Manifeste de l'Armée du Sudenland

Un peu de finesse dans un monde de brutes...
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Anton
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Manifeste de l'Armée du Sudenland

Message par Anton » 25 déc. 2018, 22:08

Ceci est un des manifestes de l'Armée du Sudenland, évolution la plus récente des aventures d'Anton.
J'espère que cela me vaudra une interview en droit de réponse dans la Quatrième Gazette étant donné l'entrefilet très insultant pour notre cause qui avait paru dans la troisième.

MANIFESTE

Pourquoi nous nous battons pour le Sudenland


Lorsque Sigmar unifia l’Empire, il y a plus de vingt-cinq siècles de cela, il la divisa en douze provinces, régies par un comte. Parmi ces douze provinces, reflet des douze peuples qui l’avaient aidé à tailler au sein du Vieux Monde un Royaume à nul autre pareil, était le Solland, la terre de la tribu des Menogoths. Et sur les terres de cette Tribu, la Passe du Feu Noir, où Sigmar et ses armées unifiées libérèrent l’Empire de la plus grande invasion Peau-Verte que l’on ait vu sur ces terres.

Ceci a son importance, car l’Histoire est cruelle et les ennemis de l'Empire eux aussi se souviennent de cette héroïque époque. Dix-sept siècles plus tard, c’est de cette même passe qu’émergèrent les Hordes de Gorbad. Comme leurs ancêtres, les hommes du Solland se portèrent face à l’ennemi, pour protéger leurs terres, et l’Empire. Mais cette fois-ci, ils étaient seuls.

Car l’Empire était divisé, par des querelles internes. La promesse d’Unité, que Sigmar avait arraché aux chefs des tribus, était rompue. Il faudra attendre Magnus le Pieux pour que prenne fin cette sombre période de l’histoire, mais le mal était fait.

Car seuls face à la déferlante verte, les hommes du Solland furent taillés en pièce. Sans appuis, les survivants contemplèrent impuissants Pfeildorf tournée en ruine fumantes, les campagnes ravagées, les troupeaux dispersés. Dans les tous les villages, la pauvre défense érigée à la hâte fut balayée par les bandes en maraudes de l’immondice vert.

Les fils des Menogoths n’étaient plus. Ses temples et ses villes détruits, ses enfants dispersés, le Solland perdit son nom, son croc runique, et sa couronne. Et, boulet inutile dont personne ne voulait, après bien des déboires, il fut intégré au Wissenland voisin, sous la juridiction de Nuln.

Imaginez. Imaginez partout les cadavres et les charniers, les os d’enfants empilés sous les crânes, les ruines ignobles souillées par la vermine et dont nul se souvient même du nom. Les bibliothèques brûlées. Les semences dispersées. Un pays entier passé au fil de l’épée et de la barbarie.

Et pourtant.

Pourtant les fils des Menegoths n’ont pas chômés.

En huit siècle, patiemment, sans un mot, sans un bruit, ils ont rebâti les temples, repeuplés les troupeaux, reconstruits les villes.

En huit siècle, ils sont partis dans les autres provinces puis sont revenus. Ils ont rouvert l’université de Pfeildorf, et redécouvert les arts et les chants de leur pays au dur soleil.

Ils ont reformé les armées, et les milices, sous l’uniforme blanc des troupes du Wissenland.

Ils ont repeuplé les collines, les bois et les chants, d’une jeunesse éclatante d’une envie de bien vivre.

Industrieux fils de Menogoths. Jamais ils ne s’étaient plains du temps de leur splendeur. Toujours ils avaient répondu à l’appel de l’Empereur et de leurs frères, pour l’envoi de vivres, pour l’envoi de troupes, pour vaincre ensemble l’adversité. Et du temps de leur déchéance, tandis que personne ne leur tendait la main, les pensant détruits, ils ne se sont pas plaints. Ils ont rebâti.

Ils ont rebâti malgré l’impôt prélevé pour alimenter les armées du Wissenland, les terres de leurs frères, quand les leurs auraient eu tellement besoin d’un peu de protection.

Ils ont rebâti malgré la part du lion que se taillait la noblesse de Nuln dans tous ce qu’ils créaient, parce que le Solland n’existait plus, et que toute la terre appartenait désormais à quelques familles qui n’y mirent jamais les pieds.

