Le temple perdu [Raam]
Posté : 08 oct. 2016, 17:04
Ce qui avait étonné Raam au début, et qui l'inquiétait maintenant, était la facilité avec laquelle il avait réussi à entrer dans les ruines jusqu'à parvenir sans encombre dans la salle où son mentor lui avait indiqué qu'il trouverait ce qu'il était venu chercher.
Certes, il y avait bien eu l'incident avec les zombies qui lui avait valu de rencontrer les villageois troglodytes du coin et de passer pour un héros à leurs yeux mais, à part ça, le jeune magicien n'avait eu aucun réel défi à relever. Il en était à la fois soulagé et déçu, ce qui n'était pas pour lui déplaire lui ayant aussi enlevé le goût de la victoire.
L'utilisation d'un orbe magique afin de révéler à ses yeux la splendeur passée de la citadelle qui se résumait aujourd'hui à un amas de pierres noircies par les siècles et envahi par les ronces et autres buissons, y était peut-être pour quelque chose mais il n'en était même pas sûr. Raam avait aisément trouvé le chemin jusqu'à la chambre forte en suivant les vents de magie provoquaient par la puissance de l'orbe et il avait pu admirer au passage la magnificence de l'antique cité néhékharienne qu'il s'apprêtait à piller de son dernier trésor.
Du temps de sa splendeur, la citadelle grouillait de monde ; les enfants couraient dans les ruelles, les mères faisaient leur marché auprès des meilleurs producteurs locaux, les hommes vaquaient aux champs et dans l'épaisse forêt environnante, la garde veillait au maintien de la tranquillité et rien ne semblait pouvoir mettre fin à ce bonheur. Pourtant…
Déambuler au milieu de ces illusions du passé avait éveillé chez le jeune apprenti un sentiment de jalousie de ne pas avoir connu une telle quiétude teintée d'insouciance.
Quand la magie avait disparu, l'orbe s'était éteinte et le présent avait repris ses droits. Raam se trouvait dans les ruines de ce qui avait dû être une salle de prière ou de culte à en juger par l'impressionnant autel qui trônait en son centre. Bien qu'envahi de végétation et complètement vidé de son utilité depuis des siècles, on pouvait encore sentir toute la majesté du lieu. Par moment même, on aurait pu croire qu'il ne faudrait pas grand-chose pour rallumer la flamme des croyances ancestrales qui avaient animées l'endroit.
Les murs étaient érigés à l'aide de pierre monumentales dont on avait du mal à croire qu'elles aient pu être transportées jusqu'ici par des hommes. Une seule de ces pierres dépassait tant en hauteur qu'en longueur la taille de toutes les chaumières qu'avait connues le jeune homme. La moindre parcelle de ces pierres était couverte d'inscriptions gravées par les bâtisseurs de l'époque mais impossible à lire ou comprendre aujourd'hui car écrites dans une langue inconnue de Raam, et sans doute oubliée des autres, et en grandes parties effacées par le temps.
Le jeune homme s'approcha, finalement, de l'autel à l'intérieur duquel il était sensé trouver le médaillon dont il contemplait le dessin sur son parchemin. Une large ouverture à plusieurs mètres de haut dans le plafond de la salle partiellement effondré laissait entrer la chaude lumière du soleil pour illuminer l'autel et le nimber de sa clarté dorée.
Raam n'avait pas la moindre idée de comment ouvrir cette table de pierre exhaussée couverte de mousses et envahie de lierre.
Il se trouvait, enfin, devant la première véritable difficulté de sa mission...
Certes, il y avait bien eu l'incident avec les zombies qui lui avait valu de rencontrer les villageois troglodytes du coin et de passer pour un héros à leurs yeux mais, à part ça, le jeune magicien n'avait eu aucun réel défi à relever. Il en était à la fois soulagé et déçu, ce qui n'était pas pour lui déplaire lui ayant aussi enlevé le goût de la victoire.
L'utilisation d'un orbe magique afin de révéler à ses yeux la splendeur passée de la citadelle qui se résumait aujourd'hui à un amas de pierres noircies par les siècles et envahi par les ronces et autres buissons, y était peut-être pour quelque chose mais il n'en était même pas sûr. Raam avait aisément trouvé le chemin jusqu'à la chambre forte en suivant les vents de magie provoquaient par la puissance de l'orbe et il avait pu admirer au passage la magnificence de l'antique cité néhékharienne qu'il s'apprêtait à piller de son dernier trésor.
Du temps de sa splendeur, la citadelle grouillait de monde ; les enfants couraient dans les ruelles, les mères faisaient leur marché auprès des meilleurs producteurs locaux, les hommes vaquaient aux champs et dans l'épaisse forêt environnante, la garde veillait au maintien de la tranquillité et rien ne semblait pouvoir mettre fin à ce bonheur. Pourtant…
Déambuler au milieu de ces illusions du passé avait éveillé chez le jeune apprenti un sentiment de jalousie de ne pas avoir connu une telle quiétude teintée d'insouciance.
Quand la magie avait disparu, l'orbe s'était éteinte et le présent avait repris ses droits. Raam se trouvait dans les ruines de ce qui avait dû être une salle de prière ou de culte à en juger par l'impressionnant autel qui trônait en son centre. Bien qu'envahi de végétation et complètement vidé de son utilité depuis des siècles, on pouvait encore sentir toute la majesté du lieu. Par moment même, on aurait pu croire qu'il ne faudrait pas grand-chose pour rallumer la flamme des croyances ancestrales qui avaient animées l'endroit.
Les murs étaient érigés à l'aide de pierre monumentales dont on avait du mal à croire qu'elles aient pu être transportées jusqu'ici par des hommes. Une seule de ces pierres dépassait tant en hauteur qu'en longueur la taille de toutes les chaumières qu'avait connues le jeune homme. La moindre parcelle de ces pierres était couverte d'inscriptions gravées par les bâtisseurs de l'époque mais impossible à lire ou comprendre aujourd'hui car écrites dans une langue inconnue de Raam, et sans doute oubliée des autres, et en grandes parties effacées par le temps.
Le jeune homme s'approcha, finalement, de l'autel à l'intérieur duquel il était sensé trouver le médaillon dont il contemplait le dessin sur son parchemin. Une large ouverture à plusieurs mètres de haut dans le plafond de la salle partiellement effondré laissait entrer la chaude lumière du soleil pour illuminer l'autel et le nimber de sa clarté dorée.
Raam n'avait pas la moindre idée de comment ouvrir cette table de pierre exhaussée couverte de mousses et envahie de lierre.
Il se trouvait, enfin, devant la première véritable difficulté de sa mission...