[Surcouf] Avarie commune

Marienburg est le plus grand de tous les ports du Vieux Monde. Située à l’embouchure du fleuve, la ville est un énorme centre de commerce. Le Reik est ici un fleuve énorme, mesurant plus d’un kilomètre et demi d’une berge à l’autre. Marienburg est une cité indépendante (sans lien avec l’Empire), située au sein des Wastelands. c’est aussi le centre de l’activité religieuse du Culte de Manaan, le Dieu de la Mer.

Modérateur : Equipe MJ

Répondre
Avatar du membre
[MJ] La Fée Enchanteresse
Warfo Award 2021 du meilleur MJ - Élaboration
Warfo Award 2021 du meilleur MJ - Élaboration
Messages : 648
Autres comptes : Armand de Lyrie

Re: [Surcouf] Avarie commune

Message par [MJ] La Fée Enchanteresse »

Hylke fut pensive suite aux propos de Surcouf. Tout en zieutant rapidement sur son journal, elle se mit à conjecturer :

« La paix est toujours plus profitable que la guerre. La paix ça vient avec le commerce, c’est les entrepôts remplis, c’est les impôts qui construisent des ponts et des routes au lieu de bombardes et de frégates.
Mais c’est plus profitable pour les honnêtes gens que pour les contrebandiers. »

Et elle offrit un sourire… Étrange. Surcouf était incapable de savoir si Hylke avait dit ça pour être taquine, pour le provoquer, ou pour l’insulter. Les femmes avaient ce pouvoir, les troubadours de Bretonnie en étaient certains.

« La Bretonnie est un pays si beau, et si prospère. Il pourrait être tellement plus si seulement ses aristocrates le voulaient.
À moins que ta nation n’est prospère que parce qu’elle est horrible. Savais-tu que la Bretonnie inondait tous les marchés du Vieux Monde avec de la matière agricole ? Le vin d’Aquitanie, le blé de Bastogne, la laine de Gasconnie… ils mêlent la quantité et la qualité, en si grand nombre que les paysans de l’Empire ont du mal à joindre les deux bouts — les taxes punitives décidées par Karl-Franz ne sont pas qu’une simple mesure de rétorsion, c’est aussi une mesure très populaire auprès du peuple, mais terrible pour les manufacturiers et les aristocrates.
La Bretonnie peut se permettre cette puissance, car des millions de serfs travaillent à créer du surplus d’exportation. Régulièrement, il y a des disettes dans les bourgs Bretonniens, alors que Salzenmund ou Bilbali débordent de froment.
Qu’en penses-tu, Dan ? Est-ce que tu souhaites simplement avoir ta part du gâteau, là-dedans ? Haendryk t’y encouragerais. »


Elle parlait du Dieu des affaires et du business, celui que les Bretonniens connaissaient sous le nom de Affairiche. Les rumeurs disaient aussi que Haendryk n’était pas un vrai Dieu, mais un simple déguisement endossé par son « frère », Ranald le malicieux voleur.
Haendryk ne roulait ni pour la justice, ni pour la révolte, ni pour changer le monde. Il voulait juste se faire ses dividendes. C’était un culte d’État à Marienburg, pour de très bonnes raisons.


Hylke grinça des dents. Un des coqs venait enfin de mourir, et alors les parieurs firent un vacarme assourdissant : des sifflets et des cris de joie pour les gagnants, des vociférations et des coups sur la barricade pour les perdants. Et alors les bookmakers s’agitaient dans tous les sens, tandis qu’un gros monsieur debout sur une chaise annonçait les prochains combats.

Au milieu de ce tumulte, Surcouf découvrit un visage familier.
Image


Foucaud de Banterlu, chevalier errant. S’il y avait des chevaliers Bretonniens qui étaient des chics types, même si un peu naïfs, Foucaud n’était pas de cette trempe-là. Fils d’une famille très pauvre (Surcouf n’avait pour tout dire plus aucune idée de quel duché cette raclure venait), il avait décidé de se faire un peu de fric en servant de passeur de serfs ; il aidait des paysans à fuir et à trouver des refuges avant d’embarquer sur un navire.
La justice avait fini par le retrouver, et plutôt que de rester pour subir son jugement comme un homme, il prit la décision de cavaler à toute vitesse et de rejoindre Marienburg, comme un énième exilé comme on en trouvait partout dans cette ville.
Plein de rumeurs circulaient à son sujet, notamment que plusieurs fois, il avait empoché l’argent de serfs avant de les foutre dans une barge pourrie achetée pour une bouchée de pain, puis de l’abandonner en haute-mer. Il avait probablement tué un paquet de gens comme ça. Surcouf avait travaillé avec lui sur une affaire l’année passée ; Foucaud était resté dans ses souvenirs comme quelqu’un de sacrément désagréable, qui exigeait du respect et du « monseigneur ». Nul doute que ça aurait eu du sens en Bretonnie. Pas dans la République du Jutonesryk, où tous les privilèges avaient été abolis, et où les nobles passaient devant les mêmes tribunaux que les roturiers.

