[Eranor] Être seul dans la vaine nuit

D'épaisses jungles moites et dangereuses couvrent la totalité de la Lustrie. Peuplées de monstres énormes, de millions d'insectes pour la plupart venimeux, et d'Hommes-Lézards.

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[Eranor] Être seul dans la vaine nuit

Message par [MJ] Mestre Pongo » 27 nov. 2014, 15:25

1
En haut sur la cime
Le jardin entier est lune,
Lune d’or.
Plus précieux le frôlement
De ta bouche dans l’ombre
.
2
La voix de l’oiseau
Que la pénombre recouvre
On ne l’entend plus.
Tu marches dans ton jardin
Quelque chose, oui, te manque.
___

Chapitre I : Sur les rives de l'Ucayali
___


Le lieu dans lequel se trouvait Eranor était un lieu sombre, obscure. Le peu de lumière filtré par les interstices des murs allait se troubler dans la fumée stagnant sous le toit épais et grossier. Les braises du foyer presque mourant n'aidaient guère à la vision; leur rougeoiement intermittent, au centre de la pièce, se perdait dans l'ombre profonde de la vaste pièce sans jamais aller effleurer les murs. Seul une raie de lumière au ras du sol, à l'autre bout de la pièce, révélait une entrée.

Ou plutôt une sortie.

Eranor avait vérifié, aucun lien ne le tenait cloué à la litière brute sur laquelle il reposait. Le tas de feuilles immenses, jetées à même le sol terreux en guise de matelas, crissait doucement sous lui alors qu'il testait la liberté de ses mouvements. Son bras gauche seul, en bandeau, était limité dans ses mouvements par les bandages et la douleur. Comme par automatisme, l'elfe lança son bras d'arme en protection, sur la blessure, tandis que le mal se ranimait, fulgurant, avant de disparaître. Apparemment, il n'était pas vraiment guéri. Plutôt en rémission.

Peu à peu, ses yeux elfiques s'adaptaient au nouveau décors qui lui était proposé. Les murs, qui filtraient une lumière verdâtre, faiblarde et malaisée, étaient faits de longues plantes en tube, rigides, qu'Eranor avait déjà vu utilisé comme manche pour les armes de son combat. Le toît, pour autant qu'il puisse en juger à travers la fumée malodorante et épaisse, était fait de paille, grossièrement jetée en nasse sur une structure de bois et de bambou. Le sol était nu, l'exception d'un ou deux objets indiscernables posés sur la terre meuble, et du foyer entouré de pierrailles. Et à côté... son armure, les lanières arrachées, son heaume et son arme, symboles de son appartenance à un ordre d'élite du monde connu.

Et la pensée le frappa, fulgurante, lancinante, déchirante. Senthoï ! Où était-il ? Qu'était cet endroit ? Pourquoi l'avoir soigné lui et non Artémisia ?

Hors de son habitation de paille, de bois et de bambou, un tambour se mis à battre gravement au même rythme que ses battements de coeurs. Il était vivant, mais pour combien de temps encore?


Une chose était sûre. Seul et blessé en terre inconnue, avec pour seul avenir le combat ou la mort, Eranor se montrait enfin à la hauteur de ce qu'il avait toujours rêvé pour lui-même: la vie d'un héros de Caledor!
Et c'est reparti ;)

Avec en prime pour te féliciter de tes efforts un LEVEL UP! Félicitation, en accord avec ton RP et ton niveau, te voilà au rang 2 de la noblesse uthluane. Les dépenses d'xp ont été faites. Bonne chance pour la suite, tu en auras besoin!

PS: pour les compétences que tu veux apprendre, je vais te demander dans chaque RP qui s'y prête de glisser une phrase sur ta volonté de t'améliorer sur tel ou tel oint (exemple: travailler l'anticipation dans un combat). C'est à moi de juger le nombre de réussites nécessaires pour valider ces compétences. Voilà voilà...
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Re: [Eranor] Être seul dans la vaine nuit

Message par Eranor » 04 déc. 2014, 01:45

Des cris, des éclats de voix, un souffle et le flou du monde s’éteignant dans un noir profond, tels étaient les confuses impressions qui restaient dans l’esprit éreinté du seigneur elfique perdu sur une terre oubliée d’Asuryan. Son cœur était un tambour charriant un liquide de feu en son être à chaque battement tandis que s’éteignaient les lueurs de la vie et que s’éloignaient les exclamations féminines aux alentours. Puis, au lent rythme cardiaque du mourant, le noir s’éclaira, laissant place à un enfant grimpant le long d’un sentier rocheux.

Le vent soufflait faiblement, offrant un doux rafraîchissement en ce temps chauffé par un doux soleil cherchant à se cacher derrière les pics rocheux de Caledor. Le petit Eranor arrivait difficilement sur une large corniche d’où un arbre touffu donnait son ombre en guise de réconfort. Des exclamations infantiles l’accueillirent avec le chant des oiseaux. Alors, il partit s’asseoir à côté d’une jeune fille, adossée à l’arbre qui contemplait la vue, la plus belle du domaine disait-elle. Enchâssé entre les montagnes, la vallée en contrebas abritait un lac à l’eau cristalline reflétant les derniers rayons de la journée. Il suffisait de tourner légèrement la tête pour voir la route grimper pour atteindre le domaine des Dréanoc, reposant contre la roche. La petite fille se tourna vers son frère et le regarda droit dans les yeux. En un murmure, comme si elle avait peur de détruire la magie des lieux, elle lui susurra quelques mots auxquels l’elfe répondit d’un « Promis ».

