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Dans les sous-sols de l'arène de Wolfenburg ...

Posté : 18 févr. 2010, 11:25
par [MJ] Croquemitaine
Cela faisait presque un mois que Torn avait tué son tortionnaire, le très respecté mage Ardan Silencius. Mais comment un mage aussi renommé avait-il pu s'abaisser à de pareilles exactions ? Le colosse ne le savait pas, et peut-être qu'il s'en fichait éperdument, vu que cette vermine était maintenant six pieds sous terre.

Sa sœur ... un vague souvenir revint de son enfance ... une petite fille à la peau claire et au cheveux châtains, tenue solidement par la main d'Ardan, qu'il ne revit jamais. Il fut alors sortit de ses pensées par l'entraineur. Comme tous les prisonniers survivants, à la fin des combats, il se retrouvait pieds et poings liés, enchainé aux autres, tout équipement leur étant retiré.

Longeant l'arène, presque en fin de file, la brute pu remarquer des cris en haut du mur le séparant du public. Une simple dispute entre deux parieurs, rien de plus. Ou bien si, car l'un d'eux laissa malencontreusement tomber sa bourse dans le vide. Tombant à quelques mètres devant lui, cela serait une réelle aubaine s'il pouvait la récupérer ...

Mais il n'avait pas été le seul à avoir repéré la bourse pleine de pistoles, car un autre prisonnier, deux rangs devant lui, la récupéra ... maudit soit ce fouineur de Gustav ! Mais en cellule, durant la nuit, personne ne pourrait l'empêcher de récupérer son or, car c'en était, à n'en point douter. Tout nerveux, le Gustav en question cacha l'objet tant convoité sous ses habits crasseux, avant de prendre un air passif.

Les pieds nus, et l'esprit moins occupé dès lors, sinon de l'intention d'aller dépouiller ce lâche, il ressentit de nouveau le froid ambiant et la terre gelée de Kaldezeit. Combattre en ces conditions avait été éprouvant, mais rien ni personne ne pouvait vaincre Torn, ni les gladiateurs qu'on envoyait le combattre, ni les animaux féroces qu'on lâchait dans l'arène, ni même ce temps glacial. Ce n'était pas le cas de certains, qui bénirent en silence le soleil qui se couchait plus tôt en cette saison, et qui clôturait les combats.

La grille se leva et la file de prisonniers, encadrée par des gardiens de l'arène, s'enfonça dans les profondeurs du bâtiment. Un bœuf attelé à un chariot faisait alors le tour de la piste, les employés y chargeant le corps de ceux qui avaient été vaincus aujourd'hui. Spectacle macabre que certains spectateurs aimaient observer, autant que l'instant de leur trépas.

La seule lumière qu'ils pouvaient voir en ces sous-sols provenait tantôt des torches fixées aux murs, tantôt des ouvertures vers l'extérieur, laissant rentrer la faible lueur de la lune, presque pleine cette nuit. Enfin arrivés dans les cachots, il furent libérés des menottes leur ferrant les jambes et des chaines passées dans celles des bras. Toujours ces grandes cages de bois renforcées et barrées de métal.

Les gardiens étaient partis, mais se trouvaient non loin, leur salle de garde se trouvant à une dizaine de mètres des cellules. Et la chance lui souriait, il était avec quatre autres détenus, dont le fameux Gustav, faisant comme si de rien n'était, mangeant la part de nourriture qu'on venait de leur servir. Il y avait aussi Manfred le dégénéré, encore affairé à tenter de limer un barreau, toujours le même, avec une lime à ongles qu'une dame avait perdu du haut d'un gradin, bien avant l'arrivée du colosse en ces lieux. Il ricanait doucement en chuchotant des choses sans le moindre sens, couché au sol, balançant sa tête d'avant en arrière. Les jumeaux Gordrigg et Meneldrin discutaient calmement des batailles de la journée tout en mangeant. Ces deux frères étaient des brutes, bien que de moins grande stature que Torn, l'un maniant le marteau, l'autre la hache.

Maintenant habitué à cela tous les soirs depuis un peu plus de trois semaines, il était bercé par le petit bruit de la lime sur le métal, qui ne devait pas s'entendre de là où les gardiens discutaient, jouaient, riaient et buvaient en passant le temps. C'était de là bas que venait la seule source de lumière, en plus d'un trait de lune passant par une lucarne au plafond. Il faisait sombre, mais comme les yeux étaient habitués à la longue, les prisonniers voyaient plutôt bien ce qu'ils faisaient.