Mais Foucaud était un des lieutenants de Saint-Räzell. Une brute efficace pour la bagarre, et bizarrement maline pour connaître les bas-fonds de la ville. Il était une de ces personnes avec qui il fallait bien bosser quand on embrassait le crime.

Surcouf pouvait tenter de lui parler, à moins qu’il n’en ait aucune envie.
Jet de perception : 5, réussite
Image

Avatar du membre
Dan Surcouf
PJ
Messages : 270

Re: [Surcouf] Avarie commune

Message par Dan Surcouf »

Qui de la paix et de la guerre était le plus profitable? Pour Hylke, c'était la paix. Dans un certain sens, elle n'avait pas tort. Mais pour quelqu'un comme Surcouf, la paix, c'était le status quo. La guerre, c'était le changement. Guerre et paix étaient les faces d'une même pièce. L'une n'allait pas sans l'autre. La paix n'avait de valeur que parce qu'on connaissait l'horreur de la guerre. La guerre n'avait son pouvoir que parce que l'on chérissait la paix.

Il doutait qu'Hylke cherche à le vexer. Traiter Surcouf de contrebandier était comme le traiter de fils de catin. C'était un fait et non une insulte. Toutefois, ses propos sur la Bretonnie et sa façon de traiter ses gens, ainsi que ses relations avec l'Empire, réveillèrent quelque chose en Surcouf: un sentiment d'empathie et de lassitude.

-Il y a une raison si j'ai choisi ce style de vie... et encore, j'ai eu la chance de naître dans un bordel de Bordeleaux et non dans une ferme de Moussillon.
Il regarda son verre. Rouge, tel le sang de la paysannerie qui s'échinait à enrichir et nourrir les sang-bleus qui masquaient leur égoïsme et leur avarice derrière les vertus de la Dame. Son regard se déporta légèrement vers la chapelle. Sa présence, en ces lieux, était un concentré de la plus pure hypocrisie bretonienne. Les chevaliers errant ne manquaient pas de venir lui présenter ses hommages, tout en ignorant sur leur chemin la horde de gueux qu'ils étaient censés protéger. Et lui, dans tout ça? Le grand capitaine Surcouf? Le sauveur de petite fille et le briseur de chaînes? Il n'était qu'un homme. Il avait faillit crever face à une poignée d'esclavagistes, qu'est-ce qu'il pouvait faire pour changer les choses? Rien. Il pouvait juste survivre et tirer son épingle du jeu.
-Il faut bien gagner sa croûte... On pourra pas changer la Bretonnie. Mais si on peut, à l'occasion, changer quelques vies, c'est toujours ça de prit.
Il termina son vin, tandis qu'un coq rendait l'âme dans l'arène.

C'est là qu'il reconnu Foucault de Banterlu. Pardon, monseigneur Foucon de Branlecouille. Une tête de fouine qui se prétendait chevalier errant. Encore un jeune branleur de la petite noblesse qui se parait de son titre pour brutaliser les petites gens. Un faux chevalier qui abandonnait les gueux en pleine mer après avoir empoché leur pognon. Lui et Saint Razell faisaient la paire. Razell était le genre d'individu qui fricotait dangereusement avec les rares principes que s'imposait Surcouf. Sa façon d'envoyer de la main d'œuvre bretonnienne aux quatre coins de l'Empire laissait le contrebandier perplexe.

C'est dans ces moment qu'il aurait aimé avoir le chevalier de Mavignon à ses côtés. Il n'avait pas inventé le fil à couper le beurre, mais au moins était-il digne de son titre. Il aurait probablement rossé Foucon avant de le balancer dans le canal, avant d'envoyer Razell le rejoindre, dans le doute. Même si ça signifiait se mettre la moitié du sac-à-vin sur le dos. Quitte à faire quelque chose de stupide, autant faire quelque chose de bien.

