[Gehnrir Mâchecrâne] Pour une poignée de gnoblars

La population rurale de l'Ostermark est composée de gens capables et autonomes qui se battent souvent aux côtés des Kislévites contre les pillards Nordiques. Wolfram Hertwig dirige sa province depuis Bechafen, situé dans le Nord.

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[MJ] Le Roi maudit
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Message par [MJ] Le Roi maudit »

Kuba écouta les prétentions de l'ogre en entortillant l'une de ses moustache autour de son index. Son sourire serti d'une dent en or s'élargissait lorsqu'il ricanait de temps en temps. Une fois son tour à lui de négocier il libéra ses bacchantes avant de poser ses deux coudes sur le bois verni du comptoir.

-Alors ça l'ami. On rentre chez nous ! Au Kislev glorieux ! Pour le temps, quelques semaines de voyage, sur le chemin mon gros, on a du bandit, des gobelins de l'oeil rouge, des fauves puants, des nordiques égarés depuis la tempête et tous les Kyazaks de l'Oblast. Oh ça oui il y aura à castagner.
Pour le butin, un quart chacun ça me semble très bien oui, très bien.


Le tavernier remplit à nouveau le bock du monstre avant de disparaître de la vue des brutes.

-Pour la bouffe, la route devrait nous livrer assez de viande fraiche pour sustenter un gaillard comme toi...Et Piotr, il désigna le barbu, aura sûrement quelques cartes dans sa manche. Dans tous les cas, on lève le camp après-demain. On sera à la porte Ça te convient fils de la Gueule ?
Le garde du corps racla sa gorge avant d'expectorer dans sa paume droite pour la tendre à l'Ogre.

-Bienvenue dans notre modeste entreprise Ogre, mes frères, levons nos verres au voyage imminent, et si nos cœurs sont assez vaillants et les dieux sont avec nous, le cuirassé leva son verre nous serons sous peu à Zaborata !
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Gehnrir
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Message par Gehnrir »

C'est avec un sourire étincelant (faut avouer, une dent plaquée vingt-quatre carats, ça aide) que le moustachu lui exposa les détails du voyage qui attendait la petite troupe : Les trois hommes lèveraient le camp après-demain pour quelques semaines de route vers le pays de ceux qui s'lèvent glorieux ! Un pays dont les habitants étaient particulièrement fiers de leurs érections matinales ? Gehnrir n'avait pas la moindre idée d'où ça se situait, mais ça le faisait bien rire : si tous les habitants étaient aussi joviaux que ces trois ressortissants là, il allait certainement s'y plaire. Mais ce qui le ravit par dessus tout, au delà de l'accord sur les tarifs du massif garde du corps, ce fut la mention de ce qui risquait de se mettre sur leur route. Et même si l'Ogre ne connaissait pas l'entièreté du bestiaire, c'était bien suffisant pour lui donner l'impression de feuilleter le menu du jour. Il en salivait d'avance, un sourire jusqu'aux oreilles, et frappa plusieurs fois ses grosses paluches l'une contre l'autre comme un enfant devant un stand de glace.

«Oooooh chic chic chic, des gobelins !!! J'aime bien ça le gobelin, ça croque sous la dent, et pis ça couine rigolo quant tu marches dessus. Et comme y sont toujours des tas, t'as l'impression d'nager dans ton assiette quant tu t'bats...»

Décidément, ce drôle d'animal nommé « bandit » semblait proliférer dans la région. Sûrement qu'il pourrait demander quelques idées d'assaisonnement local... Le nom de Piotr se perdit hélas dans les méandres de son esprit saturé par l'appétit, mais le Mastodonte nota que si jamais la nourriture venait à manquer, le chef gardait des trucs dans sa manche. C'était le plus important. Voyant Kuba se cracher dans la pogne, il sourit, se racla lui aussi la gorge avec la discrétion d'un barrage qui cède, et expulsa dans sa propre dextre une huître d'un bon kilo cinq avant de serrer vigoureusement la main de l'homme.

«Ça m'va mon gars ! Qu'la Gueule me croque, j'suis vot' Ogre !»

Il leva bien haut son verre et trinqua avec ses nouveaux camarades. Le doute s'installa quant il demanda si le départ était bien dans deux jours, parce qu'il n'était jamais sûr d'à partir de quant il fallait compter lorsqu'on disait « après-demain », et que selon si on compte à partir de demain, ça reporte. Après s'être longuement fait expliquer la nuance, il estima qu'il était temps de faire sa traditionnelle promenade digestive.

