[Friedrich Hadler] L'Infante du Mal

Les troupes régulières d'Ostland sont parmi les plus robustes et les plus coriaces de l'Empire, d'où la tête de taureau qu'elles ont adoptée pour emblême. Depuis Wolfenburg, le Comte Valmir von Raukov tient les rennes de cette province du nord.

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Re: [Friedrich Hadler] L'Infante du Mal

Message par [MJ] Le Djinn » 27 janv. 2013, 21:16

La panique aidant la foule se dispersa sans se faire trop prier devant ces deux hommes qui portaient des épées ensanglantées et ce grand type avec un corps dans les bras qui hurlait à tous de ficher le camp de son chemin. En moins de cinq minutes ils avaient atteint la tour de garde, frappant à la porte à coup de pied, le caporal se retourna vers ses deux hommes.

-"Z'êtes plus utiles maintenant, foncez plutôt au Temple de Shallya et ramenez moi une prêtresse ici dare-dare!"

Sans se faire prier, Simon détala vers le Nord, faisant signe à Hadler de le suivre. La course effrénée recommença dans les rues à moitié remplies. Quelques braves gens furent bousculés mais ce n'était qu'un très maigre prix à payer pour sauver la vie d'un homme. Le vétéran s'arrêta devant un bâtiment de taille relativement modeste, assez haut avec une pointe et un coeur sur la façade du devant, une église du Coeur Miséricordieux? Possible après tout. Sans attendre son compagnon l'expérimenté se jeta presque dans la grande nef, pour tomber nez-à-nez avec une vieille femme en toge blanche et un homme de très haute stature avec des habits en peau de loup, à première vue. Simon, bien qu'épuisé, ne tarda pas à prendre la parole.

-"Mère Thérèse! Il y a eu un accident! On a un blessé grave à la Tour Sud."

L'intervention avait eût l'air de déranger le duo, mais la trogne de la prêtresse supérieure se rembrunit à l'évocation d'un accident. Bien sûr elle réagit rapidement.

-"Simon, tu sais où se trouvent mes affaires, va les rechercher et rejoins-nous. Toi là: emmène moi à la tour Sud. Navrée Ulricain, nous reprendrons cette discussion plus tard."

Sur ces mots elle se tourna vers le soldat Friedrich et de toute la vigueur que lui conférait son âge, elle se lança sur ses traces. La route, bien que plus longue dû à la forme de la dame, fût vite faites, le poste n'étant guère loin. En arrivant Hadler se rendit compte que le reste de l'équipe était devant la porte, ils arrivaient tout juste et n'avaient pas encore eu connaissance de la situation. Les bousculant la sage entra dans la tourelle, débouchant sur une pièce circulaire de taille moyenne où on voyait une table, des tabourets, trois soldats dont le caporal et un lit où était posé le pauvre Kerist. Sans attendre une seconde de plus, la religieuse se pencha sur le corps meurtri. Les secondes semblèrent passer au ralenti, les autres miliciens étaient rentrés eux aussi, tous attendaient le verdict. Finalement la vieille se leva.

-"Trop tard, il est mort. C'est le second ce mois-ci, qu'est-ce-qu'il se passe?

Dans la salle, l'atmosphère sembla se glacer, pas un ne resta tête haute.

-"Qui peut le dire? Bon, vous autres, rentrez à la caserne et attendez-y les ordres. Je dois aller faire mon rapport au capitaine. Pardonnez-nous du dérangement, ma Mère."

Puis la porte s'ouvrit en fracas, laissant jaillir Simon qui transportait un sac.

-"J'ai votre matériel ma Mère, comment est-ce qu'il va?"

Qui aurait-pu lui répondre?
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Re: [Friedrich Hadler] L'Infante du Mal

Message par Friedrich Hadler » 29 janv. 2013, 20:41

Si Friedrich Hadler, Simon et le caporal Andersen arrivèrent sans trop de problème jusqu’à la tour Sud, tout n’était pas encore gagné. Certes, le jeune Kerist était toujours en vie, mais son état restait critique, et, comble du malheur, il ne semblait pas y avoir de médecin expérimenté dans la tour de garde. Il fallut donc se dépêcher d’aller quérir les secours au temple de Shallya. Les soldats se chargèrent de cette tâche, tandis que leur chef restait avec le blessé dans la tour. Ce fut une course contre la montre effrénée que menèrent les militaires pour essayer de remporter l’enjeu de cet exercice de rapidité : sauver la vie de leur camarade. Ils déboulèrent au temple sans se soucier des conventions ou perdre le précieux temps de respecter la politesse. Coupant la parole à la grande prêtresse de la ville, qui était en grande discussion avec un ulricain, Simon annonça à la religieuse que son aide était requise de toute urgence, à la tour de garde Sud, pour un blessé grave. Evidemment, les deux interlocuteurs, qui devaient avoir une certaine importance, n’avaient pas été très contents de s’être fait interrompre aussi grossièrement, mais dès que la prêtresse eut entendu leur demande, elle oublia cette impolitesse. La vie d’un homme, qui plus était celle d’un soldat impérial, comptait plus que de simples formalités, -et encore heureux !-

