[Balduin de Sigoyer] Main basse sur Blessay

La Bretonnie, c'est aussi les villes de Parravon et Gisoreux, les cités portuaires de Bordeleaux et Brionne, Quenelles et ses nombreuses chapelles à la gloire de la Dame du Lac, mais aussi le Défilé de la Hache, le lieu de passage principal à travers les montagnes qui sépare l'Empire de la Bretonnie, les forêts de Chalons et d'Arden et, pour finir, les duchés de L'Anguille, la Lyonnesse, l'Artenois, la Bastogne, l'Aquilanie et la Gasconnie.

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Vladimir Kergan
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Re: [Balduin de Sigoyer] Main basse sur Blessay

Message par Vladimir Kergan » 28 juil. 2016, 22:41

Le soleil se levait lentement sur le Duché Maudit du Moussillon, mais sa pâle lueur ne parvenait guère à percer la brume qui régnait perpétuellement sur le Guet-de-l'Estran et ses habitants avaient depuis longtemps appris à vivre dans ce brouillard et les vapeurs nauséabondes qui émanaient des marécages qui bordaient la palissade en bois qui entourait le fief de Sire François de Picotin, vassal du Duc Adélard de Lyonesse et oeuvrant sous les ordres de l'Abbé Childebert. Telle était la version officielle qu'entretenait le noble lyonnessois, mais la vérité était bien plus sombre, suintante de mort et de sang. Car celui qui régnait d'une main de fer sur le Guet-de-l'Estran n'était autre que Vladimir Kergan, un prédateur nocturne originaire de Sylvanie qui s'était imposé à la tête de la petite bourgade par la force après en avoir occis le seigneur et usurpé son identité, mais cela remontait déjà à deux mois et depuis cette prise de contrôle, Vladimir avait pris soin de fortifier ce qu'il considérait comme son point d'ancrage dans la guerre qui allait bientôt secouer le Moussillon. Massé au Sud du Moussillon, les troupes du Chevalier Noir s'apprêtaient à déferler sur Montfaucon, fief d'Amaury d'Amblard et probablement seul rempart avant la capitale du Duché. Mais au Nord, c'était sire Henri de Rachard qui menaçait directement les terres du Prince de la Nuit, ce pathétique nécromancien venait néanmoins de subir un revers cuisant lors de son attaque sur le Guet-de-l'Estran.

*Ton sort sera scellé avant la prochaine lune, vieil homme. Et personne ne sera en mesure de contester mon pouvoir absolu sur le Nord du Duché Maudit, une nouvelle Sylvanie naîtra et Castel Rachard en sera le berceau.* Songea le Seigneur Vampire qui se tenait debout au sommet du Donjon, son regard se portait vers l'Est et sa longue cape noire flottait derrière lui sous l'effet du vent. Bientôt, plusieurs claquements de porte résonnèrent en contrebas alors que les paysans quittaient leurs masures pour reprendre leur labeur après une nuit réparatrice. Il y avait encore beaucoup de nettoyage à faire, la bataille face aux Morts-Vivants avait causé de nombreux dégats aux bâtiments et notamment à l'auberge, là ou s'étaient terrés les Nécromanciens. Sans compter les nombreux cadavres que les paysans brûlaient avec un soin particulièrement méticuleux avant d'en disperser les cendres aux quatre vents, peu enclin à les voir se relever à nouveau pour dévorer les vivants. Plusieurs d'entre eux s'inclinèrent bien bas en voyant le Maître des lieux les observer avec attention, leur dévotion était bien plus profonde que celle qui était normalement due à un seigneur, car ils avaient été témoins de miracles. N'était-il pas l'Elu de la Dame du Lac, le Tueur de Démons ? Celui par qui ils avaient tous été sauvés d'un sort terrible ? Douce illusion que celle dans laquelle vivaient ces manants, ignorants qu'ils s'étaient eux-mêmes damnés en jurant fidélité au Prince des Ténèbres.

Vladimir quitta finalement son poste d'observation et redescendit par la trappe qui menait directement à la salle principale du Guet. La servante s'affairait déjà à dresser la table sur laquelle l'Elu prendait son petit déjeuner en compagnie de son épouse et les chevaliers qui étaient arrivés avec le dernier convoie en provenance du cordon sanitaire. Hélène de Picotin émergea de la chambre seigneuriale, son visage éclairé par son habituel sourire, l'arrivée de la jeune servante avait métamorphosée la Dame du Guet qui se plaisait à se faire bichonner comme une véritable Dame d'une cour bretonnienne. De plus, le donjon était à présent bien plus animé, notamment grâce au menestrel qui composait et jouait boléro et sonade pour le plus grand plaisir du Seigneur et de la Dame. Ce fut lorsque Vladimir et sa cour furent installés qu'un cliqueti métallique en provenance du grand escalier attira l'attention des personnes présentes, il s'agissait de Léon le Borgne, le nouvel écuyer de Vladimir rêvetu de la chemise de mailles qui avait été récupérée sur le corps du messager d'Henri de Rachard.


Une missive de l'Abbé Childebert, Monseigneur. Dit l'homme d'arme en s'avançant après que Vladimir lui ait fait signe d'approcher. Le Seigneur du Guet-de-l'Estran pris la missive qui portait le sceau de l'Abbaye de Sainte-Boisse et la déplia, son regard courant sur l'écriture fine de Childebert. Kergan se leva et jeta la lettre de l'Abbé-Chevalier dans l'âtre ou ronflait un feu de bois qui réchauffait la pièce que le froid et l'humidité parvenaient aisément à pénétrer. Les chevaliers ne lâchèrent pas le Seigneur des yeux, conscient que ce qu'il avait lu l'avait passablement contrarié, même l'enjouée Hélène de Picotin n'osa pas s'approcher de Vladimir qui finit par se tourner vers ses chevaliers, les yeux étincelants d'une colère à peine contenue.Il semblerait que l'Abbé-Chevalier ait besoin de mes services autre part, l'armée qu'il rassemble est apparemment moins vaste que prévue et il me.... demande.... de me rendre à Montford pour tenter d'obtenir un contingent d'hommes supplémentaires. Ce voyage devrait me prendre un peu plus d'une semaine. Annonça Vladimir Kergan en fixant tour à tour chaque personne présente. Qu'as-tu en tête vieillard ? Ta sainte croisade ne susciterait donc pas assez de vocations qu tu en es à quémander l'aide des autres Duchés...* Faîtes seller mon cheval. Ordonna Vladimir à l'adresse du Borgne qui s'inclina bien bas avant de disparaître dans l'escalier tandis que le Vampire prenait la direction de sa chambre pour préparer un sac et revêtir sa lourde armure de chevalier. Il glissa dans sa sacoche, son gilet en cuir bouillis et quelques vêtements de rechange avant de revêtir son Harnois qui portait encore les stigmates de son affrontement contre le Varghulf, estafilé par endroit par les longues griffes du vampire déchu. Après avoir accroché Callandor la Tueuse-de-Démons dans son dos et pris son casque à cimier noir sous le bras, Vladimir Kergan s'empara de son sac et revint sur ses pas pour retrouver la grande salle où l'attendaient les trois chevaliers qui s'étaient levés au retour de leur seigneur.

Je serai de retour dans une dizaine de jours à peu de choses près, Sire Firmin vous tiendrez le Guet en mon absence. Poursuivez l'élévation de la palissade et veillez à dire aux soldats de patrouiller les environs, je doute que sire Henri de Rachard tente une nouvelle attaque aussi prématurément mais il convient de rester prudent.

Bien sire François, il en sera fait selon vos dires, partez l'esprit tranquille. Nous ne laisserons pas prendre le Guet en votre absence, soyez en certain. Affirma le Chevalier en frappant un coup sur son plastron de fer avec son poing ganté. Kergan hocha la tête avec un air approbateur et après avoir fait ses adieux à son épouse, descendit l'escalier pour se rendre à l'extérieur ou son destrier bretonnien l'attendait , tenu par Léon le Borgne. Faîtes bon voyage, sire. la Dame vous garde. Dit l'écuyer alors que le Vampire mettait pied à l'étrier. Tous les paysans arrêtèrent leur besogne pour jeter un regard anxieux à Vladimir, apparemment peu ravis de voir partir leur si puissant protecteur. Après un dernier salut à l'adresse de son peuple, Vladimir talonna sa monture qui partit au galop vers la porte Est du Guet qui s'ouvrit pour le laisser passer. Un archer qui montait la garde au sommet de la tour en pierre qui s'élevait au milieu de la place du Guet fit sonner le cor pour saluer une dernière fois le Prince des Ténèbres qui disparu bientôt au détour d'un bosquet.

Le voyage dura plusieurs jours, mais fut certainement plus rapide que pour n'importe quel autre cavalier du fait que le Vampire ne ressentait ni la fatigue, ni la faim ni la soif. Il ne s'arrêtait que durant de courtes pauses pour permettre à sa monture de récupérer des forces. et s'abreuver à l'une ou l'autre rivière. Le paysage changeait également, Vladimir laissait derrière lui l'atmosphère marécageuse et puante du Moussillon pour des terres bien plus fertiles et accueillantes, les marécages laissaient place à des plaines verdoyantes et fertiles et la brume à un soleil bien plus clément. Le Vampire ne fit aucune mauvaise rencontre et traversa bourgs et villages sans prendre la peine de s'arrêter, soucieux d'effectuer son voyage le plus rapidement possible. Il fallu hélas se rendre à l'évidence, tout endurant qu'était Konrad, lui aussi avait ses limites, cela occasionna comme contrainte de s'arrêter dans une baronnie non loin de sa destination, le soleil dispensait ses derniers rayons orangés et le Sylvanien arrêta sa monture devant l'auberge de Blessay. S'arrêter dans un endroit assez fréquenté lui permettrait de plus de se tenir au courant des rumeurs et potins de la région, région qu'il ne connaissait guère d'ailleurs. Après avoir confié son destrier à un jeune pâlefrenier et s'être assuré qu'il serait nourri et abreuvé correctement, le Mort-Vivant poussa la porte de l'auberge, s'attirant sur lui les regards des différents marauds qui se rinçaient le gosier à grandes raçades de mauvais vins ou de choppes mousseuses.
Les bottes métalliques de Vladimir claquaient sur le sol tandis qu'il s'avançait parmis les tables, il cru entendre quelques chuchottements venant de la part de deux manants mais bientôt toutes les conversations reprirent et l'on oublia la présence du nouvel arrivant dont la tête ne disait rien à personne. La ténancière, une rousse rondeurs très prononcée et à la cheveux emmêlés s'approcha du Vampire pour lui demander ce qu'il souhaitait boire.