Il décida donc d'aller balader sa graisse dans les rues de la ville. Ses pas pesants le menèrent vers une place grouillante d'humains qui trimballaient fagots et pierrailles en quantités astronomiques, suant à grosse gouttes sous l'effort et se hurlant des directives plus ou moins amènes mais toutes aussi obscures pour l'Ogre. Il lui fallut un moment pour comprendre que tout ce beau monde s'affairait à construire une de leurs habitations. Pendant que certains taillait des pierres et des poutres, les autres s'occupaient de démolir les ruines d'un autre bâtiment qui avait vraisemblablement brûlé quelques temps auparavant, afin de laisser la place nécessaire. Il remarqua qu'une demie douzaine d'ouvriers s'employaient à tirer sur une énorme poutre qui empêchait un mur de s'écrouler.
Il est vrai que contrairement aux fils de La Gueule, ce peuple adoptais la philosophie gobeline dès lors qu'il s'agissait d'effectuer quelque travaux un peu physique, comme se battre par exemple : le nombre faisait leur force. Mais là où les peaux-vertes se contentaient de leur force combinée pour noyer l'ennemi sous la masse, les Impériaux se coordonnaient, bougeaient et opéraient de concert. Ça ne marchait pas toujours, ça prenait un temps fou et ça faisait un peu mal au crâne à la longue, mais les trésors d'ingéniosité qu'ils étaient capables de déployer avec leurs machines et leurs outils valaient le coup d'œil. C'était comme regarder des fourmis transporter des miettes qui faisaient trois fois leur taille. Il observa aussi quelque chose qu'il trouva incroyable : un avorton engueulait copieusement trois ou quatre mecs qui faisaient facilement le double de sa taille et de son poids. Et les grands balèzes ne bronchaient pas ! Personne n'aiguisait les fourchettes, personne ne faisait mine de vouloir enfoncer le crâne du minus pour asseoir son autorité. Ainsi donc, il se serait trompé dans sa première déduction au village ? Quel drôle de peuple ces humains...

Et soudain, ce fut le drame ! Vous vous rappelez des ouvriers qui tiraient sur une poutre ? Et bien la brindille de plusieurs centaines de kilos décida de se déloger d'un coup, s'encastrant avec fracas dans ce qu'il restait du mur. Hélas, non seulement ce ne fut pas suffisant pour achever d'abattre la ruine (ce qui était le projet à la base), mais en plus elle emporta avec elle un pauvret qui se trouvait sur son passage. Il ne dut sa survie qu'à ce fichu mur qui maintenait la poutre en biais, mais celle-ci l'écrasait néanmoins inexorablement de toute sa masse, et il ne faudrait pas longtemps avant qu'il n'étouffe définitivement. Bien sûr ses congénères se précipitèrent à sa rescousse, mais nul ne parvint à le dégager. Par ailleurs, la poutre ne présentait pas assez de surface pour que plus de six d'entre eux ne puissent la saisir en même temps, donc impossible pour eux de la soulever, et abattre le mur reviendrait à condamner le bonhomme à finir en potage pour petits vieux.

Tandis que la panique commençait à gagner le chantier, Gehnrir éclata de rire comme un gamin qui vient de voir un de ses collègues pleurer sa maman après s'être viandé la gueule en grimpant à un arbre. Un rire bête... et tellement puissant qu'un silence de mort s'abattit sur la place alors que toutes les têtes se tournaient vers sa source. L'Ogre réalisa soudain qu'il était le centre de l'attention, et toussa dans une vaine tentative de diversion, ce qui était peine perdu. Il commença à réaliser qu'il ne faudrait sûrement pas longtemps avant que la foule ne se décide à chasser ce gras intrus à grands coups de fourche dans l'oignon, aussi estima t'il préférable de prendre les devants en passant à l'action.

«Ahem... Bon... Bah j'crois qu'vous avez b'soin d'un coup d'main...»

Avec le sourire d'un Troll qui viens de sentir une charogne, il s'avança parmi les décombres sous les regards mi-inquiets mi-hostiles (et re mi-inquiets derrière) de la populace, en faisant craquer ses jointures à peine plus fines que des balles de tennis. Les hommes qui le dévisageaient s'écartèrent néanmoins de son chemin. Il se cracha dans les mains, se les frotta vigoureusement l'une contre l'autre, et se saisit de la vilaine poutre. La gueuse pesait son poids, mais l'Ogre était plus déterminé et plus borné (et au moins aussi con) que ce bout de bois. Elle craqua, grinça, mais se décolla d'un bon mètre, permettant aux travailleurs de tirer leur ami hors de danger. Le Mastodonte hésita franchement à garder cette poutre pour remplacer sa fidèle massue, car elle était plus longue, plus lourde, plus dure (aucune allusion ne lui vint toutefois à l'esprit), mais estima que trimballer ce truc dans les ruelles des villes humaines serait une vraie gageur. Par dépit, il la jeta presque sur le côté. La torsion ainsi imprimée agit comme un levier, et le mur se disloqua complètement, s'écroulant dans un nuage de poussière tandis que la poutre s'écrasa à terre en faisant trembler brièvement le sol.

