[Gastrak] Le fourbe, le goinfre et le débile...

Les Principautés Frontalières ou les Royaumes Renégats, ont toujours été le théâtre d’innombrables batailles, guerres, conquêtes et défaites. La plupart des habitants des Principautés s’accommodent néanmoins de la situation, dans ces contrées où le moindre manant peut devenir roi en un jour pour connaître une mort ignoble le lendemain.

Les forêts des Principautés Frontalières regorgent de gobelins des forêts, d'elfes sylvains, etc. A proximité se trouve Barak-Varr, et les célèbres Pics Sanglants, remplis d'Orques.

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[MJ] Bugman
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[Gastrak] Le fourbe, le goinfre et le débile...

Message par [MJ] Bugman »

Post rédigé par Dan Surcouf, Assistant-MJ

Les principautés frontalières. Un monde sans foi ni loi, où chaque jour, des seigneurs tous plus retors les uns que les autres, s’entre-tuaient dans une lutte perpétuelle sans merci. Les châteaux s'élevaient le matin pour tomber la nuit. Des dynasties entières périssaient, aussitôt remplacées par une nouvelle, sortie des tréfonds d'un obscur arbre généalogique.

Sur la frontière, un mercenaire trouvait fortune et gloire, si il parvenait à survivre assez longtemps pour profiter de ses gains. Car la vie était courte, pour un homme qui vivait par l'épée. Une ribambelle de jeunes lames, à peine sortis des jupons de leurs mères, gorgées d'orgueil et de fougue, incapable de réaliser l'étroitesse de leurs chances de survie sur l'année à venir. Ils étaient encadrés par quelques vétérans, endurcis, aux visages burinés, lardés de cicatrices, qui ne restaient que par loyauté à la compagnie, parce qu'il leur fallait encore un ou deux raids avant de pouvoir plier bagage, ou bien car incapables de faire autre-chose.

Et puis, il y avait Gastrak. Un putain d'ogre. En général, ces créatures étaient trop stupides et affamées pour faire des compagnons d'arme fiables. Combien de fois avait-on entendu parler de ces malheureux qui s'étaient fait bouffer pendant la nuit? Gastrak, toutefois, avait su convaincre le capitaine, pour le meilleur, ou pour le pire.

Ils avaient été engagé par un seigneur local, un certain Robert de Maison, qui avait décidé de régler ses comptes à son ancien bras droit, Benjamin le Pieu. Un homme fort mal nommé, qui avait, semble-t-il, dépouillé son ancien seigneur, avant de s'entourer d'une jolie bande de mercenaire, dans un des nombreux châteaux abandonnés que comptait la frontière.

La compagnie avait marché toute la journée, avant de se reposer, envoyant des éclaireurs, à la tombée de la nuit. Dès les premières heures de l'aube, le sergent avait rassemblé la troupe au centre du campement. Naturellement, Gastrak dépassait de la masse, avec son éternel sourire, sous les regard plus ou moins perturbés de ses voisins.

Le capitaine fit son entrée. C'était un bon le capitaine. Un marienbourgeois, qui malgré l'âge, n'avait jamais réussi à raccrocher complètement, ne se sentant réellement lui même qu'une épée à la main, au milieu du carnage.


-Bon, mes p'tit loulous, les éclaireurs sont revenus avec de très bonnes nouvelles! Les empaffés d'en face, ils ont pas encore réparé leur bousin, donc c'est plein de p'tit trous qu'on va pouvoir exploiter bien salement.

Il passa ensuite plusieurs minutes, à décrire soigneusement son plan. Pendant que le gros des troupes attaquerait du côté ayant la plus grosse faille, deux équipes plus réduites s'infiltreraient par des chemins moins évidents. Naturellement, Gastrak, vu son gabarit, fut envoyé avec le gros des troupes.

-Bien entendu, celui qui me bute le p'tit Benjamin aura droit à la prime! Mais allez pas vous entre-tuer pour ça, hein? Allez! Préparez vous mes loulous! On attaque bientôt!

La troupe se dispersa, les soldats commençant à préparer leur attirail, laissant Gastrak au milieu du campement.

Que pouvait bien faire un ogre avant une bataille? Gastrak allait sans doute y répondre.

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