Combien pour un verre de vin ? Demanda sèchement Kergan en posant son regard sur son interlocutrice. 4 pièces d'argent mon bon monsieur et 10 pièces pour une chambre si vous désirez passer la nuit ici. Kergan fouilla dans sa poche et en sortit quatre écus d'argent, la chambre était inutile, dormir n'était pas dans ses projets immédiats. T'es pas au courant, Hubert ? Parait que le Baron Roland danse avec Morr et qu'une bête rôderait dans la forêt, moi jsors plus la nuit avant qu'on ne trouve cette bestiole, pas envie de finir comme le baron. La Baronne a envoyé sa dizaine de gardes protéger le village, m'est avis que c'est bien inutile, cpas des nigauds qui pourront tuer ce monstre. Dit un soudard en portant sa pinte à sa bouche, versant bien malgré lui une partie du liquide dans sa barbe poussiéreuse. Ouais, en plus le seul chevalier qui a dans ce trou perdu c'est ce troufion d'Agualbert, si c'est lui qui dvient Baron, jdonne pas cher de nos peaux. Lui répondit un autre homme avant de pousser un rot bruyant avant de se rendre compte que Vladimir l'observait par dessus son épaule, il toussa dans sa main et parla à voix basse, conscient qu'il était écouté.

La ténancière revint vers le Seigneur Vampire qui s'était attablé dans un coin sombre de la pièce pour lui apporter un gobelet rempli d'un liquide rouge carmin que le Seigneur Vampire porta à ses lèvres, son visage arborait un sourire mystérieux. Peut-être que ce voyage allait être plus intéressant que prévu finalement. L'Abbé-Chevalier Childebert ne serait pas au Guet avant deux semaines de toute manière, cela laissait le temps au Prince des Ténèbres de vaquer à des occupations plus amusantes que de servir de messager pour le compte d'un vieillard. De plus, il n'était pas souhaitable qu'Henri de Rachard soit écrasé, une armée lyonnessoise exsangue serait dans l'incapacité d'empêcher la prise de pouvoir de Vladimir Kergan dans le Nord du Moussillon. Le Seigneur de la Non-Vie se leva et sortit devant l'auberge, savourant la fraîcheur nocturne sur son visage, le vent s'engouffra dans ses longs cheveux noirs enfin libéré de leur prison de fer. Demain, il se rendrait au Château de la veuve et proposerait ses services pour anéantir la Bête qui terrorisait la région, alors qu'en réalité ses intentions étaient bien moins louables, Blessay ne serait plus jamais la même après le départ du terrible Vladimir Kergan, lui qui se complaisait dans le désespoir des mortels.

Le lendemain matin, Vladimir prit la direction du Château de Blessay. Le soleil commençait à peine à se lever mais apparemment il n'était pas le seul à se rendre à cet endroit en deuil. Un autre chevalier arriva peu avant avant lui et se prénommait Thibaut, un ancien compagnon d'arme du Baron et qui souhaitait présenter ses condoléances et ses respects à la baronne endeuillée ainsi qu'à ses deux filles. Le Seigneur Vampire fut accueillit par un vieil homme, l'intendant selon ses dires et fut invité à attendre l'arrivée de la Dame des lieux en compagnie du dénommé Thibaut, ils furent néanmoins vite rejoint par un jeune homme blond qui se révéla être Agualbert ainsi que par la fille ainée qui répondait au prénom de Mathilde. Vladimir ôta son casque à cimier pour laisser apparaître son visage aux yeux de tous et son regard croisa un instant celui de la jeune femme vers qui il fit un pas avant de s'incliner avec respect.


Ma Dame, Je suis François de Picotin, Seigneur du Guet-de-l'Estran et Vassal du Duc Adélard de Lyonesse. Permettez moi de vous présenter toutes mes condoléances pour votre père, je ne suis que de passage dans la région mais j'aurais manqué à tous mes devoirs si je n'étais pas venu présenter mes respects envers la famille d'un défenseur de notre chère Bretonnie. Qu'il repose en paix. Dit le Seigneur Vampire en se redressant alors qu'un nouvel intervenant faisait son apparition. Un jeune chevalier lui aussi, et qui n'avait pas l'air d'avoir sa langue dans sa poche. Kergan posa son regard sur lui, Balduin de Sigeoyer transpirait la jalousie et le mépris pour Agualbert, mais telle était le tempérament des jeunes coqs en présence d'une poule aux oeufs d'or. Le Seigneur du Guet-de-l'Estran laissa transparaître un léger sourire lorsque le jeune garçon s'approcha de lui pour se présenter.

Enchanté, sire Balduin. Je constate avec satisfaction que le Château n'est pas comme on le pense dépourvu de la moindre protection, contraîrement à ce que disent les marauds qu'il m'a été donné de croiser dans ce village. La tête de ce loup garou sera certainement un trophée digne des plus grands chevaliers de bretonnie et le premier haut fait d'une très longue liste pour vous. Dit doucement le Prince de la Nuit en s'avançant d'un pas vers Balduin pour lui tendre une main gantée de fer. Le loup était dans la bergerie, il ne restait plus qu'à obtenir la permission de la Baronne pour demeurer ici un certain temps, mais cela ne serait pas un problème. Personne ne pouvait se dresser longtemps contre la volonté de Vladimir Kergan.
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~ À compter de cette Nuit je suis votre Seigneur et Maître. Que vous désiriez me servir dans la Vie ou dans la Mort ne revêt que peu d'importance à mes yeux. ~
Vladimir Kergan, Seigneur de la Nuit
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Lien Fiche personnage: Ma Fiche

PVs actuels: 160/160

Apprentissage arme de prédilection: 6/8
LNs: 619 /648

Bataillons Défunts (non comptés pour les Lns): 8 Bataillons de 30 Guerriers Squelettes. 2 Bataillons de 30 Revenants. 1 Bataillon de 30 Chevaliers Noirs. Un Bataillon d'Esprits ==> (240 Squelettes en Bataillons, 60 Revenants, 30 Chevaliers Noirs et 30 Esprits)

- 8 Bataillons de Squelettes prennent: 48 LNs (16 Squelettes les contrôlant)

- 2 Bataillons de Revenants prennent: 32 LNs (4 Revenants les contrôlant)

- Bataillons de Chevaliers Noirs: 16 LNs ( 2 Chevaliers Noirs contrôlés par Cécielle des Champs d'Or ==> Commandant Cécielle)

- Bataillon d'Esprits: 12 LNs ( Deux esprits les contrôlent)

-Cécielle des Champs d'Or: 12 LNs. (Utilise 16 de ses LNs pour contrôler les deux Chevaliers Noirs qui tiennent les tambours et bannière du bataillon).

-Morbius: 20 LNs.

- 50 Zombies (Clan Keerk): 100 LNs.

- 64 Loups Funestes: 192 LNs.

-13 Esprits: 78 LNs.

- 25 Cavaliers Squelettes: 125 LNs

Troupes endormies: 95 Guerriers Squelettes, 415 Zombies, 6 Revenants, 8 Chevaliers Noirs (Contrôlés par Ishar). 1 Esprit ==> Château de la Terreur.

Troupes à relever: Malebrute, Rat-Ogre
-Objets: Chevalière de Discipline (Par +1), Bague Magnifique (Char +1), Anneau de Vivacité (Ini +1), Grand Manteau Noir, Baiser de Malfleur (Talisman Magique: Effet sur fiche de personnage)

-Armes, Armures:
- Hache en Gromril: 24+3d8, 8 points de parade. Percutant, Perforant (4)

- Faraigr: Bouclier, 20 points de parade, offre une parade gratuite.

- Serment: 25+1d20 de dégâts,10 parade, 2 mains Percutante, Lente. Enchantement : Hex vengeur, qui permet de porter une attaque supplémentaire en cas de parade réussie.

- Zheres: Sceptre de Maîtrise de la Non-Vie

-Gilet en Cuir Bouillis: 7 points de protection torse bras et dos. -1 PAR, -1 HAB, -1 ATT (Porté)

-Destrier: Nahar, Cauchemar Mort-Vivant.

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Re: [Balduin de Sigoyer] Main basse sur Blessay

Message par [MJ] The Puppet Master » 30 juil. 2016, 18:12

Comme cela avait été le cas avec le jeune Balduin de Sigoyer lors du dîner de la veille, Mathilde se montra très intéressée par le passé et les aventures antérieures de Thibault et François. Elle trouvait intéressant, notamment, de rencontrer un chevalier qui se souvienne de son futur époux lors de la bataille de Hurlemer, car il fallait bien dire que son défunt père ne lui avait pas raconté grand-chose ; c'était à peine s'il se souvenait du chevalier de l'Anayrac.
Image- ...un jeune chevalier errant tel qu'il y en avait beaucoup dans nos rangs, Dame Mathilde : le cœur débordoyant de courage et le bras vengeur. Plus souvent qu'à son tour, il se porta aux cotés des meilleurs et plus expérimentés. Et ce fut sans doute ce faisant que, la veille de l'affrontement final, il disparut -jusqu'à ce matin, je pensais qu'il avait péri-.
[/font]Ce qui semblait mettre Agualbert plutôt mal à l'aise ; son regard était sombre et il ne faisait qu'esquisser des sourires gênés lorsque sa promise se tournait vers lui pour exprimer son émerveillement à l'écoute de ses exploits guerriers.
L'aînée des de Blessay voulut également connaître tous les tenants et aboutissants de ce conflit frémissant pourtant si loin à l'ouest et demanda à celui qui disait s'appeler François de Picotin de lui en faire étalage, autant qu'il lui était possible sans trahir aucun secret, évidemment.
Après quoi, Gamelin revint dans le salon où il manquait toujours la baronne, sa fille Constance et la signora Magdalena.

Image- Excusez-moi, mes seigneurs mais il semblerait que Madame la baronne soit bien fatiguée ce matin -et on le serait à moins avec de tels événements- elle est toujours dans sa chambre et n'a pas daigné répondre lorsque j'ai toqué pour lui apporter la nouvelle de votre arrivée. Quand à la signora et Constance, je pense que cette grasse matinée inhabituelle est tout à fait à leur goût...
Image- Je n'en prends nullement ombrage. Il est tout à fait compréhensible qu'elle puisse se reposer un peu. Puis portant son attention sur Vladimir : Vous parliez tantôt d'un « loup » monsieur, quelle est donc cette histoire ?
Image- Cette bête monstrueuse, intervint l'intendant aurait tué le baron alors qu'il la chassait pour protéger la population de la seigneurie et, malheureusement, cette histoire n'en est pas une. Ce que le seigneur du Guet-de-l'Estran a ouï dire est véridique, tout le monde au château en est persuadé.
[/font]
Les Péjis sont là comme des marionnettes qui, dans l'atmosphère brûlante de leur Erpé,
oublient qu'elles n'ont que l'illusion de la liberté...