La « mère Thérèse », puisque tel était son nom, réagit vite, sans s’affoler, ce qui était normal pour une femme expérimentée comme elle, qui avait dû connaître ce genre de situation un nombre incalculable de fois au cours de sa vie. Abandonnant momentanément le fidèle du dieu de l’hiver et de la guerre, elle envoya Simon chercher ses instruments de médecin, pendant qu’elle et Friedrich se rendaient le plus vite possible jusqu’au blessé. Quand ils entrèrent, il y avait encore un peu d’espoir. Tous, du caporal, aux trois gardes de la tour, en passant par les autres membres de la patrouille qui venaient de rentrer et Friedrich, totalement essoufflé, se taisaient et attendaient le verdict de la prêtresse de Shallya. Quand celui-ci tomba, il n’était pas bon. Les mots de la mère Thérèse étaient lourds comme du plomb. Il était trop tard, Kerist était mort, malgré tout ce que les soldats avaient fait pour lui. Friedrich ne le connaissait pas, si ce n’était de vue, mais il s’était battu pour lui, avait réellement essayé de le sauver. Il avait échoué, mais n’avait pas à rougir de honte, car il avait tout ce qui était en son pouvoir pour le sauver. Il avait donné sa chance à Kerist de s’en sortir, celui-ci ne l’avait pas saisie. C’était dommage, triste, même, mais inéluctable. Ses meurtriers avaient été punis, et le pauvre avait payé au prix fort son manque de discipline. Friedrich espérait qu’on oublierait volontairement les circonstances de sa mort, et qu’on le traiterait comme un soldat mort au combat, pour son pays, ses valeurs.

Quant à lui, Friedrich Hadler, il ferrait ce qu’il pourrait pour l’honorer à son niveau. Il lui dédierait une prière au temple de Morr -un lieu qu’il n’aimait pourtant guère-, et s’assurerait que sa famille ait bien été prévenue, s’il en avait une. Au besoin, il les préviendrait lui-même, bien qu’il préférerait si possible ne pas avoir à remplir cette tâche délicate. En tout les cas, pour l’instant, Friedrich était encore de service, il alla donc à la caserne, suivant les ordres de son caporal. Sur le chemin, il resta silencieux et pensif. Le jeune Kerist était mort à quinze ans, le même âge à peu près que devait avoir la fille du duc Loft, deux destins très différents, mais voués l’un et l’autre au service de l’Ostland et de l’Empire… A ceci près que, si le soldat était insuffisamment préparé, et qu’il avait cédé à la panique, la fille du duc, semblait avoir été préparée à accomplir son futur travail dès le plus jeune âge. Friedrich ignorait si elle était fille unique ou non, cependant, et en conséquence, il se pouvait très bien qu’elle ne soit pas l’unique héritière.

Quoi qu’il en soit, une fois de retour à la caserne, notre soldat alla aux ordres, comme Andersen le lui avait demandé. Il espérait en avoir fini pour la journée, mais il était possible qu’on leur donne une autre mission, auquel cas il serait prêt à remplir son devoir. Il l’était toujours...
Modifié en dernier par [MJ] Le Djinn le 31 janv. 2013, 18:49, modifié 1 fois.
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Compétences :
• Sang-froid : Votre personnage a ce qu'on appelle des «nerfs d'acier». Il sait rester maître de lui-même dans les situations les plus dangereuses. Bonus de +1 sur n'importe laquelle de ses caractéristiques lors de la réalisation d'une action dans un climat de stress et de tension mentale.

• Coups puissants : augmente les dégâts occasionnés à ses adversaires de + 1D3 pts de dégâts.

• Autorité : bonus de +1 lorsque, confronté à des militaires, il essaye de faire prévaloir son autorité, ses ordres etc.,

• Arme de prédilection : épées à une main : Bonus de +1 en ATT lorsqu'il en utilise en combat. Par contre, lorsqu'il utilise une autre arme que son arme de prédilection, il reçoit un malus de -1 en ATT et en PAR pendant les 1D3 premiers combats qu'il livrera avec cette arme, le temps qu'il s'y adapte.

• Alphabétisation : Votre personnage est capable de lire et d'écrire les langages utilisant l'alphabet du vieux monde s'il comprend ce langage.

• Langage secret : jargon de bataille : Votre personnage sait parler le jargon des batailles.

• Anticipation : Votre personnage, au combat, arrive à prévoir les réactions d'un ennemi. Pour analyser le style de combat de son adversaire direct, il lui faudra 2 rounds entiers. A partir du 3ème round, cette compétence lui permet d'avoir un bonus de +1 en ATT et en PAR contre ce seul adversaire. (Pour bénéficier de ce bonus contre un autre adversaire, il lui faudra l'avoir combattu pendant au moins 2 rounds)

• Adresse au tir (arcs) : +1 en TIR avec un arc.

• Volonté de Fer : Votre personnage se révèle être particulièrement très résistants à la peur, aux attaques mentales et à tout ce qui pourrait tenter de briser sa volonté. Il obtient +1 aux tests pour résister à un contrôle mental, à la peur etc…

• Parade : Double les points de parade de l'arme ou du bouclier utilisé.

