[Morgoroth] Quand la chevauchée commence...

Seule cité qui possède un climat suffisamment chaud pour faire pousser les semences. Le terrain autour de la cité est riche en minéraux qui en font des parfaits endroits pour les moissons. Les champs sont localisés à l’est de la cité, avec le Mer Traîtresse au Nord et la Forêt Noir au Sud. Les 3 plus puissants Capitaines d’Arches Noirs régissent la cité conjointement. La position de Seigneur Noir tend à changer fréquemment, alors que les Capitaines sont tués au combat ou assassinés par leurs rivaux.

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[MJ] L'exhalombre
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[Morgoroth] Quand la chevauchée commence...

Message par [MJ] L'exhalombre »

En ce début d'hiver, les cieux noirâtres précipitent vent et neige sur cette sinistre terre qu'est Naggaroth. Des milliers de petits flocons blancs, emportés par des bourrasques au souffle glacial, tombent désormais sur les taïgas hantées, entre les sapins lugubres, et, plus particulièrement, sur la Tour du Destin: Clar Karond.

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Cette même neige, tous les habitants peuvent le voir, elle est en train de s'accrocher sur les toits comme aux murs, sur les coupoles et les flèches assombries, à l'architecture baroque ; elle commence d'ailleurs à encombrer les rues et les avenues de cette cité, dont l'atmosphère est déjà bien enténébrée au quotidien. Ainsi, les flocons de cette satanée poudreuse finissent par se coller sur les pavés, sur les pierres des bâtiments, ou bien se fondent dans la boue, quand ils ne sont pas écrasés sous les sabots d'une monture toute distinguée, celle d'un elfe ambitieux, d'un aspirant cavalier noir: Morgoroth.

Et pourtant, le jeune druchii n'avait pas vraiment de quoi faire le fier, car son ambition du moment était surtout de progresser jusqu'à la caserne de Clar Karond, sans que son cheval ne s'empêtre dans la gadoue ou ne dérape sur les dalles gelées.
Il n'était d'ailleurs pas le seul dans cette situation, car ce temps déplorable ne dissuadait en rien les autres citadins de vaquer à leurs occupations. Le futur engagé peut donc apercevoir ses sinistres congénères qui arpentent les rues, par dizaines, d'un pas pressé ; les visages fins et allongés de ces cruelles créatures arborent un air maussade, quand ils ne sont pas cachés sous des capuches ou derrière d'amples foulards. Personne ne s'échange un regard, personne n'ose fixer ses yeux dans ceux de son voisin, car personne ne veut être à l'origine d'une provocation mal calculée ou d'un pugilat sanglant au beau milieu de l'avenue.
Il faut aussi dire que la présence de la garde, armée jusqu'aux dents, contribue également à garder la situation sous contrôle.
Plusieurs patrouilles d'affrelances et de sombretraits passent régulièrement entre les foules ; leurs yeux en amande, animés par l'étincelle de la suspicion, surveillent constamment tout ce qui les entourent, tandis que leurs lances barbelées et leurs arbalètes à répétition, à peine abaissées, sont toujours orientées vers les passants.
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"Arvenduil etaïs! Relève-toi maudit keigh-mon! Qu'est-ce que tu essayes de faire là hein!"

Ces mots, transpirants d'un mépris haineux, parviennent d'un coup aux longues oreilles de Morgoroth.
Le cavalier tourne alors son regard vers l'une des rues adjacentes à la sienne ; à travers les passants et les flocons de neige, il peut ainsi voir un duo de squales, enveloppés dans de longues capes d'écailles de Dragon des Mer, qui sont en train de copieusement molester un esclave. Il semblerait d'ailleurs que d'autres corsaires, derrière eux, gardent le reste d'un petit troupeau d'humains, immobilisé au milieu de cette allée ombragée.


"Misérable sous-race! Tu as intérêt à te lever tout de suite ou je te garantis que tu vas le regretter...
ET BAISSE LES YEUX QUAND JE TE PARLE!"


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Contre toute attente, malgré ce forban colérique et les menaces qu'il profère, l'homme asservi ne bouge pas d'un iota ; visiblement épuisé et haletant, il pèse de tout son poids pour rester au sol, ne voulant décidément pas être entraîné par les squales.

"Anqueïton, laisse tomber ce cloporte, camarade,intervient son congénère sur un ton aigre et assez pressé, posant sa main sur l'épaule de son compagnon, Un keigh-mon comme celui-là ne vaut rien crois-moi, ce ne sera pas une grande perte. Et puis nous avons le reste du bétail à vendre, ne nous attardons pas sur ce débile,fit la fière créature.

-Non...Non-non-non-non-non,lui répondit son sinistre comparse, sa voix prenant un ton de plus en plus inquiétant,On va justement s'attarder sur ce petit insecte. JE VAIS LUI MONTRER MOI!"