Alors la jeune fille se changea en pierre et un bourdonnement pesant envahit l’endroit. Le réel reprit ses droits et les paupières d’Eranor s’ouvrirent dans la pénombre. Il avait encore le cœur battant et de la sueur coulait sur son cou. Tout était si flou dans son esprit qu’il ne pouvait dire s’il était en son domaine en Ulthuan ou ailleurs. Le noble elfe essaya de se mettre en position assise mais abandonna bien vite sa première tentative dans un grognement douloureux. Son bras avait été soigné mais ne s’était toujours pas remis de son combat dans la jungle.

Doucement, il parvint finalement à s'asseoir sur le tas de feuille qu'il avait en guise de lit, constatant ce qui l'entourait. Une sorte de cahute... Mais comment était-il donc arrivé là ? Les femmes qu'il avait sauvées l'avait-elles recueilli ? S'aidant des murs de bambou, Eranor se mit debout. Il se sentait faible, mais ne voulait pas l'avouer. Pas lui, non, jamais. Il se dirigea là où ses effets attendaient, touchant d'abord son plastron avant de se résigner à le laisser sur place. Avec son bras, il n'arriverait jamais à l'enfiler seul. Et puis, si l'on voulait le tuer, il serait déjà mort et non pas ici... Par fierté, il enfila tout de même son épée à sa taille, avant de se tourner violemment vers l'âtre.

Elle n'était pas là... Il avait juré de la protéger et elle n'était pas là. Eranor tourna furieusement en rend, fouillant partout pour trouver une trace de sa jeune Artemisia. Mais non, elle n'y était pas. L'elfe savait que la petite fille aurait donné sa vie pour lui, il n'avait pas le droit de la perdre, pas elle.

Alors retentirent les tambours que l'odeur nauséabonde trainant dans le sombre petit habitat du blessé lui faisait sentir le pire, sans même qu'il ne sache pourquoi. Affolé, Eranor dégaina son arme et sorti en trombe, quitte à défoncer la porte s'il le fallait, en criant « Artemisia » du mieux qu'il le pouvait. Ce fut alors qu'il se rendit compte qu'il n'avait non plus eu signe de son fidèle cheval et ce fut avec une double crainte qu'il entreprît d'affronter ce que le destin avait décidé de mettre une nouvelle fois en travers de sa route.

Eranor s'en va fouiller l'endroit l'arme au point pour retrouver trace de ses compagnons (sans son armure par contre...) et savoir à qui il a affaire. S'il trouve du monde armé sur son chemin, il ne cherchera pas la confrontation mais il risque bien de menacer ceux qui ne le sont pas (sauf s'il voit que ces personnes ne le comprennent même pas). Il se dirige vers le tambour pour commencer, on verra après s'il n'y a personne (mais ce serait bizarre là)
Modifié en dernier par [MJ] Mestre Pongo le 04 déc. 2014, 01:45, modifié 1 fois.
Raison : 5xp
Eranor Dréanoc, Voie du noble elfe (sous voie du noble)
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Lien Fiche personnage: http://warforum-jdr.com/wiki-v2/doku.ph ... or_dreanoc
Equipement :
-Plastron en plaques légère (10 protection [torse et dos], -2 HAB, -1 ATT et PAR)
-Bouclier elfique (6+1d6 dégâts, 18 parade, déstabilisant)
-Épée longue elfique (16+1d8 dégâts 13 parade)
-Heaume elfique orné d'un rubis (9 protection [tête], -1 HAB, tout adversaire se trouvant face au porteur doit relancer le jet de dégâts de son arme et garder le moins bon)
-Jambières en plaque légère (9 protection [jambes], -1 HAB)
-Brassards en acier bleu (8 protection [bras], -1 HAB)
-Gantelets en acier bleu (8 protection sur les mains [+ poignets], pas de malus)

Protection totale :
-tête : 9
-jambes : 9
-torse et dos : 10
-mains et bras : 8

Compétences :
Acuité visuelle
Autorité
Vision Nocturne
Monte (cheval)
Volonté de fer
Arme de prédilection (épée)
Alphabétisation
Éloquence
Connaissances Tactiques
Parade

Profil avec malus/bonus :
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Monture
Coursier elfique : Senthoi
http://www.freewebs.com/feywild/Elvorse.jpg
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Equipements :
-Harnais, selle et nécessaire de Toilettage
-Barde moyenne

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Re: [Eranor] Être seul dans la vaine nuit

Message par [MJ] Mestre Pongo » 04 déc. 2014, 03:46

La "porte", pauvre peau tendue en travers du chemin du héros elfe, ne lui cacha pas plus longtemps le spectacle vivant dans lequel se trouvait la cahute.
Image

a jungle. Immense, envahissante jusqu'aux abords de la vague hutte qui abritait le repos de l'elfe, elle le frappa soudain de sa moiteur étouffante. Les bruits, les bêtes, les insectes, les couleurs... un bourdonnement continu qui sauta à la gorge du noble et sembla ne plus le lâcher. Il oublia un instant ses deux compagnons disparus.

Puis le tambour frappa à nouveau.

Il fit volte face, et constata que la l'endroit d'où il était sorti était visiblement la porte arrière de la cahute. Une autre entrée, sans doute mieux scellée et dissimulée dans l'ombre et la fumée, devait mener à la place principale. Car il se trouvait en bordure de ce qu'on ne pouvait qu'appeler un village.