• Coriace : Diminue de 1D3 les dégâts subis (jusqu'à un minimum de 1).

•Réflexes éclairs : +1 aux test INI en réaction à la surprise.


Equipement de combat : • Devoir (épée à une main) (18 +1D10, 12 Parade) Les morts-vivants, les démons etc… Que la lame touche subissent 1d6 dégâts de plus
• Bouclier d'acier (6+1d6 dégâts, 16 parade)
• Epée à une main (16 +1D8, 12 Parade)
• Cotte de mailles (9 protection, tout sauf tête -1 HAB, ATT et PAR)
• Arc court (26+1D8, -2 TIR/16 m)

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Re: [Friedrich Hadler] L'Infante du Mal

Message par [MJ] Le Djinn » 31 janv. 2013, 14:56

Le retour jusqu'à l'imposant bâtiment militaire se fit sans encombre particulière, personne ne se sentant assez fou ou ivre pour ennuyer une troupe armée avec une mine sombre. Dans la patrouille, pas de commentaires, seulement quelques soupirs gênés, sans surprise les anciens semblaient moins touchés, peut-être n'était-ce pas le premier compagnon qu'ils perdaient.
Dans la même veine, la fin de journée ne réserva pas de surprises, les soldats restèrent aux baraquement, sans que nul ne vienne les déranger. En fin de journée, à l'heure du repas plus précisément, la mort de Kerist était la principale source de discussion... Parce que ce n'était pas la seule! Un autre guerrier était tombé aux champs d'honneur, un certain Krir Irot, que Friedrich connaissait puisqu'il était l'homme accompagnant Poigno le jour où il avait rencontre notre héros.

En parlant de l'estalien de naissance, il était le nez dans sa soupe tiède, l'oeil humide, la tête basse. Autour quelques autres compagnons tentaient de le consoler à grand coup de claques dans le dos et de coup de gnôle, ça avait un certain effet, mais il faudrait probablement plus que ça pour qu'il s'en remette. Peut-être se connaissaient-ils depuis longtemps? La raison de la mort de Krir était apparemment la mort au combat, la patrouille avait été attaquée par des bandits masqués qui auraient poignardés plusieurs personnes avant de s'enfuir à toute jambe. Le besoin d'aider les blessés avaient poussés le caporal de leur escouade à ne pas engager de poursuite.

Aucun officier quel qu'il soit ne fit d'allusion à ces deux évènements tragiques et la caserne s'endormit d'un sommeil agité. A part pour les veilleurs de nuit qui maudirent leur malchance.
Le lendemain main, contrairement à ce qui avait été annoncé, Steiner ordonna à toutes les recrues de se ranger en ordre dans la cours d'entraînement. Là, sous le regard intrigué de ses hommes, il tint une petite réplique.


-"Annoncer la mort d'un soldat c'est jamais facile et hier y'en a eu deux. Je sais ce que certains d'entre vous pensent, comme quoi les dieux nous ont abandonnés, que le destin est cruel. Mais écoutez moi bien: les dieux ne vous abandonneront que lorsque vous abandonnerez vous-même le combat et le destin de l'Empire est le triomphe: le vôtre! Sigmar marche avec nous, ne l'oubliez jamais."

Sans attendre, il dégaina son épée qu'il pointa vers les murailles de l'arène.

-"Cela étant dit, j'ai l'honneur de vous apprendre que nous avons été choisis pour accompagner le Duc Loft et ses hommes d'armes pour une expédition diplomatique en Arabie. En conséquence les patrouilles seront remplacées par un entrainement constant pendant une semaine, après quoi vous recevrez officiellement votre titre de soldat et nous partirons. Des questions?"
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Re: [Friedrich Hadler] L'Infante du Mal

Message par Friedrich Hadler » 02 févr. 2013, 14:32

Une fois rentré à la caserne, Friedrich ne reçut pas de nouveaux ordres de ses supérieurs, mais il s’assura toutefois auprès d’eux que les corps recevraient bien les rites funéraires de Morr, et que les familles seraient prévenues et traitées avec le plus grand respect. En conséquence, il en profita pour faire ses ablutions, car il aimait se sentir propre, et qu’il n’avait pas mal transpiré pendant cette dure première journée en tant que soldat. L’eau et le savon lui firent du bien, et le détendirent un peu. Ensuite, il entretint sa barbe et coupa ses cheveux afin qu’ils restent courts également.
Une fois lavé, la jeune recrue se rhabilla avec des vêtements propres, et vérifia son épée et son armure de mailles. Il fallait qu’elle soit impeccable, non seulement pour l’image que Friedrich voulait donner de lui et de l’institution de l’armée régulière d’Ostland, mais aussi parce que cet assemblage d’anneaux de métal constituaient sa principale protection au combat, et qu’il pourrait bien lui sauver la vie, un de ses jours. En conséquence, il fallait consciencieusement l’empêcher de rouiller, ce qui impliquait de lui ôter ses tâches de sang, de boue et d’autres salissures, même si cela prenait un certain temps. Après l’armure, ce fut au reste de l’équipement de Friedrich de subir cette inspection minutieuse, à commencer par son épée… En tout, cela lui prit une bonne demi-heure pour tout vérifier et entretenir, mais au moins, il était maintenant sûr que tout son équipement était impeccable, et qu’il ne le trahirait pas s’il en avait besoin. « Un bon guerrier prend soin de son paquetage », lui avait jadis apprit son père, alors que, jeune enfant, il avait laissé une dague courte qu’il avait prise pour « s’entraîner » (ou plutôt jouer) sur le sol pour vaquer à d’autres occupations. Il avait alors dû la nettoyer et la remettre dans son fourreau, à l’abri des intempéries. Depuis, il avait retenu la leçon.