Plus loin dans la pièce se trouvaient trois autres cages verrouillées et une vide, ils allaient de nouveau engager des criminels ou autres escrocs croupissant en prison ... Et un léger tintement étouffé vint remettre les idées du géant en place ...

Re: Dans les sous-sols de l'arène de Wolfenburg ...

Posté : 18 févr. 2010, 12:21
par Torn
Cela faisait moins d’un mois que Torn avait tué ce satané mage, qui l’avait fait souffrir pendant longtemps. Mais il l’avait rapidement oublié, car pour Torn ce mage était un homme qui lui avait pourri sa vie pendant longtemps et il avait rapidement chasser toutes ces images de tortures voulant devenir un homme heureux de vivre. Mais pour le moment, c’était un tout autre destin, qui l’attendait…

Il eut de rapides pensées pour sa famille, qu’il n’avait pas beaucoup connu. Mais ce fut des pensées bref, car l’entraineur le ramena à la réalité. Comme Torn avait gagné son combat de la journée, il se retrouvait attaché aux autres vainqueurs. Torn était condamné à une existence de boucherie, car il était prisonniers d’une arène et chaque jour, pour vivre, il devait faire un combat à mort pour divertir la foule. Même s’il avait un physique de guerrier, Torn avait un cœur et tuer des gens pour divertir de gros bourgeois, cela le mettait hors de lui. Ici, il ne pouvait se lier d’amitié avec personne, car à tout moment il pouvait se retrouver dans l’arène en face de lui. En pensant cela, il se rappela de Teiyogtei, qu’il avait dû tuer dans l’arène…

Mais un bruit de dispute le ramena à la réalité. Au dessus de lui, dans les gradins, deux parieurs se disputent. Et un d’eux fit tomber sa bourse. Torn allait se préparer à mettre en place un plan pour la récupérer, mais ce scélérat de Gustav l’avait prise avant lui. Gustav dissimula sa conquête de la journée dans les plis de ses habits plein de sang…

Puis un vent glaciale s’engouffra dans le tunnel, où attendait les prisonniers. Sans habits chauds, Torn fut glacé au plus profond de lui-même. Mais enfin, la grille se leva et les prisonniers s’engouffrèrent dans le bâtiment. Tous les prisonniers rentrèrent dans leurs cachots et ils furent déliés des mains, mais pas des pieds. Torn alla dans son coin habituel et se retrouva avec les mêmes prisonniers qu’hier et il y avait surtout ce salaud de Gustav…

En attendant que Gustav et les autres prisonniers de sa cellule s’endorment, Torn s’adossa contre le mur, ferma les yeux et fit semblant de dormir. Mais dans sa tête, il se refit le combat d’aujourd’hui, qui l’avait fait contre le plus puissant guerrier de la prison, nommait le Preneur de Vie…

Quand la grille s’était ouverte, Torn avait été surpris de voir que son adversaire n’avait rien d’un démon, qu’il ne s’agissait pas d’un monstre déformé issu des entrailles des Etendues Perdues. Torn plongea son regard dans celui du Preneur de Vie, mais il ne distingua que ténèbres. Un malveillance émaner du guerrier solitaire. La peur s’insinua dans le corps de l’Œil Pourpre. Il savait qu’il s’agissait du Preneur de Vie et, pour la première fois, il se demanda vraiment s’il était possible de détruire son adversaire. Était-il possible d’avoir le dessus sur une haine si pure, si crue ?

Le Preneur de Vie resta immobile un moment et laissa son ennemi prendre sa mesure? Puis, lentement, il releva la tête et rendit son regard à Torn. La voix du guerrier gronda, telle le fer ripant contre l’os.

- La mort ! Proclama le Preneur de Vie. La mort s’abat sur les traitres.

Le guerrier brandit son arme, une large lame au fil sévère et tailladé, aussi noire qu’un fragment de minuit. Torn regarda son épée, et un nouveau doute s’insinua dans son esprit.
Torn fit taire ses craintes. Aucun ennemi ne l’avait emporté sur lui, aucun ennemi ne le ferait. Les hommes pouvaient manquer à leurs promesses, mais la parole d’un Dieu était éternelle.

- La mort ? Railla Torn. Je ne crains pas la mort. Tu penses pouvoir m’apporter la mort ? Apprends que Torn ne peut tomber au combat ! Le serment du Dieu du Sang me protège et, une fois donné, il ne reviendra pas dessus ! La mort ? Torn railla son silencieux adversaire. C’est l’heure de ta mort, qui est venue, misérable ! C’est ma lame qui mettra un terme à la terreur du Preneur de Vie !