Sa hutte, circulaire et affaissée, étaient situé en haut d'une pente douce qui menait peu à peu vers un grand espace plus ou moins dégagé d'arbre ou de pierres. Semi-circulaire, il était peuplé par une foule bigarrée de ces guerrières qu'il avait aperçu -et aidé- lors de son combat. Le -non, les- tambours se trouvaient sur le côté de ce qu'il ne put s'empêcher d'appeler intérieurement "l'esplanade". Il y avait des guerrières qui dansaient, portant divers masques propres à terrifier n'importe quel mortel ayant connu des champs de bataille plus cléments que ceux qu'avaient traversé Eranor. Au centre, près d'un foyer d'où émergeait une fumée épaisse, une femme agitée de spasmes se mettait à hurler par intervalles réguliers, tandis que les danseuses allaient et venaient jusqu'à elle, toujours dansant. L'immense foule des autres guerrière -combien étaient-elles au juste? Cinquante, Cent ? Observaient, parfois en psalmodiant des phrases en rythme avec les percussions étranges. Certaines se tenaient sur les perrons d'autres huttes, situées elles aussi en bordure de l'esplanade. Mais ces maisons -si tant est que l'assemblage de bambou et de liane puisse mériter ce nom- étaient sur de courts pilotis, contrairement à la résidence d'Eranor.

La plupart des amazones, finalement, lui faisaient face, à cent ou deux cent mètres devant, et une dizaine de mètres en dessous. Mais nul ne semblait lui prêter attention. Certaines, captivées par le spectacle, étaient plus proches et lui tournaient le dos. Elles portaient divers pièces d'armures hétéroclites, et ces grands casques à plume qu'Eranor avait déjà pu apercevoir, et s'appuyaient sur leurs longues lance. A mi chemin, une silhouette se tenait accroupie sur la pente. Elle semblait prendre des notes, la tête enveloppée dans un capuchons très clair.
Jets de vision: 17, raté, 16, rayé, et 9 réussite

Il ne put rien distinguer à cette distance de l'individu qui se tenait là, ni des maisons perdues dans le scintillement de la lumière des jungles, mais il parvint assez distinctement à dénombrer les maisons et à repérer, parmi les Amazones qui lui tournaient le dos, celle qui par sa prestance, ses habits et sa carrure, ne pouvait qu'être la chef. Elle se tenait seule, sans arme apparente et les bras croisés. A ses pieds était une immense peaux écaillée, sur laquelle reposaient quelques objets scintillants...
Une carte, sommaire:
Image
Devant la silhouette, la croix jaune représente 5-6 guerrières. La croix jaune en bas de la colline mais à gauche de la silhouette, c'est la chef. MP si tu as des questions.
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Re: [Eranor] Être seul dans la vaine nuit

Message par Eranor » 05 déc. 2014, 17:03

Eranor s’était lancé, emporté par sa colère et par sa peur. Oui, il avait peur, tant pour son si fidèle destrier qui l’avait accompagné dans son naufrage et qui l’avait transporté tout au long de ce périple en terre aussi inconnue que sauvage que pour la jeune Artemisia, une simple enfant à ses yeux, une enfant courageuse qu’il avait promis de protéger. Mais cet élan passionné fut bien vite stoppé par ce spectacle exotique que la nature lui tendait.

La jungle, immense, profonde, pleine de couleur et de vie. Tout y paraissait différent, de ses arbres imposants à sa faune colorée en passant par cette atmosphère chaude et humide, prompte à faire suinter la sueur sur quiconque devait la traverser. C’était en ces instants que le noble seigneur de Caledor regrettait son Ulthuan natale, de ses pleines verdoyante jusqu’à ses forêts mystiques. Les yeux perdus dans l’immensité verte, l’esprit vagabondant aux rapides délices des plus beaux de ses jours.

Mais la réalité ne tarda guère à réapparaitre, chargeant à coup de tambour et déchirant les douces rêveries d’un elfe seul et perdu. Il venait de l’arrière, où un agglomérat de cabanons plus ou moins similaires à celui duquel il provenait faisait office de village. Rengainant –le coup de chaud étant passé-, l’Asur se dirigea vers le côté de sa masure, afin de trouver l’origine des tambours et à qui il devait sa survie. C’était bien les femmes qu’il avait lui-même sauvées et celles-ci étaient sans nul doute en pleine célébration. Une poignée allait et venait en dansant autour de ce qu’il appellerait un genre de shaman ou de prophétesse en transe sous l’effet d’une épaisse fumée (l’origine de l’odeur nauséabonde de la hutte primaire l’ayant recueilli peut-être). Eranor supputait que les masques difformes qu’elles portaient étaient un genre de coutume censée montrer leur rang dans une société tribale qui devait être la leur, c’était bien peu de chose à côté d’un jabberslyth de toute manière.

Pourtant, quelqu’un tranchait avec le reste de la foule de guerrières observant le spectacle des danseuses, quelqu’un habillé et encapuchonné. Eranor n’arrivait pas assez bien à la distinguer pour donner un nom ou une race à cette silhouette mais il ne put s’empêcher d’imaginer qu’il s’agissait là d’Artemisia. Il voulut la rejoindre sans plus attendre, mais il ne bougea pas. Il lui était arrivé tant de chose qu’il se méfiait de tout désormais. Ce qui se cachait derrière ce capuchon devait être la raison de sa survie, pourtant Eranor ne voulait pas s’aventurer devant lui ou elle sans plus de sureté.