Une fois toutes ses tâches finies, donc, il alla se restaurer avec les autres soldats, l’heure du dîner était déjà arrivée. L’ambiance de la table n’avait plus rien à voir avec celle de la veille, car le recrues avaient eu à déplorer non pas une, mais deux morts dans leurs rangs, dont celle de l’ami ostlander de Poigno et de Friedrich, Krir Irot. Apparemment, ce dernier était mort en soldat, assassiné par des brigands. Poigno, surtout, semblait atterré par la mort de son ami. Notre héros préféra ne rien dire, pour respecter son deuil. Il était trop tôt pour ressasser ces pensées noires, et il aurait été inconvenant de le déranger. Toutefois, pour lui manifester son soutien, en se levant de table, Hadler posa sa main sur l’épaule de son ami, et lui dit à voix basse :

-Toutes mes condoléances, ami. Si tu as besoin de parler, je suis là.

Mais il doutait que l’estalien d’origine ait très envie de parler. Il salua donc ses camarades, et les prévint qu’il comptait sortir pour se rendre au temple, sans préciser lequel. En fait, il comptait tout d’abord prier Morr, même s’il n’aimait pas particulièrement ce dieu et ne le priait que très rarement (uniquement à l’occasion des décès, en fait), c’était à lui qu’il convenait de rendre hommage pour le repos des morts. Aussi se rendit-il au temple le plus proche du dieu de la mort, même s’il n’était pas le pus grand. Une fois entré dans ce lieu de silence et de recueillement, il alla jusqu’à l’autel et s’agenouilla. Là, à voix basse, il pria :

-Ô Morr, je t’en conjure, veille sur les âmes des valeureux soldats tombés au combat, tout particulièrement de Krir Irot et du jeune Kerist, deux jeunes recrues qui t’on rejoint dès leur premier jour de service. Ils sont morts, mais leur âme mérite que tu daignes leur accorder le repos qu’ils méritent, pour avoir donné leurs vies au service de la cause de ta femme, la juste Véréna. Puisses-tu leur accorder le repos éternel à leurs âmes, et les protéger dans l’autre monde de l’influence des nécromants impies et des dieux sombres qui pourraient vouloir les tourmenter.
Je te prie aujourd’hui pour eux, comme le veut la tradition et les commandements de ton culte. Je m’assurerais, auprès de tes prêtres, que tes volontés concernant les rites funéraires et les inhumations soient faites dans les règles, afin que, si tu le veuilles bien, leurs âmes soient en paix, et que tous puissent honorer ces morts. J’ai également respecté tes commandements envers l’attitude à adopter envers les familles et les défunts eux-mêmes, en m’assurant que tous soient prévenus, et que les endeuillés comme les défunt aient droit au respect qui leur est dû, comme tu le préconises.
Pour toutes ces raisons, et aussi parce qu’ils étaient de loyaux serviteurs de l’Empire de Sigmar et de la justice de ta femme Véréna, je te prie d’accéder à ma prière, ô Morr, dieu des trépassés et des rêves.


Toujours dans le plus grand silence possible, afin de respecter la solennelité du lieu, Friedrich alla ensuite engager la discussion avec le prêtre (ou la prêtresse) de Morr le plus proche. Il lui confia que deux soldats étaient morts, lui en donna les noms, et lui demanda de s’assurer qu’ils recevraient bien une sépulture dans les rites du culte. Après quoi, il remercia le/la religieus(e), et lui donna la moitié de son salaire journalier, en guise de participation à l’enterrement de ses deux camarades tombés.
Il sortit ensuite du temple, non sans un certain soulagement, et se dirigea vers le temple de Sigmar. Il savait que les ostlander en général étaient très pieux envers Sigmar, bien plus que la plupart des provinces du Nord, et il tenait à rendre à « Sigmar ce qui était à Sigmar », parce que deux hommes étaient morts pour son Empire, pour lui. Là aussi, il s’agenouilla devant l’autel, et pria :


-Grand Sigmar, dieu-homme, fondateur et protecteur de l’Empire, je te salue. Aujourd’hui, deux hommes vaillants sont tombés en ton nom. Ils se sont battus dans ton armée, ils croyaient en toi, et ils défendaient ton Empire, ton héritage. Je t’en conjure, protège, récompense et accueille non pas seulement ces deux braves, mais aussi tous les soldats et plus généralement tous les hommes qui se battent pour que ce que tu as créé continue d’exister. Je te rends hommage pour ton œuvre, l’Empire, qui a rendu nos vies possibles, nous as permis de nous défendre de toutes les invasions extérieures. Sans ta protection, sans ta sagesse, sans ta volonté, les humains ne seraient plus depuis longtemps. Puisses-tu régner encore longtemps, ô dieu des hommes libres de l’Empire !

