[Zack] Zack outragé, Zack brisé, Zack martyrisé, mais...

Norsca est un royaume inhospitalier composé de collines rocailleuses et de sombres forêts, hantées par les hivers interminables qui recouvrent le territoire de glace. Les dangers pour lesquels ce territoire est connu sont malheureusement bien réels. Les tribus de barbares et les adeptes du Chaos sont en effet nombreux au nord de la région, et attaquent fréquemment les régions sud de Norsca. Le plus grand des dangers reste malgré tout la présence des forces du Chaos en ces terres. Au nord, les serviteurs des pouvoirs dévastateurs ont rassemblé leurs hordes, composées de bêtes, de démons et d'Hommes du Nord. Ces ignobles armées se sont ensuite mises en route vers le sud, anéantissant au passage toutes les civilisations rencontrées sur leur chemin.

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[MJ] Kriegsherr
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Re: [Zack] Zack outragé, Zack brisé, Zack martyrisé, mais...

Message par [MJ] Kriegsherr » 13 janv. 2019, 01:00

Le trio de rebelles n’avait que trop traîné dans la maison du jarl. Lorsqu’ils sortirent de la bâtisse par la fenêtre arrière d’où leur sauveur était venu, le feu savamment allumé commençait déjà à se montrer au dehors, de petites langues de flammes jaunes et rouges léchant les embrasures de la fenêtre de la chambre des concubines, de l’autre côté du bâtiment. Auraient-ils le temps de s’éloigner suffisamment avant que l’alerte ne soit donnée ? Ce n’était qu’une question de temps avant que l’on ne remarque l’incendie de la longère centrale, et mieux vaudrait alors ne plus se trouver dans les parages.

L’air frais de la nuit était ponctué de clameurs venant du Sud-Est, d’où une lumière vive éclairait encore le ciel sombre. Le froid mordant saisit notre héros, mais le kislévite était habitué à de telles épreuves, et en de telles circonstances l’adrénaline qui parcourait ses veines semblait l’immuniser aux éléments. Lovisa, Zack et leur allié s’éloignaient en direction de l’Ouest, lorsque derrière eux, dans l’écurie du jarl, un cheval hennit.

Lovisa et Zack avaient envisagé d’en emporter avec eux. Mais dans le feu de l’action, ils semblaient avoir oublié ou renoncé à ce plan. De toute manière, il était maintenant trop tard pour faire marche arrière. L’absence de chevaux leur donnerait cependant un avantage dans le village : celui de la discrétion.

Les secondes s’écoulaient, lentes, angoissantes, tandis que le groupuscule progressait, courbé en deux pour que leurs silhouettes soient les plus basses et les moins visibles possible. L’itinéraire choisi était de prendre plein Ouest en restant à couvert en longeant l’arrière des bâtiments Nord, et ce jusqu’à rejoindre la palissade extérieure au Nord-Ouest. Ensuite, ils iraient plein Sud jusqu’à la façade Sud du dernier bâtiment avant la mer, toujours en restant collés aux murs des maisons. De là, ils fonceraient droit sur l’embarcadère, et si les dieux étaient avec eux, surprendraient les gardes et feraient main basse sur un navire.

L’idée était de rester cachés le plus longtemps possible, même au prix d’un important détour, afin d’éviter que le village entier rapplique, sans quoi ce serait fini d’eux. Avec leurs choix, ils ne seraient visibles que très peu de temps depuis le centre du village, mais prendraient plus de temps. Cela serait-il payant ?

Lorsqu’ils arrivèrent à hauteur des maisons Ouest, un cri d’alarme résonna. Le feu semblait plus ou moins maîtrisé au Sud-Est, et c’était maintenant celui qui s’était déclenché chez Kjell Bras-de-Bronze qui était repéré ! Il y eut quelques instants de flottement durant lesquels la panique et la désorganisation semblèrent dominer, puis, presque immédiatement, quelqu’un dût calmer la foule. Une poignée de secondes plus tard, des clameurs féroces résonnèrent. On avait du comprendre que ces deux incendies presque simultanés n’étaient pas le fruit du hasard, et sans doute le vitki avait-il compris qu’il venait de se faire rouler.