D'un coup, même depuis l'avenue où il se trouve, Morgoroth aperçoit le squale qui dégaine son sabre, avant de saisir l'humain au bras. Son coup part en un éclair, sa lame s'en va déchiqueter la chair et l'os de l'asservi au niveau de l'épaule ; la violence de l'attaque est telle qu'elle tranche le membre tout entier, mutilant l'esclave qui pousse alors un hurlement de souffrance, tandis que son bras, convulsif, s'effondre dans une grande giclure de sang. Mais la cruelle créature ne s'arrête pas là. De suite après, l'aspirant cavalier peut voir le sabre siffler vers le ventre de l'esclave, avant de plonger dans ses tripes, arrachant la peau, perforant l'intestin et l'estomac, qui, avec un déchirement dégoûtant, sortent de sa panse pour se répandre au sol, accompagnés d'un ruissellement sanglant.

"Eh bien eh bien,remarqua son camarade, un sourire carnassier se dessinant sur son visage aquilin,Et moi qui croyait que tu avais perdu la main depuis notre dernière expédition! poursuivit-il, ne pouvant s'empêcher de ricaner à la vue de cet humain désormais estropié, sanguinolent, larmoyant, recroquevillé dans sa douleur et agonisant sur le sol gelé.

"Oh le cavalier!interpelle soudainement une voix stridente, toute proche du jeune druchii,Bougez-vous de là! Vous gênez la circulation!lui signale une arbalétrière, qui patrouille à cet instant sur l'avenue.

Rester immobile, au beau milieu d'une grande allée fréquentée par de nombreux elfes noirs, n'était certainement pas une bonne idée, et Morgoroth ne tarda pas à s'en rendre compte....Aussi, il finit par reprendre sa progression, à travers les rues et les bourrasques de neige, pour enfin arriver devant la caserne de la cité.


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Avec son imposant corps de garde fait de granit noir, ses hautes murailles aux créneaux tranchants, ses tours de guets aux formes agressives, et ses bâtiments massifs, à l'architecture imposante -voire intimidante, le quartier militaire de Clar Karond était une véritable forteresse au sein de la forteresse, à tel point que l'on pouvait se demander si cette citadelle servait à défendre la ville, ou bien à se défendre de la ville.
Alors qu'il se dirige vers la double herse en acier qui sert de porte d'entrée, l'aspirant cavalier remarque que deux grandes bannières, à l'héraldique et aux runes stylisées, flanquent de part et d'autre l'accès à la caserne ; il y a celle du Drachau de Clar Karond, mais aussi une autre, plus travaillée et personnalisée: celle du Roi-Sorcier, lui-même.

"HALTE-LÀ! Oï potamon e'thaldur? Où est-ce que vous allez comme ça! Qui êtes vous et que venez-vous faire ici?" apostrophe l'une des fières créatures qui gardent l'entrée du casernement, tandis que deux arbalétriers aux oreilles pointues, du haut de leurs postes d'observation, scrutent l'arrivée de Morgoroth avec leurs regards pénétrants.

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Morgoroth
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Re: [Morgoroth] Quand la chevauchée commence...

Message par Morgoroth »

La neige avait commencée à tomber sans crier gare il y a plusieurs jours, annonciatrice de l'hiver à Naggaroth. Le moment de l’année qui ressemble le plus au cœur de certains druchii. Froid. Sans pitié. Fauchant les faibles pendant que les forts festoient sur les cadavres des premiers.
Avec l’hiver vient aussi le gel. Plus fourbe que la neige, il suffit de faire un mauvais pas et vous vous écroulez au sol totalement sans défense. Une chose qui n’est pas permise au sein de Clar Karond, sauf si vous voulez mourir. Et si ce n’est pas la neige ni le gel, c’est surement le vent qui achèvera les faibles, car le vent souffle si fort que la cité semble être attaquer par une tempête, et certains ont ce regard, le regard de ceux qui commencent à penser qu'ils peuvent commettre un méfait ou deux, pour soulager leur désir ou régler une querelle. Ou la bêtise des esclaves qui pensent pouvoir s'enfuir plus facilement avec cette bourrasque.

Du haut de mon destrier, j’observe les miens que je suis capable de voir dans cet assaut blanc. Leurs silhouettes encapuchonnées se déplacent avec hâte et leurs yeux scrutent l’allée en quête d’une cible, d’un attaquant ou de tout autre chose. Mon destrier renâcle un peu à chaque rafale de ce vent glacial, s'ébrouant et en secouant la tête en cherchant des yeux un endroit où se mettre à l'abri. Comme si j'allais le laissait faire ce qu'il voulait. Je serre les rênes brutalement, le museau de ma monture se retrouve presque collait à son buste avant que je ne donne du talon pour qu'elle reprenne le chemin. Un cavalier qui ne contrôle pas sa monture… Et puis quoi encore ?

« - La prochaine fois, murmurai-je à son oreille, j’apprécierai ce qui te sers de muscle et de cervelle dans mon assiette. »

Après avoir repris mon chemin, j'aperçois de-ci de-là des regards en biais, ambigües pour certains, et bien trop sympathiques pour d'autres. Je me contente de les ignorer pour rester concentré sur mon objectif, dont je commence à voir les spires à quelques centaines de mètres. Je ferme rapidement les yeux, pris par une de ces foutues bourrasques. Mais je suis satisfait de voir que mon destrier ne s'est pas cabrer.