Ensuite, Friedrich chercha un autel ou un temple de Myrmidia. Il savait que si loin au Nord, il était peu probable qu’il en trouve un, même dans la capitale provisoire de l’Ostland. Mais il chercha, puis, qu’il en ait trouvé un ou non, il pria, en mettant un genoux à terre, en sortant son épée, en la tenant comme une croix (pointe vers le sol) devant lui :

-Ô Myrmidia, grande déesse de la guerre et du combat. Tu es pour moi la plus importante, celle qui mérite le plus mes prières. Aujourd’hui, j’ai combattu sous ta protection, en respectant tes préceptes. J’ai gardé mon sang-froid, ma capacité de raisonnement, et je me suis battu avec mon cœur, mon bras et mon esprit également, en ne me laissant pas dominer par mes sentiments. Je t’en remercie, tu as bien voulu que je m’en sorte totalement indemne. Saches qu’où que je me trouve, et dans n’importe quelle circonstance, je me battrai selon ce que tu nous as enseignés, dans l’honneur, et sans laisser la bestialité reprendre le dessus sur l’humain. Je ferrai en sorte que moi et mes pairs frappions toujours au moment propice, exactement là où il faut. Je perfectionnerai ma technique par l’entraînement et la pratique. Je te ferrais honneur, chaque fois que j’aurais à me battre.
Pour tout cela, pour l’honneur que tu m’accordes, et le devoir que tu me permets d’accomplir, merci, ô grande Myrmidia, mon épée est tienne, elle frappe toujours en ton nom.


Enfin, une fois sa prière accomplie, le soldat se rendit au temple de Shallya. Là, il remercia la grande prêtresse pour ce qu’elle avait tenté au nom de Shallya, ou à défaut une autre religieuse du même ordre s’il ne la trouvait pas où qu’elle était occupée, et leur donna le reste de son salaire journalier, soit deux sous, pour le temple. Il approuvait ce qui se faisait ici.

Le lendemain, à la caserne, il apprit qu’il allait partir avec les autres, sous les ordres du duc Loft, vers l’Arabie. Il avait toujours eu envie de voyager, et le fait d’avoir été choisi par le duc était pour lui un honneur. Hadler rédigea une lettre à sa mère, pour lui expliquer qu’il partait en voyage, et la confia à un messager qui allait passer par son village natal, en lui demandant de remettre ce pli à Elena Hadler. Puis, fier d’avoir une mission importante à remplir, il réunit ses affaires, et se prépara au long voyage vers le Sud. En chemin, il tenterait consoler Poigno, et de faire plus ample connaissance avec ses autres camarades, tout en continuant à s'entraîner, comme il l'avait promis à Myrmidia et à son père. "Un soldat devait toujours être prêt à se battre, et il ne devait jamais s'arrêter d'entretenir ses capacités", disait celui-ci...
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Re: [Friedrich Hadler] L'Infante du Mal

Message par [MJ] Le Djinn » 03 févr. 2013, 19:19

C'est tellement bôw!
Allez, pour la peine tu gagnes +1 Pdcs en Morr, Sigmar et Myrmida!
Les prières étaient rendues, les personnes concernées entendues, bien sûr tous lui disaient que la procédures seraient correctement faites, etc... Par chance il se trouvait qu'un petit autel à la déesse de la guerre se trouvait en ville, dans une petite chapelle près des postes de garde, seul un prêtre, visiblement un mercenaire tiléen très expérimenté, était là pour accueillir le combattant.
Durant le reste de la semaine les jours se suivaient et se ressemblaient, levé tôt, petit-déjeuner léger, la mâtinée était consacrée à l'entraînement au combat rapproché et distance, puis s'enchaînait le déjeuner proprement dit, l'après-midi était réservé aux manoeuvres et à l'application de stratégie en combat réel, comme la retraite, les mouvements de tenailles et différentes ruses qu'une petite troupe pouvait utiliser. Quand le soir arrivait chacun s'en retournait à son dîner, le corps meurtri par l'entrainement intensif, la vue de la paillasse douillette était bienvenue!

L'évènement le plus marquant fût la visite, au troisième jour, du Duc Loft en personne. L'homme était assurément impressionnant, aujourd'hui légèrement vieilli par les affres des combats, son visage semblait avoir contemplé mille armées. Grand? Nul ne pouvait le nier, d'un mètre quatre-vingt cinq il dépassait très largement la plupart des soldats, son corps paraissait de carrure moyenne et était caché par un assemblage de lourds atours qui devaient autant servir de protection que de vêtements princiers. Sur son flanc battait une épée au fourreau décoré de pierre semi-précieuse et au manche d'acier, un formidable outil de guerre à coup sûr. Le poil blond de sa moustache virait vers le blanc par endroit.
Devant la troupe au garde-à-vous, y comprend le sergent Steiner, il tint à faire une petite allocution.

