Vingt petits arabiens...
Posté : 09 déc. 2011, 17:27
Comme toujours, un titre, un film, 1 XP pour qui trouve en premier...
Éveillé en sursaut, Arzhvael se redressa soudainement dans le lit, encore à moitié couvert par les couverture. Mais pas par grand chose d'autre, réalisa t'il en rougissant, alors que son regard tombait sur Ombeline, debout au milieu de la pièce. Cependant, il n'eut guère le temps de s'attarder davantage sur ce point: les cris et clameurs continuaient à se faire entendre dans l'auberge, et des bruits de pas précipités résonnaient dans le couloir, se dirigeant vers l'escalier, tandis que, un peu partout, des portes claquaient bruyamment. Cependant, aucun bruit d'armes frappant l'une sur l'autre, ou de tir, ou encore de râle de mourants ou de peur. Quel que soit l'événement qui avait lancé une telle effervescence dans le bâtiment, ce n'était point un assaut.tadam, ambiance!!! Ecoutez moi ça en lisant la suite:
Enfilant prestement quelques vêtement afin d'être décents, ils n'eurent même pas besoin de se consulter pour sortir de la pièce et aller s'enquérir à leur tour de ce qui se passait. L'endroit où avait lieu la plus vive agitation ne fut pas bien difficile à trouver, il suffisait de suivre le bruit des voix, énervées, inquiètes, tendues, qui montaient depuis la salle commune.
Descendant l'escalier, ils débouchèrent à leur tour dans la pièce, ou une demi-douzaine de clients, plus ou moins échevelés et à différents stades de l'habillement se trouvaient en cercle autour d'un objet sombre, tandis que les sanglots désespérés d'une femme se faisaient entendre. S'approchant pour mieux voir, ils aperçurent, stupéfaits, le corps de l'aubergiste, baignant dans une large flaque de sang sombre étalée au sol, tandis que sur son corps inerte son épouse était affalée, pleurant à chaudes larmes. Choqués et surpris par le spectacle, ils ne remarquèrent que du coin de l’œil que trois autres clients venaient les rejoindre.
Cependant, avant qu'ils ne puissent poser la moindre question, la porte d'entrée de l'auberge s'ouvrit en grinçant, dévoilant une nuit sombre, dont l'obscurité brisée par des éclairs périodiques contrastait furieusement avec la lueur des torches qui accompagnait la macabre scène. Sur le seuil de la porte se découpait le colosse qui était arrivé avec la deuxième voiture, sa main droite tenant fermement son énorme épée, le bras collé au coté.
En silence, il entra dans l'auberge et, s'approchant de leur groupe, dit:
"Je n'ai pas trouvé le responsable. Mais il y a pire: le bac est de l'autre coté de la rivière, et les cordes ont été tranchées. Impossible de le ramener de ce coté, et la rivière est trop mauvaise que pour être traversée à la nage. Nous sommes coincés ici. Et je suis formel: les cordes ont été tranchées de ce coté ci de la rivière. Qui que soit le meurtrier, il est toujours ici, avec nous..."