Ce fut à peu près à cet instant que le trinôme remarqua l’irruption d’un second groupe de trois personnes qui fonçaient dans leur direction depuis le mur d’enceinte. A l’instar du leur, ce trio se composait de deux hommes, deux guerriers norses en armes, et d’une femme rousse vêtue d’une épaisse robe de laine bleu foncé et de fourrures, et ressemblant étrangement à Lovisa quoique sans doute légèrement plus âgée que cette dernière. Pas un des membres du groupe de Zack ne réagit agressivement en voyant les autres, et pour cause : s’ils avaient été des ennemis, les autres auraient depuis longtemps averti le village de leur présence.

Non, au contraire, ils convergèrent et arrivèrent ensemble au coin Sud-Ouest de la dernière maison avant la mer de ce côté du village. Là, les deux groupes se saluèrent d’un bref signe de tête, car le temps n’était pas aux présentations, aux explications, ou aux palabres. Il devint évident qu’il s’agissait des fameux renforts promis par Lovisa. Ils auraient tout le temps de faire connaissance ensemble sur le drakkar, si toutefois ils parvenaient à s’en tirer en vie.

Six personnes, en tout et pour tout, dont deux femmes et deux blessés. Ce n’était guère brillant. D’autant que les fuyards s’aperçurent que Wilhelm Lutz et Kjell avaient pris en main une traque méthodique dans village avec une poignée d’hommes, tandis qu’un autre groupe était affecté à l’extinction de la longère. Ils ratissaient pour l’instant encore loin, encore concentrés sur les maisons les plus au Nord du village, autour de la longère. Sans doute n’imaginaient-ils pas l’audace du plan de Lovisa : s’emparer d’un des drakkars. Il fallait aussi admettre qu’ils ignoraient qu’elle disposait de suffisamment de complices pour pouvoir en manœuvrer un, ce qui était une chance pour ces derniers.

Mais désormais, le Tokavaleskï et ceux auxquels il avait lié son sort n’avaient plus le choix. Ils n’avaient plus qu’une issue possible : la mer. Mais s’emparer des drakkars ne serait pas chose aisée. Comme Lovisa l’avait prédit, l’on remarquait facilement dans la nuit illuminée par l’incendie de la longère quatre silhouettes sinistres qui se tenaient debout sur l’embarcadère, deux par bateau : les gardes des drakkars. L’affrontement avec eux serait inévitable. Pour le groupe des renégats, il faudrait à tout prix s’en débarrasser au plus vite. Dès qu’ils entreraient en vue de ceux qui les cherchaient, ils seraient repérés et tout le monde convergerait vers eux. Ils n’auraient alors que quelques dizaines de secondes de marge devant eux, tout au plus. Leur seule et unique chance serait d’éliminer les gardes assez vite pour larguer les amarres de l’un des navires et s’échapper avant que les renforts ennemis n’arrivent.

Ce serait un combat à 6 contre 4 et avec l’effet de surprise, certes, mais un combat où le temps jouerait contre eux. Il serait indispensable de réussir un engagement parfait pour ne pas perdre une seule seconde. Car chaque instant comptait. Les précieuses secondes perdues dans la longère du jarl allaient maintenant se payer, et chacune vaudrait son pesant de sang. Avaient-ils fait le bon choix ?

Lovisa proposa un plan d’action simple et clair, tandis qu’ils avançaient courbés en suivant la façade du bâtiment puis la ligne de la mer. Les guerriers norses intacts passeraient en premier. Ils lanceraient leurs armes de jet, des haches et des javelots, puis chargeraient dans la foulée sans attendre de voir s’ils avaient touché. Quant à Zack et aux deux rousses, ils seraient juste derrière eux et monteraient sur l’un des bateaux dès que possible pour trancher ses amarres et l’éloigner du quai. Ils n’auraient de toute façon pas le temps de chercher à saboter l’autre drakkar. Zack disposant d’un arc, il pourrait aussi ouvrir le feu à plusieurs reprises, d’abord en même temps que les hommes norses lanceraient leurs armes, puis ensuite depuis le bateau, afin d’augmenter leurs chances de l’emporter rapidement.