Image-"Miliciens, bientôt vous serez promus soldats et vous partirez défendre les intérêts de l'Empire sur une terre lointaine, sans nouvelles de vos familles et de vos amis qui vous attendent ici. Sigmar seul connaît votre détresse à cette simple pensée. Mais je tiens à vous le dire: par ce voyage vous servirez plus fidèlement l'Empire que n'auriez jamais pu le faire en gardant notre belle cité!"
Suivait les applaudissements d'une trentaine d'hommes.

Durant le délai restant, les troupes redoublèrent d'efforts, et il fallait bien le dire les progrès qu'ils avaient fait en une grosse semaine étaient stupéfiants. La mâtinée précédant le voyage, dans la cour de la caserne, le sergent fit une allocution.


-"La semaine a été difficile, vous avez reçus de nombreux coups, des blessures, des crampes. Tout ceci n'est rien par rapport à ce que vous allez endurer désormais! L'Arabie est une terre pleine de promesses et de dangers, et c'est vous qui les affronterez! En ce jour vous êtes le cinquième régiment de la troisième division Ostlandaise, vous êtes de véritables soldats!"

Le petit effet dura et c'est dans la joie et les enlacements que les soldats fêtèrent leur promotion nouvellement acquise.

-"Mais votre solde elle ne change pas!"


Sortant de la cité en rang de trois, le sergent en tête, les soldats eurent la surprise de tomber sur le Duc -militairement général- Loft ainsi que son escorte personnelle composée de dix soldats d'élites Ostlandais, plus précisément des vétérans fanatiquement loyaux, probablement des soldats l'ayant accompagnés dans bien des combats. Après quelques mots de conséquences, il annonça qu'ils se dirigeaient vers un obscur port perdu après les bois où son vaisseau personnel attendait le groupe.
La marche dura bien trois bonnes heures au milieu des fourres, la troupe arriva à destination. Transportant leurs paquetages sur le dos les soldats étaient pour la plupart épuisés, seuls les plus robustes tenaient sans problème le choc. Le bateau était une galère à voile, pouvant transporter une centaine d'hommes, équipage compris, tout avait donc été optimisé pour ce voyage. En file les guerriers entrèrent, ils dormiraient avec le sergent dans les cales, le duc ayant une cabine réservée, comme le voulait son rang.

Combien de temps dura le voyage? Friedrich n'aurait su le dire, on ne comptait plus les jours quand on voguait sur l'océan et qu'on ne pouvait rien faire d'autre que de s'entraîner et faire escales deux heures par jour, histoire d'aider les dockers à ravitailler le navire. La nourriture composée de poissons fumé et d'agrumes n'étaient pas pour lui déplaire en revanche, ça changeait un peu du lard de la caserne, même si à force le poisson était lassant aussi.
Après un temps infini, la libération arrivait! Les terres de l'Arabie était en vue! De grandes étendues désertiques où s'élevaient de temps à temps une ville ou un oasis! Le bateau longeait paisiblement les côtes sous l'oeil attentif de l'équipage et du capitaine, tentant d'esquiver les récifs et les tourbillons. Enfin, ils touchèrent terre devant un campement fortifié auquel on avait ajouté un minuscule port. L'enceinte était composée de poteau de bois taillés en pointe, à l'intérieur de nombreuses tentes trahissaient la présence des troupes impériales. Et autour seulement du désert, à l'exception d'une grande mare à l'eau turquoise entourée de palmiers et de buissons à fruits, ainsi que de dattiers. Avec une joie non dissimulée, Steiner appela ses troupes et les mena à terre, sur le bois mouillé.


-"Bienvenue à Al-Rengha les enfants, c'est ici que votre vraie mission commence!"
Enfermé dans une lampe pendant des siècles, cloisonné dans une pièce de métal par une malédiction... Puis un jour un naïf est venu, me libérant dans sa sottise... Tant pis pour lui... Et pour tous les autres.

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Friedrich Hadler
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Re: [Friedrich Hadler] L'Infante du Mal

