[Astrid] Il faut perdre pour gagner

Malgré les fréquentes attaques des Hommes-Lézards, la ville de Port-des-Pillards est une ville prospère, bien qu'elle soit un repère d'individus peu recommandables.

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[MJ] Le Naufrageur
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Re: [Astrid] Il faut perdre pour gagner

Message par [MJ] Le Naufrageur »

Comme tu veux. Pour tes questions, les avant-postes sont presque exclusivement sur la côte. Donc on peut y accéder par la plage. C’est plus rapide qu’en barque, et c’est à peine plus dangereux. Le vrai danger, il se trouve dans ce qui est vert, la jungle. À pied, ça ne devrait pas être un problème.

Comme dit avant, tu n’iras pas dans la jungle, ça c’est hors de question. Tu longes la côte. Pour ce qui est des potentielles ressources que je peux mettre à ta disposition…

Un guide et un camarade de chemin ne seraient pas de refus. Je crois que je connais les gars parfaits pour ça. L’un m’en doit une, et l’autre s’ennuie comme un rat mort. Pour t’identifier facilement auprès des idiots là-bas…


Il sort un pendentif de sa poche. Plutôt gros, au bout de celui-ci pend un symbole totalement inconnu à la jeune femme. Il le déplace entre ses doigts et le lève devant ses yeux. Il sourit, non pas malicieusement, mais avec… joie ? C’est difficile à dire, tant son expression se situe à un carrefour émotionnel. Il marque une pause, puis agrippe le poignet de Torasdöttir et place le colifichet dans sa paume. Il referme les phalanges et s’assure qu’elles sont fermes dans leur prise.
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Je veux le récupérer par après. Évite de le perdre, je déteste devoir racheter des babioles, qu’importe leur valeur. En parlant de truc de valeur, tes scaettas valent autant que les pistoles d’argent, c’est pas un problème.

Le reste du matériel nécessaire, il l’aura avec lui. Starri n’est pas du genre à laisser le hasard choisir pour lui.

Il habite à côté d’ici, plus vers le centre. On va aller le chercher, d’ailleurs. Faut que je me dégourdisse les jambes. Viens, mon frère et quelques autres peuvent bien gérer les visiteurs eux-mêmes. En route !



Il ouvre la porte, puis celle de l’entrée avant d’arriver en plein milieu de la rue. Suivant la route, ils marchent pendant quelques minutes avant d’arriver vers une espèce de hutte accolée à une taverne. Le Kolg toque à la porte violemment à six reprises. Un crissement de bois plus tard, un homme surgit.

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Pas particulièrement grand, il n’en reste pas moins large et musclé. Son visage est froid comme neige et quelques rides parcourent son visage. Sa peau est légèrement bronzée. Pourtant, il n’a pas l’air si vieux que ça. Ses habits, mélangés à des pièces d’armures en tissu, sont bien entretenus. Une grosse hache est placée à sa ceinture ainsi qu’une longue dague. Son crâne rasé sec, ne laisse qu’une courte crête qui surgit, tel un coq, au milieu de sa tête.


Leifsson, déjà réveillé après la soirée d’hier ? Hehehe. Laisse-moi deviner, t'as besoin de moi pour régler les emmerdes avec ton avant-poste. Je croyais que tu voulais pas de moi car je manquais de “sensibilité” pour ça.

Justement Starri, justement. Voici Astrid, tu vas l’assister là-bas aussi longtemps que nécessaire. En échange, j’oublierais l’affaire avec le tonneau.

Le visage du guerrier s’écarquillent comme une fleur et un petit sourire de coin ressort de ses lèvres. Il ricane et se frotte la nuque avant de l’étirer.

Marché conclu, un plaisir de te rencontrer gamine. Je sais pas si tu vas survivre, mais je vais essayer de t’aider pour ça haha.

Il va aussi vous falloir un guide pour arriver jusque-là. Je crois que Kætiløysson est disponible.

Encore ce vieux wurw ? Comment il fait pour pas crever ?

