ; Mais pour un chevalier de Bretonnie, c’était déjà plus que suffisant.
Il ne fut surpris et ne releva son museau que lorsqu’une femme s’approcha pour lui parler. Le barde se redressa et tendis à nouveau sa main pour serrer la sienne également, avec une mine affable et un signe de tête.

« Ne vous inquiétez pas, ma damoiselle ; Je ne piperai mot de ce que j’observe ici. Bien que je doute que les Hommes-Bêtes en aient quelque chose à faire.
C’est une bien épaisse jupe qui entoure ce véhicule. Les flèches des monstres de la Drakwald ont su faire beaucoup de mal à l’infanterie de ce pays, nul doute que cette machinerie va bousculer le rapport de forces. »


Il ne put s’empêcher de serrer les dents dans une grimace canaille en entendant qu’Heida avait passé son temps à raccommoder la chemise de son supérieur, mais s’il avait peut-être une réflexion à produire, il fit le choix de n’en donner aucune. À la place, il accepta bien volontiers l’invitation de Série, et s’avança vers la grosse porte blindée du véhicule.
Guidé par le chef de char, il entra derrière le gigantesque moteur et ses pistons. Il s’avança en avant, dos voûté, un peu terrifié par tout ce qu’il voyait. Ça sentait fort, le charbon et la sueur. Sur les parois, on avait accroché des souvenirs ; Des petites décorations, des dessins de bien aimées croquées pour quelques sous sur les bords du Reik, un autel sur lequel on avait posé un crâne et des cierges et qui servait à faire la paix avec Morr avant une mission… il y avait même un extrait de journal qui avait été découpé, sur lequel on voyait une caricature des membres de l’équipage trônant fièrement devant leur char d’assaut en train d’être béni par la comtesse Emmanuelle von Liebwitz : Il était clair que le dessin avait pour but d’avilir et de moquer la comtesse, mais cela ne semblait pas avoir dérangé les membres de l’équipage bien heureux qu’on parle d’eux aux sujets de l’Empire.
Laurent se démena pour aller jusqu’au siège de conducteur. Il s’assit dessus, et se trouva bien un peu petit, n’atteignant pas la fine ouverture qui permettait de plonger son regard à l’extérieur.

« Comment on relève le siège ? »

Tout semblait impressionnant et compliqué pour le pauvre Bretonnien. Le volant, les freins, les écoutilles, les instruments d’optiques que Série détaillait et dans lequel il plongea un de ses yeux. C’était un miracle d’ingénierie, il était peu étonnant que l’Empire ne soit jamais parvenu à reconstruire des chars à vapeurs : Depuis que le génie Leonardo di Miragliano les avait accouché, les ingénieurs d’Altdorf n’avaient été capables que de moduler et de rétrofiter les chars, jamais de les construire ex nihilo.

« Impressionnant… Tout bonnement impressionnant. »

Le Bretonnien se retourna et tenta de se contorsionner pour retourner voir Série.

« C’est une machine magnifique. Mais je sais qu’une machine ne peut fonctionner que grâce à des hommes, même si le recteur de votre École m’a assuré que les pistons savaient faire beaucoup de choses automatiquement…
Cela vous dérangerait-il de me laisser partager un peu d’alcool avec votre troupe ? Que vous me présentiez tout le monde ? Les hommes m’intéressent plus que les machines. »
Fiche : wiki-v2/doku.php?id=wiki:fiche_armand_de_lyrie
Image

Échiqueté d'or et d'azur à la bordure de gueules à la guivre de gueules halissante
Stats :
FOR 9 / END 8 / HAB 8* (9) / CHAR 10 / INT 8 / INI 9 / ATT 10* (11) / PAR 8* (9) / TIR 8 / PV 65/65
*Malus à cause du port du Gilet de cuir bouilli

Compétences :
- Anticipation : +1 en ATT et +1 en PAR à partir du 3e round face au même ennemi
- Coup précis (1) : Malus atténué de 1 lors de la visée d'une partie précise
- Coups puissants : +1d3 de dégâts
- Dégainer l'épée : +1 en INI lors du premier round
- Parade : Valeurs de parade doublées
- Sang-froid : +1 lors d'actions réalisées sous stress