Torn avait à peine fini sa phrase que son ennemi prit vie. À une vitesse que Torn aurait pensé impossible, le guerrier chargea. Torn bondit pour contrer l’attaque, son épée décrivit un arc igné et aveuglant, mais vint s’écraser sur le fil noir de l’arme du Preneur de Vie. Le bras de Torn vibra sous la violence de l’impact, et ses os trépidèrent. Instinctivement, il recula, et son adversaire fut prompt à repérer sa faiblesse. Une épaule s’écrasa contre le torse de Torn et le repoussa. Seuls les fantastiques réflexes du géant le gardèrent de la chute.

L’épée de son adversaire fondit sur Torn, mais il para le coup, plus d’instinct que de raison, et ses os tremblèrent une fois de plus. Les deux épées s’étaient figées, serrées l’une contre l’autre tandis que les deux guerriers luttaient pour se libérer de leur prise. Enfin, Torn sentit ses forces refluer, sentit que l’incroyable puissance du Preneur de Vie commençait à prendre le dessus. Torn projeta son pied dans le genou de son adversaire pour tenter de la faire chuter. La jambe du guerrier accusa à peine réception de ce violent impact, qui aurait pourtant brisé les os d’un homme moins robuste…

Toutefois, la tactique de Torn servit ses desseins. L’espace d’un instant, le Preneur de Vie se déconcentra et, dans le même temps, Torn dégagea son épée et s’éloigna d’un bond avant que son adversaire puisse riposter. Comme humant les craintes de son adversaire, le Preneur de Vie frappa de nouveau et darda sa lame de ténèbres sur le flanc de Torn. Torn s’empressa de parer le coup, mais son épée décrivit une trajectoire malcommode et se retrouva coincée entre la lame noire du Preneur de Vie et sa propre personne. Il s’efforça de lutter contre la formidable puissance du guerrier, mais l’angle qu’avait adopté son arme conspira contre lui et menaça de lui briser le bras sous l’effort. Torn rugit de douleur. Sa propre lame s’enfonçait peu à peu dans sa chair…

Stimulé par cette extrême douleur, Torn fit appel à ce qui lui restait de forces. Le géant poussa un hurlement bestial, se dégagea violement de son épée et repoussa l’arme du Preneur de Vie. Du sang coulait de sa plaie, mais Torn n’avait pas d’énergie à perdre pour prêter attention à cette blessure. Son adversaire se préparait déjà à fondre sur lui, armant pour son cou. Torn se baissa et plongea son arme dans l’abdomen du Preneur de Vie…

Il fit disparaitre son épée dans le corps de son adversaire profondément et sans merci. Il ne lâcha prise que lorsqu’il la sentir saillir dans son dos…



Le géant ouvrit de nouveau les yeux, sentant que les autres prisonniers s’étaient endormis. Il avait raison chacun des prisonniers ronflaient bruyamment. Torn se leva et alla vers Gustav, tout en faisant attention à ne pas faire de bruit avec sa chaîne. Quand il arriva devant lui, un sourire se dessina sur ses lèvres, voyant Gustav qui n’avait plus son air méchant, mais qui souriait en rêvant surement du paradis. Sans aucunes hésitations, Torn fit les poches du rêveur en prenant tout ce qu’il avait sur lui, mais surtout la bourse…

Re: Dans les sous-sols de l'arène de Wolfenburg ...

Posté : 18 févr. 2010, 15:51
par [MJ] Croquemitaine
Alors qu'il avait revu le combat de la journée, où il aurait pu perdre la vie devant le monstrueux Preneur de Vie, et où la foule l'avait acclamé pour ensuite l'oublier contre l'argent qu'ils avaient misé, les autres habitants de la cage s'étaient visiblement endormis.

Les frères jumeaux, deux grands nordiques, l'un chauve et l'autre à la longue chevelure mais tous deux porteurs d'une barbe rousse et fournie, dormaient l'un contre l'autre comme des bébés, si ce n'est qu'ils ronflaient plus fort que tous les autres de la cage réunie. Le fou ne bougeait pas, blottit contre la grille, tenant
son barreau dans la main, les yeux fermés. Gustav, lui, dormait du sommeil de l'heureux, emmitouflé dans sa couverture et le visage enjoué.