Message par Friedrich Hadler » 08 févr. 2013, 22:38

HRP : Ne devrait-on pas continuer de poster en Arabie ?
Après un entraînement très intensif, dispensé en vue de préparer le groupe pour la mission importante qui allait lui être confiée, enfin le grand jour arriva. Fait notable, que Friedrich Hadler ne manqua pas d’apprécier à sa juste valeur, le duc Loft en personne vint rendre visite à ses troupes, et les harangua. Il était de prime abord très représentatif de l’idée que le soldat se faisait de la noblesse en général : un homme fort et puissant, mais dans le même temps bon gestionnaire, un chef de guerre avisé prêt à prendre des risques, en personne si besoin, et soucieux de la vie de ses hommes. Il était à la fois stratège et combattant, gestionnaire, législateur et juge de son domaine, et loyal à son suzerain.
C’était bien là la preuve irréfutable que les mous qui désiraient donner plus de pouvoir à la bourgeoisie et au monde économique étaient dans l’erreur. A chacun son domaine : le pouvoir politique et militaire aux seigneurs, ainsi que la gestion de leurs fiefs, et aux autres les tâches vitales de l’économie. L’un et l’autre étaient complémentaires, et d’égale importance. Confondre les deux pouvoirs -donner à l’un les pouvoirs de l’autre-, ne pouvait mener qu’à une déchéance et une ruine certaine, c’était inévitable. Un troisième pouvoir, le pouvoir du clergé, était à classer à part pour Friedrich, car il relevait plus du spirituel que du temporel.
Quoi qu’il en fût, la visite du duc conforta le jeune homme dans sa pensée politico-sociétale, tout comme l’avait déjà fait la visite de sa fille quelques jours plus tôt. Avec un père tel que celui-là, on comprenait aisément que sa fille soit déjà si prometteuse, et inversement. Il se réjouissait de servir un tel homme, qui représentait une telle cause, à savoir le bien de l’Ostland et de l’Empire, tout comme son père l’avait fait avant lui. C’était lui, à présent, Friedrich Hadler, qui marchait dans les traces de ce dernier, et il espérait bien se montrer à la hauteur de son géniteur, non pour l’éclipser, mais pour l’honorer, ainsi que pour servir au mieux les valeurs en lesquelles il croyait.
Qu’allait donc bien faire le duc en Arabie, par contre, ça, il était curieux de le savoir, comme l’étaient aussi ses camarades. Mais, en tant que militaires, ils savaient très bien que si on ne le leur avait pas dit, c’était qu’il devait y avoir une bonne raison, et qu’ils n’avaient pas besoin de savoir pour l’instant. De toute manière, ils en sauraient sûrement plus en temps voulu.

La journée n’était cependant pas encore finie, et une autre bonne nouvelle leur fut annoncée dans la foulée par le sergent Steiner : ils n’étaient plus des recrues, mais le 5ème régiment de la 3ème division d’infanterie des troupes régulières d’Ostland. Même si la solde demeurait inchangée, ce n’était pas là le plus important, et cet évènement fut fêté dignement par les soldats, bien que brièvement, car ils partaient enfin sur le champ. C’était le premier jour de leur première « grande mission », un moment solennel qu’aucun d’entre eux n’oublierait jamais…


***

Le voyage n’avait pas été long, inconfortable et assez fastidieux, il avait été très long, très inconfortable et très fastidieux. Du moins pour notre pauvre Friedrich, qui découvrit à cette occasion –c’était la toute première fois qu’il montait sur un bateau maritime-, qu’il avait un mal de mer très prononcé. Tant que la mer restait calme, il arrivait à garder le contenu de son estomac dans ses entrailles, mais était tout de même réellement très pâle, son teint approchant réellement du verdâtre, et il avait du mal à produire un effort physique ou mental trop important, comme s’il était malade. Et encore, ça, c’était quand la mer était presque plate, mais il fallait le voir quand elle était plus démontée. Dans ces moments-là, notre héros passait son temps à vomir ou à se cramponner à n’importe quel élément fixe du bateau. *Il faut être fou à lier pour aimer ça !*, pensait-il.
Néanmoins, son sens du devoir était tel qu’il ne demanda jamais de traitement différencié des autres. Il se battait comme eux sur le navire, exécutait les mêmes tâches et dormait dans les mêmes conditions. Il mettait un point d’honneur à ne jamais se plaindre, car il était fier de souffrir pour servir son pays, ses valeurs et ses supérieurs.
Il insistait par contre à chaque escale pour descendre à quai pour aider les marins à ravitailler. Le contact de la terre ferme était pour lui un temps de répit bien mérité, qu’il savourait. L’eau n’était pas réellement son élément –non pas qu’il ne sache pas nager, ni n’apprécie pas un bon bain de temps en temps-, mais il ne se sentait vraiment bien durablement que les deux pieds sur terre. S’il y avait bien une divinité que Friedrich pria pendant ce voyage, ce fut Shallya, déesse de la guérison et de la compassion. Il aimait particulièrement cette déesse douce, et la prier lui semblait tout-à-fait approprié dans ces conditions. Voilà un exemple de prière-type qu’il lui adressait plusieurs fois par jour :


-Ô miséricordieuse Shallya, je t’en prie, aide-moi à tenir bon, à ne pas me couvrir de ridicule sur ce navire. Protège ce bateau des épidémies et des malheurs en tous genre, et si je trouve grâce à tes yeux, apporte-moi ton soutient afin que je supporte mon mal. Tu ne peux me guérir, car il ne s’agit pas d’une maladie, mais accorde-moi quand même d’endurer mes souffrances en silence. Protège aussi ma mère, Elena, qui doit être morte d’inquiétude pour moi, elle qui se faisait toujours un sang d’encre pour papa, quand il était à la guerre. Aide-là à supporter mon absence, soutiens-la, protège-la, et soulage ses angoisses. Si tu me permets de surmonter toutes les épreuves que je serais amené à rencontrer, à commencer par ce satané mal de mer carabiné, je reviendrais la voir dès que j’aurais une permission. Exhausse-moi, ô déesse généreuse et miséricordieuse, car j’ai vraiment besoin de ton aide, en ces temps d’épreuves.