- Alphabétisé : Capable d'écrire et de lire le Bretonnien
- Danse : Excellent danseur
- Étiquette : +1 lors des interactions avec la haute société
- Empathie : Capable, sur un test, de lire les émotions sur le visage de quelqu'un.
- Monte : Ne craint pas de chutes lors d'une montée normale
- Héraldique : Capable de reconnaître les blasons des familles nobles, et d'en savoir plus sur eux sur un test
Équipement de combat :
- Épée bâtarde : 2 mains / 24+1d10(+1d3)*/ 24** (12) parade
- Poignard "miséricorde" : 1 main / 12+1d6(+1d3)* / 12** (6) parade / "Rapide" (-2 PAR et/ou -2 HAB pour esquiver pour l'adversaire) / Peut être lancée
*Avec la compétence Coups puissants
**Avec la compétence Parade


Tête : 3 protection (Capuchon en cuir)
Torse/Dos : 7 protection (Gilet en cuir bouilli)
Bras : 7 protection (Gilet en cuir bouilli)
Mains : 3 protection (Gants en cuir usés)
Jambes : 1 protection (Pantalon en lin)

- Cheval de selle : FOR 8 ; END 8 ; SAU 9 ; RAP 9 ; INT 7 ; DOC 9 ; ATT 6
Équipement divers :
0 Co

- Un beau doublet
- Un grand manteau
- Des bottes neuves
- Une jolie écharpe

- Nourriture
- Hydromel

- Insigne argenté marqué du blason de Lyrie
- Pendentif monté en clou
- Feuilles de brouillon, stylet et encrier
- Bague affichant un lion
- Un flacon à l'odeur immonde
- 4 bouteilles de tonique miraculeux

Avatar du membre
Skrig Trancheface
PJ
Messages : 7

Re: [Écrit Libre] Panzer

Message par Skrig Trancheface » 14 juil. 2019, 16:05

-La manivelle sur votre gauche, entre le levier de pression et l'indicateur visuel d'énergie. Mais évitez d'y toucher, les périscopes viennent d'êtres nettoyés et au pire, vous pouvez retirer le loquet qui bloque en position fermée la trappe du conducteur ; ça sera plus simple pour vous de sortir par la trappe du conducteur que par la tourelle principale.

Théoriquement, parce que les tankistes coutent une fortune, les chars sont conçus et modifiés pour que l'équipage ait un bon taux de survivabilité ; le chef de bord et le conducteur en priorité, ensuite le tireur de tourelle, celui en casemate puis le reste. Dans l'ordre décroissant des chances de survie ; moi, Heide et Flavio a égalité (même si Flavio risque plus à la sortie qu'Heide), Sigmar, Shou, Alyonna et Dirke. Mais bon, soyons honnêtes, si le char est sur le point d'exploser cela signifie deux choses ; que Dirke est très probablement mort ou inconscient, ensuite qu'il y a des explosifs lourds en face. Dans les deux cas je ne donne pas cher de notre peau si nous sommes seuls. De toute façon si Dirke est hors combat le char est condamné à tourner à mi régime jusqu'à ce que l'on récupère un mécanicien qualifié et entraîné au combat.

-Mais oui, bien sûr vous pouvez prendre un verre avec nous. J'attends qu'il se traîne hors du char avant de me faufiler hors de notre caisson de guerre en récupérant ma chemise et mon masque. Je siffle le reste de l'équipage. Nous avons un invité : sire Laurent d’Acquigny, troubadour Bretonnien. Je compte sur vous pour faire bonne accueil.

Heide a un regard au ciel, Alyonna ne dit rien mais prend ça comme une excuse pour déboucher d'autres bouteilles et les autres saluent chacun à leur manière le barde : Sigmar lui serre très simplement la main avec un sourire qui démontre toute sa finesse d'esprit, Dirke se montre plus chaleureux et bavard, Flavio est déjà en sueur à l'idée de croiser un autre noble qu'il doit s'éponger le front avant de bredouiller un bonjour, Shou se contente d'une poignée de main, un peu mal à l'aise en présence de nobles sur le terrain.

привиет! Finit finalement par grincer la Kisleviste. Elle verse dans la bouteille de bière fraîchement ouverte une petite dose de sa gourde personnelle. Portons un toast à la mission et à notre ami du jour. Elle sort les gobelets.
-Mollo hein.
-Allons Série, ne fait pas le rabat-joie.
Commente Heide un peu goguenarde. Nous nous échangeons un sourire. Elle sait de quoi je parle, mais préfère faire ça tout en subtilité. Les bretonniens savent boire. Ce qui ne m'aide pas à désamorcer le problème en devenir. N'est-il pas, messire d'Acquigny?

