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[CONCOURS] La Bataille II: le Retour!

Posté : 28 oct. 2016, 12:13
par [MJ] Le Djinn
C'EST LA GUERRE!
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La guerre... Toujours la guerre.

Après le succès foudroyant du premier concours de la sorte (dont vous pouvez lire les chefs-d'œuvre ici: http://warforum-jdr.com/phpBB3/viewtopi ... 176&t=5519 ), je me permets de relancer un sujet sur le même thème, espérant y voir apparaître des textes de la même qualité!

Le principe est identique: décrivez une bataille, un affrontement, une escarmouche, un conflit de plus grande envergure...

A vous l'épique! Les râles des blessés, les cris des victorieux, les larmes des veuves et les verres levés aux frères tombés! Les ordres hurlés, les coups de canons, les tirs de flèches: tout est permis pour remporter la victoire dans le monde impitoyable de Warhammer!
Que ce soit vos Pjs ou des êtres imaginés, ou pas! Rien n'est interdit!

Les récompenses seront classiques: de l'xp ou un objet de faible puissance imaginé par mes (et vos) soins!

Alors n'attendez plus: à vos plumes et que le monde sombre dans les abysses de la fureur guerrière!

Je prévois la fin du concours pour le 3 novembre, soyez attentifs, mais précis!

Re: [CONCOURS] La Bataille II: le Retour!

Posté : 17 déc. 2016, 20:17
par Magnus Starkstein
Bien longtemps après la deadline, je poste ici le texte que j'avais rédigé pour l'occasion et oublié.
Gorm posa une main apaisante sur l'échine de sa monture pour la calmer. Son loup grondait entre ses crocs depuis quelques minutes maintenant, la bave coulant le long de ses babines. L'animal sentait des proies potentielles et voulait déchirer les chairs de celles-ci. Mais le temps de lancer l'embuscade n'était pas encore venue, et le gobelin retenait donc le canidé géant. Si les chevaucheurs de loups partaient trop tôt, les ennemis seraient mis au courant et Gortang aurait sa tête. Le chef orque n'était pas connu pour sa tolérance de l'échec et le gobelin ne tenait absolument à sentir son crâne se séparer de son corps. Aussi tenait-il fermement son loup et espérait que les autres chevaucheurs répartis dans le bois faisaient de même.

Ailleurs dans le bois, les cibles des gobelins progressaient avec précaution. Une troupe d'archers halfings cherchaient les ennemis pour le compte du général Montesseo. Ils savaient que des orques et des gobelins trainaient dans le coin, mais la horde ennemie n'avait toujours pas été repérée. C'était leur travail de les trouver. Ce bois des principautés frontalières était bien loin du Mootland, mais ces forestiers étaient des mercenaires, vendant leur service à qui le payait le mieux. En l'occurrence, le général Montesseo. Celui-ci était à la solde d'un des innombrables princes qui avaient taillé leur domaine dans les terres sauvages au sud de l'Empire. Et le prince était présentement menacé par une large bande de peaux-vertes descendue des montagnes pour piller et ravager le pays. Montesseo avait donc réuni les soudards à sa solde, quelques régiments en mal de travail et était parti à la recherche de la position des orques et gobelins. Il avait lancé ses éclaireurs à travers bois, collines et prairies pour trouver les envahisseurs. Et donc les chasseurs halfings arpentaient depuis l'aube la forêt.

Gorm avait de plus en plus de mal à tenir son loup. Le canidé n'avait pas mangé depuis la veille et la faim tiraillait son ventre. Dans quelques instants, il serait impossible de le tenir et l'embuscade serait déclenchée, que le gobelin le veuille ou non. Mais ce ne fut pas son loup qui partit le premier. Plus loin sur la droite du chevaucheur, une monture décida qu'elle en avait marre d'attendre son déjeuner. Le loup des montagnes s'élança sur sa proie, le gobelin sur son dos hurlant en essayant de l'arrêter. Tout effet de surprise disparu, les autres chevaucheurs de loups se lancèrent l'assaut à la suite de leur camarade malheureux. Les cris de guerre gobelins devancèrent la pluie de javelots qui s'abattit sur les halfings. Ceux-ci se dispersèrent pour échapper aux crocs luisant de bave des loups qui cherchaient une chair à déchirer. Des flèches commencèrent à répondre aux javelots et plus d'un chevaucheur tomba au sol. Mais dans les troupes de chevaucheurs de loups gobelins, le plus dangereux n'est pas le gobelin. Malgré leur esprit pervers, ceux-ci ne valent rien en férocité et en sauvagerie face aux loups qu'ils montent au combat. Et donc les halfings commencèrent à mourir sous les crocs des loups, bien plus souvent que sous les lances des peaux-vertes.

