[Armand de Lyrie] Pénurie de problèmes

Les pics rocheux battus par les vents du massif d’Orquemont dominent les terres en plein cœur de la Bretonnie. Ils s’élèvent au dessus de la forêt de Chalons et sont totalement dénudés sauf là ou quelques pins tordus s’accrochent à la roche. Quelques enclaves orques et gobelines y existent toujours cachées au milieu des pics et des ruines des forteresses détruites par les chevaliers Bretonniens dans leurs efforts constants pour débarrasser cette région des peaux vertes. On raconte aussi que les Skavens y tiennent une forteresse, en plein cœur de la Bretonnie.

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[MJ] Katarin
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Re: [Armand de Lyrie] Pénurie de problèmes

Message par [MJ] Katarin » 19 févr. 2019, 21:58

Malheureusement pour Armand, les pieux étaient aussi acérés qu'épais , et s'il réussit de son épée à couper quelques pointes ainsi qu'à faire tomber quelques pals mal fixés dans la terre ramollie par l'humidité, il semblait que celui qui avait crée ce piège avait mis bien du cœur à l'ouvrage. Non seulement il avait été habilement dissimulé, mais de surcroit il était solidement construit et donc, difficile à saboter.

Le temps manquait à Armand : tant ses précédents jurons que le bruit des impacts de sa lame sur le bois pouvaient être arrivés aux oreilles d'un éventuel ennemi. Sentant qu'il perdrait trop de temps à défaire tous les pals un par un, il prit la décision de risquer malgré tout le diable en escaladant de nouveau la paroi. Avec toute l'énergie que peut déployer un homme qui se sent en danger, ses doigts se plantèrent de toutes ses forces dans la terre boueuse et parvinrent à y déloger un morceau de racine. Griffant la paroi pour l'atteindre, il réussit à l'utiliser pour prendre appui, et d'un seul élan, à attraper le rebord du piège au dessus de lui. Ce dernier était abominablement glissant, mais une fois encore il planta ses doigts et ses ongles si fermement dans la terre qu'il réussit à se hisser tant bien que mal hors du trou.

Pas le temps pour lui de se féliciter de ce petit exploit ou encore de se plaindre de la boue qui recouvrait désormais ses habits. A peine s'était-il relevé que déjà il voyait un ennemi marcher vers lui l'épée au clair, en train de contourner le piège que le chevalier de Lyrie avait déclenché.
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L'homme qui lui faisait face avait du être chevalier il y a longtemps, ou bien avait-il volé l'équipement de l'un d'entre eux. Il portait un plastron et des jambières en métal si sales et abimées qu'on pourrait croire que son armure avait traversé plusieurs guerres sans jamais avoir été entretenue depuis des décennies. Sa cape était en lambeaux, si bien qu'il était impossible de deviner son allégeance : cela devait déjà faire bien longtemps que les couleurs qui ornaient son équipement avaient disparu.

Son épée levée était maculée de sang, tout autant que l'était son armure grisâtre recouverte de trainées carmines encore fraiches : il n'y avait aucun doute sur la présence de ce chevalier dans les combats entendus précédemment. Sa posture et sa charge en direction d'Armand démontraient clairement son hostilité, et il n'était qu'à quelques pas d'engager le combat.

Résumé des jets du tour :
Test de de force pour défaire les pieux en bois, basé sur FOR -1 pour fièvre : 14, échoué
Test d'escalade d'Armand, basé sur (HAB+FOR)/2, -1 pour fièvre : 4, réussi, réussi de 3
Test de perception de ??? : 7, réussi. Armand a été entendu.
Test d'INI de ??? pour voir s'il parvient au piège avant ou après qu'Armand en soit sorti : 9, réussi de 0. Armand est plus rapide.

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Armand de Lyrie
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Re: [Armand de Lyrie] Pénurie de problèmes

Message par Armand de Lyrie » 19 févr. 2019, 23:04

Baudoin de Brionne me protège ! Ce fou furieux est véritablement le plus ardent des Compagnons, celui que je vais imiter jusqu’à la fin des temps. Ma folie qui a consisté à grimper comme un dératé paie. Alors même que j’avais la menace des pieux semi-démolis dans mon dos, j’ai réussi à grimper jusqu’en haut. Certes, à bout de souffle. Certes, couvert de boue. Certes, avec la trouille au cul. Mais j’ai réussi. J’ai réussi putain. J’ai réussi ! Et-
-Et pas d’excès de confiance Armand. Ta gueule. Si t’es sorti c’est parce que la Dame l’a voulu. Ferme-la. Prie et ferme-la. Prie et ferme-la. Être fier de ses exploits c’est la porte ouverte à toutes les déviances. Être fier de ses exploits ça amène à l’orgueil. L’orgueil amène au vice. Le vice amène au péché. Le péché amène à des monstres, des démons, de la débauche dans des orgies infernales à trente dans la même pièce. Chuuut Armand. Concentration. T’es même pas tiré d’affaire.

Je prend une grande inspiration et me retourne. Et je vois une sorte de chevalier maculé de sang et de fange. Une vision proprement terrifiante. Je me retrouve pas à regarder un magnifique chevalier du Graal scintillant, des fleurs qui éclosent par magie dans l’empreinte de chacun de ses pas. C’est un spectre, que je crois confondre quelques instants avec un fantôme démoniaque, qui porte en sa main une épée géante. Le seul réconfort que je crois trouver, c’est qu’étant chevalier, il n’a pas d’arc, arme de déshonneur par défaut : Peut-être je serai en sécurité si je me jette à nouveau dans le trou ? Ah merde, les pieux, j’ai oublié.
Je me dépêche soudain, dans un réflexe d’instinct affiné et entraîné, à bondir hors de mon trou, à jeter à terre l’épée sur mon dos, et à la dégainer. La lame scintille, je la soulève dans l’air, et…
...Je la plante violemment dans le sol.

Je me dresse soudainement en levant mes mains désarmées devant moi, et je hurle malgré mon essoufflement causé par l’effort de l’escalade :

« Stop ! »

Un cri, simple, et une posture pour manifester que je ne suis pas hostile. Je ne perd surtout pas de temps et, malgré ma morve qui dégouline et mon mal de gorge, je déglutis et reprends vite par une autre phrase, nécessairement courte à cause de ma maladie et l’urgence de la situation – j’ai pas le temps de sortir tout un monologue sur mes intentions.