J'ignore la catastrophe qui va arriver quand l'étrangère et son accent à faire fuir un homme bête me tend un gobelet.
On trinque. Le résultat est là ; je fais semblant de rien même si mon estomac tire déjà la sonnette d'alarme, un verre, pas deux. Heide a une petite grimace en avalant le cocktail, Shou ne cache pas sa difficulté à finir le verre et tousse après avoir achevé les dernières gorgées, Flavio sirote sa tranquillement pour ne pas finir comme notre chargeur préféré et Sigmar, malgré sa relative absence d'esprit exhibe un rictus. Alyonna, elle, s'en fout et se racle très sobrement la gorge après avoir terminé son verre.

-Trois quart un quart?
-Trois quart un quart oui. Ne fait pas le...
L'étudiante cherche ses mots. Pédéraste. Toujours tout en subtilité avec elle. On est entre adultes. Elle se gausse en voyant nos réactions. Encore! Déclare-t-elle sur un ton qui ferait reculer l'Empereur et son ami Balthasar.

Shou approuve d'un petit sourire en coin, Sigmar et Flavio lève les mains en l'air unanimement, ne souhaitant pas réitérer l'expérience une seconde fois, ou alors avec plus léger à minima, Dirke secoue la tête mais pour une autre raison ; c'est du débouche moteur utilisé pour rincer les dépôts de suie et il n'apprécie pas particulièrement qu'on grignote sur les réserves de détergeant pour se torcher la gueule. Par contre, si on lui donnait un tonneau d'absinthe il le biberonnerait comme un nouveau né qui tête le sein de sa mère. Heide croise mon regard, se référant à mon opinion mais n'y trouve rien ; qui suis-je pour interférer avec la dernière cuite avant la guerre?

-Considérant qu'il s'agit sans doutes de notre dernière pause avant le front, il serait bon de baptiser Flavio qui n'a toujours pas eu d'occasion de se relaxer. Hein? Oui-oui, une petite fête pour le décoincer. Elle veut le traîner aux putes, carrément. Mais puisque mon opinion ne semble être partagée que par une moitié de la troupe et que Série tu ne sembles pas vouloir t'immiscer dans des décisions aussi triviales, il semblerait que ça soit à notre ami Bretonnien de trancher. Un petit verre pour vous aider à réfléchir?

Mon regard heurte celui du bretonnien avec la force du soleil ; soyons raisonnables quand même.

Avatar du membre
Armand de Lyrie
Warfo Award 2019 du meilleur PJ - RP
Warfo Award 2019 du meilleur PJ - RP
Messages : 78

Re: [Écrit Libre] Panzer

Message par Armand de Lyrie » 14 juil. 2019, 17:49

Le Bretonnien serra la main d’absolument tout le monde. Et toujours, toujours il souriait, comme si ce petit sourire en coin qui lui ridait la commissure de ses lèvres n’était pas forcé, mais un élément normal de son visage. Il s’installa gracieusement sur une caisse fermée remplie de poudre à canon, et accepta bien volontiers le mélange verre-mélasse immonde de la Kislévite, et toujours avec le sourire, et un bien poli « merci » à voix haute. C’était assez étrange à remarquer : D’ordinaire, le stéréotype qu’on collait aux Bretonniens était celui d’hommes snobinards qui n’aimaient pas remettre en cause leurs goûts et leurs habitudes, alors la réaction logique aurait été de découvrir un chevalier crachant sur la cuirasse de fer du Grafs, avant de se plaindre que le vin était bien meilleur que la bière.
Mais non. Il y avait en Laurent un camarade de beuverie sympathique. Au grand dam de Série qui souhaitait garder la dignité de son équipage devant un sire qui semblait d’une importance suffisante pour parler avec Boris Todbringer et le recteur de leur École en personne.