Ainsi, ce fut vers celle qui devait être le chef du groupe que le noble Asur se décida à y aller. Elle savait à peu de chose après parler la langue commune et elle ne l’avait pas laissé pour mort. Étant l’autorité supposée, et non armée d’ailleurs, elle devait savoir ce qu’il était advenu de Senthoi et d’Artemisia. Et puis, ça permettrait à Eranor d’approcher l’encapuchonné pour distinguer un peu plus de chose sur lui… Longeant d’abord sa hutte pour descendre la colline sans trop se faire remarquer par celui ou celle qui écrivait tout en cherchant à le ou la détailler, l’elfe se trouva vite à quelques dizaines de mètres à peine de la femme-chef et de son trophée écailleux. Il resta immobile quelques instants, s’assurant que la chef ne soit pas prise à parti dans le rituel (ce serait bien dommage d’apparaitre et de bafouer les règles alors qu’il était censé être laissé pour mort dans la jungle).


Enfin, il rejoignit sa destination, préférant rester à côté de l’amazone silencieusement en premier lieu. Puis, il prit la parole, tâcher de ne laisser aucune trace de suffisance dans sa voix et ne quittant pas les danseuses du regard.

-Merci… Eranor laissa passer un court laps de temps avant de reprendre en jetant un ultime rapide coup d’œil en direction de l’inconnu habillé de clair. Où est la petite ? Et mon coursier ? Et pourquoi m’avoir soigné ?

D’un coup, une myriade de question s’amoncela dans l’esprit de l’Asur. Depuis combien de temps dormait-il ? Pourquoi sa hutte n’était-elle pas sur pilotis ? Avait-elle été faite rapidement pour lui ? Qui était cet être encapuchonné et pourquoi pouvait-il rester ? Pourquoi n’y avait-il aucun homme ? Que se passait-il en face de lui au juste ? Alors, Eranor tourna la tête et plongea son regard émeraude sur la sauvage maitresse du lieu.
Si je me rend compte qu'elle fait partie de la fête, bien sûr, je ne vais pas la voir, préviens-moi dans ce cas et je changerais en conséquence.
Modifié en dernier par [MJ] Mestre Pongo le 09 déc. 2014, 16:41, modifié 1 fois.
Raison : 5xp pour un total de 10xp dans l'aventure
Eranor Dréanoc, Voie du noble elfe (sous voie du noble)
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Re: [Eranor] Être seul dans la vaine nuit

Message par [MJ] Mestre Pongo » 07 déc. 2014, 13:05

Je propose cette musique (désolé pour le youtubage), pour se mettre dans l'ambiance. Je n'ai pas pu me résoudre à mettre des images qui ne me plaisaient pas, tant pis, tu seras contraint d'imaginer l'Amazone (je t'autorise à mettre des images si tu veux =P).
Supposant à la figure immobile de la jeune femme qu'elle ne participait pas au rituel, Eranor s'avança et posa ses questions.

En fait, il le fit deux fois. Une première fois à distance respectueuse, et une deuxième fois après avoir constaté que la jeune femme ne l'avait visiblement pas entendu, de bien plus près. Sans plus de succès d'ailleurs.

Elle se tenait debout, les bras croisés, les yeux sur le rituel, le cillant pas, ne bronchant pas, alors même que la clairière relativement ouverte laissait darder un soleil de plomber sur la scène curieuse qui se déroulait en son sein. Les mouvements d'Eranor, quels qu'ils furent, ne parvinrent pas, ne serait-ce qu'un instant, à lui faire détourner les yeux de la cérémonie. Immense, une étrange dague au côté de son armure de bronze, les cheveux courts et d'immenses tatouages prolongeant ses yeux, celle qui devait être la chef des Amazones gardait l'immobilité de la mort. Sauf bien sûr qu'elle était vivant, puisqu'une rafale de vent, porteuse d'un peu d'eau et de poussière, la contraint à fermer les yeux un instant.

Ils se rouvrirent aussitôt et se fixèrent à nouveau sur les danseurs, qu'ils suivaient à présent avec obstination. Eranor commençait tout doucement à se demander pourquoi elle ne la voyait pas, ni elle ne l'entendait, et surtout si cela venait d'elle... ou de lui!

Devant eux, la danse montait en puissance. Des instruments dissimulés dans les frondaisons alentours se mettaient à résonner à l'unisson des tambours. Les danseuses, prenant toute sorte de positions inhabituelles à la danse telle que le noble de Caledor la connaissait, tournaient à présent autour de la figure centrale et au bord du feu et de sa fumée. Certaines allaient à quatre pattes, d'autres bondissaient, tordaient leur cou... la figure centrale, elle, tremblait convulsivement et poussait parfois des cris déchirants, frappant faiblement un tambour de ses mains par a-coups, se retrouvant couverte de la fumée au grès du vent, puis réapparaissant se roulant à terre, visiblement en proie à la plus grande douleur. Autour d'elle, le cercle se resserrait.

Quant au public, il criait parfois, ou prenait un air assez effrayé.

Test d'intelligence: 11, raté.
Quelque chose lui semblait d'ailleurs inhabituel dans ce public. Il ne ressemblait pas aux foules habituelles du Vieux Monde, quand bien même il n'était constitué que de femmes. Impossible, pourtant, de saisir ce qui n'allait pas.

Les tambours montaient en puissance. Quelque chose n'allait pas tarder à se produire, il le sentait.

Si tu as de "petites actions" (des tests sur la chef par exemple) que tu veux faire, ou des choses à regarder, envoie par MP, ça te permettra de faire un post plus riche sans te tenir à une action, et je te dirai si cette action nécessite que tu t'arrêtes là et que tu posts
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Re: [Eranor] Être seul dans la vaine nuit

Message par Eranor » 09 déc. 2014, 20:25

Rien. Aucune réaction, aucun mouvement de lèvres ni battement de cils. Uniquement rien. C’en devenait déconcertant, si ce n’est même vexant. Dans une autre circonstance que l’actuelle quelque peu précaire, Eranor aurait fait peser son évidente supériorité sur la chef tribale pour la forcer à s’expliquer, mais il n’y avait rien d’autre à faire que ce rien en l’état actuel des choses. Société primaire de sauvage ! Partout ailleurs –ou presque- l’on considère autrement ses hôtes, surtout quand ceux-ci sont aussi élevés que l’Asur ci-présent. Que l’on n’accuse pas la race elfique d’arrogance après un tel accueil, vraiment !