Gehnrir sorti du nuage blanchâtre en s'époussetant négligemment, rota et s'étira. Ce petit exercice avait été plus que suffisant pour digérer comme il fallait. Toisant le reste de la foule d'humain, il leur adressa un sourire satisfait.

«Heh les p'tits gars, j'peux jouer à casser des trucs avec vous ? Ça a l'air marrant, pis j'ai un peu l'temps...»
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Message par [MJ] Le Roi maudit »

La force de mastodonte de l'ogre fut mise au service de la communauté. D'après les malabars qui se fatiguaient sur le chantier à ses côtés, les villes d'Ostermark avaient besoin de rénovation après la grande guerre contre le chaos. La Région était en effervescence car nul ne pouvait savoir quand un assaut frapperait à nouveau le peuple éprouvé de la Ligue.
Mais les Ostermarkers n'étaient pas des chochottes du Rèquelande, des grouillots d'Averelande ou ces coureurs de jupons à l'accent ridicule d'Estalie, non ils étaient un peuple fier et chauvin et comme toujours ils se relèveraient des affres qui leur tombaient dessus comme les puces sur un rhinox.
Les ouvriers offrirent au ressortissant du gros peuple une couche sur le chantier pour la nuit. Quelques ballots de chaume, une bâche en tissus. Bien plus confortable que le sol des montagnes des larmes.
Après une nouvelle journée de travail au chantier, ponctuée de bière d'Ostermark et de ragout de porc, ce fut la journée fatidique.
Dès le matin quelque chose clochait. Une partie des habitants étaient massés devant le chantier.
Non pas avec des torches, des fourches et des haches de bûcheron, mais avec un porcelet rôti. On lui expliqua que c'était en remerciement du travail de titan sur le chantier.

Loin de là, à la porte qui reliait la ville à l'extérieur. Trois cavaliers étaient rassemblés. Kuba, Piotr et le P'tit, en tenues de voyages, leurs affaires rassemblées . Leurs chevaux étaient d'énormes bêtes velues à la crinière broussailleuse. Piotr le salua gaiement :
-Prêt pour le périple sir de la Gueule ?
-Prions Ursun que la route nous soit favorable mon oncle.

Kuba clopina jusqu'à l'ogre et brandit sa lame recourbée dans les airs.
-Les vermines qui se mettront en travers de notre chemin tâteront de nos lames !
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Gehnrir
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Re: [Gehnrir Mâchecrâne] Pour une poignée de gnoblars

Message par Gehnrir »

Ces deux journées dans la peau d'un ouvrier du bâtiment laissèrent à Gehnrir Mâchecrâne un profond sentiment de satisfaction. Non seulement il avait étanché son besoin compulsif de soulever des trucs lourds pour les abattre sur d'autres trucs encore plus lourds, mais la sensation d'œuvrer de concert à une entreprise plus grande que lui, sans autre rétribution que quatre repas faits de ragoût et de bière ainsi qu'une couche confortable pour la nuit, et qui plus est au sein d'un groupe composé de membres d'une autre race que la sienne, le toucha profondément... Enfin, plus au niveau subconscient (et gastrique) qu'autre chose. La coopération entre les peuples et tout ça, il faut pas déconner, ça lui passait à des kilomètres au dessus du lobe frontal. Tout ce qu'il en retint, c'est que les humains était plutôt sympathiques, et tout aussi déterminés que les Ogres quant il s'agissait de rester dans une région infestée d'une armée de créatures assoiffées de violence. Et à l'aube du dernier jour, il fut tiré de son sommeil de souche par le délicat fumet d'une chair de suidé délicatement rôtie sur un feu de bois de hêtre et saupoudré d'aromates légèrement acidulés. Le doute le saisit lorsqu'il s'aperçut que l'intégralité des ouvriers (à une vache près) s'étaient rassemblés largement plus tôt que leur horaire de travail habituel. Mais nulle fourche brandie, nulle pique aiguisée, nulle torche allumée. Deux solides gaillards lui apportaient un magnifique porcelet tout juste décroché de la broche, trônant majestueusement sur un plat sculpté dans un bois sombre qui se gorgeait déjà du jus ruisselant de la viande caramélisée. Ce n'était pas un simple paiement, puisque c'était largement plus que ce qu'il avait reçu jusque là. C'était un cadeau, et ça, ça lui allait droit au cœur (car il était bien connu que le chemin le plus court pour atteindre celui d'un Ogre passait par son estomac. Et le plus drôle, c'était que cela marchait aussi aussi autant avec les cadeaux qu'avec les épées!). Une petite larme épaisse comme de la mayonnaise perla au coin de son œil encore ensommeillé, et c'est après un festival de remerciements et d'adieux déchirants qu'il prit le chemin menant à la porte du bourg, inscrivant au burin d'os dans sa mémoire graisseuse une autre leçon au sujet des humains : Ils étaient généreux.