« Vous avez raison, ma belle damoiselle ; Sire Flavio – quel joli bien chantant, vous avez de l’ascendance Tiléenne, n’est-ce pas ? – vous avez de grandes chances de mourir au front, comme vous tous. Peut-être allez vous rendre votre âme à Morr dans les prochains jours. S’il y a un instant pour profiter de la vie, ce sera celui-ci, et aucun autre. »

Il avait dit cette phrase gaillardement, sur le même ton que s’il avait dit qu’il allait bientôt pleuvoir ou qu’il devait aller acheter du pain dans l’après-midi. La dureté et la morbidité du propos ne semblait absolument pas le déphaser, et tandis que tout le monde le regardait avec des gros yeux, il leva son verre pour en prendre une grande rasade qui provoqua chez lui une petite quinte de toux et força ses yeux à pleurer quelques larmes.

« Eh bien quoi ? Ce que je dis vous dérange ? Vous met mal à l’aise ? Votre machine infernale est magnifique, mais même elle n’est pas suffisante pour vous garder. Au cours des derniers mois, j’ai vu beaucoup d’hommes courageux – des gens que je peux considérer comme des amis – être grièvement blessés, voire être tués par ces monstres sortis des forêts. Et encore, c’est un sort plus enviable que ceux qui ont été capturés, et sacrifiés par la meute effroyable de Khazrak le Borgne…
Cette guerre est une affaire personnelle. Vous avez vu que le comte Boris Todbringer n’a qu’un œil ? Il a arraché celui du Seigneur des Bêtes Khazrak, alors, pour se venger, lorsque Khazrak a capturé Boris il y a plus d’une décennie, il lui a arraché son globe oculaire, et l’a laissé s’enfuir. Il est rare pour un homme-bête d’épargner quelqu’un.
On a sûrement dû vous apprendre que les hommes-bêtes sont des monstres assoiffés de sangs, guidés par l’instinct, et, pour être honnête, complètement abrutis. Mais c’est de la propagande pour ne pas paniquer les citoyens impériaux. La vérité est que vous affrontez un ennemi organisé ; certes sauvage, certes primitif et arriéré, mais qui a une intelligence dans la folie et la recherche du sang. Ne les sous-estimez pas. Ne croyez pas qu’ils ne soient pas capables de vous embusquer ou de vous mener par vos propres émotions. Vous affrontez un ennemi gravement dangereux.
Votre machine peut gagner cette guerre. Mais vous aurez toujours besoin du conseil des chasseurs, des coureurs des bois qui ne se battent qu’avec des arcs longs et des épées courtes ; Ne faites pas d’eux des ennemis, si je peux me permettre de vous donner un conseil, je ne veux surtout pas avoir l’air condescendant. »


Il tendit son verre à la Kislévite.

« Sacré poison, j’ai l’impression que ça pourrait tuer n’importe quoi…
Il y a une maison de plaisirs qui pourrait vous intéresser, on l’appelle « la Dernière Goutte ». Mais je vous conseille d’y aller armés et ensemble. L’ambiance à Middenheim est devenue électrique ces derniers temps. Trop de soldats, partout, et les soldats comme vous savez, ils adorent se sentir dans une rivalité virile souvent un peu idiote. Sigmarites et Ulricains, Middenlandais et Wissenlandais, chevaliers et fantassins… Tous les prétextes sont bons, surtout lorsqu’on est ivres.
Quelle importance y prêtez-vous, d’ailleurs, messieurs et mesdemoiselles ? Je vous avoue que personnellement je ne comprend pas trop, dans quelques jours vous saignerez tous côtes-à-côtes. Mais je ne viens pas d’ici, il est compliqué pour moi de comprendre. »
Fiche : wiki-v2/doku.php?id=wiki:fiche_armand_de_lyrie
Image

Échiqueté d'or et d'azur à la bordure de gueules à la guivre de gueules halissante
Stats :
FOR 9 / END 8 / HAB 8* (9) / CHAR 10 / INT 8 / INI 9 / ATT 10* (11) / PAR 8* (9) / TIR 8 / PV 65/65
*Malus à cause du port du Gilet de cuir bouilli

Compétences :
- Anticipation : +1 en ATT et +1 en PAR à partir du 3e round face au même ennemi
- Coup précis (1) : Malus atténué de 1 lors de la visée d'une partie précise
- Coups puissants : +1d3 de dégâts
- Dégainer l'épée : +1 en INI lors du premier round
- Parade : Valeurs de parade doublées
- Sang-froid : +1 lors d'actions réalisées sous stress