Gorm est content. Son javelot a su trouver le dos d'un halfing qui tirait sur un de ses congénères, et son loup en a massacré un autre. L'embuscade est pour l'instant une réussite et Gortang sera content. Pour le moment, sa monture est en train de se repaitre de sa proie et rien de ce que le gobelin peut faire ne serait capable de le mener vers une autre cible. Mais cela n'importe pas, les halfings sont faits. Cette pensée heureuse est la dernière qui traverse le petit cerveau de Gorm avant qu'un carreau ne traverse son crâne et mette fin à sa vie pitoyable et violente.

***
Durgrim sourit dans sa barbe en rechargeant son arbalète. Le ranger en est à son deuxième gobelin de la matinée, et le massacre de peaux-vertes est une activité qu'il apprécie par dessus tout. De son point de vue surélevé, le nain a une vue plutôt dégagée sur le combat entre éclaireurs qui se déroule sous les frondaisons. La surprise passée, les halfings ont commencé à riposter et le combat n'est plus à sens unique. Certains des éclaireurs mercenaires ont même grimpé aux arbres pour se mettre à l'abri des mâchoires des loups et tirer à l'arc depuis les branches. Mais les gobelins sont encore nombreux et s'il y a beaucoup de cadavres de peaux-vertes sur le sol d'humus, la plupart des loups sont encore bien vivants et leur sauvagerie a été décuplée par l'odeur du sang. Leurs maîtres ne sont pas plus à l'abri que les halfings. Plus d'un gobelin tombé au sol a fini sa misérable existence dans le ventre d'un des canidés géants.

Un nouveau carreau part de l'arbalète naine et s'enfonce dans l'échine d'un loup. Rendu fou par la douleur, celui-ci commence à se rouler au sol, jetant à terre son cavalier qui se brise le cou dans sa chute. Pendant que Durgrim recharge à nouveau, il entend des jappements venus de l'est. Jetant un œil vers l'origine du bruit, le nain se rend compte que de nouveaux ennemis arrivent. Une nouvelle meute de chevaucheurs de loups galopent à bride abattue vers la forêt pour tenter de la prendre aux mercenaires. Le cerveau des orques est peut-être petit, mais le chef de guerre à la tête de la horde a un minimum de sens tactique et sait que la possession du bois comptera pour la bataille à venir. Il a donc lancé l'ensemble de sa cavalerie gobeline sur les archers halfings.

Ceux-ci sont désormais en mauvaise posture. Ils sont en sous-nombre et les parmi les nouveaux venus, certains sont équipés d'arcs courts. L'artisanat gobelin est frustre, mais efficace quand il s'agit de tuer son prochain. Les flèches volent de chaque côté et chaque volée emporte son lot de victimes. Les mercenaires sont de moins en moins nombreux et les survivants commencent à penser à se replier. Ce qui ne ferait pas du tout les affaires de Montesseo.

Durgrim est peut-être un nain de la surface, mais ce n'est pas pour autant qu'il aime les arbres. Aussi ne compte-t-il pas se joindre à la mêlée féroce qui se déroule sous les branches. Tout au plus, le nain peut tirer à l'arbalète sur les gobelins quand un des peaux-vertes passe dans son champs de vision. Ses autres camarades rangers ne peuvent guère faire mieux. Le vieux Tiléen ne sera pas content si la situation ne change pas rapidement.

Heureusement, le général est un vétéran de dizaines de campagnes. Il sait quand envoyer des renforts aux points stratégiques. Alors qu'un nouveau carreau abat un gobelin s'apprêtant à achever un halfing à terre, des humains passent sous les positions naines. Il s'agit de tirailleurs, des humains armés d'épées, de dagues et de pistolet. Ils savent se battre et progresser rapidement en terrain difficile, contrairement aux phalanges de piquiers qui constituent le gros de l'armée de Montesseo. Aussi, Durgrim les salue-t-il d'un geste du bras au moment où ils passent. Un vétéran brun couturé de cicatrice lui répond avec un grand sourire, avant de s'élancer vers le bois un pistolet dans une main et un sabre dans l'autre.

Les premières détonations résonnent sous les frondaisons. La balance des forces a commencé à changer. Durgrim tire un dernier carreau d'arbalète sur un loup sans cavalier, avant de ranger son arme. Sa journée de travail est terminée alors que le soleil n'est pas encore arrivé à son pinacle. Le ranger redescend tranquillement vers le campement mercenaire, savourant l'idée d'un travail bien fait. Le nain a un rapport à faire, et après ça il y a un petit tonnelet de bière qui l'attend dans sa tente.