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Re: [Balduin de Sigoyer] Main basse sur Blessay

Message par Balduin » 30 juil. 2016, 21:07

Balduin serra la main tendue du Chevalier, le jaugeant des pieds à la tête. Ce pâle individu avait l'air d'un vétéran, son puissant destrier en témoignait...à moins qu'il ne l'ai volé en court de route...C'était fort possible quand on voyait le trou paumé dans lequel il venait de mettre les pieds, seul les chevaliers errant et petits seigneurs passaient par ici depuis la mort du Baron. Au moins ce pauvre bougre avait-il l'air sympathique, peut être pourrait-il même s'en faire un allié contre Agualbert...tant qu'il ne s'approcherait pas d'Absinthe de trop prêt en tout cas...

"Mes salutations, Sîr François, effectivement il y avait bien un homme prêt à défendre le château ici ! Je suis ravis de voir que, grâce à votre présence, nous puissions doubler ce nombre dès maintenant ! "

Le jeune homme détourna instinctivement son regard du chevalier afin de fixer avec un mépris non dissimulé son rival et l'abruti qui faisait son éloge....
Génial ! Il ne manquait plus que ça !! Un Agualbert bis !!! Et en plus insupportable avec ça !!!!
C'était peut être dû à sa fatigue ou même à sa paranoïa, mais Agualbert lui parut bien mal à l'aise à l'évocation de ces pseudos haut faits à la bataille d'Hurlemer...était-ce ces l'histoires..., ou l'abruti qui le complimentait qui lui faisait cet effet là... ? Peut être était-il gay?! Peut être l'homme qui lui faisait son éloge avait-il eu une aventure avec lui lors de cette fameuse expédition...son retour ici même alors qu'il tentait de charmer Mathilde ne pouvait pas plus mal tomber...cela expliquerait bien des choses ! Une autre idée tout aussi farfelue traversa un instant l'esprit du chevalier...et si Agualbert n'était pas...Agualbert ?! Après tout, les sorcières avaient tant de pouvoirs...peut être avait elle usurpée son identité afin de pouvoir échapper au bûcher...
Une sorcière travestie maintenant ! En voilà une bonne !!

Toutes ces théories ridicules lui donnaient la migraine, il avait besoin d'une pause. Au moins pouvait-il bénéficier d'un peu de répits en l'absence du vieux débris indigne de diriger ces terres. La baronne n'était étrangement pas venue faire de son cirque habituel...qui sait...avec un peu de chance, la dame du lac, bénie soit-elle, avait entendue ses prières et l'avait terrassée dans son sommeil ! Cela l'arrangerait bien, lui qui comptait convaincre la Tiléenne de l'assassiner aujourd'hui même pour venger Roland...il fallait s'en assurer, c'était certes peu probable, mais capital !Et puis dans le pire des cas, si cette vieille folle respirait toujours...peut être pourrait-il 'baptiser' le nouveau venu en lui réservant l’accueil 'bien chaleureux' propre à la baronne.

C'est donc avec le sourire mauvais de celui qui prépare un mauvais coup que Balduin proposa poliment à son compagnon d'entrer au château, imaginer la baronne réveillée inopinément faire une crise sur le Sieur de Picotain pendant qu'il se tienne à en retrait et savoure le spectacle serait des plus hilarant ! Et dieu sait qu'il avait réellement besoin d'un peu de distractions en ce moment...

"Sîr François ! Ce sera pour moi un honneur de pouvoir vous comptez parmi mes frères d'armes lors de la traque de la bête ! Au vu des dégâts qu'elle à causée, je suis sûr qu'il y aura suffisamment de gloire pour nous deux ! Inutile d'entrer en concurrence ! Néanmoins...peut être serait-il judicieux d'aller d'abord vous présentez à l'hôte de la maison...je suis persuadé, connaissant son ...caractère, qu'elle n'acceptera pas que personne ne l'ai mis immédiatement au courant de la venue d'un aussi formidable combattant que vous ! Ainsi que de ...l'autre type là...l'ami du chevalier de l'Anayrac..."

Modifié en dernier par [MJ] The Puppet Master le 31 juil. 2016, 13:15, modifié 1 fois.
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Balduin De Sigoyer, Voie de la Chevalerie Bretonnienne

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Re: [Balduin de Sigoyer] Main basse sur Blessay

Message par Vladimir Kergan » 30 juil. 2016, 22:35

Vladimir Kergan ne lâchait pas le jeune chevalier bretonnien du regard pendant que celui-ci lui présentait ses salutations et en profitait par la même occasion pour lancer une énième pique à l'adresse du dénommé Agualbert. L'impétuosité dont Balduin faisait preuve amusait énormément le Prince de la Nuit qui reconnaissait là toute la fougue et la vanité qui caractérisaient si bien les Chevaliers de Bretonnie. Des êtres imbus d'eux-mêmes, convaincu que tout leur était dû et pour la plupart sans la moindre jugeotte. Combien de temps faudrait-il encore au fiancé de Mathilde pour mettre un terme définitif à ces paroles acerbes, n'était-il pas désigné pour succéder au Baron Roland après tout ? Les lèvres du Seigneur Vampire étaient étirées en un sourire énigmatique et il se contenta d'hocher la tête avec approbation aux paroles du jeune homme avant de se détourner lentement de lui pour reporter son attention sur les autres personnes présentes et les détailler du regard en commençant par Agualbert qui paraissait particulièrement embarrassé par les paroles que prononçaient le nouvel arrivant.

Le regard du chevalier blond était devenu fuyant et s'était assombris, il ne paraissait guère fier à l'évocation d'un évènement qu'il semblait avoir très envie d'oublier. Etait-ce la honte d'avoir faillit avant la bataille finale ou bien était-ce autre chose, de beaucoup moins reluisant ? De plus il semblait encore plus mal à l'aise lorsque Mathilde de Blessay se tournait vers lui pour s'extasier des exploits de son futur époux. Le regard de Vladimir bascula d'ailleurs sur la jeune femme qui possédait de longs cheveux dorés qui lui tombaient jusqu'à la naissance des épaules, son regard était vif et son esprit débordant de curiosité. L'on voyait qu'elle avait été éduquée dans le but de devenir à terme la Baronne de Blessay et Mathilde avait une connaissance parfaite de l'étiquette. Cette dernière finit d'ailleurs par se détourner d'Agualbert pour s'approcher de celui qu'elle croyait être Sire François de Picotin pour s'adresser à lui d'un ton aimable et s'enquérir de la situation qui régnait à l'ouest de la Bretonnie, dans le Duché perdu du Moussillon.

Moussillon est un endroit oublié de la Couronne, l'on y respire les vapeurs fétides des marécages nauséabonds qui s'y étendent. Le soleil peine à percer le brume persistante qui règne sur le Duché Maudit et quand disparait le soleil, les paysans se terrent dans leurs masures pour se protéger des créatures qui rôdent dans le noir. Un sinistre individu que l'on connait sous le nom de Malbaude, le Chevalier Noir rassemble des troupes pour asseoir ses prétentions sur le Duché du Moussillon. Des mercenaires pour la plupart, mais des individus plus sinistres se sont mis à son service, des sorciers usant d'une sombre magie qui est capable de relever et d'asservir les Morts. Dit Vladimir Kergan en fixant sa jeune interlocutrice dans les yeux, il marqua une pause pour laisser à Mathilde le temps d'assimiler ces informations et poursuivit. Le Lyonesse en la personne du Duc Adélard a levé une troupe armée pour mettre hors d'état de nuire l'un des plus dangereux lieutenants de Malbaude, Henri de Rachard. Hélas, le Duc ne peut pas dépêcher assez d'hommes que pour s'assurer une victoire franche, d'ou la raison de ma présence ici, je me rendais à Montford pour demander le soutien du Duc Folcard lorsque j'ai eu ouïe dire que votre père était décédé et qu'une bête terrorisait la région. N'importe quel chevalier digne de ce nom ferait halte pour tenter d'apporter son aide à une famille en détresse, voyez.

Le Prince des Ténèbres porta la main à son cou et en tira une chaîne à laquelle était accrochée une gemme aux reflets changeants qui pulsait encore d'une magie occulte. Il s'agit du trophée que j'ai acquis au terme de mon plus grand combat, vous ne trouverez pas semblable pierre en Bretonnie, ni ailleurs. Ce cristal est l'Oeil d'En'Kareth l'Abyssal, la Terreur de Bhagar. Un Démon à la solde des Puissances de la Ruine. Dit Vladimir Kergan en présentant l'artéfact mystérieux au regard de la jeune femme avant de remettre la chaine autour de son cou alors que l'intendant revenait pour apporter nouvelles de la Baronne qui semblait avoir préféré rester sous ses draps plutôt que de venir accueillir les nouveaux arrivants, à l'instar de sa fille cadette et d'une femme dont Kergan n'avait pas encore entendu parler. Le Seigneur Vampire ne doutait pas que la Baronne refuserait l'aide d'une personne ayant combattu et vaincu une Engeance Démoniaque, de même que ses filles qui verraient en la personne du Mort-Vivant, un être suffisamment puissant que pour débarrasser la région du monstre qui y sévissait, un monstre allait disparaître pour céder sa place à une créature plus dangereuse encore.

La petite Baronnie de Blessay était en sursis, ses habitants et jusqu'à son existence dépendait à présent du bon vouloir de Vladimir Kergan et du temps qu'il allait mettre pour se lasser du jeu dans lequel il venait de se lancer. Ce dernier reporta d'ailleurs son attention sur le jeune garçon qui s'était à nouveau adressé à lui en souriant. Le Sylvanien toisa Balduin avec froideur durant une fraction de seconde avant de laisser un sourire éclaircir son visage.
La gloire, je vous la laisse volontier Sire Balduin, elle ne m'intéresse guère. Ce qui m'importe est que cette noble dame et cette baronnie retrouvent enfin la tranquillité. N'est-ce pas le plus important ? Demanda Vladimir en désignant Mathilde d'un geste de la main, sans perdre le Chevalier de Sigeoyer du regard alors que celui-ci tentait de flatter l'égo démesuré du Vampire.

Rien ne presse mon ami, laissez donc la Baronne récupérer, ses nuits doivent être particulièrement agitées ces derniers jours. Je la verrai à son réveil, il sera encore bien temps de lui parler de mes prouesses de combattant. Vladimir s'en retourna pour faire face à Agualbert, Mathilde, l'Intendant et le chevalier du Comté de Toussignac.