C'était le meilleur moment pour récupérer la bourse, et plus si jamais cette fripouille possédait quelque chose d'autre. Faisant attention à ce que les chaines de ses menottes fassent le moins de bruit possible quand il le fouillerait. Après une minute de travail de dextérité, il dû se rendre à l'évidence que Gustav n'avait rien d'autre que ce qu'il avait ramassé avant de retourner en cellule, sinon sa couverture, ce qui était le cas de tout le monde en ces lieux.

La lumière de chez les gardiens était encore allumée, mais seulement deux voix s'élevaient de temps à autres, ainsi que le bruit de cartes posées sur la table, parfois avec violence. Le plus vieux des deux perdait visiblement, bougonnant, alors que la nouvelle recrue lui répétait calmement que ce n'était qu'un jeu, et que bien peu de pistoles pour se chamailler.


"Comment ça, que trois pistoles ? Je suis désolé, mais trois pistoles, c'est trois pistoles ! A vous écouter, vous, les jeunes, on pourrait jeter nos bourses par les fenêtres que ce ne serait pas grave !
-Je n'ai pas dit ça ! Avec tout mon respect, on dirait bien que vous êtes mauvais joueur.
-Moi mauvais joueur ? Ah ! Mais, il n'y a pas moins mauvais joueur que moi, ici ! C'est juste que je trouve idiot de perdre aussi aisément mon argent !
-Si ce n'est que ça, je vous ressert une chopine et je reviens vous faire perdre encore un peu d'or !
-Mais, c'est que ce petiot voudrait me dépouiller, dirait-on ?! Va pour la chopine, mais si tu continues à avoir autant de chance aux cartes, c'est que le Chaos m'en veut !
-Oh, mais il nous en veut à tous ! Et pour ma part je lui en veut en retour !
-Et comme si ce n'était pas mon cas, allez file donc remplir mon verre !"


Alors que le jeune garde allait chercher de la bière dans les cuisines, Torn était revenu là où il feignait le sommeil quelques instants auparavant, sans doute espérant que la discussion ne réveille pas les prisonniers.

C'est à ce moment là qu'il se rendit compte que Manfred l'observait depuis un moment déjà, le regard brillant et la mine moins sinistre que d'habitude.


"Torn ! Eh, Torn ! Ça y est ! J'ai réussit ! Je savais que je pouvais ! J'ai pu, j'ai pu ! Tous les soirs, depuis que la galère a fait naufrage ! Tous les soirs, et j'ai pu ! Maintenant, c'est à toi ! C'est toi qui peux !"

Ne comprenant pas grand chose à ce qu'il disait, il s'approcha du dément, qui s'écarta, mais non de peur, complètement excité. Montrant du doigt le bas du barreau, il s'exclama en chuchotant :
"J'ai pu, maintenant, tu peux !"

En effet, les jumeaux et Gustav s'étaient moqués de Manfred le dégénéré quand il leur avait annoncé qu'il avait un plan d'évasion, et qu'il avait montré sa lime à ongles. Quoi de plus fou que de scier un barreau de métal aussi gros avec un objet aussi petit ? Mais quoi que plus fiable si c'était un fou qui accomplissait ce plan ? Il avait mit trois mois et dix jours pour scier le barreau le plus fragile de la cage, et il ne serait pas bien difficile d'arracher celui-ci maintenant qu'il ne tiendrait plus solidement en place.

Re: Dans les sous-sols de l'arène de Wolfenburg ...

Posté : 18 févr. 2010, 19:30
par Torn
Quand Torn passa sa main droite dans une des poches du pantalon de Gustav, il n’y découvrit rien de bien utile, mais sentit quelque chose de froid et de liquide. Il ressortit rapidement sa main et inspecta un de ses doigts. Le géant remarqua que son doigt était imprégnait de sang. Stupéfait, il regarda mieux la jambe de Gustav et cela lui comfirma ses craintes… Une longue tâche de sang s’agrandissait peu à peu sur son pantalon. Torn comprit que s’était un blessure qu’il avait dû se faire lors de son combat de la journée…

Le géant hésita longuement à prendre la bourse, car comparait aux autres prisonniers, Torn avait un cœur aussi gros que sa main. Mais intérieurement, il se dit que Gustav n’aurait pas hésité une seule seconde, s’il avait été à la place de Torn. Avec regret, car il aimait pas ressembler à ce salaud, le géant fouilla l’autre poche et y retira la bourse, qu’il avait vu tomber il y a quelques minutes…