« Sire ! Je suis Armand, chevalier d’Aquitanie ! Je viens ici sans hostilité et en odeur de sainteté avec la Dame ! Je vous… Heu… J’aimerais, que vous, s’il vous plaît, baissiez votre garde comme je le fais devant vous !
Je ne vous souhaite aucun mal si vous ne m’en souhaitez aucun ! »

Mais malgré tout, l’épée plantée dans le sol reste à portée de ma main. Je me suis entraîné toute la vie à dégainer l’épée.
Je suis pacifiste. Je ne veux pas le tuer. Mais s’il lève son arme pour tenter de me décapiter… Je sortirai mon épée du sol et j’essayerai de le trancher en un seul mouvement.
Modifié en dernier par [MJ] Katarin le 20 févr. 2019, 09:42, modifié 1 fois.
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Stats :
FOR 9 / END 8 / HAB 8* (9) / CHAR 10 / INT 8 / INI 9 / ATT 10* (11) / PAR 8* (9) / TIR 8 / PV 65/65
*Malus à cause du port du Gilet de cuir bouilli

Compétences :
- Anticipation : +1 en ATT et +1 en PAR à partir du 3e round face au même ennemi
- Coup précis (1) : Malus atténué de 1 lors de la visée d'une partie précise
- Coups puissants : +1d3 de dégâts
- Dégainer l'épée : +1 en INI lors du premier round
- Parade : Valeurs de parade doublées
- Sang-froid : +1 lors d'actions réalisées sous stress

- Alphabétisé : Capable d'écrire et de lire le Bretonnien
- Danse : Excellent danseur
- Étiquette : +1 lors des interactions avec la haute société
- Empathie : Capable, sur un test, de lire les émotions sur le visage de quelqu'un.
- Monte : Ne craint pas de chutes lors d'une montée normale
- Héraldique : Capable de reconnaître les blasons des familles nobles, et d'en savoir plus sur eux sur un test
Équipement de combat :
- Épée bâtarde : 2 mains / 24+1d10(+1d3)*/ 24** (12) parade
- Poignard "miséricorde" : 1 main / 12+1d6(+1d3)* / 12** (6) parade / "Rapide" (-2 PAR et/ou -2 HAB pour esquiver pour l'adversaire) / Peut être lancée
*Avec la compétence Coups puissants
**Avec la compétence Parade


Tête : 3 protection (Capuchon en cuir)
Torse/Dos : 7 protection (Gilet en cuir bouilli)
Bras : 7 protection (Gilet en cuir bouilli)
Mains : 3 protection (Gants en cuir usés)
Jambes : 1 protection (Pantalon en lin)

- Cheval de selle : FOR 8 ; END 8 ; SAU 9 ; RAP 9 ; INT 7 ; DOC 9 ; ATT 6
Équipement divers :
0 Co

- Un beau doublet
- Un grand manteau
- Des bottes neuves
- Une jolie écharpe

- Nourriture
- Hydromel

- Insigne argenté marqué du blason de Lyrie
- Pendentif monté en clou
- Feuilles de brouillon, stylet et encrier
- Bague affichant un lion
- Un flacon à l'odeur immonde
- 4 bouteilles de tonique miraculeux

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Re: [Armand de Lyrie] Pénurie de problèmes

Message par [MJ] Katarin » 20 févr. 2019, 13:52

Test de charisme pour se faire écouter du chevalier, basé sur CHA, -1 à cause de fièvre : 8, réussi.
Qui que soit la personne sous l'armure, l'attitude d'Armand fut suffisamment osée pour réussir à l'atteindre. A seulement cinq pas d'Armand, il arrêta sa course, et resta immobile un court instant, avant de baisser son épée, sans rien dire. Impossible de savoir ce qu'il pensait, son casque cachait intégralement son visage.

- Non.

La voix était grave, sèche et caverneuse. Et sitôt cette unique syllabe prononcée, il fit un pas lourd en direction d'Armand.

- Qu'importe que vous soyez avec eux ou pas.

Un pas de plus. Au prochain, il serait à portée s'il voulait frapper.

- Vous allez vouloir le prendre.

Il leva son épée.

- JE NE PEUX PAS VOUS LAISSER FAIRE !

Sitôt ce hurlement poussé, il bondit sur Armand, prêt à abattre son épée sans plus la moindre hésitation. Le chevalier de Lyrie était prêt néanmoins, et il s'était tout spécialement entraîné à dégainer avec une précision et une dextérité rare. Cela aurait du suffire pour lui permettre de porter son coup avant son adversaire, mais c'était sans compter l'affaiblissement de son corps du à sa forte fièvre - c'est tout juste s'il réussit dans son état à interposer son arme pour parer les coups d'un ennemi furieux.

Les deux chevaliers échangèrent plusieurs coups. L'adversaire d'Armand déployait une colère terrifiante dans ses coups, avec une volonté manifeste dans chacun d'entre eux de mettre fin à la vie de son adversaire, sans la moindre once de pitié. Affaibli par la maladie, Armand fut obligé dans un premier temps de rester en position défensive : mais son adversaire, à défaut de puissance, manquait de technique, et laissait des failles dans lesquelles s'engouffrer entre ses enchaînements. Il portait un bouclier dans la main gauche, mais c'est à peine s'il songeait à s'en servir tant il mettait son énergie sur l'attaque et non la défense.
Le chevalier d'Aquitanie n'eut d'autre choix que de riposter, de peur que sa faiblesse ne finisse par lui faire rater une parade qui serait vitale : il attendit le bon moment et porta un coup de taille, visant les côtes mal protégées de son adversaire par une armure aussi rouillée qu’abîmée en cet endroit. La lame traversa la maigre protection du métal déjà affaibli et fit crier de douleur son adversaire. Lorsqu'Armand fit un mouvement pour se remettre en garde, il vit son épée bâtarde maculée de sang : son ennemi avait été sérieusement blessé. Mais ce n'était pas pour autant qu'il abandonnait ses velléités meurtrières, puisque déjà il se préparait à un nouvel assaut.

- Par pitié chevalier d'Aquitanie. Mourez !

La voix était devenue bien moins assurée, désormais teintée de crainte et de désespoir.
Résumé du combat :

Intiative : 9 vs 8+1-1 - Adversaire plus rapide.

Tour 1 :
Attaque de l'ennemi : 11, raté.
Attaque d'Armand : 12, raté

Tour 2:
Attaque de l'ennemi : 16, raté.
Attaque d'Armand : 4, réussi
- Parade de l'ennemi : 16, raté
==> L'ennemi perd 26 points de vie.

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Re: [Armand de Lyrie] Pénurie de problèmes

Message par Armand de Lyrie » 20 févr. 2019, 14:32

Mon épée sort du sol. Une pelletée de terre boueuse vole en même temps que mon épée fend l’air. J’ai réagis au quart de tour, malgré le handicap de ma grippe fiévreuse. On tranche, on frappe, on entrechoque nos épées. La poussée d’adrénaline me permet de me concentrer tant bien que mal sur mon combat, mais mes pensées sont légèrement embrumées. Pas seulement à cause de l’affliction qui me fait trembler de froid et de chaud à la fois. C’est les paroles de mon assaillant, prononcées juste avant le début du combat, qui m’interpellent.