Bien sûr rien ne t'empêche d'agir autrement que ce que Lovisa préconise. Si tu veux faire une autre action ou attaquer de manière différente que ce qu'elle demande, sens-toi libre de l'entreprendre.

Profil mis à jour. Tu peux dépenser ton xp dans mon QG si tu le souhaites.
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Re: [Zack] Zack outragé, Zack brisé, Zack martyrisé, mais...

Message par Zack » 18 janv. 2019, 11:13

L'air libre. J'avais bien trop longtemps tardé à le rejoindre. Non pas que mes précédentes activités pyrotechniques eurent été suffisamment prolongées au point de me faire regretter la brise estivale et de l’appréhender comme un besoin... C'était le sentiment de liberté : que j'avais tant attendu ; bien qu'en l'état, il m'était survenu comme une réminiscence, une surprise ; l'instant me marqua et me rappellerait qu'à compté de ce moment : j'étais de nouveau aux portes de mon destin. Le sentiment aurait pu être plus agréable, pour sur, puisque nous jouxtions les écuries du Jarl... J’espérais avoir à ré-éprouver cette sensation de nombreuses autres fois, peut-être même, à chaque fois que j'aurais le loisir de me remémorer mon passé d'esclave, à l'exact instant, où je quitterai les songes pour revenir au présent ; la puanteur en moins, probablement.

Mais je n'avais guère le temps de m'appesantir avec des sensations, des réflexions et de la joie : qui plus est lorsque rien n'était durablement défini. Et qu'un danger, constant : lui, ne ferait que se renforcer, jusqu'à atteindre son point d'orgue: dans le voyage sans retour vers la do widzenia* ou celui qui prendrait fin à l'horizon d'un nouveau continent.

Car déjà, comme je le soupçonnais : les flammes enduisaient les murs extérieurs de leurs crépitements, menaçant par là de donner l'alerte hâtivement. Depuis l'esquisse de cette diversion, j'avais craint qu'elles agissent plus comme une alarme que pour leur but premier. Nous nous éloignâmes donc, sans effusions congratulantes, ni discussions concernant la suite de nos affaires importantes. Celles-ci avaient été durablement mises à mal, si bien que nous nous retrouvions à agir selon le plan de secours d'on, j'ignorais les cruciaux détails. Il fallait fuir ce soir, comme je l'avais espéré en premier lieu, mais était-ce là pour autant une faveur du destin ?

Il est intéressant de constater que dans de pareils cas : lorsque les faits doivent finalement se dérouler selon vos propres attentes, mais : sous les auspices d'une situation au cadre critique, ils ne provoquent alors guère de soulagement. Leurs intransigeances forcées finissant par provoquer le même trouble que s'ils n'avaient pas été souhaités.

Bien que nous nous fûmes trouvés en été, sorti de l'abri de l’arrière-cour : le froid, peu accommodant, semblait vouloir immédiatement revendiquer ses droits. Après tout : nous étions sur ses terres, et été comme hiver, en cette aire : l'on pouvait à la rigueur le taxer de clémence, mais rarement d'absence. Au risque de le courroucer, je le relayai à un rang dès plus anecdotiques. Car même son principal vassal : l'air, transportait alors de plus intéressantes informations ; ainsi, au sud-est le feu tenait toujours bon sous les assauts bruyants des habitants du village, fort de cette réjouissante corrélation; de s'en satisfaire, néanmoins à mon cœur le temps manqua, puisqu'une brusque sollicitation, provoquée par le hennissement d'un cheval vint le contracter inopportunément. Et il y en avait de quoi hennir.