Qu'a t-il été mis en oeuvre pour traquer cette Bête ?
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- 8 Bataillons de Squelettes prennent: 48 LNs (16 Squelettes les contrôlant)

- 2 Bataillons de Revenants prennent: 32 LNs (4 Revenants les contrôlant)

- Bataillons de Chevaliers Noirs: 16 LNs ( 2 Chevaliers Noirs contrôlés par Cécielle des Champs d'Or ==> Commandant Cécielle)

- Bataillon d'Esprits: 12 LNs ( Deux esprits les contrôlent)

-Cécielle des Champs d'Or: 12 LNs. (Utilise 16 de ses LNs pour contrôler les deux Chevaliers Noirs qui tiennent les tambours et bannière du bataillon).

-Morbius: 20 LNs.

- 50 Zombies (Clan Keerk): 100 LNs.

- 64 Loups Funestes: 192 LNs.

-13 Esprits: 78 LNs.

- 25 Cavaliers Squelettes: 125 LNs

Troupes endormies: 95 Guerriers Squelettes, 415 Zombies, 6 Revenants, 8 Chevaliers Noirs (Contrôlés par Ishar). 1 Esprit ==> Château de la Terreur.

Troupes à relever: Malebrute, Rat-Ogre
-Objets: Chevalière de Discipline (Par +1), Bague Magnifique (Char +1), Anneau de Vivacité (Ini +1), Grand Manteau Noir, Baiser de Malfleur (Talisman Magique: Effet sur fiche de personnage)

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- Hache en Gromril: 24+3d8, 8 points de parade. Percutant, Perforant (4)

- Faraigr: Bouclier, 20 points de parade, offre une parade gratuite.

- Serment: 25+1d20 de dégâts,10 parade, 2 mains Percutante, Lente. Enchantement : Hex vengeur, qui permet de porter une attaque supplémentaire en cas de parade réussie.

- Zheres: Sceptre de Maîtrise de la Non-Vie

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Re: [Balduin de Sigoyer] Main basse sur Blessay

Message par [MJ] The Puppet Master » 31 juil. 2016, 21:13

Durant la totalité de sa narration, Mathilde de Blessay avait été littéralement pendue aux lèvres du seigneur du Guet-de-l'Estran et n'avait eu de cesse de le féliciter pour sa loyauté et son admirable dévotion à son suzerain. Elle voyait en lui ce qu'avait été feu son père et elle aurait aimé que tous les deux puissent s'être rencontrés. De son côté, le chevalier Thibault de Tournissac, également, avait écouté d'une oreille attentive tout le récit, n'en perdant pas la moindre miette.
Quoi qu'il en fut, toute cette histoire ne fut rien à côté de celle de l'Oeil d'En'Kareth, l'Abyssal : tous furent abasourdis par le fait que François de Picotin avait en sa possession, car il le lui avait arraché, le cristal d'un démon !
Agualbert avait blémi alors que le regard de Thibault s'était assombri -sans doute ce dernier avait-il entrevu la puissance nécessaire à cet exploit-, les yeux de Mathilde s'était écarquillés et sa bouche s'était entrouverte à tels points qu'elle en avait été gêné lorsqu'elle en avait pris conscience alors que le retour de Gamelin avait ramené tout le monde à des choses plus terre à terre.
Quand Balduin se montra une nouvelle fois impertinent, cette fois-ci envers le chevalier de Tournissac, le qualifiant de « type », celui-ci ne manqua pas de faire remarquer qu'il n'avait pas eu l'honneur d'avoir eu vent des exploits de celui qui osait ainsi le dénigrer. De même, il voyait d'un mauvais œil ce genre d'attitude dans la maison d'un défunt compagnon de combat.

Image- Si jamais vous décidiez de médire de moi à nouveau, sachez qu'il vous en cuira. Je ne suis pas homme à me laisser cracher sur les bottes sans rien dire, jeune homme. Peut-être avez-vous vos aises en cette demeure mais je ne vous laisserai plus me parler de la sorte.
Image- Mes seigneurs, je vous en prie, n'en arrivons pas à de telles extrémités... intervint Gamelin en tirant Balduin par le bras pour l'éloigner des autres. A quoi jouez-vous, bon sang ? commença-t-il à voix basse mais sur un ton réprobateur, Depuis votre arrivée, vous ne faites que vous faire remarquer pour vous mettre en avant alors qu'on avait convenu que vous deviez œuvrer discrètement. Je vous assure que si vous persistez, la baronne n'aura pas à vous chasser, je m'en chargerai moi-même ! Il y a bien assez de « bons chevaliers » désormais pour abattre cette bête et éclaircir cette histoire, tachez de ne point l'oublier... Suite à quoi, il retourna auprès de Thibault pour lui assurer que cet incident demeurerait sans suite.
[/font]
Quelques instants plus tard, la signora Magdalena di Castelponzone fit son apparition dans le salon, saluant les nouveaux venus à grands renforts de sourires et de manières exagérément raffinées avant d'annoncer au jeune Parravonais qu'elle était prête pour leur petite ballade dans les jardins.
Par contre, toujours pas de baronne, ni de Constance...

Pour finir, et en réponse à sa dernière question, Agualbert expliqua à Vladimir que des battues avaient été organisées sans succès : la bête était demeurée introuvable. Ce à quoi Mathilde ajouta qu'elle n'était pas non plus reparue... depuis le décès du baron.
Les Péjis sont là comme des marionnettes qui, dans l'atmosphère brûlante de leur Erpé,
oublient qu'elles n'ont que l'illusion de la liberté...

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Re: [Balduin de Sigoyer] Main basse sur Blessay

Message par Balduin » 31 juil. 2016, 23:08

François de Picotin inspirait décidément le respect, il lui avait suffit de faire preuve d'une assurance sans failles et d'arborer fièrement un stupide cailloux, probablement trouvé dans une mine de sel des environs, pour subjuguer toute l'assemblée, leurs faisant croire qu'il avait terrassé un démon...un démon ! Foutaise ! Aucun mortel ne pouvait venir seul à bout d'un démon ! Il faudrait néanmoins penser, dans le cas où sont possible putsh contre la baronnie échouait et qu'il faille anticiper 'une évacuation rapide vers Parravon', de chercher dans les mines des environs si quelques minéraux intéressant ne s'y cachaient pas. Cette tactique de drague avait l'air de plutôt bien fonctionner avec François et le chevalier comptait bien la réutiliser à son avantage à l'avenir.

L'amant D'Agualbert prit très mal l'invective du jeune Balduin et le lui fit savoir d'un ton des plus menaçant. Privé, par le refus de son compagnon, du spectacle d'une baronne en furie réveillée inopinément, il se préparait à rattraper le coup en lachant une réplique des plus cinglantes à l'importun lorsqu'un force le tira en arrière et s'interposa, c'était Gamelin. L'homme se disait agacé par le comportement du chevalier, allant même jusqu'à le menacer lui aussi...cette barronie était-elle donc uniquement peuplé un d'abrutis consanguins?!! Pas étonnant que le baron en ait eut ras le bol, il s'était probablement suicidé de désespoir ! La fatigue prenant peu à peu le dessus, le Parravonais ne comptait pas s'engager dans une joute verbale avec l'intendant et voulait en finir au plus vite, aussi se contenta-il de lui dire discrètement :

"Vous avez de drôles de façons de remercier le seul homme qui vient de risquer sa vie pour sauver la vôtre mon 'ami'...3 couronnes et des brimades, voilà le prix mérité pour avoir tenter de sauver cette Baronnie, aussi vous excuserez mes manières, Gamelin, c'est car je n'ai pas dormi hier soir. Contrairement à cet arriviste blond et son ami j'étais dehors en train d'enquêter pendant que d'autres se prélassaient bien au chaud depuis plus d'une semaine avec les filles de la baronne ! Je me préoccupe du sort du baron et des blessay bien plus que quiconque ici, et j'ai déjà appris bien des choses que vous ignorez mon ami. Je ne suis point stupide ou arrogant, le mépris que je porte à Agualbert et que je porterais à tous ces amis n'est pas anodin, pas plus que le fait qu'aucune attaque de 'monstre' n'ait été confirmée depuis l'assassinat du Baron...qui est le dernier homme à avoir vu le Baron en vie?! Qui était avec lui lors de l'attaque?! Pourquoi le monstre l'a-il épargné lui et reste désormais introuvable et pourquoi Agualbert ne fait rien pour le capturer? Et enfin, à qui profite le plus la mort du baron aujourd'hui?! Si vous saviez vous servir aussi bien de votre tête que de votre langue, intendant, vous auriez déjà résolu cet énigme depuis longtemps...car elle vous pend au nez, elle se pavane juste derrière nous, prêt à usurper le titre de celui qu'elle à assassiné !

Le chevalier salua hâtivement l'intendant avant de lancer un regard noir au Chevalier de L'aynerac., puis, reparti vers le château. Ses révélations et sa théorie, même si elles s'avéraient incorrectes, ne pourraient que semer le trouble et la confusion dans l'esprit de l'intendant, il allait se poser bien des questions après ça...au moins le chevalier aurait-il la paix pour un moment. Tandis qu'il se dirigeait vers le salon, Agualbert, avait temporairement quitter les jupes de Mathilde pour venir lécher les bottes du Sieur de Picotin, lui expliquant que des battues avaient organisées mais que la bête imaginaire n'avait pas été retrouvée....sans blague !


La Signora s'était préparée et l'attendait dans le grand salon, c'était pour l'heure son seul rayon de soleil dans ce brouillard infecte qui l'entourait. Il l'a trouvait d'ailleurs soudainement plus belle que jamais. Elle lui annonça d'une voix sensuelle qu'elle était prête et qu'ils pouvaient sortir... c'était parfait. Il allait enfin pouvoir mettre au point un plan qui le débarrasserait de la baronne et d'Agualbert. Convaincre la Tiléenne serait un jeu d'enfant car leurs intérêts convergeaient, il en était sûr !
Constance et sa mère n'étaient étrangement pas réapparue..., d'abord inquiet pour la benjamine, l'égo blessé du chevalier reprit très vite le dessus lui signifiant qu'après tout, cet abruti de Gamelin avait maintenant de "vrais chevaliers" et qu'il n'avait pas besoin de lui pour veiller à la sécurité des Blessay...ils n'avaient tous qu'à aller au diable ! Sans un mot, il reparti vers la sortie de la demeure avec la Signora à ses côtés,l'affublant au passage de son plus beau sourire...
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Re: [Balduin de Sigoyer] Main basse sur Blessay

Message par Vladimir Kergan » 01 août 2016, 22:44

Qu'il était plaisant de les voir ainsi émerveillés, ces pauvres mortels incapables du moindre exploit, si ce n'est par l'entremise de leurs divinités, faibles et nochalantes. Le Prince des Ténèbres observa Agualbert blémir à l'écoute de l'épopée extraordinaire qui lui était contée, contemplant à travers les exploits du Seigneur Vampire, sa propre médiocrité et celle de ses semblables. Telle était la condition des hommes, celle d'être emportée par les flots tumultueux de l'existence tandis que les Immortels, eux, se tiennent sur la berge, maîtres de leur propre destinée. Aux yeux nobles de la Baronnie de Blessay, Vladimir n'était déjà plus considéré comme un Chevalier ordinaire, mais ces mortels impétueux étaient encore à des éons de la vérité, incapables de saisir la chance et l'honneur d'être en présence d'un être aussi exceptionnel que Vladimir Kergan, celui qui régnerait bientôt sur le Duché Maudit du Moussillon et jetterait par le suite le gant à cette pâle nation de Bretonnie pour la puissance et la gloire de la lignée de Vlad von Carstein.