Crispant sa main sur le pommeau de sa lame pour calmer ses pensées outrées tout en poussant un long soupire, Eranor s’astreint au silence en cherchant du regard un début de réponse à ses questions. D’ailleurs, combien de temps était-il resté endormi dans la hutte sombre de la colline ? Qu’importe pour le moment, ce n’était pas comme s’il pourrait obtenir satisfaction avec cette femme obstinément silencieuse. Alors, le noble elfe de Caledor laissa son regard se poser sur la foule en face de lui qui lui avait parue avoir quelque chose d’étrange sans qu’il puisse mettre un mot dessus. Et maintenant qu’il la détaillait de nouveau, ce n’était guère mieux, tout comme il ne parvenait à rien déduire du ramassis de bibelot clinquant étalé sur la peau de lézard. Et la danse continuait en face, la musique s’intensifiait et la prophétesse, ou chaman où quoiqu'elle soit d’autre convulsait de plus belle sur le sol, se roulant de douleur alors que les danseuses se rapprochaient en simulant à qui mieux mieux la douleur.

Tout ceci était des plus agaçants ! Pas de réponse, pas le moindre signe d’intérêt pour sa personne et ces rites incompréhensibles, cette musique à n’en plus finir… L’on aurait dit que tout était fait pour irriter l’elfe. Il ne lui restait qu’un ultime espoir de saisir la signification de tout ce qui se tramait sous ses yeux acérés, c’était cette silhouette au loin qui écrivait sans discontinu. Eranor n’était pas capable de deviner de qui ou de quoi il pouvait bien s’agir, mais en tout cas, le personnage écrivait dans un langage elfique. Voilà enfin la bonne nouvelle qui chassa les nuages noirs de l’esprit de l’Asur. Il y avait de forte chance que ce fut de l’eltharin, et retrouver un de ses pairs ferait on ne peut plus plaisir au pauvre naufragé qu’il était devenu. Peut-être était-ce même là l’origine de sa survie et le chemin de retour vers la belle Ulthuan.

Sans dire un mot, vexé par celle qui l’avait royalement ignoré, Eranor prit la direction du scribe encapuchonné. À cet instant, il se remit à songer à la petite Artemisia. Toujours aucune trace de la Halfing, et pourtant elle n’avait pas été blessée –ou que légèrement, les choses étaient assez floues avant qu’il ne tombe dans le coma se rendait-il compte désormais-et curieuse comme il la connaissait, elle n’aurait pas manqué ce rite bestial. Mais Eranor préférait l’imaginer tranquillement à bord d’un navire en direction de l’empire, pour la ramener chez elle, en paix et en sécurité. Peut-être était-ce là ce qui se passait, l’on avait préféré laisser sa noble personne ici pour qu’il se remette. Mais, où pouvait bien être Senthoï ? C’était un bon coursier, un animal fidèle qui avait enduré avec son maitre le naufrage et ne l’avait pas abandonné.

Ainsi, ce fut le cœur plein d’espoir qu’Eranor arriva au niveau du scribe dans sa tenue claire. Il s’accroupit à côté de lui, ne pouvant que distinguer ses longues mains dessinant les altières runes d’eltharin puis prit la parole en sa douce langue natale en se tournant vers son futur interlocuteur pour se faire une idée plus claire de celui à qui il s’adressait.


-Pardonnez-moi de vous déranger dans votre œuvre, mais je crains fort que vous ne soyez le seul à pouvoir répondre à mes questions ici. Je me présente, Eranor Dréanoc, seigneur des Cimes Stellaires, enchanté de faire votre connaissance. De mes souvenirs lacunaires, je ne tire pas grand-chose, si ce n’est que ces femmes semblaient désirer ma mort, je suppose donc que vous n’êtes pas inconnu à ma présence ici, n’est-ce pas ? Mais il y avait avec moi une jeune Halfing, enthousiaste et courageuse, peut-être sauriez-vous ce qu’il est advenu d’elle ? Et, par la même occasion, de ma monture. Dites-moi, soit dit en passant, avez-vous une idée de ce que signifie cette danse folle ?
Les « Cimes Stellaires » sont le nom que j’ai nouvellement donné au domaine des Dréanoc, si ça embête d’une quelconque manière, pas de soucis, je peux modifier ou supprimer. Ce n’est en aucun cas un nom existant en Ulthuan (pas que je connaisse en tout cas). Bien sûr, si la personne prenant des notes ne comprend pas ce que je raconte, je le répète en commun.
Eranor Dréanoc, Voie du noble elfe (sous voie du noble)
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-Plastron en plaques légère (10 protection [torse et dos], -2 HAB, -1 ATT et PAR)
-Bouclier elfique (6+1d6 dégâts, 18 parade, déstabilisant)
-Épée longue elfique (16+1d8 dégâts 13 parade)
-Heaume elfique orné d'un rubis (9 protection [tête], -1 HAB, tout adversaire se trouvant face au porteur doit relancer le jet de dégâts de son arme et garder le moins bon)
-Jambières en plaque légère (9 protection [jambes], -1 HAB)
-Brassards en acier bleu (8 protection [bras], -1 HAB)
-Gantelets en acier bleu (8 protection sur les mains [+ poignets], pas de malus)

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-tête : 9
-jambes : 9
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Re: [Eranor] Être seul dans la vaine nuit

Message par [MJ] Mestre Pongo » 13 déc. 2014, 18:33

Test de Charisme indicatif: 1, réussite critique
Le battement des tambours, le son des flûtes et les cris emplissaient l'air et le silence laissé par les paroles d'Eranor.