La bête, ou : devait avoir senti le feu se rapprocher ; ou : était perturbée par notre présence ; mais nous ne nous attardâmes pas... J'avais proposé de quitter le village avec elles, Lovisa de les prendre sur notre embarcation, mais ni l'un ni l'autre de ces plans ne se réaliseraient. Les bestiaux représentaient donc toujours un risque, une menace même, dans le cas où : nous aurions à prendre la voile avec à notre bord de graves blessés, et, qu'il s'avérerait alors plus sage de faire escale en terres Norses, plutôt que : de braver le temps et l'océan. Peut-être alors, dans ce cas précis ces mêmes chevaux, inoffensifs, mais dociles : auraient propagé l'information et que sitôt arrivé ou peu de temps après, nous fussions traité en renégats : et piégés ; pouvais-je donc laisser courir ce risque ? que ces derniers deviennent finalement le vecteur de notre trépas? Je n'allais tout de même pas jouer avec le feu... Alors une allumette avait craqué et était partit un peu plus tôt : rejoindre quelques ballots de paille et fagots de bois, rendus bien secs après avoir survécu à l'hiver... À côté d'eux, il y avait aussi des bâches, des bûches et des instrument divers. Le feu avait de bonnes chances de prendre, ici aussi... Il détruirait probablement l'écurie, les alentours aussi, et peut-être viendrait-il s'unir à ses deux aînées pour se rendre service, mutuellement et décupler leurs voracités.

Loin de ces lueurs encore modestes ou déjà ambitieuses, nous évoluions : couvert par la nuit et l'absence dû à la première diversion. Sur ce chemin qui était le plus long possible sans pour autant devenir ridicule. Nous fûmes livrée au silence, bien que j'étais du genre à beaucoup réfléchir, je n'avais aucun mal à réunir toute mon attention lorsque la situation l'exigeait et j'avais de quoi faire, les bruits, les formes, les lumières, les odeurs mêmes et sans oublier mes propres mouvements et ceux de ceux qui m'accompagnaient étaient tous devenus des sujets d'une étude attentive sans paradoxalement être trop approfondit. Le temps évoluait lentement, le village me semblait être bien plus lugubre qu'il ne m'aurait paru autrement, peut-être ce lien trop fort que j'entretenais cette nuit avec le monde extérieur m'avait-il rendu plus perméable à Morrisleb ?

Alors que nous venions d'effectuer une sorte de petit quart de cercle le long des murs du village l'alarme fut donnée... Bien que je ne l'attendais pas vraiment, la confusion n'avait pas prit. J'avais toutefois espéré que l'autorité de Kjell aurait repris le dessus sur celle du Vitki et qu'il aurait alors tout entreprit pour préserver ses biens... Ce ne semblait pas être le cas, avais-je alors observé, tandis que mes paupières inférieures se plissaient au grès du mécontentement pour faire apparaître mon regard plus ténébreux qu'il ne l'était à l'accoutumée. Bien sûr!... L'influence du Vitki était sûrement due à de la sorcellerie, si l'on pouvait légitimement se moquer de ma naïveté (ou de mon trou de mémoire) concernant cet aspect, que penser alors des gens de ce village ? Je commençais à comprendre pourquoi et comment Lovisa avait encore des alliées, au moment même où ils firent leur apparition. Peut-être n'était-ce qu'un concours de circonstances et que mon attention n'avait pas été suffisamment affûté pour faire cette probable découverte, réminiscence, ou plutôt hypothèse, avant cela, mais je commençais alors à me demander si la chance n'était pas un peu étrangère à cet événement, et si, il n'y avait pas quelques possibilités que par ma diversion, j'avais fracturé ou détruit, au point d'en ressentir les effets : un ou plusieurs rituels ? Mon regard se posa sur la forme de l'arme de Lovisa... Qui par association, vint me rappeler ce symbole similaire qui avait été profané sur le front de l'impériale pour laisser place à celui de Willhem, qui semblait être le pictogramme relié à la dualité sexuelle dans un seul être : l'hermaphrodisme... Il y en avait peut-être de nombreux autres de ces runes... Avec des fonctions et des attributs bien différents, sur des armes, des instruments, des parchemins, des stèles, des baguettes, des animaux ou des esclaves...Et il n'était pas à exclure que certains soient dotés de propriétés magiques, d'ailleurs, la tenture de Lutz y était-elle passée ? Peu-importe, il était temps de partir : j'avais l'intuition que j'avais causée probablement plus de dommages qu'il n'y paraissait. Ce qui pouvait de prime abord passer pour un très bon point, toutefois, je ressentais naître ce sentiment irrationnel qui grandissait en moi et qui me disait que le véritable danger ici, n'était plu le Vitki et ses fidèles, ni les gardes prêts des quais, mais ce qui se trouvait sous : le village. Le résultat d'un autre sentiment dû à la libération, et si j'étais conjoncturellement concerné, il était tout à fait différent du précédent et n'avait en cela rien de réjouissant. J'espérais que j'étais devenu fou, momentanément, ou à défaut si craintif que j'avais cédé à développer une nouvelle aptitude à créer des suppositions superstitieuses sans fondements tout juste dignes d'un paysan qui connaît sa première pénurie de kvas, et en l'état, alors que je reprenais mes esprits par la respiration : j'espérais ne connaître le fin mot de cette histoire, ou celui que je lui aurais donné que lorsque nous aurions pour de bon quitté ce village et que nous serions en sécurité. Pour l'heure, je me contentais de repousser ses ondes négatives, qui étaient venues à moi chargées d'images inquiétantes. Celles-ci n'étaient pas de simples malédictions comme on en connaissait sur mes terres natales, j'avais le sentiment que quelque chose essayait de se réveiller, ou venait de le faire....