Il enfouit rapidement la bourse dans ses haillons et partit discrètement s’asseoir de nouveau dans son coin. Torn ferma quelques minutes ses yeux pour reprendre ses esprits, et quand il les ouvrit de nouveaux, il faillit hurler de peur, mais se retint pour pas alarmer les gardes…

Ce qui lui avait foutu la trouille s’était ce satané Manfred, qui ne cessait de le fixer avec ses yeux de déments. Torn en profita pour regarder plus précisément Manfred…

De loin on aperçoit un homme mince de taille moyenne, à la silhouette fine et gracieuse. On pourrait ainsi penser que ce corps-ci appartient à un être délicat, mais ne vous y trompez pas. Si en force pure il ne peux rivaliser, sa musculature est celle d'un homme en pleine forme physique, certes peu impressionnante mais lui permettant d'agir avec rapidité et souplesse. Manfred à déjàa survécut à de nombreux combats…

Mais ce qui frappe le plus, chez Manfred, sont ses long cheveux d'un blanc immaculé, malgré son jeune âge. Il ne les coupent pas, ni ne les coiffent, car il n’est pas homme sujet à coquetterie.
La pâleur de sa peau, que Torn trouva quelque peu maladive, est en harmonie avec sa chevelure…

Celui-ci l’appelait et lui montrait le barreau, qu’il avait largement affaiblit avec sa lime. Mais maintenant, il avait besoin de force brute pour arracher le barreau et comme il s’était lier d’un certaine amitié avec Torn, il s’était adressé à lui. Le géant fut stupéfait par les talents du fanatique, les deux frères s’étaient moqués de lui, mais maintenant Manfred pourrait se moquer d’eux depuis l’extérieure de la cellule…

« Manfred, calme toi et cache moi des gardes pendant que j’arrache ce foutu barreau… »

Puis avec ses deux mains, il tira de toutes ses forces…
N’oublie pas ma compétence musculation !! :wink:

Re: Dans les sous-sols de l'arène de Wolfenburg ...

Posté : 19 févr. 2010, 11:22
par [MJ] Croquemitaine
La fatigue après une dure journée de combats ? Le fait que la barre soit solidement encastrée dans le bois ? Ou bien était-ce la position peu pratique que le géant devait prendre pour tenir la barre ? Toujours est-il que durant deux minutes d'efforts, rien ne s'était produit. Manfred, lui, gardait le silence tout en tenant une couverture pour cacher Torn.

Le vieux garde, pour sa part avait continué à bougonner dans son coin, attendant avec impatience sa bière, et redoutant de perdre à nouveau de l'argent. Il semblait faire une addiction aux jeux, pour continuer à jouer malgré ses réticences à perdre ...

Se demandant si cela était bien nécessaire, le colosse se repositionna et mit toutes ses forces, cette fois-ci à pousser : la barre commença à se tordre, puis le bois craqua lugubrement. Le vide occasionné pouvait permettre aux prisonniers de se faufiler à l'extérieur, y compris Torn, avec quelques efforts.

Mais ce qui l'inquiétait sûrement le plus n'était pas de sortir, mais de savoir si le bruit allait attirer le gardien ... Il entendit presque au même moment un violent coup et un rire : le deuxième gardien était entré avec la boisson et un courant d'air dans les couloirs avait dû faire claquer la porte par accident. Ce qui couvrit visiblement le craquement du bois, une sacré coïncidence !


"Faites attention, Herbert, vous allez réveiller les gladiateurs ! Demain ils ont un rude combat à mener, il leur faudra plus que de la chance !
-C'est vous qui allez les réveiller à continuer de parler aussi fort.
-Oui, bon ... je vais baisser d'un ton."


Tout ce boucan de part et d'autre des deux pièces avait en effet réveillé des prisonniers, les deux jumeaux pour commencer, qui se demandaient ce que faisait cette couverture devant Torn. Tout au fond de la pièce, dans une autre cage, une voix siffla :
"Ils pourraient faire moins de bruit ces abrutis de gardes !"

Manfred le Dégénéré en profita pour poser sa couverture, laissant aux deux frères à l'œil endormit une drôle d'impression. Tout d'abord ils ne remarquèrent rien, puis ce fut Meneldrin, le chauve, qui réagit, les yeux écarquillés tournant tantôt vers le vide, tantôt sur la barre dans la main de Torn.

"Mais ... comment avez-vous fait ça ?! Elle était là ... et maintenant elle est là ..."