Il réessaya en langue commune ce qu'il avait déjà articulé en elfique, mais sans davantage de résultat.

Boum, boum... toujours les tambours, et ce capuchon, et ce silence qui se faisait entre deux cris des danseurs. Quel était ce sortilège?

Test de Sang-froid: 12, raté de 3


C'était impensable. Nul n'ignorait ainsi les usages, nul n'ignorait un noble de Caledor. Ces gens étaient sous l'effet d'un quelconque sortilège, ou formentaient une quelconque machination. pourquoi ce silence, cette inattention? Que cherchaient-ils?

A moins qu'il ne s'agisse de lui. Peut-être qu'on ne pouvait l'entendre pour une raison particulière? Peut-être qu'il n'avait pas été totalement guéri dans cette hutte, sur cette colline sans âme perdue dans la jungle. Eranor ne savait s'il fallait s'énerver ou paniquer. Jamais il n'avait connu une telle situation!

Oui, à son tour, la figure au capuchon semblait l'ignorer. Mais la main qui courrait sur la tablette continuait ses glyphes étranges mêlées aux gracieuses lettres du pays des Hauts Elfes. Elles couraient sur la tablette, escortées parfois de croquis vifs et habiles, où le noble reconnaissait sans mal les masques des danseurs, la figure centrale et ses spasmes, les traits figés dans une expression de pure horreur. Le dessin était fin, et très ressemblant. Quelques mots étaient lisibles, de là où le noble se trouvait: danse, dévoration. Et un revenait, de plus en plus gros, si bien que la dernière occurrence se lisait en lettres déformées par la hâte et la grosseur du trait.

CATATONIE.

Avec un hurlement immense et soudain, d'une voix qui n'avait rien d'humain ou même elfique, la figure centrale de la scène s'écroula au sol, comme morte, tandis que les danseur se jetaient sur elle et que les tambours frappaient un ultime coup qui résonnait sans doute à présent dans toute la jungle, à des milles et des milles d'ici. Le public, comme revenu à lui, eut un brusque cri, d'étonnement et de peur.

Eranor eut juste le temps de faire volte-face.

Test de Volonté, malus de -1 pour la perte de Sang-Froid: 10, raté de 2.
L'arme au poing, il dut pourtant se rendre à l'évidence. Personne ne semblait être en mesure de l'attaquer, et si la masse humaine et colorée qui grouillait à présent sur la forme immobile au centre de la clairière voulait dépecer sa proie, il serait bien trop loin pour prêter main-forte à qui que ce soit. Il était seul.

"Ne soyez pas joueur, Seigneur des Cimes Stellaires. Votre... épée est bien inutile dans ce genre de, hum, situation."

...

Volte-face à nouveau. La voix qui s'élevait de sous le capuchon était rauque, comme rouillée. Pourtant belle, car toutes les voix elfiques le sont, on lisait sous les hésitations et l'étrange prononciation certains accents hautains de la grande Uthluan. Eranor savait désormais avoir affaire à un elfe. Il ne rengaina pas sa lame pour autant. L'autre découvrit son capuchon.

De longs cheveux blancs sous un visage curieusement hâlé pour un elfe, c'était ce qui frappait tout d’abord. Des yeux bleus jusqu'à la cécité, ensuite. Et puis des sourcils, fins et mobiles, qui accentuaient chacune des paroles dites d'un jeu d'émotion et de suggestion.


"Je suis Thalanil d'Averlorn. Érudit, et Seigneur que de moi-même je suppose, du moins autant que les Anciens l'ont bien voulu. Bienvenue dans la fabuleuse Lustrie, noble de Caledor. Vous... posez beaucoup de questions, et je vais, hum, essayer de satisfaire. Même s'il va falloir pour cela vous apprendre d'abord à nouveau les règles de la politesse élémentaire, il me... semble."

D'un long index couvert de tâches noires, debout devant le noble, il désignait d'un air mi-sérieux mi-amusé l'épée nue du noble. De son autre main il serait sur sa poitrine la tablette étrange, tout contre sa longue tunique. Il était grand, très grand, et se tenait voûté, dominant très légèrement le Caledorien depuis sa hauteur. Une lame immense, à la poignée rude et curieusement façonnée comme Eranor n'en avait jamais vu, pendait à une ceinture de liane séchées. Impossible de lire ce qui, derrière ces yeux bleus presqu'aveugles animait cet inattendu personnage. Quelque chose clochait.

Eranor se rendit compte que c'était l'immense silence qui venait d'envahir la jungle. Les tambours s'étaient finalement tus.
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Re: [Eranor] Être seul dans la vaine nuit

Message par Eranor » 17 déc. 2014, 00:15

Les tambours, les cris et le silence fracassant de l’interlocuteur. Encore, et encore, essai après essai, c’était à se croire fou ! Qui étaient ces gens pour l’ignorer ainsi ? Encore des battements de tambour, mais que se passait-il à la fin ? Plus vite, plus fort, ne le voyaient-ils pas ? Les chants, les cris, encore et toujours, était-il encore dans un délire dû à la fièvre, abandonné à son sort au milieu de la jungle ? Avait-il fait quelque chose de mal sans que personne ne se donne la peine de lui faire une quelconque remarque ? Ou, pire, le croyait-on si peu important que l’on puisse impunément l’ignorer ? Colère noire et peur cachée en son centre et s’amplifiant avec le temps prenaient possession de son être.

