[Agathe d'Eglemont] Perdue dans les Ténèbres

La Bretonnie, c'est aussi les villes de Parravon et Gisoreux, les cités portuaires de Bordeleaux et Brionne, Quenelles et ses nombreuses chapelles à la gloire de la Dame du Lac, mais aussi le Défilé de la Hache, le lieu de passage principal à travers les montagnes qui sépare l'Empire de la Bretonnie, les forêts de Chalons et d'Arden et, pour finir, les duchés de L'Anguille, la Lyonnesse, l'Artenois, la Bastogne, l'Aquilanie et la Gasconnie.

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[MJ] Le Grand Nécromancien
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Re: [Agathe d'Eglemont] Perdue dans les Ténèbres

Message par [MJ] Le Grand Nécromancien » 26 févr. 2016, 23:52

Chaque chevalier s'inclina face à la Dame d'Eglemont après qu'elles les ai invité à pénétrer dans leur demeure, ils déclamèrent tous leur identité et présentèrent respectueusement leurs condoléances respectives à la jeune femme, Agathe pouvait devenir leur personnalité rien qu'au son de leurs voix. Certains étaient plus bourrus et se contentèrent de paroles très surfaites, d'autres par contre paraissaient bien plus empathiques et c'est avec une voix tremblante qu'ils tentèrent de prononcer quelques mots de réconfort pour la maîtresse des lieux. Les nouveaux arrivants furent ensuite pris en charge par les serviteurs du Château, Johanne et deux autres servantes s'avancèrent vers les Chevaliers Bretonniens en inclinant la tête les invitèrent à les suivre dans les étages vers leurs appartements tandis que d'autres serviteurs transportaient les dépouilles des seigneurs d'Eglemont dans la chapelle comme l'avait demandé leur maîtresse. Il ne restait plus dans le Hall d'entrée qu'Agathe, Gédéon, Sebastienne et Otto Mahler qui observait les chevaliers s'éloigner que la jeune femme devinait s'éloigner au son du cliquetis de leurs magnifiques harnois.

Gédéon reporta son attention vers la jeune femme alors que cette dernière l'interrogeait, ses yeux d'une couleur acier et ses lèvres tremblèrent quelques secondes.
Test de Perception basé sur INT: 7, réussi.
J'étais présent, Dame Agathe et je fus hélas impuissant. Votre frère ainsi que votre père ont eu la chance d'avoir une mort rapide et sans souffrance. Le Seigneur d'Eglemont combattait l'Orque Noir Garshnik le Briseur d'Os pendant que votre frère luttait contre plusieurs gobelins. Sire Etienne mourrut l'épée à la main et l'Orque transperça le coeur de votre père après un long et âpre combat qui permis à notre suzerain, le Duc de Montfort d'échapper à la mort. Répondit Gédéon en baissant légèrement le regard. Néanmoins, il y avait quelque chose d'étrange, l'explication que venait de donner Gédéon était mécanique, comme si elle avait été répétée à plusieurs reprises. Debout sur les marches de l'escalier, le précepteur impérial scruttait Gédéon de Rimeoa derrière ses lunettes en demis-lunes, interdit.Veuillez m'excuser Dame Agathe, le voyage fut éprouvant et nous pourrons parler plus posément une fois le soir venu. J'en profiterai pour vous faire part des nouvelles et rumeurs qui circulent en notre Royaume. Dit Gédéon avant de s'incliner respectueusement devant la maîtresse des lieux et attendit qu'elle le congédie pour pouvoir enfin prendre congé. Après lui avoir donné son aval, elle entendit le chevalier s'éloigner d'un pas rapide dans un couloir mené par une servante.