Malheureusement, Surcouf n'avait pas le luxe de s'offrir cette stupidité. Foucon et Razell, aussi répugnant soient-ils, restaient des partenaires commerciaux avec lesquels il était obligé de traiter. Il lui fit signe de la main, pour l'interpeller.

-Monseigneur, si vous n'êtes point trop occupé, je demande audience pour vous parler affaire.
Son ton était mielleux. Masquer le dégoût que lui inspirait cet homme lui était insupportable.
Dan Surcouf, Contrebandier
Profil: For 9 | End 9 | Hab 11 | Cha 11 | Int 12 | Ini 9 | Att 9 | Par 9 | Tir 9 | Foi | Mag | NA 1 | PV 70/70
Lien Fiche personnage: wiki-v2/doku.php?id=wiki:fiche_dan_surcouf

Avatar du membre
[MJ] La Fée Enchanteresse
Warfo Award 2021 du meilleur MJ - Élaboration
Warfo Award 2021 du meilleur MJ - Élaboration
Messages : 648
Autres comptes : Armand de Lyrie

Re: [Surcouf] Avarie commune

Message par [MJ] La Fée Enchanteresse »

Si Surcouf employait un ton mielleux et poli, le fait qu’il reste assis et se contente de héler de loin avait de quoi mettre en rogne un homme aussi à cheval sur la préséance que Foucault ; demeurer assis devant d’autres est bien un signe de supériorité, comme le fait d’appeler quelqu’un.
Quand il était encore en Bordeleaux, il se souvenait d’avoir vu un aristocrate jeter par terre un estropié ne pouvant plus utiliser ses jambes, car il ne s’était pas levé et incliné devant lui. Il se souvenait également que ce même noble avait été puni d’une très forte amende, d’un dédommagement et d’excuses à la victime par le duc Albéric ; le prince de son pays d’origine était un homme bon, qui défendait bien son peuple, on ne pouvait pas en dire autant de tous ses vassaux…

Mais Surcouf n’était plus un petit paysan qui devait se plier aux règles d’un autre pays. Il bossait pour Jaan van de Kuypers. Même en tant que simple pilote dans une maison marchande qui devait en compter près d’une centaine comme lui, ça comptait. Est-ce que Foucault serait assez intelligent pour le comprendre ? Et apprécierait-il qu’on lui rappelle ?



Toujours est-il. Après deux petites minutes, le sieur de Banterlu passa à travers l’attroupement de parieurs, vite suivi derrière lui par de petites frappes — un petit gros et un gros de taille moyenne, pas vraiment des gens imposants. Foucault enjamba le banc de la table, et s’assit juste à côté de Hylke, qui plaça ses mains sous la table avant de sourire : elle semblait très forte pour jouer la comédie.

« Hello Dan ; qu’est-ce tu fous au Kruiersmurr ? T’es nostalgique ? Enfin, ça fait plaisir de revoir d’bons matelots, hein, y en manquent.
Bon Bordelais, bien sûr, tu t’es déjà servi ! R’gardez ça, les gars, j’espère il est pas plein comme une barrique ! »

Il parlait en bretonni, évidemment ; dans une ville comme Marienburg, il était rare que Surcouf puisse vivre une journée sans manipuler trois langues différentes. Mais Foucault n’allait pas respecter la langue de sa patrie d’accueil, il préférait celle du pays qui l’avait condamné par contumace.
Comme s’il était chez lui, Foucault attrapa le pichet de boisson servi à table, ainsi que le verre de Dan ; et comme ça, il but dedans, tout en faisant comme s’il se mettait à l’aise. Sauf qu’il se rappela trop tard qu’il n’était pas sur un siège, qu’il n’y avait pas de dossier derrière lui non plus, et donc, il fit un mouvement parfaitement ridicule avec son bras qui tomba dans le vide, et son dos avec.
Un instant, Dan eut envie de pouffer de rire tellement Foucault était clownesque. Par chance, il garda tout son calme. Les deux sbires derrière lui, eux, avaient l’air trop terrifiés par leur patron pour se marrer.

Le noble se redressa vite, avec de grands yeux. Il passa une main dans ses cheveux rasés au milieu de son crâne, comme pour se rendre un peu de prestance.