Eranor voulait savoir, il voulait comprendre. Pourquoi lui refusait-on ce droit de cette manière ? Son regard exacerbé passait de la tablette où le scribe ne se décidait pas à se détacher pour sa noble personne aux danseuses humaines se refermant autour de la femme hurlant dans sa transe. Danse et dévoration. Et les tambours agaçant, et la fumée opaque, pourquoi ? Que signifiait donc tout ceci ? De plus en plus gros, de plus en plus vite, l’encapuchonné réitérait un mot : « catatonie ». Étais-ce là un rituel censé chasser la folie ? Ou bien, était-ce là un message pour le noble héros ?

Un hurlement déchirant s’éleva du centre de la petite place de ce village grotesque. Un hurlement qui rappela celui de la créature maudite qui avait essayé de massacrer Eranor et sa protégée Halfing. Un hurlement qui hérissa le poil de l’Asur et lui fit daigner son arme, comme par réflexe, prêt à affronter ce qui l’avait pourchassé jusqu’aux confins du monde. Il y eut comme une vague terrifiante qui déferla sur le public lui-même, revenant à lui aussi brusquement que l’Asur avait dégainé. Pourtant, il n’y avait rien de ce qui faisait battre à toute vitesse le cœur elfique. Nulle trace de monstre terrifiant, d’homme-bête hurlant, nulle trace d'orbe funeste protégé par une démonette cruelle. Il n’y avait qu’une masse informe d’humaine contre laquelle l’elfe devait admettre faire pâle figure, seul comme il l’était.

Enfin, une voix s’éleva de son dos, dissipant par là même les doutes et mutant la colère en un agacement profond. Le scribe était bel et bien un elfe, un Asur même. Ce personnage d’une taille impressionnante ne manquait pas de singularité, qu’il s’agisse de ses cheveux blancs ou de ses yeux que l’on aurait donnés à un aveugle sans pour autant qu’il ne le soit étant donné sa façon d’écrire ne lui demandant pas le toucher. Ce qui était tout aussi flagrant dans le portrait de ce personnage aux allures étrange était cette lame qu’Eranor était incapable de situer. Venait-elle seulement d’Ulthuan ? Il en doutait tout d’un coup. Après sa présentation, un silence se fit, presque gênant après le rythme des tambours qui animait précédemment la jungle entière. Eranor essayait de sonder son antagoniste, plongeant son regard émeraude dans les yeux bleus de l’inconnu. Sans détourner le regard, il rengaina alors son arme avant de se prononcer, visiblement agacé.


-La politesse aurait exigé que vous ne m’adressiez au moins quelques mots plutôt que de me laisser dans le flou complet et l’indifférence générale.

Eranor reprit un ton plus doux et posé avant de continuer, s’il voulait obtenir quoi que ce soit, il devrait très certainement faire preuve de tact et d’amabilité.

-Pardonnez-moi, mais je me réveille à peine dans un lieu inconnu où une sorte de rituel se déroule sans que personne ne veuille me dire un mot de ce qui se passe ni même combien de temps suis-je resté endormi. Ajoutez à cela la perte de ma protégée et de ma monture et vous comprendrez que je sois quelque peu nerveux…
Je vous avoue que je m’attendais plutôt à une femme, ces humaines ici-bas voulaient me laisser pour mort alors même que je leur avais sauvé la vie, qu’elles vous acceptent ici me paraît donc assez étonnant. Vous êtes la seule lueur que je dispose pour éclairer la situation, telle est la raison de toutes ces questions. Et j’en ai encore bien d’autres, si cela ne vous dérange pas. Mais je vous en prie, faites vite, avez-vous aperçu une Halfing ? C’est quelque chose de particulièrement important pour moi.
Modifié en dernier par [MJ] Mestre Pongo le 17 déc. 2014, 00:15, modifié 1 fois.
Raison : 5xp ; je réponds asap, sans doute jeudi à ce stade!
Eranor Dréanoc, Voie du noble elfe (sous voie du noble)
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Re: [Eranor] Être seul dans la vaine nuit

Message par [MJ] Mestre Pongo » 02 févr. 2015, 02:02

Mes excuses pour ce retard. Pourtant j'ai envie de la voir avancer, cette aventure!
L’Érudit contempla l'elfe. Était-il songeur? Ou ne savait-il pas comment lui avouer une sombre nouvelle?

"Oui, vos questions...légitimes. Je ne me rappelle pas quand j'ai parlé l'Uthluan pour la dernière fois. C'était loin. Est-elle toujours... colorée, forte... non, jolie? Oui, c'est cela. Jolie ?

Vous dites Halfing. C'est votre amie? Votre amie n'est pas là, je ne connais pas qui elle est. Elle est égarée dans la traque. Elle peut être dévorée ou morte, ou vivante. Les Anciens seuls ont décidés. Et votre destrier a fuit les lézards. C'est dommage, j'aurais aimé le... voir."


Les yeux pâles se fixaient sans émotions sur le guerrier de Caledor. Son visage ne disait rien de plus que ce qu'il avait annoncé. Mais ses mains, ouvertes sous le dépit, indiquaient qu'Eranor avait le soutien d'un être qui ne savait plus guère ce que c'était que l'empathie. La voix reprit.

"Mes excuses pour mon attitude. Je suis concentré sur le ... rituel que j’inscris sur mes... feuilles? Mais je vous écoute maintenant. Les femmes du dieu serpent ne vous écoutent pas. La sœur-mère a décidé que vous n'existez pas."

Devant l'air du noble, il haussa les épaules et s'expliqua.