- Alphabétisé : Capable d'écrire et de lire le Bretonnien
- Danse : Excellent danseur
- Étiquette : +1 lors des interactions avec la haute société
- Empathie : Capable, sur un test, de lire les émotions sur le visage de quelqu'un.
- Monte : Ne craint pas de chutes lors d'une montée normale
- Héraldique : Capable de reconnaître les blasons des familles nobles, et d'en savoir plus sur eux sur un test
Équipement de combat :
- Épée bâtarde : 2 mains / 24+1d10(+1d3)*/ 24** (12) parade
- Poignard "miséricorde" : 1 main / 12+1d6(+1d3)* / 12** (6) parade / "Rapide" (-2 PAR et/ou -2 HAB pour esquiver pour l'adversaire) / Peut être lancée
*Avec la compétence Coups puissants
**Avec la compétence Parade


Tête : 3 protection (Capuchon en cuir)
Torse/Dos : 7 protection (Gilet en cuir bouilli)
Bras : 7 protection (Gilet en cuir bouilli)
Mains : 3 protection (Gants en cuir usés)
Jambes : 1 protection (Pantalon en lin)

- Cheval de selle : FOR 8 ; END 8 ; SAU 9 ; RAP 9 ; INT 7 ; DOC 9 ; ATT 6
Équipement divers :
0 Co

- Un beau doublet
- Un grand manteau
- Des bottes neuves
- Une jolie écharpe

- Nourriture
- Hydromel

- Insigne argenté marqué du blason de Lyrie
- Pendentif monté en clou
- Feuilles de brouillon, stylet et encrier
- Bague affichant un lion
- Un flacon à l'odeur immonde
- 4 bouteilles de tonique miraculeux

Avatar du membre
Skrig Trancheface
PJ
Messages : 7

Re: [Écrit Libre] Panzer

Message par Skrig Trancheface » 14 juil. 2019, 18:41

Les paroles du bretonnien jettent un froid glacial dans la pièce, comme si l'hiver était arrivé plus tôt que prévu et qu'il y avait un vent polaire qui s'insinuait en nous, Flavio vire livide, Sigmar et les autres gars échangent quelques regards gênés devant les paroles presque prophétiques du barde, Heide et moi nous toisons avec la même suspicion ; ce n'est pas un purgateur ou un espion quand même hein? Juste un type qui a du mal avec les mœurs et les codes sociaux j'imagine. Un noble de bretonnie qui est pas très malin, ou alors au contraire une sorte de monstre de la diplomatie qui sait comment percer à jour les gens et les déstabiliser.

-Je sais.

Je fais signe à notre chargeuse lance-flamme de me charger à fond le prochain, mais le temps d'encaisser tout ce qui vient d'être dit, c'est celui que je pensais qui l'ouvrirai le moins qui se décide à prendre la parole face à la nonchalance presque cruelle du barde.

-Si vous en savez tant, venez avec nous. Flavio m'arrache un regard surpris, c'est presque sur un air de défi qu'il a sorti ça.
-Nous connaissons nos leçons de l'académie, nous avons tous étudiés les dernières grandes batailles, nous éviterons de prendre de haut les locaux. La tireuse d'orgue enchaîne sur un verre de bière plus simple, avant de reprendre là où le barde a terminé ses énonciations obscures. Je les comprends personnellement, ces amitiés viriles, ces bagarres pour rien, je suis heureuse de faire partie de cette ambiance si unique et inaccessible à beaucoup. Une petite gorgée et ça repart. Mais cela compte-t-il vraiment à vos yeux messire barde? Puisque comme vous l'avez si bien dit, vous n'êtes pas d'ici ; les mœurs de la bretonnie sont aussi exotiques pour nous que les nôtres vous sont incompréhensibles. Il faut avoir vécu les choses du pays pour comprendre ces coutumes nimbées de mystère, sinon elles restent inexplicables. Ponctue Heide sur un ton venimeux.

Le reste de l'après-midi s'écoule assez vite et c'est au soir, après que le tord boyau d'Alyonna ait fini de faire effet que je réunis mes affaires dans un coin du char avant d'aller voir les autres ; l'abattoir est bien gardé, il n'y a pas de risques pour le char. De toute manière il faudrait un génie pour piloter un tel engin sans formation initiale. Demain, ça va être le début des emmerdes, c'est le dernier moment où nous avons la certitude d'êtres tranquilles, autant bien s'en servir.