Sebastienne quant à elle se dirigea vers le bureau de son père pour commencer à autopsier la dépouille de son père, une tâche qui ne serait sans guère facile pour la jeune femme mais qui s'avérait nécessaire pour tenter de comprendre ce qui était arrivé au médecin. Otto Mahler quant à lui regagna ses quartiers sans dire un mot, sans avait-il lui aussi compris que quelque chose ne tournait pas rond mais pour l'instant s'était bien gardé de faire le moindre commentaire, après tout il n'était pas un noble et il aurait été mal avisé de s'introduire directement dans une conversation entre deux aristocrates, tout savant qu'il était. Agathe pu enfin se diriger vers la petite chapelle. La pièce était simple, un endroit de culte à la gloire de la Dame du Lac avec un petit autel et un petit bénitier. Les cercueils avaient été disposés face à l'autel et drapé de l'étendard de la maison Eglemont, les défunts iraient bientôt rejoindre le reste de la famille dans le caveau familial situé à l'arrière du château. La jeune femme resta là durant un temps qu'il aurait été difficile de définir, de fines perles s'écoulant sur ses joues blanches pour venir s'écraser sur le sol en pierre de la chapelle de la Dame. Agathe d'Eglemont priait pour le repos éternel des âmes de ses proches, eux qui avaient toujours eu à coeur de défendre ce qu'ils considéraient être le Bien.


Mais alors qu'elle priait et hoquetait au gré d'une respiration secouée de sanglots, la jeune femme fut prise d'un frisson. Une sueur froide lui traversa le dos et ses poils s'hérissèrent sur ses bras, une vague glacée enveloppa la Chapelle et ce qui lui paru être un murmure perdu dans le vent lui parvenait aux oreilles.

...Agathe...
Test de Peur basé sur INT-2 (Fragilité psychologique d'Agathe): 9, raté.
La jeune femme redressa la tête et s'encouru vers la porte de la chapelle pour quitter cet endroit glacé, claquant la porte derrière elle et reprenant une longue inspiration. Son esprit devait très certainement lui jouer des tours, à moins que...

Je te laisse poster la réaction d'Agathe, je pense qu'il y a matière à dire ;). Tu ne peux pas retourner dans la chapelle pour l'instant.

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Agathe d'Eglemont
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Re: [Agathe d'Eglemont] Perdue dans les Ténèbres

Message par Agathe d'Eglemont » 10 mars 2016, 14:18

L’histoire contée par Gédéon de Rimeoa ne sonna pas très juste aux oreilles de son hôtesse. La jeune infirme sentait dans sa voix comme un problème. Le ton n’était pas celui de la spontanéité, de l’émotion, mais plutôt celui du discours, d’un texte appris et répété par un comédien moyennement convaincant. Cependant, même si elle était septique sur ce que venait de lui rapporter le chevalier, Agathe d’Eglemont se contenta pour l’instant de cette version, pour la simple raison qu’elle ne pouvait pas en obtenir une autre et qu’il aurait été mal vu de remettre en doute la parole de son invité.

Elle le laissa donc partir dans sa chambre, en se promettant qu’elle tirerait l’affaire au clair dès que possible. Pour cela, elle pourrait interroger les autres chevaliers. Parmi tous ceux-là, au moins un d’entre eux finirait bien par lui dire la vérité. Et analyser la réponse de chacun serait utile pour voir s’ils s’étaient tous mis d’accord sur une version commune ou si chacun racontait l’évènement avec ses propres mots. L’ennui était qu’elle avait beaucoup de problèmes graves à traiter en urgence et que découvrir ce qui s’était passé quelques jours plus tôt n’était pas une priorité absolue.

S’il n’y avait pas eu toute cette affaire de mort suspecte du père de Sébastienne, sans-doute n’aurait-elle pas hésité à demander à son amie de vérifier les corps de ses proches dans le but –soi-disant-, de les embaumer, mais en réalité pour qu’elle puisse décrire la concordance ou non des blessures avec la scène décrite. Dans la situation actuelle, une telle vérification n’était pas envisageable, à moins que Sébastienne n’ait terminé son travail plus rapidement que prévu.

Pour l’instant, Agathe von Grenzwald se contenta donc de pleurer les siens dans la chapelle du château. C’est alors qu’elle était plongée dans le souvenir, la tristesse et le recueillement que quelque chose d’inhabituel se produisit. Etrangement, un vent glacial souffla dans la pièce et la fit frissonner. Elle parut encore plus surprise lorsqu’elle entendit une voix surgir de nulle part et prononcer son prénom. Tout cela n’était pas normal, et c’en fut trop pour la petite noble, déjà extrêmement préoccupée par la récente pluie de mauvaises nouvelles.