La jeune héritière semblait avoir momentanément laissée de côté le chevalier de l'Anayrac tant elle paraissait absorbée par le récit extraordinaire de Vladimir, ne prenant conscience que trop tard que sa bouche s'était entrouverte de manière quelque peu gênante. Chose dont ne s'offusqua pas pour autant le Prince des Ténèbres qui lui répondit par un sourire des plus complaisants tout en la détaillant un peu plus du regard. Il était aisé de comprendre ce qui pouvait susciter la convoitise du jeune Balduin de Sigoyer, si l'on se permettait d'occulter le titre de Baron évidemment. Sa beauté était indéniable et sa longue chevelure dorée ne faisait que ressortir ses yeux vert émeraude, qui n'étaient d'ailleurs pas sans rappeler les prunelles d'une certaine Hélène de Picotin, ou quel que soit son nom d'ailleurs. Mais à quoi ressemblerait-elle lorsque la jeunesse la quitterait ? Balduin et Agualbert la trouveraient-ils toujours attirante lorsque ses cheveux commenceraient à se ternir et sa peau à se flétrir ? Non certainement, sans doute s'enticheraient-ils de l'une ou l'autre pouliches au détour d'une bataille quelconque.

Tel serait le destin de Mathilde de Blessay, celui d'être engrossée par son époux, de sourire complaisamment devant les gens de passage au château, et de peut-être pleurer au décès d'Agualbert tout en s'observant dépérir d'hiver en hiver, quelles que soient les prières qu'elle pourrait adressée à la Dame du Lac pour être épargnée du poid des âges. Mais lui, Vladimir Kergan, était en mesure de lui accorder l'éternité. Pouvoir décider de la Vie ou de la Mort des mortels ne faisait-il pas de lui un Dieu ? Ne méritait-il pas d'être adoré en tant que tel, lui qui était capable de tels prodiges que son nom était à présent murmuré dans les forteresses des Dieux Sombres par-delà le voile de la réalité ? L'Immortel plongea son regard surnaturel dans les yeux verts de la jeune femme, ses narines s'arquèrent un instant lorsque son odorat surhumaine capta le parfum, léger et délicat, de la fille ainée de Roland de Blessay.
Une jeune femme telle que vous ne devrait pas avoir à vivre pareil tourment, qu'il s'agisse d'un Loup-Garou ou d'autre chose, je trouverai le responsable de la mort de votre père, Mathilde. Dit le Vampire d'une voix doucereuse en appuyant chaque mot qu'il venait de prononcer, la plupart des gens verrait sans doute là une promesse honnorable, mais il s'agissait là de paroles plus insidieuses, il n'avait fallut que quelques minutes à Vladimir Kergan pour attirer la jeune femme vers lui et il pouvait déjà sentir son emprise s'étendre peu à peu sur l'âme de la fille ainée du Baron.

Ce fut ce moment précis que le Chevalier de Tournissac choisit pour tancer vertement le jeune Balduin, visiblement il avait plus de cran que son frère d'arme Agualbert qui était toujours aussi amorphe depuis que Thibaut avait fait mention des péripéties de la bataille d'Hurlemer. L'intendant du Château prit sur lui de s'interposer entre les deux hommes pour écourter ce qui aurait pu se transformer en duel si l'on se fiait au tempérament trop impétueux de Balduin de Sigoyer qui fut d'ailleurs emmené à l'écart par Gamelin pour se faire réprimander par le vieil homme sous les yeux, tantôt surpris, tantôt amusés de l'assemblée. Il était à présent évident que l'attitude outrancière du jeune chevalier commençait à peser petit à petit sur ce que pouvait supporter les habitants de ce château. Vladimir tendit l'oreille et écouta les paroles, pourtant murmurées des deux hommes. Si l'oreille humaine n'était peut-être pas en mesure de saisir le sens des mots prononcés par Gamelin et Balduin, il n'en était pas de même pour l'Immortel dont les sens étaient décuplés par sa nature surnaturelle.

Le chevalier bretonnien, par ses paroles empreintes d'une grande exaspération, venait de fournir quelques informations au Prince des Ténèbres qui en savait à présent un peu plus sur les circontances de la mort de Roland de Blessay. Agualbert serait ainsi la dernière personne à avoir vu le baron de son vivant et était parvenu à échapper à la créature tant redoutée par la baronnie et ses habitants et Vladimir porta instantanément le poid de son regard sur le Chevalier de l'Anayrac. Peut-être ce benêt avait-il plus à voir avec la disparition de son beau-père qu'il ne voulait bien l'admettre. Une nouvelle arrivante fit également son apparition dans le salon, sa peau était hâlée, trahissant sa nationalité tiléenne, ou estalienne d'ailleurs. Sa démarche exagérément maniérée et ses paroles creuses ne lui attirèrent qu'un haussement de sourcils de la part du Prince des Ténèbres qui voyait là une femme à première vue sans la moindre importance le concernant, du moins à priori. Sire Balduin s'empressa de quitter la rejoindre pour partir se promener avec elle dans les jardin, laissant derrière lui ce qu'il considérait comme des ingrats.

Agualbert sortit enfin de son mutisme pour renseigner le Seigneur du Guet-de-l'Estran, selon ses dires des battues auraient été effectuées, sans résultat au vu de la situation. Mathilde de Blessay en profita pour ajouter une précision que son fiancé avait apparemment omis de mentionner mais qui était déjà connue de Vladimir. L'attaque du Baron était un cas isolé, et nul villageois n'avait rencontré la créature à ce jour, voilà qui était curieux. Vladimir croisa les mains derrière son dos et fit quelques pas, sa longue cape noire traînant derrière lui.
Tout cela me parait bien étrange, nous pouvons envisager deux hypothèses: Soit la créature a changée de territoire de chasse, mais cela me parait quelque peu improbable, la Baronnie est fragile pour l'instant, dépourvue de seigneur et la troupe de soldat me parait dérisoire que pour vraiment contraindre la bête à migrer ailleurs... Soit... Vladimir s'arrêta et fixa Agualbert de son regard pénétrant. ... C'est le Baron lui-même qui était la cible du Loup-Garou, et personne d'autre, ce qui expliquerait que le monstre n'est plus revenu. Mais peut-être serait-il souhaitable de parler de tout cela lorsque la Baronne et votre jeune soeur seront descendues, cela devrait probablement les intéresser. D'ailleurs l'heure tourne, n'est-il pas étrange qu'elles ne soient pas encore parmis nous ?

Vladimir Kergan se tourna vers Agualbert et le toisa avec un sourire carnassier, si le jeune homme avait quelque chose à se reprocher dans la mort du Baron, il était nécessaire de le découvrir le plus rapidement possible. Ainsi il deviendrait à son tour un vulgaire pantin entre les mains du Prince des Ténèbres.
Modifié en dernier par [MJ] The Puppet Master le 01 août 2016, 22:44, modifié 1 fois.
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-Armes, Armures:
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Re: [Balduin de Sigoyer] Main basse sur Blessay

Message par [MJ] The Puppet Master » 18 août 2016, 20:19

L'intendant Gamelin avait acquiescé à la remarque de Vladimir concernant la baronne et sa cadette, et il se proposa de monter à nouveau pour tenter de les réveiller. Dans le salon, le vampire resta en compagnie des deux chevaliers, Agualbert et Thibault, et de Mathilde qui semblait fascinée.
Certes Malthilde était engagée avec Agualbert, certes leur union devait être célébrée sous peu, certes elle donnait l'impression de l'aimer mais il n'en demeurait pas moins évident que l'usurpateur du chevalier François de Picotin avait un charme surnaturel auquel elle avait bien du mal à résister. La manière dont elle ne pouvait s'empêcher de le fixer ne mentait pas à ce sujet mais, en tant que Dame bretonnienne de bonne famille elle faisait son possible pour rester digne et honorable, se fustigeant intérieurement de sa légèreté.