-Tu nous rejoins Série? Demande Shou sur un ton qui contraste violemment avec la nature profonde de sa requête. Il me dit ça comme un frère qui aimerait bien ne pas être seul pour une sortie en ville, alors qu'on va aux putes. Enfin, eux.
-Seulement si Heide m'accompagne. Quelques éclats de rires fusent.
-Tu veux quelqu'un pour défroisser ta chemise aussitôt qu'elle a un mauvais pli?
-C'est l'idée.
-J'imagine que pour la tranquillité d'esprit du chef, je peux bien vous suivre.
-Vous êtes vraiment des déchets.
Soupire Alyonna sur un ton emprunt de vérité. Je vous accompagne, j'ai entendu des rumeurs sur l'endroit, j'ai envie de...
-T'encanailler?
Suggère placidement son chargeur.
-Oui.

A la bonheur, pendant que je serai en train de fumer dans un coin tranquille avec Heide, les autres pourront se torcher la gueule et aller voir toutes les putes qu'ils veulent. Merci les avances sur la solde. On descend dans le coin et là, deux groupes se forment ; Heide, Alyonna et moi qui allons fumé dans un endroit à l'écart, rien que du tabac pour moi et Heide, histoire de jouer aux riches. Alyonna embraie directement sur de l'opium et claque toute son avance dans des produits exotiques qui me rappellent que le monde ne se limite pas qu'à l'Empire (hélas, si c'était le cas j'aurais moins de travail et je pourrais passer plus de temps avec Heide par exemple, autrement que pour le travail je veux dire).
Les quatre autres vont s'envoyer en l'air et écumer tout ce qui peut l'être.

-Tu ne crains pas pour les autres?
-Ils ont les masques de tankiste à la ceinture, ça les identifie largement comme ça, personne ne devrait leur poser de soucis et au pire ils peuvent courir. Ils sont armés aussi.


C'est en partie pour ça que je ne teste pas tout ; je n'ai pour ambition de me droguer avec deux pistolets à poudre noir sur moi et un sabre.

Avatar du membre
Armand de Lyrie
Warfo Award 2019 du meilleur PJ - RP
Warfo Award 2019 du meilleur PJ - RP
Messages : 78

Re: [Écrit Libre] Panzer

Message par Armand de Lyrie » 14 juil. 2019, 20:21

Le poète fit un grand sourire à Heide, et un petit signe de tête. Il semblait guilleret, et peut-être que le verre que la Kislévite lui avait offert n’y était pas pour rien.

« Fort bien, je suis ravi de vous entendre tenir ce discours.
J’accompagnerai l’armée. Ne vous inquiétez pas, je ne me tiendrai pas dans vos pattes pour vous ennuyer : Je ne suis pas inconscient non plus. Mais j’ai très hâte de voir votre machine infernale en action. Nous allons voir si Khazrak en tremblera. »


Il se leva et tendis son godet vide à Alyonna, à qui il adressa un petit clin d’œil très visible.

« La Bretonnie n’est pas un pays qui plaît à tout le monde ; On y boit du vin, et non de la bière, pour certains dans ces contrées c’est déjà très excluant. Mais nos deux Nations sont liées, des Royaumes-Frères, même si ce sont des frères braillards qui ont la méchante tendance à se battre.
J’ai hâte d’écrire une geste sur vous tous, messieurs-mesdames. Je ne vous dérange pas plus : J’ai hâte de vous revoir au feu. »