Qu’est-ce que je veux prendre ?
Qui est-ce qu’il désigne par eux ?

Il est évident que le chevalier face à moi est devenu fou. Sa fureur est là par aliénation, mais peut-être pas par déraison. Je lui fais peur, pourtant je suis sûr et certain que je ne veux aucun mal à ce chevalier. Je devrais hurler Evrard et Triboulet à l’aide. Mais j’ai peur de faire ceci : Hurler à l’aide pour mes camarades, ça serait à coup sûr terrifier l’homme devant moi, mais pas une peur qui le fait fuir, la peur d’un animal dos au mur qui n’a strictement rien à perdre, et alors là, ses coups se feraient de plus en plus violents. Je ne tiens pas mon raisonnement de nul part : J’avais eu à gérer les folies de mon père vers la fin, quand il était devenu sénile au point de parler tout seul et de faire des mouvements de mains bizarres.

Je me met en position de garde. Et je tente, une nouvelle fois, de lui parler : Je n’ai pas la possibilité de lui lancer un monologue interminable, alors il faut vite que je sorte une phrase.

« De quoi avez-vous peur ? Que désirez-vous protéger ?
Je vous en supplie sire ! Je ne souhaite pas mourir par la main d’un juste ! »


Notez bien ma petite phrase. Je n’ai pas dis je ne souhaite pas vous tuer, j’ai dis je ne souhaite pas mourir. Je pense que c’est quelque chose de plus frappant. Et surtout de moins menaçant. Voyons voir s’il lui reste une once de pitié en lui.
En tout cas, moi je ne désire pas le tuer. Mais ce n’est pas pour autant que je ne vais pas me défendre. Je me met en position, et je me prépare à parer ses coups avec ma longue épée à deux mains : Il faut que je trouve le moyen de le blesser, de le faire chuter à terre, il faut à tout prix qu’il tombe au sol… Il a une plus grosse carrure que moi. Je suis un homme fin, un vrai chat, et en plus je suis fiévreux, aussi, charger le chevalier et utiliser ma force contre lui n’est pas une bonne stratégie. C’est mon épée que je dois utiliser, c’est avec ça que je suis compétent.
Je sais ce que je vais faire. Sitôt qu’il aura raté une de ses attaques, ou que j’aurai paré, je changerai de posture. Je vais me battre en demi-épée.

Si la Dame me le permet, je retournerai mon arme. Je la tiendrai par la lame. Pour n’importe quelle personne normale, c’est complètement stupide d’utiliser une épée à l’envers, en la tenant par ce qui tranche. Mais le pommeau de mon épée est lourd, et est moins dangereux pour mon adversaire que si j’utilisais une lame qui pourrait lui sectionner une artère, et provoquer sa mort accidentelle en très peu de temps. Je me prépare à frapper, la tête ou les genoux, ce qui se présente à moi en premier.
Modifié en dernier par [MJ] Katarin le 20 févr. 2019, 14:58, modifié 1 fois.
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Re: [Armand de Lyrie] Pénurie de problèmes

Message par [MJ] Katarin » 26 févr. 2019, 15:29

Test de diplomatie d'Armand pour calmer l'ennemi, basé sur CHA, -1 à cause de fièvre : 5, réussi
Armand savait manier les mots à n'en point douter. Même s'il ne pouvait observer le visage de son adversaire derrière son casque en fer, il sentit le trouble qu'il avait réussi à insinuer en lui avec seulement quelques phrases. Le chevalier de rouille n'attaqua pas immédiatement, et resta figé un instant. Et lorsqu'après seulement une poignée de secondes, qui semblait pourtant avoir duré une éternité, il s'adressa à nouveau à Armand, sa voix était devenue bien plus calme qu'auparavant, emprunte d'une sombre résignation. Comme s'il avait retrouvé la raison, mais que la réalité était plus terrible encore que sa folie.

- Je suis désolé. C'est trop important pour que je m'octroie le droit de douter. L'enjeu... il est trop grand. Je ne suis pas un juste, mais vous mourez pour la bonne cause sachez-le.

Puis il releva son épée, et attaqua à nouveau le chevalier de Lyrie.
Peut-être qu'Armand avait fait une erreur stratégique en tentant de calmer l'esprit de son adversaire. Car si celui-ci s'était départi de sa fougue haineuse, sa sinistre résignation le rendait bien plus réfléchi dans ses attaques. Il y mettait certes moins de puisance brute, mais tous ses enchainements étaient mieux calculés, à tel point qu'Armand avait la terrible impression de ne plus mener le jeu : il bougeait au rythme imposé par son adversaire.

Il tenta de surprendre ce dernier en changeant de style de combat, tenant sa lame en demi-épée pour utiliser son pommeau en arme contondante. Ainsi, il pourrait incapaciter ou assomer son adversaire s'il arrivait à viser ses genoux ou sa tête. L'idée était bonne, mais son ennemi semblait connaitre ce type de posture et savait comment la contrer : pas une fois les attaques d'Armand ne réussirent à l'atteindre. Pire que cela, son ennemi profita de plusieurs failles dans la défense du chevalier de Lyrie pour porter deux violents coups de taille, l'un dans sa cuisse gauche et le second dans ses côtes.

Armand perdait du sang de ces deux vilaines estafilades. En tentant de porter des coups non létaux, il s'était imposé un handicap face à un adversaire mieux équipé et experimenté dans l'art du combat : peut-être s'était-il surestimé en croyant avoir le luxe de pouvoir garder son adversaire en vie.
Test de Perception d'Armand, basé sur sur (INI+INT)/2 : 3, réussi
Test de Perception de son adversaire, basé sur sur (INI+INT)/2 : 20, échec critique


Alors qu'il s'échinait à esquiver les assauts infatigables de son adversaire, Armand entendit un bruit familier, loin derrière lui : les échos d'un cavalier fonçant dans sa direction. Son adversaire quant à lui ne semblait rien avoir entendu, concentré qu'il était sur son duel et son désir de victoire.

Résumé du combat :

--> Ennemi destabilisé par discours d'Armand. Il met moins de fureur dans ses coups : -1 à ses jets d'ATT, -5 à ses dégats.

Armand tentera des coups précis vers genoux ou tête : Malus de 4 en ATT pour visée , +1 car compétence coups précis, -1 car fièvre : malus total = 4.