Son frère eut une réaction des plus étonnantes, car il regarda ce qui se tramait, se rallongea tranquillement, avant de se redresser en stupeur, comme mordu par un serpent.

"Mais ... c'est quoi cette histoire ?!"

Re: Dans les sous-sols de l'arène de Wolfenburg ...

Posté : 19 févr. 2010, 19:00
par Torn
Les bras de Torn le brulait, à chaque fois qu’il tirait sur le barreau en métal. Toute la journée, il avait manié sa lourde épée, depuis des mois il endurait ce régime mortelle et il était plus que fatigué. Surtout que les nuits dans ce cachot n’étaient pas du tout reposante. Mais il savait qu’il devait faire un dernier effort pour pouvoir sortir de se calvaire. Il voulut pousser un cri de rage, mais il se calma et repris ses forces…

Pendant ce temps, les gardes étaient trop absorbés par leur partie de cartes, même si le plus vieux des deux perdait pour la plupart du temps. Sentant que s’était le moment propice, Torn tira de toutes ses forces et le barreau se retrouva dans ses mains, de plus quelques morceaux de bois étaient partis, mais tout ce remue-ménage avait créé un bruit assez fort…

Mais heureusement pour Manfred et Torn, le jeune garde qui était partit chercher des pintes de bière, à son retour avait fait claquer la porte, ce qui avait couvert le bruit du barreau. Avec la couverture que tenait Manfred, Torn s’essuya les grosses gouttes qui perlaient le long de son front et poussa un ouf de soulagement…

Il écouta quelques secondes la conversation des gardes et comprit que c’était la bonne nuit pour partir, car le lendemain d’après le garde il y aura des combats plus que dure. Torn pensa que beaucoup des gladiateurs mouraient le lendemain…

Tout ce bruit avait eu pour effet de réveiller des prisonniers. Dans la cellule de Torn, les deux frères avaient perçus les bruits et se réveillèrent. Meneldrin fut le premier à réagir en voyant le trou qu’avait fait les deux prisonniers et demanda comment ils avaient faits…

Le géant aller proposer au deux frères de venir avec eux, pour s’évader mais de son côté, le frère de Meneldrin eut une réaction tout à fait opposée. Il hurla pour prévenir les gardes. Torn fut très étonné, de voir que celui-ci préférait rester enfermer ici, que s’enfuir…

Hors de lui, Torn attrapa la couverture de Manfred et l’enroula autours du barreau. Il s’approcha du traitre et le frappa en pleine tête avec son barreau pour l’assommer. La couverture enroulait autours du barreau éviterait que le coup tue le frère de Meneldrin. D’un signe de la tête, il ordonna à Manfred de sortir de la cage pendant que Torn s’occupait des frères…

Puis Torn se retourna vers Meneldrin et lui aussi était tout étonné de voir ce que venait de faire son frère. Une question surgit dans la tête de Torn, prendre Meneldrin avec eux ou l’assommer. Depuis le début de son emprisonnement, Torn avait vu la relation très proche entre les deux frères. Alors il ne préféra pas prendre de risque. Le géant était très triste de faire ça, car il allait le condamner à mort, car le lendemain un très gros combat les attendaient. Avant de l’assommer, il lui chuchota.

« Désolé, l’ami… »

Et il le frappa dans la tête, assez fort pour l’assommer. Puis il tenta de passer dans le trou pour rejoindre son allié Manfred…

Re: Dans les sous-sols de l'arène de Wolfenburg ...

Posté : 20 févr. 2010, 12:59
par [MJ] Croquemitaine
Les paroles à voix haute de Gordrigg avaient éveillé en Torn la suspicion qu'il était contre le projet d'évasion. C'est donc sous l'effet de la colère que l'Œil Pourpre assomma le nordique, encore étonné par l'idée d'être libre. De son côté, Meneldrin, qui savait plus que quiconque au monde que son frère était des plus émotifs, allait lui demander de se taire quand celui-ci se prit un coup de barreau en pleine face, le renvoyant officieusement terminer sa nuit.

Le regard plein d'incompréhension, et démunit face à la réaction du Colosse, le rouquin n'eut que le temps d'écarter les bras dans une position traduisant la colère et la stupeur. Avant de recevoir lui aussi sa dose de songes sur le crâne. Si Meneldrin semblait juste assommé, Torn avait mal maitrisé sa force envers le chauve, qui avait malgré la couverture une plaie ouverte à la tête.