Seuls les dieux savent, seuls les dieux savent…

Aller le chercher à la porte nord quand vous serez prêt. Je vais m’assurer qu’il soit prévenu.


C’est toi le Kolg.

Stigr repart alors, toujours accompagné par son gorille. La drôle de brute agrippe un sac et met dedans ce qui lui passe sous la main. Après quelques minutes, il ressort enfin. Le sac est en cuir, et semble être fait spécifiquement pour les longs voyages. Les sangles sont assez longues, et sa forme est élancée pour maximiser la place dedans sans pour autant gêner son porteur.

C’est bon, on peut y aller, je te préviens, on en a pour presque une heure de marche avant d’arriver à la porte Nord, c’est littéralement à l’autre bout de la ville. De toute façon, on n'a pas vraiment le choix hein.

Un nouveau trajet long, fatiguant et ennuyeux se poursuit alors, sans que rien de particulier ne se passe. Les gens bossent, certains en tant qu'artisans, d’autres sont des marchands. Ce qui surprend cependant le regard, c’est voir qu’ici, il y a autant d’Impériaux, d’Estalo-Tiléens et autres sudistes du Vieux Monde que de Norses. Ils ont l’air assez civilisé par ici. Elle n’a croisé que deux bagarres durant la petite heure de trajet, ce qui en Norsca est considéré comme étant un jour paisible dans les plus grands ports côtiers.

Enfin, les deux compagnons ayant traversé des ruelles parfois étroites, parfois larges, mais toujours bondées comme des nids de fourmis, ils arrivent à un espace plus dégagé. Comme à son entrée en ville, il y a un rempart. Mais celui-ci est bien plus haut, bien plus solide, uniquement en pierre. Des gardes armés jusqu’aux dents sont par dizaines sur celui-ci, en train de patrouiller sur le chemin de ronde. Les portes ainsi que la herse sont ouvertes. Jamais de sa vie, la Norse n’avait vu de telles fortifications. Des tours viennent délimiter chaque partie de cette palissade de roche.
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Plusieurs chariots rentrent à toute vitesse à l’intérieur avant de freiner brusquement. L’un des cochers s’essuie le front, mouillé comme une fontaine. L’équipage se met sur le côté avant d’être interrogé par les gardes. Elle a du mal à comprendre l’accent très aigu des hommes à moustaches, mais elle parvient à comprendre quelques mots assez proches du Reikspeil.

Cannibales. Piège. Fleur.

Les moustachus remettent leurs chapeaux à plumes sur leur tête avant de reprendre le chemin. Tous ont des regards tristes et fatigués. Ils sont tous jeunes, et pourtant ils sont plus ridés que les dunes de sable d’une plage.
Les chariots font tous des bruits métalliques, et elle aurait pu jurer qu’elle venait de voir quelque chose briller tel le soleil sous une des couvertures.

À côté de la porte, il y a une espèce d’écurie, mais elle n’entend pas le bruit de sabots ou des chevaux qui hennissent, non. À la place, des sifflements presque stridents viennent percer désagréablement ses oreilles.

Tout à coup, un homme sort avec un… un monstre ???
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Par les ancêtres, quelle horreur. Un lézard, plus gros et plus long qu’un cheval. Il se tient sur ses deux pattes arrières ? La créature paraît calme. Elle arbore une selle ainsi que des étriers.La jeune aventurière doit faire un effort conséquent pour ne pas lâcher un cri. Le licol, lui, est tenu en main par un gaillard solide avec une barbe presque aussi longue que les cheveux d’Astrid. Sa voix est sèche, presque étouffée.

Vous devez être mes deux clients j’présume. Ah tiens, j’tavais pas r’connu Starri. P’tit con va. J’vais vous guider jusqu'à vot’ destination. Pour toi, la garce, t’veux monter d’ssus où tu préfères rester pieds au sol ? Y mord que si j’le veux héhé.

Il tape sur l’épaule de la créature, qui plie ses genoux. Sa longue et puissante queue écaillée vient écarter la boue du sol un balai. Le vieillard se gratte la barbe, attendant une réponse.
Pour les fous qui désirent me rendre visite aux récifs.

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