Ainsi, le voyage fut très pénible pour Friedrich Hadler, qui ne profita guère de la diversité du menu : au vu des conditions dans lesquelles il mangeait, il aurait tout aussi pu manger du bœuf que du poisson, il n’aurait pas vu la différence. Et de nombreux de ses repas finissaient de toute façon par-dessus bord, quand la mer était houleuse. Ce fut donc vraiment une libération pour lui d’entendre la vigie annoncer que le camp était proche, ce qui fut confirmé par le sergent peu après ! Enfin, il était temps, d’autant que Friedrich avait eu un mal de chien à maintenir son uniforme impeccable pendant tout le voyage !

Comme à son habitude, notre héros se précipita pour être l’un des premiers à descendre sur la terre ferme, en l’occurrence sur les sables chauds d’Arabie. Cette terre, d’après ce qu’il en avait vu depuis le bateau, était à la fois exotique et surtout extrêmement dangereuse et chaude. Cela allait le changer de l’Ostland, mais, foi de soldat, cela ne l’empêcherait pas de remplir son devoir. Oh, après avoir vécu un clavaire sur l’Océan, le simple fait de mettre pied à terre, Arabie ou pas, le requinquait. Le camp militaire, pourtant très classique, d’Al-Rengha , lui apparaissait comme un véritable paradis, à côté du moyen de transport flottant sur lequel il avait vécu pendant un trop long moment. L’oasis d’eau douce semblait tout simplement être un cadeau des dieux. Ragaillardi et en pleine forme pour cette première journée à destination, Friedrich commença par s’agenouiller et par prendre une poignée de sable, tout heureux. Pui, il aida à décharger le bâtiment dans le campement (car des troupes impériales semblaient déjà être présentes sur place avant leur arrivée), avant d’aller aux ordres. Le sergent leur annonça que la vraie mission allait commencer, et cela tombait plutôt bien, car Friedrich Hadler était prêt !

Lien fiche wiki : http://warforum-jdr.com/wiki-v2/doku.ph ... ich_hadler

Profil : FOR 10 / END 11 / HAB 10 (9*) / CHAR 10 / INT 10 / INI 10 / ATT 14 (13*) / PAR 14 (13*) / TIR 11 / NA 3 / PV 85/85
*: profil avec armure (bonus des compétences non inclus)

Compétences :
• Sang-froid : Votre personnage a ce qu'on appelle des «nerfs d'acier». Il sait rester maître de lui-même dans les situations les plus dangereuses. Bonus de +1 sur n'importe laquelle de ses caractéristiques lors de la réalisation d'une action dans un climat de stress et de tension mentale.

• Coups puissants : augmente les dégâts occasionnés à ses adversaires de + 1D3 pts de dégâts.

• Autorité : bonus de +1 lorsque, confronté à des militaires, il essaye de faire prévaloir son autorité, ses ordres etc.,

• Arme de prédilection : épées à une main : Bonus de +1 en ATT lorsqu'il en utilise en combat. Par contre, lorsqu'il utilise une autre arme que son arme de prédilection, il reçoit un malus de -1 en ATT et en PAR pendant les 1D3 premiers combats qu'il livrera avec cette arme, le temps qu'il s'y adapte.

• Alphabétisation : Votre personnage est capable de lire et d'écrire les langages utilisant l'alphabet du vieux monde s'il comprend ce langage.

• Langage secret : jargon de bataille : Votre personnage sait parler le jargon des batailles.

• Anticipation : Votre personnage, au combat, arrive à prévoir les réactions d'un ennemi. Pour analyser le style de combat de son adversaire direct, il lui faudra 2 rounds entiers. A partir du 3ème round, cette compétence lui permet d'avoir un bonus de +1 en ATT et en PAR contre ce seul adversaire. (Pour bénéficier de ce bonus contre un autre adversaire, il lui faudra l'avoir combattu pendant au moins 2 rounds)

• Adresse au tir (arcs) : +1 en TIR avec un arc.

• Volonté de Fer : Votre personnage se révèle être particulièrement très résistants à la peur, aux attaques mentales et à tout ce qui pourrait tenter de briser sa volonté. Il obtient +1 aux tests pour résister à un contrôle mental, à la peur etc…

• Parade : Double les points de parade de l'arme ou du bouclier utilisé.

• Coriace : Diminue de 1D3 les dégâts subis (jusqu'à un minimum de 1).

•Réflexes éclairs : +1 aux test INI en réaction à la surprise.


Equipement de combat : • Devoir (épée à une main) (18 +1D10, 12 Parade) Les morts-vivants, les démons etc… Que la lame touche subissent 1d6 dégâts de plus
• Bouclier d'acier (6+1d6 dégâts, 16 parade)
• Epée à une main (16 +1D8, 12 Parade)
• Cotte de mailles (9 protection, tout sauf tête -1 HAB, ATT et PAR)
• Arc court (26+1D8, -2 TIR/16 m)

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