Tour 3 :
Attaque de l'ennemi : 9, réussi
- Parade d'Armand : 2, réussi
==> Armand perd 17 points de vie, reste 43.
==> Parade réussie, Armand passe en demi-épée.
Attaque visée d'Armand :
- tete(1) ou genoux(2) ? : 1, la tete.
- jet : 16, raté.

Tour 4 :
Attaque de l'ennemi : 15, raté
Attaque visée d'Armand :
- tete(1) ou genoux(2) ? : 1, la tete.
- jet : 7, raté.

Tour 5 :
Attaque de l'ennemi : 6, réussi
- Parade d'Armand : 17, raté
==> Armand perd 23 points de vie, reste 20.
Attaque visée d'Armand :
- tete(1) ou genoux(2) ? : 2, les genoux
- jet : 18, raté.


Informations supplémentaires :
- L'adversaire n'a pas entendu el cavalier, et ne peut le voir car paysage de tumuli bloque beaucoup la vision.
- Puisque jet de perception bien réussi, en terme de tours de combat tu estimes l'arrivée du cavalier sur toi à 1 ou 2 tours (sera défini par un jet de RAP du cheval ^^)

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Re: [Armand de Lyrie] Pénurie de problèmes

Message par Armand de Lyrie » 26 févr. 2019, 16:24

Vous savez ce qui est impressionnant avec le fait de se faire larder de part en part par une lame ?
On a pas mal.

Je m’en étonne moi-même, en fait. Reculant subitement, haletant, en me passant le dos de ma main sous le nez tant pour retirer la morve que pour me forcer à me réveiller, je n’ai absolument pas mal. Se faire trancher, c’est au final pas si différent d’un coup de poing, et je n’ai même pas l’impression d’avoir été blessé par mon adversaire. C’est uniquement lorsque je baisse la tête et que je regarde l’état de ma chemise trouée, qui dégouline de sang en abondance, que je sens soudain une détresse particulière m’assaillir, et que je me rend compte du danger de mon état.
La fougue de la bataille est impressionnante. Mon père m’a raconté, une fois, un de ses amis a eut le bras tranché net de part en part par un homme-bête ; même avec un membre en moins, le chevalier a continué à se battre, puis a réussi à se dégager et à s’enfuir sur son cheval, sans rien éprouver. C’est uniquement dans la demi-heure qui a suivi, une fois la colère et la folie de la rixe dissipée, une fois son cœur vidée de toute la hargne combattante, qu’il s’est mit à hurler à la mort et à se tordre de douleur. Il est mort d’infection parce que le moignon de son bras a été mal soigné, mais ça a été un calvaire qui a duré près d’une semaine. Aucun bon chevalier de Bretonnie est mort dans son lit.

Je me rend compte en fait que je n’aurais pas dû regarder ma chemise. Jusqu’ici, je me sentais enragé. La rage dissipe tout. La rage supprime tout. La rage fait disparaître vos pensées, vous passez simplement en réactions instinctives. À présent que je me rend compte du fait que je suis en mauvaise posture, et que ça commence à sentir les cendres et les asticots pour moi, je deviens un peu craintif. Je continue de haleter et de râler, alors que je me remet en posture de combat : légèrement voûté, bras gauche relevé et plié pour pouvoir poser la lame dessus et pointer l’estoc vers la glotte de mon adversaire. Jusqu’ici, sa folie pouvait expliquer son état, et je n’avais pas tellement de crainte d’affronter un ennemi fou. Mais la clairvoyance avec laquelle il désire m’occire me dérange bien plus. Je me met à reculer, lentement, un pas après l’autre, en faisant extrêmement attention à pas baisser la garde. Ce n’est vraiment pas le moment de tourner de l’œil à cause de la perte de sang. Je recule, je recule…
...Jusqu’au fossé hérissé de pieux. Je place mon pied juste avant le vide. Je sais qu’un cavalier est en train de venir. J’ose espérer que c’est Evrard : Il ne manquerait plus que ça, que ce soit un renfort pour ce meurtrier de malheur. Franchement ça serait la meilleure. L’ennui c’est que ce fossé mal placé pourrait devenir un piège mortel pour mon allié qui arrive en chargeant, alors il faut que j’arrive à le prévenir s’il débarque. Je pivote vite ma tête et crache au sol pour expulser la morve liquide qui colle à ma glotte, et je me prépare à me défendre, une nouvelle fois, en utilisant ma lame nue pour lui taillader le corps.
Modifié en dernier par [MJ] Katarin le 26 févr. 2019, 16:37, modifié 1 fois.
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Torse/Dos : 7 protection (Gilet en cuir bouilli)
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Mains : 3 protection (Gants en cuir usés)
Jambes : 1 protection (Pantalon en lin)

- Cheval de selle : FOR 8 ; END 8 ; SAU 9 ; RAP 9 ; INT 7 ; DOC 9 ; ATT 6
Équipement divers :
0 Co

- Un beau doublet
- Un grand manteau
- Des bottes neuves
- Une jolie écharpe

- Nourriture
- Hydromel

- Insigne argenté marqué du blason de Lyrie
- Pendentif monté en clou
- Feuilles de brouillon, stylet et encrier
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[MJ] Katarin
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Re: [Armand de Lyrie] Pénurie de problèmes

Message par [MJ] Katarin » 26 févr. 2019, 17:45

L'ennemi attaqua sans discontinuer, tandis qu'Armand fit ce qu'il put pour ne pas subir de blessure supplémentaire qui aurait pu lui être cette fois-ci fatale. Encaissant les coups, il recula pas après pas jusqu'à se retrouver dos au gouffre garni de pieux acérés qui attendaient patiemment de réceptionner sa future chute. Ainsi pris au piège, il fit croire à son adversaire qu'il était à sa merci, n'ayant désormais plus aucune marge de manœuvre pour se battre. Le chevalier de rouille ne comprit pas qu'Armand l'avait délibérément amené ici pour qu'il ne puisse voir arriver le cavalier dans son champ de vision.

Cette stratégie fut payante.

Car c'est bien Evrard qui apparut au sommet d'un tumulus, chevauchant à bride abattue, lance d'arçon pointée en avant. Il chargeait aussi vite que son destrier le lui permettait, et fondit sur l'ennemi d'Armand en une poignée de secondes. Celui-ci entendit bien trop tard les bruits de sabot, et sans même se retourner, il tenta le tout pour le tout lorsqu'il comprit sa situation : il se jeta sur le côté dans un mouvement purement instinctif... mais miraculeusement efficace. La lance le frôla sans parvenir à le toucher, tandis qu'Evrard, prévenu par les gestes et les cris d'Armand, dévia de justesse la trajectoire de son destrier du trou piégé. Les sabots piétinèrent la gadoue autour du rebord du trou, et le cheval manqua d'un cheveu de perdre l'équilibre, glissant et se rattrapant de justesse sous les yeux d'un Armand de Lyrie qui avait failli assister au pire.