Elle se releva et quitta la chapelle le plus rapidement possible. Si seulement elle avait pu voir, peut-être aurait-elle pu avoir des indices supplémentaires sur ce qui avait pu être à l’origine de ce vent glacé et de cette voie qu’elle aurait juré avoir entendu. Et contrairement à la plupart des voyants, elle ne se trompait que très rarement sur un son, une sensation, un goût ou une odeur, car elle se repérait uniquement grâce à ses quatre sens restants.

Pourtant, cette fois-ci, elle se demanda sérieusement si la fatigue psychologique n’avait pas joué un rôle, si elle n’avait pas rêvé. Debout devant la porte de la chapelle, elle réfléchissait en trombe à tout ce qui se passait ces derniers temps à Eglemont. Pour l’instant le mystère était partout, elle tâtonnait dans l’obscurité de l’inconnu, exactement comme elle l’aurait fait si elle s’était retrouvée dans un nouvel endroit.

Après avoir essayé de se calmer et de reprendre ses esprits en respirant profondément et régulièrement pendant quelques dizaines d secondes, Agathe von Grenzwald d’Eglemont se demanda réellement ce qui avait pu lui causer une telle peur. La jeune femme écarta pour l’instant une hallucination, car elle n’y était pas sujette. En outre, elle ne comprenait pas ce qui avait pu causer le vent froid alors que de toute évidence, les minces ouvertures étaient fermées et la pièce n’aurait jamais dû logiquement se retrouver ainsi ventilée. De même, cette voix si bizarre, ce ne pouvait pas être un simple effet du vent. Son prénom était trop clair, il contenait trop de voyelles et des sons qui ne correspondaient pas à ce que pouvait imiter le vent, même avec beaucoup d’imagination. D’autant que la jeune femme avait l’ouïe très fine.

Ne trouvait pas d’explication rationnelle au phénomène qui venait de se produire, la seigneur se résolut donc à accepter que soit elle avait rêvé, mais elle n’y croyait pas, soit elle avait été témoin d’un phénomène surnaturel. Après tout, la magie et les étrangetés de tous types étaient courantes dans le monde. En l’occurrence, elle avait peut-être sa petite idée sur ce que cela pouvait être. L’aveugle fit la grimace car ce qu’elle venait d’envisager ne lui était guère plaisant, mais c’était néanmoins possible, cela s’était déjà vu.

Mais avant de confronter son hypothèse à la réalité et de réunir assez de courage pour oser pénétrer de nouveau dans la pièce, elle avait besoin d’éclairages pour éliminer certaines pistes. Se tournant vers son garde du corps et ami Damien Soudre qui avait dû être assez surpris de la voir débouler ainsi, la dame aveugle lui demanda :


-Damien, s’il te plaît, pourrais-tu vérifier si toutes les ouvertures de la chapelle sont bien fermées ? J’ai l’impression qu’il y fait un froid terrible, peux-tu me le confirmer ? Raconte-moi également tout ce que tu y trouveras d’inhabituel, y compris tes impressions. J’ai eu comme l’impression qu’il y avait une présence dans cette chapelle, et je voudrais être absolument sûre de moi. Vérifie aussi les cercueils, s’il te plaît, on ne sait jamais, et si tu le peux, examine les corps et dis-moi si les blessures correspondent à celles qu’auraient pu infliger un orque noir et des gobelins.

Je sais que tu n’es pas facilement impressionnable et que tu n’es pas du genre à paniquer, j’ai confiance en toi. Reviens me faire directement ton rapport quand tu auras fini.

En attendant que son ami, gardien et maître d’armes entre dans la pièce pour confirmer ou infirmer ses impressions et son hypothèse, Agathe fit mander son précepteur, Otto Mahler. Le vieil érudit en savait beaucoup, et il avait notamment pu écouter lui aussi les explications peu convaincantes de sire Gédéon de Rimeoa. C’était d’ailleurs celles-ci qui lui avaient mis la puce à l’oreille. En imaginant que le chevalier lui avait délibérément menti ou au moins caché une partie de la vérité, la dame d’Eglemont voyait se dessiner un début d’explication plausible, bien qu’improbable, pour ce qu’elle avait entendu et ressenti dans la chapelle. Et si ses proches n’avaient pas pu trouver le repos ? Et si au moins l’un d’eux était encore là, piégé sur cette terre sous la forme d’un spectre, d’un esprit, d’un fantôme ?