Manfred, comme hypnotisé, était sorti de la cage en gardant le silence, et s'était plaqué contre le mur, un regard dément posé sur le vide occasionné par le travail qu'il avait fait conjointement avec le géant. Il avait d'ailleurs l'air d'autant plus chamboulé par l'acte d'enlever le barreau que par les matraquages dans la cage.

Ce fut au tour de Gustav de se réveiller, Torn lui tournant le dos, et de saisir l'occasion de filer. Il ne s'arrêta point dans la salle et fila dans le couloir, sans que les gardiens en train de boire dans la pièce d'en face ne s'en aperçoivent. Quand la montagne de muscle tenta de sortir de sa prison, il se rendit compte de sa disparition, mais il était déjà loin. Mais déjà d'autres prisonniers s'éveillaient, ce qui n'allait pas régler les problèmes ...


"Eh ! Psiiiiit ! Comment avez-vous fait pour sortir ?! Eh, si vous vous sauvez sans nous, on va faire un sacré boucan ! On n'a pas envie de rester dans cet enfer alors que vous jouez aux filles de l'air !"

De leur côté les gardes discutaient encore, en buvant et en jouant. On voyait bien qu'ils pensaient impossible le fait que l'on sorte de sa cage, mais aussi le manque de rigueur quand les supérieurs n'étaient pas là.

"Bon, encore deux parties et je vais voir si tout le monde dort, je crois qu'ils sont encore en train de discuter entre eux, malgré le couvre-feu ...
-Pourquoi pas tout-de-suite ?
-Pour la simple raison que je dois te dépouiller de tout ce que tu m'as ôté, vaurien !
-Mauvais joueur que vous êtes ! Vous en oubliez les bonnes manières.
-Je ne suis pas ici pour faire des courbettes, jeune sot ! Encore deux parties et vous ramperez pour me supplier de vous rendre votre bourse !
-Soit, soit ... mauvais perdant ..."


Maintenant, Torn devait faire un choix crucial pour son évasion, à savoir de tenter de s'enfuir -avec ou sans Manfred- sans libérer les autres détenus, risquant alors que ceux-ci ne rameutent les gardes en criant, ou bien de tenter de les libérer tous, en encourant le risque d'attirer l'attention des gardiens de la salle d'en face ...
Pour t'aider dans ton choix, je suis en train de faire un plan de ce que tu es sensé connaitre des sous-terrains de l'arène.

Re: Dans les sous-sols de l'arène de Wolfenburg ...

Posté : 20 févr. 2010, 23:32
par Torn
Après avoir assommer les deux frères, Torn les contempla pendant quelques secondes. Il se rendit compte qu’il avait bien dosé sa force dans le coup qu’il avait porté à Meneldrin, mais par contre il avait pas retenu son bras pour le frère qui avait parlé à voix haute, car une plaie s’était ouverte sur le crâne dégarni du malheureux…

Quand Torn se retourna, il vit que Manfred était plaqué contre le mur de l’autre côté des barreaux et regardait son projet avec un air de démence dans les yeux. Mais, stupéfait, Torn vit que Gustav était plus à sa place et ni dans aucun coin de la prison, celui-ci avait dû fuir en utilisant le trou qu’ils avaient fait avec Manfred. Torn sentait que ce salaud de Gustav allait lui poser encore des problèmes lors de l’évasion…

Il attrapa la couverture de Godrigg et le dissimula dessous, pour pas que les gardes remarquent la plaie saignante du combattant. Puis Torn sortit rapidement, avec quelque peu de mal, car le trou était pas fait pour quelqu’un de deux mètres quinze. Enfin dehors, le géant se rapprocha de Manfred, quand soudain d’autres prisonniers des autres cages se mirent à se réveiller et demandèrent de pouvoir sortir sinon ils hurleraient…

Torn s’approcha de Manfred et lui dit doucement…

« On reste ensemble, compris ? Tu peux compter sur moi, soit on sort à deux ou soit personne ne sort. J’espère que tu as la même mentalité que moi…
Maintenant va de poster à l’entrée de notre salle et observe les gardes pendant ce temps je vais m’occuper des autres, et surtout ne te fais pas repérer…
Par contre donne moi la lime ! »


Puis Torn s’approcha des cages, où se trouvaient les prisonniers avides de sortir…

« Alors les p’tits garnements, vous voulez sortir, c’est bien ça ? Et bien alors il va falloir être sage, très sage, compris ?
Donc déjà attrapez cette lime et commençez à limer vos barreaux… »


Torn leurs tendit la lime. Sans attendre une quelconque réplique, le géant continua…

« Pendant ce temps que vous commencez le travail, je vais aller m’occuper des gardes et surtout ne faites aucun bruit, avant que je revienne… »

Le géant leur montra son barreau et leur adressa un clin d’œil avant de rejoindre Manfred.