Image- Seigneur du Guet-de-L'Estrans, pensez-vous réellement que cette bête aurait sciemment attaqué des villageois pour forcer le baron à la prendre en chasse afin qu'elle puisse le tuer ? C'est insensé, voyons ! Pour quelles obscures raisons et comment un « animal » aurait-il su agir avec autant d'intelligence pour élaborer son plan ? D'autant plus qu'il n'était pas dit que le baron, lui-même, daignât se lancer après elle. Une telle « mise en scène » aurait été soumise à bien trop de facteurs aléatoires pour finir par être couronnée de succès.
Image- Certes, la théorie du sire de Picotin n'est pas exempte de faille mais elle a le mérite de présenter l'affaire sous un angle intéressant : celui du meurtre. Et s'il y a eu meurtre, cela signifie forcément qu'il y a un meurtrier qui en retire bénéfice.
Image- Mais qui aurait eu intérêt à ce qu'il arrive malheur à mon père ? Son décès n'apporte rien à qui que ce soit dans cette maison et...
Image- Ma chère vous avez raison ; tout ceci n'est que pure fantaisie. Je suis étonné qu'un seigneur tel que vous, sire de Picotin, se soit laissé aller à de telles allégations sans fondement...
Image- Peut-être faut-il chercher plus loin que dans votre entourage, ma chère enfant. Parmi les ennemis de votre père, sans doute ; même s'il est vrai que je ne lui en connaissais aucun qui veuille sa mort. Enfin, tout ceci demeure étrange et je me mets à la disposition de votre famille, chère Mathilde, pour mettre à jour la vérité. Je dois au moins ça à un vieil ami.
Quand Gamelin revint, il était blême. Ses traits trahissaient une inquiétude grandissante et sa voix tremblait presque. Il invita tout le monde à monter car il craignait qu'il soit arrivé malheur à la baronne. Certes Marie-Louise de Blessay avait pris pour habitude de verrouiller sa porte pour la nuit mais l'absence de réponse et le fait qu'elle était toujours dans les premières personnes du château à être éveillées n'invitait guère à l'optimisme quant à ce qui se tramait.
Lorsque tous furent à l'étage, dans le couloir des chambres, Constance, encore en tenue de nuit, tambourinait à la porte de sa mère en appelant sans recevoir la moindre réponse en retour. Sa sœur vint l'étreindre et l'écarter de manière à laisser la place libre aux hommes afin qu'ils fissent le nécessaire pour d'entrer, fusse de force, dans la chambre.
Quelques coups d'épaule savamment donnés par Thibault suffirent à faire céder la porte. La pièce était plongée dans l'obscurité et le chevalier de Tournissac s'affaira à tirer les rideaux et ouvrir les fenêtres pour laisser entrer le soleil. Sa lumière révéla une scène morbide : étendue sur son lit, la baronne gisait sans vie. Les cris de Constance et Mathilde retentirent et cette dernière perdit même connaissance. Immédiatement, Agualbert se porta à son secours. Gamelin s'approcha du corps inerte marmonna une prière de recommandation à la Dame et, du bout des doigts, ferma les paupières de la défunte. L'expression de la malheureuse trahissait la souffrance.
Vladimir Kergan a écrit :
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Alors qu'il s'adressait aux chevaliers de l'Anayrac et du Tournissac, Vladimir pouvait sentir les yeux de Mathilde se poser sur lui dans un regard qui trahissait des pensées bien moins convenables que ce qui aurait du être celles d'une jeune fille de bonne famille. Combien de temps serait-elle encore en mesure de lutter contre son désir grandissant pour celui qui menaçait sa dignité, son couple et jusqu'à la Baronnie toute entière ? De cette situation, le Prince des Ténèbres en savourait chaque instant tant il voyait là la preuve indéniable que sa volonté insidieuse se frayait déjà un chemin vers le coeur et l'âme de la fille ainée de Marie-Louise de Blessay. Chaque regard que lui lançait Vladimir Kergan était source d'une gêne à peine dissimulée, la présence d'Agualbert l'aidait pour l'instant à résister au charme maléfique du Seigneur Vampire, mais bientôt Mathilde de Blessay ramperait aux pieds de l'Immortel. La voix exaspérante du Chevalier de l'Anayrac vint tirer la jeune femme de sa contemplation tandis qu'il s'adressait avec une pointe de sarcasme dans la voix à celui qu'il pensait être François de Picotin.

Vladimir tourna à nouveau son regard vers Agualbert et l'observa silencieusement alors qu'il tentait de mettre en doute les certitudes de son interlocuteur, défendant bec et ongles la certitude que la mort de Roland de Blessay n'était qu'une triste et regrettable tragédie qui n'avait pour responsable qu'un tragique, certes, accident de chasse. Le chevalier voyait-il le danger que représentait François de Picotin vis-à-vis de son union avec Mathilde de Blessay ou son désir de discréditer le vampire était-il lié à de plus sinistres pensées, il était encore trop tôt pour le dire mais Agualbert jouait, sans s'en rendre compte, à un jeu dangereux. Le Seigneur du Guet-de-l'Estran fit un pas en direction d'Agualbert en braquant son regard dans le sien, le défiant même de continuer de le regarder dans les yeux.


Peut-être devrais-je suggérer au Duc Folcart de Montford de vous compter parmi le contingent de chevaliers qui me suivront dans le Duché du Moussillon, sire Agualbert de l'Anayrac. Ainsi vous seriez à même de revoir votre définition du mot "insensé". Je pourrais vous faire voir des choses qui vous empêcheraient de dormir la nuit. La seule certitude que nous avons pour l'instant est celle de votre incapacité à résoudre cette sinistre affaire, aussi vous prierais-je de ne ne plus dénigrer mes paroles avec une incrédulité qui frise la véhémence et l'irrespect. Dit le Seigneur Vampire avec une froideur non dissimulée. La ténébreuse aura qui entourait son corps s'étendit de façon menaçante vers le Chevalier Bretonnien, qui s'il avait possédé le troisième oeil se serait probablement enfuit en courant. Ce fut à cet instant que le Chevalier du Tournissac pris la parole, ses propos étaient bien plus mesurés que celui du fiancé de Mathilde et l'on voyait là une véritable envie de ne négliger aucune piste, ce que Vladimir Kergan accueillait avec satisfaction, que quelqu'un aille dans son sens lui donnerait de la légitimité pour poursuivre ses investigations dans cette direction.
Sans doute impressionné par la puissance et la majesté pressenties chez celui qui disait être le seigneur de Picotin, Agualbert de l'Anayrac ne put, bien qu'il ne sembla pas ignorer la menace de Vladimir, répondre autrement qu'en faisant montre de soumission :
Image- Mon seigneur, je suis votre obligé... Je ne voulais certainement pas mettre en doute votre sagacité et je vous dois mille excuses. J'espère également avoir le loisir de vous prouver, mais aussi à tous ceux qui n'ont cessé de mettre en doute mon courage et mon épée, la grandeur qui est la mienne. Dès que je... Troublante hésitation. Lorsque Mathilde sera baronne, je n'aurai d'autre but que de faire prospérer son domaine en seigneur juste et bon.
Vladimir Kergan a écrit :
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Je suppose qu'avec votre aide et celle de sire Balduin de Sigoyer nous devrions à être à même de régler cette affaire avant la fin de la semaine, sire Thibault. A tout le moins si nous parvenons à maîtriser la jeunesse et l'impétuosité de ce jeune loup. Il ne nous reste plus qu'à attendre la Baronne pour l'informer de... Le Seigneur Vampire n'eu guère l'occasion de terminer sa phrase car Gamelin venait de revenir, pâle comme la mort, pour leur annoncer que Marie-Louise de Blessay ne répondait toujours pas aux multiples appels qui lui étaient lancés, et cela était de bien mauvaise augure si l'on se fiait au caractère de la veuve de Roland. Les Chevaliers et Mathilde se lancèrent précipitamment à la suite de l'intendant qui les mena à travers plusieurs couloirs et un escalier qui déboucha sur l'aile du Château ou logeait les membres de la famille de Blessay. Vladimir découvrit alors la jeune soeur de Mathilde, toujours vêtue de sa robe de nuit, entrain de tambouriner vainement à la porte de la chambre de sa mère, tentant de maîtriser le sanglot qui commençait à perler dans sa voix. Mathilde s'approcha rapidement d'elle pour la prendre dans ses bras et l'éloigner avec douceur de la porte que Thibault de Tournissac entreprit de défoncer à coup d'épaules.

Après un troisième élan, le chevalier Bretonnien parvint à faire céder la porte qui s'ouvrit avec fracas, dévoilant une pièce plongée dans l'obscurité la plus totale et terriblement silencieuse. Le Prince des Ténèbres jeta un rapide regard à Constance et pénétra à l'intérieur de la chambre alors que sire Thibault ouvrait les fenêtres et tiraient les rideaux, permettant aux rayons du soleil de pénétrer dans la pièce, ce brusque changement de luminosité fit cligner des yeux le Vampire pour qui un si brusque changement de lumière était source de désagréments. Le soleil éclaira un spectacle macabre qui provoqua les cris de Constance et une perte de connaissance de Mathilde, les deux jeunes soeurs désormais orphelines de la famille de Blessay. Agualbert s'empressa de venir en aide à sa fiancée tandis que le Seigneur Vampire se tournait vers Constance, l'empêchant par la même occasion de voir l'expression d'intense souffrance qui avait marquée définitivement le visage de la Baronne.

Vous ne devriez pas rester là, Lady Constance. Ne vous faîtes pas plus de mal que nécessaire. Dit Vladimir d'une voix douce avant de se tourner vers Agualbert pour le tancer vertement. Qu'attendez-vous donc pour les faire sortir d'ici morbleu ? Vous étiez responsable de la sécurité de ces Dames et vous avez faillit, cette tâche devrait au moins être dans vos cordes. Gronda Kergan avant de se détourner pour s'approcher de la Baronne, son regard froid se posant sur le visage tordu par la souffrance de la mère de Constance et Mathilde, avant de s'adresser au Chevalier de Tournissac et de l'Intendant. La porte de la chambre était fermée de l'intérieur comme nous avons pu le constater et il ne m'apparaît pas que la fenêtre ait été forcée. Cela nous laisse donc deux possibilités. L'empoisonnement, ou la sorcellerie. Conclu le Prince des Ténèbres en jetant un dernier regard à la défunte et en ouvrant son esprit à l'Aethyr. Tout se déroulait au meilleur de ses espérances, Marie-Louise de Blessay était décédée et l'incompétence d'Agualbert à protéger la Baronnie dévoilée. Désormais Mathilde et Constance placeraient tous leurs espoirs en lui, le Descendant de Vlad von Carstein.
Si possible, j'utilise Sens de la Magie pour déceler un reste d'une quelconque activité magique dans la pièce.
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Alors que Thibault, les bras croisés sur la poitrine et le visage grave, observait à la fois attristé et incrédule le spectacle macabre de la baronne morte dans son lit, Agualbert appela Elise à la rescousse. Le jeune chevalier, avec toute la tendresse possible, tentait de faire reprendre conscience à sa promise, baisant son front visage livide et tapotant sa main. La plus jeune des filles était, quant à elle, récupérée en pleurs par l'intendant Gamelin dans les bras de Vladimir.
Image- Quand est-ce que cesseront les malheurs de la famille de Blessay ? s'interrogea-t-il, rhétorique. D'abord, cette pauvre Mathilde qui, il y a cinq ans, perd son premier époux et l'enfant qu'elle porte de lui alors qu'elle n'a même pas trente ans ; puis le baron, mon seigneur et maître, est tué par un monstre sanguinaire et sa veuve trépasse quelques jours plus après...
Cette famille serait-elle à ce point maudite pour que La Dame laisse tant de malheur s'abattre sur ces bonnes gens ?
Il n'attendait pas vraiment de réponse et avait parlé plus pour lui que pour initier une quelconque conversation mais on sentait bien à quel point l'homme était touché par le sort qu'avait à subir la famille qui l'employait.
Elise arriva et fit irruption dans la chambre. Affolée de voir l'aînée inconsciente, elle ne put se retenir de se jeter à ses côtés pour la saisir aux épaules.
Image- Mathilde ! Mathilde, je suis là... Ca va aller. Je suis là, Mathilde.
Sans doute pris dans leur émotion, les habitués du château ne semblèrent pas relever cette soudaine familiarité de la part de la servante et Agualbert ne fit que lui demander son aide pour amener la pauvre femme dans sa chambre afin de l'étendre sur son lit.
Lorsque Gamelin eut à son tour fait quitter la pièce à Constance, Vladimir se retrouva un instant seul avec le chevalier de Tournissac. Usant alors de ses sens hors du commun il ne décela toutefois rien qui fut de nature magique dans la chambre de la morte.
Image- J'ai bien peur, monsieur, que vous n'ayez raison : la mort de la baronne ne saurait apparaître comme naturelle ; l'expression du visage de la défunte en atteste... conclut-il.
Vladimir Kergan a écrit :
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Constance de Blessay laissa libre court à son chagrin dans les bras du Prince des Ténèbres, ne se souciant guère du fait qu'elle ne connaissait en rien l'individu qui la tenait ainsi dans ses bras. Vladimir Kergan passait délicatement sa main dans les cheveux de la soeur cadette de Mathilde, réconfortant au mieux la jeune femme avant que cette dernière ne soit prise en charge par l'intendant Gamelin. Agualbert quant à lui était à genoux au côté de sa fiancée, lui tapottant la main et lui baisant le front en essayant, vainement, de lui faire reprendre connaissance. Dépassé par les évènements, le Chevalier de l'Anayrac appela l'une des servantes du manoir à la rescousse, celle-ci se prénommait Elise et semblait avoir des liens plus étroits avec Mathilde que ce qu'était normalement une relation de maître à serviteur. Personne ne sembla pourtant s'en offusquer et le Seigneur Vampire tourna son regard vers Gamelin tandis que ce dernier parlait plus pour lui-même que pour les autres personnes présentes. Le vieil intendant paraissait accablé par un fatalisme des plus étranges en énonçant une série de malheurs qui avait déjà frappée la famille des de Blessay il y a de cela quelques années.