Le temps d'arriver à destination, la fringale du matin était calmée, et il ne restait du porcelet que ses pattes arrières, le meilleur pour la fin. Il aperçu les trois cavaliers qui l'attendaient dans l'air frais du matin, reconnaissant rapidement l'éclat du plastron poli et les pilosités légendaires qui l'accompagnait. Le doyen le salua d'un ton enjoué auquel le Mastard, mâchouillant encore son cadeau, répondit avec un égal entrain.

«Ouais 'hef ! J'ens qu'a 'a êt'e une 'onne 'ournée !!!»

Parce qu'avec un jambon entier dans la bouche, on ne prononce presque que les voyelles. Cependant on peut imaginer une traduction du style « Ouais chef ! Je sens que ça va être une bonne journée !!! ».

Le P'tit s'avéra être le neveu de l'Ancien, mais cette révélation fut légèrement occultée par une nervosité croissante chez les équidés qui transportaient la fine équipe. Sûrement que les effluves dues à la proximité d'un prédateur mettaient leur instinct de préservation en marche. Peur justifiée d'ailleurs, car le Carnivore se fit illico la réflexion que si jamais le voyage durait vraiment trop longtemps, au moins il y aurait de la barbaque en quantité. Il fut tiré de ses rêveries par Kuba qui, faisant presque la taille du Colosse une fois sur sa monture récalcitrante mais contrainte d'une main de fer, brandit son arme bien haut pour se donner du baume au cœur. Une jolie lame courbée, sans chichis mais qui semblait avoir essuyé son lot d'affrontements. L'Ogre partit d'un rire franc. Cette arme était tout juste suffisante à lui servir de cure dent, peut être de coupe-ongles, mais l'ardeur que l'humain mettait à l'ouvrage était communicatif, lui rappelant les cris de guerre que son propre peuple poussait avant une bonne baston (ou avant un gueuleton, ce qui était systématiquement suivi d'une bonne baston de toute façon). Il tâta sa massue qui pendait à son côté, puis se ravisa. Il avala tout rond ce qui lui restait dans le gosier et, à son tour, brandit le cuisseau de porcelet qui lui restait, haut fier, et à l'unisson du sabre de son nouveau compagnon de route.

«Bonne meule et bonne prise,
Pour la Gueule, et pour l'apéritif !!!»


Et ainsi s'en allèrent-ils sur les routes de l'Empire, en direction du Nord.
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Re: [Gehnrir Mâchecrâne] Pour une poignée de gnoblars

Message par [MJ] Le Roi maudit »

Les alentours immédiats de la ville étaient tranquilles. La fine équipe descendait avec la rivière, cheminant au milieu de la lande.
Les Kislevites expliquèrent un peu plus les choses au Gros gens. L'Austère marque était une région de l'Empire de Sigmar, eux, ils étaient d'un autre royaume, dirigé par la Tsarine Katarina.
Encore plus au nord que le Kislev, c'était les Nordiques, les Hommes idolâtrant les Dieux de la Ruine. Les Kislevites affrontaient quasiment quotidiennement cette nuisance mais il y a quelques années, les hommes du Nord avaient déferlé par centaines de milliers et encore aujourd'hui les restes de leurs armées écumaient les régions dépeuplées du nord de l'Empire et du Kislev.
Eux, ils se rendaient en premier lieu à Praag, la Cité d'Argent. Et de là ils partiraient pour une terre plus familière à Gehnrir : Les Terres Sombres.
Mais la route était longue, les bois laissèrent totalement la place aux steppes au bout de la première journée. Ils s'éloignèrent des rives du cours d'eau. Autour d'eux les fermes brûlées se succédaient. Cette région mettrait des années à s'en remettre.
Si Pawel et Piotr parlaient pour dire des choses sages, l'informer, lui expliquer, Kuba lui ne tarissait pas de remarques aussi délicates qu'un Mammouth en rut. Un humour subtil comme une avalanche et un rire doux comme un tremblement de terre.

Alors que le soleil disparaissait à l'horizon de leur première journée de marche, les Gospodars établirent le campement. Leur objectif serait le village de Weiler qui leur permettrait de traverser la Brunwasser, puis ce sera la Veldt, l'immense plaine aux chevaux, menant elle à même à l'Oblast Kislevite.
Ils commencèrent à raconter des récits de guerre, contre les nordiques, les sauvages de la steppe et les ennemis de la Tsarine. Des récits de guerre, des récits de femmes, des monstres à affronter et des paysages lointains, la belle vie en somme.
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