Ils ont rebâti malgré les invasions, les pillages, les brigandages, malgré la richesse de leurs mines pillées qui s’en allait être transformée en richesses ailleurs, malgré les commerçants de Tilée et des Royaumes nains qui empruntaient leurs routes sans s’y arrêter ou payer pour leur entretien, malgré les saignées dans les forces vives du pays, tous ces jeunes conscrits de forces, parce que les Sollanders ne savent jamais dire non lorsqu’on en appelle à leur sens du devoir… et parce qu’il est politiquement plus facile de ponctionner les villages du Sud que les bourgeois de Nuln.

Oui, le Solland s’est relevé. Les familles, anciennes, sont revenues aux affaires. Et un nom a commencé à apparaître dans les bouches et dans les cœurs. Ce nom, ça n’est plus le Solland, car les superstitions ont la peau dure par chez nous. C’est un nom différent, pour un peuple qu’habite la même détermination. Pour nous autre, du Sud, ce nom claque comme un grand soleil dans l’oriflamme de nos pensées… Sudenland.

Sudenland dans les quartiers d’affaires, lorsque les commerçants rêvent enfin de devenir maître de leurs affaires sans l’ingérence de patrons de Nuln, lointain et ignorants de ce qu’il convient de faire. Sudenland dans les champs et les troupeaux, lorsque l’on crée sur des terres qui ne nous appartiennent plus les richesses qui finiront sur les tables déjà croulantes des nantis du Wissenland et de Nuln, alors qu’à côté dans tant de villages des gosses orphelins à cause des raids peaux-vertes crèvent de faim !

Sudenland lorsque des gardes d’un pays étranger passent à tabac et appliquent leur injustice crasse à des pauvres gars de chez nous, qui ont eu la bêtise d’avoir un accent trop marqué, une manière trop sudiste, une moue un peu trop libre car, quoi, on n’est pas des bêtes !

Ce doux nom, Sudenland, on le murmurait un peu comme la comptine de lorsque l’on est enfant. Sans trop y croire, mais cela rassure. On l’invoquait aussi, autour d’un verre, sous l’abris d’un pâtre, au détour d’une route, en croisant un frère ou une sœur Sudenlandais, en sachant que l’on est entre soi.

Car enfin on ne demandait pas beaucoup. Pour nous, Sudenland, c’était d’abord se retrouver un peu de fierté.

Mais c’était une inquiétude aussi. Car nous nous souvenons dans nos chairs du péril orque.

Le Wissenland, notre maître, ne nous a pas seulement pris nos enfants et nos richesses. Il a été incapable de nous défendre, et sera incapable de le faire lorsque reviendra la prochaine Marée Verte. Ce jour-là, qui peut croire que les troupes de la Comtesse défendront Pfeildorf plutôt que Nuln ? Qui peut sérieusement croire que la Comtesse mettra en danger son confort et ses richesses pour des terres qu’elle n’a jamais vu que par l’argent qu’elle touche sur nos efforts ? Lorsque le nouveau Gorbad viendra, nos armées iront défendre Nuln, on le sait.

C'était cette crainte qui nous faisait répéter, doucement, Sudenland ! Mais tout a changé. Car ce doux mot, ce rêve un peu fou d’un peuple qui ne s’appartient plus, c’était déjà trop pour nos bourreaux. Ils ont décidé qu’il ne leur suffisait pas de posséder nos terres et nos échoppes, de voler les fruits de notre travail et la fleur de notre jeunesse, non... désomais il leur fallait aussi contrôler ce que l’on pense !

Il fallait penser Wissenlandais.

Alors l’horreur a commencé. La répression, l’iniquité, l’injustice. C’était il y a deux semaines, et c’est parti de Pfeildorf. Les arrestations, les tueries, les tortures…

Chacun le sait, pour l’esclave, il y a plusieurs maîtres. Il y a le vrai maître, et pour le Sudenland c’est la Comtesse de Nuln. Et puis il y a le contremaître, un esclave odieux qui a choisi de trahir les siens, pour s’attirer les faveurs du maître.

Ce rebut, ce traître, cet infâme qui ose porter la main contre son propre sang, contre son propre peuple, pour s’assurer un peu plus des miettes du pouvoir que l’on lui laisse, pour le Sudenland il a un nom et un visage : il s’appelle la Baronne Topenheimer. Celle qui prétend nous régir, pour le compte des oligarques de Nuln.