J'avance tranquillement sur le chemin gelé. Collé à mon dos, je sens mon sac de couchage qui suis les mouvements de croupe de mon cheval. Dans mon dos, attaché en lanière, mon bouclier noir, vierge en attendant de recevoir un emblème. Dans ma main gauche se trouve ma lance, dont la pointe est dirigée vers le sol. Ce serait dommage de faire du grabuge aujourd'hui. Le reste de mes affaires se trouve directement sur moi, ma longue-vue d'un côté de ma ceinture et une paire de menotte de l'autre côté et mon jeu de carte sous mon kheitan.

Perdus dans mes pensées, me préparant à faire un pas en direction de mon ambition, quelque chose m’extirpe de mes pensées. Une bordée d'injures, et des coups de fouet, qui viennent d'une ruelle. Légèrement curieux, je stoppe mon destrier et assiste à la scène. Deux squales en train d'amener de la chair fraiche au marché aux esclaves. Mais l'un des keigh-mons semble préférer la trique. L'un des squales finit par lui trancher le bras et lui planter sa lame dans le ventre tout en tournant cette dernière, surement pour soulager son égo. Au moins il n'a pas été idiot, un esclave manchot peux toujours être utile, il l'aurait été moins avec un œil ou une jambe en moins. Je m'autorise un sourire fugace devant ce spectacle. Si les esclaves continuaient à montrer autant de résistance, cela laissait présager un peu plus de travail de rabattage. Je n'allais surement pas m'en plaindre.
"Oh le cavalier !" Je tourne la tête vers la garde sombretrait qui m'interpelle. "Bougez-vous de là ! Vous gênez la circulation !" Je regarde la circulation par curiosité, et je vois que la rue est presque entièrement pleine. Je hoche la tête et d'un coup de talon, je reprends mon chemin. Je n'avais même pas vu qu'il y avait des gardes avec cette neige. Je devrais me montrer plus vigilant et attentif, sinon ça va me causer du tort.

A l'approche du corps de garde, je ressens une montée d'adrénaline mélangée à des sueurs froides et un certain stress. Le corps de garde est immense, imposant, intimidant, presque effrayant. Ses spires noires ornées de piques acérés lui donne l'apparence d'un colosse en armure de pointe, et les échos des cris des recrues et soldats à l'intérieur sonnent comme la respiration d'une bête venu des désolations. Une bête qui promet puissance, gloire et mille autres récompenses à celui qui lui survis. Alors que je m'approche un peu plus à chaque instant qui passe, je lâche les rennes de ma monture pour percuter mon kheitan de mon poing gauche à la vue des couleurs du roi-sorcier.

A l'approche de la gueule d'acier de la bête, une garde m'interpelle. "HALTE-LÀ ! Oï potamon e'thaldur ? Où est-ce que vous allez comme ça ! Qui êtes-vous et que venez-vous faire ici ?"
Je n'ai pas besoin de lever les yeux ou de tendre l'oreille pour savoir que je suis déjà dans la ligne de mire de quelques sombretraits. Si je cille ou dis quelque chose de déplacé, je suis mort. J'inspire longuement avant d'expirer en descendant de mon destrier en aillant toujours les rênes en main. Je n'ose pas m'avancer plus près, je sens que je vais m'en prendre une sinon, alors je la regarde dans les yeux en annonçant ma raison.

"- Je m'appelle Morgoroth. Je viens m'engager pour rejoindre un régiment de cavalerie en tant que recrue. J'ai amené mon cheval, mon équipement et ma détermination."
Morgoroth, Cavalier de Naggaroth
Profil: For 8 | End 7 | Hab 10 | Cha 9 | Int 9 | Ini 9 | Att 10 | Par 10 | Tir 9 | Mag | NA 1 | PV 50/50
Lien Fiche personnage: wiki-v2/doku.php?id=wiki:fiche_morgoroth


La loyauté par la cruauté.
Le respect par la peur.
L'honneur par le massacre.



Compétences :
Acuité visuelle (B) :

Vision nocturne (E) :

Lutte (B) :

Réflexes éclairs (B) :

Parade (A) :

Monte (A) :

Acrobatie équestre (A) :

Pistage (A) :

Intimidation (B) :

Bravade (B) :
Équipements :
Lance Druchii : 16+1D8 dégât, 6 pts de parade, Long ; Peut être maniée à deux mains. / 22+1D8 dégâts, 7 parade, Rapide et Long. Peut être utilisée à 1 main (voir profil lance à 1 main).

Bouclier noir : 8+1D6 dégât, 15 pts de parade ; Déstabilisant

Kheitan : 9 pts protection sur Torse/Dos et Bras ; -1 INI, ATT et PAR

Coursier noir : FOR 8 ; END 8 ; SAU 10 ; RAP 10 ; INT 8 ; DOC 9 ; ATT 6
Équipements autres :
Paquet de cartes

Longue vue

Couchage portatif

Menottes

Harnachement complet de monture
Ferveur actuelle / Ferveur dépensée :
Khaine 10 / 0

Anath Raema 5 / 0

Atharti 5 / 0

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