"Vous causez le conflit, vous divisez. Le tuer ou le garder ? Est-il prévu ? Alors pour tuer le conflit, vous n'existez plus. On ne tue pas ce qui n'existe plus. On ne se bat pas pour lui." Visiblement,cela lui semblait d'une grande sagesse, et il hochait la tête à moitié, comme pour lui-même. Moi seul vous voit, car la soeur-mère n'a pas ce pouvoir sur moi. Les sœurs peuvent se concentrer sur le reste : l'arbre qui tue et la guerre des lézards. Elles ont bien assez souci. Et moi j'écris."

Le silence baigné du frisson d'un léger vent régnaient toujours dans la clairière. Certaines femmes s'étaient assises ou accroupies, et les chuchotements bruissaient doucement en remontant les pentes de la colline. Le feu, les danseurs, tous semblaient s'étendre léthargiquement autour du corps immobile de la femme qui avait crié. Mais nul ne s'éloignait ; il semblait que le village attendait encore, que le rituel n'était pas terminé. Eranor restait avec ses questions et ses espoirs.
Il t'es possible de m'envoyer par mp des questions, j'y répondrai directement et on peut ainsi construire un dialogue et avancer plus vite.
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Re: [Eranor] Être seul dans la vaine nuit

Message par Eranor » 21 mai 2015, 16:05

Vous n’existez pas… Quatre mots d’une simplicité infantile, mais quatre mots qui jamais ne se seraient frayé un chemin dans l’esprit du noble Asur. Vous n’existez pas… Rien qu’à se les répéter dans son esprit, ces mots provoquait un frisson dans le dos d’Eranor. C’était une chose de se savoir meurtri, perdu, d’être au bord de la mort, de regarder le mal personnifié en face de soi, mais entendre dire qu’une existence entière, avec ses péripéties et ses beautés, n’était que néant avait de quoi affecter le plus calme des Asurs.

Non. Il existait. Eranor était bien là, en ce moment même. La douleur de sa blessure était bien là, les bandages aussi. Ces femmes n’étaient que folies si elles pensaient pouvoir le laisser ainsi, invisible. Que ce soit par la force de sa lame ou la puissance de ses mots, le noble les obligerait à le voir, à l’entendre. On lui avait donné une mission, Artemisia comptait sur lui. Elle n’avait pas hésité à se jeter devant les humaines pour le protéger alors que le poison des hommes lézards coulait dans ses veines, elle n’avait pas hésité à se jeter dans les mêler au péril de sa vie pour aider l’Asur dans sa noble tâche et Eranor ne reculerait pas devant de simples et primitives humaines pour accomplir son devoir.

Mais comment faire ? Tout devient si compliqué lorsque seul un érudit aux aires distrait interagissait avec vous… Chaque réponse de l’érudit appelait une nouvelle question, mais chacune d’elles semblait rapprocher du but. L’arbre qui tue ? Qu’étais-ce donc ? La guerre contre les lézards s’interprétait aisément, surtout après ce qui l’avait conduit dans cette tribu d’amazone, mais un arbre qui tue ? Peut-être avait-ce un rapport avec la disparition d’Artemisia. C’était, du moins, un point de départ pour entamer une enquête. Et Senthoï… Ce destrier avait déjà connu la fureur des combats, il avait même survécu à un naufrage destructeur… Il ne pouvait avoir fui si facilement. Quelque chose avait dû se passer dans la jungle, mais quoi ?


-La lueur d’Ulthuan ne faiblit pas , commença Eranor, les ténèbres n’ont toujours pas réussi à étendre leurs doigts de mort sur notre continent, nos monts sont toujours aussi beaux, nos bosquets, toujours aussi féérique et nos villes n’ont rien à envier du reste du monde. Dites-moi… Vous me semblez comme… Perdu, distrait… Depuis combien de temps avez-vous quitté Ulthuan ?

Vous répondez mais n’éclairez guère , repris lasur sur un ton inquisiteur en ne laissant à son interlocuteur qu’à peine le temps de répondre. Qu’est donc ce dieu serpent ? Quels sont les tenants et aboutissants de ce rituel primitif ? Et qui est donc cette sœur-mère pour décréter que je n’existe pas ? Voile-t-elle les yeux de ses ouailles par un quelconque rituel ou n’est-ce là qu’une injonction ? Et si je n’existe pas, alors qui donc m’a amené ici et m’a soigné ? Et vous, d’ailleurs, existez-vous ?

Laissant l’érudit assimiler ce flot de questions et répondre à son aise, Eranor reprit son souffle tout en le regardant avec une aire de détermination. Il aurait ses réponses, d’une manière ou d’une autre.

-Lorsque la réalité est là, on a beau se cacher, on a beau fermer les yeux, elle est là et il faut faire avec. Bien fou est celui qui croit que la réalité se détournera de lui s’il se refuse à l’accepter et ces femmes devront se confronter à moi, quoi qu’il advienne. Parlez-moi de cet arbre qui tue, là se trouve peut-être ce que je cherche… Des hommes-lézards n’auraient pas suffi à effrayer Senthoï, et Artemisia n’avait aucune raison de disparaitre ainsi, il y a peut-être un rapport avec cet arbre…

Eranor attendit ses réponses en contemplant le rituel qui n’en finissait pas. Il savait ce qu’il devrait faire s’il n’obtenait pas satisfaction, même si ça ne lui plaisait guère.
Si tu veux intégrer des réponses dans le poste qui pourraient faire changer quelques points, surtout n'hésite pas à me le dire ! Et désolé pour le temps de réponse, concours, boulot, perte de motivation etc...
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