Alors que j'étais brusquement entré dans une forme d'intériorité déroutante, j'en fusse brusquement extirpé par la venue d'un petit groupe qui se dirigeait droit sur nous, à peine m'étais-je munis d'une flèche que l'on me fit signe de me détendre. J'observais ainsi calmé les nouveaux arrivants, cette petite troupe quasi-symétrique, avec une attention artificiellement redoublée par ma volonté de me détourner de mes précédentes pensées. Je crois bien que mon trouble ne m'avait pas trahi aux yeux des autres, d'ailleurs : si quelqu'un m'avait trouvé étrange, n'aurait-il pas pensé en premier lieu que cela était dû à mon visage rendu plus multicolore qu'un troupeau de mutants par les coups du Vitki, ses coups de poignard que j'avais pris çà et là ou encore à ces blessures magiques, moins visibles qui auraient pu être mieux observer si j'avais été au moins partiellement déshabillé ? Maintenant que nous étions assemblé, il serait bientôt l'heure de se battre, et tandis que j'avais gratifié les nouveaux venu d'un signe de la tête, je m'étais abstenu de sourire : non pas que pareille chose aurait pu altérer ma concentration, mais bien parce que cela ne me serait pas agréable et de plus, cela serait de par trop d'aspects comique, puisque je n'étais pas même sûr de parvenir à bien le faire, bien heureusement : tout le monde s'en fichait. Nous étions donc six : trois guerriers, une femme et deux blessés. Nous aurions chacun notre rôle à jouer dans le plan qu'avait proposé Lovisa un peu plus tard. Ce plan qui était d'ailleurs tout ce qu'il y avait de plus loufoque, non pas qu'il soit particulièrement mauvais, mais un élément n'était juste pas pris en compte : celui de la course. Celle qui aurait lieu sitôt que nous aurions quitter le port et qui ne se réglerait pas au meilleur tirage de la voile, mais au nombre de rames en action. J'avais deux choix, saborder le navire de façon plus ou moins conventionnelle, ou les convaincre de le dérober lui aussi, mais dans le meilleur des cas nous serions: trois pour piloter chaque drakkar, qui plus est avec des blessés, ce ne serait probablement pas aisé. J'avais donc décidé d'objecter à la partie du plan qui me posait problème :


" Il faut prendre les deux bateaux. Sinon ils auront tout le temps de nous rattraper. Pour cela, nous aurons besoin du moins de blessé possible voir même de l'aide de prisonniers... Concentrons notre première attaque tel que Lovisa l'a planifié avec nos armes à distance, mais sur les deux gardes du drakkar le plus proche, ou seulement sur ceux qui ont de quoi donner l'alerte, ce serait encore mieux; qu'importe s'ils survivent ; puis ordonnons aux autres de se rendre. Qu'ils abandonnent à l'instant ou qu'ils crèvent. N’arrêtons pas d'attaquer entre temps, mais épargnons ceux qui s'avouent vaincus, au moins pour inciter les autres à les suivre, au pire pour gagner du temps. Après quoi repartissons-nous. Deux voiles valent mieux qu'une."