La dernière goutte était un bar de truands. D’ordinaire, ce cabaret mal famé servait aux gangsters de la ville à organiser leurs sombres réunions, entre prostituées et drogues dures. L’arrivée massive de guerriers des quatre coins de l’Empire avait changé leurs petits trafics habituels. L’endroit était envahi de soldats. Ils étaient sur la terrasse, à rire fort. Ils étaient au bar, à frapper leurs choppes en criant. Ils étaient assis aux tables, à grailler de l’anguille séchée et à vider des plateaux de fromages dans lesquels ils plantaient leurs couteaux militaires aux symboles régimentaires différents. Les chapeaux, les uniformes, les moustaches variaient selon leur région d’origine : Il était aisé pour Série de faire la différence entre les Middenlandais barbus, ceux qui avaient le plus envie d’en découdre, et ceux qui, assez ironiquement alors que le conflit se passait chez eux, n’étaient pas les plus nombreux ; Le Middenland avait payé un tribut effroyable de sang ces dernières décennies. Très peu nombreux, on pouvait croiser quelques tireurs d’élites Hochlandais, reconnaissables à leurs grands manteaux et leurs gueules de campagnards. Les Talabeclanders ressemblaient plus à des brigands qu’à des soldats impériaux ; ils portaient des longs couteaux et des arbalètes de manière ostensible, et étaient ceux qui déjà foutaient le plus gros bordel. Les Stirlandais étaient tous ensembles, les plus petits, et ceux qui étrangement semblaient le moins amusés par les danseuses de cabarets qui s’agitaient en robes de cancans sur l’estrade, là où les enfants du Talabecland n’avaient cesse de siffler et de lancer des répliques grivoises. De toute cette masse de soldats, c’était les Wissenlandais qui paraissaient les plus propres, avec des uniformes sur-mesures et flambants neufs. C’était aussi ceux qui paraissaient les plus bleus, ceux qui avaient le moins connu la guerre.
Pour l’instant.

Heide et Série décidèrent de s’éloigner des coins trop en vue, ceux où on hurle, on s’agite et où on est à deux doigts de se jeter des bouteilles sur le crane à la première insulte qui aura fusé, ce qui ne cessait de rendre nerveux les miliciens du guet de Middenheim, qui étaient discrètement assis sur des tabourets un peu éloignés. Ils faisaient tâche dans le décor, parce que c’était les seuls qui ne buvaient pas, ou alors un simple petit thé pour rester sobres.

Série trouva une petite pièce dans laquelle se trouvait énormément de gens, mais qui, malgré leur nombre, restaient calmes et assis. Quand il entra à l’intérieur, il découvrit que c’était là qu’étaient passés tous les chevaliers impériaux. Des chevaliers du loup-blanc, des chevaliers panthères, des chevaliers du Soleil ; Il crut même reconnaître quelques cimiers Bretonniens, c’était ceux qui se taisaient et qui avaient un verre de vin plutôt que de la bière à portée. Alors même qu’ils venaient de provinces différentes, et qu’ils priaient des cultes rivaux, cette masse de guerriers rutilants dans de magnifiques harnois de plates orfévrées se sentaient suffisamment unis par un sentiment de camaraderie pour ne pas se chercher des noises.
L’un d’eux s’était levé, et tenait haut son verre débordant de mousse de bière. Et avec une jolie voix d’opéra, étonnant pour un type avec une barbe géante, il se mettait à chanter :

« Die Grenzwacht hielt im Osten, dem Feinde lange stand,
Heut kehrt ihr letzter Posten, zurück ins Vaterland. »


Et soudainement, tous les chevaliers, hormis les Bretonniens qui se contentaient de lever poliment leurs verres de vin en restant assis, bondirent hors de leurs chaises pour chanter en unisson, verres d’alcool levés.

« Erschöpft und aufgerieben, in treuer Ritterschaft,
Die Besten sind geblieben, uns ander'n brach die Kraft.
Doch bringen wir die Fahne, die wehend vor uns stritt,
Von Reiks blut'gem Plane, in allen Ehren mit.
Die sturmbewährt sich nimmer, vor einem Feind geneigt,
Und heute noch und immer, den Weg nach Osten zeigt ! »


Toujours debout, les chevaliers impériaux se mirent à descendre une ou deux gorgées de leurs godets, avant de se rasseoir. Sur les côtés, un des loups d’Ulric aperçut les deux intrus. Il poussa une chaise du bout du pied, et leur fit un petit signe de venir s’asseoir.