Et il y a deux semaines, Ella Topenheimer a choisi d’humilier ceux qui voulaient se redonner un peu de fierté. Elle a choisi de séparer des familles dans le sang, d’arrêter ceux qui pensaient, ceux qui chantaient, tous ceux qui un jour ont osé s’imaginer qu’un peuple qui choisit où vont ses impôts et qui le protège est un peuple bon à crever, une vermine à supprimer.

On a tué bien de mes amis. On a brûlé leurs livres, saisi leurs biens, torturé leurs familles. Ceux qui ont échappé à la soif de carnage des Wissenlandais, ils se sont enfuis, comme moi, avec moi, dans les campagnes, traqués par les chiens de garde du Contremaître.

Et elle rit. Oh elle rit, elle rit bien de nous, qui nous cachons dans les collines. Elle rit des richesses qui s’amassent pour ses amis corrompus et elle, sur la sueur et le sang des travailleurs du Sudenland. Elle rit parce que tant que le Sudenland ne serai pas un Comté comme les autres, elle pourra continuer à nous traiter comme elle l’a toujours fait. Des sous-hommes. De la vermine. Des esclaves.

Mais elle ne rira pas longtemps.

Depuis nos collines, nous lançons un appel.

Un mot d’ordre, le plus simple, le plus naturel : Assez. Assez de cette servitude.

J’appelle tous les Sudenlandais à s’unir à la cause juste que nous défendons, pour le bien de l’Empire et de celui de nos enfants.

Puisqu’ils ont choisi la guerre, ils l’auront. Désormais tous nos actes viseront à établir un Comté libre, indépendant au sein de l’Empire, capable de nous protéger des hordes de Peaux-Vertes et de l’ingérence des puissants.

Nous chasserons un à un les agents de la Comtesse et les élimineront afin de rendre les terres à ceux à qui elles appartiennent. Nous exposerons sous le Soleil Sudenlandais et au vu de tous la corruption hideuse qui est celle du diktat de Nuln. Nous protégerons tous ceux qui serviront le Sudenland des méfaits de cette bande de voleurs qui ont trop longtemps cru que le Sudenland était à leur botte.

Sudenlandais. Désormais, tous ceux qui le souhaitent trouveront dans notre cause une famille et une fraternité digne du but qui nous habite. Chacun de vous peut être utile à l’Armée du Sudenland : par vos informations, par vos armes et vos biens, par vos prières même, seulement et surtout.

Nous serons partout où l’injustice Wissenlandaise frappera. Nous serons leur cauchemar.

Venez à nous. Nos ennemis nous craignaient, et ils ont pensé nous avoir chassé. Ils nous craindront encore davantage désormais, et ils pleureront les larmes de sang qui ont trop longtemps coulé de nos paupières.

Nous allons bâtir une terre à nous, sur la terre de nos ancêtres. Venez.

Nous sommes l’Armée du Sudenland, et nous nous battons pour accomplir la vision de Sigmar : un Empire de frères, égaux devant leur Empereur.

Vive le Sudenland, vive l'Empire.


Anton von Adeldoch, Noble du Sudenland, lien vers l'aventure en cours: http://warforum-jdr.com/phpBB3/viewtopi ... 380#p97380
Profil de combat :
FOR 9/ END 11/ HAB 7/ CHAR 11/ INT 11/ INI 9/ ATT 11/ PAR 8/ TIR/ 9/ PV 75/75, bonus de l'équipement inclus avec -2 Par/Hab à l'adversaire, -1 armure de l'adversaire et parade 10, protection tête/bras/torse de 9.

Détails permettant d'arriver à ce profil:
Profil: FOR 8/ END 10/ HAB 8/ CHAR 11/ INT 11/ INI 9/ ATT 10/ PAR 9/ TIR/ 9/ PV 75/75
Compétences: Monte, Arme de prédilection (rapière +1 Att)
armes: Arc court (dégâts:26+1d8, malus -2/16m) ; "fleuret estalien" (rapière, dégâts:14(+8)+1d8, parade 10, rapide (-2Par/Hab de l'adversaire pour parer/esquiver), perforant (1) (ignore 1 point d'armure adverse))
Protections: mailles. Torse, dos et bras, protection de 9, encombrement de -1 HAB, ATT et PAR
Talisman de Gork : +1 For Att et END
Les convictions sont des ennemis de la vérité plus dangereux que les mensonges
Fr.N.

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