« C’est bon, je me suis occupé des autres, maintenant suis moi et ne perds pas le rythme. »

Torn passa discrètement devant la salle des gardes et se mit à courir discrètement vers le couloirs des leviers…

Re: Dans les sous-sols de l'arène de Wolfenburg ...

Posté : 24 févr. 2010, 23:19
par [MJ] Croquemitaine
Manfred avait à peu près compris son rôle de guetteur, et n'avait pas été repéré, fort heureusement. Il avait attaché sa couverture à son cou, telle une cape, et avait le dos courbé. De face, il devait ressembler au dément que les riches bourgeois ne voudraient rencontrer en rentrant chez eux le soir.

De leur côté, les gardes jouaient l'avant dernière partie avant la ronde promise, et chose étonnante, le vieux perdant semblait gagner pour le moment, selon son comportement aussi jubilatoire que bruyant.

Quand Torn alla voir les prisonniers et leur donna la petite lime, il y eu un doute dans leur regard, mais devant l'assurance du géant, ils sourirent, le gladiateur chargé de l'objet levant un pouce.


"Le mieux serait que tu assommes les deux gardes et que tu récupères les clés, mais fais attention, dans une pièce pas trop loin d'ici il y a leur dortoir. Si tu fais trop de bruits, tu risques d'en rameuter une sacrée quantité ...
-Tais ta goule et lime, Patrick !
-Ouais, c'est bon !"


Le duo d'évadés prit alors la poudre d'escampette sans être repéré au passage, et dans une course effrénée arrivèrent dans le couloir aux leviers, la grille qui devait les en séparer ayant été levée, sûrement par Gustav. Celui-ci se trouvait d'ailleurs sur les lieux, regardant les leviers et les grilles avec hésitation. Quand les deux compères arrivèrent dans son dos, il se cabra en couinant de peur, avant de souffler de soulagement.

"Ah ! C'est vous ! Vous m'avez fait une sacrée peur ! Je me demandais ..."

Son regard se fit pesant et maladif, quelque chose le torturait, on se demande bien quoi ... Il finit par terminer sa phrase, le ton un peu faussé.

"... quel levier levait quelle grille ! J'aurais dû faire plus attention à ça lorsque les gardes les actionnaient.
-Êtes-vous sûr de ne pas avoir d'autres tristes augures, mon ami ?"

Le prisonnier face au duo fit comme s'il n'avait pas entendu la question du Dégénéré et se gratta la tête.

"D'après vous, lequel devons-nous lever ?"

Re: Dans les sous-sols de l'arène de Wolfenburg ...

Posté : 24 févr. 2010, 23:54
par Torn
Quand il se retourna pour rejoindre son allié, Manfred, il vit que celui-ci prenait son rôle de guetteur à cœur joie. Celui-ci avait attaché sa couverture, ceci lui donnait un air, un peu antipathique. Il entendit les gardes, qui continuaient à jouer aux cartes. Les prisonniers qui avaient crus à son histoire, lui donnèrent une bonne informations. Non loin d’ici, il y avait le dortoir des gardes…

Sans attendre plus longtemps, il attrapa Manfred par l’épaule et ils partirent en courant vers la salle des leviers. Il ne fit pas trop attention à la grille qui était déjà levée. De loin, il vit Gustav qui hésitait sur le levier à tirer. Quand il les entendit arriver, il sursauta de peur…

Celui-ci avoua qu’il ne savait pas quel levier utiliser. Torn ne savait pas non plus, mais ils avaient pas de temps à perdre. Le géant remarqua que Gustav grimaçait, à cause de sa blessure à la jambe, le sang coulait sur le sol et ils risquaient de se faire repérer…

Torn déchira un bout de cape de Manfred et fit un garrot sur la blessure. Ainsi le sang ne coulerait pas par terre et les gardes ne pourraient pas les suivre…

« Bon, maintenant écartes toi ! On n’a pas de temps à perdre, on va en choisir un aux hasard… »

Le géant se rapprocha du levier le plus proche et tira dessus. Il se retourna vers la grille et espérait de tout cœur, qu’elle se lève…