« Fumeurs ? J’ai du tabac du Moot si vous voulez. »
Fiche : wiki-v2/doku.php?id=wiki:fiche_armand_de_lyrie
Image

Échiqueté d'or et d'azur à la bordure de gueules à la guivre de gueules halissante
Stats :
FOR 9 / END 8 / HAB 8* (9) / CHAR 10 / INT 8 / INI 9 / ATT 10* (11) / PAR 8* (9) / TIR 8 / PV 65/65
*Malus à cause du port du Gilet de cuir bouilli

Compétences :
- Anticipation : +1 en ATT et +1 en PAR à partir du 3e round face au même ennemi
- Coup précis (1) : Malus atténué de 1 lors de la visée d'une partie précise
- Coups puissants : +1d3 de dégâts
- Dégainer l'épée : +1 en INI lors du premier round
- Parade : Valeurs de parade doublées
- Sang-froid : +1 lors d'actions réalisées sous stress

- Alphabétisé : Capable d'écrire et de lire le Bretonnien
- Danse : Excellent danseur
- Étiquette : +1 lors des interactions avec la haute société
- Empathie : Capable, sur un test, de lire les émotions sur le visage de quelqu'un.
- Monte : Ne craint pas de chutes lors d'une montée normale
- Héraldique : Capable de reconnaître les blasons des familles nobles, et d'en savoir plus sur eux sur un test
Équipement de combat :
- Épée bâtarde : 2 mains / 24+1d10(+1d3)*/ 24** (12) parade
- Poignard "miséricorde" : 1 main / 12+1d6(+1d3)* / 12** (6) parade / "Rapide" (-2 PAR et/ou -2 HAB pour esquiver pour l'adversaire) / Peut être lancée
*Avec la compétence Coups puissants
**Avec la compétence Parade


Tête : 3 protection (Capuchon en cuir)
Torse/Dos : 7 protection (Gilet en cuir bouilli)
Bras : 7 protection (Gilet en cuir bouilli)
Mains : 3 protection (Gants en cuir usés)
Jambes : 1 protection (Pantalon en lin)

- Cheval de selle : FOR 8 ; END 8 ; SAU 9 ; RAP 9 ; INT 7 ; DOC 9 ; ATT 6
Équipement divers :
0 Co

- Un beau doublet
- Un grand manteau
- Des bottes neuves
- Une jolie écharpe

- Nourriture
- Hydromel

- Insigne argenté marqué du blason de Lyrie
- Pendentif monté en clou
- Feuilles de brouillon, stylet et encrier
- Bague affichant un lion
- Un flacon à l'odeur immonde
- 4 bouteilles de tonique miraculeux

Avatar du membre
Skrig Trancheface
PJ
Messages : 7

Re: [Écrit Libre] Panzer

Message par Skrig Trancheface » 15 juil. 2019, 17:29

On chante.
Ca va paraître con mais chanter fait partie de l'esprit de corps, alors plutôt que de rester dans notre coin on se fond dans la masse et on se rallie à la marche militaire qui est en train d'être chantée, c'est avec eux que nous allons nous battre et marcher. Surtout que la chanson touche tout les soldats de l'Empire ; même si elle parle de chevaliers, personne n'a intérêt à laisser le pays tomber aux mains sales du chaos.

"Es rauscht dorthin zu mahnen, zu irh Sigmars Geis,
Trotz aller Not ein Ahnen, das kaiserliche" Zukunft heißt.
Sind wir auch fremd geworden, euch Brüdern aus dem Reich,
Aus West und Süd und Norden, das Banner blieb sich gleich."


Une fois la chanson terminée, on attire l'attention malgré nous et un chevalier d'Ulric vient nous proposer une chaise : une. Je m'installe tout naturellement avant qu'Heide ne vienne mettre son grain de sel et se pose derrière moi en bonne lieutenante, c'est un brin gênant, mais rien d'insurmontable après l'école d'artillerie. Ma pipe encore entre les dents, je secoue poliment la tête alors qu'on me propose du meilleur tabac.

-Plus tard peut-être, mais je ne suis pas intéressé pour le moment, merci de proposer. Ma tireuse d'orgue pose les mains sur le dossier de ma chaise, debout derrière moi en attendant la suite. C'est quand que vous partez vous? En expédition dans la forêt. On commence le treize pour notre part, le temps qu'on installe des brises bocages sur les chars. Soit dans deux jours.

Alyonna profite de l'activité nouvelle pour s'éclipser en discrétion alors que je me prends une bière.

-Au fait, auriez-vous entendu parler d'un barde? Laurent D'Acquigny, un barde de bretonnie. Il est passé il y a quelques temps de cela à l'abattoir qui abrite les chars et je voulais savoir si vous le connaissiez. Il a fait forte impression sur l'équipage.

Répondre

Retourner vers « Écrits Libres »