Vladimir ne chercha pas à glâner des informations supplémentaires auprès de l'intendant pour l'instant, cela eut été inconvenant de s'enquérir d'autres détails sordides devant la détresse de la jeune Constance qui ne parvenait toujours pas à maîtriser ses sanglots qui ne faisaient que renforcer l'atmosphère déjà extrêmement tendue qui régnait dans la pièce. L'Immortel jeta un regard appuyé à Gamelin et ce dernier emmena la jeune femme à l'extérieur, suivis de près par Agualbert et Elise qui portaient la désormais Baronne jusqu'à sa chambre. Désormais il n'y avait plus que Thibault de Tournissac qui observait, les bras croisés contre sa poitrine, la dépouille de Marie-Louise de Blessay. Ce fut à cet instant que Vladimir ferma un instant les yeux et laissa son esprit malveillant percer le voile de l'Aethyr pour déceler une quelconque trace d'énergie magique mais Vladimir ne perçu aucune perturbation dans les Vents de Magie, ce qui signifiait que la mort de la Baronne avait certainement pour cause un empoisonnement, du moins c'était la thèse la plus plausible. Le Sylvanien se tourna alors vers le chevalier bretonnien pour le questionner sans détour.

Deux morts en l'espace de trois jours, il semblerait que le hasard, mais je n'y crois guère, ou que quelqu'un ait décidé de s'en prendre à cette famille pour une raison qui m'échappe encore. Il est toutefois encore trop tôt pour relier les décès entre eux. Par ailleurs, vous semblez connaître le Chevalier de l'Anayrac mieux que sa propre fiancée, parlez-moi de lui et de cette fameuse bataille d'Hurlemer. Agualbert est à ce que l'on m'a dit la dernière personne a avoir vu le Baron vivant et la seule personne à avoir vu ce fameux loup-garou, auquel je ne crois guère. Commença Vladimir Kergan en faisant quelques pas pour s'approcher du lit de la défunte avant de prendre le drap et de recouvrir le cadavre de la Baronne. Si vous voulez mon avis, sire Thibault, le meurtrier de la baronne est toujours entre ces murs et il jouit d'une grande liberté en l'absence de la garnison. Mais si je ne me trompe pas et si le meurtrier se trouve bel et bien encore ici, je l'aurai démasqué avant la fin de la journée.Dit Vladimir Kergan en adressant un sourire mystérieux au chevalier Bretonnien avant de marcher vers la porte de la chambre de la baronne. Pourriez-vous s'il vous plaît demander à tout le monde de se réunir dans le salon, je souhaiterais leur parler rapidement. Convoquez tout le monde, d'Agualbert de l'Anayrac au jardinier. Constance et Mathilde de Blessay ne sont évidemment pas concernées, mais si elles le souhaitent et que leur état le permet, elles peuvent se joindre à nous. Je vous rejoindrai d'ici une dizaine de minutes. Demanda aimablement le Seigneur Vampire avant de quitter la pièce pour se retrouver dans le couloir ou l'intendant Gamelin courait d'une chambre à l'autre pour essayer de gérer au mieux la crise qui secouait le Château.

Intendant, je souhaiterais, si vous le permettez, pouvoir rester au Château quelques jours le temps que nous découvrions le fin mot de cette histoire sinistre. Je crains pour les vies des jeunes filles de Marie-Louise de Blessay et je ne saurais m'en aller en les laissant à la merci d'un individu malfaisant. Dit Vladimir Kergan en riant intérieurement, le vieil homme ne se fit pas prier pour accepter l'aide du Prince des Ténèbres. Gamelin l'informa qu'une chambre était innoccupée et que le Vampire pouvait l'occuper le temps de son séjour à Blessay. Vladimir inclina humblement la tête et descendit dans le Hall d'entrée, là ou avait été déposée sa grande saccoche de cuir. Son encombrante armure l'empêchait en effet de manipuler les Vents de Magie à son bon vouloir, mais le gilet de cuir tout en offrant une protection décente n'empêchait pas le Seigneur Vampire de faire usage de l'entièreté de ses pouvoirs. Il remonta ensuite prestemment à l'étage pour aller déposer ses affaires dans ses nouveaux appartements qui étaient confortables, un grand lit double trônait au centre de la pièce, adossé au mur et un tapis de peau recouvrait le sol, il y avait également une armoire et un mannequin destiné à porter une armure, bien évidemmetn une large fenêtre donnait sur les jardins du domaine. Les de Blessay avaient apparemment l'habitude de recevoir des invités de marque et cela se traduisait par l'équipement adéquat qui était entreposé dans cette chambre destinée aux invités.

Après avoir défait la lanière qui retenait la Tueuse-de-Démons dans son dos, Vladimir retira sa lourde d'armure qu'il déposa sur le mannequin prévu à cet effet avant d'enfiler son gilet en cuir boullis, bien plus confortable par ailleurs que le harnois qu'il portait à son arrivée. Le Prince des Ténèbres s'avança ensuite vers la fenêtre qu'il ouvrit en grand, laissant entrer la lumière du soleil dans la pièce.
Détourne ton regard brûlant de ces lieux, cette demeure appartient désormais à la Nuit et aux Ténèbres. Je vais plonger ce Château et le village dans l'Obscurité car c'est là mon univers, celui ou je règne en maître incontesté sur les Vivants et les Morts. Dit Vladimir Kergan en levant ses bras vers le Ciel, sa longue cape noire secouée par une bourasque de vent aussi soudaine que violente. La puissance funeste du Prince des Ténèbres commença à se déployer au-dessus du Château et bientôt de sombres nuages se massèrent dans les Cieux, masquant le soleil et plongeant Blessay dans une obscurité inquiétante. Mais bientôt un éclair innattendu déchira la voûte céleste suivi de près par un roulement de tonnerre qui provoqua le départ d'une volée d'oiseaux depuis la cîme des arbres de la forêt de Blessay.

Vladimir Kergan commença à psalmodier des paroles incompréhensibles pour le commun des mortels mais qui concentrèrent les Vents de Magie autour de lui, attendant que l'Immortel les empoigne de son esprit pour les fasconner selon sa volonté. Grâce à cette magie primaire mais ô combien efficace, le Seigneur de la Non-Vie serait capable de déceler la vérité du mensonge dans la bouche de ses futurs interlocuteurs, le coupable allait se révéler aux yeux de Vladimir sans même s'en rendre compte et son destin serait dés lors entre les mains du Mort-Vivant.

J'utilise mon don du sang: Appel de la Foudre pour conjurer un Orage. Je t'envois la définition ici: Une fois par jour, sous test d'INT, le vampire peut appeler un terrible orage, même si le ciel est bleu et le temps parfaitement calme. La dépression rend tout vol impossible et impose un malus au tir de -2. L’orage protège le vampire des affres du soleil dans un rayon de 1,5 km. Si le vampire est tué l’orage se lève aussitôt. Dans le cas contraire, il dure un nombre d’heures égale à votre INT/2. Je lance également le sort "Vérité" qui me permet de discerner la vérité du mensonge. Le sort dure 1d10+11 minutes. Vladimir descend ensuite au salon pour rejoindre les autres.