Mais le jeune chevalier errant n'avait guère le temps de contempler les prestations équestres de son compagnon de Cobie. Son adversaire se relevait déjà et fonçait vers lui. Il ne pourrait gagner un combat en un contre deux, et déjà Evrard au loin faisait demi-tour pour entamer une seconde charge. Il devait vaincre Armand maintenant s'il voulait avoir la moindre chance de pouvoir ensuite affronter son compagnon monté.

Il était pressé par le temps. Il était stressé et la situation se retournait contre lui. Il jouait le tout pour le tout et Armand le comprit dès que son adversaire revint au contact. Il avait retrouvé la brutalité des premiers échanges, la force désordonnée d'un homme désespéré qui n'a plus l'avantage. Le calme froid qui lui avait permis de reprendre le dessus après leur conversation s'était dissipée pour faire place à un homme qui paniquait, et manquait de stratégie.

Hors, ce chevalier de rouille, celui qui ne mise que sur sa puissance, Armand avait déjà réussi à le gérer. Il avait réussi à le blesser même, car celui-ci, dans sa peur et ses coups puissants, était prévisible. Le jeune homme esquiva un coup qui aurait pu lui couper le tronc en deux, et riposta aussi sec. Deux attaques, nettes et précises, visant les failles de l'armure abimée de son adversaire. Les deux coups eurent pour réponse des cris tant de douleur que de désespoir.

- Non. NON !

Trop tard.

Evrard avait terminé son demi-tour, et avait chargé à toute allure. Le chevalier de Lyrie avait à son tour imposé son rythme de combat, et positionné son ennemi sur une trajectoire facile à gérer pour son allié.
La lance d'arçon percuta de plein fouet le torse du chevalier de rouille, dans un terrible bruit de craquement. L'impact fut si fort qu'Evrard en lâcha son arme, tandis que leur adversaire avait valdingué sur quelques mètres pour s'arrêter contre un arbre. La lance s'était brisée en deux, et l'une des deux moitiés était profondément fichée dans son ventre.

Aucun doute possible : il était mort sur le coup.
Résolution du combat :

Tour 6 :
Attaque de l'ennemi : 16, raté
Attaque d'Armand : 11, raté

Rapidité du cavalier sur RAP : 9, réussi tout juste ! Evrard intervient dès à présent !

***

Tour 7 :

Attaque d'Evrard : 13, réussi de 2.
Imparable.
- Tentative d'esquive sans compétence contre une arme rapide : 1, réussite critique.

Evrard manie son destrier pour éviter de tomber dans le trou, sur (HAB Evrard + DOC cheval) / 2 : 9, réussi

Attaque d'opportunité de l'ennemi sur Evrard, souhaite blesser le cheval pour déstabiliser et faire tomber dans le trou : 19, raté

Attaque d'Armand : 19 raté

***

Tour 8 :

Charge d'Evrard l'a amené un peu plus loin, il fait demi-tour et revient pour une deuxième charge. La manœuvre lui prend le tour entier

Attaque de l'ennemi sur Armand, il veut en finir pour pas être en 1vs2 : 20, échec critique. Armand gagne une attaque d'opportunité.

Attaque d'Armand : 5, réussi
- Parade de l'ennemi : 12, raté
==> L'ennemi perd 14 points de vie.

Seconde attaque d'Armand : 6, réussi
L'adversaire a déjà utilisé sa demi-action pour tenter de parer
==> L'ennemi perd 13 points de vie.

***

Tour 9 :

Attaque d'Evrard : 3, réussi de 12.
Imparable.
Tentative d'esquive sans compétence contre une arme rapide : 2, raté.
==> L'ennemi perd 20 points de vie - il est DEAD.


PS : c'est ta lance d'arçon qu'Evrard a pris, elle est foutue, tu la perd donc :mrgreen:

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Re: [Armand de Lyrie] Pénurie de problèmes

Message par Armand de Lyrie » 26 févr. 2019, 19:19

Dans une chanson de geste que j’avais entendu lorsque j’étais un jeune page, il y a un passage qui parle de la Croisade de Louis « le Juste ». J’ai pas arrêté d’entendre parler du Roi Louis dans mon apprentissage militaire, parce qu’il était duc d’Aquitanie en plus d’être monarque régnant sur notre magnifique pays, une petite fierté chauvine locale du coup, comme tous les duchés de Bretonnie peuvent se vanter d’avoir eut au moins une fois un Roi magnifique qui venait de chez eux. À un moment, les mamelouks Arabéens de l’immonde Sultan Jaffar sont en train d’encercler l’ost Bretonnien, qui commence à être démoralisé : Traîné dans le désert sous leurs lourdes armures, assoiffé, les chevaliers n’en peuvent plus et rêvassent de chez eux, les hommes d’armes et les sergents montés en arrière-plan sont en train de baisser leurs bannières, et l’armée s’étiole et s’étire sans aucun espoir de sortie. Alors qu’ils traversent difficilement une rivière dont il ne reste qu’un seul pont, l’armée de Jaffar survient soudainement et menace d’anéantir les pieux combattants de la Dame ; Le Roi Louis décide alors de jouer son va-tout, et demande à une demoiselle d’utiliser le peu de vents magiques qu’elle peut soulever dans un pays qui en est appauvri, afin de pulvériser le pont et empêcher à ses soldats de retraiter à l’abri. Les Bretonniens n’ont alors plus aucun espoir. S’ils ne se battent pas, ils meurent sur place. S’ils se battent, ils risquent de mourir, mais avec la minuscule chance de pouvoir encore survivre et s’en sortir en prouvant à la Dame si lointaine qu’ils sont dignes d’elle. Ils gagnent. Ils terrassent les Arabéens. C’est même l’une des très rares chansons de geste que j’ai écoutées où même les exploits des bandes roturières sont louées, en coupe-vent : Le poème parle dans quelques strophes de la résilience avec laquelle, épaule contre épaule, les paysans repoussent des cavaliers avec leurs grandes vouges...
Je n’ai aucune idée de si cette chanson de geste est appuyée par des faits véridiques ou non. Mais sa morale est vraie : Je me bat comme un lion. La peur de mourir ne m’assaille pas, elle me renforce. La peur crasse et panique, la plus élémentaire, celle qui me bouffe les entrailles à l’idée de finir tranché, de tomber dans une fosse à pieux qui est juste dans mon dos, elle me fait pousser des ailes. Et alors que je suis en train de lutter de toutes mes forces, je me met à hurler, hurler comme un fou. Cela aussi on me l’a apprit quand j’étais en pagerie auprès d’un pieu chevalier. Faut hurler, hurler comme un gros débile, pour constituer plus efficacement en soi cette fougue, cette humeur, cette bile qui s’empare de vos organes, qui vous permet de faire l’impossible. J’ai le choix entre mourir, ou mourir en combattant. Et puis après Evrard est arrivé.