« Heuu, bref, j’disais… »

Il pivota la tête, et observa de très très près le visage de Hylke, en mettant son museau pile devant son visage.
Puis il sifflota, et observa Surcouf.

« C’est elle ta gonzesse ? Une borgne ?
Vraiment des goûts de marins. Elle est locale ? Nan parce que si tu veux une pépette de chez nous on peut t’en trouver. Tu vas pas nous faire des gosses Jutones quand même ? On parle d’un peuple d’usuriers qu’a été envahi par tout le monde, autant baiser une Naine. »

Surcouf ignorait que Foucault avait un diplôme en anthropologie, mais ça promettait une discussion très agréable. En tout cas, Hylke offrit un sourire à son capitaine — probablement qu’elle parlait très bien le bretonni, mais elle eut la jugeote de laisser Surcouf gérer et répondre comme il souhaitait. Elle jouerait probablement son rôle.
Jet de connaissances générales (Bonus : +4) : 17, bof
Jet de sang-froid pour te retenir de rire (Bonus : +6) : 8, réussite

Image

Avatar du membre
Dan Surcouf
PJ
Messages : 270

Re: [Surcouf] Avarie commune

Message par Dan Surcouf »

Surcouf observa le "chevalier" d'un air impavide, devant se retenir très fort pour ne pas rire de ses pitreries, ou de partir dans une colère sombre devant le clair manque de savoir vivre de Foucon. Il laissa planer un bref silence, avant de lancer un bref regard à l'unique œil d'Hylke, quelque peu désolé de l'avoir exposé à ça. Il se tourna vers Foucon.
-Hylke, je te présente Foucault de Banterlu. Chevalier errant de notre bon roi Louen. Sieur Foucault, Hylke Geest. Ma clerc.
Un sourire en coin s'étira sur ses lèvres.
-Rôle qu'elle rempli à merveille en tant que représentante d'un peuple usurier, ce qui est fort convenant pour nous autres ignares alcooliques.
Ses mains se joignirent sur la table.

Les présentations terminées, il était temps de passer aux choses sérieuses.

-Sieur Foucault, vous n'êtes pas sans savoir qu'en ces temps de guerre, l'écoulement de certaines denrées s'en voit fortement impacté et que, à l'occasion, certains individus, aux intérêts particuliers, puissent faire appel à mes services. Dans ces conditions, je me retrouve à devoir à interagir avec toute sortes de parties, pouvant offrir débouchés et offres et, potentiellement, les mettre en relations ce qui, potentiellement, pourrait déboucher sur des partenariat commerciaux forts lucratifs. A terme, un splendide réseaux commercial bien informé pourrait ainsi se développer...
En d'autre terme, un bon gros réseaux de contrebande reposant sur un bon réseau d'informateur, qui profiterait de la guerre pour enrichir bien méchamment un bon paquet de personnages douteux.
-La question est donc de savoir si quelques illustres personnages du "Sac-à-vin" seraient intéressés par une telle opportunité.
Dan Surcouf, Contrebandier
Profil: For 9 | End 9 | Hab 11 | Cha 11 | Int 12 | Ini 9 | Att 9 | Par 9 | Tir 9 | Foi | Mag | NA 1 | PV 70/70
Lien Fiche personnage: wiki-v2/doku.php?id=wiki:fiche_dan_surcouf

Avatar du membre
[MJ] La Fée Enchanteresse
Warfo Award 2021 du meilleur MJ - Élaboration
Warfo Award 2021 du meilleur MJ - Élaboration
Messages : 648
Autres comptes : Armand de Lyrie

Re: [Surcouf] Avarie commune

Message par [MJ] La Fée Enchanteresse »

Le trait d’humour pince-sans-rire de Surcouf eut le mérite de faire ricaner le sire ; et même Hylke, en fait, même si elle se contenta d’un sourire plus discret. Après tout, l’humour Bretonnien avait toujours ses partisans…

Foucault était une brute, mais il n’était pas complètement ignare non plus. Il écouta attentivement Surcouf, tout en tordant un peu ses lèvres. Quelque chose semblait le gêner — mais quoi ?
Il inclina la tête de côté, hocha des épaules, puis approcha le verre subtilisé à ses lèvres.