PS: J'ai considéré vu que j'ai le temps de le lancer autant de fois que je veux que j'ai réussi d'office l'Appel de la Foudre. Pour le sort ça par contre rien n'est sûr, donc je n'ai rien dit de ce côté là.
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Le chevalier, releva la tête et jeta un rapide coup d’œil en direction de la porte. Sans doute désirait-il s'assurer que ses paroles ne seraient pas entendues hors de la chambre, car, il s'avança ensuite vers Vladimir et ponctua sa démarche d'un lourd soupir avant de lui répondre.
Image- Ma foi, mon seigneur, je dois bien avouer avoir enjoliver le souvenir que j'avais du chevalier de l'Anayrac pour ne pas l'incommoder devant sa promise et sous le toit qui m'accueillait alors. Comprenez qu'un bon chevalier se doit d'honorer ses hôtes en toutes circonstances et c'est ce que j'ai fait tantôt.
Il soupira une fois de plus avant de poursuivre.
A l'époque, ce n'était qu'un jeune chevalier errant comme nous l'avons tous étaient à nos débuts : aveuglés bien trop souvent par les promesses d'une renommée sans égale et les richesses qui en découlent. Je ne peux le blâmer, vous vous en doutez. Néanmoins, là où beaucoup surent garder la tête froide et les idées claires, il était évident qu'Agualbert n'était mû que par la volonté d'une ascension sociale rapide basée sur quelque exploit guerrier. La bataille de Hurlemer était un tremplin idéal pour lui, vous en conviendrez. Pour autant, il n'était pas téméraire et savait s'entourer. Toujours il chevauchait au flanc des meilleurs chevaliers, non pour partager leur gloire mais bel et bien pour se prémunir du danger, vous pouvez me croire. Je l'ai eu à mes côtés à deux ou trois reprises et je m'en suis bien vite rendu compte. En effet, j'ai plusieurs fois observé à quel point il prenait grand soin de « porter assistance » à ses pairs afin de ne jamais avoir à ferrailler seul contre ses adversaires. Je lui en avais d'ailleurs fait la remarque à la veille de l'affrontement qui devait nous octroyer la victoire, suite à quoi je ne l'ai plus revu jusqu'aujourd'hui. Il était parti courroucé et pestant qu'il valait aussi bien sinon mieux que nous tous réunis. Il prétendait pouvoir défaire la sorcière seul. J'avais à l'époque supposé qu'il s'en était allé jusqu'au repaire de cette dernière avec l'idée de s'y introduire pour la capturer et avait été tué ce faisant. Je comprends, maintenant, qu'il avait dû fuir afin de ne pas se couvrir de honte quand tout le monde l'aurait démasqué.
Tout à coup, Thibault sembla comprendre le but des questions du vampire.
Vous… Vous ne pensez tout de même pas qu'Agualbert a quelque chose à voir dans toute cette sordide histoire, mon seigneur ? Qu'aurait-il eu à gagner en tuant le baron et la baronne alors qu'il allait épouser leur fille aînée et prendre sous peu leur succession ?
Auriez-vous quelque don de divination ou votre intelligence surpasserait-elle à ce point la nôtre que vous puissiez parvenir à démasquer un gredin en si peu de temps ?
demanda-t-il, interloqué.
Malheureusement, je ne suis qu'un simple chevalier errant et je suis bien incapable de suivre les méandres de vos raisonnements. Quoi qu'il en soit, mon seigneur, je serai votre obligé si ce que vous avancez s'avère exact, car le baron de Blessay était de mes bons amis et je ne saurai souffrir que son assassin puisse musarder impunément en sa demeure !
Permettez-moi donc de vous assister jusqu'à ce que justice soit faite, monsieur de Picotin,
termina le chevalier de Tournissac.
Suite à quoi, il s'inclina humblement pour marquer son approbation à mettre en œuvre les recommandations de Vladimir et sortit pour réunir tout le monde comme il l'avait demandé.
Quelques minutes plus tard, la plupart des habitants du château avaient répondu à l'appel et, dans le grand hall, attendaient avec anxiété que leur soient énoncées les raisons d'un tel cérémonial.
Ce fut alors que Balduin de Sigoyer et la signora Magdalena di Castelponzone se joignirent à la partie.
Image- Et bien, que se passe-t-il, ici ? Nous avons manqué quelque chose ? demanda la Tiléenne avec désinvolture.
Elle ignorait encore à quel point, elle était dans le vrai en posant une telle question...
Les Péjis sont là comme des marionnettes qui, dans l'atmosphère brûlante de leur Erpé,
oublient qu'elles n'ont que l'illusion de la liberté...

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Re: [Balduin de Sigoyer] Main basse sur Blessay

Message par [MJ] The Puppet Master » 18 août 2016, 20:55

Dès qu'ils furent seuls tous les deux, Magdalena fit son petit numéro de charme au jeune chevalier, ne cachant pas son attirance pour lui.
Image- Et bien, mon jeune ami, je mentirais si je vous disais que je n'avais guère été vexée lorsque vous m'avez éconduite hier soir. commença-t-elle avec un sourire espiègle, Néanmoins, j'espère qu'il n'en sera pas de même aujourd'hui et que vous ne m'avez pas emmenée en ballade pour vous contenter d'admirer le… paysage. Elle arborait un décolleté pigeonnant mettant en avant ses magnifiques « attributs » et jouait avec son ombrelle. Il va falloir vous faire pardonner...
Le jardinier était là aussi à biner un parterre de fleurs afin d'en aérer le sol tout en le débarrassant des mauvaises herbes.
Balduin a écrit :
Image
N'aillant nullement envie de partager sa conversation avec le jardinier ou tout autre personne aux oreilles indiscrètes, le chevalier entraina la Tiléenne à l'écart, à plusieurs centaines de mètres du château prêt de l'orée d'un petit bois... Après quoi, tout en lui prenant délicatement la main, il commença son petit jeu du chat et de la souris...

"Ma douce et tendre...j'ai envie de vous..., mais je ne voudrais pas salir la mémoire de Rolland durant le deuil..., vous étiez sienne après tout...je dois reconnaitre que vous êtes la femme la plus charmante qu'il m'aie été donné de voir ici, et je suis sûr que nous pourrons faire plus amples connaissance sous peu..."

Tout en disant ces mots, la main du chevalier descendit d habilement vers ces hanches...pour remonter ensuite un peu plus haut dans un endroit des plus intimes..il n'y resta cependant qu'une poignée de secondes.

"Magdalena.. je m’inquiète pour vous...la baronne, elle... je crois qu'elle est impliquée dans le meurtre de Sieur Rolland, elle et son laquais Agualbert ont probablement tout orchestrés, cet abruti espère devenir ainsi le nouveau baron, et je crains que votre vie ne soit, de fait, mise en danger...

Je suis sûr que Sieur Rolland voulait le meilleur pour vous, tout comme je le veux...mais nous ne pouvons nous permettre de baisser notre garde maintenant, nous allons devoir sauver, ensemble, cette baronnie des félons infectes qui s'y dissimule ! Après quoi, ma douce et tendre...pourrions nous sûrement avoir bien plus qu'une simple aventure...votre place était, est, et devrait restée dès à présent avec moi, dans la chambre de Feu Rolland...en tant que baronne..."


Balduin scruta attentivement les réactions de la tiléenne, prêt à agir en conséquence..., il était probablement très imprudent, voir dangereux, de lui proposer un tel arrangement, c'était un coup d'état à peine voilée, mais il était acculé au pied du mur, et le risque en valait la chandelle, de plus...la Tiléenne était réellement en danger de mort à ces yeux, et pourrait difficilement refuser une fin aussi heureuse...qui les propulseraient tout les deux au sommet du pouvoir.
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La belle Tiléenne ne manqua pas de marquer sa surprise quant à la proposition du jeune Balduin de Sigoyer. Néanmoins, sachant la fragilité de sa position au sein de la baronnie, sa réponse fut sans équivoque :
Image- Mon jeune ami, je vous trouve bien hardi de me révéler ainsi vos intentions. Vous ignorez tout de moi... et des habitants du château. Cette vieille mégère aboie beaucoup mais elle n'a plus assez de dents pour mordre. Je ne la crains pas et je sais assurer mes arrières. ajouta-t-elle, laconique. Pour autant, je dois avouer que votre proposition pourrait être intéressante à condition que je reçoive de vous plus de... « garanties ». Si vous m'exposiez plus avant vos « desseins », je serai mieux à même de décider de ma conduite.
La signora approcha ensuite ses lèvres de celles du Paravonnais pour murmurer :
Image- Quant à votre « envie », il ne tient qu'à vous de l'assouvir séance tenante. Le baron ne s'en trouvera pas plus mort qu'il ne l'est...
Suite à quoi, elle plongea sa langue dans la bouche du jeune homme pour y exercer quelque baiser langoureux dont seules certaines « dames » avaient le secret.
Balduin a écrit :
Image
Le chevalier fut doublement prit au dépourvu, car premièrement, même si comme il s'y attendait la Tiléenne n'avait pas vraiment refusée son offre, elle exigeait des garanties qu'il n'avait pas encore la possibilité de lui donner. Deuxièmement, elle avait profité de son moment de confusion pour l'embrasser si brutalement que, dans le cas où elle aurait été un homme et lui une femme, l'on aurait facilement pu qualifier cet acte de viol... un viol qui n'était pas des plus déplaisant cependant... et lui permettait de ne donner aucune des garanties qu'elle exigeait...

*Puis après tout....* Se dit-il intérieurement, bien décidé à joindre l'utile à l'agréable....


Tout en l'embrassant avec toute l'ardeur dont il était capable, Balduin prit fermement la Tiléenne par la hanche et l'épaule afin de "devenir maître de la situation", et tenta de la déshabiller rapidement, ce qui, compte tenu du fait qu'ils étaient encore "reliée" entre eux par leurs langues sauvage, ne fut pas une mince affaire...
Les deux amants opportunistes finirent quelques secondes plus tard caché dans un buisson, leurs habits étalés en désordre aux alentours d'eux...

Durant l'heure qui suivit, le chevalier prit la Tiléenne avec tant de fougue qu'elle ne tarda pas à finir aussi épuisée qu'il ne l'était par sa privation de sommeil...Le pauvre s'était cru fatigué...il était à présent exténué....totalement vidé...dans tous les sens du terme.

À présent totalement détendu, le chevalier profita du court répit qui lui était offert pour réfléchir...son enquête avançait bien, Agualbert était quasiment démasqué, et il pourrait plus que probablement se servir de la Tiléenne comme d'un pion dès qu'il en aurait besoin...
Le parravonai caressa ensuite affectueusement la jeune étrangère avant de se rhabiller, il était épuisé et déterminer à prendre quelques heures de repos bien mérité, il était temps de retourner au Château...
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Quelques minutes plus tard, la plupart des habitants du château avaient répondu à l'appel et, dans le grand hall, attendaient avec anxiété que leur soient énoncées les raisons d'un tel cérémonial.
Ce fut alors que Balduin de Sigoyer et la signora Magdalena di Castelponzone se joignirent à la partie.
Image- Et bien, que se passe-t-il, ici ? Nous avons manqué quelque chose ? demanda la Tiléenne avec désinvolture.
Elle ignorait encore à quel point, elle était dans le vrai en posant une telle question...
Les Péjis sont là comme des marionnettes qui, dans l'atmosphère brûlante de leur Erpé,
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Re: [Balduin de Sigoyer] Main basse sur Blessay

Message par [MJ] The Puppet Master » 18 août 2016, 21:25

Mathilde était restée dans sa chambre, prostrée selon les dires de son fiancé, mais tous les autres habitants du château de Blessay attendaient que Vladimir Kergan les rejoigne. Dans le grand hall, Agualbert faisait les cent pas et ne cessait de manifester son impatience à remonter consoler sa promise, Constance se précipita dans les bras de Magdalena dès que celle-ci fut entrée. Gamelin et le chevalier de L'Anayrac discutaient à voix basse. Elise, Amanda et Jacques, le jardinier, se tenaient en retrait devant la porte donnant aux cuisines.
Lorsque Balduin reparut, l'intendant s'avança vers lui pour lui annoncer la nouvelle de la mort de la baronne...
Les Péjis sont là comme des marionnettes qui, dans l'atmosphère brûlante de leur Erpé,
oublient qu'elles n'ont que l'illusion de la liberté...

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