Franchement vous voulez que je rajoute quoi à cette phrase ? Il faut que je vous sorte toutes les hyperboles ? Que je fasse toute une description magistrale ? Non merci. Pas comme ça. Y a rien qui me vienne à l’esprit pour vous décrire le sentiment qui est entré en moi quand j’ai vu Evrard détaller comme un fou, éviter la fosse à pieux, et démolir mon adversaire, me tirant de mon trépas. Je vais rien vous dire. Parce que pour rendre hommage à cette scène, il va falloir que je rédige un poème sur mon temps libre, que je fasse une chanson de geste que j’irai chanter dans un banquet, sûrement à Dame Adeline. J’espère que Evrard se rend compte dans quoi il se lance : en m’ayant sauvé la vie il va être obligé de m’écouter déblatérer comme un troubadour pendant un quart d’heures.

Evrard a pété la lance d’arçon. Je peux vous dire que voir le résultat d’une charge lance couchée ça donne pas envie. Toute la masse d’un cheval et d’un cavalier en armure concentré au bout d’une minuscule lance avec une vitesse de charge au galop, franchement, y a de quoi anéantir n’importe quoi. Beaucoup de gens s’estiment plus intelligents qu’un Bretonnien mais j’ai jamais vu quelqu’un plus intelligent qu’une lance d’arçon qui vous percute.

Evrard se ramène, droit sur sa selle. Je m’approche de lui, en titubant. Je vous avoue que je vois beaucoup de mouches devant mon visage, et j’entends des acouphènes stridentes dans mes oreilles. Je lève ma main vers lui et commence à lui parler.

« Hé… J… Hein… Eugh... »

Et je m’écrase par terre comme une merde. J’ai juste le temps de mettre mes deux mains devant moi pour pas me casser la figure, mais je vois ma longue épée qui tombe au sol juste à côté de moi. Plutôt que d’essayer de me relever, étant donné que je suis pas trop en état, je me contente de rester à genoux, en posant mes fesses sur les talons de mes bottes sales.
Je relève la tête pour regarder Evrard, en essayant de sortir quelques mots.

« Merci… Dame… Mer… Merci…
Vin… Me faut du vin… Triboulet ? »
Modifié en dernier par [MJ] Katarin le 26 févr. 2019, 19:24, modifié 1 fois.
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Échiqueté d'or et d'azur à la bordure de gueules à la guivre de gueules halissante
Stats :
FOR 9 / END 8 / HAB 8* (9) / CHAR 10 / INT 8 / INI 9 / ATT 10* (11) / PAR 8* (9) / TIR 8 / PV 65/65
*Malus à cause du port du Gilet de cuir bouilli

Compétences :
- Anticipation : +1 en ATT et +1 en PAR à partir du 3e round face au même ennemi
- Coup précis (1) : Malus atténué de 1 lors de la visée d'une partie précise
- Coups puissants : +1d3 de dégâts
- Dégainer l'épée : +1 en INI lors du premier round
- Parade : Valeurs de parade doublées
- Sang-froid : +1 lors d'actions réalisées sous stress

- Alphabétisé : Capable d'écrire et de lire le Bretonnien
- Danse : Excellent danseur
- Étiquette : +1 lors des interactions avec la haute société
- Empathie : Capable, sur un test, de lire les émotions sur le visage de quelqu'un.
- Monte : Ne craint pas de chutes lors d'une montée normale
- Héraldique : Capable de reconnaître les blasons des familles nobles, et d'en savoir plus sur eux sur un test
Équipement de combat :
- Épée bâtarde : 2 mains / 24+1d10(+1d3)*/ 24** (12) parade
- Poignard "miséricorde" : 1 main / 12+1d6(+1d3)* / 12** (6) parade / "Rapide" (-2 PAR et/ou -2 HAB pour esquiver pour l'adversaire) / Peut être lancée
*Avec la compétence Coups puissants
**Avec la compétence Parade


Tête : 3 protection (Capuchon en cuir)
Torse/Dos : 7 protection (Gilet en cuir bouilli)
Bras : 7 protection (Gilet en cuir bouilli)
Mains : 3 protection (Gants en cuir usés)
Jambes : 1 protection (Pantalon en lin)

- Cheval de selle : FOR 8 ; END 8 ; SAU 9 ; RAP 9 ; INT 7 ; DOC 9 ; ATT 6
Équipement divers :
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- Un grand manteau
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Re: [Armand de Lyrie] Pénurie de problèmes

Message par [MJ] Katarin » 07 mars 2019, 15:09

- Je ne sais pas qui je viens de tuer, mais je suis heureux de voir que vous avez tenu bon jusqu'à mon arrivée, mon ami. C'est la deuxième fois que je vous vois tenir tête à une chevalier en armure sans la moindre protection : je crois que l'on va officialiser votre surnom de fauve de Lyrie.

Après être descendu de sa monture, il décocha un grand sourire à son compagnon, bien qu'un peu forcé. S'il semblait vraiment heureux qu'Armand ait survécu, sans doutes n'était-il pas totalement à l'aise avec l'idée d'avoir tué un inconnu sans connaitre ses motivations. Quoiqu'il en soit, il offrit un bras secourable à Armand afin de l'aider à se relever, l'aidant à se tenir debout, pour mieux aller l'asseoir contre un arbre proche. Ce faisant, il put jeter un œil aux blessures du combattant de Lyrie.

- Vilaine taillade que vous avez là. Celle à la cuisse semble peu profonde, mais vous risquez d'avoir mal à l'aine un bon moment. Désolé que vous ayez eu à tant encaisser : j'ai hésité quelque secondes de trop lorsque les bruits de combat ont retenti à nouveau dans le lointain. Je craignais qu'en arrivant de la sorte je ne révèle votre position à d'éventuels ennemis toujours en plein affrontement. Je me félicite pourtant d'avoir jeté la prudence aux orties pour suivre mon instinct. Bon sang, vous êtes vraiment tombé dans ce piège à pieux ? C'est un vrai miracle que vous ayez survécu...

Triboulet réapparut derrière un tumulus alors qu'Evrard récupérait de l'huile de lavande dans les fontes de selle de son cheval. Tout penaud, il guida sa mule et le cheval d'Armand par la longe, et expliqua avoir "couru aussi vite que possible derrière la monture de sieur Evrard, mais qu'il allait drôlement vite, et que sa mule elle avait rechigné, mais que sinon, il l'assurait, il serait arrivé à temps pour sauver la situation lui-même, et que c'était quand même pas de chance que la boue collait tellement à ses vieilles chaussures que ça l'avait vraiment ralenti".