Depuis des siècles et peut-être même des millénaires, la non-vie était plus qu’une légende dans le Vieux-Monde, mais une réalité bien connue de tous. Les nombreux nécromants qui avaient réveillé des armées de morts étaient suffisamment tangibles et dangereux pour qu’ils soient pris très au sérieux par tout le monde. Même si Agathe n’était pas une spécialiste de la non-vie, elle connaissait au moins ce qu’on en disait habituellement. En l’occurrence, l’on racontait que certaines personnes qui n’arrivaient pas à trouver le repos, notamment parfois à cause de leur mort, erraient sur la terre sous forme immatérielle, et qu’ils pouvaient dans une certaine mesure interagir avec les vivants. Se pouvait-il qu’un membre de sa famille, Gilles ou Etienne, se trouve dans ce cas là ? Elle devait en avoir le cœur net.

Pour cela, il lui fallait récolter un maximum d’indices, sur ce qu’elle avait pu ressentir dans la chapelle afin d’évacuer la possibilité d’un simple courant d’air couplé à une hallucination, même si cela paraissait bien improbable. C’était pour cela qu’elle avait envoyé Damien vérifier l’intérieur de la chapelle.

Mais également sur la fin de vie de sa famille. Que s’était-il réellement passé à la bataille ? Comment étaient morts son père et son frère ? Otto Mahler pourrait sûrement l’éclairer là-dessus, ainsi que les autres chevaliers. Aussi, lorsqu’il arriva, la jeune femme alla droit au but et s’empressa de lui dire ce qu’elle avait sur le coeur :


-Herr Mahler, vous êtes là, merci beaucoup. Je désirais vous demander en privé ce que vous avez pensé du récit de Gédéon de Rimeoa concernant la mort de Gilles et d’Etienne. Personnellement, je n’ai pas été convaincue, j’ai eu la nette impression qu’on voulait me cacher quelque chose. Je voulais avoir votre avis là-dessus, et je pensais aussi à aller demander en personne et en privé à un jeune chevalier autre que Gédéon ce qu’il a vu pour confronter les versions.

…Et pour tout vous dire, alors que je me recueillais dans la chapelle sur les dépouilles de mon père et mon frère, j’ai ressenti une vague de vent froid tandis que j’entendais prononcer mon prénom. Ce n’est sûrement rien, mais je me suis souvenue de ce que l’on dit des défunts qui n’ont pu trouver le repos, et je voulais en avoir le cœur net. Se pourrait-il qu’Etienne ou Gilles soient retenus sur ce monde, notamment à cause des circonstances de leur décès ?

Evidemment, je souhaiterai que vous gardiez cela pour vous, je n’ai pas envie qu’on puisse penser que ma famille hanterait cet endroit. Les gens sont superstitieux, et il ne manquerait plus que l’on déclare Eglemont comme un lieu maudit.


Et la Dame aveugle la réponse de son précepteur et le rapport de Damien Soudre, son garde du corps, une fois qu’il aurait fini d’examiner la chapelle. Assurément, les deux hommes auraient des choses à lui apprendre ou à lui confirmer. Elle saurait alors s’il était raisonnable ou non d’imaginer ce qu’elle avait imaginé.
Agathe von Grenzwald d'Eglemont :
Profil: For 8 | End 8 | Hab 10 | Cha 8 | Int 8 | Ini 10 | Att 8 | Par 8 | Tir 8 | NA 1 | PV 60/60

Nox, jument : Profil: For 8 | End 8 | Sau 9 | Rap 9 | Int 7 | Doc 9 | Att 6

Lien Fiche personnage: http://warforum-jdr.com/wiki-v2/doku.ph ... d_eglemont

Equipement de combat :
-"NOMOSTHEMIS", épée sainte à 1 main : 16+1D8 dégâts, 12 parade, +4 dégâts si combat contre une créature du mal - chaotique, mort-vivant, etc..
-Bandeau en acier : 2 points de protection à la tête.
Armes : Image

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