« Faut voir. »

On faisait difficilement plus laconique, comme commentaire. Il prit deux gorgées de boisson, puis, soudain, il s’intéressa de nouveau à Hylke.

« Ôte-moi d’un doute. Est-ce que… Est-ce que c’est toi qui le tiens par les couilles ? »

La borgne eut un sourire pincé. Elle pencha la tête de côté, elle aussi, pour imiter le chevalier. Et c’est avec une toute petite voix qu’elle demanda, d’un air neutre, en bretonni :

« Plaît-il ?
– Tu t’es faite toute belle avec ta petite robe noire, mais t’as pas une gueule de secrétaire. Tu serais plus bandante. Ou plus joufflue. J’sais pas pourquoi, mais j’ai la vilaine impression que t’es… Plus, que ce que ta gueule veut faire croire.
Si c’est toi qui diriges mon p’tit Surcouf par la queue, je préfère discuter avec toi directement. Tu comprends, je suis le genre de personne qui aime bien faire les choses de façon virile, d’homme à homme, pas avec le Bordelais qui sort tes paroles avec sa bouche. Sauf ton respect bien sûr, Dan ! »


Hylke entrouvrit les lèvres — mais aucun mot ne sortit de sa bouche. Elle était intelligente ; si elle parlait à la place de Surcouf, il serait impossible pour elle de convaincre Foucault de…
De quoi, au juste ? D’une espèce de paranoïa ? Derrière ses airs de gros durs, en fait, Surcouf commençait un peu à comprendre ; le chevalier avait peur qu’il y ait trop d’oreilles qui entendent l’affaire que voulait lui proposer le contrebandier.

En fait, Surcouf leva juste un peu son museau, et observa les deux petites frappes derrière lui. L’un d’eux, le petit gros, avait les lèvres pincées, et trifouillait quelque chose avec sa main. Quoi c’était pas important, mais il avait juste cet bien reconnaissable : celui de quelqu’un nerveux.

Il était judicieux de ménager Foucault. Mais peut-être Surcouf pouvait-il faire comprendre à voix haute qu’il cherchait à bosser avec Saint-Räzell, plutôt que le chevalier. Il serait certain d’être recontacté assez vite par le patron de la brute devant lui.
S’il pouvait le faire tout en continuant de brosser l’ego de Foucault, ça serait encore mieux.

Jet de charisme de Surcouf : 11, réussite de justesse
Jet de perception : 1, réussite critique
Jet d’intelligence : 6, réussi
Image

Avatar du membre
Dan Surcouf
PJ
Messages : 270

Re: [Surcouf] Avarie commune

Message par Dan Surcouf »

Surcouf se tourna brièvement vers Hylke, contemplant quelques instant l'idée d'entrer dans un jeu stupide où il faisait croire à Foucon qu'Hylke était sa patronne. Une démarche absolument inutile, mais néanmoins très amusant, puisqu'elle consistait à se payer la tête de Foucon.
-Sieur Foucault, aux dernières nouvelle, j'étais bien le capitaine de mon navire et Hylke, ici présente, était bien une de mes collaboratrices. Je pense que je serai le premier au courant si cela avait évolué.
Il croisa les bras.
-Maintenant, si vous n'êtes pas intéressé... après tout, nous sommes dans une cité libre. Toutefois, j'ai comme l'impression que Saint-Razell serait fortement... désappointé, de manquer cette opportunité.
Ses lèvres s'étirèrent, dévoilant quelques dents.
-D'autant qu'avec la guerre, certains aspects de ses affaires ont été impactés. Négativement.
Il marqua une pause.
-Peut-être devrai-je aller le voir directement? Après tout, c'est lui qui est réellement concerné.
Dan Surcouf, Contrebandier
Profil: For 9 | End 9 | Hab 11 | Cha 11 | Int 12 | Ini 9 | Att 9 | Par 9 | Tir 9 | Foi | Mag | NA 1 | PV 70/70
Lien Fiche personnage: wiki-v2/doku.php?id=wiki:fiche_dan_surcouf

Avatar du membre
[MJ] La Fée Enchanteresse
Warfo Award 2021 du meilleur MJ - Élaboration
Warfo Award 2021 du meilleur MJ - Élaboration
Messages : 648
Autres comptes : Armand de Lyrie

Re: [Surcouf] Avarie commune

Message par [MJ] La Fée Enchanteresse »