Alors que, assis contre un arbre, Armand trouvait du réconfort dans sa bouteille de vin et badigeonnait ses deux estafilades d'huile de lavande afin de les désinfecter, Evrard s'approcha du cadavre du chevalier de rouille pour lui retirer son casque. Sous ce dernier, se cachait le visage d'un homme. S'il portait une barbe crasseuse mal entretenue et de longs cheveux noirs, sales et emmêlés, son visage trahissait pourtant son jeune âge : il ne devait pas être beaucoup plus vieux qu'Armand, la vingtaine tout au plus.

- Aucun signe distinctif. Son blason devait être cousu sur sa cape mais elle est en lambeaux. De même, son armure est tellement recouverte de rouille que ça a détérioré les armoiries qui y étaient gravées. Tout son équipement est dans un état... comme s'il avait passé ces dernières années à vivre ici, dans l'atmosphère humide de cette forêt. Et je le soupçonne d'avoir emprunté ou volé cette armure : elle ne semble pas ajustée à sa taille. Il est un peu trop petit pour celle qu'il porte. Peut-être juste un hors-la-loi qui se cachait ici et craignait d'être traqué par les forces de l'ordre ? Il vous a dit quelque chose avant d'essayer de vous tuer ?

Il jeta un oeil autour de lui, observant le chevalier mort, puis le piège à pieux, avant de pousser un soupir résigné.

- Des fosses mortelles, des pseudos-chevaliers qui agressent les inconnus... pas surprenant qu'il y ait des disparitions dans cette forêt. On en apprendra pas davantage ici : mais il se battait contre d'autres personnes, non loin de notre position. Il faut qu'on aille voir si quelqu'un a survécu, même si j'ai peu d'espoir.

Saisissant la longe de son palefroi, son regard revint croiser celui d'Armand. Malgré la situation, Evrard semblait quelque peu... enthousiaste. Après une journée et demi de recherches vaines, peut-être caressait-il l'espoir que le chevalier de rouille était un début de piste pour retrouver son ami ?

- Ça va aller, ou vous préférez vous reposer un peu ?
Jet d'END purement informatif sur l'état dans lequel se sent Evrard : 17 - ça va pas fort, le vin ne suffit pas pour couvrir fièvre et taillades douloureuses. Ca t'empêche pas de te lever si nécessaire, aucune de tes blessures n'est gravement handicapante, considère juste que t'as connu de meilleurs jours :mrgreen:

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Re: [Armand de Lyrie] Pénurie de problèmes

Message par Armand de Lyrie » 07 mars 2019, 16:12

Je douille. Avachi contre l’arbre, tiré de mon pétrin par Evrard, je m’effondre et tente de retrouver tant bien que mal ma respiration haletante, tout en susurrant en boucle des remerciements à demi-mots, que j’aurais bien aimé rendre plus vifs et plus construits, si seulement je ne me sentais pas aux portes de la mort. J’ai l’impression d’être comme un nageur qui serait resté en apnée trop longtemps, et qui commence tout juste à reprendre de l’air dans ses poumons. Je suis tellement à bout, je ne relève même pas les excuses de Triboulet qui arrive pour venir me droguer au vin, que ce soit pour me moquer ou lui crier dessus.

Y a deux trucs qui me terrifient quant à ma blessure. La première, je vous l’aie déjà dite avec l’exemple du copain à papa qui s’est fait arracher un bras, c’est l’infection. Il y a quantité de braves chevaliers qui périssent bêtement dans d’atroces souffrances à cause d’une blessure qui n’a pas été proprement soignée. Qui sait avec quoi j’ai été tailladé ? Il suffit que la lame de mon adversaire aie été salie par la terre pour que je sois promis, à moins de recevoir des ablutions précautionneuses, à voir la gangrène s’installer dans mes chairs. Les hommes d’armes de Bretonnie, et je précise bien les hommes d’armes car il faut vraiment être un roturier pour avoir ce genre d’usages immondes et peu chevaleresque, ont souvent comme habitude de mettre leurs fauchons et la pointe de leurs vouges, ou de leurs flèches, au fond des latrines qu’ils creusent aux abords des camps. Ainsi, par ce stratagème atroce, l’on est sûr que son adversaire touché en face mourra, même s’il parvient à s’enfuir du champ de bataille, même s’il parvient à retraiter en bon ordre. C’est véritablement un usage atroce, et je suis étonné que les barons et seigneurs ne mettent pas plus de zèle à pendre les combattants qui souillent leurs armes de cette manière ; mais c’est que les bons combattants roturiers, les vrais, ceux qui survivent aux combats de première ligne, qui finissent écuyers ou sergents-à-cheval, savent qu’on ne prête pas à leur mort la même émotion qu’on ressent envers les chevaliers. Ils se battent non pour la rançon, ou pour la Dame, ils se battent parce que c’est leur profession, comme un forgeron ou un menuisier. Les meilleurs sergents-à-cheval, au bout d’années d’expérience, ne prennent même plus la peine de saluer bien bas les nobles, ils se contentent de rester à l’écart entre eux, de grommeler un « sire » passager envers l’aristocrate qui leur donne des ordres, puis ils accomplissent leur tâche avec haine et irrespect, en fuyant, en harcelant, en utilisant des arcs longs ou des poignards aiguisés en dents-de-scie pour égorger les blessés ou poursuivre ceux qui quittent le combat. Et qui leur en tiendra rigueur ? Ils sont devenus tellement bons dans leur profession qu’on ne souhaite plus les remplacer. Devenir un coupe-jarret sans honneur est un de ces moyens pour un paysan de Bretonnie d’enfin obtenir un statut et quitter la servilité de son champ.
Pour éviter l’infection, je me panse à la va-vite avec de la lavande. Un traitement parcellaire et qu’il faudra sans doute compléter, mais dans l’instant, il vaut mieux faire cela que rien du tout. Nous sommes perdus en forêt et nous n’avons que bien peu de choses ; Si nous étions proches d’un village, sans doute que je songerais à aller me faire appliquer des baumes par une rebouteuse du coin, voire carrément demander à ce qu’on me cautérise si la blessure est trop large.
Mais la seconde chose que je crains, c’est la saignée. C’est pour ça que j’essaye vite de me reprendre, malgré la toux qui secoue mon torse, les mouches devant mes yeux, les acouphènes dans mes oreilles, et la sueur d’anxiété qui gagne mes aisselles et le bas de mon dos. J’ai été tailladé, je saigne, je vois du rouge qui me sort d’un peu partout. La blessure dans mes côtes me rassure : elle est vilaine, mais pas difficile à panser, il suffit de plier un vieux linge et le renforcer autour du torse, je suis surtout chanceux que la lame ait pas pénétré suffisamment pour traverser mes os. En revanche, celle à la cuisse m’inquiète. J’ai de quoi pousser un soupir quand Evrard m’annonce qu’elle ne lui semble pas profonde. Une blessure à la cuisse c’est bien souvent mortel. Quand ça s’ouvre, ça ne s’arrête pas de couler, encore et encore. Je suis un chevalier tout jeunot, j’ai pas eu à voir des gens mourir de ça, mais je sais que papa- enfin, le seigneur renégat de Lyrie, m’expliquait que c’était aussi quelque chose qui craignait, et que c’était pour ça qu’il ne fallait jamais oublier de porter le haubert au complet, qui descend jusqu’à mi-cuisse. Les soudards de la roture, avec leurs miséricordes, ils ont l’habitude pour achever quelqu’un de planter le couteau dans l’aine, ça ou alors sous l’aisselle pour que la pointe de la dague vienne chatouiller le cœur, ou quelque chose de tendre quand leur ennemi à terre est un vil orque ou un mutant dont les organes ne sont pas toujours à la place médicalement attendue.