En outre, je n'étais pas sûr de vouloir voguer avec eux jusqu'en Lustrie, car franchement qui avait-il pour moi là bàs : du chaos ? des elfes noirs? des lézards? l'espoir de rejoindre quelques colonies? Je n'en avais au final aucune idée ni envie. J'avais, il est vrai, bien réfléchit, mais par défaut, à quelques alternatives concernant la possibilité d'un allé-retour ou même à celle de m'y installer définitivement pour y livrer une dernière guerre, n'était-ce pas un bon poste avancé ? Mais tout cela était bien trop théorique, car en vérité, je ne savais pas à quoi m'attendre, si bien que je serais quand même bien intrigué par ce qu'ils auraient à me raconter sur ces terres si je leur posais des questions, ou ce que j'aurais à y découvrir si le détour n'était pas une option, mais revenons à d'autres plus immédiates concernant le plan d'attaque...

Pour celui-ci : qu'ils soient pour, qu'ils soient contre ; je m'en tiendrais si possible à mes recommandations, en l'état, il valait probablement mieux ne pas trop acculer l'ennemi pour ne pas le forcer à livrer une défense aussi désespérée que légitime ; tenter de créer la crainte, susciter la scission, voir même de l'espoir ; tel était l'angle psychique que je voulais insuffler à l'escarmouche qui attendait d'être livrée.

Ainsi, dès que ma quatrième flèche serait tirée et que je l'aurais bien réparti à l'endroit des cibles que j'aurais jugées comme étant prioritaire, je profiterais du temps de recharge pour tenir ses quelques propos -en norse- si personne parmi les miens, ne m'avait avec succès devancé:


" Lâchez vos armes, vous serez épargnés ! "

Sobre et intemporel, même si mes nouveaux compagnons préféraient le plan de la princesse il n'était pas exclu que, peut-être, l'un de nos ennemis essayerait de se rendre... Alors il connaîtrait la miséricorde ou la sensation que l'on ressent lorsque une hache vous explose la cervelle en même temps que la moitié du visage et que vous êtes sans défense ; ou que sais-je de plus inventif!

C'était bientôt l'heurt, mes inspirations et expirations devinrent aussi apaisantes que possible sans pour autant me risquer à m'affaiblir, il fallait garder l'esprit haut: j'attendais le signal de l'attaque aux côtés des autres, l'arc, probablement elfique, se banda tandis que le reste de l'arsenal autour de moi suivant ses manières faisait de même...

Tokavaleskï, Zack, Voie de l'esclave
Profil: For 11 | End 10 | Hab 11 | Cha 8 | Int 9 | Ini 9 | Att 12 | Par 10 | Tir 8 | NA 2 | PV 23/75
Lien Fiche personnage
Compétences :


• BAGARRE(A)(S): - niveau 1 : ne subit pas de malus sur son ATT et sa PAR et ses dégâts sont évalués par un jet de 1D12 points de dégâts.

• RESISTANCE ACCRUE(C): - niveau 1 : Il peut ajouter un bonus de +1/niveau sur tous ses test d'endurance.

• SANG FROID(C): - niveau 1 : Il bénéficie d'un bonus de +1/niveau sur n'importe laquelle de ses caractéristiques lors de la réalisation d'une action dans un climat de stress et de tension mentale.

• COUPS PUISSANTS(S)(A): - niveau 1 : Augmente les dégâts occasionnés à ses adversaires de + 1D3 points de dégâts.

• AMBIDEXTRIE(S): - niveau 1 : à MAJ.

• MUSCULATION(A)(S): - niveau 1 : Il se voit crédité d'un bonus de +1 lors de tous les tests de FOR et peut retrancher 1D3 points de dégâts lors d'un coup pouvant occasionner une blessure.

• FORCE ACCRUE(S)(A): Il obtient un bonus de +1 lors de tous ses test sous la caractéristique FOR.

• ANTICIPATION(S): A partir du 3ème round, cette compétence lui permet d'avoir un bonus de +1 en ATT et en PAR contre ce seul adversaire.

• Autres : Chant, Résistance au froid, Esquive et Langue Norse

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