Difficile de savoir si Dan était persuasif. Foucault zieuta Hylke un peu trop longtemps pour son bien, mais la secrétaire borgne se contenta de forcer un sourire un peu figé.
En tout cas, ce qui était certain, c’est qu’il n’apprécia pas le ton du contrebandier. Il releva son menton avec un air dédaigneux, tandis qu’il prit une voix de fausset pour reprendre :

« Si tu veux déranger le Saint, c’est libre à toi. Seulement, on est loin de chez Kuypers, et ne croit pas que parce que tu roules pour sa compagnie, qu’on va être parfaitement accueillants avec toi.
Je suis un de ces hommes de confiance. Si je te présente, plutôt que toi tout seul, je pense que ça sera mieux. Mieux que finir dans le Doodkanaal, au moins… »


Le pire quartier de tout Marienburg, le « canal mort » était là où se cachaient les indigents, les criminels recherchés par la justice, et surtout, les mutants. Toujours le lieu le premier inondé dès que le Reik subit la plus petite crue, la vile avait presque totalement abandonné ce quartier, et même la pègre avec.
C’était l’endroit parfait pour mener des deals illégaux. Et pour faire disparaître des gens gênants. Surcouf badinait avec trop de criminels pour ignorer cet endroit ; quand quelqu’un faisait chier la Ligue des Gentilshommes, la mafia, on l’enlevait avec un sac sur sa tête, et on l’embarquait sur une gondole pour atteindre ce coin abandonné des Dieux…

Est-ce que Foucault était sérieux ? Il était évident qu’il se donnait un peu trop d’importance. Mais même sans se plier devant le mauvais chevalier, il pouvait être un bon allié.
Les paroles de Surcouf avaient au moins servi à le mettre mal à l’aise, et à le faire comprendre qu’il devait un peu brosser le contrebandier dans le sens du poil. Même s’il se donnait un air nonchalant.

« T’es un mec bizarre, Surcouf. Je veux dire, le prends pas mal… Tu t’es fait une réputation, à Marienburg. Une bonne, et une mauvaise.
La bonne, c’est qu’on sait que t’es réglo. Que t’as jamais balancé personne quand t’étais à Rijker. Y a des oiseaux qui piaillent sur les docks, y me disent tous, Surcouf il honore toujours un contrat, même oral. Surcouf il fait les choses proprement. Surcouf il est sûr. Rien que ça, le Saint sera curieux de voir ce que t’as à lui offrir, ouaip.
La mauvaise, c’est que… Bah… Je suis pas certain de savoir c’est quoi tes limites. Parce qu’y paraît que t’en as. Tu t’es fixé des règles, un code, comme les preux chevaliers. »


Lui aussi eut un sourire narquois.

« Tu transportes plein de trucs sur ton bateau. Mais le cognac ça va, ça tue personne le cognac, à part des gros riches plein de thunes qui vont avoir une cirrhose.
Mais est-ce que t’es prêt à… Transporter… D’autres choses ?
Ou d’autres personnes ? »
Image

Avatar du membre
Dan Surcouf
PJ
Messages : 270

Re: [Surcouf] Avarie commune

Message par Dan Surcouf »

Surcouf haussa les épaules.
-Nous suivons tous des règles, sieur Foucault. Qu'elles soient celles des autres, des dieux ou les nôtres. J'ai mon code, il est vrai, mais de là à me comparer à un preux chevalier comme vous, c'est aller un peu vite en besogne. Mon "code", me permet surtout d'éviter les emmerdes et de me regarder dans une glace le matin.
Il sourit.
-Mes règles ne sont pas un secret. Je les ai annoncé aujourd'hui même à mon équipage. Il est choses et des gens que je ne prendrais jamais sur mon navire. Les hérétiques et les esclavagistes ne sont pas des gens avec qui l'on peut travailler. J'ai aussi un certain dédain pour les violeurs et autres sagouins.
Il fixa Foucault droit dans les yeux.
-Maintenant, il faut voir ce que vous compter me faire transporter.
Dan Surcouf, Contrebandier
Profil: For 9 | End 9 | Hab 11 | Cha 11 | Int 12 | Ini 9 | Att 9 | Par 9 | Tir 9 | Foi | Mag | NA 1 | PV 70/70
Lien Fiche personnage: wiki-v2/doku.php?id=wiki:fiche_dan_surcouf

Répondre

Retourner vers « Marienburg »