« Aide-moi à me lever... »

Je rebouche le litron de vin. Triboulet me tend son épaule et m’aide à me remettre sur patte. J’ai les jambes flageolantes, j’ai besoin d’être encore un peu soutenu pour me remettre debout. Je claque des doigts et lui désigne du bout de mon index la sacoche de son mulet, et ainsi mon valet sautille pour aller vite me chercher un peu de quoi manger. Il me sort un gros fromage qui sent mauvais, et l’étale sur un peu de pain pour m’en donner. Je n’ai absolument pas faim, mais je préfère me forcer à grignoter un truc pour pas tomber dans les pommes dans l’heure. Il ne manquerait plus que ça, que je devienne un boulet pour notre petite équipée.

Je vais voir Evrard et surplombe le corps sans vie du chevalier. Sans aucune émotion, mon camarade à qui je dois la vie retire le heaume du preux fanatisé. Je suis un peu rassuré de voir qu’il ne s’agit pas du chevalier de la quête que nous étions censés venir chercher, mais malgré tout, la vision des yeux sans vie de l’homme, qui en fait paraît bien plus jeune que ce que j’imaginais, me remplit d’un sentiment… D’un sentiment. Je ne sais pas comment le décrire. Je crois que je reste un peu bouche bée, le regard hagard, la douleur que je ressens m’empêche de vraiment penser, et sur le moment, en réalité, je ne sens pas grand-chose. Mais j’ignore pourquoi, je sens, au plus profond de mon âme mortelle, que je n’arriverai pas à dormir dans les jours qui suivent.
Je viens de tuer un homme. Je n’avais jamais fais ça. Certes, il y a quelques jours, je me battais dans le piedmont d’Orquemont, mais charger des peaux-vertes ce n’est pas quelque chose qui vous ronge la conscience, c’est même à l’inverse un devoir dont on peut tirer une franche fierté, tout gobelin que l’on tue veut forcément dire des vies humaines épargnées. Mais là ? Là je dois vous avouer que je me sens pas bien.

« Il… Il était… Il était… Délirant... » je balbutie avec un petit souffle, même si je dois vous avouer que je suis très heureux de ne pas entendre ma respiration être saccadée, ou avoir un léger bruit de grésillement ; c’est que tout va encore bien de ce côté là. « Il… Je… En fait, ce qui m’inquiète, c’est que je suis bien parvenu à le raisonner à un instant, mais, il a tout de même continué à essayer de me combattre…
Il parlait de… De deux choses, en fait »
, je tente d’analyser ce qu’il m’a dit pendant la fougue du combat, tout en me frottant la tempe droite à cause d’un soudain mal à la tête. « Je crois qu’il… Défendait quelque chose… Un objet… Ou… Il parlait d’une « cause » aussi… Et, il craignait que… Que j’appartienne à un groupe, à… Il avait prononcé une phrase du genre : je me fiche que vous soyez avec eux, et ce « eux » désigne… Désigne… Je ne sais pas quoi. Mais en tout cas, croyez-moi sur parole, mon frère : Il ne s’agissait pas juste des élucubrations d’un fou furieux rendu sénile par un ermitage en forêt.
Il semblait vraiment résigné. Il voulait défendre quelque chose, et c’était suffisamment important pour vouloir mourir, et tuer. »


Une soudaine quinte de toux m’assaille. Je sens de la morve me gagner le fond de la gorge. Je crache à côté. Evrard s’est levé pour voir si je vais bien, mais je l’éloigne d’un mouvement de la main. Et c’est alors que je l’attaque d’une question, bête, mais que je sens nécessaire de poser.

« Vous avez déjà tué quelqu’un, sire ?
Je… Je veux dire…
Avant… Avant cet homme, je n’avais jamais dû affronter un autre être humain. Jamais pour ma vie, en tout cas. »
Modifié en dernier par [MJ] Katarin le 07 mars 2019, 16:18, modifié 1 fois.
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Compétences :
- Anticipation : +1 en ATT et +1 en PAR à partir du 3e round face au même ennemi
- Coup précis (1) : Malus atténué de 1 lors de la visée d'une partie précise
- Coups puissants : +1d3 de dégâts
- Dégainer l'épée : +1 en INI lors du premier round
- Parade : Valeurs de parade doublées
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- Alphabétisé : Capable d'écrire et de lire le Bretonnien
- Danse : Excellent danseur
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- Monte : Ne craint pas de chutes lors d'une montée normale
- Héraldique : Capable de reconnaître les blasons des familles nobles, et d'en savoir plus sur eux sur un test
Équipement de combat :
- Épée bâtarde : 2 mains / 24+1d10(+1d3)*/ 24** (12) parade
- Poignard "miséricorde" : 1 main / 12+1d6(+1d3)* / 12** (6) parade / "Rapide" (-2 PAR et/ou -2 HAB pour esquiver pour l'adversaire) / Peut être lancée
*Avec la compétence Coups puissants
**Avec la compétence Parade


Tête : 3 protection (Capuchon en cuir)
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Bras : 7 protection (Gilet en cuir bouilli)
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- Cheval de selle : FOR 8 ; END 8 ; SAU 9 ; RAP 9 ; INT 7 ; DOC 9 ; ATT 6
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- Des bottes neuves
- Une jolie écharpe

- Nourriture
- Hydromel

- Insigne argenté marqué du blason de Lyrie
- Pendentif monté en clou
- Feuilles de brouillon, stylet et encrier
- Bague affichant un lion
- Un flacon à l'odeur immonde
- 4 bouteilles de tonique miraculeux

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